01.08.2026

Le 26 janvier 2019, la victime avait été grièvement blessée lors d’une manifestation tendue des « gilets jaunes », place de la Bastille, à Paris.
Le procès se tiendra huit ans et demi après les faits. Le policier soupçonné d’avoir lancé la grenade ayant éborgné une des figures du mouvement des « gilets jaunes », Jérôme Rodrigues, sera jugé devant la cour criminelle de Paris, du 28 juin au 2 juillet 2027, a appris l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 31 juillet, auprès des deux parties. Brice C., qui sera jugé pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation », risque quinze ans de réclusion criminelle.
« Ce [sera] le premier grand procès des violences policières (…) subies par les “gilets jaunes” », ont souligné Jérôme Rodrigues et son conseil, Arié Alimi, dans un communiqué, estimant que ce procès a mis trop de temps à se tenir. « Un délai d’une telle ampleur est exceptionnel », ont-ils dénoncé, interrogeant « la capacité de [la] justice à apporter, dans un temps raisonnable, une réponse à des faits d’une gravité extrême ».
M. Rodrigues a été grièvement blessé le 26 janvier 2019 lors d’une manifestation tendue de « gilets jaunes », place de la Bastille à Paris, où intervenait Brice C. en tant que membre d’une compagnie d’intervention. A l’issue de leur enquête, les juges d’instruction ont écarté la légitime défense, concluant que « le groupe au sein duquel évoluait Jérôme Rodrigues n’était pas violent ».
Mais la défense du policier avait fait appel, invoquant une « riposte » du fonctionnaire « à des jets de projectiles ». En février, la cour d’appel de Paris a confirmé le renvoi du policier. « Il résulte des pièces et de l’instruction » des « charges suffisantes » contre le suspect d’avoir « volontairement commis des violences » avec « une grenade de désencerclement » sur M. Rodrigues, provoquant « la perte définitive de l’usage de son œil droit », avait alors expliqué une source judiciaire.
« Etape judiciaire majeure »

(…)

M. Rodrigues a affirmé avoir reçu « des éclats d’une grenade explosive GLI-F4 lancée à ses pieds par un policier, alors que la scène était parfaitement calme et sans péril ». Il a fait état d’une « mutilation irréversible » avec des conséquences « particulièrement lourdes puisqu’il n’a pu reprendre son travail de plombier », et ce en raison « d’un maintien de l’ordre brutal, d’un lancer de grenade illégal ».
Selon lui et M. Alimi, le procès marquera « une étape judiciaire majeure pour l’ensemble des victimes des violences commises pendant le mouvement des “gilets jaunes”, qui attendent depuis des années que les responsabilités soient enfin débattues publiquement devant une juridiction pénale ».
Le Monde avec AFP

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02.07.2026

Brutalement interpellé en 2023 lors d’une manifestation du comité Adama, Yssoufou Traoré a été condamné ce jeudi à huit mois de prison sous bracelet électronique. Cette décision s’inscrit dans le harcèlement policier et judiciaire que subit la famille Traoré depuis maintenant 10 ans.
Ce 2 juillet, Yssoufou Traoré a été condamné à huit mois de prison sous bracelet électronique, et à régler des dommages et intérêts de plusieurs centaines d’euros à trois policiers. En juillet 2023, lors de la marche annuelle en hommage à son frère, décédé lors d’une interpellation policière en 2016, Yssoufou avait été interpellé et tabassé violemment par quatre policiers de la BRAV-M. Il avait été plaqué au sol et avait subi un plaquage ventral par quatre policiers dont un qui lui pressait le genou dans le dos. Cette interpellation brutale avait occasionné une fracture du nez, un traumatisme crânien et plusieurs contusions.
Malgré les nombreuses images et preuves, il avait été convoqué au commissariat, suite à une plainte des policiers concernés, qui ont porté plainte contre lui pour « violences et outrage à policiers ». Alors que les deux plaintes de Yssoufou Traoré ont été classées sans suite, cette décision témoigne une nouvelle fois du deux poids deux mesures de est révélatrice de la fonction de la justice française : protéger les policiers et couvrir leurs actes quoi qu’il en coûte, tout en criminalisant celles et ceux qui osent se lever pour dénoncer les violences racistes commises par les forces de répression.
10 ans après la mort d’Adama Traoré, cette décision témoigne une nouvelle fois du harcèlement juridique et policier que subit la famille Traoré pour son combat. En effet, cinq membres de la fratrie ont été condamnés à de la prison ferme, car ils osent dénoncer les violences policières et continuent à exiger justice et vérité pour leur frère. Contre cette peine et pour lutter contre les violences policières, soyons nombreuses et nombreux ce samedi 4 juillet à Beaumont-sur-Oise, pour la grande marche organisée par le comité Vérité et Justice pour Adama. Cette marche doit être une véritable démonstration de force pour avancer dans le combat pour obtenir vérité et justice pour Adama, Nahel et toutes les victimes des violences policières et de l’État.

