07.05.2026

Lundi 13 avril 2026, au tribunal de La Roche-sur-Yon, un gendarme de 45 ans a comparu pour plusieurs délits commis entre août 2025 et mars 2026 dans cette même ville. Il lui était reproché des faits de harcèlement sur son ex-compagne, deux cambriolages, des dégradations et la collecte frauduleuse de données à caractère personnel.
Le prévenu avait accédé au « TAJ » (Traitement des antécédents judiciaires), une base de données contenant des informations sur les auteurs d’infractions et leurs victimes. Cette consultation lui était possible en raison de sa fonction au sein de la gendarmerie.
Les faits de harcèlement remontent à août 2025, lorsque sa compagne a mis fin à une relation de trois ans. L’accusé a alors multiplié les messages et appels téléphoniques, y compris en pleine nuit, contraignant la victime à le bloquer. Il lui a également écrit une lettre de quinze pages. Ces agissements ont conduit à son jugement pour harcèlement moral.
Cambriolages contestés
Le gendarme était également accusé de deux cambriolages, survenus entre le 26 et le 28 décembre 2025, puis entre le 13 et le 15 février 2026. Lors du second vol, des bijoux avaient été dérobés et des dégâts des eaux importants causés par des robinets laissés ouverts avec des éviers et une baignoire obstrués. L’accusé a nié toute implication, affirmant : « Aucune investigation ne prouve que j’étais dans cette maison. »
Lors de l’audience, la procureure de la République avait souligné la « gravité des faits » et requis une peine de douze mois de prison avec sursis probatoire d’une durée de trois ans. Elle avait également demandé une obligation de soins, une obligation d’indemniser la victime, une interdiction de contact, une interdiction de paraître au domicile de la victime et une interdiction de port d’arme pendant cinq ans.

(…)

Elle a également rappelé que son client, après plus de vingt ans de service dans la gendarmerie, était bien noté par sa hiérarchie.
Le jugement, mis en délibéré, a été rendu lundi 4 mai 2026. Le tribunal a relaxé le gendarme des accusations de cambriolage, mais l’a condamné à six mois de prison avec sursis pour la consultation illégale du TAJ et pour harcèlement.

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06.05.2026

Une enquête avait révélé que l’agent possédait des parts dans une société exploitant un pressing à proximité du commissariat de Voiron, laquelle employait un individu non déclaré et non officiellement rémunéré. Le mis en cause a reconnu les faits et a usé de la procédure dite du « plaider coupable ».
Un policier condamné pour travail dissimulé ? C’est ce que révèle le parquet de Grenoble, via un communiqué du mercredi 6 mai 2026. L’affaire concerne un « fonctionnaire de police, officier de police judiciaire », exerçant au sein du commissariat de Voiron et possédant des parts dans une société exploitant un pressing, situé à proximité du commissariat.

(…)

Mais le problème est ailleurs, indique le parquet de Grenoble : « Depuis le début de l’année 2025, l’enquête a objectivé que ce pressing fonctionne grâce au travail d’une connaissance de ce fonctionnaire de police sans être déclarée ni officiellement rémunérée ».
Le policier en question a été placé en garde à vue le 23 avril 2026, un temps au cours duquel il a reconnu les faits.

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13.04.2026

Les images de vidéosurveillance montrent l’un d’eux gifler et intimider le jeune homme alors qu’il est menotté à un banc, sous le regard amusé de plusieurs autres effectifs, qui le traînent de force dans la salle de fouille, puis affirment qu’il s’y est blessé seul. Aucun d’eux n’avait activé sa caméra-piéton.
Le commissariat du 19e a déjà été le théâtre de plusieurs épisodes de violences commises par des fonctionnaires de police. En 2021, des enquêtes de Mediapart et StreetPress pointaient notamment des coups d’une grande brutalité contre plusieurs gardés à vue et « des actes de torture ». Ces faits avaient été soutenus par l’enquête du journaliste infiltré, Valentin Gendrot (1).

