20.06.2026

L’interpellation d’un suspect le 19 avril dans le quartier de La Laiterie s’était terminé par des coups portés par les policiers dans leur voiture comme l’avait capté une vidéo amateure (lire notre article). Et l’état cabossé de l’homme de 29 ans avait poussé le surlendemain le juge des comparutions immédiates à demander des investigations complémentaires et l’audition de témoins, tout en maintenant le suspect en détention provisoire.

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17.06.2026

Le tribunal retient un second tir non légitime du taser dans ce qui n’était pas un refus d’obtempérer.
Un policier municipal de Marseille a été reconnu coupable de violences par personne dépositaire de l’autorité publique. Il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour un tir de pistolet-taser qui avait atteint la victime aux testicules. Le tribunal a fait droit à une dispense d’inscription de sa condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire.

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28.05.2026

Un homme en situation de handicap a subi une interpellation policière violente fin avril, dans la Drôme. Malgré les alertes de témoins sur son handicap, il a été placé en garde-à-vue pendant 40h, puis libéré sans poursuite. La famille a porté plainte auprès du parquet de Valence.
Autour de la table sur la terrasse, entourée de colonnes blanches et baignée par le soleil, tous les visages de la famille se concentrent sur un seul d’entre eux : celui de Toufik, 34 ans. Le jeune homme en situation de handicap, autiste, atteint d’une atrophie cérébrale et de surdité, cherche ses mots. Ses proches hochent la tête pour l’encourager. L’habituel sourire immense de Toufik a disparu : il fronce les sourcils pour mieux convoquer ses souvenirs, encore vifs. « Je me promenais dans le parc et là… » – il mime à ses poignets des menottes. « La police… Ils m‘ont traîné. J’ai eu peur. Je criais, je pleurais. Frappé ici, ici, ici » – il désigne la tête, les épaules, le dos. « Je ne pouvais plus respirer », mime-t-il encore, les mains sur la gorge.
Alors qu’il se baladait à vélo dans un parc de la commune de Portes-lès-Valence, au sud de Valence, Toufik est interpellé par les forces de l’ordre vers 17h15, le vendredi 24 avril. D’après les témoins et la presse locale, il pourrait s’agir de la brigade motorisée de gendarmes de Valence accompagnée de la police nationale de Valence. Toufik a l’habitude de se promener là à pieds ou à vélo, « presque tous les jours », explique-t-il.
Pourquoi cette intervention ? Les circonstances ne sont pas encore claires : la famille et les témoins savent qu’une mère de famille a appelé les forces de l’ordre, après que Toufik se soit approché d’elle et de sa fille. « Vers 16h45, j’étais assise sur un banc avec une amie. Toufik est venu vers moi me saluer. Il m’a expliqué qu’une dame lui avait mis une claque », raconte Lucie, une témoin des faits, qui travaille à l’hôpital de Valence et promène souvent son fils dans ce parc.
« Pour les gens qui ne le connaissent pas, son approche peut être déroutante mais il ne faut pas être gêné par son handicap : Toufik dit bonjour à tout le monde, toujours avec respect », tente d’analyser Lucie, qui assure que Toufik a toujours été bienveillant et correct avec elle et son enfant. « Je lui ai dit qu’une claque, ce n’était pas normal. Mais Toufik était déjà passé à autre chose. On a discuté pendant une demie-heure, puis il a continué son tour à vélo, quand soudain, j’ai vu arriver des policiers qui l’ont poussé du vélo. »
« Toufik, au sol, criait de douleur »
C’est à l’entrée du parc que le déchaînement de violences décrit par Toufik et plusieurs témoins commence alors. Là, un skatepark et une aire de jeux pour enfants encadrent de part et d’autre une allée boisée. Lorsque les forces de l’ordre interviennent, en ce vendredi soir d’avril, le parc est rempli de monde. De nombreux témoins assistent donc à la scène. Onze attestations ont été produites et consultées par Basta!.
Plusieurs décrivent Toufik maintenu à terre « par quatre policiers », alors que le jeune homme « est inoffensif et surtout lourdement handicapé », précise l’une d’elles. Lucie voit les policiers s’appuyer avec leurs genoux sur son dos, ce qui pourrait correspondre à la technique du plaquage ventral, dont les risques sont largement documentés. Au moins un policier aurait placé son genou au niveau de son cou, l’empêchant de respirer, selon Toufik et des témoins.
Les coups reçus cassent l’un de ses appareils auditifs, et envoient valser l’autre loin dans les buissons – la famille ne le retrouvera que deux jours plus tard. « Je les aussi ai vu traîner son visage contre le sol », ajoute Lucie. « C’était inhumain. Même à un chien, on ne fait pas ça. Mon fils était là avec moi, on était sous le choc. ».
« Toufik, au sol, criait de douleur. J’ai moi-même tenté de dire au policier en face de moi qu’il était handicapé. Toufik ne pouvait plus respirer. J’ai vu un des policiers lui mettre un grand coup de poing dans le dos », décrit Francis, la cinquantaine et commerçant à Portes-les-Valence. Ce grand homme à l’air jovial, la voix tonitruante, vient sonner au portail le jour de notre visite à la famille, pour leur apporter de nouveau son soutien.
Car Toufik est bien connu dans la commune. Tous les témoins décrivent un jeune homme « très agréable », « respectueux », « poli », « très apprécié dans le secteur », qui « dit bonjour à tout le monde » avec « gentillesse » et n’a « jamais eu de comportement déplacé » ni avec les enfants ni avec les adultes.
40 heures de garde-à-vue, « sans rien entendre ni comprendre »
Dès que Toufik est mis à terre, plusieurs personnes comme Francis s’empressent de signaler son handicap à la police. Dans une vidéo filmée de l’arrestation et consultée par Basta!, des enfants s’indignent de voir cet homme en situation de handicap maintenu ainsi à terre. Plusieurs témoins racontent également qu’un policier debout, avec une bombe lacrymogène dans la main, a empêché l’attroupement de s’approcher et de filmer davantage.
Youcef, le père de Toufik, est le premier de ses proches à arriver sur place. Quand il revit la scène, l’allure droite, ses yeux se plantent dans ceux de son interlocuteur. « Ils se sont défoulés sur lui. Un agent de la brigade motorisé m’a dit « c’est moi qui l’ai frappé », alors que mon fils est reconnu handicapé à 80 %. » Meriem, la sœur jumelle de Toufik, rejoint son père au moment où les forces de l’ordre embarquent son frère dans un fourgon. « On m’a dit que je devais aller au commissariat pour parler avec la police », rapporte-t-elle d’une voix douce. Elle a juste le temps de voir un policier refermer la porte sur le pied de son jumeau. Toufik, lui, nous mime encore des coups dans la fourgonnette : « La police était méchante. La police me disait : tais-toi ! ».
