02.06.2026
La police aux frontières suscite la peur chez les étrangers, qui représentent la moitié de la population du département. Depuis le lancement de l’opération Kingia, le 7 avril, ses agents redoublent de violence.
Ce dimanche 24 mai avait commencé tranquillement pour Samia (1). La jeune mère de famille sort dans les rues de Mtsapéré, quartier sud de Mamoudzou, lorsqu’elle tombe sur deux hommes vêtus du t-shirt de la police aux frontières (PAF) de Mayotte. Ils redoublent de zèle depuis le 7 avril et le lancement de l’opération « Kingia », l’énième chasse aux étrangers en situation irrégulière et aux logements informels dans le département.
Comorienne, Samia n’a pas vraiment peur, puisqu’elle a « déposé sa demande de papiers à la préfecture », ce qu’elle dit aux agents, et leur propose d’aller ou d’appeler chez elle pour le prouver. « Non », lance le policier en prenant son téléphone. Samia tente alors de s’enfuir, tombe par terre, comme le foulard sur sa tête, crie qu’elle a ses papiers mais est emmenée de force vers la voiture garée une rue plus loin.
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