(…)

L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et interdit d’exercer dans la police nationale, municipale et gendarmerie pendant cinq ans. Une peine qui comprend ces faits et une seconde affaire de violences, jugée en même temps. Les deux autres agents, Marc B. et Guillaume G., ont écopé de quatre et six mois avec sursis pour les violences — et faux en écriture pour le second. Un quatrième policier, poursuivi pour complicité, a été relaxé au bénéfice du doute.

(…)

Giflé puis traîné dans la salle de fouille

(…)

À 19h30, la vidéosurveillance du commissariat, que StreetPress s’est procuré, montre l’un des policiers, Jean-Michel G., visiblement excédé, s’approcher de lui et lui mettre un coup de pression. Deux minutes plus tard, le gardien de la paix revient et commence à le détacher du banc. Là, soudainement, il le frappe au visage. Le coup est brusque, alors qu’Ali est encore attaché. À l’audience, l’avocat de l’agent maître Mathieu Bourgeois concède :
« Des images qui ne souffrent d’aucune complaisance, celles d’un homme qui lève la main sur un autre menotté à un banc. »
Les violences ne s’arrêtent pas là. Pendant près d’une minute, sous le regard d’au moins cinq autres membres du commissariat et de la 22e compagnie d’intervention qui a procédé à l’interpellation, le gardien de la paix joue le dur et enchaîne les feintes et les mouvements soudains sur le jeune homme qui, apeuré, se recroqueville à chaque brimade, les genoux contre lui pour se protéger. Autour de lui, la scène amuse. Plusieurs policiers rigolent, l’un d’eux garde tout le long le sourire jusqu’aux oreilles. Sur la dizaine de policiers présents dans la salle, aucun n’intervient à son secours.
Au contraire, les secondes qui suivent, Ali H. est tiré par le col par Jean-Michel G. puis mis à terre avec le croche-patte d’un autre, et tiré de force par quatre fonctionnaires vers la salle de fouille, dépourvue de caméra. Trois d’entre eux s’enferment avec lui. Il en ressort moins de deux minutes plus tard, en pleurs, le visage rouge, couvert d’hématomes. À nouveau menotté au banc, il s’affole, retire son tee-shirt, insulte les policiers et se plaint longuement des violences qu’il a subies. « Je te connais même pas et tu m’as fait tout ça », l’entend-on hurler vers l’un d’eux, Guillaume B., qui vient seulement d’activer sa caméra-piéton.
Le soir même, un médecin des unités médico-judiciaires constate à Ali H. plusieurs hématomes au visage ainsi que des rougeurs au cou et aux poignets. Le certificat médical fait état de quatre jours d’incapacité totale de travail. Dans sa plainte, Ali H. dénonce avoir également été frappé dans un véhicule de police puis à son arrivée au commissariat. Ces faits n’ont pas pu être corroborés par l’enquête. Guillaume B., de son côté, a déposé plainte pour outrage.
« Des omissions qui interrogent » dans le procès-verbal
En introduisant l’affaire, le 16 mars 2026, la présidente Martine Timsit donne le ton en récitant le code de la Sécurité intérieure : « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence et de tout traitement inhumain ou dégradant. » Puis, elle lance aux prévenus :
« C’est ce qui définit dans notre État de droit les missions d’une police républicaine, messieurs. »
L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., n’assiste pas à la leçon de droit. Le gardien de la paix de 36 ans est coincé à l’aéroport de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en raison de la guerre au Moyen-Orient. C’est son avocat qui répond pour lui.

(…)

En ce qui concerne la salle de fouille, en revanche, lui ainsi que Guillaume B. et Marc B. nient toute violence et répètent la version du procès-verbal : Ali H. se serait infligé ses blessures tout seul, en se jetant par terre et en se cognant contre une colonne de béton et des casiers métalliques. Et ce, malgré les tentatives des trois policiers pour le maîtriser, si on en croit le procès-verbal rédigé par Guillaume B. juste après l’incident. Le document, pour lequel il est également poursuivi pour faux en écriture publique, ne mentionne ni la gifle — qu’il affirme ne pas avoir vue — ni les intimidations, auxquelles il a pourtant bien assisté. À l’inverse, l’agent est très précis sur le comportement d’Ali H. et les insultes qui lui sont reprochées.

