19.06.2026

Et si la «mexicanisation», la vraie, c’était la corruption et les violences policières systémiques ?
En novembre 2024, Bruno Retailleau, Ministre de l’Intérieur d’extrême droite, déclarait : «On a le choix entre une mobilisation générale ou la mexicanisation de notre pays car je vous assure que les narcoracailles n’ont plus aucune limite».
Une formule raciste qui prétend que le niveau de criminalité en France serait comparable à celui du Mexique, où règnent des gangs de narcotrafiquants liés à la police et à la classe politique. Quelques chiffres d’abord. Au Mexique, depuis le début de la «guerre contre la drogue» lancée par le gouvernement en 2006, 400.000 personnes ont été assassinées, près de 130.000 sont déclarées «disparues» et 1.600.000 sont déplacées. C’est une guerre civile qui ne dit pas son nom, avec des viols, des meurtres, des actes de torture, des exactions commises par l’armée et les cartels. Au Mexique, le conflit a permis aux autorités de liquider des militants anticapitalistes et écologistes, qui «disparaissent» sans jamais être retrouvés.
Durant la dernière campagne électorale mexicaine, au moins 34 candidats ont été assassinés. En comparaison, la France compte moins de 1000 homicides par an, soit 1,5 pour 100.000 habitant. Il y en a plus de 30.000 chaque année au Mexique, 25,2 pour 100.000 habitants… En France, le nombre d’homicide a presque été divisé par 3 depuis les années 1980, tout comme la majorité des indices statistiques répertoriant les crimes ou délits, eux aussi en baisse. Seule exception : le nombre de violences sexuelles, marqué par une augmentation des dépôts de plainte depuis MeToo, est en forte augmentation.
Mais venons en au fond. D’autres statistiques – les violences policières et la corruption des policiers – qui ne sont pas comptabilisées dans «l’insécurité» au sens de l’extrême droite, sont en forte augmentation depuis des années, sans réponse politique. Et si la «Mexicanisation», la vraie, ce n’était pas plutôt la collusion de plus en plus évidente entre la police, la justice, et les mafias de la drogue, ainsi que la corruption massive des forces de l’ordre ?
La corruption au sein de la police en forte hausse
Les derniers chiffres de l’IGPN, révélés par le patron de l’institution à Libération le 16 juin, indiquent une hausse massive des infractions à la corruption et à la probité au sein de la police. Un vaste agrégat statistique qui comprend la corruption, le trafic d’influence, la concussion – c’est-à-dire lorsqu’un policier extorque ou reçoit de l’argent illégalement – les détournements de fonds publics, les prises illégales d’intérêt, le favoritisme, la violation du secret professionnel, les faux et les détournements de fichiers de nature corruptive au sein de la police… Ces faits ont augmenté de 70% entre 2020 et 2024.
Connaissant l’incompétence et la complaisance de l’IGPN, il ne s’agit que de la face émergée d’un iceberg de pratiques mafieuses au sein de la police. Cette explosion de la corruption au sens large se traduit aussi par un nombre conséquent d’affaires d’ampleur au cours des dernières années.
Un trafiquant en charge de la lutte contre le narcotrafic
Le 17 octobre 2015 se produit un coup de théâtre. La douane découvre 7 tonnes de résine de cannabis dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le 16ème arrondissement de Paris. La prise est d’une telle importance que le président de la République en personne, François Hollande, se déplace pour féliciter les limiers de la douane. Mais qui sont les coupables ? De dangereux narcotrafiquants armés jusqu’aux dents ? Un réseau sud-américain d’ampleur internationale ? Rien de tout ça, l’enquête révèle l’implication de François Thierry, qui n’est rien de moins que le chef de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), devenu Office anti-stupéfiants en 2020.
Ce dernier s’avère être mouillé jusqu’au cou dans une affaire complexe de «livraison surveillée», en réalité plus proche de trafic de drogue en bande organisée. On parle donc de quantités de drogue astronomiques, distribuée sur l’ensemble du territoire français sous le regard bienveillant de l’officine qui est justement chargée de l’empêcher. Ironie du sort, le commissaire Thierry en personne était à l’origine de la création de l’Office anti-stupéfiants en 2020, un changement d’appellation qui devait matérialiser l’abandon de pratiques douteuses.
Poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiants et destruction de preuves, il encourait 10 ans d’emprisonnement. La justice vient finalement de le condamner à un an de sursis seulement.
Deux policiers corrompus par un réseau international de blanchiment d’argent
Un milliard d’euros. C’est le montant colossal d’argent issu du narcotrafic qui aurait été blanchi par un vaste réseau criminel, le tout en une décennie seulement. Le système, dirigé par un homme d’affaires marocain baptisé Lahoucine A.S., s’étalait sur plusieurs continents et relevait d’un «fonctionnement quasi industriel». Le rappeur Gims est d’ailleurs poursuivi dans le cadre de cette affaire tentaculaire, qui dure depuis des années.
