31.07.2026

À Bagneux, un homme a fait l’objet d’attaques violentes d’un chien d’intervention lors d’un contrôle de police. Dans un contexte où l’Assemblée nationale vient de voter un véritable « permis de tuer » aux policiers, ce nouveau cas montre une fois de plus l’impunité de l’institution policière.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par le média Focus ce jeudi 30 juillet a mis en lumière un nouveau cas de violence policière. Filmée par des riverains à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, elle montre un groupe d’hommes faisant l’objet d’un contrôle de police. Alors qu’un jeune homme est immobilisé par l’un des agents, un second policier lance délibérément un chien d’intervention sur lui, le blessant à de multiples reprises.
L’usage des chiens d’intervention par la police n’est pas inédit. Ils sont régulièrement employés lors d’interventions dans les quartiers populaires dans le but d’intimider et d’humilier les habitants, avec des conséquences pouvant aller jusqu’à des blessures graves.
Le 21 mars dernier, Islam, un jeune homme de 19 ans, avait lui aussi été grièvement blessé à la gorge par un chien de la police à Rillieux-la-Pape, près de Lyon. Cette affaire avait suscité plusieurs nuits de révolte et d’affrontements avec la police.
En novembre 2025, l’ONG Flagrant Déni publiait un rapport d’enquête accablant sur l’augmentation des violences policières en France. Le rapport révélait notamment une hausse de 60 % des violences policières depuis 2016. En moyenne, trois affaires de violences policières font chaque jour l’objet d’une enquête judiciaire. Un chiffre probablement largement sous-estimé, puisqu’il ne prend en compte que les faits ayant donné lieu à un dépôt de plainte.
Le nombre de personnes décédées à la suite d’une intervention ou alors qu’elles se trouvaient sous la responsabilité de la police est lui aussi en hausse ces dernières années.
Le média Basta ! a ainsi recensé 52 décès liés à une intervention policière en 2024. Parmi ces victimes figure Abdoulaye, un autre habitant de Bagneux âgé de 34 ans, souffrant de troubles psychiatriques, décédé le 10 décembre 2024 au cours d’une garde à vue.
Cette montée des violences s’accompagne d’un sentiment d’impunité dont bénéficieraient les policiers, renforcé par l’élargissement des prérogatives accordées aux forces de répression, à l’image de la proposition de loi sur la présomption de légalité des tirs votée par l’Assemblée nationale. Cette loi accorde dans les faits un véritable permis de tuer aux policiers et constitue un nouveau cap dans le renforcement de leur impunité.
Alors que la droite et l’extrême droite multiplient les propositions sécuritaires dans le cadre de la course à la présidentielle, de nombreux responsables politiques à gauche continuent de défendre le développement d’une police de proximité qui se traduirait, sur le terrain, par une intensification des contrôles, des humiliations et des violences subies par les habitants des quartiers populaires. Or, face à cette offensive répressive, il est au contraire nécessaire de désarmer la police et d’exiger la vérité et la justice pour toutes les victimes de violences policières.