(…)

Les caméras-piétons activées de manière sélective
Étrangement, aucun des trois policiers qui s’enferment avec Ali ne déclenche leur caméra-piéton, dans la seule pièce du commissariat où l’enregistrement est « obligatoire et systématique », comme le prescrivent successivement trois notes de service prises après des incidents antérieurs.

(…)

« Tout le monde regarde, va et revient de la salle de fouille. Ça doit faire un boucan du diable. Je ne peux pas croire qu’il se blesse entièrement lui-même. Je suis certain qu’il y a des violences dans la salle de fouille, la question c’est par qui et comment. »
Selon le magistrat, « tout le monde est content qu’[Ali H.] se prenne une correction » et le jeune homme « a compris que ça allait être sa fête ». Des actes parfaitement volontaires, juge-t-il, qui ont conduit le ministère public à ratisser large et poursuivre les trois policiers pour violences « en réunion » au nom de la « scène unique de violences », ainsi qu’un quatrième — qui a assisté à la gifle puis aidé à traîner le jeune homme — pour complicité, un chef de poursuite rarissime dans les affaires de violences policières.

(…)

Le policier pas à sa première gifle
Jean-Michel G., lui, n’est pas à son coup d’essai. En plus des violences sur Ali H., il est jugé lors de la même audience – toujours en son absence – pour avoir giflé un homme sortant de dégrisement en juillet 2024, devant la compagne et la fille de ce dernier. La similarité avec l’histoire d’Ali deux mois après est troublante. Le coup qui a fait dégénérer la scène jusqu’à conduire à l’usage de taser par ses collègues a, là aussi, été passé sous silence dans la fiche événement du policier, avant d’être repéré sur les images de vidéosurveillance.

(…)

Placés sous contrôle judiciaire, Jean-Michel G. et Marc B. avaient été interdits d’exercer puis réintégrés par la préfecture de police dans des services sans contact avec le public, à la transmission pour le premier, au matériel pour le second. Des restrictions levées avec le jugement, prononcé sans exécution provisoire, ce qui signifie qu’ils peuvent théoriquement retourner en poste d’ici leur appel. Une enquête administrative serait toujours en cours. Les agents n’auraient, en tout cas, pas encore fait l’objet de mesures disciplinaires.

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02.04.2026

Deux policiers ont été reconnus coupables d’avoir frappé un jeune homme noir, en 2021 à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), et ont été condamnés ce jeudi à des peines de 12 mois de prison avec sursis. Ils avaient menti dans le PV d’interpellation mais les violences avaient été filmées.

(…)

« L’altération de la vérité » via la rédaction d’un PV mensonger par Raphaël L. constitue « une atteinte grave à la confiance » envers l’institution policière, a signalé le tribunal de Bobigny en rendant sa décision, supérieure aux réquisitions.

(…)

« Les premières violences provenaient des policiers »
Les deux policiers avaient relaté être intervenus le soir du 17 septembre 2021 pour chercher l’auteur d’un refus d’obtempérer. Ils disaient avoir été confrontés à des individus « hostiles » les agonissant d’insultes, dont Aboubacar S. qu’ils connaissaient et avaient décidé d’interpeller comme « l’auteur des outrages ». Après les faits, le jeune homme avait été placé en détention provisoire pendant 22 jours.
Alors qu’il était jugé pour violences envers les deux agents – le PV d’interpellation lui reprochant d’être initiateur de l’altercation -, son avocat, Maître Arié Alimi, avait fait diffuser à l’audience une vidéo amateur montrant les coups portés au jeune homme par les deux policiers, ce qui avait changé la tournure de l’enquête. Le service de déontologie de synthèse et d’évaluation de la police (SDSE) avait conclu qu’« aucun danger pour les fonctionnaires de police n’était observé avant l’altercation » et que « les premières violences visibles à la vidéo provenaient des policiers ».
Il avait été répertorié de la part de Raphaël L. dix coups de matraque dans la partie médiane du corps et un coup de pied dans les jambes ; de la part d’Anthony C., deux coups de poing et trois coups de pied portés à la tête. Initialement établi à une journée d’incapacité totale de travail, l’impact de ces violences sur Aboubacar S. a été réévalué à 11 jours d’ITT, prenant en compte « le retentissement psychologique » des faits, a précisé jeudi 2 avril le tribunal.

