21.05.2026

Un rapport mené par des associations dénonce le doublement, en cinq ans, de la durée de détention des personnes étrangères enfermées en centre de rétention administrative. Avec la députée écologiste de Paris, Léa Balage El Mariky, nous avons visité le CRA du Mesnil-Amelot. Reportage.
Trois hommes, les mains entravées dans le dos, sont escortés par plusieurs hommes en uniforme. Ils viennent de passer les portes du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), situé tout près de l’aéroport de Roissy. Le plus grand CRA de France a reçu la visite inopinée de la députée écologiste Léa Balage El Mariky, vendredi 15 mai dernier. Ces lieux d’enfermement, à l’écart du monde, échappent le plus souvent aux regards extérieurs. Les parlementaires sont toutefois autorisé·es à les visiter – et s’accompagner de médias – en vertu de leur pouvoir de contrôle.
Écusson de la police aux frontières sur l’épaule, l’adjoint-chef du CRA 2 accueille la députée et plante le décor. Réparti en deux unités, le centre de rétention du Mesnil-Amelot peut retenir jusqu’à 240 personnes étrangères. Jusqu’il y a peu, ce centre comprenait une « zone femmes et enfants ». Dans la cour d’une des zones de rétention, des jeux pour enfants vert fluo témoignent de cette période. À ce jour, la France poursuit la rétention de mineur·es seulement à Mayotte. Sur l’année 2025, ce sont 3 074 enfants qui ont été enfermés au CRA de Mayotte, territoire sur lequel la loi de 2024 interdisant l’enfermement de mineur·s étranger·es a été reportée à 2027.
Une fois les portes franchies, l’adjoint-chef présente « les Champs-Élysées » du centre de rétention. Un couloir dans lequel se côtoient les bureaux de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, les salles de visites, le bureau du greffe et celui de France Terre d’asile. Cette dernière association a succédé à la Cimade, qui a officiellement quitté le CRA du Mesnil-Amelot en janvier 2025 « en raison de la multiplication des atteintes aux droits et à la dignité humaine » et d’une « politique d’enfermement toujours plus répressive ». Présente au Mesnil-Amelot depuis son ouverture en 2011, l’association s’était plusieurs fois mise en retrait pour dénoncer « les atteintes portées à la dignité des personnes retenues », mettant l’accent sur « le recours massif et abusif à l’isolement par la PAF en dehors de tout cadre légal ».
À la demande de la députée, une de ces chambres d’isolement est ouverte. Exiguë, cette cellule aux murs rose pastel se compose d’un matelas fin, d’un point d’eau et d’un WC. Il n’existe pas de durée limite d’enfermement en chambre d’isolement, concède un fonctionnaire qui nous renseigne sur les motifs d’enfermement : « Outrage, rébellion, trouble à l’ordre public. Il peut y avoir des enfermements sécuritaires, pour protéger un retenu, ou sanitaires ; ça nous est arrivé avec une personne qui avait la gale ».
Durant l’enfermement, les retenus peuvent être mis sous contention. Le directeur adjoint du CRA présente les outils d’entrave : des sangles en velcro et un casque noir qui, à première vue seulement, ressemble à un casque de boxe. Ce « casque antichoc » prend tout le visage, laissant uniquement une ouverture au niveau du nez pour respirer. Le recours à des dispositifs de contention a déjà été dénoncé par la Défenseure des droits en juillet 2025, une pratique qui « porte atteinte à la liberté individuelle et à la dignité humaine », et se révèle contraire à la Convention européenne des droits de l’homme.
Dans son bureau, Cécile Blinet, employée de France Terre d’Asile souligne elle aussi le manque d’encadrement juridique autour du placement à l’isolement. Avec ses collègues, elle accompagne les personnes retenues dans les démarches administratives, que ce soit pour contester des OQTF, déposer une demande d’asile ou faire appel d’une décision.
