03.08.2026

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, l’homme de 29 ans d’origine maghrébine a été tué par les tirs d’un agent du Pontet, ville RN près d’Avignon. L’enquête, en cours, montre pourtant que son véhicule était entravé et qu’il a été touché dans le dos, révèlent «Libération» et «Mediapart».
Il est près de 3 heures, ce 15 juillet 2026, quand Cheikh F. est tué par les tirs d’un policier municipal de la commune du Pontet, dans la périphérie d’Avignon (Vaucluse). L’homme de 29 ans, d’origine maghrébine, tente alors de fuir un contrôle en s’engageant sur l’autoroute. Cheikh F. a été suivi pendant près de 12 kilomètres, selon le trajet indiqué par les agents de cette ville dirigée par le maire Joris Hébrard, membre du Rassemblement national (RN). Le tireur, Théo U., 28 ans, ancien gendarme, est aujourd’hui mis en examen pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner».

Article de presse réservé aux abonné.e.s

Mots clés

28.07.2026

Un drame qui s’est noué dans le huis clos d’une chambre d’hôtel. Dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 juillet 2026, un policier a tiré sur sa compagne à Paris, nous indiquent des sources concordantes. La victime est dans un état critique. L’agent, âgé d’une cinquantaine d’années, a été placé en garde à vue. Une enquête est en cours.
Les faits se sont produits dans un hôtel du 17ᵉ arrondissement. Dans des circonstances qui restent à établir, la victime s’est fait tirer dessus au niveau de l’aine. Elle a été prise en charge par les secours et hospitalisée avec un pronostic vital engagé, nous fait savoir le parquet.
Le policier a de son côté été placé en garde à vue. « Dans de premières déclarations, ce dernier indiquait qu’il s’agissait d’un tir accidentel alors qu’il montrait son arme de service à sa compagne », précise le parquet. Une enquête a été ouverte et a été confiée au premier district de police judiciaire de la capitale.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

24.07.2026

Entre impératif de sécurité pour les agents et crainte d’une dérive sécuritaire, la controverse relance le débat sur le rôle et les limites des polices locales.
Armer la police municipale était un engagement de campagne de Christophe Saint-Pierre. Un mois après l’avoir confirmé, le maire de Millau se heurte aujourd’hui à une opposition frontale de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui conteste aussi bien la nécessité de cette décision que ses conséquences.
« On sait, hélas, que l’armement des polices municipales est dans l’air du temps, dénonce le communiqué qui au-delà de la polémique locale, pose une question de fond : jusqu’où faut-il faire évoluer les missions des polices municipales ?

(…)

Quelque 62 % des policiers municipaux étaient dotés d’une arme à feu au 31 décembre 2024, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur
La section millavoise de la LDH voit au contraire dans cette décision une réponse disproportionnée. Si Millau a enregistré en 2025 les indicateurs de délinquance les plus élevés de l’Aveyron, la ville reste très loin des territoires les plus exposés à l’échelle nationale.
« Certes en 2025, Millau a eu la plus mauvaise note du département. Pour autant elle n’était classée qu’au 5 062e rang des villes les plus dangereuses de France ! Il faut donc relativiser car l’Aveyron reste au troisième rang des départements les plus sûrs. »
« Sur quelles analyses repose ce choix ? »
Les principales infractions recensées concernent d’ailleurs les stupéfiants, les escroqueries et les fraudes, des phénomènes sur lesquels, souligne l’association, le port d’une arme ne constitue pas une réponse évidente. Au-delà des chiffres, la LDH interroge la méthode. « Sur quelles analyses repose ce choix ? D’autres solutions ont-elles été sérieusement étudiées ? »
L’association défend une autre vision de la sécurité, fondée sur la « proximité, la prévention et la médiation », rappelant que Millau dispose depuis des années d’un tissu de partenaires – établissements scolaires, associations, travailleurs sociaux, Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance – qui pourrait, selon elle, être davantage mobilisé avant d’engager une montée en puissance de l’armement.
Le débat porte aussi sur les risques. La LDH estimant que l’introduction d’armes à feu accroît mécaniquement la possibilité d’un usage létal et regrette qu’aucun débat public spécifique n’ait précédé une décision aussi sensible.
« 49 décès du fait des forces de l’ordre en 2025 »
« Les études montrent que l’armement des policiers insuffisamment formés à l’usage des armes à feu fait accroître les risques mortels pour les citoyens. La France est championne d’Europe avec 49 décès du fait des forces de l’ordre en 2025. »
Et de s’inquiéter du contexte national, alors qu’un texte adopté par l’Assemblée nationale entend renforcer la présomption de légitime défense des forces de l’ordre utilisant leur arme. « La sécurité passe-t-elle par un renforcement de l’arsenal des policiers municipaux ou par un investissement accru dans la prévention et le lien avec la population ? » s’interroge la LDH.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

