05.06.2026

Si des débordements ont eu lieu en France après la victoire en Ligue des Champions du Paris Saint-Germain, des policiers ont commis de nombreuses violences. Trois personnes dont deux mineurs auraient été grièvement blessés par des tirs de LBD.
Coup de sifflet. Lorsque le PSG remporte sa seconde étoile lors de la finale de la Ligue des Champions, ce samedi 30 mai, les scènes de liesse ont déjà rempli les rues de la capitale. À leur manière, les 8.000 policiers déployés à Paris par le ministère de l’Intérieur « pour contenir tout débordement » se sont joints à la fête. Aussi rapidement que le nombre croissant d’interpellations est venu rythmer la soirée des chaînes d’informations en continu, sont apparues sur les réseaux sociaux les premières images de comportements problématiques et accusations de violences illégitimes perpétrées par les forces de l’ordre.
Débordements et éborgnements
Surviennent ainsi les images d’un enfant de 13 ans qui maintient un épais bandage contre son œil. Du sang coule le long de son avant-bras pendant le trajet jusqu’à l’hôpital. Selon le député LFI de Seine-Saint-Denis Aly Diouara, l’enfant aurait été frappé par un tir de LBD tiré depuis un véhicule de police à Bobigny (93). À Fontenay-sous-Bois (94), un adolescent âgé de 14 ans aurait également été grièvement blessé au visage par un tir de LBD, a indiqué dans un communiqué le maire de la commune Jean-Philippe Gautrais (liste d’union de la gauche). L’élu précise : « Les médecins ont annoncé des conséquences permanentes sur sa vue ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie des deux affaires, ont fait savoir respectivement les parquets de Bobigny et de Créteil.
Sur le périphérique parisien, à la Porte Maillot, un rassemblement de motards au milieu duquel s’improvise un match de foot est délogé à grand renfort de grenades lacrymogènes tombant entre les véhicules. Près de la porte de Saint-Cloud, des motards passant à côté de policiers sont aspergés de lacrymogène.
Dans les jardins du Grand Palais dans le 8e arrondissement, malgré son brassard « Presse », le reporter Enzo Rabouy, 21 ans, est frappé d’un coup de matraque derrière la tête et s’effondre par terre. Le policier qui l’a violenté l’a « laissé inconscient au sol », précise-t-il sur X à l’appui des images. À Mediapart, il confie vouloir porter plainte.
Sur la place du Trocadéro, un jeune homme recroquevillé par terre est frappé de deux coups de matraque télescopique par un policier. Il n’est pourtant pas interpellé. À la place, en repartant, le même agent lui donne un violent coup de pied dans la tête. « Il voulait me matraquer car il m’a vu filmer », ajoute l’auteur de la vidéo, qui précise avoir reçu dans sa fuite, comme d’autres supporters, plusieurs coups dans le dos.
Enfin, juste de l’autre côté du pâté de maisons, rue Magdebourg, la vidéosurveillance d’un immeuble d’habitation montre une cinquantaine de supporteurs s’engouffrer dans la cour intérieure pour fuir, certains en suffoquant, un épais nuage de gaz lacrymogènes. Quelques minutes plus tard, trois policiers rentrent à leur tour en courant, matraques et LBD à la main, suivis de fonctionnaires de la BAC. L’un d’eux, cache-cou remonté jusqu’au nez, matraque immédiatement l’un des jeunes qui essaye de fuir. Un second, carrure de rugbyman, cagoule sur la tête et LBD en bandoulière, lui porte plusieurs coups de poing.
Alors qu’une première partie des personnes sortent, le même policier se poste devant le reste du groupe, et leur porte trois coups de poing au visage, tandis que son collègue enchaîne les coups de bâton. Aucune résistance n’est pourtant décelable de la part des supporters, dont plusieurs gardent les mains en l’air. De fait, aucune interpellation n’est réalisée par les agents. À la sortie de l’immeuble, « une haie d’honneur » policière les attend, depuis laquelle s’abattent des derniers coups de matraque, toujours filmés.
Sollicité par StreetPress, le service communication du parquet de Paris a indiqué avoir transmis ces images « à la section compétente » afin qu’elle puisse « ouvrir des enquêtes ». À ce stade, les magistrats font état de trois procédures mettant en cause des membres des forces de l’ordre à Paris. Deux concernent des mineurs de 14 et 17 ans dénonçant des violences lors de leur interpellation.
Sept fractures au visage
Mourad, 43 ans, n’a « rien vu arriver ». Ce soir-là, le quadragénaire descend d’Ermont (95) pour suivre le match dans le centre de Paris, à Châtelet avec deux amis. Il est vite pris dans l’ambiance. « C’était convivial, il y avait des papas, des mamans, des enfants », mais aussi « des jeunes qui faisaient des problèmes » se souvient Nasser (1). Vers 00h25, le trio essaye de partir par le Trocadéro pour remonter dans le Val d’Oise quand, devant le pont d’Iéna qui sépare l’esplanade de la Tour Eiffel, Mourad reçoit « un projectile » policier dans la tempe. L’impact lui provoque sept fractures autour de son œil droit. Sur le coup, Mourad ne comprend pas ce qui lui arrive. Nasser, lui, voit seulement son ami « se baisser », et couler « beaucoup de sang ». « Il était sous le choc, je ne le reconnaissais pas », indique Nasser, qui cherche alors des secours :
« Il y avait des pompiers sur le trottoir d’en face. J’ai couru pour demander de l’aide. Un policier avec son flashball est arrivé par derrière, m’a dit : “Dégage”. J’ai dit que mon ami avait l’œil crevé, il m’a insulté et m’a tiré dessus à deux mètres, sans me toucher. »
Le groupe est alors séparé par une charge. Mourad, le visage toujours « en sang », est lui aussi « envoyé balader » par les policiers positionnés sur le pont, qui le laissent « marcher pendant 40 minutes à chercher des secours ». « Ils ne m’ont pas laissé traverser. Ils m’ont dit : “Tu dégages”, “Casse-toi”. J’errais comme un animal, recouvert de sang », se souvient Mourad.
Il ne comprend la cause de sa blessure que lorsqu’une médecin des unités médico-judiciaires lui explique « que ça ne pouvait être qu’un tir de flashball, vu la puissance ». Sur les photos, son œil droit est tuméfié, et ne voit « plus rien ». À côté, sa tempe est marquée d’un large hématome rond, dessinant le « projectile » circulaire. Sous le choc, sa tête a aussi été « déformée ». L’homme présente des fractures des parois et du plancher de l’orbite jusqu’au « processus condylien », par laquelle est accrochée la mâchoire inférieure, lui ont expliqué les médecins. Son état nécessite « une opération qui va laisser pas mal de cicatrices ». Si son globe oculaire n’a finalement pas été touché, « il y aura peut-être des séquelles », craint-il, en plus des douleurs et « des migraines importantes », dont il souffre depuis samedi.
« La baffe que je vais te mettre va te faire saigner »
Max (1), 14 ans, a lui été interpellé à la « 61e minute du match » près du métro Jacques Bonsergent, dans le 10e arrondissement où il habite, pour avoir tiré des feux d’artifice, rapporte sa mère Paloma (1). Selon la plainte déposée par l’adolescent, pour le faire avouer sa possession du carton d’engins pyrotechniques, les policiers lui auraient « frappé violemment » la tête contre le carton, le faisant saigner du nez. Il s’en serait suivi des menaces, des remarques racistes et homophobes. Les agents, lui auraient lancé :
« Avec les rails de train que t’as sur les dents, je te promets que la baffe que je vais te mettre va te faire saigner. »
Pour justifier son interpellation, sur dénonciation d’une voisine, un policier lui aurait aussi déclaré : « Tu es le seul PD asiatique habillé en rose », rapporte-t-il dans sa plainte. « J’ai dit que je n’étais pas asiatique, on m’a répondu en mimant un accent », dénonce-t-il également. S’il n’a pas été poursuivi à cause d’une nullité dans le dossier, le parquet lui a notifié un avertissement pénal probatoire – qui a remplacé les « rappels à la loi » – accompagné d’heures de travail d’intérêt général.
Sollicitée ce vendredi 5 juin, la préfecture de police a accusé réception de notre demande et n’y a à ce stade pas donné suite.
(1) Le prénom a été modifié.

