18.05.2026

Chaque année, autour du 9 mai, les néo-nazis venus de toute l’Europe défilent à Paris pour commémorer le décès d’un des leurs en 1994. Cette célébration est un prétexte pour défiler au pas cadencé dans la capitale avec des drapeaux ornés de croix fascistes, de symboles hitlériens, et pour commettre des violences. À chaque fois, ces parades d’extrême droite ont lieu avec la bénédiction des autorités. Ces dernières années, non seulement la police a protégé le défilé néo-nazi, mais elle a attaqué celles et ceux qui tentaient de s’y opposer.
Cette année, sur fond de fascisation généralisée, des collectifs antifascistes ont appelé à mettre un terme à cette tradition, et à converger pour empêcher concrètement l’événement. La préfecture a donc interdit toute manifestation, et déployé un très grand nombre de policiers, notamment des unités motorisées. Cela n’a pas empêché des groupes de néonazis d’errer dans Paris l’après-midi, certains armés de matraques et de couteaux, alors que les points de rassemblement antifascistes ont été immédiatement encerclés par la police. Selon le média StreetPress, au moins une femme a été frappée au visage et blessée après avoir voulu filmer deux militants d’extrême droite qui venaient de crier : «Paris nationaliste». Des journalistes qui tentaient de couvrir cette journée ont eux aussi été nassés, contrôlés et verbalisés par la police, qui les a empêchés de filmer. Des atteintes graves au droit d’informer.
Pire, les autorités ont laissé se dérouler, le soir même, une véritable procession fasciste digne du Klu Klux Klan ou des marches de SA, en région parisienne. Car malgré les interdictions, des centaines de néo-nazis se sont réunis dans la commune résidentielle de Verrières-le-Buisson, au sud de Paris. Très fiers d’eux, les nervis d’extrême droite ont abondamment filmé et photographié leur événement : flambeaux en mains, symboles suprémacistes, tambours des jeunesses hitlériennes, discours glaçants. Des militants venus de Pologne, d’Allemagne ou d’Italie étaient présents. Un retour dans les années 1930 dans l’espace public, en France, en 2026. Sur internet, le «Comité du 9 mai» agrémente ses images de propagande de citations militaristes et mortifères telles que «Nos marches guerrières feront frémir la terre». Opération réussie pour les néo-nazis.
Ils ont même installé des stands de tatouages et vendu des T-shirts d’extrême droite. Un concert de métal ouvertement nazi a eu lieu, ainsi que de nombreux saluts hitlériens. Une témoin estime que plus d’une centaine de militants auraient effectué des bras tendus, et un habitant dit à Street Press avoir vu certaines personnes se dire «au revoir avec des saluts nazis». Un autre riverain a appelé le commissariat de Verrières-le-Buisson, sans réponse, puis la police nationale pour réclamer l’envoi d’une patrouille. Le maire de la ville se dit quant à lui «atterré».
C’est bien là qu’est le problème. Selon le quotidien Le Parisien, «la police s’est rendue sur place mais n’a relevé aucun débordement avant de quitter les lieux». Des néo-nazis, des bras tendus, des apologies de régimes totalitaires, des violences commises quelques heures plus tôt, mais «aucun débordement» pour les forces de l’ordre.
Nous sommes pourtant dans un pays où de simples conférences pour la Palestine ou contre la guerre sont censurées dans les universités, où des rassemblements anti-colonialistes sont interdits de manière très brutales, et où globalement la liberté de manifester et d’exprimer le moindre désaccord se réduit de jour en jour. Mais les nostalgiques d’Hitler continuent de bénéficier d’une complaisance évidente des autorités.
Une nouvelle preuve que la lutte contre l’extrême droite de viendra jamais de l’État, et qu’il n’y a rien à attendre d’un régime qui préfère écraser les mobilisation sociales et antiracistes que les héritiers des SS.

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14.05.2026

Une jeune a été condamné lundi 11 mai 2026 pour des insultes et violences sur policiers sur le front de mer à Dieppe. Il a nié en bloc et dit être victime de violences policières.
Ce jeune de 20 ans a-t-il été victime de violences policières ? C’est en tout cas ce qu’il clame haut et fort à la barre du tribunal de Dieppe (Seine-Maritime) ce lundi 11 mai 2026. « Je me suis fait tabasser au sol, je me prends des coups dans les côtes, il y a quatre policiers contre moi. Je veux porter plainte contre eux », affirme-t-il, en montrant ses bleus. Pourtant, c’est bien lui qui comparaît pour des faits de menaces, violences et outrages envers les policiers. Les faits se sont déroulés quelques jours plus tôt, le samedi 9 mai, sur le front de mer de Dieppe.
Il s’enfuit menotté
Le jeune, venu d’Évreux, est sur la plage avec des amis lorsqu’éclate une altercation avec un sexagénaire. La police est appelée sur les lieux, et retrouve rapidement deux des agresseurs présumés, dont l’un est facilement identifiable grâce à son t-shirt rose, ses cheveux longs et son bonnet.
Les forces de l’ordre fouillent ce dernier et trouvent ce qu’ils pensent être du cannabis, mais qui est en fait du CBD.

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Pas de caméras

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« J’en avais marre, je voulais vous voir directement au tribunal comme je ne suis pas pris au sérieux », avance-t-il à la barre.
Le jeune Ébroïcien volubile remet en cause la version des policiers. « J’ai été tapé comme de la merde et laissé dans ma merde », lance-t-il. Il affirme qu’il s’est enfui lorsque les policiers ont découvert le CBD sur lui.
Il a la solution toute trouvée pour prouver son innocence. « Pourquoi vous ne regardez pas les caméras pour voir qui a raison ? », interroge-t-il. Seulement voilà, il n’y en a pas sur le front de mer, et les caméras piétons des policiers n’ont pas été activées.
« On est en 2026, dans une cité portuaire et il n’y a pas de caméras, c’est fou ! Je me suis fait plier comme un saucisson, enrage le prévenu. Donc ça sert à rien que je me défende ? Ma parole ne pèse rien ! »
La présidente du tribunal rappelle toutefois que ses amis ont témoigné et que leurs versions semblent rejoindre celles des policiers. « Il n’y a aucune preuve matérielle dans ce dossier », insiste l’avocate du jeune homme, qui plaide la relaxe et précise qu’un des policiers dit ne pas avoir été témoin d’injures.
La défense remet en question la supposée ivresse de son client lors des faits. Son alcoolémie n’a pas pu être mesurée lors de son interpellation. Il est également question d’un téléphone dont il n’aurait pas voulu donner le code, or, le jeune dit ne pas avoir de portable sur lui.
Le prévenu reste en prison
Elle requiert 12 mois d’emprisonnement, dont cinq mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, avec notamment l’interdiction de paraître à Dieppe.

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13.05.2026

Trois agents de la Police Aux Frontières (PAF) et un policier réserviste ont été interpellés en début de semaine et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants.

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Selon nos informations, une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue ce début de semaine dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Parmi ces personnes, trois agents de la Police aux Frontières et un policier réserviste.

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Des policiers adjoints de la PAF condamnés pour trafic de stupéfiants l’an dernier
Ce n’est pas la première fois que la Police Aux Frontières est visée par une enquête en Guyane pour ce motif : en mars 2025, onze policiers adjoints qui exerçaient à l’aéroport Félix Eboué ont été condamnés par le Tribunal Judiciaire de Créteil dans le cadre d’un trafic de cocaïne entre la Guyane et l’hexagone. Leur rôle était de faciliter le passage de la drogue à l’aéroport de départ, notamment en la cachant dans des faux plafonds après les points de contrôle, avant qu’elle soit récupérée par des mules pour être acheminée vers Paris.
Les onze policiers avaient écopé de peines allant de douze mois de prison avec sursis jusqu’à huit ans ferme, d’amendes comprises entre 5000 et 80 000 euros, et d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique.

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13.05.2026

Depuis un an, dans l’Indre, des contrôles à l’entrée des établissements scolaires sont régulièrement effectués. Les sacs des élèves sont fouillés par des agents de la police municipale, police nationale et de la gendarmerie nationale. Des vérifications destinées à surveiller, rassurer et éduquer.
Ce mardi, devant l’entrée du collège Rosa Parks à Châteauroux, les surveillantes ne sont pas seules à accueillir les élèves. Une dizaine d’agents de la police municipale et de la police nationale sont présents et demandent aux collégiens d’ouvrir leurs sacs pour qu’ils puissent en inspecter le contenu. « Nous recherchons tout objet dangereux comme un couteau, un cutter ou une paire de ciseaux avec des grandes lames pointues », précise l’agent Renard, chargée de l’inspection. Les élèves se soumettent au contrôle, en s’interrogeant parfois sur ce qui est recherché.
À quelques mètres de là, la principale du collège, Françoise Laloë, observe le contrôle: « la sécurité dans les établissements concerne tout le monde », explique-t-elle, « il y a bien sûr les professionnels, mais les parents ont un rôle à jouer, les services de l’État, et même les jeunes. C’est l’affaire de tous ». La cheffe d’établissement insiste néanmoins sur un point : « il y a de la violence, c’est indéniable, et peut-être même plus qu’avant. Mais il ne faut pas non plus créer un climat anxiogène. C’est de la vigilance, tout en veillant à être le plus rassurant possible, sinon ça ne mène à rien ».
Deux armes retrouvées en un an
Avant mars 2025, le contrôle des sacs était effectué directement par le personnel de l’établissement. Une circulaire du gouvernement permet désormais aux agents de sécurité de l’État, policiers et gendarmes, de faire ces fouilles. « Près de 75 contrôles ont été effectués, ils ont permis de trouver deux couteaux, ainsi qu’un pistolet de « airsoft » (pistolet à air comprimé projetant des billes en plastique) », détaille le nouveau directeur de cabinet de la préfète de l’Indre, Alexandre Météreaud.

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Selon la préfecture, l’ensemble des collèges et lycées de l’agglomération castelroussine a été contrôlé au moins une fois au cours de l’année passée.

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12.05.2026

Deux enquêtes, l’une administrative et l’autre judiciaire, ont été ouvertes ce mardi 12 mai 2026, après le décès d’un sexagénaire dans une geôle du commissariat de police d’Agde, apprend Métropolitain. Une autopsie a été ordonnée par le procureur de la République de Béziers.
Machette et taser
La victime, qui appartient à la communauté gitane sédentarisée de la commune, a été interpellée vers 2 h, dans la nuit de lundi à mardi, par des policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) dans une rue du centre-ville

(…)

Il a alors été transféré dans une geôle du commissariat, où il a de nouveau opposé une vive résistance aux policiers qui géraient la procédure. Il s’est notamment volontairement donné des coups de tête contre le mur de la cellule. Un médecin est intervenu pour se pencher sur son état de santé à la demande des policiers et, peu après, le sexagénaire a succombé, sans qu’il ait pu être réanimé. Un décès constaté en milieu de nuit.
Enquêtes de la police judiciaire
Deux enquêtes sont en cours, dont celle de « recherche des causes de la mort », confiées au Service interdépartemental de la police judiciaire (Sipj) de Montpellier, dont des enquêteurs de permanence dépêchés dans la nuit procèdent aux auditions des policiers de la Bac et de leurs collègues présents dans le commissariat.
IGPN pas saisie
Selon une source proche de l’enquête, les policiers du Sipj ont saisi les bandes de vidéosurveillance du commissariat, dont celle de la geôle, et les bandes de vidéoprotection de la ville d’Agde, les faits ayant été filmés. Une source syndicale assure que « l’interpellation du sexagénaire s’est faite dans les règles ». Pour l’heure, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) n’est pas saisie.

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09.05.2026

Une agression policière qui visait à arracher une effigie de Macron en papier mâché à Saint-Nazaire : un crime de lèse-majesté insupportable.
Scène aussi surréaliste que révoltante à Saint-Nazaire, le 8 mai. Alors que des centaines de personnes commençaient à se rassembler dans le centre-ville pour manifester contre la guerre et le projet de porte-avions, et que des syndicalistes faisaient un discours, une violente charge policière a eu lieu. Pluie de coups de matraques, manifestante trainée au sol, grenade lacrymogène lancée dans la foule. Brutalement, le rassemblement familial a été transformé en scène de guerre par les forces de l’ordre.
Cette agression visait à arracher une effigie de Macron en papier mâché. Une œuvre réalisée par le comité de Guerre à la guerre venu de Caen. La création n’avait rien à envier aux meilleurs carnavals : une caricature présidentielle portant des cornes en forme de missiles et vomissant un flot de petits soldats. Cette marionnette devait parader à l’avant du cortège sous forme de créature hybride : un dragon présidentiel avec une traine en tissu.
Un manifestant du comité de Caen nous raconte : «On a vu se positionner la CRS 8 à l’arrière de la manif, direct, on s’est dit que c’était pour nous, on a voulu tracer devant avec la tête et le corps du dragon. […] Ni une ni deux, la tête a été tirée en arrière et là, ce fut le drame, tête déjà explosée dans les pattes des CRS, tandis que notre valeureuse amie était par terre à essayer de retenir le tissu de toutes ses forces».
Il ajoute que «quelques uns d’entre nous ont pris des coups», alors que les policiers ont manifesté un plaisir sadique : «Certains CRS aux casques noirs avaient le sourire en nous tapant et agitant leurs matraques. Ils venaient de partout».
La foule a tenté de se masser pour protéger les camarades et récupérer l’effigie, mais il était trop tard face à la violence brute et rapide.
La presse locale parle d’une intervention pour «saisir» – notez le sens de l’euphémisme venant de gens qui dramatisent le moindre tag en manifestation – «deux fusées potentiellement fumigènes». Un autre article évoque même des fusées sur la tête «dont on ignore si elles étaient factices». Les journalistes ont pourtant bien vu que les seuls individus armés sur cette place portaient un uniforme. «On trouve ça vraiment bidon, ça sentait plutôt le crime de lèse-majesté» répond le manifestant. «On n’arrive plus à défiler avec des caricatures, où est l’esprit Charlie ? Ça donne envie d’embraser un flic».
En effet, il ne s’agissait aucunement d’un motif «sécuritaire» mais bien d’empêcher toute moquerie à l’égard du président. Et ce type de répression est récurrent. En 2019 à Nantes, deux personnes étaient condamnées pour avoir jugé symboliquement et pendu, lors d’une manifestation, une marionnette en papier et en chiffon avec la tête de Macron. Ils avaient subi des arrestations brutales, garde à vue et poursuites pour cette simple scène de carnaval.
En 2020, pendant le confinement, plusieurs personnes ayant eu l’insolence de déployer des pancartes ou des banderoles avec le mot «macronavirus» avaient été poursuivies et parfois placées en garde à vue. Depuis 2017 les plaintes pour des outrage au président de la République se sont multipliées, alors qu’elles avaient quasiment disparu durant les décennies passées.
Lors des manifestations contre la réforme des retraites, la police avait multiplié les arrestations pour des crimes de lèse-majesté : un homme de 77 ans pour une banderole “Macron, on t’emmerde”, une femme pour l’avoir traité “d’ordure” sur sa page Facebook. À Grenoble, une enquête avait été ouverte pour un mannequin avec le visage de Macron incendiée.
Cette explosion de la répression contre celles et ceux qui moquent la figure du monarque pourrait bien se retourner contre lui : pourquoi pas multiplier les grosses têtes de Macron lors des manifestations ? C’est en tout cas ce que répondent les militant·es de Caen : «Ce dragon était comme les cabanes à la ZAD, à chacune détruite, à chacune reconstruite».

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07.05.2026

Abdallah, un jeune homme de 24 ans, est décédé ce lundi sur l’A86 alors qu’il fuyait la police pour avoir fumé un joint. Un drame de plus, produit du harcèlement policier quotidien contre les quartiers populaires et la consommation de cannabis.
Ce lundi 4 mai, Abdallah, un jeune homme de 24 ans, est décédé après avoir été renversé sur l’A86 alors qu’il tentait de fuir la police. La situation faisait suite à un contrôle, alors qu’il fumait un joint dans une voiture stationnée sur le parking d’un McDonald’s avec des amis. Par peur d’écoper d’une amende ou d’un contrôle policier violent, Abdallah a voulu traverser une autoroute en plein après-midi, où il a été mortellement percuté par une voiture.
Le drame a connu un certain écho sur les réseaux sociaux, notamment du fait des réactions de l’extrême-droite. Avec Jean Messiah en tête, cette dernière s’est empressée de faire circuler massivement la vidéo de l’accident, suscitant des milliers de commentaires goguenards, se félicitant de la mort du jeune homme, et appelant à « obéir à la police ».
Des discours ignobles face à un drame qui témoigne, au contraire, de la terreur suscité par la police, des conséquences de son harcèlement raciste permanent, et de la criminalisation de la simple consommation de cannabis. Ces dernières années, de telles situations dramatiques se sont multipliées, notamment dans le cadre de course-poursuite, à la suite du durcissement sécuritaire opéré par la macronie.
En particulier, la criminalisation de la consommation de cannabis a connu un tournant en 2020 avec la généralisation par Darmanin d’amendes forfaitaires de 200 euros pour usage de stupéfiants. Avec son projet de loi RIPOST, Laurent Nuñez compte encore accélérer cette dynamique en faisant passer cette sanction financière de 200 à 500 euros, en plus des différentes attaques déployées dans ce projet de loi.
Loin d’être une solution à un enjeu de santé publique, la prohibition et la répression en matière de consommation de drogue ont toujours été des outils de contrôle social et de criminalisation des habitants des quartiers populaires, tout en aggravant la précarité qui alimente les réseaux de trafic. Pour s’attaquer à ce harcèlement policier, il faut revendiquer la légalisation du cannabis, dont la vente doit être assurée par un monopole public sous contrôle des travailleurs et de la population, et adossé à un financement massif des services publics, à commencer par ceux de la santé et de l’éducation, au service de la prévention.
Dans le même temps, contre le harcèlement policier, il faut exiger la suppression des corps spéciaux (BAC, CSI, etc.) ainsi que l’abrogation de toutes les lois sécuritaires et racistes.

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06.05.2026

Plusieurs femmes dénoncent des palpations « abusives » qui se seraient déroulées avant la rencontre entre les Girondins de Bordeaux et l’ACB, ce samedi 2 mai au stade Jean Dauger.

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« Elle m’a levé le t-shirt devant tout le monde ». Dans la tête de Laura*, le traumatisme est encore présent. Ce samedi 2 mai, alors qu’elle se rendait au stade Jean Dauger, à Bayonne pour soutenir les Girondins de Bordeaux lors de la 28e journée de National 2, cette supportrice de 19 ans va subir des fouilles « abusives » comme le qualifie le club de supporters, les Ultramarines qui rapportent plusieurs signalements similaires.
Au total, une vingtaine de témoignages serait parvenue à l’association Her Game Too, une association qui lutte contre le sexisme dans le football. Le préfet assure de son côté que les palpations ont été réalisées « dans les règles » et en adéquation avec le risque de débordements. Certaines supportrices envisagent de déposer plainte.
« Elle m’a déboutonné le pantalon »
Supportrice depuis plusieurs années, Laura est habituée aux fouilles à l’entrée des stades. « La première fouille avec la sécurité privée s’est d’ailleurs très bien passée, souligne-t-elle. Mais quand je me suis approchée de la policière,elle m’a levé mon t-shirt jusqu’au cou. Je n’avais qu’un soutien-gorge dessous donc on a vu ma poitrine. »
Selon la jeune femme, elle va également subir des « palpations très appuyées sur les parties intimes ». « Elle m’a débouté le pantalon alors qu’elle venait de faire le tour de ma taille avec ses pouces », souffle Laura, encore en état de choc. Des gestes déplacées que vont également subir Andréa et sa fille. « Quand on s’est assises dans les tribunes, ma fille s’est mise a pleuré en disant qu’elle était choquée de ce qu’il venait de lui arriver », explique-t-elle.
Normalement, la palpation est faite avec la tranche de la main. Là, c’était fait à pleine main et sur une durée prolongée.
Maëva Lagarde,Ambassadrice de l’association HGT
Si les deux femmes confient n’avoir pas pu réagir sur le moment, ce n’est pas le cas de Marie. La supportrice de 20 ans indique à la policière que ses gestes sont déplacés lorsque cette dernière glisse sa main dans son jean, »jusqu’à la culotte ». « Je lui ai dit que la dernière fois que j’ai subi des palpations pareilles, c’était à Pau. Elle m’a souri et m’a répondu que c’était normal puisqu’il s’agissait aussi d’elle », relate, stupéfaite, Marie.
Fervente soutien des Girondins depuis trente ans, Andrea confie n’avoir jamais vécu de fouilles aussi intrusives. « La seule fois où plusieurs personnes ont vécu des palpations similaires, c’était à Pau et c’était la même brigade de policiers, fulmine-t-elle. Il faut que ça cesse. » Les trois supportrices devraient porter plainte la semaine prochaine. « Même si ça fait peur parce qu’il s’agit d’une policière, reconnaît Andréa. C’est pour ça qu’il faut qu’on se regroupe pour réunir le plus de victimes possibles. « 
Une vingtaine de signalements
Maëva Lagarde, ambassadrice de Her Game Too (HGT) pour le Football Club des Girondins de Bordeaux était aussi au stade Jean Dauger à Bayonne, ce 2 mai. Elle a assisté à la rencontre entre son club et l’Aviron Bayonnais Football Club. Comme avant chaque rencontre, au moment de rentrer dans le stade, elle a été contrôlée.
Une première fois par le service de sécurité privée, où « tout se passe bien », puis une deuxième fois par une policière. « Et là, j’ai remarqué que la palpation était plus poussée au niveau de la poitrine. Elle s’est faite dans mon soutien-gorge », décrit la supportrice. Et là, je remarque autour de moi des personnes en pleurs »
Samedi, plusieurs supportrices nous ont signalé des fouilles abusives réalisées par la sécurité privée de l’@abfc_officiel ainsi que par les forces de l’ordre. En question des palpations exagérées jusqu’au parties intimes.
— Ultramarines Bordeaux 1987 (@ub87officiel) May 5, 2026
Ces actes humiliants et dégradants sont inadmissibles⬇️
Lors du match, la supportrice se rapproche immédiatement du référent des supporters de la Fédération Française de Football et lui explique la fouille à laquelle elle a été soumise. « Il me confirme qu’elle a été trop poussée », explique l’ambassadrice de HGT.
L’association Her Game Too rassemble des femmes passionnées par le football et vise à lutter contre le sexisme dans le monde du ballon rond. Elle a été fondée il y a 5 ans au Royaume Uni et une antenne existe en France depuis 2021. Elle bénéficie du soutien de la Ligue de Football Professionnel et de la Fédération Française de Football. C’est la raison pour laquelle Maëva Lagarde a immédiatement rapporté les faits à un représentant de la FFF sur place.
Cela concerne des femmes adultes, mais aussi deux hommes aussi, et deux femmes mineures.
Maëva Lagarde,Ambassadrice HGT
Elle a également invité les autres victimes présumées de ces « palpations abusives » à se rendre sur le site internet de son association pour y remplir un formulaire de signalement. « On en a reçu une vingtaine depuis samedi », explique-t-elle.

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Cette affaire de « fouilles abusives » a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Sur son compte X, le club de supporters Ultramarines a relayé ces signalements.

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L’association Her Game Too a invité toutes les victimes ayant fait un signalement à déposer plainte. « On ne peut pas le faire à leur place, explique Maëva Lagarde. On va faire une action commune mais on ne sait pas encore sous quelle forme ».

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Maëva Lagarde, elle, n’a pas encore déposé plainte. « J’y réfléchis dit-elle, psychologiquement il faut réussir à passer le cap ».

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06.05.2026

Une enquête avait révélé que l’agent possédait des parts dans une société exploitant un pressing à proximité du commissariat de Voiron, laquelle employait un individu non déclaré et non officiellement rémunéré. Le mis en cause a reconnu les faits et a usé de la procédure dite du « plaider coupable ».
Un policier condamné pour travail dissimulé ? C’est ce que révèle le parquet de Grenoble, via un communiqué du mercredi 6 mai 2026. L’affaire concerne un « fonctionnaire de police, officier de police judiciaire », exerçant au sein du commissariat de Voiron et possédant des parts dans une société exploitant un pressing, situé à proximité du commissariat.

(…)

Mais le problème est ailleurs, indique le parquet de Grenoble : « Depuis le début de l’année 2025, l’enquête a objectivé que ce pressing fonctionne grâce au travail d’une connaissance de ce fonctionnaire de police sans être déclarée ni officiellement rémunérée ».
Le policier en question a été placé en garde à vue le 23 avril 2026, un temps au cours duquel il a reconnu les faits.

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06.05.2026

Y’a un os • Un notaire à la retraite a été conduit au commissariat pour avoir promené son chihuahua sans laisse près du Champ de Mars. Il a déposé plainte pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire » et « mise en danger d’autrui »J.D.
Un homme a été interpellé et amené dans un commissariat de police pour avoir promené l’un de ses deux chiens, un chihuahua, sans laisse, évoque Le Parisien. Selon le quotidien, cet ancien notaire à la retraite promenait ses deux animaux à proximité du Champ de mars lorsque plusieurs policiers nationaux lui ont demandé d’attacher son animal, comme l’exigent les arrêtés municipaux en vigueur dans la capitale.
Le propriétaire a alors expliqué que ce n’était pas possible « au regard de son bien-être », le chien faisant, selon le maître « un blocage ». Le ton serait alors monté. Devant le refus du sexagénaire de décliner son identité, les policiers municipaux ont alors fait appel à leurs collègues de la police nationale.
Les fonctionnaires ont embarqué chiens et propriétaire, sirène hurlante, jusqu’au commissariat. A l’issue de son audition dans les locaux de la police, l’ancien notaire explique avoir refusé de signer le procès-verbal et avoir déposé plainte contre les policiers pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire », et « mise en danger d’autrui ».

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01.05.2026

Une semaine avant cet évènement, un policier avait été condamné pour avoir exercé des violences sur ce mineur de 16 ans poursuivi pour vol. La direction départementale de la sécurité publique dément toute vengeance et nie toute utilisation d’un taser lors de cette arrestation.
Des policiers qui débarquent à 6 heures du matin, défoncent la porte d’un appartement et tasent leur suspect. Tout ça pour un adolescent de 16 ans, dont le casier est loin d’être vierge certes, mais qui ne se borne qu’à des vols commis sans violence selon son avocat, Me Jacques Bourdais.
Son adresse, chez ses parents en Essonne, est connue de la justice. Et le mineur a toujours répondu aux convocations, comme nous le confirme son conseil, consterné et en colère face à la méthode employée.
Selon lui, cette manière de faire ne doit rien au hasard. En septembre dernier son client et sa mère avaient déposé plainte contre un policier du petit dépôt du tribunal d’Évry-Courcouronnes pour des faits de violences ayant entraîné cinq jours d’incapacité totale de travail.
Une affaire qui remonte à juillet 2024
Le 15 avril, le fonctionnaire a été condamné dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) à 500 euros d’amende, plus 600 euros au titre de la réparation du préjudice moral et 700 euros de remboursement des frais d’avocat de la victime. Une affaire que nous avions relatée.
Pour Me Bourdais, les moyens employés contre cet adolescent n’ont donc rien d’une coïncidence. « C’est une vengeance suite à la condamnation de leur collègue, s’agace-t-il. Mon client n’est pas dangereux, il a toujours déféré aux convocations. Là, il s’agit d’une affaire de vol en réunion de trottinette et de portable remontant à juillet 2024. Ce n’est pas un hasard qu’ils le ressortent maintenant. Ils pouvaient parfaitement le convoquer, il était d’ailleurs au tribunal la semaine précédente. Ou venir le chercher mais en frappant à la porte. La manière dont ça s’est passé relève du grand banditisme, des gens dangereux. Là, il était dans sa chambre en train de dormir. »

(…)

Me Bourdais évoque pourtant une marque ayant laissé trois points sur l’épaule de son client. Le certificat médical fait état de douleurs à la palpation au niveau de l’omoplate entraînant une incapacité temporaire d’un jour.
« Ils veulent le pousser à bout pour qu’il les insulte ou pire, estime Jacques Bourdais. C’est la chronique d’une bavure judiciaire annoncée. Tout ça a été géré de manière invraisemblable. Je vais saisir le parquet », assure son conseil.
Placé en garde à vue dans la foulée, le jeune avait finalement été remis en liberté quelques heures plus tard, à 15 heures. Il comparaîtra devant le tribunal pour enfants en juillet prochain.

 

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Violence précédente

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30.04.2026

Dimanche 19 avril, dans le quartier de la Laiterie à Strasbourg, un homme a été violemment interpellé par la police à la suite d’une tentative de vol de vélo. Une vidéo transmise à Rue89 Strasbourg montre un policier frappant et secouant le jeune homme, pourtant déjà maîtrisé. En raison des lacunes dans l’enquête, son procès a finalement été renvoyé.

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29.04.2026

Entre les clients et la violence, son quotidien dans l’illégalité — le racolage étant puni par le Code pénal à l’article 225-10-1 — était aussi rythmé par les interventions des forces de l’ordre. « Ceux qui nous faisaient peur, c’était la police de nuit. Avant minuit, les policiers étaient adorables. Ils nous faisaient un contrôle d’identité et nous mettaient un PV pour racolage, ça passait… Après minuit, c’était autre chose: ils étaient méchants. L’un d’entre eux était surnommé ‘Hitler’. Une fois, j’ai couru, ils m’ont rattrapée et ce policier m’a donné un coup de pied dans le ‘panier à salade’. »
Outre les violences physiques, Stella Rocha dénonce également des violences sexuelles: « On est exposées à plein de choses… J’ai été violée par deux policiers. C’était très, très difficile. Normalement, ce sont eux qui doivent nous protéger, pas nous agresser », déplore-t-elle.

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29.04.2026

Lundi 27 avril, un CRS de la région Occitanie était jugé à Dax pour des violences commises lors de l’édition 2022 des Fêtes de Dax, sur un festayre qui urinait dans la rue. Il nie les faits. Le délibéré est attendu pour le 1er juin 2026
Samedi 13 août 2022, heure avancée de la nuit. Les fêtes de Dax battent leur plein, les festayres s’entassent dans la rue.

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Un festayre accuse le CRS en question de violences suivies d’incapacité totale de travail de douze jours. Des blessures dont la victime, près de quatre ans plus tard, porte toujours des séquelles. Le policier, lui, nie les faits.

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À la barre devant le tribunal de Dax, ce lundi 27 avril 2026, le jeune fêtard raconte son histoire. Alcoolisés comme le sont souvent les festayres, lui et ses deux compères décident d’uriner en pleine rue, contre un local poubelle, pas très loin du commissariat, sans apercevoir le camion de CRS situé non loin. C’est alors que le policier se serait approché des trois jeunes hommes, et aurait mis « une balayette par-derrière » dans les deux jambes de la victime. Ce dernier tombe au sol et se fracture l’épaule contre le trottoir. Il présente une blessure à l’arcade, et saigne abondamment au visage.

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Pour autant, les témoignages concordants, la reconnaissance du visage du CRS par des témoins de la scène, le fait qu’il était seul au moment des faits et les conclusions de l’IGPN (1), validant l’accusation, sont autant d’éléments sur lesquels s’appuie le procureur pour demander une condamnation (mais ne réclamer que du sursis), considérant la réaction du CRS « fortement disproportionnée par rapport aux faits que l’on peut reprocher à la victime, à savoir d’uriner sur la voie publique ». Le délibéré est attendu pour le 1er juin 2026.

 

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28.04.2026

Une action a été menée lundi matin par la police devant un établissement chartrain.
Des policiers étaient présents à l’entrée du collège Victor Hugo de Chartres lundi matin. Ils ont mené une nouvelle opération de contrôle et fouille des sacs de 300 élèves. Aucun objet dangereux ou illicite n’a été découvert par les policiers.
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27.04.2026

Le père d’un enfant visé dimanche 19 avril par un retraité armé affirme que les injures racistes proférées par le tireur ont disparu de sa déposition et de celle de son fils. Le parquet dit « faire le point » avec le commissariat sur un éventuel refus de transcription et un dépôt de plainte entravé.

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Espaly-Saint-Marcel (Haute-Loire).– Des policiers ont-ils tenté de passer sous silence le caractère raciste de l’agression dont ont été victimes des enfants du petit quartier populaire de l’Arbousset, à Espaly-Saint-Marcel (Haute-Loire), quand un retraité a fait feu dans leur direction ? Le père d’un enfant visé dénonce une retranscription incomplète de sa déposition et de celle de son fils au commissariat du Puy-en-Velay.

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27.04.2026

Le 22 avril dernier, à Niort (Deux-Sèvres), les élèves de l’école élémentaire Pasteur ont été fouillés par la police à l’entrée de leur établissement. Des délégués de parents d’élèves jugent la démarche violente et réclament des comptes.

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Selon nos informations, un cutter a bien été découvert dans le sac d’un élève de l’école élémentaire Pasteur.

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24.04.2026

Un octogénaire qui sortait d’une mosquée de Sartrouville, dans les Yvelines, a été fauché par la voiture d’une brigade anticriminalité (BAC) à hauteur d’un passage piéton dans la soirée de mercredi. Une enquête pour « homicide involontaire par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur » a été confiée à l’IGPN. Le véhicule de police aurait été engagé dans une course-poursuite après un refus d’obtempérer au moment des faits.
Le drame s’est produit mercredi soir et la famille de la victime attend « de comprendre exactement ce qu’il s’est passé ». Un octogénaire qui sortait d’une mosquée de Sartrouville, dans les Yvelines, a été fauché par la voiture d’une brigade anticriminalité (BAC) à hauteur d’un passage piéton.
« J’ai découvert mon père qui était projeté à plusieurs mètres du passage piéton, nous ne comprenons pas…

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24.04.2026

« C’est nous la police, fils de pute ! » Avec ses mots, c’est un déferlement de violences qui s’est abattu sur un homme au sol, samedi 18 avril, dans le quartier de l’Ariane à Nice. Une nouvelle fois, c’est une vidéo filmée par un voisin vers 5 heures du matin qui permet d’attester des coups et des insultes qui ont donné lieu à une plainte de la victime.
En conséquence, deux CRS en déplacement dans la ville des Alpes-Maritimes ont été placés en garde à vue pour « violences aggravées et vol aggravé », a annoncé, mercredi 22 avril, le procureur Damien Martinelli.

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Le juge des libertés et de la détention s’est également saisi d’une demande de placement sous contrôle judiciaire des deux mis en cause jusqu’à l’audience. Ils ont désormais l’interdiction de détenir ou porter une arme et l’interdiction de paraître à Nice.
Un vol de 100 euros et de documents personnels dénoncé par la victime

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Dans sa plainte déposée samedi, l’homme agressé, né en 2003, indique « qu’une dispute a éclaté avec deux individus alcoolisés qui pensaient avoir été insultés par lui alors qu’il téléphonait dans sa voiture », a également indiqué le procureur de Nice dans un communiqué. La vidéo donne à voir le reste de la scène : le plaignant maintenu au sol, frappé à coups de poing au visage et dans le dos, traîné par les cheveux, et copieusement insulté.
De son côté, le plaignant décrit une scène dans laquelle il « recevait plusieurs coups au visage et était amené au sol. Il parvenait à se relever et à s’éloigner en traitant de ”lâches” les deux mis en cause » avant d’être « de nouveau frappé et amené au sol où il recevait des coups par les deux mêmes individus ».
Lorsqu’il a demandé à son voisin d’appeler la police, ses agresseurs ont indiqué que « c’était eux la police ». « C’est nous la police, fils de pute ! », entend-on en effet sur la vidéo. L’un des hommes lui a, en outre, dérobé « différents objets tombés dont une somme de 100 euros et son permis de conduire », précise le procureur.

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22.04.2026

Scoops rémunérés•Un journaliste et un officier de la police judiciaire de Paris sont mis en examen, notamment pour corruption.
La course au scoop va les conduire devant la justice. Libération révèle ce mercredi la mise en examen du journaliste Stéphane Sellami, aujourd’hui à Paris Match, et d’un officier de la police judiciaire de Paris à la retraite. Les deux hommes sont poursuivis pour « corruption », « détournement de fichiers » et « violation du secret professionnel », comme le confirme l’AFP.
Le commandant divisionnaire de police aurait fourni des informations confidentielles au journaliste contre d’importantes sommes d’argent. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) s’est penchée sur ce dossier suite à la plainte, en novembre 2022, du célèbre chef pâtissier Yazid Ichemrahen.
Quatre plaintes déposées
A l’époque, Stéphane Sellami avait très rapidement publié un article dans le Journal du dimanche sur des soupçons de fraude à l’assurance visant le pâtissier. Le journaliste aurait tenté de convaincre Yazid Ichemrahen de retirer sa plainte en avril 2023. Alors que le pâtissier lui demandait comment il avait eu ces informations, Stéphane Sellami lui aurait répondu qu’ « avec le bon prix, on peut obtenir ce qu’on veut ».
Un autre article, sur une plainte pour viol, a mis la puce à l’oreille de la justice. La femme concernée fait partie des quatre personnes à avoir porté plainte contre le journaliste et le policier.
« Crédule et con »
L’IGPN a noté que 5.600 euros ont été déposés en espèces sur le compte bancaire du policier entre décembre 2022 et janvier 2024. Des retraits de plusieurs centaines d’euros ont dans le même temps été enregistrés sur le compte du journaliste.
Le policier assurait lors d’une audition en 2023 que Stéphane Sellami était un « copain », mais qu’il ne lui « communique jamais rien ». Il a finalement reconnu avoir transmis des informations, parce qu’il était « crédule et con », rapporte Libération.
En revanche, il nie avoir reçu « quelconque rémunération » ou « quelconque service en échange ». Stéphane Sellami a aussi assuré, en novembre 2025, qu’il n’avait jamais rétribué le commandant.