16.07.2026

Dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet, quelques heures à peine après que la BRAV-M ait défilé aux côtés de l’armée sur l’avenue des Champs Elysées, un nouvel homme a été tué à un péage dans le Vaucluse, près d’Avignon par un policier municipal.
Le média explique : « le conducteur de la voiture a tenté de prendre la fuite à la vue de la police au Pontet. (…) C’est au niveau du péage d’entrée de l’autoroute A7 à Vedène qu’un agent de la police municipale (…) s’est fait rouler sur le pied. Son collègue a fait usage de son arme. Le conducteur, qui était seul dans sa voiture, est décédé quelques minutes plus tard ».
À nouveau, le motif de « refus d’obtempérer » est invoqué par la police.
Ce même motif qui permet de justifier des dizaines de morts par an, à l’image de la mort de Nahel en 2023.
Ce nouveau mort illustre les conséquences désastreuses du renforcement de l’arsenal répressif de la police municipale ces dernières années, avec en toile de fond l’essor spectaculaire de leurs effectifs à travers le pays (+40% entre 2013 et 2023).
Alors que les morts sous les balles de la police et de la gendarmerie se multiplient, un nouveau « permis de tuer » pour la police a été adopté à l’Assemblée nationale, et la loi répressive RIPOST a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale.
Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est deux nouvelles personnes que l’ICE a abattu à bout portant en l’espace de deux jours à Houston et dans le Maine, illustrant une nouvelle fois la fuite en avant meurtrière de la police raciste de l’immigration américaine.
Contre cette accélération réactionnaire, qui se traduit par la multiplication des morts sous les balles de l’institution policière et le renforcement permanent de son arsenal répressif, il faut construire un plan d’ensemble, qui exige le désarmement de la police municipale, et qui vient remettre en question les fondements d’une institution policière de plus en plus brutale et répressive.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