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29.06.2026

Arrêtés pour un graffiti, Dava et Azur dénoncent avoir été tasés et frappés par des policiers du commissariat du 10e arrondissement. Une enquête a été ouverte pour violences et injures homophobes.
« On était à leur merci », résume Dava (1), 33 ans. Au niveau de la cuisse, l’enseignant-chercheur et doctorant en philosophie est encore marqué d’une douzaine de points de taser. À côté de lui, Azur (1), 20 ans, a le visage légèrement tuméfié et, surtout, les yeux rouges et la gorge nouée en évoquant les faits. Les deux jeunes hommes dénoncent avoir été violentés par des policiers lors de leur interpellation, puis au sein du commissariat du 10e arrondissement, fin mai. Le parquet de Paris a ouvert ce jeudi 18 juin une enquête pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et en réunion, et injures homophobes ». Les policiers mis en cause sont présumés innocents. Sollicités, la préfecture de police et l’inspection générale de la police nationale (IGPN) n’ont pas souhaité répondre à nos questions. La direction générale de la police nationale n’a pas donné suite (2).
Taser et coups de poings
Dans la nuit du 18 au 19 mai, à 2h55 du matin, Dava et Azur sont interpellés par quatre policiers en patrouille qui les prennent en flagrant délit de graffitis sur la devanture d’une pâtisserie de haut gamme, à deux pas du métro Goncourt, à la limite entre les 10e et 11e arrondissements parisiens. « Au début, le ton est ferme mais pas agressif, ils donnent dans la leçon de morale », décrit Dava, qui dit présenter ses papiers sans problèmes et vouloir « que les choses retombent le plus vite possible ». Selon son récit, l’interpellation dégénère quand le brigadier exige son numéro de téléphone. « Je lui ai demandé : “Est-ce bien légal ?”, ça a été le déclic. Tout à coup, la tension monte, le brigadier me plaque contre la devanture. »
Immédiatement, les agents auraient tenté d’amener Dava contre le bitume. Lui explique avoir eu « très peur », et s’être accroché « par instinct » aux barres de la devanture, redoutant de se « retrouver au sol » dans une situation de violence. Arrivé avec un second équipage, l’un des policiers « grand et épais » et à l’allure de « viking », lui aurait alors porté « des coups au visage et plusieurs coups de poing au ventre ». Le jeune homme dit avoir été également tasé à plusieurs reprises par « le plus âgé », jusqu’à ce qu’il lâche prise et tombe au sol, où il est menotté.
En plus des dégradations, Dava doit comparaître en novembre devant le tribunal judiciaire de Paris pour outrages et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique. Les policiers l’accuseraient de leur avoir porté plusieurs coups et de les avoir traités de « fils de pute », ce qu’il conteste. La scène se serait produite juste sous une caméra de vidéosurveillance, précise Dava qui, pour faire extraire les images, a déposé plainte le jeudi 18 juin et fait deux signalements, l’un au Défenseur des droits, l’autre à l’IGPN qui l’a transmis aux services de la préfecture de police.
Azur est également embarqué. Interdit de territoire à Paris – où il est pourtant domicilié – suite à des dégradations en manifestation, il se voit « déjà partir en prison ». Pendant l’interpellation de Dava, il aurait été également frappé alors qu’il tentait d’intervenir, déjà menotté et assis dans la voiture de police :
« Le policier à côté de la portière m’a poussé pour me rassoir, et m’a mis une bonne tarte dans la gueule. »
De nouvelles violences au commissariat
Placés en dégrisement au commissariat du 10e arrondissement, Dava et Azur décrivent avoir chacun subi une succession de nouvelles violences, tant physiques que psychologiques. Selon eux, les policiers voudraient leur faire payer la rébellion du premier. Elles auraient commencé de la part du « viking » dès la sortie du véhicule dans le parking du commissariat, témoigne Dava :
« [Il] me dit : “Tu sais qu’ici y’a pas de caméras”, et il me redonne un coup au visage devant ses collègues. »