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21.04.2026

 

 

 

 

Elu lepéniste de la 12e circonscription du Nord, Michaël Taverne est dans le viseur de la justice pour avoir perçu de façon frauduleuse durant deux ans son salaire de policier, en plus de ses indemnités de parlementaire. Un coup de matraque sur le Code électoral !
Pour gagner en respectabilité, Marine Le Pen avait ordonné à ses parlementaires de porter la cravate dans l’hémicycle, mais pas de s’en mettre plein les poches ! Le député Michaël Taverne, porte-voix des flics au Rassemblement national, a manifestement mal compris la consigne…
L’élu RN de la 12e circonscription du Nord est sous la menace d’un renvoi en correctionnelle par le Parquet national financier (PNF). Motif ? Depuis son entrée à l’Assemblée, en juin 2022, ce policier de métier a barboté 63 462 euros à son ancien employeur, le ministère de l’Intérieur. Un hold-up avec gyrophares !
L’affaire démarre le 4 juin 2025 quand la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) se fend d’un signalement à la justice. L’instance, chargée de contrôler la probité des parlementaires, vient de découvrir que le député Taverne continue de toucher son salaire de brigadier-chef comme si de rien n’était. Le Code électoral est pourtant clair : toute personne occupant un emploi public est tenue de se mettre en disponibilité le temps de son mandat. Autrement dit, Taverne aurait dû se contenter de sa seule rémunération de député, à savoir 5 953 euros net par mois.

 

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20.04.2026

L’IGPN saisie•Un homme affirme avoir été « frappé alors qu’il se trouvait menotté à un banc » par des policiers de Sarcelles lors d’une garde à vue, et assure avoir été violé avec une matraque télescopique.
L’IGPN, la « police des polices », a été saisie d’une enquête visant trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise). Cette saisie fait suite à la plainte d’un homme qui a dénoncé des violences et un viol pendant sa garde à vue. Les faits dénoncés auraient été commis vendredi dernier au cours de la garde à vue d’un homme arrêté pour détention de stupéfiants, précise le parquet de Pontoise.
Selon Le Parisien, cet homme, connu des services de police, affirme avoir été « frappé alors qu’il se trouvait menotté à un banc », avant d’être conduit dans les toilettes où, « à l’abri des caméras, les policiers lui auraient introduit une matraque télescopique dans l’anus ».
Le parquet de Pontoise indique qu’une enquête a été ouverte pour des faits de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, commis en réunion et par des personnes dépositaires de l’autorité publique. Ainsi que pour viol par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.

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L’homme a été remis en liberté et les faits de détention de stupéfiants qui lui étaient reprochés ont fait l’objet d’un classement sans suite. De leur côté, les trois policiers concernés n’ont pas été placés en garde à vue et doivent être entendus mardi par l’IGPN, selon une source proche du dossier.

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18.04.2026

Un fonctionnaire de police aussi mis en examen
Selon la presse locale, certains électeurs avaient découvert en se rendant au bureau de vote qu’ils avaient déjà voté par procuration alors qu’ils démentaient avoir effectué cette démarche.
Le Républicain Lorrain rapporte qu’un fonctionnaire de police du commissariat de Val de Briey a par ailleurs été mis en examen pour complicité de fraude électorale.

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16.04.2026

L’altercation entre le jeune et un policier s’est déroulée au petit dépôt du tribunal, sous les yeux d’une avocate et d’une éducatrice, alors que le mineur était déféré pour un vol de portable. Le fonctionnaire a été condamné ce mercredi mais la défense dénonce un jugement trop clément.
Me Jacques Bourdais ne décolère pas. Ce mercredi 15 avril 2026, un policier comparaissait dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) au tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes (Essonne).
Le fonctionnaire, qui travaille au petit dépôt du tribunal, était accusé d’avoir exercé des violences sur un mineur de 15 ans ayant provoqué cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT). Le prévenu a été condamné à 500 euros d’amende, plus 600 euros au titre de la réparation du préjudice moral et 700 euros de remboursement des frais d’avocat de la victime. Le fonctionnaire a par ailleurs bénéficié d’une non-inscription de cette condamnation à son casier.
Un jugement qui révolteMe Bourdais, l’avocat de la partie civile : « Il n’a jamais reconnu les faits ! Il a nié pendant toute la procédure. Il a seulement concédé un geste disproportionné. Il ne s’est même pas excusé et a conservé son poste au petit dépôt. Ce jugement est une honte, c’est une perversion de la CRPC. Quelle image renvoie-t-on de la justice ? C’est ce qu’on nous prépare en criminel avec le plaider-coupable. »
Des violences commises devant une avocate et une éducatrice
Les faits remontent au 16 septembre dernier. Me Diana Chicheportiche, en tant qu’avocate de permanence, se trouvait au petit dépôt du .

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Alors qu’elle était présente, ainsi qu’une éducatrice, elle accuse un policier de s’en être pris violemment à l’adolescent.
« Le jeune avait un entretien avec son éducatrice, rembobine l’avocate. Puis, il a demandé un verre d’eau au policier. Ce dernier lui a répondu non et qu’il boirait après son entretien avec moi. Là, le jeune a tchipé (le tchip est un son de mépris d’origine africaine couramment utilisé par les jeunes). Ça a rendu fou le policier. Il lui a mis son front contre le sien en criant : Qu’est-ce qu’il y a ? Il l’a attrapé par le col, le jeune l’a injurié. Le policier l’a alors plaqué contre un mur, la main autour du cou. On lui a dit d’arrêter mais il nous a répondu qu’il n’avait pas à l’insulter. Il a fini par le lâcher. »

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L’avocate et l’éducatrice signalent alors au fonctionnaire qu’elles vont faire remonter ce qu’il vient de se passer. Durant toute la scène, deux autres policiers étaient présents.
« Il était choqué, en pleurs »
« Ils n’ont pas bougé regrette l’avocate. Ils ont même dit qu’ils témoigneraient en faveur de leur collègue. Le jeune n’était pas agressif. Il est connu pour des petits vols, pas pour des violences. Il était choqué, en pleurs. On sait que des policiers peuvent se montrer violents, mais devant nous ? C’est assez choquant. Surtout que là, on n’a pas affaire à un policier qui travaille sur Grigny dans des conditions difficiles et qui peut être excédé. Là, on est au tribunal. »
Une agression qui aurait laissé des traces physiques et psychologiques, selon l’adolescent : « J’avais des marques dans le cou, sur les coudes, dans le dos, le torse, plein de marques, c’était violent. Les premières semaines, je n’arrivais pas à dormir, j’étais traumatisé. »
« Cette violence, il n’avait jamais eu ça, souffle sa maman, ça m’a choquée. Il a un torticolis, il a raté deux semaines d’école, il fait des cauchemars. » La mère de l’adolescent avait déposé plainte à la gendarmerie le soir même des faits.

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16.04.2026

La tasse approche de ses lèvres quand il entend frapper à la porte. Il se lève, attrape ses clés, tente d’ouvrir. Une fois, deux fois, trois fois : la serrure résiste. « Quelqu’un la retenait de l’autre côté », raconte ce père de famille. À la quatrième tentative, elle cède. Sur le seuil, son fils, Zakariyya, est plaqué au sol, le corps coincé entre les jambes d’un policier en civil :
« À côté, un deuxième agent échangeait avec mon beau-fils, un troisième était au téléphone. Ils étaient dans la cour de mon ex-femme ! »
En survêtement noir et gris, Zakariyya, 23 ans, est allongé sur le seuil de la maison, inconscient, d’après une vidéo consultée par StreetPress. « Un des policiers a étranglé mon fils. Son visage était tout bleu. Son corps se tordait de douleur et on voyait ses yeux rouler », décrit Djellali. En chaussons et jogging, le quinquagénaire tente de « plonger » vers son fils mais en est empêché par un second fonctionnaire. Au même moment, son ex-femme hurle pour que l’agent desserre son étreinte. Djellali se souvient, agacé :
« Un policier la regardait comme s’il était satisfait. »
Sur les images récupérées par StreetPress, le fonctionnaire tente de réanimer le vingtenaire et prend son pouls. De la mousse et du sang sortent de sa bouche.

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Une fois réveillé, le garçon est placé en position latérale de sécurité. Selon des vidéos consultées, il laisse échapper des râles, comme s’il tentait de reprendre son souffle. Lui ne se souvient de quasi rien :
« J’avais l’impression qu’on me guillotinait. Quand je revois les vidéos, je suis choqué. »

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D’après son récit, il est alors directement projeté au sol par les forces de l’ordre, à l’entrée du domicile familial. Le portail, lui, a été brisé. Zakariyya ajoute d’une voix triste :
« Je n’ai même pas résisté. Vous avez vu mon gabarit comparé à celui du policier ? »

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Sur le terrain, la situation, elle, s’est rapidement emballée. Au total, le calvaire dure plus de deux heures, selon la famille. Les Seddaoui ne comprennent pas ce qui leur arrive : le village de 4.500 habitants aurait été bouclé vers 11h15 par une cinquantaine de policiers appelés en renfort. « On aurait cru qu’ils avaient arrêté un grand criminel alors que mon fils voulait juste être avec sa mère », s’indigne Djellali, ex-médiateur aujourd’hui au chômage. Encore sous le choc, il fulmine lorsqu’il aperçoit dans son jardin des hommes en uniforme procédant à un contrôle d’identité de son beau-fils et de son petit-fils de quatre ans : « Je leur ai demandé de sortir de chez moi. »

(…)

En détresse respiratoire, il est transporté aux urgences de Lens (62) où les infirmiers s’agitent devant lui. « On m’a fait deux prises de sang, on m’a pris dix tubes au total. Tout est un peu flou », admet-il. Quand la soirée tombe, il n’a pas le temps de comprendre qu’il est déjà transféré au commissariat de Lens.

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Impossible de vérifier précisément l’heure, aucun document de sortie, pourtant unique preuve d’une durée de détention, ne lui a été remis. « Ce n’est pas obligatoire », pose maître Brunisso. « En revanche, l’officier de police judiciaire nous avait indiqué qu’une convocation en vue d’une audience devait lui être remise dans les jours à venir. Il semblerait que le parquet de Bethune ait changé sa décision. De notre côté, on pense que c’est une manière d’entraver l’avancement des investigations et d’éviter qu’on puisse avoir accès à la procédure. C’est un processus fréquent lorsque des violences policières sont commises. »

(…)

« Il était éreinté et a vomi à plusieurs reprises. Je lui ai donné un Efferalgan et, avec sa mère, on est restés à son chevet toute la nuit. »
Sur les photos que StreetPress a pu consulter, le jeune homme présente des bleus au cou et sur les bras. Mais les séquelles les plus lourdes restent invisibles. Depuis les faits, Zakariyya ne dort plus correctement : « Je suis traumatisé. J’ai senti qu’ils voulaient me tuer parce que j’étais d’origine arabe. » Ses nuits sont hachées, marquées par des cauchemars et des réveils en sursaut. Lui qui était plutôt actif ne sort presque plus depuis deux semaines. Il voit peu ses amis, ne va plus manger dehors et limite ses déplacements à quelques courses. Le reste du temps, il se fait livrer via Uber Eats. Suivi par un psychiatre, le jeune homme déplore :
« Je sors juste pour acheter des cigarettes ou du pain. Je n’ai plus envie de rien faire, j’ai peur et j’ai du mal à me remettre de ce traumatisme. Je n’ai même pas le courage de chercher du travail. »
Une plainte mal engagée
Ce jeudi 16 avril, les Seddaoui ont déposé plainte contre X pour violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique. Mais pour l’heure, l’affaire semble mal engagée. « J’ai écrit au procureur de la République, qui nous a répondu en demandant des précisions sur Zakariyya, puis en indiquant qu’après consultation de la procédure, il refusait de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Cela entrave grandement les investigations. On doit pouvoir déposer plainte dans un service spécialisé », explique maître Pierre Brunisso.

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« J’ai peur qu’on n’obtienne pas gain de cause alors qu’on a des preuves que j’ai été laissé pour mort. »
Autour d’eux, la mobilisation s’organise : Latifa Rondo, militante antiraciste et amie de la famille, crée, dès le dimanche 5 avril, le « Comité vérité et justice pour Zakariyya ». Alors qu’une mobilisation devrait s’organiser dans les prochains jours, une pétition tourne sur les réseaux sociaux. Une cagnotte a également été ouverte pour les aider à payer les frais d’avocat. « Ils sont complètement détruits. On a un État qui tend vers la fascisation. Ce qui leur est arrivé aurait pu arriver à tout le monde »

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15.04.2026

Autre exemple de cette guerre contre la jeunesse ces derniers jours : des descentes de police dans des chambres d’adolescents. Un compte de la Police Nationale publiait le 10 avril des photos d’opérations de contrôle dans des dortoirs d’internats à Gap, revendiquant «150 chambres contrôlées». On y voit des agents en civil et en uniforme fouiller les affaires personnelles des élèves. La presse explique que tout ce cirque a lieu «à la demande des chefs d’établissement et sur réquisition du parquet». Il y a donc, en France, des magistrats, du personnel éducatif et des forces de l’ordre qui n’ont rien de mieux à faire que de harceler des jeunes dans leurs espaces d’intimité.
Et pour quel résultat ? Attraper quelques cigarettes électroniques. «Un mineur sur cinq» en possédait selon la police. Quel gros coup de filet ! Au moins aussi grave que le CBD de Rima Hassan… Les policiers disent aussi avoir saisi du tabac, de l’alcool et des recharges de cigarettes électroniques qui ont été «confisquées». La belle affaire.
Pour quiconque né avant 2000, il était courant de fumer des cigarettes dans la cours de son lycée, de sortir boire des cafés ou même quelques verres après les cours. Les vieux cons qui répètent que «c’était mieux avant» n’ont aucune mémoire : «avant», il n’y avait pas des réacs qui fliquaient les faits et gestes des jeunes. Ni de médias complaisants pour les applaudir. Les enfants ont TOUJOURS crié dans les cantines. Le bruit des cours de récré était une musique normale dans les villes et villages, un signe de vitalité. Quant aux adolescents, ils ont toujours fumé, bu, fait le mur pour aller s’amuser. «Il faut bien que jeunesse se passe» disait-on jadis. Les enfants ne sont pas plus bruyants ou fumeurs qu’avant. C’est le seuil de tolérance générale qui s’est effondré.
La réaction à chaque coin de rue
On ne pardonne plus rien aux plus jeunes. La génération du baby-boom, qui a bénéficié de la vague libertaire de Mai 68, qui a proclamé qu’il fallait «jouir sans entraves» et qu’il était «interdit d’interdire», qui a participé à tous les excès et révoltes, est désormais retraitée. Et elle ne tolère pas chez les jeunes de ce qu’elle a elle-même fait. Ce sont souvent les mêmes qui racontent avec un œil humide leur folle jeunesse étudiante, les fêtes et la libération sexuelle qui se réjouissent devant Cnews quand la police harcèle des ados jusque dans leurs chambres.
Et ces deux exemples ne sont malheureusement pas isolés. Le 20 novembre, à Nogent-le-Roi, dans l’Eure-et-Loir, des élèves de maternelle ont vu la police municipale débarquer dans la cantine. Les agents ont été appelés «pour rappeler à l’ordre les enfants qui faisaient trop de bruit». Certains ont été choqués. Il y a également le mouvement «No kid» qui ne supporte plus les enfants dans les trains et bientôt voudra les chasser de l’espace public. Il y a la répression sanglante des Free Party, et plus globalement de quoique ce soit de joyeux ou débordant venu de la jeunesse. Ces mesures disciplinaires imposées dès les bancs de l’école préparent les adultes de demain à n’être que des esclaves, sans esprit de créativité, sans possibilité du moindre pas de côté, sans joie ni pulsion de vie. Bientôt des barbelés et des miradors autour des rares berceaux ?
Une société qui ne supporte plus que les enfants soient des enfants et les adolescents des adolescents est en phase terminale. La France est en train de devenir un EHPAD réactionnaire qui ne laisse aucun horizon aux plus jeunes. Un pays animé par une pulsion de mort.

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15.04.2026

Quelque 76 étudiants propalestiniens de Sciences Po ont reçu, mardi 14 avril, une contravention de 400 euros inscrite au casier judiciaire. L’examen de la proposition de loi Yadan, prévu jeudi à l’Assemblée nationale, a réactivé la mobilisation dans l’enseignement supérieur.

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https://www.lemonde.fr/campus/article/2026/04/15/soutiens-a-la-palestine-des-etudiants-evacues-par-la-police-apres-avoir-occupe-sciences-po-et-la-sorbonne-deux-conseils-de-discipline-aux-beaux-arts_6680330_4401467.html
Devant les Beaux-Arts de Paris, mercredi 15 avril, deux étudiants attendent leur passage en conseil de discipline. « Soutenir la Palestine n’est pas un crime », scande une centaine d’étudiants et quelques enseignants autour d’eux. « Nous sommes des symboles brandis par la direction, mais, derrière nous, c’est bien l’ensemble des étudiants qu’elle cherche à intimider », déclare Raphaël (il n’a pas souhaité donner son nom), l’un des deux étudiants convoqués. « Cette répression que nous vivons essaye de détourner le débat, mais c’est très important de se mobiliser à travers notre art, dans nos emplois et partout », ajoute la seconde étudiante, Clara Paillettes.

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Aux Beaux-Arts, la mobilisation s’est accentuée en février après que la direction a effacé au nettoyeur à haute pression une fresque aux couleurs du drapeau palestinien peinte la veille sur les marches d’un immense escalier, où des œuvres sont régulièrement taguées par les étudiants. La direction accuse les étudiants d’avoir utilisé, pour fixer des affiches, une colle qui a entraîné une dégradation de locaux classés monument historique, « ce qui constitue une atteinte à un patrimoine qui appartient à toutes et à tous », indique au Monde le directeur, Eric de Chassey. Ces affiches dénonçaient le fait que l’administration était plus prompte à intervenir pour effacer un drapeau palestinien qu’à régler d’autres problèmes, à commencer par la présence de plomb dans l’eau à l’école.

 

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14.04.2026

Une femme avait déposé plainte contre un policier d’Alençon (Orne), l’accusant de l’avoir violentée en intervention, le 11 septembre 2023. Jugé au tribunal d’Alençon le 19 mars 2026, le fonctionnaire plaidait un « geste réflexe » pour se protéger d’un crachat. Le parquet avait requis la relaxe, ce qui a été suivi par le tribunal dans son délibéré rendu ce mardi 14 avril 2026.

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13.04.2026

Un policier est jugé pour avoir dissimulé des munitions chez ses parents. Une affaire troublante.

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Les munitions, cachées dans deux malles noires dans la chambre d’enfance de Théo, ont suscité des interrogations.

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Des confiances douteuses

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Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la responsabilité des forces de l’ordre lorsqu’elles mélangent vie professionnelle et personnelle.

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13.04.2026

Dimanche 29 mars, le carnaval de la Plaine a été une nouvelle fois stoppé par une intervention des forces de l’ordre. Le parquet a ouvert une enquête pour « violences aggravées », qu’il a confiée à l’Inspection générale de la Police nationale.

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Cinq jours d’interruption temporaire de travail (ITT), sept points de suture sur l’arête du nez et un traumatisme psychologique toujours vif. Jeudi 2 avril, quatre jours après le carnaval de la Plaine, Erhan Kaya a porté plainte contre X pour “violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique” en marge de la manifestation festive et populaire, qui a rassemblé plus de 14 000 personnes cette année, selon les forces de l’ordre elles-mêmes.

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13.04.2026

Les images de vidéosurveillance montrent l’un d’eux gifler et intimider le jeune homme alors qu’il est menotté à un banc, sous le regard amusé de plusieurs autres effectifs, qui le traînent de force dans la salle de fouille, puis affirment qu’il s’y est blessé seul. Aucun d’eux n’avait activé sa caméra-piéton.
Le commissariat du 19e a déjà été le théâtre de plusieurs épisodes de violences commises par des fonctionnaires de police. En 2021, des enquêtes de Mediapart et StreetPress pointaient notamment des coups d’une grande brutalité contre plusieurs gardés à vue et « des actes de torture ». Ces faits avaient été soutenus par l’enquête du journaliste infiltré, Valentin Gendrot (1).

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L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et interdit d’exercer dans la police nationale, municipale et gendarmerie pendant cinq ans. Une peine qui comprend ces faits et une seconde affaire de violences, jugée en même temps. Les deux autres agents, Marc B. et Guillaume G., ont écopé de quatre et six mois avec sursis pour les violences — et faux en écriture pour le second. Un quatrième policier, poursuivi pour complicité, a été relaxé au bénéfice du doute.

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Giflé puis traîné dans la salle de fouille

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À 19h30, la vidéosurveillance du commissariat, que StreetPress s’est procuré, montre l’un des policiers, Jean-Michel G., visiblement excédé, s’approcher de lui et lui mettre un coup de pression. Deux minutes plus tard, le gardien de la paix revient et commence à le détacher du banc. Là, soudainement, il le frappe au visage. Le coup est brusque, alors qu’Ali est encore attaché. À l’audience, l’avocat de l’agent maître Mathieu Bourgeois concède :
« Des images qui ne souffrent d’aucune complaisance, celles d’un homme qui lève la main sur un autre menotté à un banc. »
Les violences ne s’arrêtent pas là. Pendant près d’une minute, sous le regard d’au moins cinq autres membres du commissariat et de la 22e compagnie d’intervention qui a procédé à l’interpellation, le gardien de la paix joue le dur et enchaîne les feintes et les mouvements soudains sur le jeune homme qui, apeuré, se recroqueville à chaque brimade, les genoux contre lui pour se protéger. Autour de lui, la scène amuse. Plusieurs policiers rigolent, l’un d’eux garde tout le long le sourire jusqu’aux oreilles. Sur la dizaine de policiers présents dans la salle, aucun n’intervient à son secours.
Au contraire, les secondes qui suivent, Ali H. est tiré par le col par Jean-Michel G. puis mis à terre avec le croche-patte d’un autre, et tiré de force par quatre fonctionnaires vers la salle de fouille, dépourvue de caméra. Trois d’entre eux s’enferment avec lui. Il en ressort moins de deux minutes plus tard, en pleurs, le visage rouge, couvert d’hématomes. À nouveau menotté au banc, il s’affole, retire son tee-shirt, insulte les policiers et se plaint longuement des violences qu’il a subies. « Je te connais même pas et tu m’as fait tout ça », l’entend-on hurler vers l’un d’eux, Guillaume B., qui vient seulement d’activer sa caméra-piéton.
Le soir même, un médecin des unités médico-judiciaires constate à Ali H. plusieurs hématomes au visage ainsi que des rougeurs au cou et aux poignets. Le certificat médical fait état de quatre jours d’incapacité totale de travail. Dans sa plainte, Ali H. dénonce avoir également été frappé dans un véhicule de police puis à son arrivée au commissariat. Ces faits n’ont pas pu être corroborés par l’enquête. Guillaume B., de son côté, a déposé plainte pour outrage.
« Des omissions qui interrogent » dans le procès-verbal
En introduisant l’affaire, le 16 mars 2026, la présidente Martine Timsit donne le ton en récitant le code de la Sécurité intérieure : « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence et de tout traitement inhumain ou dégradant. » Puis, elle lance aux prévenus :
« C’est ce qui définit dans notre État de droit les missions d’une police républicaine, messieurs. »
L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., n’assiste pas à la leçon de droit. Le gardien de la paix de 36 ans est coincé à l’aéroport de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en raison de la guerre au Moyen-Orient. C’est son avocat qui répond pour lui.

(…)

En ce qui concerne la salle de fouille, en revanche, lui ainsi que Guillaume B. et Marc B. nient toute violence et répètent la version du procès-verbal : Ali H. se serait infligé ses blessures tout seul, en se jetant par terre et en se cognant contre une colonne de béton et des casiers métalliques. Et ce, malgré les tentatives des trois policiers pour le maîtriser, si on en croit le procès-verbal rédigé par Guillaume B. juste après l’incident. Le document, pour lequel il est également poursuivi pour faux en écriture publique, ne mentionne ni la gifle — qu’il affirme ne pas avoir vue — ni les intimidations, auxquelles il a pourtant bien assisté. À l’inverse, l’agent est très précis sur le comportement d’Ali H. et les insultes qui lui sont reprochées.

(…)

Les caméras-piétons activées de manière sélective
Étrangement, aucun des trois policiers qui s’enferment avec Ali ne déclenche leur caméra-piéton, dans la seule pièce du commissariat où l’enregistrement est « obligatoire et systématique », comme le prescrivent successivement trois notes de service prises après des incidents antérieurs.

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« Tout le monde regarde, va et revient de la salle de fouille. Ça doit faire un boucan du diable. Je ne peux pas croire qu’il se blesse entièrement lui-même. Je suis certain qu’il y a des violences dans la salle de fouille, la question c’est par qui et comment. »
Selon le magistrat, « tout le monde est content qu’[Ali H.] se prenne une correction » et le jeune homme « a compris que ça allait être sa fête ». Des actes parfaitement volontaires, juge-t-il, qui ont conduit le ministère public à ratisser large et poursuivre les trois policiers pour violences « en réunion » au nom de la « scène unique de violences », ainsi qu’un quatrième — qui a assisté à la gifle puis aidé à traîner le jeune homme — pour complicité, un chef de poursuite rarissime dans les affaires de violences policières.

(…)

Le policier pas à sa première gifle
Jean-Michel G., lui, n’est pas à son coup d’essai. En plus des violences sur Ali H., il est jugé lors de la même audience – toujours en son absence – pour avoir giflé un homme sortant de dégrisement en juillet 2024, devant la compagne et la fille de ce dernier. La similarité avec l’histoire d’Ali deux mois après est troublante. Le coup qui a fait dégénérer la scène jusqu’à conduire à l’usage de taser par ses collègues a, là aussi, été passé sous silence dans la fiche événement du policier, avant d’être repéré sur les images de vidéosurveillance.

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Placés sous contrôle judiciaire, Jean-Michel G. et Marc B. avaient été interdits d’exercer puis réintégrés par la préfecture de police dans des services sans contact avec le public, à la transmission pour le premier, au matériel pour le second. Des restrictions levées avec le jugement, prononcé sans exécution provisoire, ce qui signifie qu’ils peuvent théoriquement retourner en poste d’ici leur appel. Une enquête administrative serait toujours en cours. Les agents n’auraient, en tout cas, pas encore fait l’objet de mesures disciplinaires.

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10.04.2026

Interrogé sur ses publications sur les réseaux sociaux Facebook et X (ex-Twitter), sous pseudonyme, Alexandre Gilloir, fraîchement élu au Conseil municipal d’Ondres, a ensuite fait disparaître ses messages
Vous connaissez le jeu des sept différences ? Pour Alexandre Gilloir, l’un des nouveaux conseillers municipaux élus à Ondres sur la liste divers centre de Patrick de Casanove, l’enquête peut s’avérer insoluble. « À part la couleur de la bagnole, je vois pas… », commentait-il sur son profil Facebook, le 27 août 2020, en partageant deux photos de véhicules surmontés, pour l’une, de singes, et pour l’autre, d’individus manifestant leur colère suite à la défaite du PSG contre le Bayern de Munich, trois jours avant.
« Attention, je ne mets pas tous les supporters du PSG dans le même lot, j’ai des amis qui sont supporters du PSG avec qui j’ai bu des bières après les matchs et qui ne sont pas partis casser des voitures ! », plaide ce fonctionnaire de police, au matin de ce vendredi 3 avril 2026. « Je l’ai supprimé parce que maintenant, elle est hors contexte et que je n’ai pas envie que ça fasse d’amalgame », argumente-t-il alors qu’on le questionne sur cet effacement.

(…)

Le doute subsiste lorsqu’on se plonge dans le réseau social X. Inscrit depuis 2015, Alexandre Gilloir y apparaissait sous le pseudonyme de@euskadjill jusqu’à ce que son compte soit désactivé, ce même vendredi 3 avril 2026. Le policier commentait plus qu’il ne postait, comme un troll des réseaux sociaux allant jusqu’à menacer de mort des élus de la République, en novembre 2023 : « Mais crève Louis Boyard ! Toi et toutes tes merdes LFI ! »
« Tu pollues pas notre France »
Des commentaires haineux étaient également adressés à Rima Hassan, au moment où l’eurodéputée a été arrêtée par Israël, en juin 2025 : « Reste là-bas, meurt là-bas, on s’en fout, pendant ce temps tu pollues pas notre France avec des discours nauséabonds. » Trois mois plus tard, une flottille pour Gaza n’avait pas non plus trouvé grâce à ses yeux : « Je vous souhaite de couler en mer et d’être dévoré par les poissons plutôt que d’aller en prison pour longtemps… »
« J’ai réagi et répondu à chaud. Avec l’énervement du moment, je me suis peut-être laissé emporter »
Le conseiller municipal d’Ondres « regrette » ses messages. Il dit s’être « éloigné des réseaux sociaux » ces derniers mois, sans faire état de la future suppression de son compte X. « J’ai réagi et répondu à chaud. Avec l’énervement du moment, je me suis peut-être laissé emporter », explique Alexandre Gilloir.
« Sélection naturelle… quand on est assez con pour ramasser des grenades, pour balancer des pavés sur des gens alors on vient pas se plaindre quand on perd la bataille », s’emportait Alex Gillouze au sujet des violences policières commises sur des manifestants. Mis durant un temps au service de la protection (SDLP) de Marine Le Pen, le policier réfute toute appartenance au Rassemblement national ou autre formation politique. « J’ai mes idées personnelles, mais étant donné que je suis policier, je les garde pour moi. » Il en aurait été de même au moment de se lancer en campagne avec Patrick de Casanove.
« On n’en parle pas »
« Qui est plus de gauche que de droite, que ci ou ça, on n’en parle pas. C’est clair depuis le début : on bosse pour la municipalité », confirme Jean-Guy Renon, nouvel adjoint au maire d’Ondres. Cela n’empêche visiblement pas le chargé de l’urbanisme et de la voirie de s’intéresser au sort des demandeurs d’asile.
Ainsi, en mai 2025, sur Facebook, il donnait son avis sur un reportage de « La Montagne » consacré à ces personnes accueillies en Corrèze, sans avoir aucune attache avec ce département : « Ils n’ont rien à faire dans notre pays, nous n’avons plus les moyens d’accueillir la terre entière […] Nous n’avons pas besoin de main-d’œuvre extérieure. »
Jean-Guy Renon aurait « mal exprimé sa pensée ». L’élu se défend de tout racisme et met en avant son parcours professionnel dans les travaux publics. « Je ne peux pas penser de telles choses en ayant fait vingt-cinq ans d’expat’, à travailler avec des populations locales, à Madagascar et en Afrique. » Autre temps, autres mœurs.

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08.04.2026

Racisme, humiliation, violences… Une enquête a été ouverte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique par le parquet de Paris, à la suite d’une plainte d’un ressortissant chinois, selon les informations du Monde. Le commissariat concerné est celui des 5e et 6e arrondissements de Paris, dont trois agents avaient été condamnés en 2024 pour des violences sur un ressortissant péruviens.
Le commissariat des 5e et 6e arrondissements de Paris est, encore une fois, accusé de violences policières. Selon les informations du Monde, un ressortissant chinois a déposé une plainte après des sévices subis au cours de sa garde à vue survenue en décembre 2025.

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07.04.2026

Un policier de Boulogne visé par une enquête pour tentative de viol sur une jeune femme
C’est une affaire toujours en cours et qui n’a pas encore livré ses conclusions. Mais elle a, logiquement, provoqué des remous au sein du commissariat de Boulogne où l’on se refuse à tout commentaire.

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02.04.2026

Atteint de schizophrénie, Islam a subi un « déchaînement de violence » au cours d’une perquisition infructueuse menée le 17 mars. Une plainte pour violences volontaires sur personne vulnérable a été déposée. Récit d’une opération policière chaotique.

(…)

Au bout du couloir principal, la chambre d’Islam : il est réveillé par quatre agents, qui lui donnent un premier coup de Taser. Au moins l’un d’entre eux – qu’il décrit comme « grand et métisse » –, le frappe dans la foulée.
« J’étais en train de dormir, d’un coup ils sont venus, un monsieur m’a tapé. Il m’a déchiré la bouche. Il m’a déchiré aussi l’oreille, avec un coup de crosse ou de matraque. Tu vois, ici », montre-t-il. Plusieurs points de suture referment les plaies noircies de son oreille et de sa lèvre. « Ils m’ont tapé. Viens voir ici, il y a des taches de sang », nous guide-t-il jusqu’à la porte d’entrée de sa chambre. Là, sur l’encadrement de la porte, apparaissent des traces de sang séché. Le t-shirt et le jogging gris qu’il portait pour dormir en sont encore maculés.

(…)

C’est dans cette salle de bains, attenante à la chambre, qu’Islam est en effet traîné après avoir essayé de sortir de sa chambre. Et de nouveau frappé. « Il y avait du sang partout dans la salle de bains. Puis, ils l’ont forcé à s’essuyer le visage. Après, il a couru, ils l’ont plaqué au sol, juste là », désigne Bilal en montrant le couloir principal qui mène vers l’entrée. Le calvaire d’Islam ne s’arrête pas là : maintenu au sol contre la moquette du couloir, le jeune homme dit avoir subi un étranglement, et de nouveaux coups de Taser.
Au total, « ils m’ont mis quatre coups de Taser », répète-t-il en boucle, en montrant sa cuisse gauche, puis sa main gauche, qui porte encore, dix jours après, la marque de la décharge électrique. La famille a conservé un aiguillon de Taser oublié sur place par la police, taché de sang. Les photos prises le jour même confirment des blessures au visage, au dos, à la cuisse, au poignet et à la main.

(…)

Réveillées par des agents qui « essaient de casser la porte, j’ouvre et je dis : “Entrez, c’est une chambre.” À peine la porte ouverte, un monsieur avec un pistolet a dit : “Mettez-vous à terre !” avec son pistolet vers nous », raconte Lezina, la plus grande. Les quatre sœurs se regroupent, assises sur le lit central, surveillées par deux agents, interdites de toucher à leurs téléphones.
Mais la porte reste grande ouverte et les sœurs voient soudain leur frère, « la bouche en sang, poussé dans le couloir » par d’autres policiers. « Après ça, ils l’ont tasé », chuchote Tanzila, 9 ans, en jouant du bout des doigts avec une peluche rose accrochée à son collier pailleté. « Le problème, c’est que je sais pas pourquoi ils ont frappé mon frère handicapé. Moi, si j’étais à leur place, si j’étais policier, j’aurais vu sa tête, je l’aurais laissé », souffle-t-elle. Ses sœurs protestent d’ailleurs en choeur : « On a crié : “Il est handicapé !” » explique Samira, 16 ans. « Un policier qui nous surveillait a dit : “Ah, c’est lui le schizophrène ?”, il l’a répété à son collègue dans le couloir, qui a dit : “Ah, c’est lui ? Ah, trop tard, je l’ai déjà tasé. » »
Islam est ensuite descendu, menotté, aux côtés de ses frères. Dans l’escalier, il assure que les agents lui ont donné de nouveaux coups et ont cogné sa tête contre les murs. « Je l’ai vu arriver en sang, oreille arrachée, visage défiguré, se souvient Imam, le troisième frère. J’ai demandé tout de suite : “Qui a fait ça ?” Le grand métis m’a regardé et m’a dit : “Tu vas faire quoi sinon ?” Un autre m’a dit : “Ça fait 35 ans qu’on fait ce métier”. Je lui ai répondu : “Nous ça fait 15 ans qu’on vit là, on a jamais eu de problèmes, c’est la première fois qu’on vit ça.” »
Six points de suture seront nécessaires pour recoudre l’oreille droite d’Islam, trois pour sa lèvre, indiquent ses certificats médicaux. Sur la cuisse gauche et les pommettes, les certificats mentionnent des érythèmes (rougeurs cutanées), ainsi qu’une inflammation au niveau de la mâchoire. Islam est dispensé de scolarité pendant cinq jours.

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Plainte pour violences volontaires, avec facteurs aggravants
Une plainte contre X a été déposée le 25 mars auprès du parquet de Créteil pour « violences volontaires, aggravées par le fait qu’elles ont été commises en réunion, avec usage d’armes, sur une personne vulnérable, par plusieurs personnes dépositaires de l’autorité publique ».
Aucun motif de perquisition ne peut justifier de tels comportements, insiste l’avocate Camille Vannier. « Quel que soit le cadre légal de cette intervention, des violences de cette nature sont toujours inacceptables. Même s’il s’était agi de la personne recherchée, il s’agit là de violences volontaires, pas de légitime défense. En l’occurrence, dans le cas d’Islam, c’est de la sauvagerie à l’encontre d’un jeune homme particulièrement vulnérable, dont nul ne pouvait ignorer l’état. »

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En plus de la plainte concernant Islam, l’avocate a également saisi le Défenseur des droits au sujet des « manquements déontologiques périphériques à ce déferlement de violences sur la personne d’Islam ». La saisine mentionne « des termes déplacés et des violences sur certains des membres de la famille, alors même que l’opération d’ampleur s’est avérée être une erreur ». De fait, les forces de l’ordre ont appelé les pompiers pour qu’ils prennent en charge Islam, puis sont parties, sans emmener personne.
À l’hôpital, alors qu’Eliza se tient à ses côtés, le pompier explique à la médecin des urgences qu’Islam « est tombé dans l’escalier ». La mère de famille intervient, scandalisée, pour mentionner les violences.