09.07.2026

Dans la nuit du 12 mars 2024, Samba, Sénégalais de 29 ans en détresse psychologique, est abattu de quatre balles par des policiers de Wattignies, en banlieue de Lille. Deux ans après, StreetPress revient sur une opération non préparée et démesurée.
Lille, 27 mars 2024 – Dans le crépuscule du Nord, face à la préfecture, une centaine de silhouettes se rassemblent à petits pas autour d’un long drap blanc au message acéré :
« La police tue, stop au massacre ! »
Elles sont venues rendre hommage à Samba Dior Diagne alias « Papi », tué deux semaines plus tôt de quatre balles dans la poitrine tirées par deux policiers de la BAC. Selon le parquet, l’informaticien de 29 ans, était traversé par un épisode de psychose au moment des faits, il était porteur d’un couteau dans son appartement. Ses colocataires, apeurés, ont appelé la police. Pour l’interpeller, les policiers ont tenté de tirer au taser puis au LBD, des tentatives ratées, avant de faire feu à quatre reprises. La famille du défunt a déposé plainte contre les policiers. Ça faisait un an que Samba était informaticien à Lille (59). Son employeur l’avait fait venir depuis Dakar au Sénégal. Suite à une diminution de l’activité de l’entreprise et une rupture conventionnelle, « Papi » organisait son retour au Sénégal. Il vivait en coloc’ au sixième étage d’un immeuble à Wattignies, une ville en banlieue sud de Lille. Avec le dossier judiciaire que nous nous sommes procuré, StreetPress retrace la soirée et cette opération manquée.
Des policiers désorganisés
Samba est agité ce soir-là, il pousse des cris dans le salon, un couteau de cuisine à la main. Il parle de voleurs qui veulent le menacer. La vidéo de la caméra-piéton d’un des policiers permet de retracer les faits minute par minute. Selon l’avocat de la famille, maître Brengarth, « l’appartement était plongé dans l’obscurité, on ne voit pas grand-chose mais on a le son et cela aide à se rendre compte du déroulement des évènements. »
Quand la police-secours se présente sur le palier, le premier colocataire, Mattéo (1), sort immédiatement de l’appartement. Samba referme la porte à clé. La BAC, en renfort, arrive alors à joindre le deuxième colocataire, Armand (1), par téléphone. Celui-ci indique qu’il est retranché seul dans une chambre, en sécurité. Il envoie les clés de l’appartement à la police par la fenêtre. Toujours à la porte, Samba crie : « Ils sont où, les colocataires ? Ils sont partis sans moi ! » Alors que les agents s’apprêtent à entrer, Armand annonce par téléphone que Samba s’est isolé, lui aussi, dans une autre chambre.
Le commandant de l’opération ordonne d’entrer dans l’appartement, sans aucune consigne selon les agents auditionnés par l’IGPN. Ils déclarent ne pas avoir été informés par le commandant qu’Armand est bien seul. Auprès de l’inspection, les agents de la BAC indiquent qu’ils auraient dû y aller sans les autres unités – la pratique dans ce genre de situation – et que c’était à leur chef d’en décider. Malgré leur surnombre et sans réflexion de la hiérarchie, une quinzaine de policiers de toutes les brigades présentes s’engouffre en désordre dans l’appartement. La famille de Samba demande que le commandant, qui n’a étrangement pas été auditionné par l’IGPN, soit entendu par la justice, de même que les colocataires.
Précipitation et acharnement
Armand est rapidement retrouvé alors que huit agents s’entassent dans un couloir exigu devant la chambre de Samba, dont deux avec un bouclier. « On se marchait les uns sur les autres », dit l’un d’eux en audition. Sept coups de bélier retentissent. La porte cède : deux premiers agents utilisent leur taser contre Samba et le ratent, selon l’autopsie. Celui-ci est acculé, un couteau en main. Il recule et s’assied sur un lit. Le chef de la BAC dit alors à un agent armé d’un LBD d’entrer : il s’exécute et tire un coup, sans sommation, qui rate aussi Samba – toujours selon l’autopsie. Le tireur s’extrait de la chambre. Il est suivi par Samba : deux agents tirent quatre balles dans sa poitrine. « Papi » meurt rapidement.
Avant les détonations, des policiers ont pourtant trouvé Armand et crié à leurs collègues qu’il était à l’abri avant que ceux-ci n’enfoncent la porte de la chambre. « Est-ce la volonté de neutraliser Samba à tout prix qui les animait et les a empêchés d’être réceptifs à l’information que Samba était seul et que donc il ne pouvait être dangereux pour personne ? », pose maître Brengarth. Oumar Sabara représente la famille qui s’est constituée partie civile. Cet oncle de Samba est un travailleur de la prévention spécialisée, aujourd’hui à la retraite :
« Pour moi, cette intervention a été du grand n’importe quoi. En 40 ans d’expérience, combien de jeunes en crise j’ai dû rencontrer, combien de jeunes dits violents, je ne pourrais les compter. Et pourtant j’ai réussi avec la parole et le temps à les calmer et à les ramener à la raison. »
Le porteur de la caméra, auditionné par l’IGPN, doute du bon déroulé de leur opération. Il préconise d’interroger des moniteurs de tir ou le RAID. La famille souhaite une telle expertise. « On veut que justice soit rendue », confie Adama Diagne, la sœur de Samba, depuis Dakar :
« Le meurtre de Papi nous a détruits, meurtris. Depuis lors, on le pleure encore. »
Un homme calme, en détresse
« On ne compte plus les personnes qui nous ont appelés en disant que Papi leur avait rendu service un jour », ajoute Adama, en larmes. Samba a fait l’objet de nombreux témoignages de soutien : « Samba était une personne extrêmement pondérée, quelqu’un de très poli et bien éduqué », entend-on le jour de la marche blanche à Lille. « La première chose qu’on pouvait apercevoir, c’est son sourire. Partout où il passait, il dégageait des ondes positives. »
Ses amis indiquent à la presse sénégalaise qu’« il n’a jamais présenté de signes qui pouvaient faire penser qu’il souffrait de crise psychique ». Le soir du drame, Samba n’aurait donc pas été dans son état normal. Selon ses coloc’, il pense avoir affaire à des voleurs. Selon le dossier que StreetPress a pu consulter, alors que la police est devant la porte, il leur crie :
« Vous voulez me buter (…). Moi je suis malade, je ne peux pas bouger, j’attends la police, j’ai tout ce qu’il me faut. »
Juste avant leur entrée dans l’appartement, Samba crie aux flics : « Je ne comprends pas la situation, dites-moi ce que vous voulez ». Selon une enquête de StreetPress, les écoles de police ne fournissent qu’un module de deux heures sur les enjeux des « troubles mentaux » à destination des élèves gardiens de la paix.
« Hé, tu sors, tu mets tes mains en évidence, allonge-toi par terre », lui crie un policier devant la chambre. On peut aussi entendre un policier dire : « Il est habité par les démons et il voit des voleurs. » Des propos perçus par la famille comme « étant à caractère discriminatoire ». « Ayant déjà vécu en France auparavant, il n’aurait pas imaginé que les forces de l’ordre puissent en arriver à faire usage de leurs armes à son encontre », indique-t-elle à StreetPress. Les proches de Samba renchérissent :
« D’autres approches, notamment adaptées à une situation de détresse psychologique, auraient pu être privilégiées, en faisant appel à des méthodes d’intervention non-violentes ou à des professionnels compétents en matière de santé mentale. »
Awa Gueye a fait le déplacement depuis Rennes (35) pour la marche blanche en soutien à la famille du jeune sénégalais. Le 3 décembre 2015, son frère Babacar, lui aussi en décompensation psychique, a été tué dans des circonstances semblables. Elle scande, le poing levé vers le ciel : « Ni Samba, ni personne d’autre ne mérite de mourir des mains de policiers. Ils sont censés savoir maîtriser une personne qui ne va pas bien. ». Le recours aux armes létales par les forces de l’ordre est de plus en plus banalisé lors d’une confrontation à une personne traversée par un épisode de souffrance psychique. Au moins 11 personnes ont été tuées dans ces conditions en 2025 et autant en 2024.