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02.04.2026

« Vous vous rendez compte, vous venez travailler le matin et on vous dit que vous êtes accusé de harcèlement sexuel, alors que vous n’avez rien fait ? » Cela fait plus d’une heure que son procès a commencé à Bobigny, et à entendre Gino S., à la barre de la 14e chambre, ses longs bras levés d’incompréhension, on voit bien qu’il n’a toujours pas compris.
Pas compris qu’on ne peut pas envoyer un déluge de SMS à connotation sexuelle à une subordonnée, lui écrire qu’on « l’imagine bien en bottes de cuir avec un fouet », lui proposer de lui « faire des jumeaux, des triplés ou plus », « je peux pas m’empêcher de mater tes fesses », lui envoyer des photos de dessous, lui proposer encore, en réponse à l’envoi d’un arrêt maladie, « le meilleur remède, c’est du Gino, si tu veux goûter ». Ni l’embrasser malgré elle.

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25.03.2026

La Cour de cassation a rejeté, ce mardi 24 mars, le pourvoi formé par Christophe Mercier, le fonctionnaire de police qui avait éborgné Maxime Beux, le supporter du SC Bastia, en 2016. Cette décision met un terme à dix années de contentieux et rend définitive la condamnation du policier à la peine de deux ans de prison avec sursis.

(…)

Un soulagement pour Me Benjamin Genuini, le conseil de Maxime Beux : « C’est une grande satisfaction que cette affaire se termine sur le plan pénal, se réjouit l’avocat. C’est une décision parfaitement logique sur un plan juridique puisque l’arrêt de la cour d’assises était incontestable. » En parallèle, l’affaire se poursuit sur le volet indemnitaire.

(…)

En octobre 2025, l’ancien membre de la brigade anticriminalité rémoise avait été reconnu coupable, en appel, de violences volontaires avec arme ayant entraîné une infirmité permanente par la cour d’assises de la Marne.
Il avait écopé de deux ans de prison avec sursis. Une peine à laquelle s’était ajoutée la confiscation de l’arme ayant servi lors des faits. En première instance, en octobre 2022, il avait été condamné à la même peine.

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13.03.2026

Le militaire, parti dans un autre département, était absent de l’audience devant le tribunal correctionnel d’Agen, ce vendredi 13 mars

(…)

« Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Je vais te massacrer. » À défaut d’entendre les explications de la bouche du prévenu, les juges du tribunal correctionnel d’Agen ont été contraints de se contenter de la retranscription d’un aperçu des messages, parmi les milliers recensés par la procédure.

(…)

De leur relation amoureuse de quelques mois au début de l’année 2025, succédera une rupture inconcevable pour le trentenaire, en proie à une addiction à l’alcool.
Fausse alerte
Outre les insultes et propos dénigrants, le militaire tente par tous les moyens d’entrer en contact avec son ex, après que celle-ci a tenté de l’aider, puis bloqué son numéro de téléphone, jusqu’à se claquemurer dans son logement. Entre le 10 et le 17 juillet 2025, le gendarme lui adresse 359 messages, dont certains revêtent un caractère menaçant, notamment pour la carrière de la jeune femme. Un mois plus tard, le trentenaire, n’ayant aucune réponse téléphonique, ni physique lorsqu’il tambourine à sa porte ou tente d’escalader son balcon, contacte le Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie en prétextant une menace visant sa collègue, afin d’envoyer une patrouille sur les lieux.
« Ce dossier est celui d’une pression qui a progressivement envahi la vie de ma cliente, l’a complètement détruite », a illustré Me Sophie Lagarde, conseil de la partie civile.

(…)

« Courageuse, elle tenait à être présente pour clore ce chapitre, contrairement à monsieur qui se retranche derrière une obligation professionnelle pour ne pas se déplacer », a déploré l’avocate, glissant que le militaire avait déjà fait l’objet d’une procédure disciplinaire pour des attitudes inconvenantes envers des gendarmes adjoints volontaires et utilisé un Taser sur la conjointe d’un collègue.

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05.03.2026

Un policier a envoyé, en deux ans et demi, près de 68 000 textos à la mère de sa fille, dont il s’est séparé. Des faits pour lesquels il a été jugé lundi au tribunal d’Évry.