Toufik reste 40 heures en garde-à-vue. « Je faisais des cauchemars. Je ne dormais pas. Il faisait tout noir », se souvient le jeune homme. Il est libéré dimanche matin, suite à l’expertise d’un médecin psychiatre, sollicité par le parquet, qui le juge inapte à la garde-à-vue. Le hasard a voulu que ce soit le médecin psychiatre de Toufik depuis son enfance qui ait été appelé. Dans ce laps de temps, la famille s’est déplacée au commissariat, dès le vendredi soir, pour alerter sur son handicap et demander à le voir. Peine perdue. « À ce moment-là, on ne savait même pas que ses appareils auditifs étaient cassés et perdus. Il ne devait rien entendre, rien comprendre », s’attristent ses proches.
« L’expertise psychiatrique a conclu que ce client était irresponsable pénalement du fait de son handicap de sorte que la garde-à-vue n’avait plus d’intérêt et a été levée », précise l’avocat de la famille, Romaric Chateau. La famille tente de déposer plainte au commissariat dès le vendredi soir contre ces violences, quelques heures après l’interpellation. Elle assure avoir essuyé un refus net de la part des agents de prendre la plainte.
La version policière diffusée dans la presse locale en pleine garde-à-vue
La famille, encore sous le choc, a porté plainte le 29 avril auprès du procureur de la République de Valence pour violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique et atteinte aux droits fondamentaux d’une personne handicapée. « On estime que les violences utilisées par les policiers sont totalement disproportionnée. Il est handicapé, malentendant et ses appareils auditifs lui ont été enlevé donc il est complètement déboussolé et ne peut pas réagir en étant violent. On ne comprend pas ces violences dont il a été victime », résume Romaric Chateau.
L’IGPN est également saisi par le conseil de la famille. Dans un courrier du 30 avril, le directeur territorial de l’association APF France Handicap apporte son « attention particulière » à la situation de Toufik, au nom de la défense des droits des personnes en situation de handicap « en particulier celles en situation de vulnérabilité ». Et encourage la famille à saisir également le Défenseur des droits.
Sollicité sur les suites qu’il compte donner à la plainte de la famille, le procureur de la République de Valence n’a pas souhaité nous répondre, mettant en doute notre qualité de journaliste avant d’affirmer que le « parquet réserve son attention et ses réponses aux conseils et justiciables qui le saisissent ».
Pourtant, au cours de sa garde-à-vue, la presse locale s’est fait le relais de la version préfectorale. Un premier article est paru dès le samedi matin, après la première nuit de garde-à-vue de Toufik, dans Ici (ex-France Bleu). L’article indique que Toufik aurait « mordu un policier » lors de son arrestation, après avoir « abordé deux enfants de 7 et 9 ans, avant de s’en prendre à leur mère ». Un second article suit le même jour, cette fois dans Le Dauphiné Libéré. Il est titré : « Ce déferlement de violence est inadmissible ». Il ne désigne pas l’action policière… Mais bien Toufik.
Le secrétaire départemental du syndicat Alliance Drôme lui-même y donne sa version des faits. Alors même que Toufik est encore en garde-à-vue, et que la famille n’a aucune information à son sujet. « Cet individu a pris violemment à partie les policiers. Il est allé jusqu’à en frapper plusieurs et a mordu l’un d’entre eux jusqu’au sang ! », affirme le responsable syndical. Cinq jours d’arrêt de travail mais aucune incapacité temporaire de travail (ITT) n’a été délivrée au policier concerné, selon la presse locale.
La famille a également porté plainte pour diffamation publique, suite à ces articles. Ceux-ci proviennent « forcément de la communication des services de police et des services du parquet, puisqu’il n’y a qu’eux qui ont accès à la procédure », épingle l’avocat Romaric Chateau. Qui ajoute qu’une morsure, « généralement, c’est plutôt un acte de défense : on vous prend la tête vous vous débattez, vous mordez. Mais pour l’instant je n’ai pas accès au dossier », pour faire la lumière sur ces circonstances.
Aucune charge retenue, mais des séquelles graves
Toufik ne fait l’objet d’aucune poursuite suite à sa garde-à-vue. Aucune plainte n’a été portée à la connaissance de la famille. La préfecture n’a pas, pour l’heure, répondu à nos questions.
En revanche, les séquelles physiques et psychologiques qu’il en garde sont durables. Un arrêt de travail de huit jours lui est délivré à sa sortie, ainsi qu’une ITT de six jours. Des certificats médicaux attestent de contusions au visage, aux épaules ; d’hématomes aux pectoraux, au bras ; de griffures aux poignets, au thorax, aux genoux ; et d’une dent cassée. Toufik nous la montre du doigt, en première ligne de son sourire. Dans sa chambre, une fenêtre ouverte sur un balcon donne de l’air à la pièce. Le décor est simple : un lit collé au mur, un grand écran et une confortable chaise pour jouer à ses jeux vidéos préférés sur la Playstation. Le jeune homme commence tout juste à accepter de ressortir de chez lui. Plus jamais seul, toujours accompagné.
Les médecins l’ont noté dans leurs certificats : « Anxiété », « appréhension anticipatoire », « peur de sortir ». Au rez-de-chaussée, Walid, son petit frère, confie avoir vu le changement chez son frère. D’ordinaire enjoué, Toufik est devenu « souvent pensif, le visage grimaçant. Il a tout le temps peur, aussi. Il sursaute dès que j’entre dans sa chambre. »
Derrière lui, des photos montrent la famille soudée, en haut d’une montagne de la vallée de la Vanoise. Dans ce salon lumineux, parfaitement rangé, trône un piano blanc. C’est celui de Meriem, qui y a inscrit soigneusement, sur chaque touche, la note correspondante. La mère de Toufik, pilier de l’unité de la famille, apparaît discrètement dans un coin de cette grande pièce calme. Quand on lui demande ce qu’elle attend de la justice, elle balaie de la main : « Moi, tout ce qui m’importe, c’est que j’ai retrouvé mon fils vivant ». Sa paume sur le cœur et ses yeux brillants suffisent à raconter l’angoisse qui l’a étreint pendant les 40 heures de garde-à-vue sans nouvelles de son fils. « Je savais juste qu’il avait été emmené en sang là-bas. On a entendu tellement d’histoires comme celles-là… »
Pour ses premières sorties, la mère de Toufik l’a accompagné à la fête foraine de la commune. Il y ont croisé la police municipale de Portes-lès-Valence. « En les voyant, mon fils s’est recroquevillé d’un coup, ce qui ne lui arrivait jamais. D’habitude, il leur dit bonjour : les policiers municipaux le connaissent très bien, il va même prendre le café dans leurs bureaux ». Mise au courant des faits, une agente l’a rassurée : « Elle répétait : c’est moi Toufik, c’est moi, et elle l’a pris dans les bras à la fin. »
Toufik recommence aussi à se rendre dans les locaux du GEM (groupe d’entraide mutuelle) éCLAIR, une association proposant des activités en journée aux personnes avec cérébro-lésions. Dans un courrier de soutien à la famille, la responsable GEM éCLAIR décrit un homme « plein de bonne volonté, heureux de partager du temps avec ses pairs » et qui n’a jamais fait preuve « d’agressivité ou de violence ». Le jour où il est revenu dans leurs locaux, accompagné par ses parents, ses camarades lui avaient préparé un goûter d’accueil. Avec un éducateur du centre, Toufik a commencé à mettre en mots, par le théâtre, ce qui lui est arrivé.

