21.06.2026

«Une femme âgée d’une soixantaine d’années a été percutée par un véhicule de la Police nationale. Cette femme, ça aurait pu être ma mère».
Chauffards en uniformes, nouvel épisode
«Mercredi 17 juin vers 21h au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. Une femme âgée d’une soixantaine d’années a été percutée par un véhicule de la Police nationale. Cette femme, ça aurait pu être ma mère. Ça aurait pu être la vôtre. Elle était simplement sur un trottoir. Pensée à la victime ainsi que sa famille». C’est le message publié il y a trois jours par Amal Bentounsi, militante contre les violences policières, dont le frère a été abattu par un agent en 2012.
Sur la vidéo mise en ligne, on voit une voiture de la Police nationale à l’arrêt, encastrée dans des barrières en métal qui ont cédé sous la puissance du choc. Le véhicule, gyrophares allumés, a le pare-chocs brisé, et au niveau de la roue arrière gauche, au sol, se trouve une femme. Entourée par des policiers patauds, elle crie de douleur. Ses jambes paraissent encastrées sous l’automobile.
Cette dame traversait sur un passage piéton, elle a été gravement blessée aux deux jambes et a été opérée ce jeudi 18 juin. Elle s’est vue notifier trois mois d’incapacité totale de travail, ce qui est énorme.
Dans les colonnes du Parisien, un témoin explique : «La roue de la voiture a roulé sur la jambe de la dame. La police allait très vite. L’ambiance était tendue. Les policiers voulaient que les personnes présentes reculent. Ça a failli partir en émeute mais le maire est arrivé pour apaiser les choses».
Selon la version officielle, les fonctionnaires «tentaient d’intercepter deux personnes sur un deux-roues» qui auraient refusé un contrôle. Pourtant, ce sont bien eux qui ont failli tuer cette passante et mis les habitants en danger.
Cette affaire en rappelle une autre, survenue le 22 avril dernier, à Sartrouville. Vers 22h50, Mohamed El Bachiri, un habitant âgé de 81 ans, avait été renversé par une voiture lancée à pleine vitesse dans une rue passante, alors qu’il sortait de la mosquée. Les chauffards étaient des membres de la BAC d’Argenteuil, qui roulaient à vive allure. «On ne comprend pas comment cela a pu arriver sur une route limitée à 50 km/h. Mon père traversait un passage piéton donc il était totalement légitime de traverser en toute sécurité. À quelle allure allait exactement le véhicule ? C’est inadmissible d’avoir un papa qui rentre et qui d’un coup se fait faucher par une voiture de police» déclarait Youcef, le fils de la victime, en colère.
La version policière était la même : les agents menaient une course poursuite après un «refus d’obtempérer». Pour rappel, les policiers ne peuvent engager de poursuite à vive allure que pour les délits les plus graves. Et pas pour un simple refus de contrôle, une infraction qui est en principe exclue des consignes officielles. Les autorités prétendent souvent que les refus de contrôles mettraient en danger les passants et qu’il faudrait donner aux agents le pouvoir de partir en chasse à toute vitesse ou de tirer à balle réelle sur les conducteurs. Mais en l’occurrence, c’est le véhicule de police qui a provoqué un accident mortel. Et ce n’est pas la première fois.
Rappelons qu’à la fin de l’année 2023, en dix jours seulement en France, des voitures de la police et de la gendarmerie française ont tué trois piétons. Le 12 décembre 2023, en plein Paris et en plein jour, un homme de 84 ans a été percuté, alors qu’il traversait sur un passage piéton au vert, par une colonne de policiers à moto de la BRAV. Il décédait peu après. Le 18 décembre, à Senlis dans l’Oise, un homme âgé de 82 ans mourait après avoir été percuté par un véhicule conduit par des gendarmes au niveau d’une station service. C’était à 16h30, alors qu’il faisait jour et que l’octogénaire traversait la rue. Samedi 23 décembre à Saint-Pierre-des-Corps près de Tours, un jeune homme était percuté par une voiture de police dans des circonstances troubles, au petit matin. La victime est également morte.
D’autres homicides routiers ont été causés par les forces de l’ordre ces dernières années, suite à des «parechocages», une méthode violente qui consiste à percuter en voiture une personne pour l’arrêter. Sa légalisation est réclamée par les syndicats policiers, mais la pratique existe déjà en dehors de tout cadre légal.
Dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 mars 2024, un jeune homme qui circulait à scooter à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, est mort après avoir été heurté par une voiture de police. Il n’avait que 18 ans et était originaire de La Courneuve. Selon un témoin de la scène, «il y avait 2 personnes sur le scoot’ et la voiture de police a coupé la route, ils ont tamponné le mec et après il est rentré dans la camionnette». Jeudi 13 avril 2023 à Paris, trois adolescents sur un scooter étaient percutés par une voiture de police. Une jeune fille de 17 ans avait été placée dans le coma et un jeune de 14 ans était hospitalisé dans un état grave. Les policiers avaient ouvert leur portière pour déstabiliser le scooter. Grâce aux images, trois policiers avaient été mis à pied. En 2007 déjà, deux jeunes avaient été tués à Villiers-le-Bel de la même manière, provoquant d’importantes émeutes.
Auparavant, dans la nuit du 8 au 9 janvier 2020 à Rennes, c’est une animatrice périscolaire de 21 ans, Maëva, qui avait été percutée de plein fouet sur un passage clouté par une voiture de police banalisée, sans gyrophare ni sirène. Elle était décédée. Le policier mis en cause, un ancien agent de la BAC, avait déjà commis 8 infractions pour excès de vitesse. Le meurtrier récidiviste avait écopé de sursis lors d’un procès plusieurs années après.
Cette affaire n’a jamais eu d’écho national. Qui sont les chauffards ?