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04.06.2026

Un adolescent de 14 ans aurait été grièvement blessé à la tête par un tir de LBD dans la nuit du 30 au 31 mai à Fontenay-sous-Bois, lors des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions.
Des célébrations qui virent au drame. Un adolescent de 14 ans aurait été grièvement blessé à la tête par un tir de LBD dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 mai à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), en marge des célébrations de la victoire du Paris-Saint-Germain en finale de la Ligue des champions.
Dans l’entourage du maire, on reste très prudents. D’après les informations rassemblées par le cabinet, « on a plutôt l’impression que les choses n’étaient ni plus ni moins tendues qu’ailleurs. Il y avait du monde, des feux d’artifice, ce qui reste dangereux bien sûr, mais pas d’autres comportements dangereux outre mesure ».
La famille, « choquée et abasourdie », a dit à la Ville son « intention de porter plainte ». Mais pour l’instant, l’enfant est toujours hospitalisé et « sous le choc ». Âgé de 14 ans, il est originaire d’un quartier voisin de La Redoute, où se sont produits les faits. « Il n’a pas perdu un œil, mais les médecins ont indiqué qu’il y aurait des séquelles » sur sa vision, précise-t-on dans l’entourage du maire.
« Ni escalade, ni représailles »
Dans un communiqué publié le mercredi 3 juin, le maire de Fontenay-sous-Bois, Jean-Philippe Gautrais, a apporté « tout son soutien » à l’enfant et à sa famille et réclamé que « toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ces faits ». Il a également rappelé que l’utilisation du LBD est « strictement encadrée » et que les consignes d’emploi « excluent notamment le fait de viser la tête ». Le parquet de Créteil confirme de son côté que l’IGPN, la police des polices, a été saisie de l’affaire « afin de clarifier les circonstances dans lesquelles un adolescent a été blessé le 30 mai dernier à Fontenay-sous-Bois ».
La municipalité a activé son réseau d’animateurs et d’éducateurs pour prendre le pouls et éviter tout débordement. « La famille ne veut ni escalade ni représailles », insiste la ville. « Il y a de l’émotion, un sentiment d’illégitimité, d’injustice, de colère. Pour l’instant, il n’y a aucun élément qui indiquerait que cette colère bascule dans la violence. »
Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Des tirs de LBD ont déjà causé des séquelles à un adolescent de 13 ans lors des célébrations du sacre du PSG. Ce dernier a été grièvement blessé à l’œil le même soir à Bobigny (Seine-Saint-Denis), à quelques centaines de mètres de la salle Pablo-Neruda où la finale PSG-Arsenal avait été retransmise. D’après le député Insoumis Aly Diouara, qui a rendu l’affaire publique lundi sur les réseaux sociaux, le garçon aurait été opéré et « va perdre l’usage de son œil ». Le parquet de Bobigny a confirmé avoir saisi l’IGPN.