Mais les 11 et 15 juin, nouveau rebondissement, et pas des moindres. Trois personnes, dont deux policiers, ont été mis en examen pour de lourdes infractions par le parquet. Ils sont notamment poursuivis pour «corruption passive», «blanchiment en bande organisée», «association de malfaiteurs» ou encore «violation du secret professionnel».
Le principal mis en cause, Johnny B., est brigadier-chef en Martinique et opère dans une cellule de lutte contre le narcotrafic. Il fournissait des informations policières au chef du réseau, Lahoucine A.S., contre rémunération. Le ripoux bénéficiait de 500 euros pour chaque consultation du Fichier des Personnes recherchées (FPR), un dossier ultra-sensible. L’IGPN a relevé jusqu’à 194 consultations illégales ou suspectes du brigadier chef depuis 2019, un chiffre astronomique. Ce pacte de corruption aurait permis à Johnny B. de gagner la coquette somme de 200.000 euros, tout en permettant au réseau criminel de bénéficier d’un coup d’avance face aux enquêtes judiciaires.
La policière vendait des milliers de fichiers à des mafias
Plusieurs milliers de fiches de renseignement ont été vendues à des réseaux criminels par une policière de Marseille. Amel Z., basée au commissariat du 10ème arrondissement de la Cité phocéenne, était en contact quotidien, à partir du mois d’avril 2025, avec un intermédiaire travaillant pour des narcotrafiquants. 16.000 messages ont été échangés sur la messagerie WhatsApp entre la policière et cet homme : elle lui envoyait des fichiers internes à la police, notamment les TAJ – traitement des antécédents judiciaires –, le FPR – fichier des personnes recherchées – et le SIV – système d’immatriculation des véhicules.
Son interlocuteur lui propose 200 euros par jour, «soit 6000 euros le mois». Elle lui envoie des dizaines de documents par jour, et touche en trois mois, plus de 22.000 euros. Ces ventes auraient compromis au moins une dizaine d’enquêtes judiciaires, notamment «des très gros dossiers de stups, des affaires de meurtre et des projets d’enlèvement». Elle a été arrêtée en septembre 2025. Un rapport d’enquête estime que «l’ancrage de ces pratiques, leur caractère systémique, leur finalité mercantile et leur prolongation dans la sphère du crime organisé traduisent une dangerosité majeure».
Le vice-procureur en charge de la lutte contre le narcotrafic se droguait
Un vice-procureur du parquet de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, était jusqu’à très récemment chargé spécifiquement de lutter contre le trafic de stupéfiants dans son département. Problème : le vice-procureur consommait lui-même depuis des années des drogues de synthèse, au point de «perturber le fonctionnement du parquet». Retards, réunions non honorées, absences à des audiences… Il s’est justifié auprès du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) en invoquant une «pression importante générée par les conditions de travail au parquet».
Un policier corrompu en podcast
Il y a quelques jours, Médiapart donnait à entendre un premier podcast d’une série reposant sur le témoignage d’un policier corrompu, grassement payé par des narcotrafiquants pour fournir des informations. Au-delà d’un témoignage personnel, le podcast révèle les défaillances structurelles qui conduisent des policiers à accepter des pots de vin. Une affaire tristement banale qui permet de plonger au cœur d’un système bien orchestré, au nez et à la barbe des institutions.
L’impunité policière atteint des sommets
D’après l’ONG Flagrant Déni, entre 2016 et 2024, le nombre de plaintes pour violences policières a augmenté de 60%, passant de 700 à 1100. Cette hausse des violences policières déclarées, sans compter toutes les affaires qui ne font pas l’objet de plaintes, se double d’une baisse des moyens alloués pour les sanctionner.
Le chiffre est éloquent : l’IGPN est incapable de traiter plus du dixième des affaires pénales impliquant des policiers. En cause : des effectifs en baisse depuis 2018, un manque de volonté politique sur le sujet et, surtout, un système structurellement inadapté à la prise en charge correcte des plaintes. Le manque de moyens de l’IGPN relègue l’immense majorité des dossiers à des services locaux, comme les «cellules déontologiques» des départements, ce qui conduit des fonctionnaires de police à enquêter… sur leurs propres collègues. En conséquence, le taux d’élucidation des affaires de violences policières a baissé de 25% entre 2016 et 2024.
Derrière les poncifs déshumanisants et le lexique raciste, les responsables politiques feignent d’ignorer les réalités statistiques et préfèrent surfer sur chaque fait divers sordide pour espérer en tirer des gains électoraux. La corruption, la vraie, c’est bien celle en col blanc ou en uniforme bleu, qui continue de rester largement impunie. Pendant que des équipes de communicants s’évertuent à trouver la prochaine formule choc qui aidera sa marque dans l’opinion, des milliers de victimes de violences policières, d’éborgné·es, de mutilé·es, attendent encore désespérément que justice soit faite.