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19.06.2026

La mère du petit Andréa, décédé suite à l’accident d’octobre 2025 à Virey-sous-Bar, a été mise en examen pour « homicide involontaire » par une juge d’instruction. Un statut que son avocat conteste. Le gendarme impliqué dans la violente collision a lui aussi été inculpé du même chef.

(…)

Accident mortel de Virey-sous-Bar : la mère du petit garçon décédé et le gendarme mis en examen pour homicide involontaire
C’était au matin du 2 octobre 2025. Au volant de sa voiture, une mère de famille de Virey-sous-Bar emmène ses deux enfants à l’école. Elle est alors percutée de plein fouet par une voiture de gendarmerie qui circule sur la départementale 671, le principal axe routier du village.

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25.04.2026

La tension est montée en ce samedi 25 avril 2026 à Ecquevilly (Yvelines), après une collision entre le conducteur d’un deux-roues et une patrouille de gendarmerie. Le jeune homme de 20 ans, très grièvement blessé, a été transporté dans un état critique vers un hôpital parisien.
Par le plus grand des hasards, vers 16 heures à hauteur de la salle le Ferry, un journaliste d’Actu.fr a assisté à ce qui semble être le début de la prise en chasse par une patrouille de gendarmerie d’un individu au guidon d’une motocross bruyante, qui roulait en direction de la rue de la République.
On ne sait pas si cet événement est lié au drame qui a suivi. Toutefois, quelques minutes plus tard, le conducteur d’une motocross est entré en collision avec une autre patrouille de gendarmerie à quelques centaines de mètres de là, à l’entrée du village.
Le pilote sortait du rond-point reliant la D113 et la D43 pour s’engager dans la rue du Grand Étang quand il se serait retrouvé nez à nez avec un véhicule sérigraphié qui remontait en direction de la départementale. Le jeune homme, non casqué selon les pompiers, a été projeté au sol.