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03.06.2026

Un tir policier a brisé la vie d’un jeune mineur le soir de la victoire du PSG, dans la ville de Bobigny en Seine-Saint-Denis.
«Imagine : tu as 13 ans. Tu célèbres la victoire du club de ton cœur, le PSG. Et tu perds un œil parce qu’un policier a choisi de tirer au LBD depuis son véhicule pour disperser des jeunes dont le seul tort était de fêter un titre». C’est le message publié sur le réseau X par l’élu Insoumis Aly Diouara le 1er juin. Il est accompagné d’une terrible vidéo, où l’on voit un adolescent au visage juvénile couvert de sang, transporté dans une voiture, probablement vers un hôpital.
Ce tir qui a brisé la vie d’un jeune mineur a eu lieu le soir de la victoire du PSG, dans la ville de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Suite à ce message, le parquet de la ville a décidé d’ouvrir une enquête, et se saisir l’IGPN. On connait la capacité de la police des polices et de la justice à enterrer les affaires de violences policières.
L’élu Insoumis explique : «Je ne sais pas si on se rend compte de la folie de cet acte. On a un policier qui est dans sa voiture, qui baisse sa vitre et qui tire en direction de ce garçon jusqu’à lui faire perdre l’usage de son œil». Il précise : «J’ai parlé avec la maman, qui me dit être absolument abasourdie, choquée», elle se trouve au chevet de son enfant dont la vie bascule à cause d’un policier.
Aly Diouara a dénoncé l’affaire à l’Assemblée Nationale le 2 juin : «À chaque fois que les jeunes des quartiers populaires investissent l’espace public, la même mécanique se répète. On quadrille, on disperse et on charge». Car c’est bien là le sujet : le soir de la victoire du PSG, plus de 8.000 policiers ont été déployés dans la capitale et sa banlieue pour briser la joie collective et générer de la tension, en pourchassant la jeunesse avec des moyens militarisés.
Le gouvernement a donné carte blanche à des agents surarmés pour empêcher toute liesse dans l’espace public. Les médias qui tournent en boucle depuis 5 jours sur quelques poubelles brulées sont complices : les policiers ont encore une fois brisé des vies ce soir là. Aucun supporter n’a mutilé qui que ce soit.
Des vidéos prises samedi dernier montent de violentes charges avoir lieu dès le début du match aux abords du stade. D’autre montrent des policiers gazer des motards au hasard au niveau du périphérique parisien, créant des conditions propices à de graves accidents. D’innombrables images de coups gratuits sont en ligne, par exemple celles du reporter Enzo Rabouy, qui a filmé en direct, lors d’une charge, un policier lui mettre un violent coup sur la tête alors qu’il était identifié comme journaliste. Les métros qui circulaient au niveau de Chatêlet ont été massivement envahis par de puissants gaz lacrymogènes, tellement l’usage de grenades était massif en surface, provoquant des mouvements de panique et des malaises. Sur près de 900 interpellations réalisées le soir du match, 82 étaient mineurs. Un enfant de 14 ans dit avoir été tabassé et placé en garde à vue.
Après être sorti de cellule, un jeune homme nommé Hugues témoignait sur BFM, avec un coquard prouvant les violences qu’il avait subies : «Quand je me suis fait arrêter, j’ai tout de suite été traité de sale bougnoule, sale arabe, ma mère la sale traînée…» Il poursuivait : «Tous les jeunes qui sont passés en garde à vue et au tribunal que j’ai rencontré, tous avaient des marques de tabassage des officiers de police».
Une fois de plus, le régime a lâché dans les rues une milice d’extrême droite qui a frappé et arrêté au hasard. Des centaines de personnes ont été traumatisées, blessées, et pour au moins l’une d’entre elles, mutilée. C’est une répression unique en Europe pour une fête sportive. On se souvient en 2022 du scandale des supporters de Liverpool nassés, gazés et tabassés près du stade de France par la police française, provoquant un incident diplomatique international. Dans un pays qui ne serait pas en pleine fascisation, c’est ce sujet là qui devrait faire la Une, et pas quelques dégâts matériels.