Tandis que plusieurs personnes attendent à la porte de son bureau, Cécile Blinet insiste sur l’état psychologique dégradé des personnes enfermées ici. Le Mesnil-Amelot est le seul CRA à disposer d’un médecin psychiatrique présent deux matinées par semaine. Au niveau du pôle médical, une infirmière employée ici depuis quatre ans indique toutefois que le centre est en sous-effectif : « nous devrions être sept infirmières, mais nous sommes seulement trois ».
Au-delà des bureaux administratifs, se trouvent « les zones », où vivent les détenus. Deux zones séparées par des grillages, un terrain de foot avec une balle en mousse et du bitume. Dans le ciel, les avions qui décollent font un vacarme qui oblige à interrompre les conversations.
Derrière les portes qui ne ferment pas, les chambres des retenus sont spartiates. « Niveau intimité, c’est pire qu’en prison », soulève un retenu. Ni les douches ni les toilettes ne sont fermées. « Même en prison on est mieux traités », poursuit le même retenu, bonnet Kipsta vissé sur la tête. Cela fait deux mois qu’il est ici, une situation qu’il juge incompréhensible. « J’ai grandi et étudié en France », insiste-t-il.
Lui et ses camarades de rétention énumèrent leurs griefs face à la députée : l’absence d’intimité ; l’insuffisance des repas « on a tous perdu 5 ou 10 kilos ici » ; les agents de police « qui parfois ne sont pas corrects »… Un homme d’un certain âge s’approche : « Je suis un réfugié politique viêtnamien, ça fait 42 ans que je vis en France, j’ai mes enfants et mes petits-enfants ici… », fait-il valoir.
Lors de l’échange avec la députée (au cours duquel les journalistes ne sont pas autorisées à poser des questions), une bagarre éclate entre des retenus derrière un grillage. « Ils créent les conditions pour qu’il y ait des tensions », souffle un retenu. L’attente, l’enfermement, la complexité des démarches administratives et l’incompréhension des décisions rendues reviennent en boucle dans les récriminations.
Un retenu afghan présent en France depuis 2017 s’interroge : « Pourquoi je dois rester ici 90 jours ? ». La question se pose en effet particulièrement depuis la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan, alors que les perspectives d’éloignement sont minces. À ce titre, le chef-adjoint du CRA livre un pourcentage déroutant : seulement 7 % des personnes enfermées dans ce CRA font effectivement l’objet d’une expulsion.
Un pourcentage qui rejoint les conclusions du rapport réalisé par Forum réfugiés, France terre d’asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte, des associations intervenant dans ces lieux. Si la durée de détention en CRA a doublé en cinq ans, le taux d’expulsion est lui en baisse, 36,1 % en 2025, documentent les associations. « La durée maximale de la rétention administrative, de dix jours en 1993, est passée à quarante-cinq jours en 2003, puis à quatre-vingt-dix jours en 2018. En 2025, la durée moyenne d’un séjour en CRA est d’un peu plus de trente-trois jours. »
Les associations dénoncent un dévoiement préoccupant pour les droits des personnes étrangères privées de liberté. « C’est une politique d’enfermement préventif, aujourd’hui. On ne cible pas les profils qui permettraient un éloignement rapide », pointe Vincent Beaugrand, directeur général de France Terre d’Asile.
« Une absurdité » que dénonce d’une même voix Léa Balage El Mariky. La députée écologiste rappelle en outre que le gouvernement prévoit la construction de 3 000 places supplémentaires en CRA d’ici 2027. Une proposition de loi visant à étendre la durée de rétention administrative à 210 jours pour les individus faisant l’objet d’une mesure d’éloignement et déjà condamnés pour des faits de terrorisme ou d’autres crimes et délits graves, a été adoptée au Sénat le vendredi 20 mai. Une commission mixte paritaire doit maintenant être convoquée pour examiner ce texte porté par un député de la majorité présidentielle.

