16.04.2026

La tasse approche de ses lèvres quand il entend frapper à la porte. Il se lève, attrape ses clés, tente d’ouvrir. Une fois, deux fois, trois fois : la serrure résiste. « Quelqu’un la retenait de l’autre côté », raconte ce père de famille. À la quatrième tentative, elle cède. Sur le seuil, son fils, Zakariyya, est plaqué au sol, le corps coincé entre les jambes d’un policier en civil :
« À côté, un deuxième agent échangeait avec mon beau-fils, un troisième était au téléphone. Ils étaient dans la cour de mon ex-femme ! »
En survêtement noir et gris, Zakariyya, 23 ans, est allongé sur le seuil de la maison, inconscient, d’après une vidéo consultée par StreetPress. « Un des policiers a étranglé mon fils. Son visage était tout bleu. Son corps se tordait de douleur et on voyait ses yeux rouler », décrit Djellali. En chaussons et jogging, le quinquagénaire tente de « plonger » vers son fils mais en est empêché par un second fonctionnaire. Au même moment, son ex-femme hurle pour que l’agent desserre son étreinte. Djellali se souvient, agacé :
« Un policier la regardait comme s’il était satisfait. »
Sur les images récupérées par StreetPress, le fonctionnaire tente de réanimer le vingtenaire et prend son pouls. De la mousse et du sang sortent de sa bouche.

(…)

Une fois réveillé, le garçon est placé en position latérale de sécurité. Selon des vidéos consultées, il laisse échapper des râles, comme s’il tentait de reprendre son souffle. Lui ne se souvient de quasi rien :
« J’avais l’impression qu’on me guillotinait. Quand je revois les vidéos, je suis choqué. »

(…)

D’après son récit, il est alors directement projeté au sol par les forces de l’ordre, à l’entrée du domicile familial. Le portail, lui, a été brisé. Zakariyya ajoute d’une voix triste :
« Je n’ai même pas résisté. Vous avez vu mon gabarit comparé à celui du policier ? »

(…)

Sur le terrain, la situation, elle, s’est rapidement emballée. Au total, le calvaire dure plus de deux heures, selon la famille. Les Seddaoui ne comprennent pas ce qui leur arrive : le village de 4.500 habitants aurait été bouclé vers 11h15 par une cinquantaine de policiers appelés en renfort. « On aurait cru qu’ils avaient arrêté un grand criminel alors que mon fils voulait juste être avec sa mère », s’indigne Djellali, ex-médiateur aujourd’hui au chômage. Encore sous le choc, il fulmine lorsqu’il aperçoit dans son jardin des hommes en uniforme procédant à un contrôle d’identité de son beau-fils et de son petit-fils de quatre ans : « Je leur ai demandé de sortir de chez moi. »

(…)

En détresse respiratoire, il est transporté aux urgences de Lens (62) où les infirmiers s’agitent devant lui. « On m’a fait deux prises de sang, on m’a pris dix tubes au total. Tout est un peu flou », admet-il. Quand la soirée tombe, il n’a pas le temps de comprendre qu’il est déjà transféré au commissariat de Lens.

(…)

Impossible de vérifier précisément l’heure, aucun document de sortie, pourtant unique preuve d’une durée de détention, ne lui a été remis. « Ce n’est pas obligatoire », pose maître Brunisso. « En revanche, l’officier de police judiciaire nous avait indiqué qu’une convocation en vue d’une audience devait lui être remise dans les jours à venir. Il semblerait que le parquet de Bethune ait changé sa décision. De notre côté, on pense que c’est une manière d’entraver l’avancement des investigations et d’éviter qu’on puisse avoir accès à la procédure. C’est un processus fréquent lorsque des violences policières sont commises. »

(…)

