31.03.2026

Après les élèves du lycée François 1er, en centre-ville du Havre le 10 mars 2026, puis une première mobilisation le 20 mars, c’est à nouveau au tour des lycéens de Claude-Monet, situé rue Félix-Faure, en ville haute, de manifester leur mécontentement à l’encontre notamment de la Dotation Horaire Globale pour la rentrée 2026.
Dès 6 heures ce mardi 31 mars 2026, une centaine d’entre eux, rejoints par des camarades d’autres lycées du Havre et de la région (François 1er, Jules-Siegfried, Jean-Prévost à Montivilliers…), ont bloqué l’accès à l’établissement pour dénoncer « la suppression de matières comme la section histoire de l’art ou des options comme le chinois, l’arabe, le grec et le latin qui auront moins d’heures à la rentrée, indique Coline, élève en classe de première. Nous sommes là aussi pour soutenir les personnels du lycée qui ne sont pas assez nombreux : les infirmières, les surveillants… »
Intervention de la police pour débloquer l’accès au lycée
Le blocage ne s’est pas fait sans heurts puisque, peu avant 9 heures, une dizaine de policiers ont chargé et aspergé de bombes lacrymogènes un groupe installé devant la grille afin de les faire reculer. « Ils les font tomber ! », s’écrie un jeune qui assiste à la scène sur le trottoir d’en face. Une personne est à terre alors que plusieurs autres ont les yeux rougis. « Il n’y a pas de blessés graves mais ils nous ont insultés, agressés », regrette Coline.

(…)

Après l’intervention, les élèves de Claude-Monet, qui avaient prévu de bloquer toute la journée, sont partis en direction de la maison des syndicats avant de se rendre devant le lycée François 1er pour tenter de « faire sortir les élèves ». À Franklin, environ 150 à 200 professeurs étaient réunis en assemblée générale dans le cadre d’une journée d’action nationale avant de défiler.

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21.03.2026

Au lycée Saint-Exupéry à Lyon, plus de 200 lycéens ont bloqué leur lycée mercredi et jeudi contre l’extrême-droite et les idées réactionnaires. Ils ont subi une répression brutale, avec un lycéen hospitalisé, 6 personnes placées en garde-à-vue dont une qui doit être déférée.

(…) Mais à partir de 10h, la police pénètre subitement dans la cour du lycée et gaze les lycéens du blocage, pris par surprise. Les policiers lancent aussi des grenades de désencerclement. Une répression très violente, qui se poursuit dans la rue Hénon où se trouve l’établissement.

(…) Le 18 mars, la police aurait interpellé 3 lycéens.
Le lendemain, les lycéens décident de reconduire le blocage dès 7h30. À peine un quart d’heure plus tard, la répression commence déjà, avec des policiers de la BAC en civils.

(…) C’est à ce moment-là que la police saisit l’opportunité pour gazer de nombreux lycéens à seulement quelques centimètres du visage !
Pour contrer la résistance des lycéens qui veulent tenir leur blocage, la violence de la police est déchaînée. Des lycéens sont plaqués très violemment au sol et matraqués. Un lycéen blessé est même évacué et part à l’hôpital, et trois personnes sont interpellées. Un épais brouillard de gaz lacrymogène s’étend sur la rue Hénon, ce qui gêne des passants et la crèche à proximité.

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À STRASBOURG, LA POLICE MET FIN AU BLOCAGE DE SCIENCES PO

20minutes


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Une cinquantaine de CRS sont intervenus devant Science Po à Strasbourg pour mettre fin au blocage de l’établissement par des étudiants. Ceux-ci s’opposent à un partenariat avec l’université Reichman en Israël

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CHIENS, LANCEUR DE LBD ET UNITÉ GSO : DEUX INTERVENTIONS POLICIÈRES POUR CASSER DES BLOCUS DEVANT LE LYCÉE DIDEROT À PARIS SONT-ELLES ALLÉES TROP LOIN ?

L’Humanité


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« La présence policière a été encore plus massive : dès 7 heures, il y avait en plus des policiers de la dernière fois des agents avec des chiens ou avec un lanceur de LBD. Et même le GSO (Groupement de soutien opérationnel) dont on a su après qu’ils étaient normalement déployés dans le cadre de l’antiterroriste ou pour les crimes », témoigne un autre professeur de Diderot.
« Les élèves ont été dégagés à coups de gaz lacrymogènes, de charges. D’autres ont été poursuivis dans les rues adjacentes. Une dizaine a été interpellée violemment, dont deux élèves porteurs de handicap » (suite…)