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Elle a des marques de sang sur sa robe et son voile, qui seraient à son fils. Elle est arrivée avec des pleurs, angoisse à la poitrine », note son certificat médical émis le jour même.
« Je ne savais pas qui appeler pour m’aider. La police ? » se désespère Eliza. La mère de famille parvient à joindre leur ancien travailleur social, devenu un ami, qui l’aide à constituer un dossier avec l’avocate Camille Vannier. En posant sa main sur son cœur, la mère de famille lâche : « Si, en France, il y a des lois solides, alors, que ces quatre-là soient punis d’avoir frappé mon fils. Je ne trouverai la paix qu’à ce moment-là. »

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À celle qui assume seule la charge de ses enfants, avec un salaire de femme de chambre dans un hôtel parisien, la médecin de l’hôpital prescrit quinze jours d’arrêt de travail. Mais aussi quinze jours de Xanax et un suivi par une psychologue. Car l’intervention a ravivé d’anciens traumatismes. « J’ai fui la guerre en Tchétchénie, les soldats russes », raconte Eliza, qui subissait à cette époque de violentes intrusions à son domicile. Aux agents français, elle a dit : « Vous êtes comme les soldats russes ! Ça, ce n’est pas la police… Rentrez calmement, expliquez-nous… Respectez les femmes, respectez les enfants ! Ils ne m’ont fait aucune excuse en partant. »

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31.03.2026

Saisie par la plaignante, l’autorité indépendante fait état, à l’issue de son enquête, d’« atteintes aux droits » et de « questions inadmissibles » revêtant un « caractère culpabilisant » et véhiculant « des préjugés sexistes ».
Des propos sexistes pointés du doigt
Dans sa décision, elle pointe « une méconnaissance totale du phénomène des violences sexuelles de la part d’une enquêtrice ayant pourtant été spécialement formée ». Selon le magazine Elle, les faits se sont déroulés au commissariat de Nice.
Parmi les questions posées à la plaignante et son compagnon, figurent notamment « avez-vous résisté ? Vous êtes-vous débattue ? Comment expliquez-vous que vous ne vous êtes pas débattue ? », « est-ce qu’elle est du genre timide dans l’acte sexuel […] ou du genre entrepreneuse, à être une petite cochonne ? » ou encore « est-ce que vous avez pris du plaisir lors des rapports sexuels que vous avez eus avec lui ? ».
Pour Claire Hédon, la fonctionnaire de police a manqué à « son obligation de discernement » et « a manqué à ses devoirs d’exemplarité et d’attention particulière aux victimes ».
Procédure disciplinaire et formations demandées
Face à ce constat, la Défenseure des droits annonce saisir « le ministre de l’Intérieur afin qu’il engage une procédure disciplinaire à son encontre ». Elle recommande parallèlement la généralisation auprès des forces de sécurité, de formations spécifiques sur l’audition et la confrontation de victimes de violences sexuelles.
Dans sa décision, Claire Hédon déplore également plus largement et sans en imputer la responsabilité à l’enquêtrice l’« absence d’information donnée à la victime sur les suites de la procédure à la fin de l’enquête pénale » et s’interroge sur l’opportunité de la confrontation organisée avec le mis en cause.
Elle recommande au ministre de l’intérieur et au ministre de la Justice d’« améliorer les processus de notification des classements sans suite aux victimes » et d’« engager une réflexion » sur la pratique des confrontations dans les affaires de violences sexuelles « afin d’en évaluer l’utilité et de n’y recourir qu’en cas de stricte nécessité ».

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31.03.2026

Fin février, en pleine nuit, Alexandre s’est fait violemment frapper par un policier à Ivry-sur-Seine, au point d’être inanimé sur le trottoir. Une vidéo filmée par des voisins montre l’agent s’éloigner de la victime, les mains dans les poches.
« J’ai cru voir un jeune homme mourir en bas de chez moi », témoigne Agathe.

(…)

Lorsqu’il s’arrête et « attend que la voiture s’arrête à son niveau », elle voit « la portière qui s’ouvre très vite, et le policier se précipite sur lui avec tout son élan et lui porte un coup avec toute sa force » avec un coup de poing « en marteau », détaille-t-elle. La victime, qu’elle décrit comme parfaitement calme et les « mains le long du corps », chute alors « comme un domino », avec la tête qui part en arrière et frappe brutalement le bitume, indique-t-elle.

(…)

Une vidéo, filmée quelques secondes plus tard par son compagnon qu’elle appelle à la fenêtre, montre le policier s’éloigner, les mains dans les poches, d’un corps inanimé étendu sur le trottoir.
Fracture de l’os frontal et traumatisme crânien

(…)

Les médecins lui constatent une « fracture non déplacée de l’os frontal droit » et un traumatisme crânien léger, d’après son compte-rendu des urgences. « Les infirmières m’ont demandé si j’avais reçu un coup de matraque ou de crosse, tellement la blessure était grande », témoigne-t-il.

(…)

« Il est tombé tout seul »
Côté policier, pourtant, le récit est tout autre. Car le fonctionnaire, rejoint trente secondes plus tard par ses collègues, raconte à ces derniers qu’Alexandre a chuté seul dans sa course, indiquent les deux témoins qui entendent la conversation depuis leur fenêtre.

(…)

Pour Alexandre, la victime du coup, « la vidéo montre que le policier ment ».

(…)

Une marque sombre, décelable sur la vidéo dans l’éclairage des lampes torches des policiers, semble confirmer la présence de cette tâche de sang avant tout déplacement d’Alexandre.

(…)

Au contraire, elle affirme que les policiers auraient par la suite éclairé sa fenêtre avec leur lampe en mode clignotant, une pratique policière observée régulièrement dans les manifestations pour saturer les caméras des témoins et des journalistes.
Alexandre a déposé plainte auprès du procureur de la République pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.

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30.03.2026

Douze personnes sont jugées à Boulogne-sur-Mer depuis ce lundi dans une affaire de fraude d’ampleur à l’immatriculation. Parmi elles, un policier originaire de l’est de la France accusé de corruption : il reconnaît avoir envoyé des captures d’écran de fichiers d’immatriculation ou de véhicules volés.

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28.03.2026

Lors de la dizaine de coups de feu tirée par le fonctionnaire, un passant a été légèrement blessé, a priori par ricochet. Le parquet a ouvert une enquête.

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27.03.2026

Ils comparaissaient ce vendredi 27 mars devant le tribunal correctionnel de Nouméa, pour des faits de vols et de violences survenus en mai 2022 à Nouméa.
Sur les images, on les voit intervenir, fortement alcoolisés, dans le squat de Kowe Kara.

(…) Il va même plus loin. Devant le tribunal, cet ancien policier « déplore, dans les auditions, qu’il manque des noms » au dossier.
Le plus âgé, déjà interdit de voie publique pour deux condamnations pour violences, lorsqu’il était encore en fonction, a réfuté une partie des faits qui lui étaient reprochés. Ce jour-là, il avait rejoint l’équipe au commissariat avec un pack de bière et une bouteille de whisky, avant de partir en intervention avec ses collègues. Il n’était pourtant plus affecté à ce service.

(…) L’audience révèle que deux de ces agents de Police ont agi en toute impunité pendant des années. Ils se rendaient régulièrement dans les mêmes secteurs de Nouméa, afin de soutirer de l’argent à des jeunes dont les dossiers judiciaires étaient bien remplis.

(…) « Comment voulez-vous que les jeunes croient en la police, si on se comporte comme ça ? Vous portez une lourde responsabilité de l’image que vous donnez à la population », a déploré le ministère public. « On a affaire à un groupe de Police totalement hors sol. Ils se sont comportés comme les délinquants qu’ils traquaient. C’est un système mafieux. »

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27.03.2026

Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bergerac, ce vendredi 27 mars, après l’échec de sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) en décembre 2025, le policier qui avait percuté deux pompiers sur la RN 21 à Douville, le 6 juin, devra une nouvelle fois se présenter à la barre dans les mois qui viennent.

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26.03.2026

Au petit matin. Une opération de contrôle des sacs, réalisée par la police nationale de Tarn-et-Garonne, s’est déroulée à l’entrée du collège Olympe-de-Gouges de Montauban le mardi 24 mars.
Près d’un millier d’élèves fouillés
Réalisée dans un contexte de vigilance face aux risques d’atteinte à la sécurité au sein des établissements scolaires, cette action dite de « prévention », réalisée en présence du préfet de Tarn-et-Garonne Vincent Roberti et du directeur académique des services de l’Éducation nationale en Tarn-et-Garonne Cyril Le Normand, visait à « rechercher des objets prohibés (couteaux, armes..) et des produits stupéfiants », a confirmé le préfet.

(…)

Si aucun objet illégal n’a été trouvé durant cette opération, Vincent Roberti a confirmé que « des opérations similaires sont prévues d’ici à la fin de l’année à l’entrée des collèges et lycées du département ».

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26.03.2026

Selon le parquet de Paris, sollicité par franceinfo, la jeune policière, affectée à l’accueil du public dans un commissariat marseillais, est accusée d’avoir consulté plus de 5 000 fiches et d’avoir vendu des informations confidentielles au grand banditisme : personnes recherchées, antécédents judiciaires ou encore voitures volées. Elle vendait la fiche 15 euros, contre des prix allant de 50 à 100 euros habituellement. Elle avait ainsi gagné au moins 10 000 euros sur un compte PayPal en quatre mois seulement, entre mai et septembre 2025. La policière remettait les informations puisées dans les fichiers confidentiels à un intermédiaire sur l’application Telegram.
Des fiches revendues à des criminels chevronnés
Cet intermédiaire revendait à son tour les fiches à des criminels chevronnés dans toute la France. Il a été arrêté il y a deux semaines, le 11 mars dernier, avant d’être mis en examen et placé en détention provisoire le 13 mars. Selon le parquet de Paris, au moins une dizaine d’opérations de police judiciaire ont été concernées, que ce soit en matière de trafic international de stupéfiants, de tentative de meurtre, ou encore de détention d’armes.

(…)

L’enquête de la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a été ouverte notamment pour « corruption active » et « corruption passive », « accès frauduleux en bande organisée dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat », « extraction et transmission frauduleuse en bande organisée de données d’un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat », ou encore « participation à association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de 10 ans d’emprisonnement ».

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26.03.2026

L’homme a été reconnu coupable de corruption passive et de violation du secret professionnel pour avoir monnayé des informations confidentielles.

(…)

Ce jeudi (26 mars), le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a prononcé une peine de quatre ans de prison de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, et une interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique à l’encontre d’un policier de 47 ans.
Le 12 février 2026, l’affaire avait été jugée et le fonctionnaire était poursuivi pour corruption passive et violation du secret professionnel.
Cinq ans de prison avait été requis

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26.03.2026

Il y a quatre ans, ce chef d’entreprise alors âgé de 33 ans succombait au tir d’un fonctionnaire de police. Amalia, sa veuve, raconte sa vie brisée et celle de ses quatre jeunes enfants. L’auteur du coup de feu mortel sera jugé en novembre. L’instruction a écarté la légitime défense.
C’est devenu un rituel. Ce jeudi à 18h30, Amalia et ses quatre enfants commémoreront le quatrième anniversaire de la mort de Jean-Paul Benjamin.

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25.03.2026

Un signalement au procureur de la République de Meaux a été transmis, ce mercredi 25 mars, par l’avocat de Flavel, Me Pierre Brunisso, pour « subordination de témoin ». Présent sur les lieux des violences, le 16 mars, Bader Ibrahim serait recherché par la police afin de « le faire taire ». Joint par « l’Humanité », l’homme confie sa « peur ».
(…)
Depuis une semaine et les violences subies par Flavel, 35 ans, lors d’une intervention de la BAC à Noisiel (Seine-et-Marne), révélée par des vidéos accablantes, le scénario des faits se précise de jour en jour et il n’est guère favorable aux forces de police. C’est une première interpellation violente et injustifiée, le 16 mars à 17 heures, qui aurait contribué à mettre le feu aux poudres : celle du jeune Marco (le prénom a été modifié), 18 ans, pour outrage et rébellion.
Des faits que conteste l’intéressé, qui a déposé plainte ce mercredi 25 mars par l’entremise de son avocat, Me Théo Kermagoret, pour « violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique ». Condamné le 18 mars à 70 heures de travaux d’intérêt général (TIG), le jeune homme va également faire appel de cette sanction.
(…)
« Lors de ce contrôle, les policiers soutenaient vouloir faire taire Monsieur Bader Ibrahim en ce que celui-ci avait ”trop parlé”, une photographie du visage de Monsieur Bader Ibrahim était exposée. (…) Il est patent que Monsieur Bader Ibrahim est visé en raison de sa collaboration avec les services d’enquête. »
Hésitant sur la conduite à suivre, l’intéressé semblait quelque peu désemparé. « Porter plainte ? Mais je ne sais pas ce qui m’arriverait si je franchissais la porte d’un commissariat. Je n’ai pas confiance. »

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23.03.2026

Lieutenante au commissariat de Suresnes, elle est accusée de faux en écriture publique pour avoir inventé la présence du propriétaire d’une cave fouillée par la police, et lui avoir fait signer le PV à son insu.

(…)

Il n’y a pas mort d’homme, certes, mais bidouiller un procès-verbal est une infraction classée parmi les crimes, qui fait encourir à la policière une peine de quinze ans de réclusion et 225 000 euros d’amende.

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21.03.2026

Dans la nuit du 17 octobre 2020, à Poissy, le jeune homme de 28 ans est abattu au volant d’un véhicule. Celui-ci avait été suivi pendant 30 kilomètres sur le périphérique puis l’autoroute, jusqu’à chez lui, par la BAC de nuit de Paris. Elle agissait hors de sa zone de compétence territoriale, sans même en avoir informé la salle de commandement. Une chasse à l’homme, manifestement sur la base de critères ethniques.
Contrairement aux premières déclarations mensongères des policiers, aucune infraction routière n’a été commise par la victime d’après la consultation des images de vidéo-surveillance.
Une fois arrivé dans une rue de Poissy le véhicule, talonné par la BAC, stationne. Le policier Gilles G. sort de la voiture en braquant le conducteur avec son arme à feu. Celui-ci redémarre, pour pouvoir ouvrir sa portière coincée par la voiture de police selon les proches du défunt. L’agent tire à trois reprises, alors qu’il se trouve à l’arrière du conducteur. Encore un mensonge : il n’était aucunement en danger, et les munitions sont arrivées dans le dos de la victime.
Le policier est mis en examen pour homicide volontaires quelques jours plus tard, mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Il continuera néanmoins d’exercer comme policier dans un bureau, sans arme de service.
Le procès du policier s’est ouvert ce vendredi devant la Cour d’Assises de Versailles et se tiendra jusqu’à vendredi prochain.

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21.03.2026

Au lycée Saint-Exupéry à Lyon, plus de 200 lycéens ont bloqué leur lycée mercredi et jeudi contre l’extrême-droite et les idées réactionnaires. Ils ont subi une répression brutale, avec un lycéen hospitalisé, 6 personnes placées en garde-à-vue dont une qui doit être déférée.

(…) Mais à partir de 10h, la police pénètre subitement dans la cour du lycée et gaze les lycéens du blocage, pris par surprise. Les policiers lancent aussi des grenades de désencerclement. Une répression très violente, qui se poursuit dans la rue Hénon où se trouve l’établissement.

(…) Le 18 mars, la police aurait interpellé 3 lycéens.
Le lendemain, les lycéens décident de reconduire le blocage dès 7h30. À peine un quart d’heure plus tard, la répression commence déjà, avec des policiers de la BAC en civils.

(…) C’est à ce moment-là que la police saisit l’opportunité pour gazer de nombreux lycéens à seulement quelques centimètres du visage !
Pour contrer la résistance des lycéens qui veulent tenir leur blocage, la violence de la police est déchaînée. Des lycéens sont plaqués très violemment au sol et matraqués. Un lycéen blessé est même évacué et part à l’hôpital, et trois personnes sont interpellées. Un épais brouillard de gaz lacrymogène s’étend sur la rue Hénon, ce qui gêne des passants et la crèche à proximité.

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20.03.2026

Un Choletais de 27 ans a comparu mardi 17 mars devant le tribunal correctionnel d’Angers, poursuivi pour outrages, rébellion et provocation à la rébellion. Deux policiers avaient porté plainte contre lui, l’accusant de s’en être pris à eux dans la nuit du 3 au 4 juillet 2025 à Cholet. Sauf qu’une vidéo, tournée par un témoin, a contredit la version policière.

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19.03.2026

Une femme accuse un policier d’Alençon (Orne) de l’avoir frappée lors d’une intervention le 11 septembre 2023. Dans le cadre de son placement en garde à vue pour violences conjugales, elle était « dans un état second » lors de son transport à l’hôpital : insultes, crachats… Et c’est en voulant se protéger d’un crachat que le policier aurait eu un mauvais réflexe.

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17.03.2026

Une opération de fouille de sacs menée par la police nationale a surpris les élèves du collège Flamens dans le Tarn-et-Garonne. En une trentaine de minutes, près de 360 collégiens ont été contrôlés par une douzaine de policiers. Il s’agit de la quatrième intervention du genre organisée dans les établissements scolaires de la commune depuis 2025.
Les collégiens ne s’y attendaient pas.

(…)

 » Ils ont vraiment été surpris « , confie une source proche de l’établissement.

(…)

Pour mener cette opération, dix policiers de la police nationale, sous l’autorité du commandant Lilian Clément, chef de la circonscription de police de Castelsarrasin, étaient mobilisés, épaulés par deux agents de la police rurale de Castelsarrasin.
À l’issue de l’intervention, aucun objet compromettant n’a été découvert, ni arme ni produit stupéfiant. Mais l’opération a visiblement marqué les esprits chez certains élèves, peu habitués à ce type de dispositif.

(…)

À chaque fois, les contrôles n’ont pas permis de découvrir d’objets dangereux, mais les autorités défendent l’intérêt de ces opérations.
Dans les établissements castelsarrasinois, les élèves savent désormais que les contrôles peuvent surgir à tout moment. Une stratégie assumée par les forces de l’ordre, qui misent sur l’effet de surprise pour maintenir un climat de sécurité autour des établissements scolaires.

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17.03.2026

Ces images montrent une situation de gangstérisme. Une pratique milicienne ou mafieuse, qui consiste à terroriser, tabasser et faire fuir des gens dans l’espace public.

(…) Un policier lance d’emblée : «Vous voulez jouer ? On va vous enc*ler !» Une voix fluette répond : «On va manger, là», le policier hurle «J’men fous, y’a tout ici !» Un fast food se trouve le long de la rue.
C’est ensuite un déferlement de violences aussi extrêmes que gratuites. Des policiers hurlent, armes au poing, sur des passants. Un tir de LBD part aux cris de «lève toi». Une balle en caoutchouc, mutilante, pour faire fuir un passant.
Puis un jeune qui refuse de s’enfuir face aux menaces, et qui se contente de marcher dans la rue, subit un véritable déchainement.
Une policière exhibe un lanceur de grenade. Un agent crie au jeune homme de courir, avant de tenter de lui mettre une balayette. Le jeune homme se met finalement à courir.

(…) Le jeune s’arrête, il est plaqué au sol et immédiatement tabassé. Une grenade lacrymogène se déclenche au niveau de sa tête, pouvant occasionner de graves blessures. Tout en étant frappée, la victime a la tête maintenue dans un épais nuage de lacrymogène, en continuant d’être rouée de coups. Finalement, cet homme est traîné au sol, inanimé. La vidéo s’arrête là.
Pour chasser des jeunes sortis manger dans un fast food, une bande d’agents armés a créé une zone d’ultra-violence.

(…) Cette vidéo de quelques secondes, c’est un aperçu du fascisme déjà là, celui qui frappe tous les jours dans les quartiers, dans l’indifférence générale.

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16.03.2026

Les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale sur leur téléphone professionnel depuis 2022. Relié au TAJ, le fichier d’antécédents judiciaires, l’outil permet d’obtenir des informations personnelles sur plus d’un quart de la population française grâce à une photo prise sur le vif. Des fonctionnaires ont recours à cette pratique hors de tout cadre légal, en particulier lors de contrôles d’identité, révèle Disclose, témoignages et documents à l’appui. Jusqu’à présent, le ministère de l’intérieur laisse faire.
Avril 2025, dans le centre-ville de Marseille. Ahmed, 18 ans, profite de l’ombre d’un platane avec des amis. Plusieurs camions de police se garent, des agents en sortent puis se dirigent vers eux. Rien d’inhabituel : sur la place Jules-Guesde, à deux pas de la porte d’Aix, les contrôles d’identité sont fréquents. La suite est plus inhabituelle. « Ils nous ont contrôlé direct et ont sorti de gros portables rectangulaires, raconte Ahmed. Ils les ont pointés vers nous et nous ont pris en photo ». Le jeune homme, apprenti pâtissier, n’a même pas eu à présenter de papiers d’identité : sa photo a suffi à renseigner les policiers. « Comme ils ont vu que je suis régularisé, ils m’ont laissé tranquille », dit-il.
D’après notre enquête, les fonctionnaires qui ont contrôlé le jeune marseillais ont utilisé un logiciel de reconnaissance faciale installé sur leurs téléphones de service. L’appareil baptisé « NEO », pour « nouvel équipement opérationnel », est une sorte de smartphone dont sont dotés tous les policiers et gendarmes français. Depuis 2022, outre les fonctions habituelles d’un smartphone, la lecture automatisée de cartes d’identité ou de plaques d’immatriculation, le NEO donne accès à un outil de reconnaissance faciale. Une technologie directement branchée sur un immense fichier de police : le TAJ.

(…)

Mis en service en 2014, le TAJ, pour « traitement d’antécédents judiciaires », contient environ 17 millions de fiches sur des personnes mises en cause dans une enquête, mais aussi 48 millions de victimes. Sur chaque fiche, on trouve le nom de l’individu, sa date de naissance, son adresse, sa profession, ses coordonnées téléphoniques voire des informations personnelles sensibles telles que l’appartenance politique ou religieuse. Et parfois, sa photo – le TAJ contient jusqu’à 9 millions de portraits de face, d’après un document du secrétariat général du ministère de l’intérieur obtenu par Disclose.
Dans le cas d’Ahmed, les policiers ont donc consulté un fichier de police en le rapprochant d’une photo prise sous la pression. C’est totalement illégal : la consultation du TAJ et l’utilisation de la reconnaissance faciale lors « d’une opération de contrôle d’identité » sont interdites en France. C’est ce que révèle une instruction du ministère de l’intérieur relative à la « consultation de l’application » TAJ, datée de février 2022, que Disclose s’est procurée.
Instructions du ministère de l’intérieur liées à l’utilisation du fichier TAJ sur les appareils NEO. Source : Disclose.
Dans ce document, on apprend sous la plume de Céline Berthon, à l’époque directrice centrale de la sécurité publique — elle dirige aujourd’hui la DGSI –, que le « rapprochement par photographie » est disponible sur « les tablettes et smartphones » depuis le 24 janvier 2022. En clair, cela fait quatre ans que les policiers se promènent avec cette redoutable technologie dans la poche et qu’ils peuvent s’en servir sans la moindre autorisation. Côté gendarmerie, l’accès à la fonctionnalité reconnaissance faciale a été ouvert aux agents de la voie publique et de la sécurité routière deux ans plus tôt, d’après une autre note interne.
Problème : le code de procédure pénale limite strictement la consultation de ce fichier à des agents « individuellement désignés et spécialement habilités » à y avoir accès. Et ce, dans le cadre d’une enquête criminelle, une infraction ou un délit. Le TAJ ne peut aucunement être consulté lors de contrôles en « temps réel ».
Photo extraite de l’enquête vidéo de Camille Reporter, réalisée en partenariat avec Disclose.
À Marseille mais aussi à Paris et à Lyon, Disclose a recueilli les témoignages de six hommes, dont Ahmed, qui ont été photographiés par des policiers et identifiés à l’aide de la reconnaissance faciale, entre fin 2021 et 2025. Certains ont fait l’objet d’un contrôle d’identité dans la rue. D’autres ont été ciblés lors de l’évacuation de squats ou encore en marge d’une manifestation. C’est le cas de Roger*, un manifestant contrôlé place de la République, à Paris, lors d’un rassemblement de soutien à la Palestine. « Le policier sort quelque chose qui ressemble à un téléphone, un pavé noir, et il essaie de me prendre en photo », témoigne-t-il de manière anonyme, de crainte d’éventuelles représailles. Son tort ? Il n’a pas de pièce d’identité sur lui. « Je ne trouvais pas ça normal, alors j’ai tourné la tête, j’ai grimacé pour éviter d’être pris en photo, poursuit-il. Le policier a demandé à deux de ses collègues de me tenir. Je sentais leurs mains gantées sur mon visage… Ils me forçaient à faire face à la caméra ». Quelques instants après avoir pris la photo, l’agent énonce son nom, prénom, mais aussi le motif d’une ancienne garde à vue. L’affaire en reste là.
Un fichier de police hors de tout contrôle
Nous nous sommes procuré le mode d’emploi sur ordinateur de la fonctionnalité reconnaissance faciale du TAJ, conçue par la société allemande Cognitec. Son interface ressemble en tout point à celle qui équipe les téléphones NEO. D’après la notice d’utilisation, il suffit de charger la photo d’un individu dans le logiciel puis de cliquer sur le bouton « rapprocher » pour activer la machine : « Les 200 photos les plus pertinentes » enregistrées dans le TAJ s’affichent au bout de « quelques secondes, normalement moins d’une minute ».
Extraits de la notice d’utilisation de la reconnaissance faciale dans le TAJ. Source : Disclose
Un jeu d’enfant expérimenté sous nos yeux par un policier basé dans le sud de la France. Son NEO en main, Tony* ouvre l’application TAJ, sélectionne l’onglet « rapprocher », avant de cliquer sur « photo de personne ». « Je n’ai plus plus qu’à sélectionner dans mon album la photo d’une personne et on y est » commente-t-il sans aller plus loin pour ne pas laisser de traces. « Un compte nous est attribué dès qu’on sort de l’école de police. Tout le monde y a accès », raconte Tony, absolument pas étonné d’apprendre que des collègues se branchent au système sans autorisation : « Ils contrôlent 10 à 15 gars à la journée, toujours les mêmes têtes. Certains collègues abusent en se disant qu’ils vont pouvoir verbaliser pour du stup, par exemple, sur le thème : “tiens t’es connu, et bien je t’en remets une” ».
Vous avez été victime ou témoin d’utilisation de la reconnaissance faciale par la police :
Écrivez-nous via l’application Signal au 06 58 05 14 35
L’affaire est sérieuse : les règles d’utilisation du TAJ précisent bien que « chaque agent doit être individuellement désigné et spécialement habilité par une autorité hiérarchique eu égard à son service d’appartenance et aux missions à accomplir. » Et le document de rappeler que « toute utilisation frauduleuse entraîne la mise en jeu de la responsabilité professionnelle de l’agent » mis en cause.
« Je ne suis pas physionomiste, mais il me semble que c’est lui ».
Une fonctionnaire de police
Le sentiment d’impunité est tel que des membres des forces de l’ordre se laissent filmer en pleine infraction. En janvier 2022, dans un numéro de l’émission Sept à huit consacré à la police, repéré par l’association de défense des libertés numériques La Quadrature du Net, on peut entendre une policière commenter le résultat obtenu grâce à son NEO : « Je ne suis pas physionomiste, je ne reconnaîtrais même pas mon frère, mais il me semble que c’est lui ». Un autre reportage exhumé par Disclose montre cette fois un policier en train de braquer un smartphone sur le visage d’un homme au visage flouté. « On n’arrête pas le progrès », commente-t-il, amusé.
Un policier utilise son téléphone NEO pour contrôler une identité avec la reconnaissance faciale.
Place Beauvau, le détournement est connu et signalé depuis au moins trois ans. C’est ce que dévoile le rapport d’activité de l’IGPN pour l’année 2023. À la page 35 du document, la police des polices écrit noir sur blanc que le TAJ est « très fréquemment utilisé sur la voie publique lors des contrôles d’identité ». Plus loin, les auteurs relèvent aussi que l’accès au fichier sur les appareils NEO laisse « craindre que le nombre de consultations injustifiées s’accroisse ». En apparence, l’administration s’est donné les moyens techniques de contrôler sa bonne application : à chaque fois qu’un policier consulte ou ajoute une photo au TAJ, l’opération est tracée à la minute près et l’information conservée pendant trois ans. Utiliser le TAJ hors des clous expose à des peines de prison et jusqu’à 300 000 euros d’amende.
Sollicité pour savoir si ses services contrôlent l’usage du TAJ et de la reconnaissance faciale et comment ils s’y prennent, le ministère de l’intérieur n’a pas voulu répondre à nos questions. Même silence du côté de la police nationale et de la gendarmerie*.
« Surveillance de masse »
Une chose est sûre : l’exploitation du TAJ, associée à la reconnaissance faciale, a plus que doublé en cinq ans. De 375 000 consultations en 2019, elle est passée à près de 1 million en 2024. Cela correspond à 2 500 consultations quotidiennes, selon un document du secrétariat général du ministère de l’intérieur, sans que l’on puisse détailler le nombre d’utilisations illégales de celles liées à une enquête judiciaire ou administrative.
« Quand des policiers peuvent photographier qui ils veulent pour savoir qui est qui, c’est un renversement de l’État de droit. On bascule dans un État policier ou de surveillance de masse », alerte Noémie Levain, juriste à la Quadrature du net. Une bascule d’autant plus préoccupante que le fichage de la population est loin d’être un sujet superflu. « Quand il a été mis en place à la fin du 19 ème siècle, le fichage devait permettre de retrouver les personnes récidivistes, poursuit Noémie Levain. Mais assez vite, il a été utilisé pour ficher les étrangers et les gens du voyage. En 1940, très peu de changements ont été nécessaires pour qu’il puisse cibler les Juifs, les communistes et toutes les personnes tuées par le régime de Vichy ». Il a suffi d’un « tout petit changement de curseur », poursuit-elle, pour que les archives de la police servent à « aller chercher les gens chez eux ».
C’est la deuxième fois que Disclose prend le ministère de l’intérieur en flagrant délit d’utilisation illégale de la reconnaissance faciale. En novembre 2023, nos révélations sur le logiciel de vidéosurveillance Briefcam, déployé illégalement dans des dizaines de service de police et gendarmerie, ont conduit Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, à déclencher une enquête administrative. Un mois après la publication de l’enquête, ses services ont dû désactiver le logiciel.
*Les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressés.
Reconnaissance faciale : l’enquête vidéo
*Mise à jour, le samedi 21 mars à 11h45 :
Nous écrivions dans une précédente version que la gendarmerie « n’a pas souhaité répondre à nos questions » . Samedi 21 mars, son service de communication nous précise qu’il a répondu à nos questions puis les a transférées au ministère de l’intérieur, qui devait centraliser les réponses. Celles-ci ne nous ont jamais été communiquées.

(…)

En partenariat avec Disclose, la Quadrature du Net a édité un guide sur la reconnaissance faciale et les contrôles d’identité intitulé : « Que peut faire la police ? » Un manuel en accès libre pour connaître vos droits et savoir comment vous défendre face aux abus.

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16.03.2026

« J’avais l’impression d’être leur petit monstre. » Assis•e à la terrasse d’un café autour d’une boisson réconfortante, Axel se remémorre le déferlement de violence de genre qu’iel a subit de la part des policier•e•s ce soir là. « C’est la première fois que j’éprouve cette enbyphobie de façon aussi frontale. » [L’enbyphobie est une forme de transphobie à l’égard d’une personne non-binaire]. La veille, alors que les militant•e•s du groupe local d’Extinction Rebellion repartent sur leur vélo après avoir remplacé les publicités d’un abribus par leurs propres affiches, une voiture de police arrive dans leur direction. Iels tentent de repartir par des petites rues résidentielles mais se font vite rattraper par les gyrophares. « Ils sont arrivés pleine balle ! Heureusement qu’on s’est arrêté », se souvient Juliette. « Après tout est allé très vite », poursuit-t-elle.
« Toi, on ne sait même pas de quel sexe t’es »
« Iels nous demandent de poser nos vélos, nos sacs et de retirer nos cache-cou. » C’est à ce moment que les ennuis commencent pour Axel. « Quand je retire le cache-cou qui me masque le visage, un des policiers commence par me genrer au masculin. » D’un mouvement brusque, il lui baisse ensuite la partie qui lui recouvre les cheveux. « Quand il voit ma coupe, il me dit : ‘toi, on ne sait même pas de quel sexe t’es !’ « . Ces violences de genre vont revenir constamment. Le petit groupe de quatre n’est pas très bavard face aux forces de l’ordre. Certain•e•s préfèrent garder leur droit au silence, ce qui a pour effet de les agacer. « Ca n’existe pas, c’est dans les films », répond l’un d’entre eux à Juliette. Tous•tes, excepté Benoît, sont ensuite menotté•e•s puis conduit•e•s au commissariat. Juliette et Axel sont côte à côte, dans la même voiture. Iels font part de leur stress et de leur incompréhension sur la conduite qu’adopte le policier au volant. « On roule à plus de 100 km/h avec les gyrophares et la sirène en slalomant entre les voitures ! Au niveau de la place de Verdun on a failli écraser un piéton. Il a dû courir pour éviter la voiture qui n’a même pas ralenti ! C’est une dinguerie de conduire comme ça, on n’a vraiment pas compris ! » Iels arrivent en premier•e•s au commissariat, suivi par Benoît et Dylan qui se trouvent dans une autre voiture.
Harcèlement et intimidations
Les quatre membres d’Extinction Rebellion sont d’abord assis•e•s dans une même pièce. Mais rapidement, Axel est mis•e à l’écart du groupe. Juliette se souvient d’avoir eu vraiment peur pour sa•on camarade qui subit clairement un traitement différencié et plus violent que le reste du groupe. Axel est emmené•e par la policière pour se faire fouiller dans une salle à part. « Elle me guide dans un couloir avec plein de cellules et d’un coup, elle me pousse de façon démesurée vers la salle de fouille comme si j’essayais de m’enfuir », raconte-t-iel encore offusqué•e par cette scène. En dépit de ce geste, la fouille est « réglo » témoigne Axel. « J’avais peur des autres flics. Alors quand elle me met dans cette salle fermée et non visible les mecs qui me font des remarques sur mon identité de genre, le stress redescend ». Mais iel continue quand même de recevoir des remarques hostiles de la policière. « Le fait de sourire et de ne pas répondre quand elle me pose des questions, ça l’énerve vraiment ! », ressent-iel. Elle lui dit : « Pourquoi vous êtes autant anti-flic ? Vous ne respectez tellement pas l’ordre et la loi ! » Pourtant, les « Rebel•le•s » ne montre pas d’animosité envers les forces de l’ordre. C’est plutôt ce que leur renvoient les quatre acolytes qui ne leur plaît pas. « A un moment, j’entends le chef dire de nous ‘ça c’est ce que je déteste le plus’ « , se remémore Axel.
Après la fouille, iel est placé seul•e, dans une cellule. « Quand je passe devant iel pour me faire fouiller à mon tour et que je vois son sourire, ça me rassure », se rappelle Juliette. Mais son isolement ne va rien arranger à sa situation. Au contraire. « Ils discutent alors entre eux pour essayer de déterminer mon ‘sexe’ « , soupire Axel. « C’est arrivé à plein de moments, ça ! », s’exaspère Juliette. « Je les entends faire l’hypothèse que mon genre c’est ‘libertin’ « , s’étonne-t-iel. Puis l’un des policiers parle du terme non-binaire. Celui qui se montre, dès le départ, particulièrement violent avec Axel, s’approche avec sa lampe torche en lui braquant la lumière dans les yeux. Derrière la vitre de la cellule, il dit « ça c’est non-binaire ? » Face à la violence que dégage cet homme en uniforme, Axel est inquiet•e. « Parfois il vient, se pointe, me fixe pour m’intimider et repart. J’appréhendais le fait qu’il essaye de me toucher », se remémorre-t-iel.
Racisme et menaces d’agression physique
Les policiers vont ensuite se pencher sur les affiches que le groupe était en train de poser dans les abribus des quartiers ouest de La Rochelle au moment de leur arrestation. « INDUSTRIES TOXIQUES DÉNI PUBLIC » peut on lire en lettres capitales de couleur violettes sur fond vert. Au centre de l’image, on distingue un dessin de poumons malades, avec du liquide qui s’en échappe. De part est d’autre, deux masques à gaz et cette description en rouge : « Mireuil, La Pallice, Portneuf, Laleu et La Rossignolette : +27% de cancers du poumon +33% des voies aériennes digestives supérieures chez les hommes » par rapport au reste du département. Des chiffres faisant référence à l’étude commandée et financée par la Ligue contre le Cancer de Charente-Maritime publiée en juillet 2023 et cachée par la mairie pendant plus de deux ans. En lisant les affiches réalisées par les Rebel•le•s rochelais•e•s, le policier le plus virulent fait état de son ignorance. « C’est ça votre lutte : c’est les cancers ? », s’étonne-t-il. « Mais ya pas de cancers en France ! » Son collègue rétorque : « Les cancers c’est qu’en Afrique ! » Une remarque raciste, provocant la sidération des militant•e•s. Tous•tes sont unanimes : comment est-ce possible de dire une énormité pareille ?
Dylan, avec qui les policiers n’ont pas montré d’hostilité particulière, est le premier à sortir. Il est suivi quinze minutes plus tard par Juliette puis Axel, qui tour à tour vont donner leur identité. Mais Benoît s’y refuse encore. Il devient alors le centre de l’attention et le nouveau bouc émissaire de l’équipe. Le policier qui s’était donné un malin plaisir à harceler Axel, se tourne désormais vers le dernier membre du groupe et cherche, lui aussi, à l’intimider. « Je l’entends dire ‘moi quand je suis avec un taser c’est la bavure’ « . Seul avec les forces de l’ordre à ce moment, il comprend que cette remarque lui est destinée. Une atmosphère d’intimidation et de menaces de violences bien installée qui se poursuit, jusqu’à la fin. Alors qu’il est replacé dans la cellule où était sa•on camarade quelques minutes plus tôt, le même policier demande à Benoît, juste à côté de son supérieur qui ne relève pas : « Est-ce que tu t’es dejà bien fait casser la gueule, mais vraiment bien ? C’est ce qu’il te manque, une bonne claque ! », raconte-t-il, encore stupéfait par cette scène. « Tu as vraiment le sentiment que tout peut arriver et qu’au moindre truc de travers tu peux te faire frapper. Tu sens qu’ils font ce qu’ils veulent, malgré la présence de leur supérieur. » Benoît qui se sentait plutôt à l’aise au début de son récit, se rend finalement compte de toute la violence qu’il a essuyé. « C’est vrai que ça a été violent psychologiquement », concède-t-il.
Culture du viol et attitude décomplexée
Benoît est également témoin de conversations très dégradantes au sujet de femmes avec qui les policiers disent avoir eu des relations. « C’est un moment de discussions assez lunaire entre trois policiers qui évoquent de façon ultra dégradante leurs relations sexuelles. Des trucs vraiment horribles », ajoute-t-il. Le militant ne souhaite pas s’étendre sur cette scène, ni avec ses camarades, ni lors de notre échange. Juliette aussi constate la façon qu’ils ont de parler des femmes, très rabaissante et sexualisante. Elle est profondément choquée par certains propos qu’elle a entendu. « L’un d’entre eux raconte qu’il ne se protège pas pendant les rapports car ‘les capotes c’est pour les gauchos’ « , raconte-t-elle, blasée par cette atmosphère omniprésente dans le commissariat. « C’est aussi à ce moment qu’il dit de nous ‘ça j’y touche pas’ « . Ce à quoi l’un de ses collègues répond : « C’est fou que tu dises ça alors que toi t’es connu pour viol. » Des échanges tout à fait décomplexés et vraiment déroutants pour la personne qui entend ça, impuissante. « Ils parlent de « baiser des meufs », ils se questionnent sur la possibilité de « nous baiser » aussi. Ça instaure clairement dans l’espace la possibilité du viol », analyse a posteriori Axel. « Ils font aussi des commentaires sur mon physique, mon corps est un sujet », poursuit-iel. « Ce n’est pas circonscrit à des moments en particulier, c’est une atmosphère continue. » Culture du viol, violence de genre, racisme, menaces d’agressions physiques, les quatre militant•e•s sont témoins d’une ambiance nauséabonde pesante dès l’instant où iels sont arrêté•e•s.
Benoît finit par coopérer et donne son identité vers deux heures du matin, deux heures environ après le départ de ses camarades du commissariat. Mais le militant devra malgré tout attendre une demi-heure supplémentaire pour être libéré, sans qu’aucune justification ne lui soit donnée.
Des méthodes disproportionnées pour une action « légitime »
Les quatre membres d’Extinction Rebellion témoignent d’une nuit particulièrement éprouvante. Même Dylan, épargné par les forces de l’ordre, constate le traitement infligé à ses camarades dès leur arrestation et se fait du souci notamment pour Axel et Juliette.
Benoît raconte aussi ce moment où l’un des policiers a essayé de voler la casquette de Juliette. « C’est la seule fois où j’ai entendu le chef dire à l’un des policiers qu’il ne pouvait pas faire ça », se rappelle-t-il, encore scandalisé. Cette scène est pour Juliette particulièrement révélatrice de cette ambiance généralisée où tout semble permis et admis, sauf quand il s’agit de s’en prendre aux effets personnels.
Ce qui les choc aussi c’est leur réponse totalement disproportionnée alors même que les policiers ne savent pas vraiment ce que le groupe est en train de faire. Les policier•e•s avouent facilement le fait qu’iels les arrêtent car iels sont masqué•e•s. « Vos affiches on s’en fout », affirme la policière. Certains policiers iront mêmes jusqu’à dire que leur « combat » est « légitime ». Pour Benoît, « ça insiste encore plus sur le côté ultra arbitraire de ce qu’il s’est passé. C’était « gratos » dès le début.