(…)

Il sait qu’il risque gros pour avoir inondé son ex-compagne de dizaines de milliers de messages malveillants.

(…)

À l’époque, le prévenu se faisait déjà pressant. Il lui faisait des remarques quotidiennes sur son apparence, sur ses tenues vestimentaires.
Il lui envoie près de 85 messages par jour en moyenne
Le moindre regard, une conversation anodine pouvaient tourner au drame, sans qu’il se montre violent physiquement. Il n’en avait pas besoin. La jeune femme était sous son strict contrôle.
Elle devait obéir, respecter ses instructions multiples, céder à ses avances sexuelles.

(…)

Il lui envoie en moyenne près de 85 messages par jour, sans s’arrêter, dont le contenu, souvent horrible, est difficile à relater.

(…)

Sur le banc des parties civiles, la victime reste muette, incapable de s’exprimer, la tête baissée, elle a du mal à respirer, comme si la vue de son ex la plongeait encore dans un état de sidération.

(…)

C’est son avocate qui a pris la parole à sa place : « Votre objectif était de soumettre votre compagne. Elle attendait aujourd’hui que vous lui présentiez au moins des excuses. Mais vous en êtes incapable. Vous vous présentez comme la victime dans ce dossier. C’est désarmant », l’a-t-elle fustigé en décrivant les dommages toujours présents dans la vie quotidienne de sa cliente.
Le procureur de la République n’est pas allé jusqu’à demander que le prévenu soit révoqué de la police nationale dans ses réquisitions, s’appuyant notamment sur ses états de service soulignés par sa hiérarchie.
Le tribunal a condamné le prévenu à deux ans d’emprisonnement avec sursis.

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27.02.2026

Le fonctionnaire, en poste à Saint-Denis, employait sa victime au noir, dans l’Oise. Suite à un différend, il l’a menacée de mort avant d’être interpellé. Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis.

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26.02.2026

Il y a un an, alors qu’il est tranquillement assis au pied d’un immeuble, il a le malheur de croiser un équipage de police. Un des agents lui hurle immédiatement «Eh babouin ! Eh macaque !» en courant dans sa direction. Dans un déferlement de violence gratuite, Ousmane va alors recevoir de ce même policier un torrent d’insultes ainsi que deux coups de poing au visage, avant d’être menotté. La scène, insoutenable, dure 16 longues minutes.
Lors de la rédaction du procès-verbal consécutif à l’interpellation, le policier écrira pourtant que l’adolescent a essayé de s’enfuir à plusieurs reprises et va même jusqu’à porter plainte pour «violences et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique».

(…) Loin d’être anecdotique, ou le fruit d’une énième «brebis galeuse», cette violence d’État est bien le produit d’un système entier fondé sur la violence, l’impunité et l’omerta généralisée.

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26.02.2026

Matthieu R., 34 ans, policier à l’époque au sein de la Brigade anticriminalité (BAC) et présent jeudi, a « sciemment rédigé un faux » et « ne pouvait ignorer les modalités du déroulement de l’interpellation »

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25.02.2026

 

Les images de cette femme aux cheveux gris entourée de policiers, d’abord debout avec un drapeau arc-en-ciel puis inanimée au sol après la charge, avaient fait des remous, tout comme les efforts des autorités pour tenter de disculper la police ou les propos du président Emmanuel Macron souhaitant « une forme de sagesse » à la septuagénaire.

Victime de multiples fractures, en particulier au crâne, Geneviève Legay était restée deux mois à l’hôpital. Elle en garde des séquelles : plus d’odorat, ouïe et goût perturbés, 45 séances de kiné pour retrouver un peu d’équilibre et un long suivi psychologique.

En mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné Rabah Souchi à six mois de prison avec sursis pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique ».

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20.02.2026

Le fonctionnaire avait pris la fuite après avoir heurté avec une violence inouïe les deux jeunes gens qui circulaient à trottinette. L’interdiction d’exercer sa profession, qui avait été requise, a été écartée par le tribunal.