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02.06.2026

Une troisième enquête est ouverte, une nouvelle fois pour un tir de LBD soupçonné d’avoir éborgné un adolescent, à Cachan, dans le Val-de-Marne. Mais d’après les informations de RTL les circonstances sont différentes. Les faits ont eu lieu dimanche soir, sans aucun lien avec le PSG, alors que les policiers dispersaient une rixe. Un fonctionnaire a alors fait usage de son LBD et blessé gravement au visage un jeune homme par ailleurs placé en garde à vue pour « violences volontaires ».

 

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24.05.2026

Entre 300 et 500 élèves ont manifesté vendredi 22 mai 2026 devant le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard (Doubs). Mais ce rassemblement a dégénéré avec des débordements de violence. Trois jeunes ont été placés en garde-à-vue tandis que les syndicats enseignants dénoncent des violences policières. On vous explique.
Ils s’étaient réunis dès 8h du matin. Devant le lycée Germaine-Tillion, à Montbéliard (Doubs) entre 300 et 500 élèves se sont rassemblés vendredi 22 mai 2026 pour protester contre la décision du proviseur (prise mercredi 20 mai) d’interdire l’accès au hall jusqu’à nouvel ordre. Cette décision avait été prise suite à l’utilisation de fumigène dans ce hall mais les élèves avaient perçu cette décision comme une punition collective. « Des problèmes organisationnels et la vétusté de certains locaux avaient également motivé leur décision », est-il écrit dans un communiqué de presse intersyndical des personnels du lycée Germaine-Tillion de Montbéliard.
La manifestation s’est étendue jusque dans l’après-midi. « Selon les témoignages que j’ai pu avoir, tout s’est bien passé jusqu’à 15h, où les élèves jouaient au football et le ballon a touché la voiture d’un policier. Les policiers ont gardé le ballon et ça a dégénéré », rapporte Mohamed Abohlfaya, secrétaire général de l’union syndicale lycéenne de la fédération du Doubs. Trois jeunes ont été interpellés et placés en garde à vue. Deux d’entre eux sont toujours en garde à vue et seront présentés au procureur de Montbéliard dimanche 24 mai. « Un élève serait blessé », est-il précisé dans le communiqué de presse.
« La police a chargé violemment et sans distinction »
« Suite à des débordements dus à quelques-uns, la police a chargé violemment et sans distinction le groupe restant, faisant usage de lacrymogènes », souligne le communiqué. D’après le témoignage d’un professeur que Mohamed Abohlfaya a pu recueillir, les élèves auraient subi cinq à six charges de la part des policiers. « Il y a même eu des jets de lacrymo dans la cour », rapporte-t-il. « Ça a touché les élèves et même des professeurs qui étaient au bord de la route », témoigne Lana, lycéenne présente lors de la manifestation.
« Il y a un même une vidéo qui tourne où un prof demande à un policier de se calmer et celui-ci le traite de Mélenchon », ajoute-t-elle. Les députés LFI Antoine Léaument et Danièle Obono ont réagi sur X sur ce sujet.
« Vous êtes un Mélenchon » : ce policier sort de son devoir de réserve.
— Antoine Léaument 🇫🇷 (@ALeaument) May 23, 2026
L’acclamation qu’il suscite en faveur du candidat insoumis était la meilleure réponse à faire.
Quand nous arriverons au pouvoir, ce genre de comportement, c’est fini. pic.twitter.com/9MxsIDtNnc
Selon Lana, certains policiers auraient largement abusé de leur pouvoir. « Dans une vidéo, on voit un policier qui attrape un élève et qui commence à l’étrangler, à le serrer au cou. On voit bien sur la vidéo qu’il n’arrive plus à respirer mais ils n’en ont rien à faire », lâche-t-elle. La lycéenne rapporte également que, dans un sonore enregistré par un lycéen qui se plaint auprès d’un policier d’avoir failli mourir à cause des gaz lacrymogènes, le policier lui aurait rétorqué : « T’as failli mourir et bah tant mieux. Ça fera un connard de moins ».
D’après la jeune fille, la manifestation a pris fin avec un barrage mis en place par les policiers. « Je me demande pourquoi ils ne l’ont pas fait depuis le début », se questionne-t-elle.
Un appel à la discussion des syndicats
Dans le communiqué intersyndical des personnels du lycée Germaine-Tillion de Montbéliard, « les enseignant.es du lycée Germaine Tillion tiennent à condamner l’absence de dialogue avec la direction de l’établissement, qui aurait permis, s’ils avaient eu lieu, d’éviter les débordements et les violences policières qui ont suivi ».
Les insultes, les flash balls et les gaz lacrymogènes lancés sur des adolescents ne constituent pas une réponse digne d’une démocratie et d’une institution qui se veut exemplaire et bienveillante avec notre jeunesse.
communiqué de presse intersyndical des personnels du lycée Germaine-Tillion de Montbéliard
Les syndicats enseignants souhaitent que des discussions aient lieu entre la direction du lycée et les lycéens. Ils appellent aussi le rectorat à intervenir pour apaiser les relations entre les lycéens et les forces de l’ordre et demandent « un bilan objectif des modalités d’interventions » de la police afin d’éviter de nouveaux débordements.