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13.05.2026

Trois agents de la Police Aux Frontières (PAF) et un policier réserviste ont été interpellés en début de semaine et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants.

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Selon nos informations, une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue ce début de semaine dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Parmi ces personnes, trois agents de la Police aux Frontières et un policier réserviste.

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Des policiers adjoints de la PAF condamnés pour trafic de stupéfiants l’an dernier
Ce n’est pas la première fois que la Police Aux Frontières est visée par une enquête en Guyane pour ce motif : en mars 2025, onze policiers adjoints qui exerçaient à l’aéroport Félix Eboué ont été condamnés par le Tribunal Judiciaire de Créteil dans le cadre d’un trafic de cocaïne entre la Guyane et l’hexagone. Leur rôle était de faciliter le passage de la drogue à l’aéroport de départ, notamment en la cachant dans des faux plafonds après les points de contrôle, avant qu’elle soit récupérée par des mules pour être acheminée vers Paris.
Les onze policiers avaient écopé de peines allant de douze mois de prison avec sursis jusqu’à huit ans ferme, d’amendes comprises entre 5000 et 80 000 euros, et d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique.

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28.04.2026

La vidéo dure une trentaine de secondes. Elle montre une collision violente entre le Titan, une vedette d’interception rapide de la police aux frontières de Mayotte, et une embarcation transportant une vingtaine de migrants, dont sept femmes et trois enfants en bas âge.
Ce document, obtenu par Le Monde et ses partenaires (Lighthouse Reports, Der Spiegel, Komune), interroge la version de la police, qui a affirmé que les passeurs avaient « volontairement percuté » leur bateau.
Quelques jours après les faits, le 24 février, les deux pilotes de l’embarcation ont été condamnés à trois ans de prison ferme en comparution immédiate. Ils ont fait appel.

 

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30.03.2026

Samedi, une femme est décédée au large de Mayotte.

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Nouveau drame au large de Mayotte. Une femme dont la nationalité n’a pas été précisée est morte samedi 28 mars après le chavirage de son kwassa au large de l’îlot Mtsamboro – la plus petite île de l’archipel français. Selon Mayotte 1ère, le drame s’est déroulé lors de l’interception de l’embarcation par la Police aux frontières (PAF).

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Malgré la tentative de réanimation du Smur (Structure mobile d’urgence et de réanimation) et des pompiers à Longoni, la femme tombée à l’eau n’a pas pu être ranimée.

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En juillet 2025, un kwassa transportant des migrants était entré en collision avec un bateau de la police nationale. Selon les autorités, le canot avait là encore refusé d’obtempérer. Le choc a provoqué le chavirage de l’embarcation. Deux personnes sont décédées et dix-sept autres ont été secourues.
Aucun bilan précis sur cette route migratoire
Selon une enquête du Monde, paru en septembre 2025, les forces de l’ordre françaises sont pointées du doigt pour leur mode d’interception des kwassas – susceptible de provoquer des naufrages.
Depuis des années, des groupes de migrants espèrent rejoindre le département français perdu dans l’océan indien. De plus en plus d’exilés venant de la région des Grands Lacs entreprennent la dangereuse traversée depuis les côtes de Tanzanie pour tenter de rejoindre l’archipel.

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Aucun bilan précis n’existe sur cette route migratoire dans l’océan indien. Mais d’après les données publiques du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Sud océan Indien, au moins 477 exilés sont morts ou ont disparu dans les eaux territoriales françaises autour de Mayotte depuis 2010. Un rapport du Sénat français de 2012 qui soulignait « les dangers de longue date de cette route » estimait que ces traversées ont causé « entre 7 000 et 10 000 morts entre 1995 et 2011 ».
Pour rappel, aucune ONG ne sillonne la zone, il est ainsi probable que de nombreuses embarcations précaires aient pu couler sans avoir été répertoriées.

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25.03.2026

Il a accepté une peine de 7 mois de prison avec sursis.
Un procès express et en catimini. Ce mercredi 25 mars, un policier affecté au centre de rétention administratif (CRA) du Canet dans le 14e arrondissement de Marseille a accepté d’être jugé pour des violences selon une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Une sorte de « plaider-coupable » à la française qui se joue à huis clos dans le bureau du procureur, jusqu’à l’homologation en quelques secondes, par un juge, de la peine proposée au prévenu et accepté par toutes les parties.

Âgé de 56 ans, le fonctionnaire en question était convoqué pour des violences aggravées par deux circonstances, par personne dépositaire de l’autorité publique et avec une arme, « en l’occurrence un couteau », relève la magistrate chargée d’acter la procédure. Le profil des victimes des brutalités commises en janvier puis en septembre 2025 au sein même du CRA ? Deux étrangers en situation irrégulière, qui ne sont pas présents ni représentés dans l’enceinte du tribunal judiciaire de Marseille. Et pour cause : sous le coup d’une obligation de quitter le territoire (OQTF) ils ont, depuis, été expulsés du territoire français.