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30.04.2026

Dimanche 19 avril, dans le quartier de la Laiterie à Strasbourg, un homme a été violemment interpellé par la police à la suite d’une tentative de vol de vélo. Une vidéo transmise à Rue89 Strasbourg montre un policier frappant et secouant le jeune homme, pourtant déjà maîtrisé. En raison des lacunes dans l’enquête, son procès a finalement été renvoyé.

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13.04.2026

Les images de vidéosurveillance montrent l’un d’eux gifler et intimider le jeune homme alors qu’il est menotté à un banc, sous le regard amusé de plusieurs autres effectifs, qui le traînent de force dans la salle de fouille, puis affirment qu’il s’y est blessé seul. Aucun d’eux n’avait activé sa caméra-piéton.
Le commissariat du 19e a déjà été le théâtre de plusieurs épisodes de violences commises par des fonctionnaires de police. En 2021, des enquêtes de Mediapart et StreetPress pointaient notamment des coups d’une grande brutalité contre plusieurs gardés à vue et « des actes de torture ». Ces faits avaient été soutenus par l’enquête du journaliste infiltré, Valentin Gendrot (1).

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L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et interdit d’exercer dans la police nationale, municipale et gendarmerie pendant cinq ans. Une peine qui comprend ces faits et une seconde affaire de violences, jugée en même temps. Les deux autres agents, Marc B. et Guillaume G., ont écopé de quatre et six mois avec sursis pour les violences — et faux en écriture pour le second. Un quatrième policier, poursuivi pour complicité, a été relaxé au bénéfice du doute.

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Giflé puis traîné dans la salle de fouille

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À 19h30, la vidéosurveillance du commissariat, que StreetPress s’est procuré, montre l’un des policiers, Jean-Michel G., visiblement excédé, s’approcher de lui et lui mettre un coup de pression. Deux minutes plus tard, le gardien de la paix revient et commence à le détacher du banc. Là, soudainement, il le frappe au visage. Le coup est brusque, alors qu’Ali est encore attaché. À l’audience, l’avocat de l’agent maître Mathieu Bourgeois concède :
« Des images qui ne souffrent d’aucune complaisance, celles d’un homme qui lève la main sur un autre menotté à un banc. »
Les violences ne s’arrêtent pas là. Pendant près d’une minute, sous le regard d’au moins cinq autres membres du commissariat et de la 22e compagnie d’intervention qui a procédé à l’interpellation, le gardien de la paix joue le dur et enchaîne les feintes et les mouvements soudains sur le jeune homme qui, apeuré, se recroqueville à chaque brimade, les genoux contre lui pour se protéger. Autour de lui, la scène amuse. Plusieurs policiers rigolent, l’un d’eux garde tout le long le sourire jusqu’aux oreilles. Sur la dizaine de policiers présents dans la salle, aucun n’intervient à son secours.
Au contraire, les secondes qui suivent, Ali H. est tiré par le col par Jean-Michel G. puis mis à terre avec le croche-patte d’un autre, et tiré de force par quatre fonctionnaires vers la salle de fouille, dépourvue de caméra. Trois d’entre eux s’enferment avec lui. Il en ressort moins de deux minutes plus tard, en pleurs, le visage rouge, couvert d’hématomes. À nouveau menotté au banc, il s’affole, retire son tee-shirt, insulte les policiers et se plaint longuement des violences qu’il a subies. « Je te connais même pas et tu m’as fait tout ça », l’entend-on hurler vers l’un d’eux, Guillaume B., qui vient seulement d’activer sa caméra-piéton.
Le soir même, un médecin des unités médico-judiciaires constate à Ali H. plusieurs hématomes au visage ainsi que des rougeurs au cou et aux poignets. Le certificat médical fait état de quatre jours d’incapacité totale de travail. Dans sa plainte, Ali H. dénonce avoir également été frappé dans un véhicule de police puis à son arrivée au commissariat. Ces faits n’ont pas pu être corroborés par l’enquête. Guillaume B., de son côté, a déposé plainte pour outrage.
« Des omissions qui interrogent » dans le procès-verbal
En introduisant l’affaire, le 16 mars 2026, la présidente Martine Timsit donne le ton en récitant le code de la Sécurité intérieure : « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence et de tout traitement inhumain ou dégradant. » Puis, elle lance aux prévenus :
« C’est ce qui définit dans notre État de droit les missions d’une police républicaine, messieurs. »
L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., n’assiste pas à la leçon de droit. Le gardien de la paix de 36 ans est coincé à l’aéroport de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en raison de la guerre au Moyen-Orient. C’est son avocat qui répond pour lui.