(…)

« L’objectif est de manifester pacifiquement mais on sent qu’ils sont tendus donc faut faire attention à ce que ça ne déborde pas », prévoit le secrétaire général de l’union syndicale lycéenne de la fédération du Doubs. « On peut espérer comme vendredi entre 300 et 500 personnes mais comme il y a eu des répressions, ils ont peur donc on ne sait pas ». Les lycéens décideront le jour même s’ils maintiendront ou non, le blocus pendant le reste de la semaine.

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03.05.2026

Dans un communiqué, la Fédération du Parti communiste regrette « des charges policières » et « une pluie de lacrymogènes » lors du défilé du 1er

(…)

« Alors que la manifestation s’est déroulée sans débordements, la police a fait le choix de la provocation », regrette dans un communiqué la Fédération Rhône du Parti communiste faisant état de « plusieurs incursions dans le cortège syndical », de « coups de matraque reçus par des militants syndicaux du service d’ordre » et « d’une grenade de désencerclement lancée au milieu du carré de tête ». Par ailleurs, des cartouches de balles en caoutchouc ont été retrouvées au sol, selon Benoît Roux, secrétaire de la Fédération.
« Plusieurs charges policières »
Le PC dénonce aussi « une pluie de gaz lacrymogènes sans aucune raison apparente, suivie de plusieurs charges policières ». Et de remettre en cause les quatre interpellations réalisées « dans des circonstances qui restent à éclaircir ».
« Aux honnêtes travailleurs et travailleuses la matraque, aux patrons hors la loi les mots doux ! », ajoute Benoît Roux à propos de la visite de soutien de Sébastien Lecornu à un boulanger qui a été verbalisé pour avoir fait travailler ses salariés un jour chômé.

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08.04.2026

Trois policiers de la BAC de nuit de Noisiel (Seine-et-Marne) seront jugés le 7 septembre devant le tribunal de Meaux pour violences et faux en écriture. Dans la soirée du 16 mars, ils ont violemment interpellé deux personnes, dont une mineure, lors d’une intervention faisant suite à des tirs de mortiers sur les locaux de la police municipale.

(…)

Selon des documents consultés par l’Agence France Presse, et qui confirment une information du journal Le Monde, les trois agents sont poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 5 jours, avec pour circonstances aggravantes que les faits ont été commis par des personnes dépositaires de l’ordre public et en réunion. L’un des trois policiers est également poursuivi pour faux en écriture, la justice estimant qu’il aurait menti lors de la rédaction de son procès-verbal.

(…)

Munis de flash-balls, de matraques et de grenades, les policiers sortent de leur véhicule et vont ensuite s’avancer dans la rue avant de déchaîner leur violence sur Flavel, 35 ans. Alors qu’il s’apprête à rentrer dans le restaurant où il venait prendre son dîner, il entend un des fonctionnaires lui crier « cours ! » avant de le frapper.
L’homme se relève, tente de s’enfuir, mais se retrouve vite au sol les bras plaqués. Tandis que les coups de pied pleuvent, une grenade lacrymogène explose à quelques centimètres de son visage. « J’ai vu les étincelles, je ne pouvais plus respirer », raconte le père de famille et musicien à l’AFP qui par la suite porté plainte auprès de l’IGPN.
« Très satisfait de l’enquête et des mesures provisoires »
Les agents de la BAC de nuit de Noisiel, sont également poursuivis pour avoir commis des violences sur une autre personne, mineure. Ils lui auraient porté plusieurs coups directs au cours de son interpellation, notamment des coups de pied, ayant entraîné une incapacité totale de travail de 10 jours.

(…)

Quant au faux en écriture, l’agent poursuivi explique qu’il « n’y avait aucune mauvaise intention » de sa part, évoquant des « conditions apocalyptiques » lors de la rédaction du procès-verbal.

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17.03.2026

Ces images montrent une situation de gangstérisme. Une pratique milicienne ou mafieuse, qui consiste à terroriser, tabasser et faire fuir des gens dans l’espace public.

(…) Un policier lance d’emblée : «Vous voulez jouer ? On va vous enc*ler !» Une voix fluette répond : «On va manger, là», le policier hurle «J’men fous, y’a tout ici !» Un fast food se trouve le long de la rue.
C’est ensuite un déferlement de violences aussi extrêmes que gratuites. Des policiers hurlent, armes au poing, sur des passants. Un tir de LBD part aux cris de «lève toi». Une balle en caoutchouc, mutilante, pour faire fuir un passant.
Puis un jeune qui refuse de s’enfuir face aux menaces, et qui se contente de marcher dans la rue, subit un véritable déchainement.
Une policière exhibe un lanceur de grenade. Un agent crie au jeune homme de courir, avant de tenter de lui mettre une balayette. Le jeune homme se met finalement à courir.

(…) Le jeune s’arrête, il est plaqué au sol et immédiatement tabassé. Une grenade lacrymogène se déclenche au niveau de sa tête, pouvant occasionner de graves blessures. Tout en étant frappée, la victime a la tête maintenue dans un épais nuage de lacrymogène, en continuant d’être rouée de coups. Finalement, cet homme est traîné au sol, inanimé. La vidéo s’arrête là.
Pour chasser des jeunes sortis manger dans un fast food, une bande d’agents armés a créé une zone d’ultra-violence.