Rebelote quelques minutes plus tard à l’intérieur du bâtiment où, juste après l’avoir fait asseoir sur un banc, alors qu’il est toujours menotté, le policier baraqué lui aurait infligé « un crochet du droit ». La scène est confirmée par Azur, assis à côté de lui, pour qui Dava « ne représentait aucune menace ». Le certificat médical de Dava, établi trois jours plus tard, fait état d’« hématomes périorbitaires (bleu autour de l’œil, ndlr) », de douleurs nasales et aux cervicales et de griffures aux avant-bras.
« Après, ils se foutent de notre gueule, nous narguent, nous disent de fermer nos gueules », continue Azur. Assis côte à côte toujours menottés, dans l’attente de savoir ce qu’on fait d’eux, les deux interpellés parlent entre eux, trop fort, d’après les réactions d’un autre agent, un « jeune brun » chargé de les surveiller. Soudainement : « Le jeune se lève brutalement en lâchant : “Je t’avais bien dit de fermer ta gueule” et prend Azur et le traîne dans le couloir », indique Dava.
Pour Azur, la scène qui suit est encore brumeuse. Il raconte, difficilement, ne se souvenir que d’avoir été « chopé par le col » et emmené par le fonctionnaire, qui l’aurait poussé dans un renfoncement à l’intersection de deux couloirs menant aux cellules. Là, il aurait reçu « un ou deux coups de poing » dans le visage, puis aurait été malmené pendant une demi-heure par plusieurs agents, se retrouvant « contre le sol avec un pied sur la tête ». Depuis son banc, Dava ne voit pas la scène mais entend « une salve de coups sourds » portés sur Azur. « Cinq minutes plus tard, un second policier lance : “Ouais Brad Pitt, on va le défigurer” », ajoute-t-il. « Quand Azur ressort, il est tuméfié. On ne parle plus. » Sur des photos prises la nuit suivante, Azur a le visage marqué de multiples traces rouges sur chacune des pommettes. Lui n’a pas consulté de médecin et n’envisage pas de déposer plainte : « Le policier ne perdra pas son travail. Ce serait juste beaucoup de procédure et de stress pour pas grand-chose », explique-t-il.
« C’est comme si on était à eux »
Pendant deux heures, les deux interpellés continuent de faire l’objet d’une « agressivité constante » de la part des fonctionnaires, qui les insultent de « sales pédés », « gauchiasses », « fils de pute » et leur répètent de « fermer leur gueule », rapportent-ils. Les policiers auraient également refusé de leur donner de l’eau, de leur permettre d’aller aux toilettes et, pour Dava, d’accéder à sa Ventoline. Régulièrement, un fonctionnaire les « prend par le col » et les tire pour les faire souffler dans l’éthylotest situé à quelques mètres du banc et alors qu’ils ne montrent « aucune opposition », assurent-ils. Toujours dans une forme de revanche, selon Dava :
« Pour eux, on avait frappé des flics, donc ils nous traitaient comme des sous-humains, on était à leur merci. »
À l’image d’autres scènes de violences filmées dans les commissariats des 5-6e et du 19e et racontées dans les colonnes de StreetPress, Dava décrit une ambiance « paradoxale, aussi violente que légère », où la brutalité des fonctionnaires rejoint « une grande familiarité » : « C’est comme si on était à eux, qu’ils pouvaient s’amuser avec nous. » Devant eux, le « jeune » policier fait des tours de trottinette. Une atmosphère toxique, « absolument délétère », qui se traduit aussi par une agressivité entre les agents :
« À un moment, un policier a dit a une autre policière : “Toi t’es vraiment un sac à merde” »
Tandis qu’Azur est relâché à l’issue de son dégrisement avec une convocation, Dava est transféré au commissariat du 13e arrondissement pour y être placé en garde à vue pour des faits d’outrages et de rébellion, faute de place dans celui du 10e. Son traitement, cette fois par des policiers « de bureaux », change alors du tout au tout : « Ce n’était plus le même type de policiers, eux étaient plus professionnels. »
(1) Les prénoms ont été modifiés
(2) Sollicitée jeudi 18 juin, la préfecture de police de Paris a renvoyé « vers le parquet et l’IGPN ». Le lendemain, l’institution a renvoyé à son tour vers le service de la communication de la police nationale (Sicop), qui n’a pas donné suite malgré une relance le jeudi 25 juin.
Illustration de Une de Caroline Varon.