(…)

En ce qui concerne la salle de fouille, en revanche, lui ainsi que Guillaume B. et Marc B. nient toute violence et répètent la version du procès-verbal : Ali H. se serait infligé ses blessures tout seul, en se jetant par terre et en se cognant contre une colonne de béton et des casiers métalliques. Et ce, malgré les tentatives des trois policiers pour le maîtriser, si on en croit le procès-verbal rédigé par Guillaume B. juste après l’incident. Le document, pour lequel il est également poursuivi pour faux en écriture publique, ne mentionne ni la gifle — qu’il affirme ne pas avoir vue — ni les intimidations, auxquelles il a pourtant bien assisté. À l’inverse, l’agent est très précis sur le comportement d’Ali H. et les insultes qui lui sont reprochées.

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Les caméras-piétons activées de manière sélective
Étrangement, aucun des trois policiers qui s’enferment avec Ali ne déclenche leur caméra-piéton, dans la seule pièce du commissariat où l’enregistrement est « obligatoire et systématique », comme le prescrivent successivement trois notes de service prises après des incidents antérieurs.

(…)

« Tout le monde regarde, va et revient de la salle de fouille. Ça doit faire un boucan du diable. Je ne peux pas croire qu’il se blesse entièrement lui-même. Je suis certain qu’il y a des violences dans la salle de fouille, la question c’est par qui et comment. »
Selon le magistrat, « tout le monde est content qu’[Ali H.] se prenne une correction » et le jeune homme « a compris que ça allait être sa fête ». Des actes parfaitement volontaires, juge-t-il, qui ont conduit le ministère public à ratisser large et poursuivre les trois policiers pour violences « en réunion » au nom de la « scène unique de violences », ainsi qu’un quatrième — qui a assisté à la gifle puis aidé à traîner le jeune homme — pour complicité, un chef de poursuite rarissime dans les affaires de violences policières.

(…)

Le policier pas à sa première gifle
Jean-Michel G., lui, n’est pas à son coup d’essai. En plus des violences sur Ali H., il est jugé lors de la même audience – toujours en son absence – pour avoir giflé un homme sortant de dégrisement en juillet 2024, devant la compagne et la fille de ce dernier. La similarité avec l’histoire d’Ali deux mois après est troublante. Le coup qui a fait dégénérer la scène jusqu’à conduire à l’usage de taser par ses collègues a, là aussi, été passé sous silence dans la fiche événement du policier, avant d’être repéré sur les images de vidéosurveillance.

(…)

Placés sous contrôle judiciaire, Jean-Michel G. et Marc B. avaient été interdits d’exercer puis réintégrés par la préfecture de police dans des services sans contact avec le public, à la transmission pour le premier, au matériel pour le second. Des restrictions levées avec le jugement, prononcé sans exécution provisoire, ce qui signifie qu’ils peuvent théoriquement retourner en poste d’ici leur appel. Une enquête administrative serait toujours en cours. Les agents n’auraient, en tout cas, pas encore fait l’objet de mesures disciplinaires.

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02.04.2026

Atteint de schizophrénie, Islam a subi un « déchaînement de violence » au cours d’une perquisition infructueuse menée le 17 mars. Une plainte pour violences volontaires sur personne vulnérable a été déposée. Récit d’une opération policière chaotique.

(…)

Au bout du couloir principal, la chambre d’Islam : il est réveillé par quatre agents, qui lui donnent un premier coup de Taser. Au moins l’un d’entre eux – qu’il décrit comme « grand et métisse » –, le frappe dans la foulée.
« J’étais en train de dormir, d’un coup ils sont venus, un monsieur m’a tapé. Il m’a déchiré la bouche. Il m’a déchiré aussi l’oreille, avec un coup de crosse ou de matraque. Tu vois, ici », montre-t-il. Plusieurs points de suture referment les plaies noircies de son oreille et de sa lèvre. « Ils m’ont tapé. Viens voir ici, il y a des taches de sang », nous guide-t-il jusqu’à la porte d’entrée de sa chambre. Là, sur l’encadrement de la porte, apparaissent des traces de sang séché. Le t-shirt et le jogging gris qu’il portait pour dormir en sont encore maculés.

(…)

C’est dans cette salle de bains, attenante à la chambre, qu’Islam est en effet traîné après avoir essayé de sortir de sa chambre. Et de nouveau frappé. « Il y avait du sang partout dans la salle de bains. Puis, ils l’ont forcé à s’essuyer le visage. Après, il a couru, ils l’ont plaqué au sol, juste là », désigne Bilal en montrant le couloir principal qui mène vers l’entrée. Le calvaire d’Islam ne s’arrête pas là : maintenu au sol contre la moquette du couloir, le jeune homme dit avoir subi un étranglement, et de nouveaux coups de Taser.
Au total, « ils m’ont mis quatre coups de Taser », répète-t-il en boucle, en montrant sa cuisse gauche, puis sa main gauche, qui porte encore, dix jours après, la marque de la décharge électrique. La famille a conservé un aiguillon de Taser oublié sur place par la police, taché de sang. Les photos prises le jour même confirment des blessures au visage, au dos, à la cuisse, au poignet et à la main.

(…)

Réveillées par des agents qui « essaient de casser la porte, j’ouvre et je dis : “Entrez, c’est une chambre.” À peine la porte ouverte, un monsieur avec un pistolet a dit : “Mettez-vous à terre !” avec son pistolet vers nous », raconte Lezina, la plus grande. Les quatre sœurs se regroupent, assises sur le lit central, surveillées par deux agents, interdites de toucher à leurs téléphones.
Mais la porte reste grande ouverte et les sœurs voient soudain leur frère, « la bouche en sang, poussé dans le couloir » par d’autres policiers. « Après ça, ils l’ont tasé », chuchote Tanzila, 9 ans, en jouant du bout des doigts avec une peluche rose accrochée à son collier pailleté. « Le problème, c’est que je sais pas pourquoi ils ont frappé mon frère handicapé. Moi, si j’étais à leur place, si j’étais policier, j’aurais vu sa tête, je l’aurais laissé », souffle-t-elle. Ses sœurs protestent d’ailleurs en choeur : « On a crié : “Il est handicapé !” » explique Samira, 16 ans. « Un policier qui nous surveillait a dit : “Ah, c’est lui le schizophrène ?”, il l’a répété à son collègue dans le couloir, qui a dit : “Ah, c’est lui ? Ah, trop tard, je l’ai déjà tasé. » »
Islam est ensuite descendu, menotté, aux côtés de ses frères. Dans l’escalier, il assure que les agents lui ont donné de nouveaux coups et ont cogné sa tête contre les murs. « Je l’ai vu arriver en sang, oreille arrachée, visage défiguré, se souvient Imam, le troisième frère. J’ai demandé tout de suite : “Qui a fait ça ?” Le grand métis m’a regardé et m’a dit : “Tu vas faire quoi sinon ?” Un autre m’a dit : “Ça fait 35 ans qu’on fait ce métier”. Je lui ai répondu : “Nous ça fait 15 ans qu’on vit là, on a jamais eu de problèmes, c’est la première fois qu’on vit ça.” »
Six points de suture seront nécessaires pour recoudre l’oreille droite d’Islam, trois pour sa lèvre, indiquent ses certificats médicaux. Sur la cuisse gauche et les pommettes, les certificats mentionnent des érythèmes (rougeurs cutanées), ainsi qu’une inflammation au niveau de la mâchoire. Islam est dispensé de scolarité pendant cinq jours.