(…) Cette vidéo de quelques secondes, c’est un aperçu du fascisme déjà là, celui qui frappe tous les jours dans les quartiers, dans l’indifférence générale.

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01.03.2026

Pour la cour d’appel, toutes les pistes n’ont en effet pas été explorées jusqu’au bout, notamment celle d’une fiche attestant de l’usage d’un lanceur de balle de défense (LBD), remplie près de deux mois après les faits par un gardien de la paix d’une brigade territoriale de contact. Dans son rapport, celui-ci avait raconté avoir tiré sur une personne à une trentaine de mètres, qui avait ramassé un objet au sol et allait l’envoyer vers les CRS. Il a vu la victime du tir, peu après, avec une blessure « saignante » à la tête. Lieu, horaire et type de blessure concordent avec celle de d’Alexandre Frey, souligne la cour.

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12.01.2026

Ses tirs à l’encontre de deux manifestants contre la réforme des retraites en janvier 2020 n’étaient « ni nécessaire, ni proportionnée ».

(…) Le 9 janvier 2020, dans un cortège parisien qui s’était élancé trois heures plus tôt de la place de la République, alors qu’il est à environ deux mètres de Moukran S., un ancien gilet jaune âgé de 66 ans au moment des faits, le policier le vise au torse avec son lanceur LBD 40, et effectue un tir à bout portant.

Le manifestant s’effondre, avant d’être pris en charge par les street medics quelques minutes plus tard. Pour rappel, les LBD ne doivent être utilisés que si le tireur est entre 10 et 50 mètres de la cible, selon la doctrine de la police nationale.

Peu après, lorsqu’un épais nuage de lacrymogènes a envahi la rue, le policier tire à nouveau dans la poitrine d’un autre manifestant, Peter B., 41 ans au moment des faits.

(…) « T’en veux encore ? », lui avait alors lancé le gardien de la paix, 32 ans à l’époque, depuis muté dans une brigade anti-criminalité (BAC) d’Occitanie.

Dans sa décision, le tribunal correctionnel a justifié la condamnation à une peine d’emprisonnement avec sursis « simple » par « la prise en compte du contexte », en notant qu’il s’agissait d’une « énième journée de mobilisation nationale ». Comme si les violences policières en devenaient plus légitimes.

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13/12/2025

Sur l’ensemble du week-end, c’est le chiffre faramineux de 1565 amendes qui ont été dressées à la chaîne, illustrant la féroce répression financière qui s’abat sur toute une culture. Alors même que la fête s’est globalement déroulée dans le calme, la situation s’est tendue le dimanche soir après 20h, alors que plusieurs centaines de personnes étaient encore présentes sur site. Ce sont ainsi des tirs de LBD et de lacrymogènes qui ont clôturé le week-end festif.

(…) Âgés de 37 et 29 ans, les deux teufeurs visés par les tirs portent plainte pour tentative de meurtre et violences par personnes dépositaires de l’autorité publique. Photo des impacts de balle sur leur véhicule à l’appui, les victimes dénoncent des tirs «sans sommation», ainsi que plusieurs dizaines de coups de matraque sur le conducteur dont la vitre aurait été brisée. Traîné hors de son camion puis déshabillé à même le macadam, le teufeur est finalement placé en garde à vue. Pour rappel, toute fouille corporelle est légalement tenue de «respecter la dignité humaine» et doit être pratiquée dans un endroit clos respectant l’intimité.

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10/12/2025

Des supporters de Saint-Étienne assurent être repartis de Dunkerque samedi soir avec une vingtaine de blessés, après des heurts avec la police et l’usage de LBD.

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05/12/2025

Le policier a été mis en examen pour «violences aggravées par trois circonstances (arme, réunion et par une personne dépositaire de l’autorité publique)» mais aussi pour «non-assistance à personne en danger», comme les neuf autres mis en cause dans cette affaire.

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18/11/2025

« On a la chance d’avoir pas mal de vidéos. »

(…) Ludovic C. est l’un des quatre porteurs de LBD de son unité, la CSI 75, et effectue dans la journée onze tirs, sur les vingt dénombrés sur l’ensemble de la manifestation.

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10/11/2025

Le 5 décembre 2018, un adolescent de 16 ans était grièvement blessé par le tir d’un lanceur de balle de défense (LBD) d’un policier, en marge d’une manifestation étudiante devant le lycée Jacques-Monod, à Saint-Jean-de-Braye.

Quasiment sept ans plus tard, la chambre de l’instruction vient d’ordonner le renvoi du policier devant le tribunal correctionnel pour « violences volontaires », selon une information d’Ici Orléans, confirmée à La République du Centre.

Le parquet d’Orléans avait d’abord réclamé un non-lieu, mais en janvier 2025, le juge d’instruction a ordonné un procès pour « violences involontaires ». En réponse, le parquet a fait appel. C’est ainsi que la chambre de l’instruction a été amenée à se prononcer. Cependant, cette décision n’est pas définitive, car le fonctionnaire a formé un pourvoi en cassation, a-t-on appris.