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13.03.2026

Le fonctionnaire était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, pour avoir donné un coup de bouclier à une femme qui « ne représentait à ce moment précis aucun danger pour les forces de l’ordre », selon le tribunal.

(…)

« Une peine d’avertissement sur des faits considérés comme graves, d’autant plus dans le contexte de l’exercice de vos fonctions. » A la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, vendredi 13 mars, c’est ainsi que la présidente a présenté au gardien de la paix S. sa peine : huit mois de prison avec sursis.

(…)

Le fonctionnaire de police était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’interruption totale de travail (ITT), commises sur une jeune femme en marge d’une manifestation, le 23 mars 2023. La victime n’avait pas été identifiée à l’époque, il n’avait donc pas été possible d’évaluer les conséquences du coup porté.
Mais à l’audience, en janvier, la victime, Mme M., s’était finalement présentée à la barre, après avoir appris par un concours de circonstances, a-t-elle expliqué, la tenue de ce procès. Elle avait alors présenté un certificat médical faisant état de quinze jours d’ITT. Le tribunal a décidé de lui reconnaître sa qualité de victime, et pris en compte cette évaluation médicale. Il a donc condamné le policier S. pour des violences ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, des faits passibles de plus lourdes sanctions.
Le soir des faits, le gardien de la paix S. a été amené à poursuivre des cortèges sauvages avec des collègues de sa brigade territoriale de contact du 20e arrondissement de Paris et d’autres unités. Sur les images amateurs de la scène, sans raison apparente, deux agents poussent d’abord au sol puis aspergent de gaz lacrymogène Mme M. Alors qu’elle se relève péniblement, le policier S. arrive en courant et la propulse au sol d’un coup de bouclier.

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20/12/2025

La vidéo produite par la caméra-torse de Karim B., explique la présidente du tribunal, n’a pas permis de savoir “si la balayette était un acte volontaire de violence illégitime ou une action adaptée et proportionnée”. Quant au procès-verbal mal rédigé, deuxième infraction reprochée au prévenu, les juges ont indiqué que la qualification n’était pas correcte et ont mis sur le compte de l’inexpérience ce qui était présenté par l’accusation comme un faux.

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24/09/2025

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La France, non contente d’être le pire pays d’Europe en termes de répression policière, souhaite donc également décrocher la palme de la répression judiciaire

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24/09/2025

Des dossiers vides et des infractions caractérisées par les seuls témoignages des policiers

(…) Les premiers prévenus, dont un jeune étudiant arrêté pendant la manifestation du 18 septembre, ont demandé le renvoi de l’audience pour avoir le temps de préparer leurs défenses

(…) Les manifestants repartent avec un contrôle judiciaire, une obligation de pointage au commissariat notamment, qui limite leurs libertés et vise à les dissuader de se mobiliser.

(…) Le silence s’installe dans la salle d’audience, suivi d’un murmure d’horreur lorsque l’on voit les trois policiers plaquer violemment au sol le prévenu et tordre son bras. Comme le dira la procureure pendant ses réquisitions : « les locaux de garde à vue ne sont pas un hôpital, ni un lieu de diplomatie ».

(…) « Est-ce que vous êtes révolutionnaire ? » : l’interrogatoire politique

(…) La procureure va jusqu’à invoquer le « gabarit » de X. qui, du fait de sa stature importante, suffirait à caractériser l’infraction de « violence » lorsque ce dernier se jette au sol pour éviter les coups de la police.

(…) De nouveau, la procureure affirme qu’il ne pouvait être « par hasard » Place de la Nation, si ce n’était pour commettre des violences.

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PARIS : UN POLICIER CONDAMNÉ POUR DES VIOLENCES AU CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE VINCENNES

Le Parisien


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Une gifle. Puis deux coups de poing en pleine figure. En ce 19 novembre 2022, Youssef (le prénom a été changé) vacille au milieu du réfectoire du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, dans le XIIe arrondissement de Paris. Le policier qui lui fait face est bâti comme une armoire à glace. Et frappe si fort qu’il fait tomber le ressortissant algérien de 39 ans.

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CHRONIQUES DE L’ENSAUVAGEMENT POLICIER

Contre Attaque


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Justice : «je suis flic, il peut rien m’arriver», «un carnage comme je les aime» (suite…)