(…)

Plainte pour violences volontaires, avec facteurs aggravants
Une plainte contre X a été déposée le 25 mars auprès du parquet de Créteil pour « violences volontaires, aggravées par le fait qu’elles ont été commises en réunion, avec usage d’armes, sur une personne vulnérable, par plusieurs personnes dépositaires de l’autorité publique ».
Aucun motif de perquisition ne peut justifier de tels comportements, insiste l’avocate Camille Vannier. « Quel que soit le cadre légal de cette intervention, des violences de cette nature sont toujours inacceptables. Même s’il s’était agi de la personne recherchée, il s’agit là de violences volontaires, pas de légitime défense. En l’occurrence, dans le cas d’Islam, c’est de la sauvagerie à l’encontre d’un jeune homme particulièrement vulnérable, dont nul ne pouvait ignorer l’état. »

(…)

En plus de la plainte concernant Islam, l’avocate a également saisi le Défenseur des droits au sujet des « manquements déontologiques périphériques à ce déferlement de violences sur la personne d’Islam ». La saisine mentionne « des termes déplacés et des violences sur certains des membres de la famille, alors même que l’opération d’ampleur s’est avérée être une erreur ». De fait, les forces de l’ordre ont appelé les pompiers pour qu’ils prennent en charge Islam, puis sont parties, sans emmener personne.
À l’hôpital, alors qu’Eliza se tient à ses côtés, le pompier explique à la médecin des urgences qu’Islam « est tombé dans l’escalier ». La mère de famille intervient, scandalisée, pour mentionner les violences.

(…)

Elle a des marques de sang sur sa robe et son voile, qui seraient à son fils. Elle est arrivée avec des pleurs, angoisse à la poitrine », note son certificat médical émis le jour même.
« Je ne savais pas qui appeler pour m’aider. La police ? » se désespère Eliza. La mère de famille parvient à joindre leur ancien travailleur social, devenu un ami, qui l’aide à constituer un dossier avec l’avocate Camille Vannier. En posant sa main sur son cœur, la mère de famille lâche : « Si, en France, il y a des lois solides, alors, que ces quatre-là soient punis d’avoir frappé mon fils. Je ne trouverai la paix qu’à ce moment-là. »

(…)

À celle qui assume seule la charge de ses enfants, avec un salaire de femme de chambre dans un hôtel parisien, la médecin de l’hôpital prescrit quinze jours d’arrêt de travail. Mais aussi quinze jours de Xanax et un suivi par une psychologue. Car l’intervention a ravivé d’anciens traumatismes. « J’ai fui la guerre en Tchétchénie, les soldats russes », raconte Eliza, qui subissait à cette époque de violentes intrusions à son domicile. Aux agents français, elle a dit : « Vous êtes comme les soldats russes ! Ça, ce n’est pas la police… Rentrez calmement, expliquez-nous… Respectez les femmes, respectez les enfants ! Ils ne m’ont fait aucune excuse en partant. »

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31.03.2026

Fin février, en pleine nuit, Alexandre s’est fait violemment frapper par un policier à Ivry-sur-Seine, au point d’être inanimé sur le trottoir. Une vidéo filmée par des voisins montre l’agent s’éloigner de la victime, les mains dans les poches.
« J’ai cru voir un jeune homme mourir en bas de chez moi », témoigne Agathe.

(…)

Lorsqu’il s’arrête et « attend que la voiture s’arrête à son niveau », elle voit « la portière qui s’ouvre très vite, et le policier se précipite sur lui avec tout son élan et lui porte un coup avec toute sa force » avec un coup de poing « en marteau », détaille-t-elle. La victime, qu’elle décrit comme parfaitement calme et les « mains le long du corps », chute alors « comme un domino », avec la tête qui part en arrière et frappe brutalement le bitume, indique-t-elle.

(…)

Une vidéo, filmée quelques secondes plus tard par son compagnon qu’elle appelle à la fenêtre, montre le policier s’éloigner, les mains dans les poches, d’un corps inanimé étendu sur le trottoir.
Fracture de l’os frontal et traumatisme crânien

(…)

Les médecins lui constatent une « fracture non déplacée de l’os frontal droit » et un traumatisme crânien léger, d’après son compte-rendu des urgences. « Les infirmières m’ont demandé si j’avais reçu un coup de matraque ou de crosse, tellement la blessure était grande », témoigne-t-il.

(…)

« Il est tombé tout seul »
Côté policier, pourtant, le récit est tout autre. Car le fonctionnaire, rejoint trente secondes plus tard par ses collègues, raconte à ces derniers qu’Alexandre a chuté seul dans sa course, indiquent les deux témoins qui entendent la conversation depuis leur fenêtre.

(…)

Pour Alexandre, la victime du coup, « la vidéo montre que le policier ment ».

(…)

Une marque sombre, décelable sur la vidéo dans l’éclairage des lampes torches des policiers, semble confirmer la présence de cette tâche de sang avant tout déplacement d’Alexandre.

(…)

Au contraire, elle affirme que les policiers auraient par la suite éclairé sa fenêtre avec leur lampe en mode clignotant, une pratique policière observée régulièrement dans les manifestations pour saturer les caméras des témoins et des journalistes.
Alexandre a déposé plainte auprès du procureur de la République pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.