(…)

Questionné sur ces faits, ni le parquet de Lille, ni la com’ de la police ou le ministère de l’Intérieur n’ont répondu à nos questions. En juillet 2024, le parquet avait indiqué à StreetPress que « les résultats de l’ensemble des investigations diligentées sont indispensables pour circonscrire très exactement les circonstances du décès de M. Diagne ».
(1) Les prénoms ont été modifiés.
Illustrations de Joseph Colban.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

07.07.2026

Un policier de la brigade anti-criminalité est jugé depuis ce lundi devant la cour d’assises de Mayotte. Il est poursuivi pour des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les faits remontent au 13 juillet 2022, à Tsararano, lors d’une intervention menée pour interpeller un individu activement recherché. L’opération avait tourné au drame avec trois tirs mortels.
Une intervention qui a mal tourné
L’accusé devra répondre des circonstances qui ont conduit à l’ouverture du feu au cours de cette mission d’interpellation. Le procès doit permettre d’établir la chaîne des événements et de déterminer les responsabilités dans cette issue fatale. La qualification retenue par la justice écarte l’intention homicide mais retient néanmoins la gravité des violences commises.
Un procès sous haute attention
Ce procès revêt une importance particulière pour Mayotte, territoire confronté à une criminalité importante et où les forces de l’ordre interviennent régulièrement dans des conditions difficiles. L’affaire soulève la question de l’usage des armes par les policiers lors d’opérations sensibles. Le verdict de la cour d’assises est attendu dans les prochains jours.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

03.07.2026

Un innocent a été libéré et trois policiers de la BAC d’Angers (Maine-et-Loire) ont été mis en examen en début de semaine, après la découverte d’une vidéo contredisant leur version. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 2025, un fonctionnaire avait ouvert le feu sur un conducteur qui aurait, d’après les policiers, tenté de le tuer. Ces nouvelles images montrent au contraire, selon le procureur, que le policier n’était pas sur la trajectoire du véhicule et n’a pas été mis en danger.
Longtemps, la version des policiers de la Brigade anticriminalité d’Angers (BAC) a tenu lieu de récit officiel. Celui où ils affirmaient avoir ouvert le feu pour échapper à une mort imminente face à une voiture qui, d’après leurs dires, fonçait droit sur eux. Ce récit vient d’être brutalement ébranlé par un « film » versé au dossier. Là où les policiers décrivaient une menace immédiate et mortelle, la vidéo dessine une réalité qui paraît prendre le contre-pied des déclarations des fonctionnaires.
Ce nouvel élément a abouti par la mise en examen de trois policiers de la BAC, comme l’a indiqué le procureur de la République d’Angers Éric Bouillard, ce vendredi 3 juillet 2026. Les trois fonctionnaires ont été placés sous contrôle judiciaire le temps des investigations menées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) : Ils ont interdiction d’entrer en contact entre eux et interdiction d’exercer leur métier de policier

