10.04.2026

Un cadre administratif, qui officiait de 2020 à 2023 à la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN, ex-DDSP) du Pas-de-Calais, a été condamné à l’issue de sa garde à vue. Il aurait soustrait et revendu du matériel de police à son profit.

Article de presse réservé aux abonné.e.s

Mots clés

27.03.2026

Ils comparaissaient ce vendredi 27 mars devant le tribunal correctionnel de Nouméa, pour des faits de vols et de violences survenus en mai 2022 à Nouméa.
Sur les images, on les voit intervenir, fortement alcoolisés, dans le squat de Kowe Kara.

(…) Il va même plus loin. Devant le tribunal, cet ancien policier « déplore, dans les auditions, qu’il manque des noms » au dossier.
Le plus âgé, déjà interdit de voie publique pour deux condamnations pour violences, lorsqu’il était encore en fonction, a réfuté une partie des faits qui lui étaient reprochés. Ce jour-là, il avait rejoint l’équipe au commissariat avec un pack de bière et une bouteille de whisky, avant de partir en intervention avec ses collègues. Il n’était pourtant plus affecté à ce service.

(…) L’audience révèle que deux de ces agents de Police ont agi en toute impunité pendant des années. Ils se rendaient régulièrement dans les mêmes secteurs de Nouméa, afin de soutirer de l’argent à des jeunes dont les dossiers judiciaires étaient bien remplis.

(…) « Comment voulez-vous que les jeunes croient en la police, si on se comporte comme ça ? Vous portez une lourde responsabilité de l’image que vous donnez à la population », a déploré le ministère public. « On a affaire à un groupe de Police totalement hors sol. Ils se sont comportés comme les délinquants qu’ils traquaient. C’est un système mafieux. »

Mots clés

26.03.2026

L’ex-policier Laurent D. a été condamné à six mois avec sursis et interdit définitivement d’exercer, huit ans après des violences. Depuis dix ans, StreetPress avait relaté quatre autres accusations de violences de l’agent, toutes classées sans suite.