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05/11/2025

Et malgré les preuves accablantes, les images, les témoignages et les enregistrements des gendarmes eux-mêmes, il ne s’est rien passé. L’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale – l’IGPN version gendarme – dit qu’elle n’a «identifié» aucun auteur de violence. Alors même qu’il suffit de relier les enregistrements vidéo au porteur de la caméra, que des noms sont cités et des donneurs d’ordre identifiés ! L’IGGN n’a même pas fait semblant d’enquêter : Mediapart explique qu’aucun gendarme n’a été interrogé sur le contenu des images. Et même que trois escadrons de gendarmerie ont refusé de donner leurs enregistrements aux enquêteurs, sans que cela ne provoque la moindre réaction.

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14/10/2025

Mais en retournant vers leur voiture, sur la rue Paul Valéry peu après 16h, le couple tombe sur une unité de la 11ème compagnie d’intervention qui bloque la rue.

(…) « Arrivés à environ 10m, [un policier] nous tire dessus avec un LBD, sans aucune sommation ni cri de leur part. Ma mâchoire explose sous la puissance du tir. »

(…) Conduit à l’hôpital Pompidou, les médecins constatent à David plusieurs fractures à la mâchoire et au palais, avec la perte de substance osseuse, de quatre dents et de 2,5 cm de lèvre supérieure.

(…) alors que c’était la première fois qu’il l’utilisait l’arme en situation, Romain P. a tiré 55 fois.

(…) L’avocate du fonctionnaire, Maître Anne-Laure Compoint, ne s’embarrasse elle d’aucune prudence :
Pendant près d’une demi-heure, l’avocate spécialiste des dossiers des forces de l’ordre, surnommé « Notre-Dame-des-Poulets » par Les Jours, enchaine à un rythme effréné les attaques et les moqueries contre les manifestants et les victimes de violences policières.

(…) Puis s’attaque à David D., cette « pauvre victime » qu’elle accuse de mentir, et marche en canard pour imiter — et tourner en ridicule — le manifestant qui s’avançait bras en l’air en direction des policiers. Devant les juges silencieux, elle continue en se frappant la mâchoire

(…) Si la parole de l’avocate est libre, le spectacle est abject. Dans le public, une femme mutilée venue assister aux débats « a envie de vomir ».

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19/09/2025

 

«Casse toi», «ta gueule», coups de matraques lancés à pleine force sur des visages, balles en caoutchouc tirées sur des lycéens mineurs, femme terrifiée frappée au sol, grenades explosives potentiellement mortelles lancées dans la foule, sang sur les trottoirs, camions syndicaux chargés par la police et banderoles arrachées, piquets de grève attaqués à coups de matraque… C’est ce que nous avons vu en France, toute la journée du 18 septembre. Un journaliste a même failli être tué par un tir de grenade à Lyon.

Dans l’Italie et l’Allemagne des années 1920 et 1930, les groupes fascistes assuraient la répression des luttes sociales pour le compte des patrons, en utilisant des méthodes de terreur. Dans la France de Macron et Retailleau, ce sont des milices cagoulées et armées, qui ont exactement les mêmes pratiques, mais supervisées par l’État.

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VIOLENCES POLICIÈRES : LE RAID A BIEN TUÉ À MARSEILLE

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Mohammed Bendriss est bien mort le 2 juillet 2023 dans les rues de Marseille après avoir été touché par un projectile tiré par une colonne du Raid.

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UN POLICIER OUVRE LE FEU À SAINT-MARTIN-BOULOGNE ET BLESSE UN HOMME LORS D’UN CONTRÔLE : QUE S’EST-IL PASSÉ ?


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Selon le procureur, les policiers ont tenté d’utiliser le taser, puis un tir de LBD. Le projectile a atteint l’homme au niveau du torse, « sans effet ». L’homme est reparti. […] Un des fonctionnaires fait alors usage de son arme à feu, « à deux reprises ».

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RENNES : RELAXE DÉFINITIVE POUR LE POLICIER AYANT ÉBORGNÉ UN MANIFESTANT AVEC SON LBD

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Non-lieu•Un étudiant de 20 ans avait été gravement blessé lors d’une manifestation contre la loi Travail

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IGPN : LA COM’ PASSE, LE PERSONNEL TRÉPASSE


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L’Inspection générale de la police nationale a publié son dernier rapport.
Au menu, beaucoup de design et de com’, et cette info discrète :
l’an dernier, en plein pic de violences policières, le pôle Enquêtes de l’IGPN a perdu 20% de ses agents.

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MOBILISATION LYCÉENNE ET VIOLENCES POLICIÈRES : « CE N’EST PAS NOUS QUI FAISIONS PEUR À LA POLICE, C’EST EUX QUI NOUS TERRORISAIENT »


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David contre Goliath. Jeudi 12 décembre 2024, des lycéens et lycéennes se sont rassemblés devant le lycée Hélène Boucher (Paris 20) pour dénoncer les violences et la répression policières qui ont accompagné leur mobilisation du mardi 3 décembre, durant laquelle des policiers munis de boucliers et LBD (lanceurs de boules de défense) les ont frappés et arrêtés. Comme en mai et en juin 2024 dans d’autres lycées de la capitale, quatre mineurs ont été placés en garde-à-vue au commissariat où ils ont passé la nuit. En juin déjà, une mobilisation de lycéens s’était finie en garde-à-vue pour 48 d’entre eux. Criminalisation de la jeunesse et approche répressive ont été les réponses aux expressions et revendications d’une jeunesse, qui cherche à se faire entendre. L’éducation en option ?