(…) Fortement alcoolisé – son taux serait mesuré une heure et demie plus tard à 0,83 mg/L d’air expiré, soit presque 2 g/L de sang – il avait percuté deux frères de 16 et 23 ans qui circulaient à trottinette sur l’avenue de Hambourg à Marseille (8e), roulant sur l’un et traînant l’autre, coincé sous sa voiture, sur près de 200 m. Il avait ensuite pris la fuite, roulant dangereusement sur plus de 6 km et heurtant une voiture avant d’être arrêté par un mur et interpellé.

(…) Une position qui avait frustré le père des deux jeunes gens grièvement blessés, « brisés dans leur jeunesse et handicapés à vie »

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17.02.26

Le tribunal correctionnel de Rennes a reconnu coupables d’homicide involontaire les quatre policiers du commissariat de Saint-Malo qui surveillaient la cellule d’Allan Lambin en février 2019, lorsqu’il a été retrouvé mort. Ils ont été condamnés ce mardi à six mois de prison avec sursis.

(…) Par la voix de l’un de leurs avocats, les policiers n’excluent pas de faire appel de la décision

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09.02.2026

Il était accusé des faits de viol et d’agression sexuelle sur une ancienne gendarme volontaire.

S’il avait été placé en détention provisoire, en avril 2024, c’est libre que le jeune homme a comparu aux côtés de son avocat, Me Antoine Fourcade. Et c’est également libre qu’il est ressorti de la salle d’audience.

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26/11/2025

Ce matin-là, un huissier débarque chez un homme de 60 ans pour saisir son véhicule, accompagné des forces de l’ordre. Visiblement en détresse, ce père de famille s’asperge d’essence. Pour autant, il ne représente aucun danger, il n’est pas armé, il n’a «même pas de briquet», selon sa fille et son épouse présentes au moment des faits. Une version confirmée par l’huissier, qui a même expliqué à la justice que cet homme n’était «ni virulent ni menaçant». Aucune raison de le viser.

Pourtant, la policière tire au Taser, ce qui enflamme l’essence. La victime se consume dans d’atroces souffrances, et mourra plusieurs jours après à l’hôpital. Devant les enquêteurs, la policière prétend qu’elle s’est protégée et même qu’elle voulait empêcher l’immolation, alors que c’est justement elle qui l’a déclenchée. L’enquête démontre qu’elle a menti. Il faudra cinq ans pour que la tireuse soit jugée : elle a été condamnée le 20 novembre. Le procureur lui-même déclare : «par principe, je fais confiance aux policiers, mais dans ce dossier, il y a une reconstruction des faits». Pour cette affaire horrible et accablante, la policière qui n’a montré aucun remord n’a reçu qu’un an de sursis.

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18/11/2025

Les faits se sont déroulés sur plusieurs mois. Le brigadier-chef a imposé des gestes déplacés, des propositions à caractère sexuel, des messages insistants…

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14/10/2025

Mais en retournant vers leur voiture, sur la rue Paul Valéry peu après 16h, le couple tombe sur une unité de la 11ème compagnie d’intervention qui bloque la rue.

(…) « Arrivés à environ 10m, [un policier] nous tire dessus avec un LBD, sans aucune sommation ni cri de leur part. Ma mâchoire explose sous la puissance du tir. »

(…) Conduit à l’hôpital Pompidou, les médecins constatent à David plusieurs fractures à la mâchoire et au palais, avec la perte de substance osseuse, de quatre dents et de 2,5 cm de lèvre supérieure.

(…) alors que c’était la première fois qu’il l’utilisait l’arme en situation, Romain P. a tiré 55 fois.

(…) L’avocate du fonctionnaire, Maître Anne-Laure Compoint, ne s’embarrasse elle d’aucune prudence :
Pendant près d’une demi-heure, l’avocate spécialiste des dossiers des forces de l’ordre, surnommé « Notre-Dame-des-Poulets » par Les Jours, enchaine à un rythme effréné les attaques et les moqueries contre les manifestants et les victimes de violences policières.

(…) Puis s’attaque à David D., cette « pauvre victime » qu’elle accuse de mentir, et marche en canard pour imiter — et tourner en ridicule — le manifestant qui s’avançait bras en l’air en direction des policiers. Devant les juges silencieux, elle continue en se frappant la mâchoire

(…) Si la parole de l’avocate est libre, le spectacle est abject. Dans le public, une femme mutilée venue assister aux débats « a envie de vomir ».