Mehdi B. est le cinquième habitant de la Seine-Saint-Denis à avoir déposé plainte en moins d’un an, entre octobre 2016 et août 2017, contre Laurent D., dit « Skoll », alors policier au sein de la brigade anti-criminalité (BAC) du Raincy. Ce 26 mars, après neuf ans d’une procédure passée entre les mains de plusieurs juges d’instruction, l’ancien policier de 45 ans a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal de Bobigny pour des violences volontaires sur Mehdi B. lors de son interpellation puis dans le commissariat de Raincy à l’été 2017, quelques mois avant d’être radié de la police nationale pour vol. La peine d‘« avertissement » est accompagnée de l’interdiction définitive d’exercer la fonction de policier et de détenir une arme pendant cinq ans, Il doit également verser 4.000 euros à la victime.
Les quatre autres affaires de violences le concernant, relatées par StreetPress dans deux articles, avaient été classées sans suite par le parquet.
(…)
L’un de ses deux amis indique que Mehdi B. aurait alors chuté, un geste qui a pu être « mal interprété » par les policiers. De leur côté, ces derniers l’accusent sur procès-verbal de s’être « levé avec brutalité » et d’avoir « tenté de [leur] porter un coup ». En tout cas, les secondes qui suivent, Laurent D. le frappe au visage puis lui fait une clé d’étranglement et le plaque au sol. Mehdi dit être ensuite roué de coups de pied et tazé à deux reprises par les autres membres de l’équipage, jusqu’à son menottage.
(…)
Là, Laurent D. lui aurait porté un coup de pied au visage et plusieurs coups aux côtes avec un autre fonctionnaire, avant d’être interrompu par l’irruption de l’officier de police judiciaire de permanence. Des lésions traumatiques sont constatées par un médecin le soir-même — la garde à vue toujours en cours — au cou et au thorax de Mehdi B., qui se plaint également de difficultés à respirer et de douleurs costales. Trois jours plus tard, une radio révèle qu’il a deux côtés cassées. Six jours d’incapacité de travail lui sont délivrés, dont deux pour le retentissement psychologique. Laurent D., de son côté, dépose plainte contre lui pour une douleur à la main droite.
(…)
À l’audience, il affirme que Mehdi B. était « alcoolisé et sous stupéfiants » — ce que rien dans les deux procédures ne vient corroborer — et assure n’avoir pas été présent dans la salle de fouille du commissariat, contre les déclarations de l’officier de police judiciaire, ou encore justifie son interprétation des gestes de Mehdi car « il faisait nuit ». Pour rappel, il était 18 heures en plein mois d’août. Lorsque l’avocate de la partie civile, Maître Dilane Aydin, l’interroge sur les décalages entre ses déclarations et le procès-verbal d’interpellation, il enchaîne les remarques sarcastiques, puis, rappelé à l’ordre par Youssef Badr, souffle bruyamment et « garde le silence » — c’est son droit.
(…)
Depuis son entrée dans la police nationale en 1998, à 18 ans, Laurent D. s’est constitué victime dans 40 procédures, la plupart entre 2008 et 2011, dont 21 pour outrage ou rébellion et 12 pour violences, pour lesquelles il ne se présentait « très rarement, pour ne pas dire jamais » aux procès, un palmarès qui étonne les juges.
(…)
Le dossier est également coloré par les autres accusations de violences relatées par StreetPress en 2017. En lisant à haute voix des extraits du témoignage de Maxen, 16 ans, frappé à l’arcade dans des conditions similaires à celles de Mehdi B, le président lève un sourcil : « Si un lycéen mineur vient vers vous et arme ses poings, on vous apprend à le frapper ? »
(…)
Sur le plan administratif, Laurent D. n’a pas non plus été inquiété. À la place, il est ballotté de service en service, jusqu’en octobre 2017 où il est viré de la police nationale pour avoir volé l’argent d’une personne décédée. Pour ces faits, il a été condamné le 4 octobre 2018 par le tribunal de Bobigny à neuf mois d’emprisonnement avec sursis avec une interdiction d’exercice de l’activité professionnelle pendant deux ans, qu’il n’a donc jamais reprise.
(…)
Pour Mehdi B., le délibéré signe peut-être la fin de l’épée de Damoclès qui le menace depuis huit ans. Depuis 2017, il doit répondre présent tous les trois puis six mois devant la 12e chambre du tribunal correctionnel, où son procès pour violences et rébellion est sans cesse repoussé.

Mots clés

17.03.2026

Sept ans et demi après les faits, les CRS qui ont violenté des gilets jaunes dans un Burger King de Paris en 2018 ont été condamnés à de la prison avec sursis.
Neuf CRS ont été condamnés mardi 17 mars 2026 à des peines d’emprisonnement avec sursis de 6 à 24 mois pour avoir matraqué des « gilets jaunes » dans un Burger King parisien le 1er décembre 2018, le troisième week-end de manifestations.
Aucun des prévenus n’était présent
« L’usage de la force ne présentait pas les conditions strictes et impératives de nécessité et proportionnalité », a souligné le président du tribunal correctionnel de Paris en rendant son jugement, alors qu’aucun des mis en cause ne s’était déplacé pour l’entendre.
Tous les policiers condamnés étaient membres de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire. Ils comparaissaient pour violences volontaires aggravées. Un procès qui a été d’autant plus médiatisé que les scènes de matraquages ont été filmées et largement relayées sur les réseaux sociaux, accentuant l’indignation générale.