« Il était éreinté et a vomi à plusieurs reprises. Je lui ai donné un Efferalgan et, avec sa mère, on est restés à son chevet toute la nuit. »
Sur les photos que StreetPress a pu consulter, le jeune homme présente des bleus au cou et sur les bras. Mais les séquelles les plus lourdes restent invisibles. Depuis les faits, Zakariyya ne dort plus correctement : « Je suis traumatisé. J’ai senti qu’ils voulaient me tuer parce que j’étais d’origine arabe. » Ses nuits sont hachées, marquées par des cauchemars et des réveils en sursaut. Lui qui était plutôt actif ne sort presque plus depuis deux semaines. Il voit peu ses amis, ne va plus manger dehors et limite ses déplacements à quelques courses. Le reste du temps, il se fait livrer via Uber Eats. Suivi par un psychiatre, le jeune homme déplore :
« Je sors juste pour acheter des cigarettes ou du pain. Je n’ai plus envie de rien faire, j’ai peur et j’ai du mal à me remettre de ce traumatisme. Je n’ai même pas le courage de chercher du travail. »
Une plainte mal engagée
Ce jeudi 16 avril, les Seddaoui ont déposé plainte contre X pour violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique. Mais pour l’heure, l’affaire semble mal engagée. « J’ai écrit au procureur de la République, qui nous a répondu en demandant des précisions sur Zakariyya, puis en indiquant qu’après consultation de la procédure, il refusait de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Cela entrave grandement les investigations. On doit pouvoir déposer plainte dans un service spécialisé », explique maître Pierre Brunisso.

(…)

« J’ai peur qu’on n’obtienne pas gain de cause alors qu’on a des preuves que j’ai été laissé pour mort. »
Autour d’eux, la mobilisation s’organise : Latifa Rondo, militante antiraciste et amie de la famille, crée, dès le dimanche 5 avril, le « Comité vérité et justice pour Zakariyya ». Alors qu’une mobilisation devrait s’organiser dans les prochains jours, une pétition tourne sur les réseaux sociaux. Une cagnotte a également été ouverte pour les aider à payer les frais d’avocat. « Ils sont complètement détruits. On a un État qui tend vers la fascisation. Ce qui leur est arrivé aurait pu arriver à tout le monde »

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07/12/2025

Lors de la collision, l’individu a perdu l’équilibre et a lourdement chuté sur le bord du trottoir

(…) Le jeune homme âgé de 18 ans

(…) Victime d’un traumatisme crânien et d’une fracture du crâne, il a été pris en charge et transporté de toute urgence à l’hôpital par les secours. Son pronostic vital, engagé dès lors, a été stabilisé samedi 6 décembre.

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LES SACS DE COLLÉGIENS FOUILLÉS PAR LES GENDARMES À LA FLÈCHE

ouest france


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Rien de notable n’a été découvert.

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« IL EST SORTI DE LA MAISON TOUT PROPRE, IL EST REVENU DÉFIGURÉ » COCARD, FRACTURE ET LUXATION : LA POLICE MUNICIPALE DE BEZONS ACCUSÉE DE VIOLENCES ET CONTRÔLES ABUSIFS

Streetpress


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Son certificat médical, établi deux jours plus tard au centre médical de Colombes (92) et consulté par StreetPress, constate outre de multiples douleurs, une luxation de la mâchoire, un « œdème de l’hémiface » (la moitié du visage) et une « hémorragie conjonctivale »
(…) Les trois policiers auraient ensuite poussé et frappé Adrian au sol, déchiré sa veste, et écrasé du pied sa main droite, qui a fortement enflé. Pourtant, le jeune homme est laissé sur place par le trio, sans interpellation ni appel des secours. Amené le surlendemain aux urgences, les médecins ont constaté une fracture du quatrième métacarpien – à la main.

(suite…)
GRENADES, FOUILLES, AMENDES : UN RAPPORT SÉNATORIAL APPELLE À RENFORCER LE POUVOIR DE LA POLICE MUNICIPALE

Révolution Permanente


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Dans le même sens, la mission propose de « renforcer la capacité d’action des polices municipales en complément des forces de sécurité intérieure dans le contexte d’émeutes ». Autrement dit, de participer à la répression des manifestations et des mobilisations aux côtés de la police nationale.

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UN POLICIER OUVRE LE FEU À SAINT-MARTIN-BOULOGNE ET BLESSE UN HOMME LORS D’UN CONTRÔLE : QUE S’EST-IL PASSÉ ?


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Selon le procureur, les policiers ont tenté d’utiliser le taser, puis un tir de LBD. Le projectile a atteint l’homme au niveau du torse, « sans effet ». L’homme est reparti. […] Un des fonctionnaires fait alors usage de son arme à feu, « à deux reprises ».

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À CORBEIL-ESSONNES, UNE INTERPELLATION MUSCLÉE ET DES ARRESTATIONS


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Dans l’après-midi du 5 novembre, un contrôle policier a dégénéré dans le quartier de Montconseil à Corbeil-Essonnes. La scène filmée montre l’interpellation d’un jeune homme de 22 ans qui se voit asséné un coup de poing au visage. L’incident s’inscrit dans un climat de tensions avec les forces de l’ordre dans la ville ces derniers jours.