(…)

« Quand tu saisis les derniers espaces d’expressions qu’il te reste, c’est-à-dire la rue, la police revient assumer son rôle de contrôle de l’espace public et tu te fais ramasser la gueule. Sur ce sujet au moment des municipales, c’est significatif », observe Benoît, furieux.

(…)

APPEL À TEMOIGNAGE
Si vous aussi vous avez été victime de violences policières par la police de La Rochelle, vous pouvez contacter l’auteurice de cet article via son adresse mail : solene.carpenter@proton.me. La libération de la parole permet de porter un coup à l’impunité de la police.

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13.03.2026

Des membres de la communauté dénoncent toutefois la brutalité qu’ils affirment subir au quotidien.

(…)

La porte d’une caravane s’ouvre. Nous sommes jetés de partout ! , peste Jean-Paul Chevalier, bientôt 60 ans, quelques heures après l’opération de police menée ce jeudi matin 12 mars 2026 sur ordre de la préfecture.
Les policiers nationaux sont intervenus dans la zone commerciale Mendès-France pour expulser des citoyens français itinérants (CFI) installés de manière illégale, sur des parkings de magasin : derrière Aldi et devant l’ancienne boutique « 4murs ».

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13.03.2026

Le fonctionnaire était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, pour avoir donné un coup de bouclier à une femme qui « ne représentait à ce moment précis aucun danger pour les forces de l’ordre », selon le tribunal.

(…)

« Une peine d’avertissement sur des faits considérés comme graves, d’autant plus dans le contexte de l’exercice de vos fonctions. » A la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, vendredi 13 mars, c’est ainsi que la présidente a présenté au gardien de la paix S. sa peine : huit mois de prison avec sursis.

(…)

Le fonctionnaire de police était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’interruption totale de travail (ITT), commises sur une jeune femme en marge d’une manifestation, le 23 mars 2023. La victime n’avait pas été identifiée à l’époque, il n’avait donc pas été possible d’évaluer les conséquences du coup porté.
Mais à l’audience, en janvier, la victime, Mme M., s’était finalement présentée à la barre, après avoir appris par un concours de circonstances, a-t-elle expliqué, la tenue de ce procès. Elle avait alors présenté un certificat médical faisant état de quinze jours d’ITT. Le tribunal a décidé de lui reconnaître sa qualité de victime, et pris en compte cette évaluation médicale. Il a donc condamné le policier S. pour des violences ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, des faits passibles de plus lourdes sanctions.
Le soir des faits, le gardien de la paix S. a été amené à poursuivre des cortèges sauvages avec des collègues de sa brigade territoriale de contact du 20e arrondissement de Paris et d’autres unités. Sur les images amateurs de la scène, sans raison apparente, deux agents poussent d’abord au sol puis aspergent de gaz lacrymogène Mme M. Alors qu’elle se relève péniblement, le policier S. arrive en courant et la propulse au sol d’un coup de bouclier.

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12.03.2026

L’audience a porté sur des événements survenus le soir du 17 septembre 2021 à Noisy-le-Grand. Deux gardiens de la paix, Raphaël L. et Anthony C., étaient jugés pour des violences aggravées commises à l’encontre d’un jeune homme, Aboubacar S., alors âgé de 22 ans. Les débats ont notamment mis en lumière l’existence d’une vidéo amateur et d’enregistrements de vidéosurveillance municipale, qui ont contredit la version initialement consignée par les forces de l’ordre.

(…) Les investigations menées par le service interne de la police ont établi, après examen des séquences vidéo, qu’aucune menace envers les agents n’était perceptible avant le début de l’altercation et que les premiers actes de violence émanaient des policiers. Le rapport dénombre une dizaine de coups de matraque portés par Raphaël L. ainsi que des coups de pied et de poing assénés par son collègue, Anthony C., alors que la victime se trouvait au sol.

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11.03.2026

Pour cette journée, aucun objet dangereux ou arme n’a été trouvé.
Une petite surprise aux abords du collège Christian-Poncelet (ex-Tertre), à Remiremont, ce mercredi matin. Huit agents de la police nationale de Remiremont ont procédé à des fouilles de sacs à l’entrée de l’établissement scolaire. Une opération qui a duré de 7 h 30 à 8 h, juste avant le début des cours, et qui s’est déroulée à l’extérieur du bâtiment. « On fait ça selon les instructions nationales. C’est une fouille de sacs en tous genres à titre préventif pour laquelle on a une réquisition du procureur », fait savoir une source policière.
Dans ce cadre, un magnétomètre est privilégié sur les élèves « pour éviter le contact physique ». Si l’outil détecte un objet métallique, les agents procèdent à une fouille au corps par palpation.
Pour cette journée, aucun objet dangereux ou arme n’a été trouvé. « On préfère, ça veut dire que ça va bien ».

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06.03.2026

La police est intervenue par erreur au domicile de Franck Burin. L’homme a été frappé, plaqué au sol devant ses enfants et sa compagne. Il a saisi l’inspection générale de la police nationale
Un Niçois affirme avoir été victime d’une intervention policière particulièrement brutale, qu’il qualifie de «bavure», à son domicile, le 22 janvier dernier au petit matin.
Dans un courrier adressé au procureur de la République de Nice, Franck Burin demande l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de cette opération menée par des agents du Raid ou de la BRI – il n’a pas eu la précision -, et de la police nationale.
Il a également saisi jeudi l’Inspection générale de la police nationale.
Selon son récit, une dizaine de policiers seraient intervenus vers 6 heures du matin à son domicile situé rue de la Villette, une perpendiculaire au boulevard de la Madeleine.
Les agents auraient forcé le portail et la porte de la maison à l’aide d’un bélier.
«J’ai entendu un bruit anormal, très fort au niveau de la porte d’entrée. J’ai vu des individus armés, cagoulés, entrer, j’ai pensé à un cambriolage. Ils ne se sont pas présentés. »
Franck Burin, arraché à son sommeil, se trouve dans son plus simple appareil. Il affirme ne pas avoir opposé de résistance.
«Je suis resté parfaitement immobile. Malgré le fait que je ne présentais aucune agressivité, l’un des hommes m’a porté un violent coup de bouclier au visage. Il m’a cassé l’arête nasale.»
Il a ensuite été plaqué au sol avant d’être menotté, mains dans le dos. «Pendant de longues minutes je n’ai pas su s’ils étaient de la police ou des cambrioleurs.»
Franck Burin indique avoir signalé à plusieurs reprises des difficultés à respirer pendant qu’il était maintenu au sol.
«Ma compagne était là, ainsi que mes enfants. Ils m’ont traîné nu, et menotté, dans ma chambre et maintenu au sol. D’autres sont allés chercher les enfants sans ménagement et ils ont regroupé toute le monde dans la chambre.»
Selon Franck Burin, c’est à ce stade qu’on lui demande son identité.
«J’ai obtempéré. Et là il y a eu un blanc. Rapidement ils se sont rendus compte que je n’étais pas la personne qu’ils recherchaient.»
Selon lui, l’intervention visait en réalité son locataire, qui habite à proximité immédiate de son logement.
«Malgré cette erreur, je suis resté menotté au sol de manière très violente, une quinzaine de minutes supplémentaires avant d’être maintenu sous surveillance, toujours nu, devant ma famille. Nous sommes restés de longues minutes hébétés après leur départ.»
Il précise également que son locataire aurait été placé brièvement en garde à vue – «A peine une heure» – avant d’être remis en liberté, mis hors de cause.

(…)

Dans sa lettre, au procureur, Franck Burin évoque des violences volontaires, un usage disproportionné de la force et une atteinte à la dignité.
Il demande à la justice de faire toute la lumière sur cette intervention et indique pouvoir fournir certificats médicaux, photographies et témoignages.
«Je ne comprends pas la violence dont j’ai été victime. Vraiment, pas du tout. La seule réponse que j’ai eue, c’est « Vous avez une assurance pour ça ? ». Ce que je trouve très déplacé comme réponse. L’assurance a pris en charge la réparation des portes, certes. Mais j’ai payé une franchise qui est de ma poche, ce que je trouve pas normal. J’attends, a minima, une réparation des dégâts matériels.»

(…)

«Le fait que la police se trompe de porte, a priori, ça arrive. Mais j’aurais aimé qu’ils s’excusent en partant, en disant qu’ils s’étaient trompés de porte. Ce n’a jamais été le cas. C’est quand même l’élite de la police», regrette Franck Burin.
Le Niçois dit avoir également rédigé un courrier au maire. «J’ai été recontacté tout de suite. Ils m’ont mis à disposition un psychologue pour me soutenir. C’était très appréciable.»
Très marqué par cette intervention opérée devant ses enfants, il affirme rencontrer depuis des troubles du sommeil.
«Je me réveille au moindre bruit, je suis très irritable. La petite amie de mon fils fait des crises d’angoisse, elle a eu cinq jours d’ITT après cette intervention. C’est moralement très compliqué.»

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06.03.2026

Plaintes refusées ou bâclées, biais sexistes et propos culpabilisants : aujourd’hui encore, les femmes qui ont le courage de porter plainte pour dénoncer les violences sexuelles et/ou conjugales qu’elles subissent se heurtent parfois à un traitement judiciaire source de victimisation secondaire. Pour la présidente du Collectif féministe contre le viol, Emmanuelle Piet, l’accueil des victimes par les forces de l’ordre en 2026 reste « une loterie ». Parallèlement, le nombre de victimes de violences conjugales enregistrées chaque année en France par les forces de l’ordre a doublé en l’espace de dix ans, pour dépasser la barre des 270 000 en 2024. Or seule une victime sur six franchit la porte d’un commissariat, selon le ministère de l’Intérieur. Le nombre de personnes se disant victimes de violences sexuelles (physiques et non-physiques) a lui augmenté de 16 % entre 2022 et 2023, d’après le SSMSI, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, et seulement 7% d’entre elles portent plainte.Ouverture dans un nouvel onglet Les raisons les plus fréquentes invoquées sont que « cela n’aurait servi à rien », ou encore que le témoignage n’aurait pas été « pris au sérieux » par la police ou la gendarmerie.
Depuis le Grenelle contre les violences conjugales fin 2019, la formation des policiers et gendarmes a pourtant été renforcée, des dispositifs ont été créés pour accueillir et protéger les victimes, à l’instar du Tableau d’accueil confidentialité dans les commissariats, de la grille d’évaluation du danger ou encore de la possibilité de déposer plainte à l’hôpital. Les bracelets anti-rapprochement et les téléphones grave danger ont été multipliés, les ordonnances de protection davantage déployées. Plus de 180 000 policiers et gendarmes ont été formés à la prise en charge des violences intrafamiliales depuis 2020 estime le gouvernement. Et si tous les policiers sont aujourd’hui formés sur les violences intra-familiales (VIF) et les violences sexuelles et sexistes (VSS) en formation initiale assure le ministère de l’Intérieur, cette formation d’une trentaine d’heures reste très limitée. Quant à la formation continue, elle se fait sur la base du volontariat et reste tributaire des manques d’effectifs mais aussi des impulsions départementales.
En Ile-de-France, le centre Hubertine Auclert centre de promotion de l’égalité femmes-hommes associé à la région Île-de-France,
qui coordonne depuis 2022 des formations destinées aux policiers nationaux et municipaux, ainsi qu’à la gendarmerie. Des formations assurées par des associations de terrain d’Ile-de-France dont l’expertise n’est plus à démontrer, comme les CIDFF, les centre d’informations sur les droits des femmes et des familles, dans l’objectif notamment de renforcer la coopération et le liens entre effectifs de police et associations. Sauf qu’en mai 2025, la Préfecture de police de Paris a arrêté ses subventions de l’ordre de 94 000 euros au Centre Hubertine Auclert sans donner d’explications officielles indique sa présidente, Charlotte Baelde, quand bien même la formation des forces de l’ordre fait partie des compétences de l’Etat. Désormais, seuls les policiers municipaux d’Ile-de-France continuent d’être formés via ce dispositif.
Est-ce parce que les policiers veulent désormais se former entre eux, entre fonctionnaires ? C’est ce qu’indiquent certains agents. L’un des policiers interrogés indique ces formations assurées par les associations de terrain « à la tradition féministe » n’étaient pas toujours appréciées par certains de « ses collègues » y compris les plus jeunes, « rentrés dans la police avec une logique d’affrontement et de combat et qui ne partagent pas la même vision de la société. Certains types de discours n’ont plus envie d’être entendus. »
Si certains agents sont davantage formés, comme ceux de la PNAV, la plateforme d’accompagnement des victimes, ou ceux des Brigades de protection de la famille, le rôle des policiers exerçant en police-secours est pourtant essentiel. En temps que primo-intervenants, ils sont « les yeux de l’officier de police-judiciaire » et doivent savoir analyser ce qui se joue dans leurs multiples interventions à domicile, alors que les forces ont réalisé 244 000 interventions à domicile pour violences conjugales en 2024, soit une toutes les deux minutes. Les premiers actes d’enquête, de la prise de la plainte au recueil des preuves sont également primordiaux pour faire aboutir des procédures judiciaires. Autant de points sur lesquels insistent les intervenants extérieurs, magistrats comme médecins-légistes, lors des formations aux violences conjugales dispensées aux policiers en exercice.
Téléphones grave danger, ordonnances de protection : des dispositifs insuffisamment déployés
Mais il arrive que le danger encouru par une victime de violences conjugales ne soit pas correctement évalué. Depuis 2024, le nombre de féminicides repart à la hausse. Or près de la moitié des 107 femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2024 (d’après les chiffres officiels) avaient pourtant signalé les violences et les menaces qu’elles subissaient à la police ou la gendarmerie. Des « défaillances » au sein de la chaine judiciaire, dont les policiers et gendarmes sont les premiers maillons, et à l’issue desquelles de plus en plus de familles de victimes de féminicides assignent l’Etat pour faute lourde.
L’invitée de ce Grand Reportage est Ernestine Ronai, engagée depuis quarante ans contre les violences faites aux femmes. Ancienne coordinatrice nationale de la lutte contre les violences faites aux femmes de janvier 2013 jusqu’à 2017 au sein de la MIPROFOuverture dans un nouvel onglet, la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, elle a créé le premier Observatoire départemental des violences faites aux femmes en Seine-Saint-Denis en 2002. Elle préside le Comité national de pilotage de l’ordonnance de protection et coordonne le Diplôme universitaire « Violences faites aux femmes » à l’Université Paris 8. Ernestine Ronai continue de former les gendarmes au centre national de la gendarmerie nationale.

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05.03.2026

Alors qu’ils étaient sortis boire un verre entre collègues, un agent de la police technique et scientifique, âgé de 46 ans, a agressé sexuellement une contractuelle de 24 ans, de retour au bureau, au commissariat de Strasbourg. Tape sur les fesses, main dans le dos et les cheveux, câlin torse nu…

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05.03.2026

La journaliste Léane Alestra appelle à documenter systématiquement les dispositifs policiers et à rendre politiquement coûteuse la complicité avec des groupes comme Némésis ou Nous Vivrons.
Depuis 2019, le groupuscule identitaire Némésis tente d’imposer sa présence dans les manifestations féministes parisiennes. Trop marginal pour mobiliser seul, il parasite des cortèges massifs depuis #MeToo, entouré d’hommes issus des sphères néonazies chargés d’en assurer la protection.
Après le 7 octobre 2023, Nous Vivrons s’invite à son tour dans les mobilisations féministes en instrumentalisant les violences sexuelles commises par le Hamas au service d’une ligne inconditionnellement pro-israélienne. Le 8 mars 2024, le groupe défile avec une cinquantaine d’hommes cagoulés et armés constituant un service d’ordre menaçant. Pour la première fois, des hommes armés occupent durablement l’espace d’une manifestation féministe.
Le 22 novembre 2024, Némésis et Nous Vivrons bénéficient d’un dispositif policier commun pour essayer d’infiltrer la marche contre les violences sexistes et sexuelles. En janvier 2025, Bruno Retailleau affiche publiquement son soutien à Némésis. Le 7 mars, il tente d’interdire la marche de nuit féministe ; l’interdiction est levée par la justice in extremis. Le lendemain, les manifestantes bloquent la place de la République pour refuser de défiler avec ces groupes, toujours protégés par des fourgons de CRS.
Le 22 novembre 2025 marque un nouveau seuil : plus d’une centaine de CRS et une cinquantaine d’agents de la brigade de répression de l’action violente motorisée (BRAV-M) tentent de garantir leur intégration. L’asymétrie étatique est par ailleurs particulièrement flagrante. Qui a déjà vu 150 CRS et 50 agents de la BRAV-M escorter un groupe antifasciste au milieu des néonazis du 9 mai ? Personne. Au contraire, le 9 mai dernier, la contre-manifestation antifasciste a été interdite, et les militant·es de gauche qui se rendaient au rassemblement d’extrême droite ont été nassé·es par la police pendant des heures.
Par Némésis et Nous Vivrons, l’objectif de l’État est donc clair : imposer de force, à grand renfort policier, des organisations racistes contre le mot d’ordre et le consentement des organisatrices. Il s’agit ainsi d’une police politique. En effet, depuis 2024, l’État avance à coups de bélier – un bélier qui frappe, revient, insiste, dans l’espoir de créer une brèche dans un des mouvements sociaux les plus dynamiques de notre période.
Mais, plus encore, le but est de broyer toute mobilisation sociale. C’est pourquoi les féministes nous avertissent depuis deux ans : ce qui est testé par l’État sur elles risque de devenir une procédure générale. Si le bélier s’installe ici, il frappera demain le 1er Mai, les mobilisations étudiantes, puis chaque espace où la rue échappe encore partiellement au contrôle du pouvoir.
Un bélier cherche une porte. Il exploite les failles, les divisions, les ambiguïtés. Celles du féminisme sont connues : la tentation d’un féminisme sécuritaire, la hiérarchisation raciale des violences, la tentation de la respectabilité institutionnelle…
Face à ces enjeux, la riposte doit être claire : exiger collectivement que les groupes Némésis et Nous Vivrons ne soient pas admis dans les manifestations féministes. En effet, rien ne les empêche d’organiser leurs propres rassemblements, avec leurs mots d’ordre, plutôt que d’investir des espaces qui s’opposent explicitement à leurs positions.
Mais il nous faut aussi documenter systématiquement les dispositifs policiers et rendre politiquement coûteuse la complicité d’un État qui escorte des organisations d’extrême droite. Et, surtout, être toujours plus nombreuses et nombreux aux rassemblements féministes. Puisque certes un cordon policier peut protéger un groupuscule ; mais il ne peut l’imposer à une marée compacte.
La Pride de juin dernier en a apporté la preuve. Lorsque le ministre de l’Intérieur a tenté d’imposer la présence du groupe pro-Zemmour Éros – qui qualifiait la marche des Fiertés de « marche des déchets » – l’unité des organisations et les 500 000 personnes dans la rue ont fait reculer la préfecture. Le dispositif était prêt mais il n’a pas été déployé, parce que le rapport de force l’a neutralisé.
À nous de décider si nous restons une porte ou si nous décidons de faire front, pour de bon.
Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !
C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. Et c’est ce que nous faisons chaque jour dans l’Humanité.
Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine : soutenez-nous ! Ensemble, faisons entendre une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.
Je veux en savoir plus.
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05.03.2026

Depuis 2023, un mystérieux policier multiplie les  » PV à la volée  » en Seine-et-Marne, sans jamais arrêter les conducteurs. Une pratique légale mais très contestée.
Sur une route allant du Val-d’Oise à la Seine-et-Marne, des automobilistes ont reçu chez eux des avis de contravention pour des dépassements jugés dangereux ou l’oubli de clignotant, assortis de retraits de 3 points et d’amendes de 135 euros.
Ces procès-verbaux sont dressés sans aucune interception, selon la procédure dite des « PV à la volée », qui permet de sanctionner certaines infractions au Code de la route sur simple constat visuel de l’agent.
Un collectif d’automobilistes en colère
Face à la multiplication des témoignages, un collectif d’usagers s’est constitué sur Facebook pour confronter les expériences et analyser les procès-verbaux reçus. Rapidement, les membres constatent que l’immense majorité des contraventions semble avoir été commise par le même policier, issue d’un service seine-et-marnais, à des horaires récurrents correspondant visiblement à ses déplacements domicile – travail.
Le groupe dit vouloir saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) afin de dénoncer ce qu’il considère comme un usage abusif, voire détourné, d’une prérogative pourtant prévue par la loi et qui pour une grande majorité, des infractions non constituées.
En attendant, les contestations s’accumulent auprès des autorités compétentes en Seine-et-Marne et dans le Val-d’Oise, nourrissant un climat de défiance chez des automobilistes qui ne se sont jamais vus arrêter ni notifier sur le bord de la route d’infractions supposées.
Nacer* fait partie de ces conducteurs stupéfaits : il découvre trois avis d’infraction qu’il affirme « n’avoir jamais commises et qu’il a contestées immédiatement auprès de l’officier du ministère public (OMP) de Meaux ». (…) Ce policier a un vrai problème. C’est le shérif de la route mais il fait n’importe quoi, il invente les délits. Il veut être le meilleur verbalisateur de France ou quoi ? J’ai équipé depuis mon véhicule d’une caméra pour prouver ma bonne foi.

(…)

La petite commune de Villevaudé a, elle aussi, découvert la réalité de ces PV en série. À l’automne 2023, de nombreux habitants signalent au premier magistrat de la ville la réception de contraventions pour non-respect de stop ou autres infractions, toujours sans interception, déclenchant une vague d’indignation.
Nicolas Marceaux, maire de Villevaudé, s’est alors tourné vers le préfet de Seine-et-Marne pour demander des explications sur l’action de ce policier agissant seul, en civil. La réponse reçue mettait en avant l’objectif de lutte contre la délinquance routière, arguant que la verbalisation contribuait à faire baisser le nombre de blessés et de tués sur les routes, sans remettre en cause la légalité de la méthode.
Une rencontre tendue avec les CRS
Après une accalmie, les habitants de Villevaudé commencent à recevoir de nouveaux avis de contravention à la fin de l’année 2025, ravivant les inquiétudes. Le maire parvient alors à identifier le service de rattachement de l’agent et obtient finalement un rendez-vous d’une heure, via le Préfet, avec le commandant de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) autoroutière de Pomponne et l’un de ses collaborateurs, chargés de la surveillance du secteur.
À sa grande surprise, l’élu découvre que c’est ce même commandant qui est l’auteur de l’ensemble des « PV à la volée », depuis son véhicule banalisé, sans jamais procéder à l’interception des conducteurs. Le commandant de la Compagnie assure que son action est parfaitement légale et justifie l’absence d’arrêt des véhicules par des impératifs de sécurité, ne pouvant intervenir seul.
Pédagogie contre la répression à distance
Pour Nicolas Marceaux, la méthode pose cependant un problème de fond : il défend une approche pédagogique de la sécurité routière, fondée sur des contrôles visibles et des échanges directs entre policiers et contrevenants.

(…)

L’utilisation des smartphones NEO dans le viseur
Le recours massif aux « PV à la volée » soulève également la question de l’utilisation des smartphones professionnels NEO (Nouvel Équipement Opérationnel), système qui équipe depuis 2016 les forces de l’ordre et qui leur permet d’accéder en temps réel aux nombreux fichiers informatisés, comme celui des personnes recherchées ou des antécédents judiciaires.
Ces smartphones permettent notamment de verbaliser de manière dématérialisée. Des restrictions ont ainsi été rappelées pour limiter les verbalisations prises en solo, hors service, ou dans des contextes où la neutralité et la sincérité de l’agent peuvent être mises en cause.

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05.03.2026

Un policier a envoyé, en deux ans et demi, près de 68 000 textos à la mère de sa fille, dont il s’est séparé. Des faits pour lesquels il a été jugé lundi au tribunal d’Évry.

(…)

Il sait qu’il risque gros pour avoir inondé son ex-compagne de dizaines de milliers de messages malveillants.

(…)

À l’époque, le prévenu se faisait déjà pressant. Il lui faisait des remarques quotidiennes sur son apparence, sur ses tenues vestimentaires.
Il lui envoie près de 85 messages par jour en moyenne
Le moindre regard, une conversation anodine pouvaient tourner au drame, sans qu’il se montre violent physiquement. Il n’en avait pas besoin. La jeune femme était sous son strict contrôle.
Elle devait obéir, respecter ses instructions multiples, céder à ses avances sexuelles.

(…)

Il lui envoie en moyenne près de 85 messages par jour, sans s’arrêter, dont le contenu, souvent horrible, est difficile à relater.

(…)

Sur le banc des parties civiles, la victime reste muette, incapable de s’exprimer, la tête baissée, elle a du mal à respirer, comme si la vue de son ex la plongeait encore dans un état de sidération.

(…)

C’est son avocate qui a pris la parole à sa place : « Votre objectif était de soumettre votre compagne. Elle attendait aujourd’hui que vous lui présentiez au moins des excuses. Mais vous en êtes incapable. Vous vous présentez comme la victime dans ce dossier. C’est désarmant », l’a-t-elle fustigé en décrivant les dommages toujours présents dans la vie quotidienne de sa cliente.
Le procureur de la République n’est pas allé jusqu’à demander que le prévenu soit révoqué de la police nationale dans ses réquisitions, s’appuyant notamment sur ses états de service soulignés par sa hiérarchie.
Le tribunal a condamné le prévenu à deux ans d’emprisonnement avec sursis.

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27.02.2026

Le fonctionnaire, en poste à Saint-Denis, employait sa victime au noir, dans l’Oise. Suite à un différend, il l’a menacée de mort avant d’être interpellé. Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis.

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27.02.2026

Le 14 juin 2025, au départ d’une manifestation de soutien au peuple palestinien, place de la République à Paris, une action organisée par Extinction Rébellion (XR) a pris une tournure surréaliste. En l’espace de quelques heures, une pièce s’est jouée. Ses acteur·ices : sept activistes, un préfet de police adepte des réseaux sociaux, des centaines de policiers, des manifestant·es… et une statue.
Plusieurs mois après les faits, j’ai rencontré les activistes au cœur de cet événement singulier. Iels ont entre 25 et 53 ans et viennent pour la plupart de la région parisienne et de milieux sociaux et politiques très différents.

(…)

Au début de la manifestation du 14 juin, la branche francilienne d’XR choisit de réaliser une action symbolique : habiller la statue située place de la République d’un gilet aux couleurs du drapeau palestinien, portant l’inscription « Free Gaza ».
Le choix de cette statue n’est pas anodin. Haute de 9,5 mètres, cette Marianne debout est juchée sur un piédestal de pierre de 15,5 mètres. Dans sa main droite, un rameau d’olivier ; dans la gauche, une tablette gravée « Droits de l’Homme ». Le monument s’élève sur un large socle, relativement accessible, culminant à environ quatre mètres. C’est depuis ce socle que les grimpeurs, équipés de cordes et de harnais, entament l’ascension vers la partie supérieure de la statue.
Peu après le départ du cortège, les activistes se hissent sur le socle. Aussitôt, une dizaine de policiers se positionnent en contrebas et les encerclent. Malgré l’intervention d’un militant resté en bas et chargé d’expliquer le déroulement de l’action, la réponse des forces de l’ordre est immédiate : « Cela dégage ! »
Pris au piège
Le ton est donné. Les policiers leur ordonnent de descendre. Du fait de la hauteur du socle, ils ne peuvent pas intervenir directement, et aucune négociation ne semble possible, comme le résume l’un des grimpeur·ses :
« Au bout de trois secondes, ils ont compris ce qu’on faisait. On avait le matériel, ils [les policiers] ne voulaient pas ça. »
L’apparition de ce qu’iels décrivent comme une « nasse » les sidère. Aucun·e n’en comprend la raison. L’action est pourtant connue et maîtrisée. C’est la quatorzième fois sur cette statue qu’iels mènent ce type d’action, et la troisième fois de l’année.
En temps normal, montée et descente prennent environ une heure. Les grimpeur·ses sont aguerri·es à l’exercice et ne dégradent rien. Certain·es ont même prévu de rejoindre la manifestation ensuite.

(…)

La réponse policière face à la solidarité militante
En fin d’après-midi, le camion d’une unité habilitée à monter sur la statue arrive. Spontanément et contre toute attente, les soutiens encore présents se positionnent devant la statue et font barrage. Pour les activistes, ce moment est incroyable :
Voir les gens d’un coup qui se mettent à bloquer : c’est un de mes plus grands fantasmes. Des citoyen·nes qui font front et qui empêchent la police de mettre son échelle sur la statue.
Malheureusement les forces de l’ordre répondent à ce moment d’espoir par une première charge qui repousse les soutiens. Plusieurs charges similaires ont lieu par la suite, élargissant progressivement le périmètre policier et isolant peu à peu les activistes. Ce moment a été très éprouvant, comme le souligne l’une d’entre elleux :
Avec les camarades, on a fait front ensemble. Mais les gens en bas, c’était trop : j’étais au bout de ma vie.
J’avais l’impression d’être responsable parce que c’était l’action qu’on menait. Alors que ce n’est pas notre faute si on a des policiers qui tapent à tout bout de champ. J’ai vu des gens par terre, j’ai vu un camarade se faire martyriser par 6 policiers au sol. De voir tous les gens, de se dire qu’iels se sont fait massacré·es. Franchement, c’était vraiment dur.
J’en veux énormément à la police.
Iels sont unanimes : dans un cadre non violent et sans aucune provocation, les forces de l’ordre répondent de manière violente. L’un d’elleux résume les faits :
Il y a juste un ordre qui est donné, il y a des mouvements policiers, il y a des coups de matraque, il y a des gaz lacrymogènes. Il n’y a pas de facteur déclencheur autre qu’un ordre qui est reçu, qui descend et qui met en branle ce rouleau compresseur qui ratisse la place. Je ne sais pas comment dire cela mais c’était très sale ce qu’il s’est passé.
Violences et arrestations
Une fois la place vidée, après de nouvelles injonctions à descendre et une tentative infructueuse d’escalade des policiers spécialisés, l’arrivée d’un camion de pompiers équipé d’une nacelle précipite la fin de l’occupation.
Voyant la nacelle s’élever, les militant·es se rassemblent, assis·es, s’agrippant les un·es aux autres, formant ce qu’ils appellent une « tortue ». Ultime acte de résistance pour ralentir l’évacuation.
Arrivés sur la plateforme grâce à la nacelle, les policiers s’attaquent immédiatement à la tortue. L’un des militant·es résume :
Ce n’est pas possible de défaire une tortue ou alors cela prend beaucoup trop de temps si on ne veut pas faire souffrir les gens qui la font. Ils ont essayé pendant 10 minutes puis ont commencé à être violent, à étrangler les gens, à s’agenouiller sur la poitrine de certaines personnes, à faire des clés de bras et à menacer.
Ce sont un peu les limites de notre stratégie de désobéissance civile non violente. A un moment donné, quand ils n’ont plus de limites et qu’ils se disent qu’ils vont être violent à outrance, cela ne marche plus.
Tous·tes font état de violences à leur encontre et d’une volonté des policiers d’instaurer un sentiment durable de peur et d’insécurité. Iels évoquent des phrases telle que : “Toi je vais t’étrangler jusqu’à ce que tu t’endormes” et des menaces de tir de LBD à bout portant. Cette approche est contre-productive comme le souligne l’un des activistes :
On a refusé d’agir devant cette menace-là et cela nous a fermé encore plus dans notre position de rester là-haut.
Certain·es ont encore des séquelles physiques, tel qu’un coccyx déplacé ou des poignets abîmés.
Iels résument l’évacuation ainsi :

(…)

Tous les activistes arrêtés, la police charge les manifestants restés sur la place, faisant usage de gaz lacrymogènes. Elle a ensuite pris soin de faire disparaître toute trace de l’action.

(…)

Après l’intervention policière et l’évacuation de la place, les activistes sont conduit·es au commissariat. Sur place, iels sont regroupé·es dans une petite salle où iels attendent d’être interrogé·es, puis séparé·es et placé·es en cellule. Le sentiment d’injustice, mêlé à celui de l’angoisse, remplace désormais la peur ressentie durant l’interpellation. Iels le résument en ces termes :

(…)

Face à ce flou, les interrogatoires commencent. Selon les activistes, les officiers de police judiciaire (OPJ) cherchent à formuler des motifs d’inculpation. Les questions sont volontairement orientées : “Est-ce que vous pensez que le drapeau de la Palestine est compatible avec les valeurs de la République française ?” Questions auxquelles les activistes répondent par : « Je n’ai rien à déclarer. »

(…)

Encore aujourd’hui, pour l’activiste, cela reste incompréhensible :
« Ils sont partis hyper loin alors qu’on a juste mis un gilet. On a fait des vidéos de 2 minutes et on est descendu. Je ne comprends pas trop.

