07.07.2026

Un policier de la brigade anti-criminalité est jugé depuis ce lundi devant la cour d’assises de Mayotte. Il est poursuivi pour des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les faits remontent au 13 juillet 2022, à Tsararano, lors d’une intervention menée pour interpeller un individu activement recherché. L’opération avait tourné au drame avec trois tirs mortels.
Une intervention qui a mal tourné
L’accusé devra répondre des circonstances qui ont conduit à l’ouverture du feu au cours de cette mission d’interpellation. Le procès doit permettre d’établir la chaîne des événements et de déterminer les responsabilités dans cette issue fatale. La qualification retenue par la justice écarte l’intention homicide mais retient néanmoins la gravité des violences commises.
Un procès sous haute attention
Ce procès revêt une importance particulière pour Mayotte, territoire confronté à une criminalité importante et où les forces de l’ordre interviennent régulièrement dans des conditions difficiles. L’affaire soulève la question de l’usage des armes par les policiers lors d’opérations sensibles. Le verdict de la cour d’assises est attendu dans les prochains jours.

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02.06.2026

La police aux frontières suscite la peur chez les étrangers, qui représentent la moitié de la population du département. Depuis le lancement de l’opération Kingia, le 7 avril, ses agents redoublent de violence.
Ce dimanche 24 mai avait commencé tranquillement pour Samia (1). La jeune mère de famille sort dans les rues de Mtsapéré, quartier sud de Mamoudzou, lorsqu’elle tombe sur deux hommes vêtus du t-shirt de la police aux frontières (PAF) de Mayotte. Ils redoublent de zèle depuis le 7 avril et le lancement de l’opération « Kingia », l’énième chasse aux étrangers en situation irrégulière et aux logements informels dans le département.
Comorienne, Samia n’a pas vraiment peur, puisqu’elle a « déposé sa demande de papiers à la préfecture », ce qu’elle dit aux agents, et leur propose d’aller ou d’appeler chez elle pour le prouver. « Non », lance le policier en prenant son téléphone. Samia tente alors de s’enfuir, tombe par terre, comme le foulard sur sa tête, crie qu’elle a ses papiers mais est emmenée de force vers la voiture garée une rue plus loin.
Le tribunal administratif réclame la libération immédiate

 

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28.04.2026

La vidéo dure une trentaine de secondes. Elle montre une collision violente entre le Titan, une vedette d’interception rapide de la police aux frontières de Mayotte, et une embarcation transportant une vingtaine de migrants, dont sept femmes et trois enfants en bas âge.
Ce document, obtenu par Le Monde et ses partenaires (Lighthouse Reports, Der Spiegel, Komune), interroge la version de la police, qui a affirmé que les passeurs avaient « volontairement percuté » leur bateau.
Quelques jours après les faits, le 24 février, les deux pilotes de l’embarcation ont été condamnés à trois ans de prison ferme en comparution immédiate. Ils ont fait appel.

 

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30.03.2026

Samedi, une femme est décédée au large de Mayotte.

(…)

Nouveau drame au large de Mayotte. Une femme dont la nationalité n’a pas été précisée est morte samedi 28 mars après le chavirage de son kwassa au large de l’îlot Mtsamboro – la plus petite île de l’archipel français. Selon Mayotte 1ère, le drame s’est déroulé lors de l’interception de l’embarcation par la Police aux frontières (PAF).

(…)

Malgré la tentative de réanimation du Smur (Structure mobile d’urgence et de réanimation) et des pompiers à Longoni, la femme tombée à l’eau n’a pas pu être ranimée.

(…)

En juillet 2025, un kwassa transportant des migrants était entré en collision avec un bateau de la police nationale. Selon les autorités, le canot avait là encore refusé d’obtempérer. Le choc a provoqué le chavirage de l’embarcation. Deux personnes sont décédées et dix-sept autres ont été secourues.
Aucun bilan précis sur cette route migratoire
Selon une enquête du Monde, paru en septembre 2025, les forces de l’ordre françaises sont pointées du doigt pour leur mode d’interception des kwassas – susceptible de provoquer des naufrages.
Depuis des années, des groupes de migrants espèrent rejoindre le département français perdu dans l’océan indien. De plus en plus d’exilés venant de la région des Grands Lacs entreprennent la dangereuse traversée depuis les côtes de Tanzanie pour tenter de rejoindre l’archipel.

(…)

Aucun bilan précis n’existe sur cette route migratoire dans l’océan indien. Mais d’après les données publiques du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Sud océan Indien, au moins 477 exilés sont morts ou ont disparu dans les eaux territoriales françaises autour de Mayotte depuis 2010. Un rapport du Sénat français de 2012 qui soulignait « les dangers de longue date de cette route » estimait que ces traversées ont causé « entre 7 000 et 10 000 morts entre 1995 et 2011 ».
Pour rappel, aucune ONG ne sillonne la zone, il est ainsi probable que de nombreuses embarcations précaires aient pu couler sans avoir été répertoriées.

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26.02.2026

Après six ans d’instruction autour d’un accident de la mer qui avait coûté ses deux jambes à un jeune Comorien, la justice a mis hors de cause quatre policiers. Plusieurs éléments de l’enquête posent cependant question, à commencer par les méthodes utilisées pour intercepter les embarcations clandestines.

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16/09/2025

Extraits

La vie de Farid Djassadi, 31 ans, bascule le 10 novembre 2019.

(…) Le kwassa dans lequel il a embarqué est repéré par la PAF, la police aux frontières. Au cours de la manœuvre d’interception de cette petite embarcation, Farid Djassadi chute dans l’eau. Les hélices du bateau policier, le Makini, lui broient alors les deux jambes.

(…) le Makini, impliqué dans une autre interception mortelle, ne devait pas naviguer ce jour-là, et était piloté par des fonctionnaires qui n’avaient pas les diplômes requis.

 

 

 

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16/09/2025

Extrait

Depuis 2010, plusieurs centaines de Comoriens sont morts en mer en tentant de rallier l’archipel français. L’enquête menée conjointement par « Le Monde » et le média d’investigation Lighthouse Reports montre que les manœuvres de la police sont en cause dans plusieurs de ces naufrages.

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09/09/2025

Deux policiers sont accusés d’avoir violé une femme lors d’une soirée fortement alcoolisée, dans le cadre de la sphère privée, précise le procureur de la République, Guillaume Dupont. Le parquet nous informe également qu’une « information judiciaire pour viol en réunion a été ouverte »

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