12.06.2026

Un policier a été mis en examen jeudi 11 juin. Ce fonctionnaire du commissariat de Rouen est soupçonné d’avoir consulté illégalement des fichiers de police et procédé à des levées d’immobilisation de véhicules, contre rémunération. Sa commanditaire présumée a été mise en examen.
Un gardien de la paix de 45 ans est mis en examen jeudi 11 juin 2026, dans la soirée. Ce fonctionnaire du commissariat principal de Rouen est soupçonné d’avoir consulté illégalement des fichiers de police et procédé à des levées d’immobilisation de véhicules, contre rémunération.

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Payé plusieurs dizaines de milliers d’euros
Le parquet de Rouen saisit donc immédiatement l’IGPN de Rennes et les premières investigations révèlent que le fonctionnaire a consulté près de 2.500 fichiers de police et procédé à plus de 700 levées d’immobilisation de véhicules sur l’ensemble du territoire national. Elles mettent surtout en évidence que l’homme a été payé pour le faire. Plusieurs dizaines de milliers d’euros au total, dont une partie a été saisie. Sa commanditaire, une femme de 27 ans, est identifiée en région lyonnaise. Elle est soupçonnée d’avoir vendu à ses « clients » les informations qu’elle achetait au gardien de la paix.

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Ils sont tous les deux mis en examen pour « corruption, détournement et complicité de détournement de finalité d’un système de traitement de données automatisées mis en œuvre par l’État et ce en bande organisée, violation du secret professionnel et blanchiment », précise le procureur de la République à ICI Normandie.

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En l’occurrence, le poste qu’occupait ce gardien de la paix ne justifiait pas une consultation aussi intensive des fichiers de police.

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26.03.2026

Selon le parquet de Paris, sollicité par franceinfo, la jeune policière, affectée à l’accueil du public dans un commissariat marseillais, est accusée d’avoir consulté plus de 5 000 fiches et d’avoir vendu des informations confidentielles au grand banditisme : personnes recherchées, antécédents judiciaires ou encore voitures volées. Elle vendait la fiche 15 euros, contre des prix allant de 50 à 100 euros habituellement. Elle avait ainsi gagné au moins 10 000 euros sur un compte PayPal en quatre mois seulement, entre mai et septembre 2025. La policière remettait les informations puisées dans les fichiers confidentiels à un intermédiaire sur l’application Telegram.
Des fiches revendues à des criminels chevronnés
Cet intermédiaire revendait à son tour les fiches à des criminels chevronnés dans toute la France. Il a été arrêté il y a deux semaines, le 11 mars dernier, avant d’être mis en examen et placé en détention provisoire le 13 mars. Selon le parquet de Paris, au moins une dizaine d’opérations de police judiciaire ont été concernées, que ce soit en matière de trafic international de stupéfiants, de tentative de meurtre, ou encore de détention d’armes.

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L’enquête de la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a été ouverte notamment pour « corruption active » et « corruption passive », « accès frauduleux en bande organisée dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat », « extraction et transmission frauduleuse en bande organisée de données d’un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat », ou encore « participation à association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de 10 ans d’emprisonnement ».

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