Article de presse réservé aux abonné.e.s

Mots clés

02.07.2026

Mercredi 1er juillet 2026, une femme est morte après avoir reçu des tirs policiers dans le 12e arrondissement de Paris. Elle s’était réfugiée dans la cave du restaurant de son frère lorsque les forces de l’ordre sont intervenues. Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris, la première pour tentative d’homicide au préjudice d’une personne dépositaire de l’autorité publique et la seconde pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Huit coups de feu tirés par la police
Selon le parquet de Paris à actu Paris, la police a été sollicitée par un homme ce mercredi vers 17 heures. Ce dernier se serait inquiété de l’état de démence de sa compagne âgée de 49 ans.

(…)

Selon les premiers éléments, la femme est descendue dans la cave dès l’arrivée des policiers. La policière descendue en premier à sa suite aurait été subitement agressée, la femme effectuant de grands gestes avec un couteau de boucher. C’est à ce moment-là que la policière a fait usage de son pistolet à impulsion électrique. Son collègue qui la suivait a ensuite fait usage de son arme à feu. Huit étuis ont été retrouvés dans l’escalier.
Malgré l’intervention des pompiers, la femme est décédée sur place.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

30.06.2026

L’un des agresseurs a été touché. Grièvement blessé, il a été transporté vers le CHU de la Martinique avec un pronostic vital engagé. Il est décédé quelques heures plus tard, selon une source policière.
Un braquage qui dégénère

(…)

Les premières constatations pointent vers une tentative de vol qui a mal tourné. « Ce qui ressort des premières constatations, c’est qu’on a à faire à deux personnes qui voulaient voler un véhicule et voyant qu’il y avait une résistance, ils ont fait usage d’une arme à feu », a précisé le procureur, qui s’est rendu sur les lieux.
Le second braqueur présumé a pris la fuite à bord d’un deux-roues.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

10.05.2026

Un triple homicide et un suicide dans un village du Vexin. Un policier est soupçonné d’avoir tué son ex-compagne et leurs deux enfants, à Villers-en-Arthies (Val d’Oise) avant de retourner l’arme contre lui, a appris l’AFP dimanche 10 mai auprès du parquet de Pontoise, confirmant une information du Parisien.

(…)

Arrivés sur place, les gendarmes ont remarqué la présence du véhicule de la compagne devant le domicile, dont la porte était verrouillée et les volets baissés. Un impact de balle était également visible. Une fois entrés à l’intérieur, les gendarmes ont trouvé les corps sans vie de la femme, de l’ex-conjoint et de leurs deux enfants, âgés de 9 et 13 ans. Une arme de poing a également été découverte au domicile du fonctionnaire.
Le suspect, un policier qui aurait conservé son arme de service
Une enquête en flagrance des chefs de meurtres précédés ou suivi de meurtres a été ouverte après la découverte des quatre corps, a précisé le parquet. Elle a été confiée à la brigade de recherches de Pontoise et à la section de recherches de Versailles. Selon les premiers éléments, l’homme, un policier municipal des Hauts-de-Seine âgé d’une quarantaine d’années, est suspecté d’être l’auteur des coups de feu mortels avant de se donner la mort. Il aurait conservé son arme de service, avancent également les enquêteurs.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

04.05.2026

Mi-avril, des policiers débarquent dans les logements de plusieurs familles roms à Stains. L’un d’eux a tué le chien de Tatiana, un bichon maltais de trois ans, qui l’aurait mordu. D’autres habitants les accusent de plusieurs actes brutaux.
« C’était mon bébé », répète Tatiana, 47 ans. Dans un café de Stains, en Seine-Saint-Denis, la surveillante scolaire d’origine rom, arrivée en France en 2002, fait défiler sur son téléphone les photos de sa chienne « Pamela », un bichon maltais de trois ans qu’elle a recueillie à la naissance.

(…)

Sur la dernière image de son répertoire, la petite chienne à poil frisé blanc, à peine plus grosse qu’un chat, gît sur le dos à côté d’une large mare de sang, abattue d’une balle dans la tête par un fonctionnaire de police. Une enquête judiciaire a été ouverte, le policier est présumé innocent.
Le parquet a ouvert une enquête pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif ayant entraîné la mort ».