(…)

Privation de liberté et poursuites judiciaires

(…)

Après avoir été incarcéré·es le maximum de temps permis à ce stade, nos sept activistes sont passé·es en comparution immédiate le mardi 17 juin 2025, en attendant leur audience prévue deux mois plus tard, le 19 août devant le tribunal judiciaire de Paris.
Iels ont été soumis à un contrôle judiciaire particulièrement strict, généralement réservé au grand banditisme : interdiction de contact entre elleux, interdiction de se rendre place de la République, obligation de se présenter toutes les deux semaines au commissariat et interdiction de manifester.
Les motifs finalement retenus contre elleux par la police sont : mise en danger de la vie d’autrui (celle des policiers…), rébellion en réunion contre des personnes dépositaires de l’autorité publique, refus de se soumettre à des relevés signalétiques (empreintes) et, pour l’un des activistes, refus de transmettre le code de son téléphone.
Dès l’audience du 19 août, la procureur a requis leur relaxe du chef de « mise en danger de la vie d’autrui », celui-ci considérant que, bien que périlleuse, l’intervention des policiers rentrait dans le cadre de leurs missions.
Le 10 septembre, jour de leur jugement, iels seront relaxé·es de l’ensemble des charges retenues contre elleux. Le tribunal a considéré que leur interpellation n’était pas fondé, notamment en l’absence de flagrant délit caractérisé. Cela a été un soulagement pour chacun d’eux, mais aussi une source de frustration :
Tu sors après le délibéré du jugement et on te dit “ben voilà nullité de l’interpellation”.
Ben voilà ciao, on passe à l’affaire suivante. Et du coup, on fait quoi des deux mois et demi qui viennent de passer où on n’a pas pu se voir, on n’a pas pu faire nos trucs, on n’a pas pu manifester, on n’a pas pu organiser les événements qui allaient arriver !
Tu sors sans un merci, sans un au revoir, sans rien. C’est vraiment très frustrant, un goût d’inachevé.
La Garde à Vue comme arme politique
L’illégalité de l’interpellation souligne une réalité décrite par l’un des militant·es : l’utilisation de la Garde à Vue (GAV) comme arme politique :
Ils n’avaient pas le droit, mais juste, ils font ce qu’ils veulent. Comme on gagne beaucoup de nos procès en ce moment, j’ai l’impression qu’ils utilisent la GAV comme un outil répressif.
Ils nous gardent le plus longtemps possible. Moi, je le vis vraiment comme ça, pour que ce soit décourageant, traumatisant.
Comme ils ne peuvent pas nous sanctionner au niveau juridique, au moins ils nous enferment un peu.

(…)

Que penser lorsque l’État fait usage de violence pour instiller la peur à l’encontre de citoyens non violents ?
Que penser des trois jours de privation de liberté, des deux mois de contrôle judiciaire strict imposés sans motif retenu par la justice ?
Enfin, que penser des moyens de l’État : police, secours, administration et justice mobilisés ce jour-là et pendant des mois, pour une affaire finalement jugée sans fondement, sous l’autorité d’un préfet de police qui deviendra quelques mois après ministre de l’Intérieur ?
Photoreportage de Julien Gate.

Article de presse gratuit disponible

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27.02.2026

« Alors que l’IGPN avait conclu en une violation de la loi et que le parquet avait requis un procès à l’encontre du gardien de la paix, la chambre de l’instruction vient de donner un blanc seing au policier. La famille demande justice »

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26.02.2026

Courtney, victime américaine de Jeffrey Epstein et de Jean-Luc Brunel, n’a jamais été contactée par les enquêteurs français ou américains. Elle a pourtant raconté dans les médias, en 2019 puis 2020, les agressions sexuelles qu’elle a subies à Paris.

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26.02.2026

Il y a un an, alors qu’il est tranquillement assis au pied d’un immeuble, il a le malheur de croiser un équipage de police. Un des agents lui hurle immédiatement «Eh babouin ! Eh macaque !» en courant dans sa direction. Dans un déferlement de violence gratuite, Ousmane va alors recevoir de ce même policier un torrent d’insultes ainsi que deux coups de poing au visage, avant d’être menotté. La scène, insoutenable, dure 16 longues minutes.
Lors de la rédaction du procès-verbal consécutif à l’interpellation, le policier écrira pourtant que l’adolescent a essayé de s’enfuir à plusieurs reprises et va même jusqu’à porter plainte pour «violences et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique».

(…) Loin d’être anecdotique, ou le fruit d’une énième «brebis galeuse», cette violence d’État est bien le produit d’un système entier fondé sur la violence, l’impunité et l’omerta généralisée.

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26.02.2026

Matthieu R., 34 ans, policier à l’époque au sein de la Brigade anticriminalité (BAC) et présent jeudi, a « sciemment rédigé un faux » et « ne pouvait ignorer les modalités du déroulement de l’interpellation »

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25.02.2026

 

Les images de cette femme aux cheveux gris entourée de policiers, d’abord debout avec un drapeau arc-en-ciel puis inanimée au sol après la charge, avaient fait des remous, tout comme les efforts des autorités pour tenter de disculper la police ou les propos du président Emmanuel Macron souhaitant « une forme de sagesse » à la septuagénaire.

Victime de multiples fractures, en particulier au crâne, Geneviève Legay était restée deux mois à l’hôpital. Elle en garde des séquelles : plus d’odorat, ouïe et goût perturbés, 45 séances de kiné pour retrouver un peu d’équilibre et un long suivi psychologique.

En mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné Rabah Souchi à six mois de prison avec sursis pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique ».

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21.02.2026

Le policier auteur d’un tir ayant blessé un homme de 26 ans à Angers a été mis en examen pour « violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique », a annoncé ce samedi soir le procureur de la République, Eric Bouillard, dans un communiqué.

(…) De son côté, le jeune homme blessé a été hospitalisé puis placé en garde à vue.

(…) Une information judiciaire a également été ouverte à son encontre et il a été placé en détention provisoire.

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21.02.2026

Soignée ce jour-là aux urgences de l’hôpital, la fonctionnaire de police a tenté de procéder à un contrôle d’identité, allant pour cela jusqu’à solliciter le soutien de ses collègues.

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20.02.2026

Le fonctionnaire avait pris la fuite après avoir heurté avec une violence inouïe les deux jeunes gens qui circulaient à trottinette. L’interdiction d’exercer sa profession, qui avait été requise, a été écartée par le tribunal.

(…) Fortement alcoolisé – son taux serait mesuré une heure et demie plus tard à 0,83 mg/L d’air expiré, soit presque 2 g/L de sang – il avait percuté deux frères de 16 et 23 ans qui circulaient à trottinette sur l’avenue de Hambourg à Marseille (8e), roulant sur l’un et traînant l’autre, coincé sous sa voiture, sur près de 200 m. Il avait ensuite pris la fuite, roulant dangereusement sur plus de 6 km et heurtant une voiture avant d’être arrêté par un mur et interpellé.

(…) Une position qui avait frustré le père des deux jeunes gens grièvement blessés, « brisés dans leur jeunesse et handicapés à vie »

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18.02.2026

La policière avait filmé les images de vidéosurveillance montrant les violences commises par une de ses collègues dans les sous-sols du tribunal judiciaire.

(…) De fait, la scène a été filmée. Sur les images de vidéosurveillance, qu’Amandine G. enregistre dans la foulée avec son téléphone, la gardienne de la paix Mathilde C., équipée de gants coqués, enchaîne plusieurs coups de poing sur le déféré, toujours tenu au sol.

(…) Pendant neuf mois, la vidéo enregistrée par Amandine G. aurait circulé dans le service sans que personne ne la transmette à l’autorité judiciaire, installée quelques étages au-dessus.

(…) La machine judiciaire s’enclenche également contre Amandine G., lorsque l’autrice des coups porte plainte contre elle pour diffamation et « diffusion d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ». En interne, les syndicats s’en mêlent et un groupe composé du compagnon policier de Mathilde C., de son supérieur hiérarchique et de « deux-trois » collègues de cette dernière met la pression à Amandine G. pour connaître l’identité de la taupe auprès de StreetPress. Il n’a pourtant « été trouvé aucune trace de transmission à d’autres personnes », relève la juge assesseure. La policière, « mise de côté toutes les nuits » par ses collègues, doit demander à changer de service, avant d’être mutée au commissariat de Vincennes (94).

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14.02.26

L’homme grièvement blessé mercredi par un tir d’un policier après avoir menacé d’un couteau un chauffeur de bus à Paris est décédé samedi des suites de ses blessures, a-t-on appris de source proche du dossier. L’homme avait été transporté à l’hôpital avec un pronostic engagé.

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11.02.2026

La police française brutalise, traque, harcèle et mutile déjà les migrant·es aux frontières quotidiennement. L’agence Frontex, le pendant de l’ICE en Europe, est complice de naufrages d’embarcations en mer Méditerranée. Au moins 32.000 personnes sont mortes noyées en tentant la traversée depuis 2014. Des victimes sans sépulture, condamnées à l’oubli. Des arrestations de masse d’exilé·es sont organisées dans toute la France.

(…) Ce mardi 10 février 2026, c’est à Nantes que le préfet a organisé une grande opération policière à grand coup de projecteurs médiatiques, et avec la complicité de la mairie PS. La presse locale, ou plutôt le torchon Ouest-France, titrait avec un certain enthousiasme dans ses colonnes : «Mobilisation policière XXL et interpellations en série en centre-ville de Nantes ce mardi».

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31.01.2026

(…) Si l’impossibilité de manifester ce samedi laisse un goût amer, la situation est tout de même révélatrice de l’époque : l’extrême droite et les syndicats policiers n’ont aucune base populaire réelle, aucun vrai soutien dans la rue. Mais ils bénéficient d’appuis écrasants dans les médias et au sommet du pouvoir. Ainsi que d’un armement et d’une impunité totale garantis par l’État. Si le syndicat Alliance n’était pas le bras armé du gouvernement, il ne représenterait rien. Mais le régime ne tient que par sa police.

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18.01.2026

Il aura fallu 7 ans d’attente, de larmes, de persévérance et de combat au père d’Allan Lambin pour que le procès de quatre policiers se tienne devant le tribunal correctionnel de Rennes ce lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 janvier 2026.

(…) Selon le père, ils auraient été maltraités par les policiers, recevant des coups et son fils étant violemment plaqué au sol.

(…) Ausculté par un médecin à son arrivée au commissariat, Allan est déclaré apte à être placé en garde à vue. Quelques minutes plus tard, les images de la vidéosurveillance le montrent à terre, la tête contre le mur, sans bouger. Le jeune homme est mort d’un syndrome asphyxique avec hémorragie.

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16/.01.2026

D’après les personnes qui ont assisté à la scène Hacen Diarra était en train de boire un café « lorsque la police est venue vers lui, l’a interpellé, puis violemment frappé ». Ladji Sako corrobore ses témoignages et ajoute : « il y avait du sang partout sur le sol ».

Mais alors que l’interpellé blessé à l’arcade, était dans l’attente de son transport à l’hôpital « il est tombé du banc où il était installé » et, malgré l’intervention des secours, est décédé selon les premiers éléments.

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16.01.2026

La librairie café parisienne Violette and Co, spécialisée dans la littérature féministe et LGBTQI +, a été perquisitionnée ce mercredi 7 janvier par les forces de l’ordre et un procureur de la République. Les policiers étaient à la recherche d’un livre de coloriage sur la Palestine.

(…) Selon le communiqué publié sur les réseaux sociaux de la librairie spécialisée dans la littérature féministe et LGBTQI +, le local « a fait l’objet d’une fouille méthodique : rayonnages inspectés, cartons de livres ouverts un à un, réserves et salle de pause fouillées ». L’ouvrage n’étant plus en stock, les forces de l’ordre sont reparties bredouilles.

(…) Les propriétaires de la librairie café ont été convoqués au commissariat, le jeudi 22 janvier, pour une audition libre.

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16.01.2026

Le lieu était occupé depuis la veille par des migrants dans le cadre d’une « occupation amie », acceptée par l’association gestionnaire du site.

(…) Selon Mathilde, militante présente sur place, le groupe comptait notamment « 13 enfants de moins de 14 ans et une dizaine de mineurs étrangers non accompagnés » hébergés dans le centre social.

(…) Lors de l’intervention, un contrôle d’identité a été effectué sur les personnes présentes. D’après plusieurs témoignages, sept mineurs non accompagnés ont ensuite été conduits au commissariat central. Mathilde décrit une intervention qu’elle qualifie de « brutale », affirmant que « les mineurs étrangers n’ont reçu aucune explication » et que « certains ont été traînés au sol alors qu’ils étaient paniqués ».

(…) Dans un communiqué, l’association Utopia 56, qui vient en aide aux migrants, dénonce une « évolution des pratiques institutionnelles ». Suzanne, coordinatrice de l’antenne rennaise, évoque « une nouvelle limite franchie par les institutions, du jamais vu à Rennes », et décrit un climat de « peur et d’angoisse » lors de l’évacuation, qu’elle contraste avec des opérations précédentes.

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16.01.2026

Derrière le volant, Bac Fend, un policier de la Brigade anti-criminalité de Créteil (Val-de-Marne) devenu influenceur, diffuse des images captées sur ses heures de travail.

(…) Le policier diffuse des courses-poursuites où les pointes à plus de 100 km/h en centre-ville sont monnaie courante, et le trafic infernal du périphérique un circuit où tutoyer les 160 km/h, en dépit des risques associés à de telles vitesses.

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14.01.2026

La victime qui se rendait à son arrêt de bus avait été agressée par un homme encagoulé et armé d’un couteau, qui l’avait forcée à monter dans sa voiture

(…) Un policier du commissariat d’Angoulême, soupçonné de l’enlèvement et du viol d’une adolescente de 17 ans sous la menace d’un couteau l’an dernier à Nersac (Charente)

(…) D’après le quotidien, deux femmes ont été agressées dans des conditions similaires ces dernières semaines dans la même commune de Nersac.

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13.01.2026

D’après nos informations, la brigade de nuit de la Police Nationale a croisé un véhicule feux éteint aux alentours de 3 heures du matin et lui a fait signe de s’arrêter.

(…) La CRS autoroute est en charge de l’enquête.

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13.01.2026

 

Un policier a blessé par balle un adolescent au thorax en plein centre-ville de Carcassonne, lundi 12 janvier, en après-midi. Un véhicule, avec plusieurs personnes à bord, aurait foncé sur les forces de l’ordre après un refus d’obtempérer. L’un des policiers a alors ouvert le feu.

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13.01.2026

Manifestement, elle ne fuit pas les policiers qui la rattrapent rapidement. En arrivant à sa hauteur, un premier fonctionnaire en civil se jette sur elle, le coude en avant, et la fait brutalement chuter à terre. Lorsqu’il s’écarte, un second asperge à deux reprises avec du gaz lacrymogène la manifestante, recroquevillée au sol, avant de reprendre sa course. Ces deux policiers, respectivement major et brigadier de la Bac 11, ne sont pas poursuivis par le parquet de Paris.

(…) Alors qu’elle se relève difficilement, encore soutenue par un autre manifestant, le gardien de la paix la frappe avec son bouclier au niveau de la tête, la projetant à nouveau dans les sacs poubelle, puis reprend immédiatement sa course.

(…) Examinée aux urgences le 26 mars, elle souffre d’une commotion cérébrale et d’une fracture du nez. Retrouvée par StreetPress, elle témoigne deux ans après les faits d’une vie bouleversée, encore handicapée au quotidien par des migraines et crises d’anxiété laissées par la commotion cérébrale. Elle souffre notamment d’une vision floue et des vertiges qui nécessitent des soins de rééducation.

(…) « Il y avait un non-sens complet d’aller porter plainte à des policiers contre des policiers. Sur la vidéo, ils sont une dizaine à avoir vu ce qu’il s’est passé et sont partis en courant. Y’en a pas un qui s’est demandé comment j’allais. »

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12.01.2026

Ses tirs à l’encontre de deux manifestants contre la réforme des retraites en janvier 2020 n’étaient « ni nécessaire, ni proportionnée ».

(…) Le 9 janvier 2020, dans un cortège parisien qui s’était élancé trois heures plus tôt de la place de la République, alors qu’il est à environ deux mètres de Moukran S., un ancien gilet jaune âgé de 66 ans au moment des faits, le policier le vise au torse avec son lanceur LBD 40, et effectue un tir à bout portant.

Le manifestant s’effondre, avant d’être pris en charge par les street medics quelques minutes plus tard. Pour rappel, les LBD ne doivent être utilisés que si le tireur est entre 10 et 50 mètres de la cible, selon la doctrine de la police nationale.

Peu après, lorsqu’un épais nuage de lacrymogènes a envahi la rue, le policier tire à nouveau dans la poitrine d’un autre manifestant, Peter B., 41 ans au moment des faits.

(…) « T’en veux encore ? », lui avait alors lancé le gardien de la paix, 32 ans à l’époque, depuis muté dans une brigade anti-criminalité (BAC) d’Occitanie.

Dans sa décision, le tribunal correctionnel a justifié la condamnation à une peine d’emprisonnement avec sursis « simple » par « la prise en compte du contexte », en notant qu’il s’agissait d’une « énième journée de mobilisation nationale ». Comme si les violences policières en devenaient plus légitimes.

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12.01.2026

Les victimes présumées, une mère et son fils, expliquent que le voisin du dessus aurait jeté sur leur terrasse, depuis son balcon, une bouteille d’alcool vide, un morceau de rôti et la litière de son chat, avant de jeter une bombe de gaz lacrymogène, qui provoquera trois jours d’incapacité totale de travail pour la mère et son fils.

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11.01.2026

Arrivés dans l’allée des Mimosas, quatre à cinq fuyards décident d’enjamber une grille de portail pointue pour échapper aux forces de l’ordre. Mais l’un d’eux est agrippé par les policiers, qui font également usage d’un pistolet à impulsion électrique Taser. Le jeune homme parvient tout de même à se débattre et à prendre la fuite.

À l’arrivée des secours, le jeune homme, victime d’une hémorragie massive à l’artère fémorale, est en arrêt cardiorespiratoire. Malgré les tentatives de réanimation, il décède sur place.

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05.01.2026

Sortant de ses gonds, il avait projeté l’un des hommes à terre, lui occasionnant une plaie à la tête et 7 jours d’incapacité totale de travail. Il avait aussi donné un coup de pied à un autre, qui venait d’être maîtrisé par ses collègues, et violenté le troisième.

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02.01.2026

Selon plusieurs proches, il était poursuivi par un véhicule de police lorsque sa moto a percuté une camionnette dans une ruelle étroite. Il est décédé le 2 décembre après douze jours de coma.

(…) Selon Me Margot Pugliese, qui accompagne des proches du défunt, un témoin a déclaré à la famille « avoir assisté à la course-poursuite d’Abdulaï sur sa moto-cross par une voiture de police qui roulait à très vive allure derrière lui ».

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22/12/2025

Les soupçons de détournements de fichiers portés sur un brigadier-chef du commissariat de Levallois ont mené les enquêteurs à des arnaques et ramifications d’ampleur. Au cœur du dossier, le fils de ce policier est poursuivi pour avoir livré à des connaissances des informations confidentielles captées par son père, mis au point des escroqueries, notamment au crédit bancaire, et participé à la création d’une société d’arnaque aux encarts publicitaires où l’on retrouve le gratin de ce type d’affaires.

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20/12/2025

La vidéo produite par la caméra-torse de Karim B., explique la présidente du tribunal, n’a pas permis de savoir “si la balayette était un acte volontaire de violence illégitime ou une action adaptée et proportionnée”. Quant au procès-verbal mal rédigé, deuxième infraction reprochée au prévenu, les juges ont indiqué que la qualification n’était pas correcte et ont mis sur le compte de l’inexpérience ce qui était présenté par l’accusation comme un faux.

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20/12/2025

« Il a été intercepté par des passants, un monsieur a essayé de la bloquer avec une table, il est tombé et là, on a entendu trois ou quatre coups de feu »

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19/12/2025

« Si tu as besoin de savoir si tu es recherché ou si tu as une commission rogatoire, passe en privé. » Voici le message incrusté sur l’image d’un policier avec un bélier à la main que l’on pouvait trouver sur un compte Snapchat. Ce service atypique était proposé par une policière parisienne de 25 ans et son compagnon de 31 ans qui ont été déférés, mercredi, devant le parquet de Versailles (Yvelines), pour des faits de corruption passive et active et de détournement de fichiers de police.

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19/12/2025

Le véhicule est finalement retrouvé à environ 500 mètres. À l’intérieur, une passagère de 27 ans, grièvement blessée à la jambe par balles. Elle est immédiatement prise en charge et opérée en urgence. Son pronostic vital n’est pas engagé, mais le choc est immense.

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17/12/2025

Dans cette course-poursuite, une automobiliste a été percutée par un véhicule de la police. Son pronostic vital est engagé, révèlent les marins-pompiers à actu Marseille.

(…) La course-poursuite se poursuit sur l’avenue du Prado, mais à ce moment-là, au numéro 134, juste avant la station de métro Périer, le véhicule des policiers, après avoir franchi un feu rouge, percute la voiture d’une jeune conductrice. Cette dernière, âgée de 20 ans, a été transportée médicalisée et dans un état grave à l’hôpital.

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16/12/2025

Il est soupçonné d' »agressions sexuelles sur mineures, de corruption de mineure, ainsi que de détention d’images pédopornographiques et de détournement de données judiciaires.

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16/12/2025

Durant une enquête pour vol et détournement de données informatiques menée entre novembre 2024 et janvier 2025, les forces de l’ordre ont découvert des contenus pédopornographiques sur ses équipements numériques.

(…) L’enquête initiale concernait des faits commis lors de son passage à la préfecture, incluant vol de données et tentative d’intrusion dans les systèmes informatiques.

(…) Les autorités ont finalement opté pour une approche éducative plutôt que répressive.

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14/12/2025

L’un d’entre eux a été mis en examen pour corruption et écroué. Le second doit être convoqué par un juge en vue d’une mise en examen

C’est une affaire qui pourrait révéler un système de corruption important.

 

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12/12/2025

L’ancien policier de 55 ans risque 27 ans de réclusion pour ces violences sexuelles, qui auraient quasiment tous été commises au sein même du commissariat de Jolimont à Toulouse.

(…) il n’avait effectué que 21 jours de détention et comparaît donc libre, sous contrôle judiciaire.

(…) Le portrait lisse et appréciable dressé par l’enquêtrice de personnalité ne colle pas avec l’homme « misogyne » au management militaire que décrit sa collègue

(…) Suite au témoignage de la quinquagénaire, le brigadier-chef est d’abord entendu en audition libre par l’IGPN. De quoi faire tiquer les avocats des parties civiles, qui craignent un traitement de faveur lié à son poste.

(…) A titre de défense, lors de la garde à vue, il nous indique que ce n’est pas la première fois qu’il a des rapports dans son bureau puisque ça lui est déjà arrivé à deux reprises.

(…) Suite à ces témoignages, l’IGPN envoie un mail à toutes les femmes entendues par Stéphane R. entre 2017 et 2018 (période des trois viols présumés). Au total, 402 courriers sont envoyés. Sept femmes se signalent comme victimes potentielles, de comportements sujets à caution ou d’agressions sexuelles.

(…) Les avocats soulèvent une dernière question : les investigations de l’IGPN, pour tenter de retrouver d’autres victimes potentielles du brigadier-chef, ne concernent que les années 2017 et 2018. Pourquoi ne pas avoir remonté plus loin, fait remarquer Me Franck ? « Monsieur R. est dans la police depuis 1995, il faut faire des choix. »

« On a limité la recherche sur deux années, le reste, tant mieux pour Mr Ruffin ?, souffle Me Franck. Tant mieux pour lui aussi, les 21 jours de détention provisoire, et tant mieux aussi, l’absence de garde à vue initiale. »

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10/12/2025

Des supporters de Saint-Étienne assurent être repartis de Dunkerque samedi soir avec une vingtaine de blessés, après des heurts avec la police et l’usage de LBD.

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07/12/2025

Selon une source proche du dossier, le policier breton aurait alors « violemment attrapé une femme » puis l’a « fait chuter au sol ». Un acte qui lui aurait provoqué « un impact à la tête ».

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07/12/2025

Lors de la collision, l’individu a perdu l’équilibre et a lourdement chuté sur le bord du trottoir

(…) Le jeune homme âgé de 18 ans

(…) Victime d’un traumatisme crânien et d’une fracture du crâne, il a été pris en charge et transporté de toute urgence à l’hôpital par les secours. Son pronostic vital, engagé dès lors, a été stabilisé samedi 6 décembre.

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06/12/2025

Et en mai 2023, le juge rend une ordonnance de non-lieu. Corroborant la thèse de la légitime défense du policier. Une ordonnance de non-lieu confirmée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, le 6 juin. Mais Awa Gueye ne compte pas s’arrêter là : Je veux des réponses claires, une enquête correcte, sans mensonge. Le combat continuera tant que je suis vivante. Elle s’est donc pourvue en cassation. La date de l’audience n’est pas encore connue.

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05/12/2025

Le policier a été mis en examen pour «violences aggravées par trois circonstances (arme, réunion et par une personne dépositaire de l’autorité publique)» mais aussi pour «non-assistance à personne en danger», comme les neuf autres mis en cause dans cette affaire.

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05/12/2025

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28/11/2025

Sur ces photos, s’agit-il de hooligans d’extrême droite cagoulés qui montrent une banderole de l’équipe adverse ? D’un gang néo-nazi fier de montrer un trophée volé à une bande rivale ? Non, ce sont des policiers armés et payés par le gouvernement.

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28/11/2025

Il a été reconnu coupable d’avoir brisé des scellés de dossiers liés aux stupéfiants pour récupérer de la cocaïne et la consommer.

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27/11/2025

Incroyable mais vrai : un homme ayant la double nationalité franco-algérienne s’est retrouvé visé par une OQTF – obligation de quitter le territoire français – et a fini au tribunal, accusé à tort par la police, après avoir été victime d’une agression raciste.

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26/11/2025

Ce matin-là, un huissier débarque chez un homme de 60 ans pour saisir son véhicule, accompagné des forces de l’ordre. Visiblement en détresse, ce père de famille s’asperge d’essence. Pour autant, il ne représente aucun danger, il n’est pas armé, il n’a «même pas de briquet», selon sa fille et son épouse présentes au moment des faits. Une version confirmée par l’huissier, qui a même expliqué à la justice que cet homme n’était «ni virulent ni menaçant». Aucune raison de le viser.

Pourtant, la policière tire au Taser, ce qui enflamme l’essence. La victime se consume dans d’atroces souffrances, et mourra plusieurs jours après à l’hôpital. Devant les enquêteurs, la policière prétend qu’elle s’est protégée et même qu’elle voulait empêcher l’immolation, alors que c’est justement elle qui l’a déclenchée. L’enquête démontre qu’elle a menti. Il faudra cinq ans pour que la tireuse soit jugée : elle a été condamnée le 20 novembre. Le procureur lui-même déclare : «par principe, je fais confiance aux policiers, mais dans ce dossier, il y a une reconstruction des faits». Pour cette affaire horrible et accablante, la policière qui n’a montré aucun remord n’a reçu qu’un an de sursis.

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24/11/2025

Fournir sa photographie et ses empreintes quand on demande son passeport ou sa carte d’identité est plus lourd de conséquence que ce qu’on imagine. Ces données, qui sont enregistrées dans le fichier des « titres électroniques sécurisés » (TES) sont récupérées par la police par un contournement de la loi.

(…) Techniquement et légalement, un simple officier de police judiciaire ne peut pas avoir accès au fichier TES.

(…) La police n’interroge donc pas directement le fichier TES. Concrètement, elle contourne l’interdiction qui lui est faite de piocher dans le fichier TES en adressant des réquisitions à ceux qui y ont accès. Détournant la procédure, elle s’arroge ainsi un pouvoir de consultation du fichier qui lui est normalement interdit.

(…) Malgré cette unanimité, la pratique policière s’est installée, en contradiction totale avec l’esprit du cadre qui a créé le fichier TES. Cela démontre une fois de plus les limites, voire l’impuissance, du droit face aux obsessions de surveillance de l’État. Nous le constatons depuis toujours : dès que les autorités disposent d’une capacité d’obtenir des informations sur la population, cela leur brûle les doigts de l’utiliser pour identifier, contrôler, réprimer.

(…) Plutôt que d’empêcher un tel abus, c’est exactement le choix inverse qu’a fait le ministère de l’Intérieur en laissant prospérer ce détournement du fichier TES. Il l’a également volontairement facilité. En 2023, la loi de programmation dite « LOPMI » a assoupli le régime des réquisitions judiciaires, permettant « la remise de données relatives aux documents d’identité » sur la base d’une simple instruction générale

(…) Cette capacité de surveillance est aujourd’hui devenue un monstre, avec plus d’une centaine de fichiers de police aux périmètres toujours plus larges.

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24/11/2025

Le 23 mars 2023, à Rouen, une manifestante pacifique a perdu un bout de son pouce après un tir de grenade lancée par un policier. Le procureur qui a ouvert l’enquête, le même qu’à Sainte-Soline, n’a rien trouvé à redire au comportement des forces de l’ordre.

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22/11/2025

Elle préfère ne pas porter plainte, ne pas déposer ni témoigner auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Car pour Camille, «la peur continue à prédominer face à l’institution policière» , explique-t-elle à Libération, jointe par téléphone. «Malheureusement, même si je porte plainte, je n’ai pas de preuves de ce qui s’est passé.» Cette militante «de longue date» des causes «écologistes, antiracistes et anticoloniales» accuse un policier de violences physiques et verbales à son encontre lors de sa garde à vue le 15 novembre dans les locaux du commissariat de Guilherand-Granges, en Ardèche.

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21/11/2025

Un formateur de l’école nationale de police de Nîmes (Gard) est visé par trois plaintes pour viols, et agressions sexuelles aggravées. Il a été mis en examen.

(…) Il était chargé de l’enseignement des procédures administratives comme l’établissement des procès verbaux, et des cours des codes de déontologie.

(…) Dans un communiqué, la procureure de la République confirme en outre l’ouverture d’une enquête préliminaire du formateur de l’Ecole nationale de police de Nîmes pour des faits de « viols, agressions sexuelles, violences et harcèlement dans le cadre de relations de couple ».

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19/11/2025

Le conducteur, qui avait été placé en détention provisoire pendant plus de trois ans, pourra effectuer la partie ferme restante sous la forme d’une détention à domicile avec bracelet électronique, a décidé le tribunal correctionnel de Paris.

(…) « Si j’ai pris la fuite, c’est par panique. Par instinct de survie. On m’a tiré dessus à neuf reprises ».

(…) Parties civiles dans ce procès, deux des trois policiers de la patrouille concernée avaient pour leur part bénéficié en mai d’un non-lieu, dont la famille de la victime a fait appel.

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19/11/2025

Propos homophobes, violences, gestes déplacés à l’encontre d’une femme en garde à vue… Une enquête préliminaire a été ouverte mardi sur les agissements d’un policier ardéchois, accusé de violences physiques et verbales par des opposants à un projet routier, a fait savoir ce mercredi 19 novembre le parquet de Privas.

(…) Le second signalement concerne des violences et propos homophobes qui ont été imputés au même policier lors d’une manifestation contre le projet routier la veille, vendredi 14 septembre

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19/11/2025

En 2020, un scellé de plus de 28 000 euros en numéraire avait disparu au commissariat central.

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18/11/2025

Dénonçant des propos discriminants, un technicien de la police scientifique de Seine-et-Marne déplore les limites de l’instance à qui est confié son dossier, et qui est composée de collègues répondant à la même hiérarchie que lui ou ceux qu’il met en cause.

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10/11/2025

Un homme a été mortellement blessé par des policiers, ce lundi 10 novembre, rue de Larmor, à Lorient. Les habitants du quartier, témoins de la scène, font part de leur sidération.

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10/11/2025

Le 5 décembre 2018, un adolescent de 16 ans était grièvement blessé par le tir d’un lanceur de balle de défense (LBD) d’un policier, en marge d’une manifestation étudiante devant le lycée Jacques-Monod, à Saint-Jean-de-Braye.

Quasiment sept ans plus tard, la chambre de l’instruction vient d’ordonner le renvoi du policier devant le tribunal correctionnel pour « violences volontaires », selon une information d’Ici Orléans, confirmée à La République du Centre.

Le parquet d’Orléans avait d’abord réclamé un non-lieu, mais en janvier 2025, le juge d’instruction a ordonné un procès pour « violences involontaires ». En réponse, le parquet a fait appel. C’est ainsi que la chambre de l’instruction a été amenée à se prononcer. Cependant, cette décision n’est pas définitive, car le fonctionnaire a formé un pourvoi en cassation, a-t-on appris.

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10/11/2025

Les agents étaient également accusés d’avoir arraché des pages d’un Coran trouvé dans le sac du jeune homme de 18 ans et d’en avoir fait des boulettes pour les fourrer dans sa bouche.

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07/11/2025

L’opération, qui s’est bien déroulée et n’a abouti sur aucune suite

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07/11/2025

Le 21 novembre 2020, en période de Covid, le producteur de musique, Michel Zecler, rentre dans son studio d’enregistrement sans masque. Il est alors violemment interpellé par un fonctionnaire de police rentré derrière lui, rejoint par un deuxième policier. L’interpellation a été filmée par les caméras de vidéosurveillance du studio et les images diffusées par un média en ligne suscitant une vive émotion. La Défenseure des droits, Claire Hédon, a décidé, à la vue de ces images, de se saisir d’office des conditions de l’interpellation de Monsieur Zecler qui rapportait des faits de violence et des propos racistes à son encontre commis par quatre fonctionnaires de police.

 

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07/11/2025

En trois ans, une soixantaine de procès-verbaux pour « stationnement très gênant »

(…) Mais si la pluie de PV a enfin pris fin, les conséquences, elles, continuent de tomber : les majorations et relances des premiers procès-verbaux poursuivent leur cours administratif. Résultat : plusieurs habitantes de Cap Vista subissent aujourd’hui des saisies sur salaire.
Djamila, qui vit avec une pension d’invalidité, ne peut plus faire face

(…) « Depuis juin, j’ai des saisies chaque mois, des saisies de 1.025 euros. J’ai des ajouts de 10% de la somme avec la banque. Ils n’ont rien voulu savoir. Moi, je ne sais pas comment je vais faire pour me nourrir, nourrir mon enfant et payer mes factures. C’est vraiment compliqué. »

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05/11/2025

Jugé pour violences à l’encontre d’un couple et détention arbitraire, un policier avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.

(…) L’IGPN avait conclu à un mésusage de la force

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05/11/2025

La diffusion d’une vidéo montrant des violences policières à Papeete avait suscité l’indignation en Polynésie et en métropole. Les images, filmées par un riverain du quartier Estall, montrent quatre policiers entourant un homme en fauteuil roulant.

Visiblement ivre et blessé à la tête, l’homme insulte les agents et refuse l’intervention des pompiers. L’un des policiers, récemment affecté sur le terrain, saisit alors le fauteuil et effectue un mouvement brusque qui fait tomber l’individu au sol. Il lui assène ensuite une gifle, clairement audible sur la vidéo.

(…) L’un d’eux, le plus ancien de la patrouille (17 ans de service), a toutefois rédigé un rapport d’intervention ne mentionnant pas les violences. Ce document, qualifié de “faux dans un écrit”, aurait pu passer inaperçu sans la publication de la vidéo, précise la chaîne de La Mission.

À l’audience, ce policier a affirmé avoir voulu protéger son jeune collègue, présenté comme un “major de promotion” décoré par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

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04/11/2025

À la recherche de stupéfiants, les policiers ont été filmés en train de fouiller le caleçon, de gifler et de menacer un homme de 19 ans, menotté. Deux enquêtes ont été ouvertes, une judiciaire et une administrative.

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31/10/2025

Comble de l’horreur, on apprend ce 31 octobre que l’un des deux policiers a filmé la scène et sauvegardé la vidéo sur son téléphone.

Mais on connaît la musique : l’enquête sera bâclée, les preuves risquent d’être effacées, la parole de la victime remise en question, et les policiers ne verront sans doute pas l’ombre d’une cellule. La machine est déjà en branle : une source proche du dossier a affirmé que les deux agents incriminés avaient écrit leur propre rapport administratif pour exposer leur version des faits.

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31/10/2025

Affecté à sa demande en 2017 à la signalisation (service de prise d’empreinte et de photographie) — alors qu’il souffrait d’une addiction aux « photos de charme » —, il profitait de son statut pour photographier des femmes gardées à vue ou plaignantes. Il leur demandait de se déshabiller, presque entièrement, allant jusqu’à toucher la poitrine de deux d’entre elles : une mineure de 15 ans et une quinquagénaire sous curatelle renforcée.

Le tribunal a justifié la peine tant par la « gravité » et la « répétition » des faits — étalés sur dix mois — que par les « conséquences pour les personnes concernées » et la « difficulté à élaborer sur sa pleine responsabilité » de la part de l’ex-policier. La partie ferme de la peine a cependant été aménagée sous la forme d’un bracelet électronique pour lui « permettre de continuer ses activités et son travail ».

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28/10/2025

Extraits

L’individu, âgé de 47 ans, s’est jeté du 6e étage d’un immeuble alors que la police nationale avait pour instruction d’aller le chercher. Il refusait d’ouvrir la porte et disait se sentir mal.

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24/10/2025

Zyed Benna et Bouna Traoré mouraient dans un transformateur électrique, en fuyant un contrôle de la BAC le 27 octobre 2005. Depuis, le nombre de décès suite à une interaction avec les forces de l’ordre n’a cessé d’augmenter.