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12.06.2026

Un policier a été mis en examen jeudi 11 juin. Ce fonctionnaire du commissariat de Rouen est soupçonné d’avoir consulté illégalement des fichiers de police et procédé à des levées d’immobilisation de véhicules, contre rémunération. Sa commanditaire présumée a été mise en examen.
Un gardien de la paix de 45 ans est mis en examen jeudi 11 juin 2026, dans la soirée. Ce fonctionnaire du commissariat principal de Rouen est soupçonné d’avoir consulté illégalement des fichiers de police et procédé à des levées d’immobilisation de véhicules, contre rémunération.

(…)

Payé plusieurs dizaines de milliers d’euros
Le parquet de Rouen saisit donc immédiatement l’IGPN de Rennes et les premières investigations révèlent que le fonctionnaire a consulté près de 2.500 fichiers de police et procédé à plus de 700 levées d’immobilisation de véhicules sur l’ensemble du territoire national. Elles mettent surtout en évidence que l’homme a été payé pour le faire. Plusieurs dizaines de milliers d’euros au total, dont une partie a été saisie. Sa commanditaire, une femme de 27 ans, est identifiée en région lyonnaise. Elle est soupçonnée d’avoir vendu à ses « clients » les informations qu’elle achetait au gardien de la paix.

(…)

Ils sont tous les deux mis en examen pour « corruption, détournement et complicité de détournement de finalité d’un système de traitement de données automatisées mis en œuvre par l’État et ce en bande organisée, violation du secret professionnel et blanchiment », précise le procureur de la République à ICI Normandie.

(…)

En l’occurrence, le poste qu’occupait ce gardien de la paix ne justifiait pas une consultation aussi intensive des fichiers de police.

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07.04.2026

Ripou•Epinglé par des écoutes de l’OFAST sur une importation d’une centaine de kilos de cocaïne, ce policier, ex-délégué syndical, et consommateur de drogue a été condamné et radié pour corruption passive, faux, usage et offre de stupéfiantsA.V.
La main, le pot et la confiture. Un policier marseillais a été condamné la semaine passée à trois ans de prison avec sursis et radié de la police pour corruption passive, violation du secret professionnel, détournement de données de fichiers, faux, usage et offre de stupéfiants et détention d’arme, a rapporté La Marseillaise.
Cet ancien délégué syndical d’Alliance a été épinglé pour sa trop grande proximité avec des narcotrafiquants, apparaissant notamment dans des écoutes de l’OFAST sur deux personnes, écrouées depuis, suspecté d’avoir transporté 124 kg de cocaïne à Marseille.
Trafic de fichiers de police
Le fonctionnaire s’en est défendu, justifiant ses quelque 120 échanges téléphoniques en l’espace de cinq mois avec l’un des suspects, qu’il disait avoir recruté comme indicateur, tout en omettant de le renseigner et de l’inscrire au bureau central des sources.
Consommateur de drogue, cet ex-policier a également monnayé des données issues des fichiers de polices contre de l’argent et de petites quantités de drogue.

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26.03.2026

L’homme a été reconnu coupable de corruption passive et de violation du secret professionnel pour avoir monnayé des informations confidentielles.

(…)

Ce jeudi (26 mars), le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a prononcé une peine de quatre ans de prison de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, et une interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique à l’encontre d’un policier de 47 ans.
Le 12 février 2026, l’affaire avait été jugée et le fonctionnaire était poursuivi pour corruption passive et violation du secret professionnel.
Cinq ans de prison avait été requis

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22/12/2025

Les soupçons de détournements de fichiers portés sur un brigadier-chef du commissariat de Levallois ont mené les enquêteurs à des arnaques et ramifications d’ampleur. Au cœur du dossier, le fils de ce policier est poursuivi pour avoir livré à des connaissances des informations confidentielles captées par son père, mis au point des escroqueries, notamment au crédit bancaire, et participé à la création d’une société d’arnaque aux encarts publicitaires où l’on retrouve le gratin de ce type d’affaires.