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26.03.2026

L’homme reconnaît qu’il était saoul après avoir absorbé « des bières 8’6» qui, comme leur nom l’indique, sont fortes en alcool. Mais pour le reste, sa version est totalement différente. « Je n’ai pas frappé le policier. Une fois dans leur véhicule, ils m’ont coincé la tête entre les sièges avant et je prenais une baffe à chaque fois qu’ils passaient une vitesse. À l’hôpital, ils m’ont traîné au sol. Au commissariat, ils m’ont claqué la tête contre une porte. »
« Moi aussi, je veux porter plainte »
(…)
L’avocat de la défense apporte alors quelques précisions décisives. « Mon client s’était auparavant rendu au commissariat pour porter plainte contre des squatteurs qui l’agressaient. Sa plainte a été refusée. Il est ensuite allé à la gare pour recharger son téléphone puis sur les lieux de l’incendie après avoir aperçu un nuage de fumée. C’est totalement fantaisiste mais il voulait filmer pour revendre les images à la presse !
C’est là qu’un voisin l’a aperçu et l’a accusé d’avoir mis le feu. Il a été plaqué au sol. Une fois arrivés sur les lieux, les policiers ont pris pour argent comptant la déclaration du voisin. Il aurait fallu consulter les vidéosurveillances du commissariat et de la gare ce qui aurait prouvé qu’il ne pouvait être, au même moment, à l’origine de l’incendie. Les vidéos de l’hôpital n’ont pas été vérifiées non plus. Enfin, pourquoi n’a-t-on pas auditionné l’infirmière qui se trouvait présente dans le box où il a censément donné un coup de pied dans les parties génitales du policier ? »

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19.03.2026

Une femme accuse un policier d’Alençon (Orne) de l’avoir frappée lors d’une intervention le 11 septembre 2023. Dans le cadre de son placement en garde à vue pour violences conjugales, elle était « dans un état second » lors de son transport à l’hôpital : insultes, crachats… Et c’est en voulant se protéger d’un crachat que le policier aurait eu un mauvais réflexe.

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18.03.2026

Le 6 mai 2018, à Caen (Calvados), vers 1 h du matin, un groupe de cinq amis est agressé par un autre groupe, composé de dix membres, près du port, devant l’hôtel Mercure.
Quand le premier groupe voit la police arriver, ils sont soulagés. L’un des cinq amis s’avance vers les forces de l’ordre. Un premier policier lui dit de reculer en lui donnant un coup assez sec au niveau de l’estomac, ce qui le vexe parce qu’il ne comprend pas cette réaction.
Mais un second policier arrive derrière le premier et donne un coup de poing au visage du passant

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17.03.2026

Ces images montrent une situation de gangstérisme. Une pratique milicienne ou mafieuse, qui consiste à terroriser, tabasser et faire fuir des gens dans l’espace public.

(…) Un policier lance d’emblée : «Vous voulez jouer ? On va vous enc*ler !» Une voix fluette répond : «On va manger, là», le policier hurle «J’men fous, y’a tout ici !» Un fast food se trouve le long de la rue.
C’est ensuite un déferlement de violences aussi extrêmes que gratuites. Des policiers hurlent, armes au poing, sur des passants. Un tir de LBD part aux cris de «lève toi». Une balle en caoutchouc, mutilante, pour faire fuir un passant.
Puis un jeune qui refuse de s’enfuir face aux menaces, et qui se contente de marcher dans la rue, subit un véritable déchainement.
Une policière exhibe un lanceur de grenade. Un agent crie au jeune homme de courir, avant de tenter de lui mettre une balayette. Le jeune homme se met finalement à courir.

(…) Le jeune s’arrête, il est plaqué au sol et immédiatement tabassé. Une grenade lacrymogène se déclenche au niveau de sa tête, pouvant occasionner de graves blessures. Tout en étant frappée, la victime a la tête maintenue dans un épais nuage de lacrymogène, en continuant d’être rouée de coups. Finalement, cet homme est traîné au sol, inanimé. La vidéo s’arrête là.
Pour chasser des jeunes sortis manger dans un fast food, une bande d’agents armés a créé une zone d’ultra-violence.

(…) Cette vidéo de quelques secondes, c’est un aperçu du fascisme déjà là, celui qui frappe tous les jours dans les quartiers, dans l’indifférence générale.

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25.02.2026

D’après Yves Dupas, deux policiers de la nationale sont poursuivis pour « faux en écriture publique ou authentique » et « violence sans incapacité de travail par personne dépositaire de l’autorité ».

(…) Toujours selon le procureur, un des policiers est par ailleurs soupçonné d’avoir asséné plusieurs coups de poing au visage du jeune homme, « lorsque celui-ci était menotté et placé dans le véhicule de service ».

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18.02.2026

La policière avait filmé les images de vidéosurveillance montrant les violences commises par une de ses collègues dans les sous-sols du tribunal judiciaire.

(…) De fait, la scène a été filmée. Sur les images de vidéosurveillance, qu’Amandine G. enregistre dans la foulée avec son téléphone, la gardienne de la paix Mathilde C., équipée de gants coqués, enchaîne plusieurs coups de poing sur le déféré, toujours tenu au sol.

(…) Pendant neuf mois, la vidéo enregistrée par Amandine G. aurait circulé dans le service sans que personne ne la transmette à l’autorité judiciaire, installée quelques étages au-dessus.

(…) La machine judiciaire s’enclenche également contre Amandine G., lorsque l’autrice des coups porte plainte contre elle pour diffamation et « diffusion d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ». En interne, les syndicats s’en mêlent et un groupe composé du compagnon policier de Mathilde C., de son supérieur hiérarchique et de « deux-trois » collègues de cette dernière met la pression à Amandine G. pour connaître l’identité de la taupe auprès de StreetPress. Il n’a pourtant « été trouvé aucune trace de transmission à d’autres personnes », relève la juge assesseure. La policière, « mise de côté toutes les nuits » par ses collègues, doit demander à changer de service, avant d’être mutée au commissariat de Vincennes (94).

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19/12/2025

S’ils ont assumé une intervention qui a dérapé, leurs versions se sont entrechoquées à la barre.

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05/12/2025

Le policier a été mis en examen pour «violences aggravées par trois circonstances (arme, réunion et par une personne dépositaire de l’autorité publique)» mais aussi pour «non-assistance à personne en danger», comme les neuf autres mis en cause dans cette affaire.

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02/12/2025

Première à témoigner, elle retrace, tremblante, « plus de vingt ans de contrôle permanent » exercé par son ancien conjoint sur elle et ses filles. Insultes, dénigrement, installation de caméra pour la surveiller… À la barre, elle décrit une vie d’isolement et de peur. « Je ne pouvais ni finir tard ni sortir boire un verre avec mes collègues », raconte-t-elle.