(…)

Le dimanche 19 avril, il est un peu plus de 19 heures quand une demi-douzaine d’agents de la brigade anti-criminalité (Bac) de Stains, des brassards fluo « police » aux bras, forcent le portail et pénètrent dans le bidonville de Roms installé dans les jardins ouvriers, à la recherche de deux jeunes hommes à interpeller dans le cadre d’une enquête pour « recel de vol » de câbles de cuivre. Tatiana, qui n’y habite plus depuis un an mais passe tous les week-ends pour apporter des provisions et aider aux démarches administratives, revient tout juste des courses. L’ambiance festive du dimanche soir, habituellement dévolu à un repas partagé entre les différentes familles du bidonville, qui incluent plusieurs enfants en bas âge , tourne immédiatement au chaos.
« Dès qu’ils sont rentrés, ils couraient. On a crié, on ne savait pas ce qui se passait, ils couraient vers les gens, les pourchassaient », raconte Geanina, une habitante du bidonville de 36 ans, agent de nettoyage au chômage, dans une alternance de français et de romani qu’Anina Ciuciu, l’avocate de Tatiana – également cofondatrice du collectif Romani et Voyageurs ZOR (1) – aide à traduire. Enceinte de sept mois, Geanina témoigne avoir été notamment poussée par les policiers , ainsi qu’une « autre dame qui est cardiaque, qui a fait un malaise ».

(…)

Une balle dans la tête de sa chienne
Selon Geanina, à ce moment-là, l’un des agents court en tenant son arme de service dans la main, « un pistolet » affirme-t-elle catégoriquement. Lorsque Nicolae, le mari de Tatiana âgé de 52 ans, sort « voir ce qui se passe » après avoir été interpellé par les cris, il voit le même policier « défoncer son portail à coups de pied ». À côté du quinquagénaire, Pamela, une des trois chiens du couple, s’échappe. Le policier fait feu , Nicolae dit n’avoir rien pu faire :
« Elle est morte tout de suite, la balle lui a transpercé le crâne. »

(…)

Le parquet a ouvert une enquête pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif ayant entraîné la mort », confiée au commissariat de Saint-Denis (93).

(…)

Nicolae, lui, soutient que le chien était à « environ 1m50 de distance » du fonctionnaire lorsque ce dernier a tiré. « Je vous informe que si l’agent de police prouve qu’il a été mordu par mon chien, je retirerais ma plainte », déclare de son côté Tatiana sur le procès-verbal en gage de bonne foi, assurant auprès de StreetPress que sa chienne « n’est pas agressive » :

(…)

La race du bichon maltais ne fait pas partie des catégories des chiens susceptibles d’être dangereux selon la réglementation , qui inclut les chiens dits d’attaque, de garde et de défense. Dans sa nomenclature, la fédération cynologique internationale décrit son comportement normal comme « vif, affectueux, très docile et très intelligent » .
Une fiche interne de « maîtrise des risques » de l’inspection générale de la police nationale ( IGPN ) concernant l’intervention face à des chiens agressifs, consultée par StreetPress, fait bien reposer la responsabilité de la sécurité de l’intervention sur les agents, à qui il est notamment recommandé « d’adopter une attitude la plus calme possible et éviter les gestes brusques » quitte à « différer l’intervention » si « l’environnement n’est pas favorable ».

(…)

Le coup de feu résonne dans tout le bidonville. « On a cru que quelqu’un de la famille était mort », se souvient Geanina. Nicolae soutient qu’il s’est alors « mis devant » ses deux autres chiens et demandé au policier, en romani, pourquoi il avait tiré. Là, le fonctionnaire l’aurait « mis en joue », l’arme pointée vers sa tête, et aurait « compté jusqu’à trois » . Arrivant tout juste sur la scène, Tatiana indique qu’elle se serait interposée à son tour entre le policier et son mari jusqu’à ce que le premier ne baisse son arme, avant qu’elle ne fasse un malaise . Le récit du couple, répété dans leur plainte enregistrée au nom de Tatiana au commissariat de Stains le lendemain des faits et consultée par StreetPress, est confirmé par Geanina. À ce stade, l’enquête ne vise pas le chef de menaces avec arme.
Tatiana et Geanina affirment par ailleurs que les femmes et enfants du bidonville auraient ensuite été retenus pendant près d’une heure par les policiers, alors que les deux jeunes recherchés par la police auraient déjà été interpellés. Nicolae, lui, aurait été repoussé en dehors du bidonville. Durant tout ce temps, les agents qui se relayent leur auraient interdit d’aller boire de l’eau, d’utiliser leurs téléphones ou d’appeler les secours pour Tatiana, indiquent-elles, à l’exception d’un seul agent qui « voulait appeler les pompiers, mais les autres ne l’ont pas laissé », se souvient Geanina.