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12/12/2025

Deux gendarmes en poste à Domont, dont l’un originaire de Toulouse, sont au cœur d’une vaste affaire de corruption impliquant une société de location de voitures de la région toulousaine. Soupçonnés d’avoir levé illégalement des immobilisations de véhicules et consulté des fichiers confidentiels en échange d’avantages, ils ont été interpellés avec trois complices et seront jugés par le tribunal correctionnel de Pontoise.

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PRISON FERME REQUISE CONTRE UN POLICIER DE L’OFFICE ANTI-STUPÉFIANTS SOUPÇONNÉ D’AVOIR INFORMÉ UN TRAFIQUANT DE DROGUE

Le Monde


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(…) suspecté d’avoir révélé des informations confidentielles, violé le secret professionnel et consulté indûment des fichiers au profit d’un trafiquant notoire qu’il espérait recruter comme sa « source ».

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COUP DE FIL EN GARDE À VUE : RENVOI DU PROCÈS DE JOSÉ MENCONI ET DE 8 POLICIERS

france bleu


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L’affaire avait coûté la tête de l’ancien patron de la PJ corse et mis au ban sept de ses collègues de la police insulaire et de l’office central de lutte contre le crime organisé.
(…) Les fonctionnaires sont poursuivis notamment pour « destruction, soustraction, recel et altération de document ou objet concernant un crime ou un délit par une personne concourant par ses fonctions à la manifestation de la vérité ». Ils sont également soupçonnés de « violation du secret professionnel. »

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L’ENQUÊTE SUR LE « ROI DES FOURRIÈRES » RÉVÈLE UNE VASTE AFFAIRE DE CORRUPTION DANS LA POLICE

Mediapart


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Neuf policiers franciliens, de grades et services variés, sont mis en examen pour « corruption » dans une enquête à tiroirs ouverte depuis bientôt quatre ans. Ils sont soupçonnés de s’être mis au service d’un sulfureux chef d’entreprise qui leur offrait des cadeaux.

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LE CONTRÔLE DÉFAILLANT D’ESPIONS BIEN SOUS TOUS RAPPORTS (OU PRESQUE) : ÉPISODE 3

Mediapart


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Les cas des agents devant répondre prochainement de divers crimes et délits posent la question du contrôle démocratique du renseignement. Si les espions nous surveillent, qui surveille nos espions ?

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PORTRAIT-ROBOT D’UN ESPION CORROMPU : ÉPISODE 2

Mediapart


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Les ressorts qui servent à corrompre un espion au temps de la lutte contre le terrorisme ressemblent à s’y méprendre à ceux utilisés pour recruter une taupe durant la guerre froide.

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RÉVÉLATIONS SUR LES RIPOUX DE LA DGSI : ÉPISODE 1

Mediapart


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Extraits

Une dizaine d’agents ou ex-agents du renseignement intérieur doivent répondre prochainement devant la justice de divers crimes et délits. Leurs affaires, présentées comme autant de dérives individuelles, posent la question de la déontologie des espions.
Mon premier a été condamné à cinq ans de prison ferme pour faux, escroquerie et tentative d’extorsion, il doit encore être jugé pour une « association de malfaiteurs » ayant conduit à l’assassinat de cinq personnes.

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POLICIERS DE BÉZIERS DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL : UNE RELAXE ET UNE CONDAMNATION À 30 MOIS DE PRISON DONT 20 AVEC SURSIS

Midi Libre


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Deux policiers du commissariat de Béziers étaient prévenus des faits de violation du secret professionnel. Le plus impliqué devait aussi répondre d’une accusation d’agression sexuelle.

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DEUX POLICIERS DU COMMISSARIAT DE BÉZIERS DEVANT LA JUSTICE CE LUNDI POUR AGRESSION SEXUELLE ET VIOLATION DU SECRET PROFESSIONNEL

Midi Libre


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Deux enquêteurs du commissariat de Béziers comparaissent devant la justice ce lundi 29 avril 2024. L’un aurait agressé sexuellement la femme d’un violeur présumé en prétextant la reconstitution de la scène. Le second aurait révélé des informations concernant ce même dossier à l’épouse du violeur présumé. Tous les deux nient les faits.

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UN POLICIER DE ROUEN CONDAMNÉ POUR VIOLATION DU SECRET PROFESSIONNEL À UN AN D’INTERDICTION D’EXERCER

franceinfo


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Un policier en poste à Rouen entre 2019 et 2023 a été condamné à un an de prison avec sursis et un an d’interdiction d’exercer son métier pour violation du secret professionnel et consommation de stupéfiants. (suite…)