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24/10/2025

C’est un dossier presque ordinaire qui a été jugé à Cambrai pour harcèlement, dégradations et violences sur fond d’alcool. Ce qui est beaucoup moins ordinaire, c’est que le mis en cause de 60 ans, policier au moment des faits, est retraité depuis un an du commissariat de Cambrai.

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23/10/2025

Lagny-sur-Marne, lundi 20 octobre 2025. L’ex-compagne du prévenu était harcelée surtout sur son lieu de travail, un commerce dont l’ex-policier a interdiction d’approcher désormais.

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23/10/2025

Elle avait participé aux actions de décrochage des portraits d’Emmanuel Macron dans les mairies en 2019 (voir https://decrochons-macron.fr/).

(…) Suite aux différents procès (1ère instance, appel, cassation) pour l’action de décrochage, elle s’apprêtait à demander l’effacement de son empreinte ADN du FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), comme l’y autorise la loi.
Mais elle a à ce moment reçu une convocation au commissariat…pour y effectuer un prélèvement ADN. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que la police n’arrive pas à retrouver son empreinte ADN dans le FNAEG.
Cette fois-ci, Anne Marie a refusé de se soumettre au prélèvement ADN et a par conséquent encore une fois été convoquée au tribunal.

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23/10/2025

La vidéo filmée par l’AFP avait été largement relayée sur les réseaux sociaux. La victime a porté plainte.

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18/10/2025

« Sur autoroute ça roule, ils reviennent derrière moi, toujours en giro, je me décale sur la voie du milieu pour les laisser passer, ils viennent me percuter à 100k km/h sur l’autoroute, explique-t-il. A deux doigts de tomber et de me faire rouler dessus par une voiture ». On voit effectivement le motard faire un écart et échapper de peu à la chute tandis que la voiture de police poursuit son chemin.

« J’ai failli perdre la vie à cause de l’égo d’un policier qui se prend pour un cow-boy avec l’uniforme de la police nationale et qui n’a pas supporté que je le dépasse »

 

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18/10/2025

Une vidéo amateur d’une quarantaine de secondes, filmée depuis le balcon d’un immeuble de Noisy-le-Grand, montre deux policiers en train d’interpeller un homme, maintenu à terre. Un troisième fonctionnaire de police arrive alors et lui assène un coup de poing puis un coup de pied au niveau de la tête.

(…) L’homme de 22 ans, visé par une plainte pour violences, outrages et menaces de commettre un crime ou un délit, avait été déféré en comparution immédiate et placé en détention provisoire. Il avait ensuite été libéré après la présentation de la vidéo par son avocat.

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18/10/2025

C’est à partir de 2019 que Maxime (le prénom a été changé), fonctionnaire de police au service de la lutte contre l’immigration irrégulière, commence à dormir dans le salon de l’appartement familial. Depuis que son couple bat de l’aile, notamment à cause de son addiction à l’alcool. C’est aussi dans cette pièce commune qu’il consomme massivement des contenus pornographiques , souvent en présence de ses deux enfants, aujourd’hui âgés de 11 et 14 ans.

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17/10/2025

S’en suivra une des répressions les plus violentes qu’a jamais provoqué une manifestation en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La préfecture prévoit 2000 policiers. Les premiers coups de feu éclatent pont de Neuilly : deux Algériens y sont tués. Sur les grands boulevards, les manifestant·es sont pourchassé·es et bastonné·es. Devant le cinéma Le Rex un badaud est même tué pendant une charge. À partir de 22h les policiers tirent devant la place de l’Étoile. À la Concorde, les manifestant·es se réfugient dans le métro où ils et elles sont tabassé·es. Le zèle des agents de l’État permet en quelques heures d’interpeller plus de 12.000 personnes soit près de la moitié des manifestant·es.

Le lendemain le massacre continue, de nouvelles munitions sont distribuées. Les autorités couvrent les fusillades. La radio diffuse de fausses rumeurs selon lesquelles «des civils auraient vu des FMA armer leurs pistolets». Des corps sont repêchés dans la Seine en état de décomposition. Ils ont été poussés depuis le pont Saint-Michel, vivants ou déjà morts.

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16/10/2025

Une soixantaine de personnes ont été délogées ce jeudi 16 octobre d’un bâtiment occupé depuis un an à Caen. Parmi elles, plusieurs familles, accompagnées par un collectif qui assure qu’une vingtaine d’enfants vivaient sur place.

(…) « D’habitude la préfecture respecte la trêve scolaire, note Régis, membre du collectif. Ce matin il y a des enfants qui sont partis à l’école et qui vont se retrouver à la rue ».

(…) Un projet immobilier à venir

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16/10/2025

Le policier est soupçonné d’avoir obtenu des produits visant à améliorer les performances sportives, via le médecin présumé complice. Il est aussi soupçonné d’avoir rendu des « services » grâce à son statut de policier, pour en obtenir en échange.

(…) Le policier a déjà fait l’objet d’une audition, il y a plusieurs mois, sans être davantage inquiété. Son nom était aussi revenu « lors d’un vol de scellés » concernant « des stupéfiants »

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15/10/2025

Cette opération s’inscrivait dans une réquisition du parquet d’Argentan. Aucun objet illicite ni comportement suspect n’a été constaté lors de cette intervention, menée dans le calme et la coopération.

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15/10/2025

Le nombre d’affaires relatives aux « atteintes à la probité » dans la police a pratiquement doublé en cinq ans, passant de 137 en 2020 à 234 en 2024

(…) Une forme d' »ubérisation » de la corruption

(…) En effet, les policiers consultent souvent ces fichiers sur leur téléphone portable professionnel, et les informations sont vendues via des intermédiaires sur les messageries cryptées voir le darknet, avec dans les cas les plus extrêmes des conséquences mortelles.

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15/10/2025

Mohamed Chetioui, 33 ans, dit que sa vie a basculé le 4 février 2025. Ce soir-là, alors qu’il avait pénétré avec un ami dans une maison vacante pour y passer la nuit, une patrouille de police s’est rendue sur place avec un chien. Ce dernier lui a infligé une morsure dont la gravité a été évaluée à un mois d’incapacité de travail.

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15/10/2025

Répression. Derrière l’image de carte postale soigneusement entretenue par la mairie de Christian Estrosi, Nice vit au rythme des contrôles, des gardes à vue, des intimidations et des violences policières. Militants, manifestants, habitants des quartiers populaires : personne n’échappe à une logique de maintien de l’ordre de plus en plus autoritaire.

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13/10/2025

À Nice, 5 policiers insultent, passent à tabac et tentent de faire manger des pages du Coran à deux hommes.

(…) Ils subissent alors un tabassage et une humiliation en règle pendant le trajet qui les amène au commissariat.

(…) L’un des deux hommes a pu enregistrer toute la scène avec son téléphone, qui dure plus de 30 minutes. «T’es un arabe. T’es là pour violer des Françaises et nous voler ! Ici personne ne veut de toi ! Donc tu vas rentrer dans ton pays, suceur de chameaux !» Les insultes et les coups pleuvent, qui sont parfaitement audibles sur l’enregistrement. L’un des policiers va jusqu’à arracher les pages du Coran de l’un des deux hommes, et tente de leur faire manger. Il menace également de le brûler, et d’en faire un joint.

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13/10/2025

Une intervention policière qui visait un réseau de stupéfiants à Saint-Lô, en Normandie, a mal tourné. Un suspect a été blessé gravement par des tirs.

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13/10/2025

Le corps d’Enzo Weiss, 17 ans, avait été retrouvé dans la rivière l’Ill à Strasbourg en avril 2023. L’adolescent aurait sauté dans le cours d’eau afin de fuir la police. La justice a décidé de rouvrir l’enquête pour « non-assistance à personne en danger », a appris l’« Agence France-Presse » ce lundi 13 octobre.

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12/10/2025

Les erreurs d’adresse de la police peuvent avoir des conséquences graves. Voir sa porte enfoncée violemment à l’aube, en plein sommeil, entraîne des dommages matériels, mais aussi psychologiques.

(…) Il vient justement de recevoir les devis des artisans : « 7 921 euros pour remplacer les portes d’entrée et de garage. À ajouter à cela 3 500 euros de réparation des murs. Quand on cumule les deux, on est à peu près à 11 500 euros. C’est à moi de me débrouiller pour pouvoir réparer ces dommages. Je trouve ça impensable. »

(…) Le phénomène est si fréquent que le ministère de la Justice a mis en place une plateforme en ligne spécialement dédiée au remboursement des portes enfoncées par erreur. L’an dernier, 589 personnes, presque deux par jour, ont été dédommagées. Coût total : plus de 1,3 million d’euros.

(…) Alors, comment expliquer ces erreurs d’adresse des forces de l’ordre ? Certaines enquêtes judiciaires manquent-elles de rigueur ? Contactée, la gendarmerie n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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10/10/2025

Extraits

Ce jour-là, un banal contrôle routier tourne au cauchemar. Interpellée deux fois en quelques minutes pour un prétendu « franchissement de ligne blanche », elle subit des violences policières filmées par une témoin.

(…) Mais le 17 juin 2025, le procureur classe l’affaire sans suite, estimant que l’infraction des policiers est « insuffisamment caractérisée ». Un non-lieu d’autant plus choquant que les quatre policiers affirment que leurs caméras-piétons “ne fonctionnaient pas” ce jour-là.
Pire encore, Christelle est elle-même poursuivie pour “outrage et rébellion”, sans avoir accès aux pièces du dossier.

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10/10/2025

Extraits

Après enquête, il s’avère que l’homme est gardien de la paix dans le XIIe arrondissement de la capitale.

10/10/2025

Cagoulés pour la plupart, sans matricule visible, les agents ont insulté, menacé et matraqué les étudiants. Un policier a même jeté au sol et frappé une personne mobilisée.

(…) « Je trouve ça inadmissible qu’ils aient envoyé la police, en sachant très bien qu’ils allaient être menaçants, qu’ils nous ont insulté et nous ont frappés » pour S., témoin de la répression. « C’est un niveau de violence élevé et ça m’inquiète. Pour moi c’est un signe d’une fascisation assez rapide de la société. Ces dernières années y a pas eu ce genre de réponse quand on a bloqué. »

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09/10/2025

En 2020, elle avait tiré, avec un pistolet à impulsion électrique, sur un homme aspergé d’essence. Il était décédé six semaines plus tard des suites de ses blessures.

(…) « blessures involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement ayant causé la mort ».

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08/10/2025

Il était poursuivi pour « violences avec arme sur mineur de moins de 15 ans ».

(…) « La bombe a explosé avec le choc sur ma bouche », a décrit le jeune homme, dont plusieurs dents ont été cassées. « Il a cassé la gueule d’un gamin de 14 ans », a accusé l’un des avocats du jeune homme, Olivier Foray. Sa consœur Agnès Bouquin a déploré l’absence d’une « enquête indépendante et approfondie », pointant des caméras non exploitées après la plainte de la famille, et dénoncé des « déclarations [de] policiers [qui] ne tiennent absolument pas la route ».

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07/10/2025

la préfecture de l’Hérault a mis en place un dispositif pour empêcher toute manifestation pro-palestinienne non déclarée.

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06/10/2025

Passagère du véhicule, la jeune femme de 21 ans avait été tuée en juin 2022 par un tir policier à Paris. Le conducteur de la voiture comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel, au grand dam de la famille de la victime, pour qui l’auteur du tir policier est «l’unique responsable» de la mort de Rayana B.

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06/10/2025

Une fois qu’il l’a rattrapé, le policier le frappe à l’aide de sa matraque télescopique pour l’interpeller.
Malgré une plaie saignante à l’oeil, Maxime Beux, alors âgé de 22 ans, est placé en garde à vue. Sa prise en charge par les secours n’intervient que plus d’une heure plus tard, et son oeil gauche ne peut être sauvé. Il vit maintenant avec une prothèse. Au procès en 2022, le policier avait exprimé des regrets, assurant que le coup de matraque visait initialement l’épaule de la victime. Une version différente de ses déclarations au cours de l’enquête, où il disait que le supporter s’était cogné sur un poteau.
Ces regrets étaient « indispensables », mais ils ont été « bien tardifs »

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04/10/2025

Le jeune homme, sans domicile fixe, est décédé dans sa cellule de garde à vue, mercredi 1er octobre, au commissariat de police de Bordeaux.

(…) Le lendemain, en début d’après-midi, l’intéressé a été découvert inanimé dans sa cellule de garde à vue, où il se trouvait seul.

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03/10/2025

Quinze minutes plus tard, verdict, rien à signaler.

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02/10/2025

Ils sont poursuivis du chef de «non assistance à personne en danger».

(…) Maria, une vendeuse de 19 ans, avait été atteinte à la cuisse par un tir de LBD alors qu’elle sortait de son lieu de travail, une boutique située dans une ruelle du cœur commerçant de la ville. Elle avait ensuite été frappée au sol par une quinzaine de policiers, à coups de pied et de matraques. Une photo prise à l’hôpital témoignait de la violence des coups : la tête partiellement rasée, elle affichait deux énormes cicatrices, symptôme de la fracture du crâne qui lui avait été diagnostiquée. La jeune femme souffre encore aujourd’hui de graves séquelles physiques et psychologiques.

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02/10/2025

Alors que la jeunesse est mobilisée pour la grève du 2 octobre, la police est intervenue violemment contre des étudiants mobilisés à Rennes, aux universités du Mirail, et de Paul Valéry et dans de nombreux lycées comme à Turgot à Paris, procédant à des interpellations.

(…) Face à eux, la police et les directions d’établissement ont déployé un dispositif répressif impressionnant.

(…) A Rennes, des étudiants mobilisés ont tenté de bloquer la Rennes School of Business, et ont été violemment pris à partie par la police, procédant à des coups de matraques et à l’étranglement d’un étudiant sur plusieurs mètres.

(…) Une répression scandaleuse, qui s’ajoute à l’attaque par des policiers à Sciences Po Rennes, qui ont ont matraqué et insulté des étudiants mobilisés pour la flottille.

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02/10/2025

Elles ont été ramenées à l’hôtel de police pour être placées en garde à vue.

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02/10/2025

deux pancartes où l’on lisait : « Police partout, justice nulle part » et « notre faim sera leur fin ». Une autre mention figurait sur la pancarte : ACAB. C’est un slogan anti-police

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01/10/2025

Les sacs des 16 classes de collégiens entrantes ce mardi à 7h45, ont été passés au crible par les policiers.

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01/10/2025

Impossible de deviner que, le 26 mai 2016, ce Parisien a frôlé la mort sur un trottoir du 12e arrondissement, en marge d’une manifestation contre la « loi travail ». Le bouchon allumeur d’une grenade à main de désencerclement (GMD) jetée par un policier lui avait alors causé un enfoncement crânien et une grave hémorragie cérébrale.
Neuf ans plus tard subsistent des migraines persistantes, une épilepsie nécessitant un traitement à vie, et l’amère sensation d’avoir été abandonné par la justice. Après des années de procédure, le policier responsable de sa blessure a été définitivement blanchi.

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01/10/2025

(…) une violence systématique s’est abattue sur l’ensemble des manifestants, dans l’objectif clair d’en intimider autant que possible.

(…)Les policiers le font alors sortir, ils l’isolent des autres manifestants et lui baissent son masque, « ils m’ont demandé si j’étais un garçon ou une fille, j’ai répondu que je suis un garçon même si le genre sur mon état civil est féminin » détaille-t-il ensuite.
Commence alors un calvaire pour Matthew, qui est mégenré et subit une litanie de « blagues » transphobes. Le manifestant témoigne ainsi qu’après leur avoir expliqué sa transidentité (…)

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01/10/2025

Il avoue avoir placé un traceur Air Tag sur sa voiture pour « la surveiller » et « voir si elle (le) trompait », alors que le divorce était déjà acté.

(…) La présidente du tribunal évoque un comportement « obsessionnel » et du « chantage affectif », avec pour conséquences des violences psychologiques pour la victime.

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27/09/2025

Alors que trois jeunes tentaient de fuir la police, ils se sont jetés à l’eau au niveau du pont des pêcheurs à M’tsapéré, l’un d’entre eux est mort noyé

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24/09/2025

Extraits

En juillet 2024, il était intervenu dans l’appartement d’un homme qui venait d’être retrouvé mort dans son logement, vraisemblablement victime d’une overdose. Le fonctionnaire et son collègue avaient retrouvé un sex-toy à côté du corps.
L’un d’eux avait donné un coup de pied dedans. L’autre avait placé le godemiché à côté de la main et de la bouche du défunt et pris une photo. Puis il avait envoyé le cliché à son épouse et sur le groupe WhatsApp de son service.

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22/09/2025

Après avoir pénétré dans le pavillon, les forces de l’ordre se sont retrouvées face à un “homme extrêmement agité, tenant des propos incohérents et brandissant un hachoir à la main’’, toujours selon le magistrat. Un policier a alors tiré une fois avec un fusil d’assaut, touchant mortellement l’homme à la tête.

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19/09/2025

Agressée par l’homme avec lequel elle avait rendez-vous, elle se rend au commissariat. Le cauchemar ne fait que commencer.

(…) Emilie arrive au commissariat un peu avant minuit, mais les policiers tardent à prendre sa plainte. Lassée après trois heures d’attente, elle décide de partir mais la situation dégénère inexplicablement. Les policiers l’empêchent de sortir et la maîtrisent violemment.
Je me retrouve menottée alors que je venais porter plainte.
Mise en garde à vue pour motif d’agression sur les policiers, elle passe la nuit en cellule ainsi qu’une partie de la journée.

(…) Émilie a porté plainte contre le commissariat et contre son agresseur, mais ces deux plaintes ont été classées sans suite. En revanche, la plainte qu’ont déposée les deux policiers contre elle pour violence contre personnels dépositaires de l’autorité publique a, elle, été entendue. Ce mercredi 10 septembre 2025, au tribunal de Nanterre, le procureur a requis quatre mois de sursis contre Émilie. Le délibéré sera prononcé le 8 octobre. Le jeune homme de Tinder a également déposé plainte et l’affaire suit son cours.

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19/09/2025

L’assaillant aurait été provoqué
L’homme est décédé sur place, malgré l’intervention des secours.

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19/09/2025

 

«Casse toi», «ta gueule», coups de matraques lancés à pleine force sur des visages, balles en caoutchouc tirées sur des lycéens mineurs, femme terrifiée frappée au sol, grenades explosives potentiellement mortelles lancées dans la foule, sang sur les trottoirs, camions syndicaux chargés par la police et banderoles arrachées, piquets de grève attaqués à coups de matraque… C’est ce que nous avons vu en France, toute la journée du 18 septembre. Un journaliste a même failli être tué par un tir de grenade à Lyon.

Dans l’Italie et l’Allemagne des années 1920 et 1930, les groupes fascistes assuraient la répression des luttes sociales pour le compte des patrons, en utilisant des méthodes de terreur. Dans la France de Macron et Retailleau, ce sont des milices cagoulées et armées, qui ont exactement les mêmes pratiques, mais supervisées par l’État.

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19/09/2025

La société des journalistes de France Télévision accuse la police d’être à l’origine du tir qui a blessé l’un de ses reporters jeudi 18 septembre à Lyon.

(…) « Étant donné la trajectoire du projectile, il parait évident qu’il provient des forces de l’ordre »

(…) « Quelques secondes plus tard, notre collègue a reçu un projectile sur son sac à dos. L’engin a explosé, déchirant le sac, sa chemise et entraînant des brûlures au dos et des acouphènes. »

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19/09/2025

Dotés d’un drapeau français, ils sont rapidement identifiés comme appartenant à des mouvances d’extrême droite par les manifestants présents, alors que le cortège était en train de se disperser.
Le groupe, pris à partie par les slogans des manifestants, est finalement exfiltré par la police, toujours selon l’Observatoire des libertés de Montpellier.

(…) Alors que l’un des membres du groupe d’extrême droite discute avec la BAC, une membre de l’association de l’Observatoire des libertés de Montpellier filme la scène. Elle se fait alors arracher son téléphone par un individu, qui pousse violemment un autre manifestant quelques minutes plus tard, sous les yeux de la police.

(…) « C’est incompréhensible, réagit Sophie Mazas. Comment la hiérarchie de cette brigade peut acter de ne pas intervenir ? Ces personnes d’extrême droite ont pu circuler librement et agresser trois personnes, dont une aurait été hospitalisée, en toute impunité ». La personne conduite aux urgences aurait été agressée vers 16 h dans le quartier des Beaux-Arts, à la terrasse d’un café.

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18/09/2025

Extrait

Une vidéo de l’Agence France Presse (AFP), diffusée par plusieurs médias dont actu.fr, fait le tour des réseaux sociaux. Enregistrée à Marseille dans le cadre des manifestations organisées ce jeudi 18 septembre au matin, la séquence montre une jeune femme seule être frappée et bousculée par des policiers. Elle tombe plusieurs fois à terre.

(…) « Quelle honte ces deux flics »

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18/09/2025

Extrait

« Sans notification ni mandat apparent, des agents des forces de l’ordre sont intervenus dans nos locaux syndicaux portant atteinte à la liberté syndicale et aux espaces démocratiques d’organisation », lit le communiqué de Sud.

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17/09/2025

Alors qu’un équipage de police d’Aubagne prenait en charge, dans la nuit du 9 au 10 septembre, une touriste britannique ivre pour la placer en cellule de dégrisement, l’un des deux fonctionnaires de police assis à l’arrière du véhicule se serait livré sur elle à des attouchements et à une pénétration digitale.

(…) Son collègue de la banquette arrière, également mis en examen pour non-empêchement de crime, a pour sa part été placé sous contrôle judiciaire et le conducteur du véhicule placé sous le statut de témoin assisté

(…) cette agression s’est poursuivie jusqu’aux portes du commissariat de police, où la vidéosurveillance montre le mis en cause plonger sa tête dans le décolleté de la victime à la sortie du véhicule de patrouille.

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16/09/2025

Extraits

La vie de Farid Djassadi, 31 ans, bascule le 10 novembre 2019.

(…) Le kwassa dans lequel il a embarqué est repéré par la PAF, la police aux frontières. Au cours de la manœuvre d’interception de cette petite embarcation, Farid Djassadi chute dans l’eau. Les hélices du bateau policier, le Makini, lui broient alors les deux jambes.

(…) le Makini, impliqué dans une autre interception mortelle, ne devait pas naviguer ce jour-là, et était piloté par des fonctionnaires qui n’avaient pas les diplômes requis.

 

 

 

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14/09/2025

Des tirs d’origine policière ont retenti tôt ce samedi 13 septembre 2025, avenue de la République à Grand-Quevilly. Ceux-ci, une petite dizaine selon nos informations, ont été tirés alors qu’un conducteur tentait d’échapper aux agents

(…) Sur une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux et qui estime l’heure des faits à 7h20, on peut voir une voiture citadine blanche échapper à des policiers. L’un des agents braque alors son arme et tire alors que le véhicule est déjà à une douzaine de mètres.

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13/09/2025

Extraits

La diffusion de deux séquences nuance la version policière. Un jeune a déposé plainte pour des coups reçus dans le véhicule de police.

(…) L’interpellation houleuse avait été filmée par des habitants.

 

 

 

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13/09/2025

Extrait

Alexandre, le CRS, en arrêt maladie, a été identifié à la suite d’une dispute violente avec sa femme en pleine rue. Une passante a appelé la police qui s’est rapidement approchée du couple. Pour se présenter, Alexandre a montré aux agents de police sa carte professionnelle de CRS sur son téléphone.
C’est à ce moment précis qu’un message s’est affiché sur l’écran : « J’ai besoin d’un gramme ».

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12/09/2025

Extraits

Pourtant, les actions et manifestations étaient d’un grand calme : la plupart du temps il s’agissait simplement de bloquer la circulation ou de se rassembler. Plus nous sommes sages, plus ils nous écrasent.

C’est une démonstration supplémentaire que la violence d’État n’a aucun lien avec le niveau de « violence » du mouvement social. La répression n’est pas une « réponse », mais un choix politique.

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12/09/2025

« Un policier m’a agressé une première fois avant ma vidéo, il a tapé dans mon smartphone qui est tombé par terre, près de l’endroit où les agents de la BAC étaient en train d’interpeller le manifestant. Je me suis avancé pour le récupérer. Le policier qui avait tapé sur mon appareil et qu’on voit ensuite dans ma vidéo m’a alors fait chuter au sol. »

(…) « J’ai été touché au plexus, le flash de mon appareil photo a été cassé. J’ai continué à filmer parce que je voulais avoir son Rio. Il est revenu vers moi. Il m’a mis un coup de pied dans les parties génitales. Je l’ai découvert sur une autre vidéo, je ne sais plus à quel moment exactement, ensuite il a sorti son téléphone, il m’a demandé de tourner la tête pour regarder ailleurs. Je ne me suis pas retourné et il a remis un coup dans mon smartphone ce qui a coupé une nouvelle fois l’enregistrement »

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12/09/2025

« L’année dernière, ils étaient au collège », ajoute son amie. « Ça fait de la peine parce qu’on se dit qu’il y a des parents qui envoient leurs enfants au lycée et leurs enfants se font tabasser par des policiers. Il y en a qui ont fini la tête en sang. « 

« Ça nous pousse à croire que la police est contre nous. La police ne cherche pas à comprendre. Elle tape sur tout le monde et elle gaze, » confie une étudiante encore sous le choc.

(…) Selon nos premières informations, deux jeunes blessés se seraient rendus aux urgences, mais nous n’avons pas eu de précisions sur leur état de santé ce vendredi.

Des parents d’élèves racontent que des élèves mineurs n’auraient pas réussi à porter plainte car la police aurait refusé hier de prendre leur plainte.

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12/09/2025

Extrait

Dans la nuit du 6 au 7 septembre 2022, une jeune femme de 22 ans avait été tuée par un policier sur une bretelle de la rocade de Rennes. Au moment du drame, la victime, originaire de Rouen, se trouvait dans une voiture conduite par son petit ami.

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11/09/2025

Extraits

Elle décrit des mois de menaces et accuse la police de ne pas avoir agi.

(…) Une jeune femme harcelée
La mère d’Inès garde le visage fermé. Elle raconte les mois de harcèlement subis par sa fille. « C’est une terrible injustice. Je suis outrée. Je n’ai pas de mots. C’est atroce. »

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11/09/2025

Alors que des étudiant·es discutaient entre eux des manières de s’organiser, la sécurité de l’université puis la police sont intervenus pour empêcher le tractage et voler une banderole.

(…) Aux côtés des policiers, la présidence de l’université est tout aussi responsable de cet évènement. Elle déploie depuis plusieurs mois différents dispositifs qui visent à empêcher les étudiants de s’organiser sur leur lieu d’études : interdiction de tracter, d’investir les espaces du campus, de contacter les étudiants, annulation de réunions…

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11/09/2025

Extrait

Le 10 septembre, un gang armé et cagoulé a effectivement causé de gros dommages matériels à Paris, et ils auraient pu provoquer la mort de nombreuses personnes.

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10/09/2025

Extraits

L’adolescent avait finalement été placé en garde à vue pour « violences avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
Un temps suspecté de « rébellion armée » pour avoir diffusé une photo de ses blessures sur les réseaux sociaux et attisé la colère du quartier, le juge des enfants l’avait relaxé, estimant qu’il avait « légitimement » fui un « danger ».

(…) Ses blessures, constatées par un médecin légiste, sont d’ailleurs « compatibles » avec son récit : Denis X l’aurait attrapé par le col alors qu’il escaladait le grillage du jardin et lui aurait asséné un « coup de gazeuse » dans les dents, dont plusieurs se sont cassées. Il serait alors « tombé dans les pommes » avant de se réveiller « dans la voiture de police » sans comprendre pourquoi.

(…)Problème, pour les avocats du jeune homme : la cellule a surtout repris la procédure rédigée par les policiers mis en cause, sans faire d’investigations supplémentaires.
« Le fait d’utiliser la procédure en cours faite par des policiers mis en cause dans l’affaire questionne l’indépendance de la cellule déontologie », critiquent donc Me Olivier Forray et Me Agnès Bouquin. « Soutien jusqu’à l’absurde des déclarations policières »

(…) Reste que les poursuites contre Denis X avaient finalement été classées sans suite fin 2021.

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09/09/2025

Deux policiers sont accusés d’avoir violé une femme lors d’une soirée fortement alcoolisée, dans le cadre de la sphère privée, précise le procureur de la République, Guillaume Dupont. Le parquet nous informe également qu’une « information judiciaire pour viol en réunion a été ouverte »

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08/09/2025

Pour avoir frappé au visage un homme de 19 ans en 2022, des policiers ont été jugés. Bien que les coups soient filmés et que le motif de l’interpellation ne soit pas réglementaire, ils ont été relaxés. La victime a été condamnée pour outrage.

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06/09/2025

Extrait

(…) de 7 h 30 à 15 h 30, avec pas moins de trente-deux policiers mobilisés pour l’occasion

(…) 964 élèves contrôlés

(…) « Aucune infraction n’a été relevée »

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05/09/2025

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03/09/2025

Comment la loi du silence protège les policiers auteurs de violences conjugales : «L’emprise est une prison. Vous ne pouvez que subir, qui plus est quand c’est un fonctionnaire de police»

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02/09/2025

Il a été abattu de plusieurs coups de feu par les forces de l’ordre.

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02/09/2025

Déjà sanctionné par le passé, le policier est aujourd’hui jugé pour viol aggravé sur une jeune femme venue porter plainte au commissariat.

(…) Dans le box des accusés : Laurent Laubal, 55 ans, brigadier-chef de police.

(…) Quatre autres dossiers le concernant étaient déjà connus : des affaires de violences et de manquements graves à ses fonctions. Condamné à 9 mois de prison avec sursis, interdit de port d’armes pendant 5 ans et suspendu 6 mois de la police, il n’aurait jamais dû retrouver une situation professionnelle aussi favorable.

(…) Comment un agent déjà sanctionné et sous surveillance a-t-il pu bénéficier d’une évolution de carrière ?

 

 

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02/09/2025

Extrait

Les quatre policiers avaient été mis en examen dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la diffusion des images. Mais, selon nos confrères de Tahiti Infos, l’ordonnance signée mardi par les magistrats instructeurs ne retient que deux préventions devant le tribunal correctionnel :

• le policier filmé, poursuivi pour violences aggravées commises par une personne dépositaire de l’autorité publique sur une personne vulnérable

• un second agent, soupçonné d’avoir rédigé un rapport inexact, qui devra répondre de faux.

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01/09/2025

« le policier n’est absolument pas en danger, 1,5 mètre à gauche du véhicule, dont les roues sont dirigées vers l’extérieur. Ce qui nous a aidé, sauvé, ce sont les images amateurs. Ce sont ces éléments-là qui permettent de démontrer que Zyed a clairement été victime d’un homicide policier »

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31.08.2025

Extrait

« Hier, les policiers en civil m’ont monté dans une voiture, vous pouvez vérifier avec les caméras. Ils m’ont emmené dans un parking, mis des gifles, donné un coup de taser dans les parties intimes. Ils disaient que je savais des choses, qu’il fallait qu’on parle, alors qu’on sait rien. » Un autre évoque des pratiques inquiétantes, « Ils nous demandent des enveloppes toutes les fins de semaine. »

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29/08/2025

Extrait

L’ancien brigadier Julien Palisca est accusé de viols et agressions sexuelles sur deux enfants philippins, mais aussi de détention d’images à caractère pédopornographique.

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27/08/2025

Extrait

En novembre 2024, Christelle Victoire Killy a été agressée par des policiers. Au sol, cou et genoux comprimés, elle perd connaissance et sera ensuite victime de racisme. Aujourd’hui, elle souhaite que justice soit rendue.

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26/08/2025

Extrait

Le policier amiénois accusé de six braquages et une tentative, en 2023 dans l’est de la Somme, a été remis en liberté début août. Il sera jugé par la cour d’assises.

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25/08/2025

Extrait

Il parlait d’un homme qualifié de « personne tactile » par ses collègues, ce que le prévenu n’avait d’ailleurs pas nié. En interne, on le surnommait « le palpeur », rappelait encore le président du tribunal

(…) la juridiction ponote a relaxé le prévenu pour les faits de violences, mais l’a condamné pour l’agression sexuelle.  

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22/08/2025

Extrait

Une vidéo de 20 secondes, publiée le 21 août sur X par le compte Cpasdeslol et visionnée plus de 200 000 fois, montre une Peugeot blanche encerclée par trois policiers.
L’un d’eux assène quatre coups de pied au visage du conducteur, tandis qu’un autre le tient en joue avec un taser.

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21/08/2025

Extrait

Apologie de la violence extrajudiciaire, du racisme, du mythe du policier guerrier, la Thin Blue Line recycle des codes haineux issus de l’extrême droite américaine. Une nouvelle fois, elle a été repérée sur l’uniforme de policiers à Paris.

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20/08/2025

Extrait

L’enquête visant des officiers de police, confiée à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), a été ouverte pour « violences avec arme, destruction et dégradation de biens, et injures publiques en raison de l’origine », a détaillé Mediapart.

(…) Selon l’avocat, au commissariat, des « coups de pied, poings » ont été assénés par des policiers, ainsi que « des coups portés avec des poubelles » posées « sur la tête » des Afghans. Des « stylos » ont aussi été « enfoncés dans les oreilles » des deux interpellés, a-t-il affirmé.

Les policiers, selon l’avocat des plaignants, ont « demandé à l’un, avec une serpillière, d’éponger le sang », puis ont « frotté la serpillière sur l’un d’eux » et voulu « mettre la serpillière dans la bouche de l’autre, plein de sang ». Me Bertaux a aussi fait état de « coups de ceinture dans la salle de fouilles »

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20/08/2025

Extrait

Il est soupçonné de corruption passive, de violation du secret professionnel, de détournement de la finalité d’un fichier de données personnelles, de détention et transmission frauduleuse de contenus d’un système de traitement de données et d’association de malfaiteurs.

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20/08/2025Extrait

Pierre Audiguet, 35 ans, agent de police, annonce son intention de présenter une liste sous l’étiquette du Rassemblement national à Coussay-les-Bois, village de 900 habitants près de Châtellerault.

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17/08/2025

Extrait

« On a entendu une altercation. J’ai vu qu’il y avait des policiers. Puis il y a eu deux coups de feu. »

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15/08/2025

Extrait

Lors du trajet vers le commissariat, Illa a subi des remarques sexistes et a ressenti une peur intense.

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12/08/2025

Extrait

Ils ont été mis en examen pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ».
D’après une source judiciaire, « le rapport médico-légal établit un lien entre l’usage répété du taser et le décès » de Kyllian Samathi, âgé de 30 ans lors des faits.
(…) Le lendemain du décès, des témoins de la scène avaient assuré que Kyllian Samathi avait été « tabassé » et que la patrouille de la brigade anti-criminalité, la première sur les lieux, était intervenue de sa propre initiative, contredisant un premier récit des faits.

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12/08/2025

Extrait

Ce sont deux frères. L’aîné, 38 ans, est policier. Le second, 30 ans, agent de sécurité. Dans la nuit du 18 au 19 juin, ils sortent d’un bar pour revenir au domicile belfortain de l’amie du cadet. Devant l’immeuble, trois jeunes âgés de 21 à 24 ans.
(…) Selon les jeunes, les deux frères leur ont demandé de partir. Ils ont répondu qu’ils attendaient une voiture. Le policier avait les mains dans le dos. Il a sorti une matraque et a commencé à les frapper.

 

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11/08/2025

Extrait

Le premier transportait trois fonctionnaires de police et le second, un gros SUV noir, était conduit par une mère accompagnée de ses cinq enfants.
(…) Selon les premiers éléments de l’enquête, en cette fin de matinée, une unité de police se rend en intervention avec le gyrophare allumé. Arrivé à une intersection, son véhicule grille un feu rouge, comme la loi l’y autorise en cas d’opération urgente.

 

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08/08/2025

Extrait

Jeudi 7 août 2025 à Saint-Malo, un policier a sorti son arme après un refus d’obtempérer. Il a tiré cinq fois sur les pneus, et le véhicule a pu être stoppé sans faire de blessé.

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07/08/2025

Extrait

L’association Utopia56 a déposé un signalement à la défenseure des droits après une intervention de police sur la plage de Gravelines, lors d’un naufrage de migrants. Ils ont posté une vidéo de l’intervention sur leurs réseaux sociaux ce mercredi.

 

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06/08/2025

Extrait

Les balles ont sifflé et il a vu la mort de près.

 

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02/08/2025

Extrait

Un tir mortel qui « n’a pas été absolument nécessaire et strictement proportionné ». Près de trois ans après la mort de Zyed Bensaid, le 7 septembre 2022 à Nice (Alpes-Maritimes), les juges d’instruction ordonnent un procès à la cour criminelle contre le policier Michel G., aujourd’hui âgé de 26 ans, pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, selon les informations de Libération. L’agent avait ouvert le feu contre ce Tunisien de 24 ans, alors qu’il se trouvait au volant d’une voiture et avait tenté d’échapper à un contrôle. Au moment du tir, la voiture était à l’arrêt et Michel G. n’était pas sur la trajectoire, comme le montrait une vidéo des faits publiée sur les réseaux sociaux.