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08/10/2025

Extraits

Me Bernard, conseil de Florent, tasé à quatre reprises en mai 2022 : « J’attends toujours que l’on produise une habilitation à utiliser le taser. On me sort aujourd’hui une attestation de 2025. Je m’en moque ! Est-ce que ce gendarme était habilité en 2022 ? C’est ça, la question ! »

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25/08/2025

Extrait

Il parlait d’un homme qualifié de « personne tactile » par ses collègues, ce que le prévenu n’avait d’ailleurs pas nié. En interne, on le surnommait « le palpeur », rappelait encore le président du tribunal

(…) la juridiction ponote a relaxé le prévenu pour les faits de violences, mais l’a condamné pour l’agression sexuelle.  

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INTERPELLATION VIOLENTE LORS D’UNE MANIFESTATION À RENNES : UN POLICIER DE LA CRS 8 CONDAMNÉ

ouest france


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Le manifestant violenté a également été condamné, dans son cas pour outrage et rébellion.
Les vidéos avaient fait le tour des réseaux sociaux. En marge d’une mobilisation contre la réforme des retraites à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 15 avril 2023, les images d’un manifestant violemment interpellé sont massivement partagées par les internautes.

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PRÉSIDENT D’UN CLUB DE FOOT ET POLICIER, IL AVAIT DÉTOURNÉ PLUS DE 200 000 €

LA VOIX DU NORD/


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L’ancien dirigeant de l’Iris club, à La Sentinelle, a été condamné ce mardi par le tribunal de Valenciennes, pour abus de confiance et blanchiment.

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DU SURSIS POUR L’ANCIEN POLICIER JUGÉ POUR HARCELEMENT ET CORRUPTION DE MINEUR

L’Est Républicain


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Extrait

Un ancien policier d’Épinal, âgé de 53 ans, et révoqué en mai 2020 suite à son passage en commission de discipline, a été condamné ce mardi, lors d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) au tribunal judiciaire de Nancy, à trois ans de prison avec sursis.

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PRISON AVEC SURSIS POUR LE POLICIER QUI AVAIT FRAPPÉ DEUX SYNDICALISTES LORS D’UNE MANIFESTATION À RENNES

actu.fr


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Extrait

Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné un policier ce mardi 3 juin 2025 pour avoir commis des violences sur deux membres du syndicat SUD à Rennes (Ille-et-Vilaine) en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites le 11 mars 2023.
Jérôme X. a donc été condamné à cinq mois de prison avec sursis et a été déclaré inéligible pendant un an. Toutefois, il a été autorisé à ce que sa peine ne soit pas inscrite sur la partie du casier judiciaire accessible aux employeurs, pour lui permettre de continuer à travailler dans la police.

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UN ANCIEN GENDARME CONDAMNÉ À DEUX ANS DE PRISON AVEC SURSIS POUR DES TAGS RACISTES

LE DAUPHINÉ


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« Sale race ». « NTM ». « Free France ». « Islam hors d’Europe ». Ces tags racistes avaient été retrouvés le 14 janvier sur des commerces halal à Annemasse, La Roche-sur-Foron, Gaillard et Vétraz-Monthoux, sur la mosquée de Bonneville , et sur une maison à Fillinges, déjà…

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IMPUNITÉ POLICIÈRE : DU SURSIS POUR DEUX BRAV-M QUI AVAIENT ÉCRASÉ ET TABASSÉ UN MANIFESTANT

Révolution Permanente


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Ce 26 mai, deux policiers de la BRAV-M ont été condamnés à de la prison avec sursis pour avoir frappé et écrasé un manifestant avec leur moto, alors qu’un troisième a été relaxé. Une condamnation de nature exceptionnelle qui vient rappeler l’explosion des violences d’Etat face aux mobilisations sociales.