(…)

« Moi, je pleurais sur mon chien et eux riaient de moi. »
Pour son avocate, maître Ciuciu, « les règles de déontologie et de sécurité ont été manifestement violées par cet agent qui courait l’arme au poing dans un espace occupé par de nombreux enfants et femmes ». Elle dénonce la « brutalité » qui n’était « en aucun cas justifiée ni proportionnée » face à son client « non armé, non violent, obéissant à ses instructions et qui pour le surplus n’était pas concerné par cette interpellation » . Selon elle, « les agents de police se sont permis d’agir avec une telle violence parce que les victimes sont d’origine rom en situation d’extrême précarité ». En parallèle de l’enquête judiciaire, elle indique avoir fait un signalement administratif à l’ IGPN afin de « sonner un signal d’alarme face à ces abus anti-tsiganes systématiques ».

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

29.04.2026

Le parquet de Perpignan a ouvert deux enquêtes après la mort dans la nuit de mardi à mercredi d’un sexagénaire armé, tué chez lui par un gendarme du GIGN après avoir refusé de se rendre aux forces de l’ordre, selon un communiqué du procureur.

 

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

13.04.2026

Au lendemain du drame survenu rue Duchassaing, au Moule, l’émotion reste vive. Entre incompréhension, colère et attente de réponses, habitants, élus et personnes ayant connu la victime tentent de faire face. Une enquête est en cours pour éclaircir les circonstances de cette intervention mortelle.

(…)

Ce lundi 13 avril, les traces de l’intervention sont encore visibles rue Duchassaing. Les services municipaux s’affairent à nettoyer les stigmates laissés par le drame survenu la veille en fin de journée. Rapidement, cet événement tragique s’est retrouvé au cœur de toutes les discussions.
Sur place, les habitants peinent à comprendre ce qu’il s’est passé. Beaucoup refusent de s’exprimer, encore sous le choc. D’autres évoquent un sentiment mêlé de tristesse et d’incompréhension face à la mort de cet homme, bien connu dans le secteur. « Ici, c’est difficile de passer à autre chose ce matin. Quand vous voyez encore les traces, que vous savez ce qu’il s’est passé hier, ça marque forcément les esprits », confie un riverain.
Une victime connue, un profil qui interroge
L’homme, âgé d’une soixantaine d’années, était une figure familière du quartier. Souvent assis à proximité d’une boulangerie, il faisait partie du quotidien des habitants. Décrit par certains comme calme et poli, il pouvait aussi, selon d’autres, se montrer parfois dérangeant.
Plusieurs témoignages évoquent une personne fragile, souffrant de troubles psychologiques et vivant en marge de la société.
« C’est quelqu’un qui est très connu ici. Tous les matins on le voit, il est assis là, tranquille. Il dit bonjour, il n’embête personne. Moi je ne l’ai jamais vu être violent. »

(…)

Une intervention contestée, une enquête en cours

(…)

L’usage d’un taser n’ayant pas permis de le maîtriser, un gendarme a ouvert le feu à trois reprises, touchant mortellement l’homme qui n’a pas immédiatement succombé à ses blessures. Les riverains témoins de ce drame ont alors vivement invectivé les forces de l’ordre au moment des faits et s’interrogent aujourd’hui sur la façon dont la situation a été gérée.
« C’est dommage qu’on en soit arrivé là. On dit qu’il voulait agresser avec un couteau, mais je pense qu’ils auraient pu essayer de le blesser, pas de tirer comme ça. On attend de savoir si c’était vraiment de la légitime défense. »

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

28.03.2026

Lors de la dizaine de coups de feu tirée par le fonctionnaire, un passant a été légèrement blessé, a priori par ricochet. Le parquet a ouvert une enquête.

Article de presse réservé aux abonné.e.s

Mots clés

05/12/2025

La presse assurait que le CRS défendait sa vie face à un motard qui lui fonçait dessus, une vidéo prouve l’inverse.

Mots clés

24/10/2025

Nordine raconte la nuit du 16 au 17 août 2021 où sa compagne, Merryl, enceinte, et lui, ont failli mourir sous les tirs de la police.

(…) « T’as une sale gueule de défoncé. » Puis ils m’ont coupé la route. L’un d’entre eux est sorti du véhicule, a brisé la vitre du nôtre et a cherché à entrer dans l’habitacle.