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01/08/2025

Extrait

Lors de l’audience au tribunal de Lille, ce mercredi 30 août à la barre, une mère de famille présente au moment des faits confirme la version du prévenu. Elle affirme avoir entendu l’un des policiers lancer : « Qu’est-ce que tu vas faire avec ton téléphone ? », juste avant que de nouveaux coups ne soient portés sur l’individu. Elle complète le récit : « Il [D.N] n’arrêtait pas de crier, il nous demandait de filmer ». Une fois l’homme installé à l’arrière du véhicule de police, elle dit avoir perçu d’autres bruits de coups, accompagnés d’insultes émanant des agents.
Au final, un policier s’en sort avec une plaie à l’arcade. Le prévenu, lui, présente plusieurs contusions et blessures sur le corps, un de ses yeux est sérieusement atteint. Un médecin légiste lui prescrit dix jours d’ITT avant son transfert aux urgences ophtalmologiques.

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01/08/2025

 

Extrait

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Angers.

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REFUS D’OBTEMPÉRER AU VOLANT D’UNE VOITURE VOLÉE À VÉNISSIEUX : UN POLICIER TIRE, LA FUITE S’ACHÈVE CONTRE UN POTEAU

LE PROGRÈS


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Extrait

Mais sa course s’est arrêtée quelques kilomètres plus loin, à la limite de Lyon et Villeurbanne, où il a percuté violemment un panneau de signalisation place Grandclément à Villeurbanne.

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« VOUS ALLEZ LE TUER ! » : POLÉMIQUE APRÈS UNE INTERPELLATION VIOLENTE PAR LA POLICE À BOBIGNY

actu.fr


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Extrait

L’un des agents effectue alors une clé d’étranglement avant de traîner l’interpellé au sol. « Vous avez pas le droit », éructe ce dernier. Plusieurs riverains poussent aussi des cris d’indignations. « Vous allez le tuer, arrêtez ! », crie l’un d’eux. Le suspect est ensuite mis dans la voiture de police avant d’être ressorti du véhicule. Il reçoit une décharge de pistolet à impulsion électrique. À la fin de la vidéo, l’interpellé est emmené dans un hall d’immeuble.

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UN HOMME DE 37 ANS EST MORT EN GARDE À VUE DANS LES LOCAUX DU COMMISSARIAT DE POLICE DE METZ

France Bleu


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Selon une source policière, l’homme souffrait de toxicomanie.

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VIOLÉE PAR SON PÈRE D’ACCUEIL QUI ÉTAIT POLICIER, ERIKA ATTEND DEPUIS TRENTE ANS D’OBTENIR JUSTICE

Le Parisien


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Plaintes ignorées, dossier détruit… Erika se désespère d’être enfin reconnue comme victime et dénonce la violence de l’institution judiciaire.

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« FAUX DANS UN DOCUMENT » LORS D’UNE GARDE À VUE : L’EX-POLICIER RELAXÉ

L’EST Républicain


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Jugé pour « faux dans un document administratif par personne dépositaire de l’autorité publique », ce policier âgé de 62 ans et depuis peu à la retraite a été relaxé ce mercredi par le tribunal correctionnel…

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« UN ABUS D’AUTORITÉ » : APRÈS SON INTERPELLATION MUSCLÉE PAR LA POLICE, UN JEUNE DE 15 ANS TÉMOIGNE

ouest france


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Du haut de ses 15 ans, ce lycéen sans histoire se demande bien pourquoi il a subi douze heures de garde à vue. Sa famille et lui s’indignent surtout des conditions de son interpellation.  » On ne comprend pas cet excès de violence. C’est un abus d’autorité », » estime sa mère. « Je croyais que c’était des psychopathes »

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COLLISION MORTELLE DANS L’ALLIER : LE JEUNE MOTARD ÉTAIT EN FUITE APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER

La Montagne


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Le motard de 20 ans tué dans une collision, ce lundi vers midi à Saint-Martinien, était en fuite. Son véhicule se trouvait « pris en charge » par les forces de l’ordre

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VAL-DE-MARNE : LA POLICE OUVRE LE FEU SUR UN CONDUCTEUR QUI REFUSE DE SE SOUMETTRE A UN CONTRÔLE

actu.fr


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Le refus d’obtempérer n’a pas entraîné de blessé.

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IL A ÉTÉ FILMÉ PAR LES CAMÉRAS DE L’HÔPITAL : UN COMMANDANT DE POLICE CONDAMNÉ POUR L’AGRESSION SEXUELLE D’UNE FEMME DE 89 ANS ATTEINTE D’ALZHEIMER

Midi Libre


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Arrivé à son niveau, on le voit porter ses bras à hauteur de la poitrine de la vieille dame et faire des gestes suspects pendant de longues minutes.
Deux membres du personnel hospitalier ont mis fin à la scène. Selon eux, ils auraient vu le prévenu en train d’embrasser la femme de 89 ans sur la bouche.

PAS-DE-CALAIS : UN POLICIER CONDAMNÉ POUR DES ATTEINTES SEXUELLES SUR DEUX DE SES COLLÈGUES

La Nouvelle République


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Ces dernières ont dénoncé des attouchements et des caresses, notamment sur les cuisses et les fesses.

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UN JEUNE ACCUSE DES POLICIERS DE L’AVOIR VIOLENTÉ, UNE ENQUÊTE JUDICIAIRE OUVERTE DANS LE VAL-D’OISE

ouest france


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Selon le député LFI de la circonscription Carlos Martens Bilongo, qui s’est entretenu mercredi avec le mineur, le lycéen était en train de faire une commission au magasin lorsque des policiers l’ont accusé de les filmer.
« Ils lui ont dit “on va te niquer”. Du coup il a pris peur et est parti en courant […] Il a subi une agression gratuite, il s’est fait tabasser par quatre policiers », a déclaré à l’AFP Carlos Martens Bilongo.*

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MAYOTTE : DEUX MORTS APRÈS LA COLLISION D’UNE EMBARCATION DE MIGRANTS ET UN BATEAU DE POLICE

ouest france


Article de presse gratuit disponible

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Depuis 1995, Ils seraient entre 7 000 et 12 000 à avoir péri ou disparu lors de ces traversées, selon un rapport sénatorial publié en 2012, un an après l’incorporation de Mayotte parmi les départements français,
En novembre 2024, au moins 25 personnes étaient mortes dans le naufrage de leur embarcation au large des Comores.

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UN POLICIER RETRAITÉ DEPUIS QUELQUES JOURS EN GARDE À VUE POUR DES VIOLS SUR PLUSIEURS MINEURS

LE DAUPHINE


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Il est soupçonné d’avoir violé et agressé sexuellement plusieurs adolescents entre 2019 et 2023.
Il a été déféré mercredi 10 juillet en vue de sa mise en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans et de plus de 15 ans.

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LE POLICIER ROSSE SA COMPAGNE

LES AFFICHES de la HAUTE SAONE


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Incapable de juguler sa colère dévastatrice, il a rossé la mère de son enfant au point de lui briser le poignet.

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POITIERS : UN HOMME RETROUVÉ MORT EN CELLULE PENDANT SA GARDE À VUE

Angers.info


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Il avait été interpellé plus tôt dans la journée pour des violences commises contre un agent de sécurité privé. Les investigations devront désormais déterminer s’il s’agit d’un décès naturel, accidentel ou s’il implique une responsabilité extérieure.

Mots clés
«JE VEUX SAVOIR COMMENT MON FILS EST MORT» : À VÉNISSIEUX, DEUX JEUNES TUÉS PAR UN POLICIER APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER ET UN TOMBEREAU DE DOUTES

Libération


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Extrait

Dans la nuit du 18 au 19 août 2022, deux policiers ont tiré onze fois sur la voiture volée conduite par son ami Raihane S., 26 ans, lui aussi tué.

Mots clés
CREVAISON DE BATEAUX : LA POLICE FRANÇAISE DURCIT SA CHASSE AUX MIGRANTS DANS LA MANCHE

Révolution Permanente


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Extrait

Dans une vidéo relayée par Utopia 56 sur ses réseaux, une scène incroyable se déroule sous les yeux des associatifs : des policiers en tenues anti-émeute poursuivent dans l’eau des migrants afin de crever leur embarcation pneumatique.

Mots clés
« J’AI CRU QUE J’ALLAIS MOURIR, IL M’A TAPÉE » : UN POLICIER CONDAMNÉ POUR VIOLENCES CONJUGALES

Le JOURNAL de Saône-et-Loire


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Extrait

Les enquêteurs ont alors entendu son ex-femme, qui dénonce de nombreux épisodes de violence au sein du couple, dont l’un devant l’une de ses filles. « Mon père est un monstre, je ne veux plus jamais le voir », aurait-elle crié un jour. Une autre de ses anciennes compagnes s’est dite « soulagée » de pouvoir dénoncer celui qu’elle qualifie de « pervers narcissique » après six mois de relation et un long arrêt de travail.

Mots clés
APRÈS AVOIR MENACÉ SA COMPAGNE, LE POLICIER FILE AU PMU, OU IL LAISSE SON ARME DE SERVICE DERRIÈRE LE COMPTOIR

LA VOIX DU NORD


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Extrait

Conduite en état d’ivresse, port de son arme alors qu’il n’était pas en service, détention d’armes non déclarées… Un policier comparaissait devant le tribunal judiciaire de Béthune, suite à une plainte de sa compagne pour violences.

Mots clés
À LILLE, LA POLICIÈRE EN CHARGE DES SCELLÉS VOLE DE LA COCAÏNE POUR SA PROPRE CONSOMMATION

LA VOIX DU NORD


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Extrait

La fonctionnaire de 48 ans a détourné des scellés de cocaïne pendant plusieurs mois pour sa consommation personnelle.

Mots clés
UN AGENT DE LA POLICE NATIONALE MIS EN EXAMEN POUR AGRESSION SEXUELLE AVEC SOUMISSION CHIMIQUE SUR SA FILLE

L’Indépendant


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Extrait

L’agent a été mis en examen pour agression sexuelle incestueuse commise par un ascendant sur une personne mineure, ainsi que pour administration d’une substance de nature à altérer le discernement en vue de commettre une agression sexuelle.

Mots clés
UN « DÉFERLEMENT DE VIOLENCES » : DES POLICIERS EN VACANCES JUGÉS POUR AVOIR FRAPPÉ DES JEUNES DANS LE VAR

Le Parisien


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Extrait

Après avoir quitté les lieux quand l’animatrice du groupe est intervenue, les policiers ont porté plainte et les jeunes ont été placés en garde à vue, y compris celui qui avait un temps perdu connaissance et se plaignait de maux de tête.
Il a dû attendre la fin de sa garde à vue pour se rendre à l’hôpital : souffrant d’un hématome extradural, il a été transféré en urgence à Nice, opéré à crâne ouvert et garde une grosse cicatrice sur le côté du crâne.
(…) L’enquête confiée à l’IGPN, la « police des polices », a cependant permis d’inverser les responsabilités, grâce en partie à un témoin qui s’était présenté sur les lieux mais n’a été entendu que des mois plus tard.
Cet homme a évoqué un « déferlement de violences », avec des coups au visage du jeune le plus touché alors même qu’il était à terre.

Mots clés
MORT DE BILAL : LA FAMILLE TOUJOURS À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ APRÈS L’OUVERTURE D’UNE INFORMATION JUDICIAIRE

France Bleu


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Extrait

Toujours de nombreuses interrogations autour de la mort de Bilal, un père de 34 ans décédé lors d’un contrôle de police, le 24 janvier 2025 à Toulouse. Ses proches espèrent des réponses, après l’ouverture d’une information judiciaire pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger.
(…) « Plusieurs témoins indique que le choc initial a été entre un véhicule de la police nationale et le scooter que conduisait Bilal et que c’est ce choc qui a provoqué sa chute et donc son décès »
(…) « une prise en charge ultérieure absolument insuffisante, avec des policiers qui se seraient jetés sur Bilal, lui auraient menotté les mains dans le dos alors qu’il était entre la vie et la mort, lui auraient enlevé son casque et auraient attendu une heure avant que les secours puissent intervenir »
(…) Pour l’instant, ni la famille ni ses avocats n’ont pu consulter le rapport d’autopsie ou les vidéos présumées sous scellées.

Mots clés
VIOLENCES CONTRE MICHEL ZECLER : UN PROCÈS ORDONNÉ POUR QUATRE POLICIERS, LE CARACTÈRE RACISTE ÉCARTÉ

Libération


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Extrait

Une confrontation a été organisée le 27 février 2024 entre les deux policiers et Michel Zecler, pour savoir si les premiers ont bien qualifié le producteur de «sale nègre», ce qu’il affirme depuis le début malgré les dénégations des fonctionnaires.

Mots clés
POLICE : LA FRANCE CONDAMNÉE PAR LA CEDH POUR DES CONTRÔLES D’IDENTITÉ DISCRIMINATOIRES

blast


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Extrait

C’est l’aboutissement d’un combat qui dure depuis près de quinze ans : pour la première fois ce jeudi 26 juin 2025, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour discrimination raciale du fait d’un contrôle d’identité policier “au faciès”.

Mots clés
DAX : DES AMENDES DE 200 EUROS POUR CINQ PERSONNES OCCUPANT ILLICITEMENT DES HALLS D’IMMEUBLES

SUD OUEST


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Cette présence de la police nationale dans ce quartier prioritaire de la cité thermale s’inscrit dans la lignée d’opérations de tranquillité publique, menées de concert avec la police municipale dacquoise.

Mots clés
LA CONFIANCE POLICE-POPULATION : LES ENSEIGNEMENTS D’UNE ENQUÊTE EN POPULATION GÉNÉRALE AU PRISME DES CONTRÔLES D’IDENTITÉ ET DES DÉPÔTS DE PLAINTE

Défenseur des Droits


Étude disponible

Extrait

Cette étude offre un éclairage inédit sur deux moments clés de l’interaction entre la police et la population : les contrôles d’identité et les dépôts de plainte.

L’étude

Mots clés
AU COLLÈGE LEDOUX, LES SACS DES ÉLÈVES PASSÉS AU CRIBLE PAR LES POLICIERS

LE PROGRÈS


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Extrait

Ils n’auront trouvé qu’un petit couteau à dents, accompagnant un gâteau – derniers jours de classe obligent.

Mots clés

 

UN HOMME MEURT PAR NOYADE DANS LE RHIN EN TENTANT D’ÉCHAPPER À LA POLICE, UNE ENQUÊTE OUVERTE

ouest france


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Extrait

La victime qui serait âgée de « 25 à 30 ans » selon la police, aurait plongé dans le Rhin à Huningue

Mots clés
ACCUSÉ DE VIOLENCES ET DÉTENTION ARBITRAIRE, UN POLICIER DES CÔTES-D’ARMOR RELAXÉ PAR LE TRIBUNAL DE SAINT-BRIEUC

Le Télégramme


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Extrait

L’agent de police mis en cause, fort de plus de 20 ans de service, faisait face à trois délits présumés, survenus en juin et en juillet 2024, et ayant donné lieu à une enquête de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Cette dernière avait conclu à un « usage de la force ni nécessaire, ni proportionné ».

Mots clés
AGEN : UN POLICIER MIS EN EXAMEN POUR FAUX EN ÉCRITURE PUBLIQUE AGGRAVÉ ET FAUX ET USAGE DE FAUX

blast


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Le policier-adjoint Maxime, qui a pris la décision de ne pas se livrer à cette manipulation, est sermonné par sa hiérarchie directe et contraint de rédiger un deuxième rapport pour alléger les charges contre le policier Samuel.

Mots clés
LE POLICIER ÉNERVÉ DEVRA PAYER 1000 EUROS D’AMENDE

L’Union


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Extrait

L’automobiliste est placé en garde à vue dans la nuit. L’audition est tendue. L’agent porte la main au cou de l’homme qui est menotté dans le dos. La scène de 9 secondes est captée par des caméras.

Mots clés
TRUMPISME À LA FRANÇAISE : LE GOUVERNEMENT ORGANISE DES RAFLES RACISTES

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

L’extrême droite est bien au pouvoir en France : nous avons un ministre de l’Intérieur issu de la droite radicale vendéenne, imposé en dépit du résultat des élections qui ont vu la gauche arriver en tête, qui multiplie les annonces racistes telles que : «L’immigration n’est pas une chance», «À bas le voile» ou encore «L’État de droit n’est pas intangible». Un ministre qui vient de décréter la dissolution du collectif antifasciste La Jeune Garde. Si Trump en faisait autant, le monde entier hurlerait au fascisme, à juste titre.

Mots clés
« JE N’AVAIS JAMAIS VU ÇA DE LA PART DE LA POLICE » : PRÈS DE DUNKERQUE, DES MIGRANTS INTERCEPTÉS DANS L’EAU À COUPS DE BOMBES LACRYMOGÈNES

franceinfo:


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Extrait

Spray au poivre à la main, de l’eau jusqu’à la taille, le policier asperge plusieurs migrants.
(…) « C’est vite devenu assez chaotique, avec les gens qui criaient et les enfants qui pleuraient »
(…) « On court vers des drames, les interceptions d’embarcations fragiles sont extrêmement dangereuses (…) encore plus si les personnes à bord ont reçu du gaz lacrymogène ou sont blessées au moment du départ », alerte un bénévole local de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM)

Mots clés
LE LOURD COUT DES PORTES CASSÉES PAR ERREUR PAR LES FORCES DE L’ORDRE

RMC


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Extrait

L’an dernier, au total, il y avait eu 589 dossiers pour 1.388.311 d’euros d’indemnisation. Alors, pourquoi tant de portes cassées par erreur?

Mots clés
« J’AI TRAHI MA MISSION, MES COLLÈGUES » : LES EX-POLICIERS AVAIENT DÉTOURNÉ DES MUNITIONS POUR LES REVENDRE

Le Parisien


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Extrait

L’un était le responsable de l’armement au sein de l’état-major de la police nationale de Seine-et-Marne, à Melun. Il fournissait notamment les munitions aux policiers pour leurs entraînements de tir. L’autre était agent technique pour le ministère de l’Intérieur, dans les mêmes murs. Au côté de quatre autres hommes et une femme, ces deux-là sont les principaux prévenus d’une affaire de munitions dérobées au cours des neuf premiers mois de 2021, dans ces mêmes locaux de Melun qui abritaient l’ancienne Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), devenue depuis Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN).

Mots clés
UN POLICIER VOLE LA CARTE BANCAIRE D’UNE GARDÉE À VUE POUR FAIRE DES PARIS SPORTIFS

LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ


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Extrait

L’homme, aujourd’hui âgé de 33 ans, était alors en poste au commissariat du 10e arrondissement de Paris. Il s’était servi dans le coffre contenant les affaires des gardés à vue, et avait dépensé 541 euros sur des sites de paris sportifs – sans compter les transactions refusées. Soit 11 opérations au total.
(…) Parallèlement, il effaçait les notifications de la banque directement sur le téléphone de la jeune femme.

Mots clés
ILS VENDAIENT LES « FICHES POLICE » DE VÉHICULES, DANS LE LOIRET : CINQ HOMMES, DONT DEUX POLICIERS, CONDAMNÉS

LA RÉPUBLIQUE DU CENTRE


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Extrait

Les premiers multiplient les combines illégales. Les seconds, censés arrêter les premiers car policiers, les aident, en s’enrichissant même sur le trafic, pour l’un.
(…) Écrasement de carte grise, plaques d’immatriculation modifiées ou erronées, quand ce ne sont pas directement les « fiches police » – des informations confidentielles permettant aux forces de l’ordre de connaître « l’historique » d’un véhicule –, qui étaient proposées à la vente…

Mots clés
«JE CROYAIS ÊTRE PROTÉGÉE, CE FUT MA MORT» : UNE FEMME VENUE PORTER PLAINTE POUR VIOLENCES CONJUGALES ACCUSE UN POLICIER DE VIOLS

Libération


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Extrait

«Libération» révèle qu’Armandina Bakutu Pena, Angolaise sans papiers, accuse un gardien de la paix, Jean-Pierre D., de l’avoir violée au commissariat. Plusieurs collègues et ex-compagnes du fonctionnaire, aujourd’hui mis en examen, décrivent d’autres violences sexuelles.
(…) Cette femme de 49 ans accuse Jean-Pierre D., le policier ayant enregistré sa plainte pour violences conjugales, de l’avoir violée à deux reprises à l’hiver 2023. «Traumatisée», elle espère déménager «pour reprendre [sa] vie». «Dès que je vois une voiture de police, je sens de mauvaises sensations. Là où je croyais être protégée, ce fut ma mort.»

Mots clés

 

 

« INDIGNE D’UN SERVICE PUBLIC » : DES ORGANISATEURS DE LA MARCHE DES FIERTÉS DE BREST INTERPELLENT LE PRÉFET APRÈS L’INTERVENTION DE LA POLICE

Le Télégramme


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Extrait

De 16 h à 20 h, des policiers en civil ont arpenté le village associatif (également déclaré et autorisé) pour procéder à l’interpellation d’une personne soupçonnée d’avoir réalisé des tags. Cette arrestation, menée de manière violente et spectaculaire durant le DJ set, derrière la scène, s’est déroulée dans une atmosphère tendue.
(…) nous nous inquiétons des moyens déployés pour l’arrestation d’une personne suspectée d’avoir commis ces dégradations, alors même que des individus d’extrême droite étaient repérés aux abords du village associatif dans une tentative évidente d’intimidation et de repérage des visages

Mots clés
#METOOPOLICE : DES DIZAINES DE FEMMES AGRESSÉES PAR LES AGENTS CHARGÉS DE RECUEILLIR LEUR PLAINTE

Disclose


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Extrait

Elles ont franchi les portes d’un commissariat ou d’une gendarmerie pour chercher justice et protection. Au lieu de cela, 57 femmes retrouvées par Disclose ont été victimes de violences sexuelles commises par les fonctionnaires chargés de recueillir leurs plaintes.

Mots clés
PARIS : VIOLENCES POLICIÈRES ET ARRESTATIONS POUR RETIRER UN DRAPEAU PALESTINIEN

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Cette action symbolique a déclenché un véritable délire répressif, avec l’envoi de brigades d’intervention et d’échelles pour déloger les grimpeurs et grimpeuses, entourées de hordes d’agents provocants.
Les policiers ont manqué de faire tomber des personnes qui étaient montées sur la statue, et ont fait des arrestations. En parallèle, des charges à coup de matraque et de gaz lacrymogène ont eu lieu pour vider la place. Des violences policières gratuites se sont poursuivie dans une foule composée en partie de touristes et de passant-es. Un homme a reçu des coups de poing de la part d’un policier, avant que son supérieur ne lui dise de faire attention, car «il y a des caméras».

Mots clés
UN POLICIER AVIGNONNAIS QUI DEALAIT DE LA DROGUE ET DES INFOS POUR PAYER SA COCAÏNE A ÉTÉ MIS EN EXAMEN

La Provence


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L’homme a été mis en examen pour divulgation de fichiers, détention, offre et cession de stupéfiants…

Mots clés
VIOLENCE POLICIÈRE : L’ÉQUIPE DU RAPPEUR JUNIOR BVNDO ÉVOQUE « UNE INTERVENTION POLICIÈRE D’UNE VIOLENCE INACCEPTABLE »

Kombini


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Depuis la divulgation des images, son équipe a pris la parole sur les réseaux sociaux, dénonçant « une intervention policière d’une violence inacceptable », ajoutant qu’il aurait été « gazé, déshabillé, tasé, humilié, étranglé et brutalisé de manière totalement disproportionnée. »

Mots clés
AFFAIRE ALHOUSSEIN CAMARA : LES INTERVENTIONS INSISTANTES DE LA HIÉRARCHIE POLICIÈRE POUR AIDER LE TIREUR

Libération


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Des courriers découverts par «Libération» révèlent les actions du commissaire divisionnaire Jean-Luc Taltavull dans la procédure pour alléger le contrôle judiciaire du mis en cause. Ces échanges dévoilent également le soutien financier de l’administration dont ce dernier a bénéficié.
«Je vous sollicite respectueusement afin de savoir s’il vous paraîtrait envisageable de lever prochainement l’interdiction d’exercer les fonctions de policier qui frappe [Pascal P.].» Des courriers découverts par Libération montrent l’intervention du directeur départemental de la police nationale de Charente, le commissaire divisionnaire Jean-Luc Taltavull, dans l’enquête criminelle visant le policier Pascal P. pour le meurtre d’Alhoussein Camara . Ce Guinéen de 19 ans a été tué le 14 juin 2023, d’une balle dans le dos, lors d’un contrôle routier.

Mots clés
L’ANCIEN POLICIER LYONNAIS RISQUE LES ASSISES POUR UN FAUX PROCÈS-VERBAL

Tribune de Lyon


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Extrait

L’ex-policier lyonnais à l’origine de faux procès-verbaux versés dans une enquête criminelle, risque désormais de comparaître aux assises pour « faux en écriture par un agent public »

Mots clés
LE POLICIER QUI A PERCUTÉ LE FOURGON DES POMPIERS EN DORDOGNE AVAIT 2,05 GRAMMES D’ALCOOL DANS LE SANG

france bleu


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Extrait

L’accident qui s’est produit le vendredi 6 juin à Douville a fait deux blessés, le conducteur de la voiture, un policier qui n’était pas en service, et sa passagère. Ce taux d’alcoolémie est quatre fois supérieur à la limite autorisée par la loi (0,5 g).

Mots clés
DU SURSIS POUR L’ANCIEN POLICIER JUGÉ POUR HARCELEMENT ET CORRUPTION DE MINEUR

L’Est Républicain


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Extrait

Un ancien policier d’Épinal, âgé de 53 ans, et révoqué en mai 2020 suite à son passage en commission de discipline, a été condamné ce mardi, lors d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) au tribunal judiciaire de Nancy, à trois ans de prison avec sursis.

Mots clés
REFUS D’OBTEMPÉRER : « IL GESTICULAIT AVEC UNE POINTE MÉTALLIQUE », UN QUINQUAGÉNAIRE ARMÉ D’UN PIC À VIANDE ABATTU PAR LA POLICE

LA DÉPÊCHE


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Extrait

« Au vu de la configuration des lieux, les policiers ont fait usage de leur arme » car « la personne paraissait particulièrement menaçante » et « la victime était à proximité », a-t-il ajouté.

Mots clés
FACE À L’OCCUPATION D’UN LYCÉE PAR DES ÉLÈVES PRO-GAZA, LES MÉTHODES MUSCLÉES DE LA POLICE INTERROGENT

Le Monde


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Extrait

Le 6 juin 2024, une cinquantaine de jeunes sont entrés de force dans le lycée Hélène-Boucher, à Paris, pour protester contre la guerre à Gaza. La police a interpellé 48 élèves, mineurs pour la plupart. Arme au poing, « balayettes » et paroles déplacées… des images récupérées par « Le Monde », ainsi que des témoignages, racontent les violences subies par les lycéens pendant cette intervention.

Mots clés
PRISON AVEC SURSIS POUR LE POLICIER QUI AVAIT FRAPPÉ DEUX SYNDICALISTES LORS D’UNE MANIFESTATION À RENNES

actu.fr


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Extrait

Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné un policier ce mardi 3 juin 2025 pour avoir commis des violences sur deux membres du syndicat SUD à Rennes (Ille-et-Vilaine) en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites le 11 mars 2023.
Jérôme X. a donc été condamné à cinq mois de prison avec sursis et a été déclaré inéligible pendant un an. Toutefois, il a été autorisé à ce que sa peine ne soit pas inscrite sur la partie du casier judiciaire accessible aux employeurs, pour lui permettre de continuer à travailler dans la police.

Mots clés
UN PROCÈS POUR « MEURTRE » POUR L’ASSASSIN DE NAHEL

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

C’est une décision logique, car au début du mois de mars, le parquet de Nanterre demandait que le policier tireur soit jugé pour homicide volontaire. Selon lui, «le policier ne pouvait ignorer le caractère très probablement mortel de son tir». Le parquet confirmait l’absence de risque d’écrasement pour les deux policiers, ainsi que la possibilité de «tirer en direction des pneus ou du capot du véhicule pour l’empêcher de poursuivre sa course».

Mots clés
NATHALIE DEBAILLIE AVAIT AVERTI QUATRE FOIS LA POLICE AVANT D’ÊTRE SAUVAGEMENT TUÉE PAR SON EX-CONJOINT, L’ÉTAT CONDAMNÉ POUR « FAUTE LOURDE »

LA DÉPÊCHE


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Extrait

L’agent judiciaire de l’État avait reconnu de son côté « la faute lourde » des services de police dans cette affaire de féminicide.

Mots clés
LIGUE DES CHAMPIONS : DÉFERLANTE POLICIÈRE À PARIS

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Ce type de dispositif de répression, qui est désormais systématique à chaque moment de liesse populaire, ne sert qu’à générer du chaos et toujours plus de violences. Charges, colonnes de motards de la BRAV qui frappent au hasard, matraquages au sol, coups gratuits sur des personnes en fuite… Une véritable stratégie de la tension.

Mots clés
LES SACS DE CES COLLÉGIENS DE RENNES CONTRÔLÉS PAR LA POLICE

France Bleu


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Extrait

Dans un communiqué, le SNES-FSU dénonce cette opération « spectaculaire » qui génère beaucoup de peur et pour quels résultats se demande le syndicat enseignant qui estime que « la réduction de la violence scolaire passe davantage par la prévention que par la répression ».

Mots clés
DANS CE LYCÉE DU NORD DEUX-SÈVRES, LES SACS ONT ÉTÉ FOUILLES PAR LA POLICE

ouest france


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Extrait

Ce sont ainsi sept fonctionnaires de police qui, devant l’établissement, ont procédé à la vérification de 250 lycéens, 50 véhicules deux roues et une voiture. Le tout, sans que rien ne soit trouvé.

Mots clés
LE SAC DES ÉLÈVES DU COLLÈGE FERNAND PUECH À LAVAL FOUILLES CE MERCREDI 21 MAI PAR DES POLICIERS

France Bleu


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Extrait

« Les jeunes élèves (des enfants de 11 à 15 ans) étaient alignés, mis en rang par la police nationale en attendant d’être fouillés », dénonce le syndicat Force ouvrière.

(…) « Les jeunes ont besoin de moyens pour étudier, pas de contrôle et de fouilles des forces de l’ordre, ni de matraque et d’uniformes ! Laissez les élèves se rendre sereinement dans leur établissement scolaire, laissez la jeunesse étudier ! La police hors de l’école ! », pointe du doigt le SNUDI-FO dans un communiqué ce mercredi 21 mai.

Mots clés
APRÈS LE BLOCAGE D’UN LYCÉE POUR GAZA, AIMÉ PLACE 14 HEURES EN GARDE À VUE

Rue89


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« Ils soutiennent des valeurs de paix et on leur renvoie la violence », déplore la mère d’Aimé, élève du lycée international des Pontonniers au centre-ville de Strasbourg. Le jeune homme de 15 ans a été maintenu en garde à vue pendant 14 heures après sa participation au blocage de son établissement scolaire, « contre le génocide en cours à Gaza » jeudi 15 mai.

Mots clés
DEPUIS UN MOIS, À NANTES, LES COLLÉGIENS ET LYCÉENS SE PLIENT AUX FOUILLES DES SACS PAR LA POLICE

ouest france


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Extrait

Une rangée de policiers les attend devant l’entrée du lycée, juste derrière l’assistante d’éducation à qui ils doivent montrer chaque jour leur carte pour rentrer.

Mots clés
PERMIS DE TUER : « NON-LIEU » SUITE À LA MORT DE RAYANA, TUÉE D’UNE BALLE DANS LA TÊTE

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Rayana avait 21 ans et la vie devant elle. Elle rentrait d’une nuit de fête, à Paris en juin 2022, lorsqu’un policier nommé Thomas B. l’a abattue d’un tir en pleine tête. Le véhicule dans lequel elle se trouvait avait été criblé de balles pour un présumé «refus d’obtempérer», ce que les témoins ont contesté et que l’enquête nuance. La justice vient de prononcer un «non-lieu» dans cette affaire.

Mots clés
DIJON : DES CONTRÔLES DE POLICE AUX ENTRÉES DE LA CITÉ SCOLAIRE CARNOT

Infos Dijon


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Extrait

Cette opération, menée par 15 policiers nationaux, a permis de contrôler l’ensemble des collégiens et lycéens à leur entrée dans l’établissement.

Mots clés
FIN DE REPAS À LA CAVE, GIFLES SUR LEURS ENFANTS… UN POLICIER ET SA COMPAGNE CONDAMNÉS

ouest france


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Extrait

Jeudi 15 mai 2025, un couple de trentenaires, dont un policier, était jugé devant le tribunal correctionnel de Saumur (Maine-et-Loire). Tous deux étaient soupçonnés d’avoir commis des faits de violences sur leurs enfants.

Mots clés
UN POLICIER DE NANTES MIS EN EXAMEN POUR VIOL ET AGRESSION SEXUELLE SUR UN GARÇON DE 8 ANS

ouest france


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Extrait

Envoyé en détention provisoire, il a été placé à l’isolement, loin de Nantes. La raison : le suspect est un policier du commissariat de Waldeck-Rousseau.

Mots clés
« NOUS, LIVREURS SANS PAPIERS, SOMMES PRIS EN ÉTAU ENTRE LES CONTRÔLES DE POLICE ET LES DEMANDES DE RENTABILITÉ D’UBEREATS ET DELIVEROO »

Streetpress


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Extrait

Les livreurs sans papiers de Lille dénoncent le harcèlement de la police, qui multiplierait les contrôles d’identité et les interpellations.

Mots clés
ÉPINAL : DES FOUILLES DE SACS MENÉES PAR LA POLICE À L’ENTRÉE DU LYCÉE VIVIANI

VOSGES matin


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Extrait

Ce matin, les autorités ont fait « chou blanc » et en sont satisfaites.

Mots clés
SCANDALE ! ARMÉE DE FLASHBALL, LA POLICE ENTRE À PARIS 8, TASE ET INTERPELLE BRUTALEMENT DEUX ÉTUDIANTS

Révolution Permanente


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Extrait

Ce mardi 13 mai, la police est très violemment intervenue au sein de l’université Paris 8, interpellant au moins deux étudiants, dont l’un a été tasé. Le dispositif policier qui est digne d’une opération commando est sans précèdent : parés de pistolets à flashball, de gilets pare-balles, et de tasers, près d’une centaine de policiers sont entrés dans l’université. Dans l’enceinte de l’établissement, les forces de répression ont interpellé violemment une étudiante, la frappant et lui mettant des coups de taser, le tout entourés des vigiles de l’entreprise privée employée par la fac.

Mots clés
Mots clés
UN POLICIER TIRE À QUATRE REPRISES SUR UN CHIEN AGRESSIF À BÉZIERS

france bleu


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Extrait

Un chien, type berger-allemand, a été blessé par balles ce samedi midi par un policier du commissariat de Béziers qui se sentait menacé.

Mots clés
À BREST, UN POLICIER TIRE SUR UN VÉHICULE EN FUITE APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER

ouest france


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Extrait

Selon nos informations, un policier aurait fait usage de son arme à feu en tirant sur le véhicule pour le stopper durant sa manœuvre.

Mots clés
UN POLICIER D’ANGERS CONDAMNÉ POUR AVOIR ENTRETENU UNE RELATION AVEC UNE JEUNE FILLE DE 15 ANS

ouest france


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Extrait
« Rappelez-nous votre profession monsieur », s’enquiert la magistrate du tribunal correctionnel de Saumur, ce 7 mai 2025, après avoir énoncé les faits d’agression sexuelle sur mineure de 15 ans et agression sexuelle incestueuse qui sont reprochés au quinquagénaire face à elle. « Policier au commissariat d’Angers. »

Mots clés
SAINT-DENIS : DES POLICIERS ACCUSÉS D’AVOIR TIRÉ AU MORTIER SUR UN COMMISSARIAT

Libération


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Mais une fois à proximité du bâtiment, il voit «des hommes qui sortent à pied du commissariat et qui s’allument mutuellement avec des mortiers d’artifice, en se traitant de sales flics». D’après ce riverain, un puissant scooter et une moto sortent ensuite du parking du commissariat.

Mots clés
SEINE-SAINT-DENIS : APRÈS AVOIR GARDÉ POUR LUI 23 000 EUROS SOUS SCELLÉS, LE POLICIER S’ACCROCHE À SA FONCTION

actu.fr


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Extrait

Le tribunal administratif a désavoué un policier de Bobigny condamné pour avoir gardé pour lui près de 23 000 euros qui avaient été placés sous scellés et avoir rédigé un faux PV.

Mots clés
FOUILLES POLICIÈRES : UN LYCÉEN INTERPELLÉ DEVANT SON LYCÉE À MARSEILLE POUR UN COUTEAU À SAUCISSON

Révolution Permanente


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Extrait

Un nouvel exemple de la criminalisation grandissante de la jeunesse et d’une école toujours plus sécuritaire.

Mots clés
PREMIÈRES FOUILLES DE SACS D’ÉLÈVES, PAR LA POLICE, DEVANT UN COLLÈGE À SAINT-NAZAIRE, CE MERCREDI

ouest france


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Extrait

Ce mercredi midi 30 avril, police nationale et police municipale ont contrôlé des sacs devant le collège Pierre-Norange à Saint-Nazaire, pour vérifier l’absence d’armes blanches.

Mots clés
COUPS DE MATRAQUE ET BRAS CASSÉ : UN POLICIER PLAIDE LA FATIGUE LORS DE SON PROCÈS POUR VIOLENCES

Mediapart


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En 2023, à Rennes, deux syndicalistes étaient blessés par les coups d’un major de police en marge des mobilisations contre la réforme des retraites. En dépit d’une vidéo limpide, mardi 29 avril, le tribunal s’est longuement interrogé sur la responsabilité des plaignants.

