14.06.2026

Le tribunal administratif de Marseille a confirmé la révocation d’un policier municipal de Nice, actée en 2022. Ce dernier a été impliqué dans une affaire de violences.
La cour administrative d’appel de Marseille a validé à son tour la révocation d’un policier municipal de la « BAC nuit » de Nice (Alpes-Maritimes) qui avait été impliqué en 2022 dans « l’arrestation arbitraire » d’un jeune homme laissé « seul » et « blessé » en pleine nuit dans un lieu « éloigné du centre-ville ».

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Une « arrestation arbitraire »
Dans la nuit du 10 au 11 avril 2022, ce dernier s’était en fait rendu « sans motif professionnel » dans un bar avec ses co-équipiers « alors qu’il était en service » et « en uniforme », rappelle la cour administrative d’appel de Marseille dans un arrêt en date du 28 mars 2026 qui vient d’être rendu public. Il avait alors « conduit […] un individu qu’il présumait être le co-auteur d’un » tag « sur le véhicule de police » dans un lieu « éloigné du centre-ville », alors qu’un simple « contrôle d’identité » lui avait été « préconisé » par un officier de police judiciaire (OPJ).
Cette « arrestation arbitraire » survenue « en dehors de tout cadre légal » s’était produite après que le requérant ait « demandé » à son collègue conducteur « de se rendre à un autre lieu que la caserne à laquelle ils devaient se rendre ». Le fonctionnaire avait par la suite « reconnu avoir consommé de l’alcool avant les faits », avait-il été précisé en première instance.
« Il a fait descendre le jeune […] du véhicule, […] lui a donné une gifle avec le revers de la main et […] lui a mis la tête sur le capot » détaillait même le tribunal administratif de Nice. « Le requérant, qui n’a pas reconnu avoir porté de coups […] et qui a indiqué que ses coéquipiers n’ont pas touché à ce dernier ni proféré d’insultes, est resté insensible devant les constatations médicales qui lui ont été exposées », avait déjà relevé la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence quand elle l’avait placé sous contrôle judiciaire.
Il nie les menaces et insulte
« Si […] M. X nie avoir menacé le jeune […] de viol et de lui mettre une balle dans la tête […], les déclarations de ses coéquipiers […] ne concordent pas avec l’ensemble de ses dires », avaient relevé les magistrats. « Ils font au contraire état d’insultes, de menaces et de coups portés par le requérant à l’égard du jeune homme. » Le fonctionnaire avait au demeurant « reconnu ne pas avoir porté assistance » à sa victime, avait fait état de « problèmes familiaux » et « être sur la corde raide ». « Les déclarations de la victime concordent », était-il relevé.
Devant le conseil de discipline, en juin 2022, l’avocat du policier municipal avait d’ailleurs dit « à l’ouverture des débats » que son client « ne conteste pas » les faits commis et qu’il estimait lui-même « mériter une sanction pénale et disciplinaire ». « La réalité des faits est établie », en déduit donc la cour administrative d’appel de Marseille.
Il ne reconnaît que trois « gifles »
« Si M. X conteste avoir été l’auteur de séquestration, menace de viol ou intimidations, qu’il affirme n’avoir infligé […] que trois » gifles « ayant accidentellement provoqué une fracture du nez et que l’auteur présumé du » tag « s’était préalablement montré » insultant et insolent « […], toutefois il ne conteste pas l’étendue des blessures subies par l’individu », font observer les juges. « M. X a décidé […] de transporter ce dernier dans un lieu éloigné du centre-ville de Nice […] et il y a été laissé ensuite seul et blessé en pleine nuit », répètent-ils.

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15.04.2026

Tribunal de Bobigny (93), 2 avril 2026 — Trois policiers jaillissent de la porte du fond, escortent un jeune homme menotté qui salue d’un mouvement de tête ses proches, son avocat, avant de s’asseoir sur le banc des parties civiles. Les policiers lui défont ses menottes et se positionnent, debout, à deux mètres de lui. Côté prévenu, un homme libre prend place : Mohamed M., 45 ans, chef de la brigade anti-criminalité (Bac) de Pantin (93).

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Pour ces violences, le policier a été condamné ce 17 avril 2026 à dix mois de prison avec sursis et dix mois d’interdiction d’exercice, avec exécution provisoire.
Le 19 mai 2024, à 17h30, Rachid et un ami se font interpeller avec quelques grammes de shit dans leurs poches. Embarqués au commissariat de Pantin, qu’ils connaissent bien, ils se voient signifier leur placement en garde à vue. Le motif ? Vente ou cession de produits stupéfiants. Le mineur de 17 ans explose : ces quelques grammes étaient destinés à sa consommation, c’est l’évidence même. Ils n’étaient même pas postés à un point de deal et Mohamed le sait bien. Il connaît le garçon depuis ses 11 ans. En 21 ans de Bac à Pantin, Mohamed connaît tout le monde.