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11.03.2026

« Les journalistes restent dehors », lui annonce la commandante Dubos. La raison : officiellement, les locaux seraient « assimilables à de la garde à vue (GAV) ».
À l’extérieur, l’observatrice associative échange avec nous un regard lassé : ce scénario se répète depuis des années, alors même qu’à l’exception de deux d’entre eux, les Algeco où sont quotidiennement enfermées des dizaines de personnes exilées ne relèvent pas du régime de GAV. « Ils jouent là‑dessus », glisse Agnès Lerolle, de la Coordination d’actions aux frontières intérieures (Cafi).

(…) Dans les préfabriqués, la température oscille, les matelas se posent à même le sol, et des hommes s’enroulent dans des couvertures de survie. « On traite comme des délinquants des gens qui n’ont commis ni crime ni délit »,

(…) Agnès Lerolle témoigne en outre d’une mécanique administrative qui fonctionne hors des radars : téléphones confisqués au mépris du droit, interprétariat expéditif, signatures de documents incompris, contrôles au faciès. En clair, la frontière franco‑italienne fonctionne comme un sas où les droits fondamentaux sont devenus optionnels. Un détail cristallise le fossé entre parole policière et réalité. La commandante assure qu’un représentant du Conseil départemental est « toujours présent » pour les mineurs isolés. Les bancs, pourtant, ce jour-là, sont bel et bien vides.

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03.03.2026

Un fonctionnaire de la police aux frontières était accusé d’avoir blessé involontairement un manifestant en lui roulant sur le pied en 2017.

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26.02.2026

Après six ans d’instruction autour d’un accident de la mer qui avait coûté ses deux jambes à un jeune Comorien, la justice a mis hors de cause quatre policiers. Plusieurs éléments de l’enquête posent cependant question, à commencer par les méthodes utilisées pour intercepter les embarcations clandestines.

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11.02.2026

La police française brutalise, traque, harcèle et mutile déjà les migrant·es aux frontières quotidiennement. L’agence Frontex, le pendant de l’ICE en Europe, est complice de naufrages d’embarcations en mer Méditerranée. Au moins 32.000 personnes sont mortes noyées en tentant la traversée depuis 2014. Des victimes sans sépulture, condamnées à l’oubli. Des arrestations de masse d’exilé·es sont organisées dans toute la France.

(…) Ce mardi 10 février 2026, c’est à Nantes que le préfet a organisé une grande opération policière à grand coup de projecteurs médiatiques, et avec la complicité de la mairie PS. La presse locale, ou plutôt le torchon Ouest-France, titrait avec un certain enthousiasme dans ses colonnes : «Mobilisation policière XXL et interpellations en série en centre-ville de Nantes ce mardi».

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19/12/2025

À peine descendu de l’avion, il se fait interpeller par la police aux frontières (PAF). Interrogé pendant près de deux heures, effrayé par les policiers et la tournure des événements, il se renferme et se tait petit à petit.
Le professeur de philosophie du lycée breton, Eric Lemaitre, finit par avoir au téléphone une major de police chargée de l’affaire. Elle lui annonce que l’ado va « très probablement être emmené dans un centre de rétention et renvoyé à Dakar ».

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14/12/2025

L’un d’entre eux a été mis en examen pour corruption et écroué. Le second doit être convoqué par un juge en vue d’une mise en examen

C’est une affaire qui pourrait révéler un système de corruption important.

 

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06/12/2025

Lors de l’opération de contrôle menée mardi 2 décembre, « cinq intérimaires de Viaposte ont été embarqués par les policiers de la PAF »

(…) Toujours selon le syndicat, la direction de La Poste serait « en conflit avec des dizaines de travailleurs sans-papiers qu’elle avait embauchés dans leur filiale Chronopost ». Ces employés en situation irrégulière réclameraient depuis « plus de deux ans la régularisation de leurs papiers, de leur contrat de travail, de leur salaire ».

L’intervention de la police aux frontières interroge donc particulièrement le syndicat. « Est-ce qu’il y a eu de la délation ? », se questionne notre source.

(…) Sollicité concernant l’intervention policière et le nombre de personnes sans-papiers contrôlées, le parquet de Rennes n’a pas répondu à nos demandes à l’heure où nous écrivons ces lignes.

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07/11/2025

C’est un document au vitriol. Publié jeudi 6 novembre, un rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) pointe de « nombreux dysfonctionnements entraînant des atteintes graves aux droits des personnes qui sont privées de liberté » dans les locaux de la police aux frontières (PAF) de Montgenèvre, entre la France et l’Italie.