(…) Malheureusement, ils ont commencé à tirer, alors que j’étais à l’arrêt.

Rien ne pouvait faire penser qu’ils étaient des policiers. Ils n’avaient pas de brassard, ni de gyrophare, et n’ont procédé à aucune sommation. Ils ont tiré 8 fois. J’ai reçu 7 balles à bout portant. Je me suis retrouvé allongé sur le siège. Ma femme et moi sommes restés gisants sur nos sièges de longues minutes. Merryl est sortie de la voiture et, titubant sur le trottoir, elle s’est agrippée à une barrière pour ne pas tomber. Le policier n’est pas venu à son secours.

(…) En dehors du fait que j’avais perdu un enfant et qu’ils ont tiré sur ma femme, le pire dans cette histoire a été mon traitement judiciaire. Encore hospitalisé, quasi inconscient, j’ai dû subir des interrogatoires de police sur mon lit d’hôpital, puis on m’a jeté en prison, sans enquête sérieuse.

Mots clés

23/10/2025

À Autun, les six policiers municipaux pourraient être équipés d’armes à feu dès le début de l’année 2026.

(…) En outre, Vincent Chauvet souhaite renforcer le système de caméras de surveillance de la ville. Actuellement, Autun en compte 72, un chiffre que l’édile aimerait augmenter de 10 ou 15 exemplaires.

Mots clés

13/10/2025

Une intervention policière qui visait un réseau de stupéfiants à Saint-Lô, en Normandie, a mal tourné. Un suspect a été blessé gravement par des tirs.

Mots clés

13/10/2025

Quatre ans après les faits, la famille de l’homme de 27 ans tué par un gendarme à Bossey pendant un vol de deux-roues, conteste la légitime défense. Elle a fait appel de l’ordonnance de non-lieu délivrée par le juge d’instruction.

Mots clés
GIRONDE : UN GENDARME PARMI LES PRÉVENUS, QUAND LA PASSION DES ARMES MÈNE AU TRIBUNAL

SUD OUEST


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Parmi les cinq hommes jugés – dont deux Libournais –, on trouve un gérant de société, un plombier à la retraite reconverti depuis peu en brocanteur, un ancien policier aquariophile, un militaire retraité passionné de la Seconde Guerre mondiale, et surtout, un gendarme en activité.

Mots clés
NOUVELLE-CALÉDONIE : LES ZONES D’OMBRE DE LA MORT DE LIONEL PAÏTA, 26 ANS, TUÉ PAR DES GENDARMES EN PERMISSION

Le Monde


Article de presse réservé aux abonné-e-s

Extrait

Le 3 juin 2024, alors que des dizaines de barrages entravent la route, six gendarmes décident, sans en informer leur hiérarchie, de parcourir les 40 kilomètres qui les séparent de leur affectation, à l’aéroport La Tontouta, pour aller déjeuner sur les baies de Nouméa, haut lieu touristique de la capitale, malgré la crise insurrectionnelle qui frappe la Nouvelle-Calédonie depuis deux semaines. L’escapade, à bord de deux voitures louées par leurs soins, se terminera par 13 coups de feu tirés sans sommation après une course-poursuite, suivis d’un échange de tirs, et par deux blessés du côté indépendantiste, dont Lionel Païta, 26 ans, qui décédera quatre jours plus tard, le 7 juin.

Mots clés
(suite…)

13.01.2025

RONY CELY ABATTU PAR UN GENDARME : UN AN APRÈS, UNE VIDÉO MET LE FEU AUX POUDRES ET LA FAMILLE ÉPLORÉE RÉCLAME JUSTICE

franceinfo:


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Un extrait vidéo de la caméra-piéton du militaire a fuité sur les réseaux sociaux, le week-end dernier ; une diffusion illégale qui met de l’huile sur le feu.

Mots clés
MULHOUSE : UN CHIEN ABATTU PAR LA POLICE, LA SCÈNE FILMÉE DEVIENT VIRALE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

france bleu


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Après une vingtaine de secondes, alors que le chien se débat de plus en plus et semble se diriger vers un des policiers, des tirs partent, touchant l’animal, qui se plaint de douleur. Quelques secondes plus tard, alors que le trentenaire est maitrisé au sol devant un immeuble par un policier, et alors que le chien boitant s’approche à nouveau, d’autres tirs achèvent l’animal qui crie fortement et tombe au sol sur le flan.

Mots clés