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HOMME ÉBORGNÉ À ANGERS, EN 2023, PAR UN TIR DE LBD : UN JUGE D’INSTRUCTION SAISI


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Un homme de 32 ans avait accusé un policier de l’avoir éborgné avec un tir de lanceur de balles de défense (LBD) après de violents heurts, le 3 juillet 2023, en plein centre-ville d’Angers. Selon Le Courrier de l’Ouest, l’enquête de la police des polices révèle que le tir provient bien du LBD d’un policier. Un juge d’instruction a été saisi du dossier.

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UN CONCIERGE DE 72 ANS BLESSÉ PAR ERREUR PAR TROIS TIRS DE LBD À MONTPELLIER : LA FAUTE RECONNUE, MAIS LE POLICIER NON IDENTIFIÉ


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Le 27 juin 2023, le concierge d’un petit centre commercial de Montpellier avait été touché par trois tirs de LBD pendant les émeutes liées à la mort de Nahel. L’enquête de la police des polices confirme qu’il s’agit bien d’une erreur, mais aucun agent n’a été identifié. Le procureur a décerné un non-lieu. Explications.

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A69 : OPÉRATION MILITAIRE CONTRE LA ZAD, UNE PERSONNE FRÔLE LA MORT


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Vendredi 30 août, l’État a lancé une nouvelle opération militaire ultra-violente contre la ZAD de la Cal’Arbre, à Saïx, dans le Tarn. On y trouve un campement qui résiste à la construction d’une autoroute inutile, destructrice et nuisible.

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DANS LE SUD-TARN, LE PRÉFET EN ROUE LIBRE

L’empaillé


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Le groupe anti-répression, que nous avons rencontré au Bacamp à Saïx, tient la liste de toutes les exactions des forces de l’ordre (FDO) de ces trois derniers mois. Visiblement, le préfet Vilbois a donné pour consigne de ne pas faire de cadeaux. Violences, menaces de viols, insultes, contrôles abusifs, fouilles, gardes-à-vue, harcèlement envers les écureuils, gazages, grenades explosives et tirs de LBD : la liste est longue, et seule une petite partie de ces comportements policiers scandaleux sont sortis dans la presse, notamment grâce au rapporteur de l’ONU venu sur place.

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ALERTE COBRA

lundimatin


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Quand Verney-Carron offre de nouvaux jouets aux CRS

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LE CRÂNE D’HEDI AURAIT ÉTÉ FRACASSÉ À COUPS DE MATRAQUE

Contre Attaque


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Le 1er juillet 2023, Nahel a été tué trois jours plus tôt par un policier, et la révolte gronde dans toute la France contre les violences d’État.
À Marseille, une bande de 4 policiers de la BAC croise Hedi et un ami dans une rue. Ils lui tirent dessus : une balle en caoutchouc en pleine tête. Hedi s’effondre, gravement blessé. Les policiers le traînent au sol pour aller le tabasser dans une ruelle et l’abandonnent là. Laissé pour mort.

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VIOLENCES POLICIÈRES, L’ESCALADE ?

flagrant déni


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Sous Macron, la police a tué deux fois plus que sous Sarkozy, et tiré cinq fois plus au LBD sur la population. Macron ne cesse de jouer au rempart contre « les extrêmes ». Pourtant, ces chiffres montrent l’extrême violence d’une politique policière assumée.

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GENNEVILLIERS : SAUVAGERIE POLICIÈRE CONTRE LE MOUVEMENT ÉCOLOGISTE


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Tir de grenade explosive sur des fuyards. Écologistes frappés et menottés face contre terre, en attendant d’être raflés vers des commissariats. Individu en civil armé, avec T-shirt en lettres gothiques. LBD braqué à quelques centimètres de la tempe d’une personne plaquée au sol. Genou sur la gorge. Ces images ne viennent pas d’une dictature lointaine, mais bien la France de 2024.

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ACHARNEMENT JUDICIAIRE CONTRE UNE GILET JAUNE MUTILÉE : 6 ANS PLUS TARD, L’ÉTAT REFUSE D’INDEMNISER VANESSA

Contre Attaque


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Près de 6 ans après les faits, aucune date de procès, ni certitude de poursuite de la procédure n’est garantie. On le sait, l’État est prêt à tout pour protéger ses chiens de garde. Il ne s’agit pas d’une bavure, mais bien d’une stratégie de terreur à grande échelle contre toutes celles et ceux qui remettent en question l’ordre établi et dénonce la violence étatique.

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LA VRAIE VIE DE VANESSA, GILET JAUNE MUTILÉE PAR UN TIR DE LBD


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Pendant le mouvement des Gilets jaunes en 2018, Vanessa est victime d’un tir de LBD. Elle perd la vue de son œil gauche. Six ans plus tard, elle raconte à StreetPress les séquelles physiques et psychologiques qu’elle a gardées.

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