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AFFAIRE BENEDICTE BELAIR : UNE PLAINTE CONTRE UN EX-GENDARME DE L’OISE CLASSÉE SANS SUITE

Le Parisien


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En marge de l’enquête sur la mort de Bénédicte Belair, retrouvée sans vie à son domicile de Pont-Sainte-Maxence le 4 avril 2017, sa sœur, Sylvaine Grévin, avait déposé plainte contre un gendarme pour non-assistance à personne en danger.

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RELAXE ET PRISON AVEC SURSIS POUR CETTE SURVEILLANTE PÉNITENTIAIRE QUI AVAIT FAIT PREUVE DE VIOLENCES SUR UN DÉTENU

LA DÉPÊCHE


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Au final, elle est condamnée par le tribunal de Rodez pour des faits de violences dans une première affaire et relaxée dans un second dossier où elle était poursuivie pour non-assistance à personne en danger.

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43 000 € DE LOYERS IMPAYÉS, UNE POLICIÈRE CONDAMNÉE À DE LA PRISON AVEC SURSIS À MONTPELLIER

ouest france


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Entre 2021 et 2024, la policière avait loué dans Montpellier et d’autres communes de l’Hérault quatre logements dont elle avait arrêté de payer le loyer. Ce dernier était à chaque fois bien supérieur à ce que les revenus de la mise en cause lui permettaient de viser. Une des victimes a assuré que sa locataire avait mis en avant sa profession de policière, présentant sa carte professionnelle. La présidente a estimé que cette démarche avait tout pour rassurer les propriétaires.

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« J’AI FILMÉ ENTRE UNE DIZAINE ET UNE VINGTAINE DE FOIS DES FEMMES » : LE GENDARME VOYEUR À LA PISCINE DE CHAUNY A ÉTÉ CONDAMNÉ

L’Union


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Le 5 décembre 2024, un militaire avait tenté de filmer une adolescente dénudée, dans les vestiaires de la piscine municipale. Il a été condamné ce mardi 22 avril 2025 par le tribunal de Laon.

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LE POLICIER QUI A RENVERSÉ UN ÉTUDIANT À PARIS À 100KM/H EST CONDAMNÉ

Libération


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Le policier qui a percuté un jeune cycliste à l’été 2024, qui souffre désormais de lourds handicaps, a reconnu les faits dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable.
(…) La procédure CRPC explique la rapidité du jugement mais permet aussi au prévenu d’éviter de donner des explications à la barre et empêche un retour sur les circonstances de l’accident ou sur l’enquête de l’inspection générale de la police nationale (IGPN).
(…) Son avocat Henri Braun a dénoncé une « enquête bâclée ». Il a plaidé, sans succès, pour que le juge renvoie l’affaire au parquet, afin que le policier puisse comparaître devant un tribunal correctionnel
(…) « Ce genre de violences policières structurelles sont très répandues. Sur la route, on a des policiers qui se croient tout permis. Ce sont eux qui mettent les contraventions, donc ils ne sont pas sanctionnés. »

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DÉJÀ CONDAMNÉS DANS UNE AFFAIRE DE VIOLENCE, DEUX POLICIERS PARISIENS À NOUVEAU RATTRAPÉS PAR LA JUSTICE

Le Parisien


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Alors que le soleil est encore en train de se lever, la scène a tout d’une bagarre de rue entre ivrognes. Sauf que Maxime D., Romain et Clément B. sont des policiers, alors pas en service, affectés au commissariat des Ve et VIe arrondissements.

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UN GENDARME D’ANGOULÊME CONDAMNÉ À CINQ MOIS DE SURSIS POUR DES VIOLENCES CONJUGALES SUR DEUX FEMMES

La Charente Libre


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Entre 2022 et 2024, ce gendarme de la compagnie d’Angoulême, officier de police judiciaire, s’est rendu coupable de violences sur ses deux ex-compagnes. Il écope de sursis.

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UN POLICIER DÉTOURNE LE FICHIER DES PLAQUES D’IMMATRICULATION POUR ESPIONNER LE NOUVEAU COMPAGNON DE SON EX

LA VOIX DU NORD


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Le prévenu suivait son ex-compagne dans les environs de Bully-les-Mines depuis qu’ils étaient séparés. Policier, il a également utilisé le fichier des plaques d’immatriculation pour connaître l’homme qu’elle fréquentait.

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