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Il était menotté à un banc, assis, et certes il insultait tout le monde dont Mohamed, c’est exact, et surtout la mère de Mohamed. Ce dernier, à bout de nerfs, aurait répliqué : « Tu sais où elle est, ma mère », puis lui aurait asséné « quatre, cinq bonnes baffes ». L’ami de Rachid confirme. Les collègues du policier n’ont rien vu. L’une d’entre elles a rapporté en audition avoir entendu le son d’une claque, ce qui colle avec la version du mis en cause.
Une protection sur l’oreille deux ans plus tard
Deux jours après les faits, un médecin constate une ecchymose, un acouphène et prescrit un traitement antibiotique de sept jours. Un médecin ORL constate une perforation du tympan gauche. Près de deux ans plus tard, Rachid continue de se doucher avec une protection sur l’oreille. Il ne peut pas mettre la tête sous l’eau, et souffre encore.

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« – Il a 17 ans. Il est mineur. Est-ce que c’est normal qu’un jeune de 17 ans entre dans un commissariat et en ressorte avec un tympan perforé ?
– J’ai jamais eu de problème en 24 ans de carrière. Je suis chef de la Bac de Pantin.
– Je ne pense pas que ce soit ma question. Quel danger il représente à partir du moment où il est menotté ? »

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« – C’est un gamin qui réagit à des coups qu’il a reçus. Il est très virulent, mais il réagit, il vous interpelle.

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Une audition du policier qui choque le juge
Ces violences interviennent dans un contexte. Rachid dit : « Il vient dans ma cité et contrôle les gens, tout le temps. Les policiers m’appellent “tête à claque”. Depuis les faits, il dit à tout le monde que “Rachid va sauter”. Il se fait passer pour un gentil, mais il en a frappé, des gens. » Le président le met en garde :
« – C’est important votre parole aujourd’hui, c’est important de dire la vérité.
– Monsieur, je me suis fait frapper par plein de policiers, mais lui, ce qu’il m’a fait… »

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Cinq gifles, comme le prétend le plaignant, ou une seule, comme l’affirme le prévenu ? La procureure n’a pas besoin de trancher : un seul coup suffit à perforer un tympan.

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14.04.2026

Une femme avait déposé plainte contre un policier d’Alençon (Orne), l’accusant de l’avoir violentée en intervention, le 11 septembre 2023. Jugé au tribunal d’Alençon le 19 mars 2026, le fonctionnaire plaidait un « geste réflexe » pour se protéger d’un crachat. Le parquet avait requis la relaxe, ce qui a été suivi par le tribunal dans son délibéré rendu ce mardi 14 avril 2026.

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08.04.2026

Racisme, humiliation, violences… Une enquête a été ouverte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique par le parquet de Paris, à la suite d’une plainte d’un ressortissant chinois, selon les informations du Monde. Le commissariat concerné est celui des 5e et 6e arrondissements de Paris, dont trois agents avaient été condamnés en 2024 pour des violences sur un ressortissant péruviens.
Le commissariat des 5e et 6e arrondissements de Paris est, encore une fois, accusé de violences policières. Selon les informations du Monde, un ressortissant chinois a déposé une plainte après des sévices subis au cours de sa garde à vue survenue en décembre 2025.

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19.03.2026

Une femme accuse un policier d’Alençon (Orne) de l’avoir frappée lors d’une intervention le 11 septembre 2023. Dans le cadre de son placement en garde à vue pour violences conjugales, elle était « dans un état second » lors de son transport à l’hôpital : insultes, crachats… Et c’est en voulant se protéger d’un crachat que le policier aurait eu un mauvais réflexe.

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04/11/2025

À la recherche de stupéfiants, les policiers ont été filmés en train de fouiller le caleçon, de gifler et de menacer un homme de 19 ans, menotté. Deux enquêtes ont été ouvertes, une judiciaire et une administrative.

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04/11/2025

Un surveillant du centre pénitentiaire de Seysses en Haute-Garonne, accusé d’avoir frappé plusieurs détenus, est jugé ce mardi 4 novembre à Toulouse. Malgré plusieurs alertes et plaintes, il est resté en poste plusieurs mois.

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28/08/2025

Extrait

Le 26 août, un surveillant pénitentiaire, anciennement affecté à la maison d’arrêt de Tarbes, a comparu devant le tribunal correctionnel pour violence par personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité.

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FIN DE REPAS À LA CAVE, GIFLES SUR LEURS ENFANTS… UN POLICIER ET SA COMPAGNE CONDAMNÉS

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Extrait

Jeudi 15 mai 2025, un couple de trentenaires, dont un policier, était jugé devant le tribunal correctionnel de Saumur (Maine-et-Loire). Tous deux étaient soupçonnés d’avoir commis des faits de violences sur leurs enfants.

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