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PARIS 2024 : IMANE CHEHAIBOU, L’INFIRMIÈRE EN BUTTE AUX BARRAGES POLICIERS


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Derrière le volant de sa Smart noire, Imane Chehaibou retient son souffle à chaque fois qu’elle approche d’un barrage de la police. La jeune femme de 25 ans, qui exerce à domicile dans les zones proches des installations olympiques de Saint-Denis et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a vu son quotidien professionnel sérieusement se compliquer avec les Jeux olympiques et leurs règles de sécurité. Depuis la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet, circuler dans son périmètre d’intervention – constitué de communes de proche banlieue du 93 – est devenu un vrai casse-tête.

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PARIS : LA VIDÉO D’UNE VIOLENTE INTERPELLATION FAIT NAITRE DES SOUPÇONS DE VIOLENCES POLICIÈRES

20 minutes


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La scène qui se déroule dans un hall d’un immeuble est impressionnante, notamment par la quantité de sang présente sur place, tant sur les murs que sur la porte d’ascenseur qui se trouve à gauche des deux protagonistes.

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MARSEILLE : QUINZE MOIS DE PRISON AVEC SURSIS REQUIS CONTRE UN POLICIER ACCUSÉ DE VIOLENCES ILLÉGITIMES

Le Parisien


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Le policier est soupçonné d’avoir porté des coups de matraque télescopique à un homme qu’il venait de contrôler. La victime en était sortie avec une fracture de l’avant-bras droit et une fracture de la main gauche.

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EXPULSIONS ET CONTRÔLES POLICIERS : À DEUX MOIS DES JO, LE « NETTOYAGE SOCIAL » S’AMPLIFIE

Mediapart


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Le collectif Le Revers de la médaille, qui regroupe une centaine d’associations accompagnant les plus précaires, publie un rapport qui documente la manière dont Paris et sa région traitent les sans-abri avant les JO. On constate une hausse des expulsions ou des évacuations de lieux de vie informels.

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HATIK REVIENT SUR CE JOUR OÙ IL A FAILLI ALLER EN PRISON APRÈS S’ÊTRE FAIT « CASSER LA GU**LE PAR DES FLICS »

Programme TV


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« Lors d’un contrôle beaucoup trop musclé, j’ai signifié aux personnes présentes qu’il fallait contrôler les gens avec un peu plus de douceur et je me suis littéralement fait casser la gueule. Ils m’ont emmené au commissariat où ils ont continué. Quand je suis passé devant une juge en comparution immédiate après 48h de garde à vue pour outrage, rébellion et violence, on m’a indiqué que j’allais prendre 70h de TIG alors que la juge avait constaté mes bleus et engueulé les policiers au sein du tribunal. Eux n’ont rien eu. Comment croire à la justice après ça ? ».

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« J’AI PENSÉ À GEORGE FLOYD, J’ÉTAIS EN TRAIN DE M’ÉVANOUIR » : CONTRÔLÉ DEVANT LE CINÉMA D’AUCH, IL S’ESTIME VICTIME DE VIOLENCES POLICIÈRES

La Dépêche


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Agriculteur installé à Miélan, Régis Favre estime avoir été victime d' »abus de pouvoir » de policiers auscitains dans la nuit du 1er au 2 mars, lors de son interpellation devant Ciné 32. À tort ou à raison. L’exploitation des caméras qui équipent les agents est en cours. L’interpellé sera, lui, prochainement entendu par la justice.

TRIBUNAL DE BEAUVAIS. LA VIDÉO D’UN TÉMOIN ANÉANTIT LES FAUSSES DÉCLARATIONS DES POLICIERS

oise hebdo


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La vidéo d’un témoin innocente le jeune homme des faits de violence décrits par les policiers à Beauvais. La scène filmée est bien différente du récit des fonctionnaires.

LILLE : LE POLICIER AVAIT PORTÉ PLAINTE POUR OUTRAGE, IL EST CONDAMNÉ POUR VIOLENCE

LA VOIX DU NORD


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Ils ont chacun porté plainte contre l’autre. Geoffrey T., 40 ans, agent de police, accuse Tom C, 22 ans, de l’avoir insulté dans l’exercice de ses fonctions. Mais Tom C, reproche de son côté à Geoffrey T. de l’avoir violenté. Le tribunal de Lille a tranché mardi.