(suite…)
FAUX PV ADRESSÉS PENDANT LE CONFINEMENT : UN POLICIER DEVANT LA COUR CRIMINELLE DES HAUTS-DE-SEINE

radiofrance


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Un agent du commissariat de Suresnes sera jugé à compter de ce lundi à Nanterre pour « faux en écriture ». Il est accusé d’avoir dressé trois fausses contraventions à un adolescent de 16 ans, pendant le confinement.

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« UNE AMIE A FAIT UNE CRISE D’ANGOISSE » : AU PETIT MATIN, QUATRE POLICIERS FONT IRRUPTION CHEZ EUX « PAR ERREUR » EN PASSANT PAR LA FENÊTRE

LA DÉPÊCHE


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Extrait

Des policiers se sont infiltrés dans une maison, dans les Bouches-du-Rhône. Problème : les occupants n’avaient rien à voir avec les personnes qu’ils recherchaient.

Mots clés
CORSE : UN ANCIEN OFFICIER DE POLICE MIS EN EXAMEN POUR ASSASSINAT ET INCARCÉRÉ

20minutes


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Extrait

La JIRS (Juridiction inter-régionale spécialisée) de Marseille est en charge de ce dossier dans lequel Christophe D. est pour l’heure le seul mis en examen pour cet assassinat, où il y avait deux tireurs. Le fonctionnaire, toujours présumé innocent, est poursuivi pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs.

Mots clés
« ILS ONT TABASSÉ NOS FILS, ILS LES ONT ENTRAINÉS DANS LES BLOCS POUR QU’ON NE PUISSE PAS FILMER DEPUIS LES ÉTAGES »: TENSIONS ENTRE DES HABITANTS ET LA POLICE DANS UNE CITÉ DE NICE

nice matin


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« Ils ont tapé nos enfants. Et c’est tout le quartier qui a été tapé, ils mélangent tout: les dealers, les habitants. C’était un lynchage… »
La dalle de Roquebillière est chauffée à blanc. Mardi 22 avril, lendemain de Pâques, la plateforme de ce quartier de Nice-Est est un brasier de colère. Des mères, des grands-mères, le poing levé.
Elles parlent de  » violences policières ». « Ils ont tabassé nos fils, ils les ont entraînés dans les blocs pour qu’on ne puisse pas filmer depuis les étages… »

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PARIS : UN HOMME DE 41 ANS MEURT EN CELLULE DE DÉGRISEMENT DANS LE COMMISSARIAT DU XVIIIE ARRONDISSEMENT

Le Parisien


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Le parquet confirme par ailleurs qu’une enquête a été ouverte et le commissariat du XVe, et non du XVIIIe comme précédemment indiqué, a dans la foulée été saisi pour faire la lumière sur le malaise mortel de cet homme.

Mots clés
À CLICHY-SOUS-BOIS, UN JEUNE DE 19 ANS TABASSÉ « PAR ERREUR » PAR DES POLICIERS

Streetpress


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Extrait

« Automatiquement, moi, je les écoute, je vais au sol. Je ne me débats pas, mais je leur demande d’arrêter de me frapper. »
Sortie de GAV le visage tuméfié
Le jeune homme est emmené en garde à vue au commissariat du XIXème arrondissement de Paris. Il en ressortira 48h plus tard, sans ses chaussures ni son iPhone, qu’il n’a jamais pu récupérer. Il est aussi méconnaissable d’après une photo consultée par StreetPress : Murat a de nombreux hématomes et œdèmes autour des paupières qui forment d’énormes gonflements rouges et noirs. Il a les yeux injectés de sang et sa vision est amoindrie. Il souffre également de bosses et de douleurs au crâne ainsi que d’écorchures sur la cuisse et le dos.

Mots clés
À PARIS, UN HOMME EN ERRANCE DE 35 ANS MEURT APRÈS UNE INTERVENTION DE POLICE

Mediapart


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Extrait

Pour maîtriser un homme en pleine crise de démence qui déambulait dangereusement dans le XIe arrondissement, mercredi 9 avril, un équipage de police est intervenu et a fait usage d’un pistolet à impulsion électrique à plusieurs reprises. Transporté en réanimation, l’homme est décédé.

Mots clés
IL RECUEILLE LES PLAINTES POUR VIOLENCES CONJUGALES : UN POLICIER LANDAIS CONDAMNÉ APRÈS AVOIR FRAPPÉ SA CONJOINTE

France Bleu


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Extrait

Pour la deuxième fois en un mois et demi, un policier montois comparaissait, ce mardi 15 avril, au tribunal pour violences conjugales. Il avait insulté, jeté au sol et embrassé de force sa compagne. Il a été condamné à 11 mois de prison de ferme qu’il effectuera avec un bracelet électronique.

Mots clés
EN ÉCHANGE DE PHOTOS INTIMES, UN POLICIER DONNE DES INFORMATIONS SENSIBLES ET AIDE UNE FEMME À HARCELER SON EX-COMPAGNON

LA DÉPÊCHE


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Extrait

Une femme de 31 ans, avec l’aide d’un policier en fin de carrière, aurait orchestré un véritable harcèlement contre son ancien compagnon et l’une de ses salariées. Courriels malveillants, destruction de véhicules, usurpation d’identité…

Mots clés
AU COMMISSARIAT DE ROUBAIX, UN HOMME PLACÉ EN DÉGRISEMENT RETROUVÉ MORT DANS SA CELLULE

LA VOIX DU NORD


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Extrait

La macabre découverte a été faite samedi 12 avril, en tout début d’après-midi par un agent de police, venu faire sa ronde dans les geôles du commissariat de Roubaix.

Mots clés
« UNE DROITE EN PLEIN VISAGE » : UNE SUPPORTRICE DU LOSC ACCUSE UN POLICIER DE L’AVOIR FRAPPÉE À LA FIN DU DERBY

LA VOIX DU NORD


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Extrait

Un couple de Lillois, supporters abonnés au LOSC, a porté plainte en accusant de violences un agent de police de la section d’intervention rapide (SIR), à la fin du derby entre Lille et Lens, fin mars au stade Pierre-Mauroy.

Mots clés
LYCÉE LAMARTINE : « BONJOUR, POLICE, VEUILLEZ OUVRIR VOS SACS »

Le JOURNAL de Saône-et-Loire


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Extrait

Sur réquisition du parquet, une opération de contrôle aux abords du lycée Lamartine, à Mâcon, a été conduite ce lundi, vers 17 heures.

Mots clés
LA POLICE NATIONALE MÈNE UNE OPÉRATION DE CONTRÔLE DEVANT LES COLLÈGES DE NARBONNE

L’Indépendant


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Extraits

Il est 17 heures, la sonnerie marquant la fin des cours retentit au sein du collège Victor-Hugo, à Narbonne. Les élèves s’empressent de plier leurs sacs et se ruent vers le hall d’entrée, prêts à rentrer chez eux en ce jeudi 10 avril, veille des vacances de Pâques. Sauf qu’une petite surprise les attend devant les grilles de l’établissement. Six agents de la police nationale s’apprêtent en effet à filtrer les enfants. Si la plupart passeront à travers les mailles du petit dispositif, d’autres se verront invités à ouvrir leur sac.
(…) À Narbonne toutefois, « aucune procédure judiciaire n’a été ouverte jusque-là pour violences avec armes ».

Mots clés
AMENDES, ÉVICTIONS, CONTRÔLES : LA GESTION DES « INDÉSIRABLES » PAR LA POLICE EN RÉGION PARISIENNE

Le Défenseur Des Droits


Rapport gratuit disponible

Extrait

Sur la base de l’examen de procédures judiciaires et de conduite d’entretiens, les résultats de l’étude montrent que l’objectif d’ « éviction d’indésirables » de l’espace public, pour reprendre l’expression utilisée par l’institution policière, cible une population précise : des jeunes hommes précaires issus de l’immigration post coloniale, principalement subsaharienne, occupant collectivement l’espace public à proximité immédiate de leur domicile.

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JEUNES MIS À GENOUX PAR LA POLICE À MANTES-LA-JOLIE : AFFAIRE TERMINÉE ?

actu.fr


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Extrait

Les images de ces jeunes agenouillés par dizaines, mains sur la tête pour les uns, mains dans le dos et entravés pour d’autres, avaient fait le tour du monde et enflammé les esprits. Une ordonnance de non-lieu vient d’être rendue, a-t-on appris de l’AFP, par la cour d’appel de Versailles et le juge d’instruction du tribunal de Nanterre chargés de l’enquête sur les conditions d’interpellation par la police nationale de 151 jeunes, âgés de 12 à 21 ans, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), le 6 décembre 2018, en marge de manifestations lycéennes.

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VIOLENCES EN MILIEU SCOLAIRE : DES CONTRÔLES DE SACS DEVANT DES ÉTABLISSEMENTS DU NORD MENÉS PAR DES POLICIERS ET GENDARMES

franceinfo:


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Extrait

Des policiers et gendarmes ont été mobilisés la semaine du 1er avril 2025 pour procéder à des contrôles « aléatoires » de sacs d’élèves aux abords d’établissements scolaires dans le Nord, selon un communiqué de la préfecture du département.

Mots clés

 

AFFAIRE LOGNONNE : LA CONTRE-EXPERTISE QUI DÉTRUIT LA VERSION POLICIÈRE

Le Media TV


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Extrait

Francesco Sebregondi, fondateur d’Index, revient sur la contre-enquête menée par son ONG sur l’incident de la Bastille, où Jérôme Rodriguez a perdu un œil. En utilisant des technologies avancées, Index remet en question la version policière.
(…) L’enquête vidéo complète est à retrouver sur la chaîne YouTube d’Index : https://youtu.be/SyYX9E-Ax9c

Mots clés
PIERREFITTE : LES POLICIERS TUENT UN MALINOIS EN LUI TIRANT DESSUS À QUINZE REPRISES

Le Parisien


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Extrait

Mercredi après-midi, à Pierrefitte, lors d’un contrôle dans un parking souterrain, deux policiers ont ouvert le feu sur un chien qui les attaquait.

Mots clés
NEZ CASSÉ, GIFLES, DÉTENTION ARBITRAIRE… CE POLICIER DES CÔTES-D’ARMOR SERA-T-IL CONDAMNÉ ?

Le Télégramme


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Extrait

Un policier des Côtes-d’Armor est soupçonné d’avoir commis des violences au préjudice d’un couple. On lui reproche aussi une interpellation injustifiée.

Mots clés
UNE NOUVELLE TENTATIVE DE BLOCAGE À L’UNIVERSITÉ RENNES 2, LA POLICE INTERVIENT

ouest france


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Extrait

Des étudiants ont tenté de bloquer l’université Rennes 2, mardi 1er avril 2025, avant d’être délogés par la police, qui avait été sollicitée par la présidence de l’université.

Mots clés
POLICE NATIONALE : LA COUR DES COMPTES POINTE LE COUT « PARTICULIÈREMENT ÉLEVÉ » DES MOYENS ALLOUÉS AUX ORGANISATIONS SYNDICALES

franceinfo:


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Extrait

Ces moyens sont évalués à 54 millions d’euros en 2022. Si on rapporte au nombre d’agents, c’est deux fois plus d’argent que pour les autres syndicats de la fonction publique, d’après un rapport publié mercredi.

Mots clés
CHIENS, LANCEUR DE LBD ET UNITÉ GSO : DEUX INTERVENTIONS POLICIÈRES POUR CASSER DES BLOCUS DEVANT LE LYCÉE DIDEROT À PARIS SONT-ELLES ALLÉES TROP LOIN ?

L’Humanité


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Extrait

« La présence policière a été encore plus massive : dès 7 heures, il y avait en plus des policiers de la dernière fois des agents avec des chiens ou avec un lanceur de LBD. Et même le GSO (Groupement de soutien opérationnel) dont on a su après qu’ils étaient normalement déployés dans le cadre de l’antiterroriste ou pour les crimes », témoigne un autre professeur de Diderot.
« Les élèves ont été dégagés à coups de gaz lacrymogènes, de charges. D’autres ont été poursuivis dans les rues adjacentes. Une dizaine a été interpellée violemment, dont deux élèves porteurs de handicap » (suite…)

SAINT-ÉTIENNE : UN POLICIER ÉCROUÉ POUR VIOL SUR SA BELLE-FILLE MINEURE

L’Info au quotidien


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Un fonctionnaire de police de 45 ans, affecté au commissariat de Saint-Étienne, a été mis en examen et incarcéré dans le cadre d’une affaire particulièrement sensible : il est soupçonné d’avoir violé la fille mineure de sa compagne.

Mots clés
ACCUSÉ DU VIOL DE DEUX PROSTITUÉES À REIMS, UN POLICIER CONDAMNÉ EN APPEL POUR VIOLENCE ET AGRESSION SEXUELLE SUR DEUX AUTRES FEMMES

L’union


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Extrait

Ce mercredi 26 mars, la cour d’appel de Reims a réduit la peine d’un gardien de la paix certes reconnu coupable de violence et agression sexuelle sur deux femmes, mais condamné à un an de prison ferme au lieu de quatre ans dont deux ferme par le tribunal. Depuis cette première affaire, le policier a été mis en examen pour « viol » sur deux prostituées.

Mots clés
CARAMBOLAGE POLICIER

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Les images de vidéosurveillance montrent le carambolage : il semble que les policiers n’ont même pas essayé de freiner. Ils ont arrêté leurs voitures dans celle de leurs collègues. Tous les conducteurs ont-ils été testés à l’alcool et aux stupéfiants ? On peut en douter.

(suite…)
TRAQUE DE LA VICTIME, PLAINTE MAL ENREGISTRÉE PAR UN POLICIER CONDAMNÉ POUR VIOLENCES CONJUGALES… CE QU’IL FAUT SAVOIR AVANT LE PROCÈS DU FÉMINICIDE DE CHAHINEZ DAOUD BRÛLÉE VIVE PAR SON EX-CONJOINT

L’Humanité


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Extrait

L’ex-mari de Chahinez Daoud, brûlée vive en 2021 à Mérignac, comparaît ce lundi 24 mars jusqu’au vendredi 28 pour assassinat devant la cour d’assises de la Gironde, quatre ans après cette affaire de féminicide dans laquelle des policiers avaient été sanctionnés.

Mots clés
VALENTON : 24 ET 30 MOIS DE PRISON REQUIS CONTRE DEUX POLICIERS JUGÉS POUR UN NEZ CASSÉ

Le Parisien


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Extrait

« Cette affaire questionne sur la fiabilité que l’on peut accorder aux services de police », a tonné le procureur de la République de Créteil (Val-de-Marne)
(…)« Les policiers sont responsables de son préjudice », estime de son côté le procureur qui assure que les fonctionnaires « ont menti ».

Mots clés
SIMULACRE DE NOYADE DANS UNE ÉCOLE DE POLICE EN NORMANDIE : DEUX FORMATEURS EXCLUS TEMPORAIREMENT

ouest france


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Extrait

Les deux agents ont été sanctionnés d’une exclusion temporaire. Le premier formateur à 12 mois d’exclusion, dont 8 avec sursis, tandis que le second est sanctionné de 3 mois d’exclusion, dont 2 avec sursis.

Mots clés
HARCÈLEMENT ET CORRUPTION DE MINEUR : LE POLICIER FINALEMENT JUGÉ EN CRPC, DÉCISION « SCANDALEUSE » POUR LES PARTIES CIVILES

L’EST Républicain


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Ce capitaine de police, renvoyé fin 2023 devant le tribunal pour notamment corruption de mineur, harcèlement moral et détention d’images pédophiles, n’a pas été jugé ce vendredi. Le parquet de Nancy a accepté il y a quelques jours une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Les parties civiles ne décolèrent pas.

Mots clés
DÉJÀ CONDAMNÉS DANS UNE AFFAIRE DE VIOLENCE, DEUX POLICIERS PARISIENS À NOUVEAU RATTRAPÉS PAR LA JUSTICE

Le Parisien


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Extrait

Alors que le soleil est encore en train de se lever, la scène a tout d’une bagarre de rue entre ivrognes. Sauf que Maxime D., Romain et Clément B. sont des policiers, alors pas en service, affectés au commissariat des Ve et VIe arrondissements.

Mots clés
UN POLICIER LANDAIS CONVOQUÉ UNE SECONDE FOIS AU TRIBUNAL POUR VIOLENCES CONJUGALES EN MOINS DE DEUX SEMAINES

france bleu


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Extrait

Récidiviste, un policier landais était convoqué, ce mardi 18 mars 2025, devant le tribunal de Mont-de-Marsan pour des violences conjugales. Cet homme de 55 ans est accusé d’avoir violenté sa compagne dans la nuit du 10 au 11 mars, à Brocas, de l’avoir prise par la gorge avant de la jeter à terre. Il était en couple avec elle depuis le mois de mai. Il venait d’être condamné le 5 mars, donc cinq jours avant, pour des faits similaires commis en novembre sur cette même conjointe.

Mots clés
PRÈS DE LYON. APRÈS LA FÊTE ILLÉGALE, DES VIDÉOS DE L’INTERVENTION POLICIÈRE FONT DÉBAT

actu.fr


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Extrait

Certains participants dénoncent désormais un usage disproportionné de la force, avec des personnes frappées « gratuitement » lors du chaos.
(…) Dans différentes vidéos de heurts publiées sur les réseaux sociaux, l’une enflamme tout particulièrement les internautes. On y voit un policier qui frappe, avec son bâton de défense, une personne pourtant au sol.
(…) Pour Eliott, évoque auprès d’actu Lyon « une super nuit, avec des participants venus simplement kiffer l’impressionnant système son, sans volonté de nuire ».

Mots clés
DANS LES YVELINES, UNE POLICIÈRE ACCUSÉE DE VIOLENCES SUR UNE GARDÉE À VUE DÉNUDÉE

Streetpress


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Extrait

La policière brune, agacée qu’elle n’aille pas assez vite, aurait alors tenté de lui retirer le sous-vêtement de force. Puis, elle aurait « complètement vrillé », l’aurait « baffée » plusieurs fois, plaquée à terre, agrippée par les cheveux et « cognée la tête six ou sept fois de suite contre le sol », indique l’étudiante dans sa plainte. Pendants les coups, la policière lui aurait répété : « Je vais t’éduquer, tes parents t’ont pas éduqué. »

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UN FORCENÉ AVEC UN MASQUE DE CLOWN ET UN SABRE ABATTU PAR LA POLICE À BIDART AU PAYS BASQUE

LA DÉPÊCHE


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Extrait

Tout a commencé par une prise d’otage. Mardi vers 19h30, un homme entre dans une fromagerie à Bidart dans les Pyrénées-Atlantiques et prend la vendeuse en otage. Il la séquestre et demande qu’on appelle la police.
Quand les policiers arrivent à la fromagerie d’Erretegia, ils constatent que l’individu porte un visage de clown et qu’il est armé d’un sabre et d’un revolver.

Mots clés
EURE : SANCTION CONFIRMÉE POUR LE POLICIER QUI AVAIT « HARCELÉ » SON ÉPOUSE ET COLLÈGUE DE TRAVAIL

actu.fr


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Extrait

Le 28 mai 2020, il avait été condamné par le tribunal correctionnel d’Évreux pour « harcèlement moral » et « détournement de traitement de données à caractère personnel ».

Mots clés
« ON N’EXISTE PLUS » : À CLICHY-SOUS-BOIS, LES « HABITANTS » DES CAVES DU CHÊNE POINTU EXPULSÉS PAR LA POLICE

Le Parisien


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Extrait

« Pas de travail, pas de logement », articule l’homme qui se met à agiter les mains, pour remplacer les mots qui lui manquent en français et expliquer sa situation. Il fait partie des personnes évacuées le 6 mars des caves de la copropriété dégradée et surendettée de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), selon une femme de 39 ans, elle-même expulsée.

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« LES JEUNES HOMMES PERÇUS COMME NOIRS ONT QUATRE FOIS PLUS DE RISQUES D’ÊTRE CONTRÔLÉS » PAR LA POLICE ALERTE LA DÉFENSEURE DES DROITS

franceinfo:


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Extrait

26 % de la population a été contrôlée au moins une fois sur les cinq dernières années en 2024, note l’enquête. En 2016, le chiffre était de 16 %. L’enquête révèle ainsi que les « contrôles d’identités et les dépôts de plaintes ou mains courantes constituent les principales modalités de contact entre police et population »
(…) « En présence d’un policier ou d’un gendarme sur la voie publique, 50 % de la population se dit confiante ou rassurée, 28 % indifférente et 22 % déclare se sentir inquiète ou méfiante. » Finalement, cette confiance, note l’enquête, semble être liée « aux expériences concrètes de contacts avec elles ».

Mots clés
QUATRE POLICIERS DE TARASCON RENVOYÉS DEVANT LA JUSTICE

maritima


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Quatre policiers de Tarascon ont été placés vendredi sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur jugement le 4 avril pour « détention et transport de produits stupéfiants » et « faux et usage de faux »

Mots clés
VIOLENCES POLICIÈRES À TOULOUSE : DES ADOS MENOTTÉS ROUÉS DE COUPS, TROIS FONCTIONNAIRES JUGÉS PAR LE TRIBUNAL

LA DÉPÊCHE


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La vidéo captée par les caméras de la faculté du Mirail, à Toulouse, est glaçante. Sur les images en noir et blanc, diffusées sur les écrans du tribunal correctionnel, deux jeunes de 16 ans sont menottés et assis. Un policier en profite pour s’acharner sur eux. Les coups de poing s’enchaînent. Le fonctionnaire frappe aussi avec les pieds. La séquence dure 2 minutes. Un deuxième policier soulève puis projette l’un des adolescents au sol avant de les libérer.

Mots clés
LE LYCÉEN, LE BRIGADIER ET LE VISAGE CONTRE LE GRAVIER

Les Jours


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Le cas suivant concerne un commissaire de 36 ans et un gardien de la paix de 28 ans. Ces deux-là sont accusés par la quadragénaire en flanelle rose présente à la barre de l’avoir fait tomber de son vélo pour la menotter au sol. C’était en juin 2023 à Villetaneuse, et cette enseignante s’est vu attribuer cent-cinquante jours d’interruption totale de travail (ITT).

Mots clés
POLICIERS QUALIFIÉS DE « COW-BOYS » : L’ÉLUE DE LA COURNEUVE S’ACQUITTERA D’UNE CONTRIBUTION CITOYENNE DE 700 EUROS

Le Parisien


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Extrait

Elle était intervenue au côté du député de la circonscription Aly Diouara (LFI) après avoir constaté, de loin, le comportement — selon elle virulent — des fonctionnaires de police, qui contrôlaient les téléphones portables de deux jeunes habitants de la cité Karl-Marx. Au lendemain des faits, l’un d’entre eux confiait être toujours « secoué » et assurait avoir été menacé.

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L’OCCUPATION DE LA FACULTÉ SEGALEN INTERROMPUE PAR LES CRS, À BREST: QUATRE ÉTUDIANTS EN GARDE À VUE

ouest france


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Depuis mardi 4 mars 2025, des étudiants occupaient la faculté de Lettres et sciences humaines Victor Segalen, à Brest (Finistère), pour protester contre la baisse du budget de l’enseignement supérieur. Ils ont été évacués ce jeudi matin à la demande du président de l’UBO. Quatre manifestants ont été placés en garde à vue.

Mots clés
EN VOULANT ÉCHAPPER À LA POLICE, IL CHUTE DU 13E ÉTAGE : UN HOMME HOSPITALISÉ DANS UN ÉTAT CRITIQUE

ouest france


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Extrait

Selon les informations d’ actu Paris , la victime a voulu fuir des policiers. Ces derniers avaient pénétré l’appartement où elle se trouvait, au 14e étage, afin de procéder à une perquisition.

Mots clés
« TIRER POUR TUER, C’EST DEVENU UNE ROUTINE » : À DUGNY, COLÈRE APRÈS LA MORT D’UN HOMME ARMÉ QUI MENAÇAIT LA POLICE

Le Parisien


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Sur place, certains habitants crient à la « bavure policière ».

Mots clés
UN CONDUCTEUR REFUSE D’OBTEMPÉRER, LA POLICE FAIT FEU SUR LE VÉHICULE PRÈS D’ORLÉANS

actu.fr


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Extrait

Une course poursuite a démarré à Fleury-les-Aubrais après un refus de priorité. Une fois rattrapé, le conducteur refuse de se soumettre à un contrôle de la police, qui fait feu.

Mots clés
UN POLICIER LYONNAIS CONDAMNÉ POUR VIOLENCES SUR UN ADO, 10 ANS APRÈS LES FAITS

Rue89


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Extrait

Le tribunal a motivé sa clémence par l’ancienneté des faits reprochés au policier, qui remontent à dix ans. Dix années pendant lesquelles le dossier a erré dans les méandres de l’institution policière, puis dans les tiroirs de la justice, avant de ressurgir contre toute attente en 2022.

Mots clés
POLICIERS ATTAQUÉS AVEC DES SABRES : FAN DE MANGA, AUTISTE SCHIZOPHRÈNE… CE QUE L’ON SAIT DU SUSPECT DE 17 ANS, BLESSÉ PAR BALLES

Midi Libre


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Extrait

Fan de manga, le jeune homme est né à Vitry. Il serait sorti de chez lui torse nu et avec deux sabres à la suite d’une dispute avec sa mère. Autiste schizophrène, il ne serait plus soigné, selon nos confrères.

Mots clés
« GROSSE PUTE » : UN POLICIER INSULTE UNE PLAIGNANTE AU TÉLÉPHONE, ELLE LE FAIT CONDAMNER

Le Courrier Picard


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Extrait

En février 2022, un policier avait laissé un message injurieux sur le répondeur d’une femme qui avait déposé plainte pour agression sexuelle à Paris.

Mots clés
RENNES : RELAXE DÉFINITIVE POUR LE POLICIER AYANT ÉBORGNÉ UN MANIFESTANT AVEC SON LBD

20minutes


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Extrait

Non-lieu•Un étudiant de 20 ans avait été gravement blessé lors d’une manifestation contre la loi Travail

Mots clés
UN ANCIEN POLICIER D’AGEN JUGÉ EN APPEL POUR HARCÈLEMENT MORAL CE JEUDI

LA DÉPÊCHE


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Extrait

Rumeurs calomnieuses lancées sur ses collègues, management excessif, blagues graveleuses ou encore remarques dénigrantes… Les faits reprochés au fonctionnaire de police, qui auraient été commis entre 2017 et 2021 au commissariat d’Agen, ont été énumérés et détaillés par la cour.

Mots clés
COMPIÈGNE. UN POLICIER AURAIT FRAPPÉ UN LYCÉEN À COUPS DE PIED POUR DÉFENDRE SON FILS

oise hebdo


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L’élève dit qu’il va porter plainte auprès de la gendarmerie d’ici peu. Il a manqué une semaine de cours, pour se remettre des coups qu’ils a reçus. «On m’a frappé au sol, on m’a gazé, on m’a tasé…», dit-il. Une scène que confirment (à l’exception du taser) des parents d’élèves horrifiés de ce qu’ils ont vu ce jour-là, dans la paisible rue de la Sous-Préfecture.

Mots clés
BILAL, PÈRE DE FAMILLE, TUÉ EN PLEINE JOURNÉE AU COURS D’UNE INTERVENTION POLICIÈRE [À TOULOUSE]

Révolution Permanente


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Ce vendredi 24 janvier en pleine matinée, Bilal ou Thibault comme sa famille souhaite l’appeler, un père de famille âgé de 34 ans, est décédé à la suite d’une chute mortelle en scooter provoquée par la police au cours d’une interpellation. Un nouveau mort qui s’inscrit dans une longue liste de violences policières contre les habitants des quartiers populaires. Justice pour Thibault !

Mots clés

PARIS : 150 RÉFUGIÉS SANS-ABRI NASSÉS PAR LA POLICE DANS LE XIXE ARRONDISSEMENT

Le Parisien


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À l’occasion de la 8e Nuit de la solidarité ce jeudi, près de 150 réfugiés sans-abri se sont réunis dans le XIXe arrondissement pour dénoncer leur situation et interpeller les pouvoirs publics. Les familles auraient été nassées par les forces de l’ordre.

Mots clés
« GILETS JAUNES » : LE POLICIER SOUPÇONNÉ D’AVOIR ÉBORGNÉ JÉRÔME RODRIGUES SERA JUGÉ DEVANT UNE COUR CRIMINELLE

France Bleu


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Dans ce dossier, Brice C. ainsi qu’un autre fonctionnaire de police, Baptiste R., avaient été mis en examen en janvier 2021 à Paris respectivement pour la mutilation de Jérôme Rodrigues et la blessure à la jambe par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) d’un de ses amis, place de la Bastille lors de l’acte 11 des « gilets jaunes », le 26 janvier 2019. Pour ce second policier, un procès est requis pour « violences volontaires aggravées n’ayant pas entraîné une ITT supérieure à huit jours », un délit.

Mots clés
UN HOMME NU ABATTU PAR LA POLICE DANS UNE ÉGLISE : AUTOMUTILATIONS, « AUCUN PROPOS À CONNOTATION RELIGIEUSE »… CE QUE L’ON SAIT DU DRAME

LA DÉPÊCHE


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« Les fonctionnaires ont alors fait usage de leurs armes de service. L’homme est décédé des suites de ses blessures« , a ajouté la procureure précisant qu’une autopsie sera réalisée vendredi pour déterminer « précisément les circonstances et causes de la mort« 

Mots clés
UN POLICIER TIRE SUR UNE VOITURE APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER À LA CHAPELLE-SAINT-MESMIN

France Bleu


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Un fonctionnaire de police a fait usage de son arme ce vendredi après-midi à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans la Métropole d’Orléans, visant une voiture impliquée dans un refus d’obtempérer. Le conducteur et son passager sont en garde à vue.

Mots clés
UN AGENT ADMINISTRATIF DE LA POLICE NATIONALE EN GARDE À VUE POUR DES VIOLENCES CONJUGALES

franceinfo:


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L’ex-compagne d’un agent de la police nationale a déposé plainte contre lui pour des faits de violences physiques et psychologiques.

Mots clés
UN POLICIER TIRE UN COUP DE FEU, PRÈS DE ROUEN : QUE S’EST-IL PASSÉ ?

franceinfo:


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Jeudi 12 décembre 2024, dans l’après-midi, un policier a fait usage de son arme après un refus d’obtempérer à Cléon, près de Rouen (Seine-Maritime).

Mots clés
VIOLENCES DANS LES DEUX-SÈVRES : UN POLICIER DE NIORT CONDAMNÉ, SA VICTIME GRIÈVEMENT BLESSÉE À UN ŒIL

La Nouvelle République


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Le mis en cause avait fait usage d’un aérosol lacrymogène à bout portant et directement dans les yeux d’un jeune homme.
Celui-ci, un Niortais d’aujourd’hui 41 ans, avait failli perdre l’usage de son œil gauche, sauvé grâce à une intervention chirurgicale comportant une greffe. Un médecin légiste lui avait ensuite attribué une incapacité totale de travail d’une durée de trente jours.

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L’EX-POLICIER D’AMIENS ACCUSÉ DE SEPT BRAQUAGES DANS LA SOMME ÉTAIT DANS LA SPIRALE DE L’ENDETTEMENT

Courrier picard


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Le policier de la Bac d’Amiens, au-dessus de tout soupçon au moment de son interpellation en mars 2023, est renvoyé devant la cour d’assises pour sept faits, à Chaulnes et Nesle. Il en reconnaît cinq.

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MULHOUSE : UN CHIEN ABATTU PAR LA POLICE, LA SCÈNE FILMÉE DEVIENT VIRALE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

france bleu


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Après une vingtaine de secondes, alors que le chien se débat de plus en plus et semble se diriger vers un des policiers, des tirs partent, touchant l’animal, qui se plaint de douleur. Quelques secondes plus tard, alors que le trentenaire est maitrisé au sol devant un immeuble par un policier, et alors que le chien boitant s’approche à nouveau, d’autres tirs achèvent l’animal qui crie fortement et tombe au sol sur le flan.

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UNE POLICIÈRE DE LENS VENDAIT DES DONNÉES CONFIDENTIELLES : « J’AI CONSCIENCE QUE TOUT EST ILLÉGAL, MAIS JE L’AI FAIT POUR EUX… »

LA VOIX DU NORD


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Une policière du commissariat de Lens a été jugée lundi par le tribunal judiciaire de Béthune après avoir consulté et vendu des dizaines de fichiers confidentiels.

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APRÈS LE LIVRE D’UN JOURNALISTE INFILTRÉ, UN PROCÈS REQUIS CONTRE UN POLICIER

Mediapart


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Quatre ans après la publication de « Flic », récit journalistique d’une infiltration au commissariat du XIXe arrondissement, le parquet de Paris demande à ce qu’un policier soit jugé pour des violences lors d’une interpellation.

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MAIS OÙ EST PASSÉ ALI, LE « ROCANCOURT DE LA POLICE » SOUPÇONNÉ D’ESCROQUERIES ?

Le Parisien


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Ce gardien de la paix de 38 ans, affecté au commissariat du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne, est soupçonné d’avoir escroqué ses ex-petites amies. Après avoir emprunté de l’argent à des collègues, il a disparu des radars depuis dix mois.

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GRIGNY : ABIL ATTEND TOUJOURS LE REMBOURSEMENT DE SA PORTE CASSÉE PAR ERREUR PAR LES POLICIERS

Le Parisien


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En mars, ce propriétaire a découvert la porte de son appartement cassée, à Grigny. Les policiers, missionnés sur une enquête de stupéfiants, se sont trompés. Depuis, aucune réparation n’a été faite et il est sans nouvelles du ministère de la Justice, qui doit l’indemniser.

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MARSEILLE : UN POLICIER PERCUTE DEUX JEUNES À TROTTINETTE AVANT DE PRENDRE LA FUITE

Libération


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Deux frères qui circulaient à trottinette ont été percutés par un chauffard dans la nuit du 4 au 5 juillet à Marseille, comme l’ont révélé nos confrères de la Provence mercredi 17 juillet au soir. Ce dernier est un policier affecté au commissariat du XIIe arrondissement de la ville. Ivre et hors service ce soir-là, il a pris la fuite après avoir renversé les deux hommes.

(suite…)
INTERPELLATION D’UN HOMME ROUÉ DE COUPS PAR DES POLICIERS À BAGNOLET : « DES IMAGES INTOLÉRABLES », L’IGPN SAISIE

franceinfo:


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Dans la vidéo postée sur les réseaux sociaux, on peut voir un policier asséner un coup-de-poing à un homme cagoulé, les mains menottées dans le dos. Simultanément, on entend prononcer les mots : »Attends ! pas là ! ». Des policiers traînent ensuite à terre la victime que l’on entend crier, pendant que l’un des agents le frappe violemment à terre à plusieurs reprises.

https://x.com/AlertesInfos/status/1812533222481211729

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PALESTINE : DEUX ÉTUDIANTS MOBILISÉS DE SCIENCES PO PARIS ARRÊTÉS PAR LA POLICE

Révolution Permanente


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3 étudiant-e-s mobilisé-e-s ont été blessé-e-s suite à la violente intervention policière, d’après le témoignage recueilli auprès de proches. Ces personnes sont actuellement hospitalisées, pour des blessures légères.

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MORT DE NAHEL : RECONSTITUTION CE MATIN, VERSION POLICIÈRE MISE À MAL… LE POINT SUR L’ENQUÊTE

ouest france


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Policier libéré, légitime défense remise en cause…

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« CONTRÔLE D’UN NOUVEAU TYPE » OU « TRAQUE POLICIÈRE » ? DES MIGRANTS REFOULÉS DES TRAINS LORS D’UNE OPÉRATION DE POLICE DANS LES GARES DE CALAIS

franceinfo:


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Arrivés dans la gare de Calais ville, ce même groupe a de nouveau été contrôlé dans un autre TER. « Les forces de l’ordre ont d’abord effectué un tri des personnes dans le wagon au faciès avant d’entrer avec les gazeuses braquées sur les personnes et en tenant un chien par le collier prêt à être lâché », indique HRO. Certains auraient même été « frappés par des agents de police équipés de matraques », poursuit le communiqué.

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MANIFESTATIONS PRO-PALESTINIENNES : 5 JOURS APRÈS SCIENCES PO, NOUVELLE INTERVENTION POLICIÈRE À LA SORBONNE

Marianne


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Le Premier ministre Gabriel Attal s’est voulu ferme, samedi 27 avril : « Il n’y aura jamais de droit au blocage, jamais de tolérance avec l’action d’une minorité agissante et dangereuse qui cherche à imposer ses règles à nos étudiants et nos enseignants », a-t-il déclaré. Peut-être a-t-il sous-estimé la capacité du conflit israélo-palestinien à électriser durablement l’université française.

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VERBALISÉ 43 FOIS… EN QUATRE HEURES

Le Parisien


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Mourad, 34 ans, a reçu en janvier des dizaines de PV pour cinq infractions différentes, qu’il aurait commises sur la voie publique le 24 janvier.

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« J’AI SORTI MON TASER EN DISSUASION » : UN POLICIER JUGÉ POUR DES VIOLENCES EN GARDE À VUE À ANGERS

Ouest-France


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Un homme de 51 ans était jugé ce mardi 23 janvier 2024, devant le tribunal correctionnel d’Angers. Il est soupçonné d’avoir commis des violences avec son taser sur un homme en garde à vue.

À ANGERS, UN POLICIER ACCUSÉ D’AVOIR USÉ DE SA FONCTION POUR OBTENIR LES FAVEURS DE FEMMES FRAGILES

Ouest france Article de presse gratuit disponible