(…) Parmi ses souvenirs abîmés, elle se rappelle du regard furieux de son patriarche et de ses mots : « J’ai vu une pute dans la rue, je me suis rendu compte que c’était ma fille. » Elle raconte le déferlement de « coups de poing au visage, sur les bras et sur les cuisses », qu’elle aurait subi juste après.

(…) De son côté, le prévenu nie tout en bloc en balbutiant, se disant « choqué » de ses accusations « fausses » et « complètement inventées ».

(…) « Il nous a dit : “Je vais vous tuer“ », rapporte-t-elle, tremblante, au tribunal. Elle ajoute : « Je nous ai vues mourir ce jour-là. » Léa n’a pas oublié non plus. De son côté, Saïd E. assure que cet épisode « n’a pas eu lieu ».

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08/09/2025

Pour avoir frappé au visage un homme de 19 ans en 2022, des policiers ont été jugés. Bien que les coups soient filmés et que le motif de l’interpellation ne soit pas réglementaire, ils ont été relaxés. La victime a été condamnée pour outrage.

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01/08/2025

Extrait

Lors de l’audience au tribunal de Lille, ce mercredi 30 août à la barre, une mère de famille présente au moment des faits confirme la version du prévenu. Elle affirme avoir entendu l’un des policiers lancer : « Qu’est-ce que tu vas faire avec ton téléphone ? », juste avant que de nouveaux coups ne soient portés sur l’individu. Elle complète le récit : « Il [D.N] n’arrêtait pas de crier, il nous demandait de filmer ». Une fois l’homme installé à l’arrière du véhicule de police, elle dit avoir perçu d’autres bruits de coups, accompagnés d’insultes émanant des agents.
Au final, un policier s’en sort avec une plaie à l’arcade. Le prévenu, lui, présente plusieurs contusions et blessures sur le corps, un de ses yeux est sérieusement atteint. Un médecin légiste lui prescrit dix jours d’ITT avant son transfert aux urgences ophtalmologiques.

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UN « DÉFERLEMENT DE VIOLENCES » : DES POLICIERS EN VACANCES JUGÉS POUR AVOIR FRAPPÉ DES JEUNES DANS LE VAR

Le Parisien


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Extrait

Après avoir quitté les lieux quand l’animatrice du groupe est intervenue, les policiers ont porté plainte et les jeunes ont été placés en garde à vue, y compris celui qui avait un temps perdu connaissance et se plaignait de maux de tête.
Il a dû attendre la fin de sa garde à vue pour se rendre à l’hôpital : souffrant d’un hématome extradural, il a été transféré en urgence à Nice, opéré à crâne ouvert et garde une grosse cicatrice sur le côté du crâne.
(…) L’enquête confiée à l’IGPN, la « police des polices », a cependant permis d’inverser les responsabilités, grâce en partie à un témoin qui s’était présenté sur les lieux mais n’a été entendu que des mois plus tard.
Cet homme a évoqué un « déferlement de violences », avec des coups au visage du jeune le plus touché alors même qu’il était à terre.

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PRISON DE BOIS-D’ARCY : UN GARDIEN ACCUSÉ DE FRAPPER LES DÉTENUS

actu.fr


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Extrait

À 44 ans, il est accusé d’avoir frappé plusieurs détenus. Il a été entendu le mardi 24 juin 2025 par la Division de la criminalité territoriale des Yvelines, basée à Viroflay. L’affaire a éclaté suite à des plaintes de plusieurs prisonniers, neuf précisément.

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ACCUSÉ DE VIOLENCES ET DÉTENTION ARBITRAIRE, UN POLICIER DES CÔTES-D’ARMOR RELAXÉ PAR LE TRIBUNAL DE SAINT-BRIEUC

Le Télégramme


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Extrait

L’agent de police mis en cause, fort de plus de 20 ans de service, faisait face à trois délits présumés, survenus en juin et en juillet 2024, et ayant donné lieu à une enquête de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Cette dernière avait conclu à un « usage de la force ni nécessaire, ni proportionné ».

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PARIS : VIOLENCES POLICIÈRES ET ARRESTATIONS POUR RETIRER UN DRAPEAU PALESTINIEN

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Cette action symbolique a déclenché un véritable délire répressif, avec l’envoi de brigades d’intervention et d’échelles pour déloger les grimpeurs et grimpeuses, entourées de hordes d’agents provocants.
Les policiers ont manqué de faire tomber des personnes qui étaient montées sur la statue, et ont fait des arrestations. En parallèle, des charges à coup de matraque et de gaz lacrymogène ont eu lieu pour vider la place. Des violences policières gratuites se sont poursuivie dans une foule composée en partie de touristes et de passant-es. Un homme a reçu des coups de poing de la part d’un policier, avant que son supérieur ne lui dise de faire attention, car «il y a des caméras».

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UN POLICIER CONDAMNÉ POUR DES FAITS DE VIOLENCE

franceinfo:


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Le 10 mars 2025, alors qu’il escorte une personne au CHPF, le policier perd son sang-froid face aux comportements virulents du concerné et le frappe à plusieurs reprises. Plusieurs jours d’ITT lui ont été prescrits.

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FEMMES DE GENDARME ET VIOLENCES CONJUGALES

radiofrance


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Ex-compagnes de gendarme, Sarah et Alizé ont longtemps été victimes de violences conjugales. Après des années de douleur et de lutte, elles brisent l’omerta.

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NEZ CASSÉ, GIFLES, DÉTENTION ARBITRAIRE… CE POLICIER DES CÔTES-D’ARMOR SERA-T-IL CONDAMNÉ ?

Le Télégramme


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Un policier des Côtes-d’Armor est soupçonné d’avoir commis des violences au préjudice d’un couple. On lui reproche aussi une interpellation injustifiée.

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VIOLENCES LORS D’UNE INTERPELLATION : TROIS GENDARMES À LA BARRE

LE DAUPHINÉ libéré


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Un gendarme du PSPG de Creys-Malville était poursuivi, ce mardi 1er avril à la barre du tribunal de Vienne, pour avoir frappé de plusieurs coups de poing un jeune homme réputé dangereux, lors de son interpellation le 8 octobre 2018 à L’Isle-d’Abeau. Ses deux collègues pour dénonciation calomnieuse.