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01/11/2025

Selon la préfecture du Loiret, le véhicule appartient à la police des frontières.

(…) Le rétroviseur du véhicule banalisé, une Mercedes noire aux vitres teintées, a explosé dans le choc.

(…) Des témoins sur place affirment avoir entendu un bruit sourd, comme un choc entre deux véhicules. Le piéton de 70 ans est urgence relative et a été évacué par les pompiers sur une civière.

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27/10/2025

L’affaire remonte à 2017 : un policier en poste à la frontière franco-italienne de Montgenèvre est suspecté d’avoir forcé un cortège de soutien aux personnes migrantes.

(…) Le plaignant aurait été blessé par un véhicule de police un jour de manifestation.

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08/10/2025

En trois semaines, la police française a débarqué à deux reprises dans un hébergement d’urgence pour forcer des familles à quitter le territoire français. Leur avocate et les associations dénoncent des pratiques illégales. Les familles sont traumatisées.

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02/10/2025

Des sanctions sont demandées à l’encontre du couple de policiers qui aurait fait pression contre la direction de l’établissement et défendu leur enfant, en classe de 5e, qui aurait tenu des propos racistes.

(…) L’affaire des propos racistes présumés d’un collégien enflamme l’actualité du pays.

(…) Le parent policier aurait alors refusé que son fils soit puni, considérant qu’il était victime.

(…) L’un des parents n’en serait pas à son premier coup
D’après nos informations, les deux parents travaillent à la police aux frontières. La mère aurait déjà eu des problèmes pour des propos déplacés dans un précédent service et serait arrivée en Guyane par un vol bleu (nom donné à une mutation anticipée d’un agent à la suite d’une faute grave, NDLR)

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16/09/2025

Extraits

La vie de Farid Djassadi, 31 ans, bascule le 10 novembre 2019.

(…) Le kwassa dans lequel il a embarqué est repéré par la PAF, la police aux frontières. Au cours de la manœuvre d’interception de cette petite embarcation, Farid Djassadi chute dans l’eau. Les hélices du bateau policier, le Makini, lui broient alors les deux jambes.

(…) le Makini, impliqué dans une autre interception mortelle, ne devait pas naviguer ce jour-là, et était piloté par des fonctionnaires qui n’avaient pas les diplômes requis.

 

 

 

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16/09/2025

Extrait

Depuis 2010, plusieurs centaines de Comoriens sont morts en mer en tentant de rallier l’archipel français. L’enquête menée conjointement par « Le Monde » et le média d’investigation Lighthouse Reports montre que les manœuvres de la police sont en cause dans plusieurs de ces naufrages.

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01/08/2025

Extrait

« La personne blessée était prise en charge par les pompiers et faisait l’objet de soins au centre hospitalier de Mayotte après avoir reçu une balle localisée au niveau du bas du dos. Son pronostic vital n’était pas cependant engagé. »
(…) Quant au policier auteur du tir, lui aussi âgé de 26 ans, il a été placé en garde à vue sur instruction du parquet. Entendu, il a évoqué « la thèse accidentelle », précise le parquet.

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À HENDAYE, DES EXILÉS ENFERMÉS PRÈS DE 18 HEURES DANS LES LOCAUX DE LA POLICE AUX FRONTIÈRES

Mediapart


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C’est le parquet de Bayonne qui a finalement ordonné leur libération, jugeant que le délai était « excessif ». Une enquête administrative a été ouverte.

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LA RÉGION PACA FINANCE LES REFOULEMENTS D’EXILÉS AU NOM DES JO D’HIVER

Reporterre


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La région Provence-Alpes-Côte d’Azur subventionne à hauteur de 1 million d’euros par an les forces de police exerçant en montagne, au prétexte des JO 2030. La sécurité est pourtant censée être une prérogative réservée à l’État.

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(suite…)
« NOUS, LIVREURS SANS PAPIERS, SOMMES PRIS EN ÉTAU ENTRE LES CONTRÔLES DE POLICE ET LES DEMANDES DE RENTABILITÉ D’UBEREATS ET DELIVEROO »

Streetpress


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Les livreurs sans papiers de Lille dénoncent le harcèlement de la police, qui multiplierait les contrôles d’identité et les interpellations.

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