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Tensions entre des jeunes et les gendarmes
Rapidement après l’accident, des habitants du quartier, dont des amis de la victime, se sont massés sur les lieux. Des gendarmes ont été pris à partie physiquement et verbalement, pendant que les plus âgés tentaient de canaliser les plus jeunes.
Très vite, on pouvait compter près d’une vingtaine d’individus, certains très véhéments, que les militaires essayaient d’éloigner de la scène de l’accident. De nombreux renforts ont été dépêchés en provenance de différentes casernes du département.
Dans la confusion la plus totale, les secouristes s’affairaient à soigner le blessé, d’abord au sol, puis dans une ambulance, entre les cris, les invectives, les coups, les jets de projectiles et les nuages de lacrymogène.
Le jeune homme a été évacué à 16 h 40, mais le SMUR s’est stationné un petit moment à la sortie du village, avant d’être escorté par des motards de la gendarmerie jusqu’à l’hôpital.
Le village bouclé par les forces de l’ordre
Pendant ce temps, sur les lieux de l’accident, la tension ne redescendait pas. Ecquevilly a été complètement bouclé. On a pu voir des dizaines de véhicules sérigraphiés et plus d’une cinquantaine de gendarmes, dont certains habillés en tenue anti-émeute. Vers 18 heures encore, il était très difficile de circuler sur la départementale.
Les forces de l’ordre, par petits groupes, se sont déployées dans le village, pour parer à toute échauffourée. Alors qu’un jeune homme formait une barricade avec une poubelle, rue Jules-Ferry.
Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur cette triste affaire.

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24.04.2026

Un octogénaire qui sortait d’une mosquée de Sartrouville, dans les Yvelines, a été fauché par la voiture d’une brigade anticriminalité (BAC) à hauteur d’un passage piéton dans la soirée de mercredi. Une enquête pour « homicide involontaire par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur » a été confiée à l’IGPN. Le véhicule de police aurait été engagé dans une course-poursuite après un refus d’obtempérer au moment des faits.
Le drame s’est produit mercredi soir et la famille de la victime attend « de comprendre exactement ce qu’il s’est passé ». Un octogénaire qui sortait d’une mosquée de Sartrouville, dans les Yvelines, a été fauché par la voiture d’une brigade anticriminalité (BAC) à hauteur d’un passage piéton.
« J’ai découvert mon père qui était projeté à plusieurs mètres du passage piéton, nous ne comprenons pas…

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03.03.2026

Un fonctionnaire de la police aux frontières était accusé d’avoir blessé involontairement un manifestant en lui roulant sur le pied en 2017.

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21/12/2025

Ce jeudi 18 décembre, dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes), entre l’avenue Jean-Médecin et la rue de Paris, une piétonne a trouvé la mort après avoir été percutée par une voiture de la police municipale en service

(…) La victime, une femme âgée, a été transportée en état d’urgence absolue. Gravement blessée, elle n’a pas survécu à ses blessures.

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27/10/2025

L’affaire remonte à 2017 : un policier en poste à la frontière franco-italienne de Montgenèvre est suspecté d’avoir forcé un cortège de soutien aux personnes migrantes.

(…) Le plaignant aurait été blessé par un véhicule de police un jour de manifestation.

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11/08/2025

Extrait

Le premier transportait trois fonctionnaires de police et le second, un gros SUV noir, était conduit par une mère accompagnée de ses cinq enfants.
(…) Selon les premiers éléments de l’enquête, en cette fin de matinée, une unité de police se rend en intervention avec le gyrophare allumé. Arrivé à une intersection, son véhicule grille un feu rouge, comme la loi l’y autorise en cas d’opération urgente.

 

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CARAMBOLAGE POLICIER

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Les images de vidéosurveillance montrent le carambolage : il semble que les policiers n’ont même pas essayé de freiner. Ils ont arrêté leurs voitures dans celle de leurs collègues. Tous les conducteurs ont-ils été testés à l’alcool et aux stupéfiants ? On peut en douter.

(suite…)