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VALENTON : 24 ET 30 MOIS DE PRISON REQUIS CONTRE DEUX POLICIERS JUGÉS POUR UN NEZ CASSÉ

Le Parisien


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« Cette affaire questionne sur la fiabilité que l’on peut accorder aux services de police », a tonné le procureur de la République de Créteil (Val-de-Marne)
(…)« Les policiers sont responsables de son préjudice », estime de son côté le procureur qui assure que les fonctionnaires « ont menti ».

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CLERMONT-FERRAND : DES POLICIERS FRAPPENT UN HOMME HANDICAPÉ ET PORTENT PLAINTE CONTRE LUI

CONTRE ATTAQUE


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Kaïs, étudiant de 18 ans, auteur de la vidéo, explique à France 3 : «Raphaël a juste avancé avec son pied levé et un policier l’a étranglé. Quand j’ai sorti mon téléphone, il a arrêté de l’étrangler et il lui a mis un coup de poing. Il s’en est réjoui ! Il s’en vantait après, auprès de ses collègues». «Mon réflexe a été de filmer, sinon, on ne m’aurait jamais cru» précise le jeune homme. Ce n’est pas facile, mais tentez d’imaginer les valeurs morales et le rapport au monde d’individus armés qui n’hésitent pas à cogner sur une personne en fauteuil. Et souvenez-vous que ces gens sont couverts par l’uniforme, chouchoutés par les médias, généreusement payés et félicités quasiment tous les jours par le gouvernement.

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COUPS AU VISAGE ET ÉTRANGLEMENT D’UN DÉTENU : UN SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE SERA JUGÉ PAR LE TRIBUNAL DE ROUEN DÉBUT MARS

Le Poulpe


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À quelques jours du jugement, l’avocate de la victime dénonce la “superficialité des investigations” dans ce dossier.

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UN EX-GENDARME DE SAINT-CLAUDE CONDAMNÉ À CAUSE D’UNE INTERPELLATION UN PEU TROP MUSCLÉE

LE PROGRÈS


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En septembre 2022, alors qu’il était encore en fonction au sein du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Saint-Claude, un gendarme a adressé des coups sans motif légitime au visage d’un jeune homme interpellé.

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UN GENDARME DU MORBIHAN REJUGÉ POUR AVOIR BLESSÉ DEUX HOMMES À LA SORTIE D’UNE SOIRÉE ALCOOLISÉE

actu.fr


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Dissuadé de porter plainte par le gendarme de Pontivy
Ces deux-là sortaient en fait du Plaza Café lorsqu’ils avaient été interpellés par deux hommes « en civil » : une rixe avait ensuite éclaté et Maxence X aurait – selon le récit même du gendarme qui l’accompagnait – porté « quatre coups » à un des deux hommes alcoolisés, dont un alors qu’il gisait au sol.
(…) L’autre plaignant avait bien tenté de déposer plainte à la gendarmerie de Pontivy, au lendemain des faits. Mais en arrivant sur place, il avait « reconnu un gendarme comme étant l’un de leurs agresseurs »…

(suite…)
PARIS : UN POLICIER CONDAMNÉ POUR DES VIOLENCES AU CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE VINCENNES

Le Parisien


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Une gifle. Puis deux coups de poing en pleine figure. En ce 19 novembre 2022, Youssef (le prénom a été changé) vacille au milieu du réfectoire du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, dans le XIIe arrondissement de Paris. Le policier qui lui fait face est bâti comme une armoire à glace. Et frappe si fort qu’il fait tomber le ressortissant algérien de 39 ans.

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MEURTRE POLICIER. PARIS : UN PALESTINIEN MEURT APRÈS AVOIR ÉTÉ INTERPELLÉ ET FRAPPÉ PAR LA POLICE

Révolution Permanente


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Seuls présents avec l’homme lors de son transfert au commissariat, Théo P. et sa coéquipière prétendent s’être défendus d’un coup au visage, avant que, selon leurs dires, Tamer Miskir ne se frappe lui-même le visage contre la portière du véhicule, tout cela alors même qu’il était menotté. Après l’avoir passé à tabac, les forces de répression l’ont vraisemblablement laissé à l’agonie dans leur voiture, sans lui apporter de soins et en le conduisant d’abord au commissariat, retardant sa prise en charge à l’hôpital.

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APRÈS LE LIVRE D’UN JOURNALISTE INFILTRÉ, UN PROCÈS REQUIS CONTRE UN POLICIER

Mediapart


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Quatre ans après la publication de « Flic », récit journalistique d’une infiltration au commissariat du XIXe arrondissement, le parquet de Paris demande à ce qu’un policier soit jugé pour des violences lors d’une interpellation.

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UNE ENQUÊTE OUVERTE POUR VIOLENCES VISE UN POLICIER MUNICIPAL DE MARSEILLE

Marsactu


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Alors qu’il venait chercher de l’aide auprès de policiers municipaux après s’être fait voler une paire de lunettes à la sortie d’un concert, le jeune homme de 26 ans avance avoir été frappé par un agent, en présence de deux collègues. Après une halte à l’hôpital européen, les policiers l’auraient emmené ensuite au commissariat de l’Évêché.

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RÉPRESSION ET VIOLENCES POLICIÈRES AU LYCÉE HÉLÈNE BOUCHER, PARIS 20E. RASSEMBLEMENT MARDI 11 JUIN

Paris Luttes Info


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Le jeudi 6 juin, une cinquantaine de lycéennes et lycéens ont été placés en garde à vue pendant 24 heures et sont actuellement poursuivis. Ce jour-là, à 18 heures, un déploiement disproportionnel de forces de police, incluant des compagnies de maintien de l’ordre destinées à lutter contre le grand banditisme et le terrorisme, est intervenu armé dans le lycée Hélène Boucher, exerçant des violences : gazages, gifles, menottage, coups, humiliation, insultes sexistes, homophobes, transphobes et racistes.

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1ER MAI : LA POLICE RÉPRIME VIOLEMMENT À LYON, TOULOUSE, PARIS, AU MOINS 45 PERSONNES INTERPELLÉES

Révolution Permanente


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Une nouvelle fois, la manifestation du 1er mai a été marquée par une importante répression policière, avec des charges contre le cortège à Paris, Toulouse ou Lyon, des manifestants matraqués à la tête et plusieurs dizaines d’interpellations.

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