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17.06.2026

Le tribunal retient un second tir non légitime du taser dans ce qui n’était pas un refus d’obtempérer.
Un policier municipal de Marseille a été reconnu coupable de violences par personne dépositaire de l’autorité publique. Il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour un tir de pistolet-taser qui avait atteint la victime aux testicules. Le tribunal a fait droit à une dispense d’inscription de sa condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire.

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10.06.2026

L’extrait vidéo ne dure que quelques secondes. Mais il semble établir clairement les violences subies par un homme lors de son interpellation par la police. Les faits se sont déroulés vers 2 heures du matin le 3 juin, non loin de la station de métro Italie, à Rennes. Un homme est alors interpellé par la police et menotté. Accompagné par un agent, il voit un autre policier s’approcher de lui et lui asséner un coup.
Quelques instants plus tard, c’est le chien de la brigade canine qui semble mordre l’homme interpellé, qui pousse un cri. « Ces violences, sur une personne privée de sa liberté, n’apparaissaient aucunement nécessaires », dénonce la Ligue des droits humains du pays de Rennes. L’association, membre de l’Observatoire rennais des libertés publiques (Orlib), rapporte les propos tenus par le policier. « On va te mettre tout sur le dos. Tu vas prendre cher toi. » Propos que l’on entend assez distinctement dans la vidéo.
Juste avant, le policier avait crié à l’homme interpellé : « D’où tu touches les flics ? D’où tu as touché ma collègue ? ». Juste avant, un autre policier avait dit : « il lui a balancé un truc dans la tronche ».
Des violences « physiques et psychologiques »
Mardi soir, l’avocate de l’homme interpellé a annoncé que son client allait porter plainte ce mercredi. « Mon client dénonce des violences physiques et psychologiques exercées à son encontre de la part de fonctionnaires de police », explique Me Amina Saadaoui. L’avocate dénonce également un « faux et usage de faux » à l’encontre des policiers. « L’omerta sur ce sujet ne peut plus durer », ajoute l’avocate. Une enquête a été ouverte.

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25.02.2026

D’après Yves Dupas, deux policiers de la nationale sont poursuivis pour « faux en écriture publique ou authentique » et « violence sans incapacité de travail par personne dépositaire de l’autorité ».

(…) Toujours selon le procureur, un des policiers est par ailleurs soupçonné d’avoir asséné plusieurs coups de poing au visage du jeune homme, « lorsque celui-ci était menotté et placé dans le véhicule de service ».

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LE POLICIER ÉNERVÉ DEVRA PAYER 1000 EUROS D’AMENDE

L’Union


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L’automobiliste est placé en garde à vue dans la nuit. L’audition est tendue. L’agent porte la main au cou de l’homme qui est menotté dans le dos. La scène de 9 secondes est captée par des caméras.

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UN POLICIER DE VALENCIENNES ENCOURT DEUX ANS DE PRISON POUR DES VIOLENCES SUR UN INDIVIDU MENOTTÉ

LA VOIX DU NORD


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Un geste inacceptable selon la procureur

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VIOLENCES POLICIÈRES À TOULOUSE : DES ADOS MENOTTÉS ROUÉS DE COUPS, TROIS FONCTIONNAIRES JUGÉS PAR LE TRIBUNAL

LA DÉPÊCHE


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La vidéo captée par les caméras de la faculté du Mirail, à Toulouse, est glaçante. Sur les images en noir et blanc, diffusées sur les écrans du tribunal correctionnel, deux jeunes de 16 ans sont menottés et assis. Un policier en profite pour s’acharner sur eux. Les coups de poing s’enchaînent. Le fonctionnaire frappe aussi avec les pieds. La séquence dure 2 minutes. Un deuxième policier soulève puis projette l’un des adolescents au sol avant de les libérer.

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INTERPELLATION D’UN HOMME ROUÉ DE COUPS PAR DES POLICIERS À BAGNOLET : « DES IMAGES INTOLÉRABLES », L’IGPN SAISIE

franceinfo:


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Dans la vidéo postée sur les réseaux sociaux, on peut voir un policier asséner un coup-de-poing à un homme cagoulé, les mains menottées dans le dos. Simultanément, on entend prononcer les mots : »Attends ! pas là ! ». Des policiers traînent ensuite à terre la victime que l’on entend crier, pendant que l’un des agents le frappe violemment à terre à plusieurs reprises.

https://x.com/AlertesInfos/status/1812533222481211729

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