Article de presse gratuit disponible

Mots clés

13.03.2026

Deux policiers étaient jugés ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des violences sur un jeune homme de 22 ans, en 2021 à Noisy-le-Grand. La vidéo d’un particulier a été décisive pour confondre les fonctionnaires.
Six mois de prison avec sursis et une interdiction d’exercer pendant deux ans ont été requis par la procureure Fanny Bussac, ce jeudi devant la 14e chambre correctionnelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour Raphaël L., 32 ans, ancien policier du commissariat de Noisy-le-Grand. La même sanction a été demandée pour son ex-collègue Anthony C., 29 ans. Ce dernier a déjà été radié de la police pour une autre affaire.
Les deux hommes étaient jugés jeudi pour des violences commises le 17 octobre 2021 à Noisy-le-Grand, envers Aboubacar S., 22 ans à l’époque. Les violences étaient aggravées car commises « en réunion », « par personnes dépositaires de l’autorité publique » et avec « usage d’une arme », une matraque télescopique.

Article de presse réservé aux abonné.e.s

Mots clés

12.01.2026

Ses tirs à l’encontre de deux manifestants contre la réforme des retraites en janvier 2020 n’étaient « ni nécessaire, ni proportionnée ».

(…) Le 9 janvier 2020, dans un cortège parisien qui s’était élancé trois heures plus tôt de la place de la République, alors qu’il est à environ deux mètres de Moukran S., un ancien gilet jaune âgé de 66 ans au moment des faits, le policier le vise au torse avec son lanceur LBD 40, et effectue un tir à bout portant.

Le manifestant s’effondre, avant d’être pris en charge par les street medics quelques minutes plus tard. Pour rappel, les LBD ne doivent être utilisés que si le tireur est entre 10 et 50 mètres de la cible, selon la doctrine de la police nationale.

Peu après, lorsqu’un épais nuage de lacrymogènes a envahi la rue, le policier tire à nouveau dans la poitrine d’un autre manifestant, Peter B., 41 ans au moment des faits.

(…) « T’en veux encore ? », lui avait alors lancé le gardien de la paix, 32 ans à l’époque, depuis muté dans une brigade anti-criminalité (BAC) d’Occitanie.

Dans sa décision, le tribunal correctionnel a justifié la condamnation à une peine d’emprisonnement avec sursis « simple » par « la prise en compte du contexte », en notant qu’il s’agissait d’une « énième journée de mobilisation nationale ». Comme si les violences policières en devenaient plus légitimes.

Mots clés

05.01.2026

Sortant de ses gonds, il avait projeté l’un des hommes à terre, lui occasionnant une plaie à la tête et 7 jours d’incapacité totale de travail. Il avait aussi donné un coup de pied à un autre, qui venait d’être maîtrisé par ses collègues, et violenté le troisième.

Mots clés

09/12/2025

Alors qu’il résidait à Montauban et venait d’épouser sa femme en 2022, il avait fait une proposition à cette dernière. En effet, le jeune homme condamné à une peine de prison l’avait conduit à s’inscrire sur une plate-forme « d’escort girl ». Dès lors, il s’attelait à planifier les heures de rendez-vous et à réserver les chambres d’hôtel.

(…) Pour ce qui est de la violation du secret professionnel, ledit gendarme était accusé d’avoir montré des clichés confidentiels. Il s’agit des photos d’enquête des personnes mortes des suites de suicide.

Mots clés

09/12/2025

Un ancien gendarme comparaissait, mardi 2 décembre 2025, pour escroqueries, faux et usages de faux. Alors qu’il exerçait à Loches, il a notamment endossé le rôle d’agent immobilier pour faire signer des baux de location en falsifiant certains éléments. Il écope de deux ans de prison avec sursis simple.

Mots clés

08/10/2025

Il était poursuivi pour « violences avec arme sur mineur de moins de 15 ans ».

(…) « La bombe a explosé avec le choc sur ma bouche », a décrit le jeune homme, dont plusieurs dents ont été cassées. « Il a cassé la gueule d’un gamin de 14 ans », a accusé l’un des avocats du jeune homme, Olivier Foray. Sa consœur Agnès Bouquin a déploré l’absence d’une « enquête indépendante et approfondie », pointant des caméras non exploitées après la plainte de la famille, et dénoncé des « déclarations [de] policiers [qui] ne tiennent absolument pas la route ».

Mots clés