29.05.2026

Dans les champs comme dans les villes, l’État fait la guerre à la jeunesse, et à tout ce qui peut procurer un peu de joie, de rencontre, d’énergie collective. Il veut maintenir la population résignée et les corps isolés.
Nouvel exemple à Elven, comme de 6600 habitants dans le Morbihan. Samedi 23 mai, une free party est organisée sur un terrain, il fait beau, l’ambiance s’annonce excellente, 300 teufeurs et teufeuses se réunissent. La gendarmerie déclenche alors une véritable scène de chaos.
Un hélicoptère survole la fête à basse altitude alors que plusieurs escadrons encerclent le terrain. Au moins 100 militaires lourdement armés, qui gazent massivement la foule, puis tirent des balles en caoutchouc et des grenades explosives. «Ils ont fait entonnoir et ont tout gazé pour rentrer. On ne voyait plus rien» explique un participant.
Plusieurs personnes ont été sérieusement blessées par les munitions : des images prises par le photographe Théophane Tournemine montrent des impacts de LBD et de grenades, et une personne au visage ensanglanté. Des centaines de grenades ont été tirées. Certaines ont provoqué un départ de feu dans la forêt longeant le champ, dans laquelle la foule s’est réfugiée pour échapper à la charge.
Dans la violence et la confusion, au moment de saisir le matériel sonore, les gendarmes ont laissé tomber dans le champ un chargeur de fusil d’assaut. Une arme parfaitement scandaleuse dans un contexte de maintien de l’ordre, et encore plus de fête. Et d’autant plus dangereuse qu’elle est utilisée par des incompétents. Des munitions de guerre sont ainsi laissées dans la nature.
La semaine précédente, c’était à Ploërmel qu’une Free Party était réprimée. Ces images de fêtes écrasées par la répression deviennent banales, il ne faut pas s’y habituer. L’État sème le chaos et la désolation en lieu et place de la joie, de la solidarité et de l’auto-organisation. C’est déjà une forme de fascisme.

 

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26.05.2026

C’est une tentative d’homicide délibérée, lâche, incontestable, documentée. Un blindé de la gendarmerie, depuis le canon de tourelle, a envoyé en tir tendu et avec une force colossale une grenade sur une foule dense de manifestant·es. Serge a reçu la munition en pleine tête, faisant instantanément sauter son casque et fracturant son crâne. Cela aurait pu être n’importe qui d’autre dans ce cortège écologiste. Le 25 mars 2023 à Sainte-Soline, l’État français voulait tuer.
C’est ce que confirme l’enquête minutieuse de Médiapart et Libération, qui vient d’être mise en ligne ce mardi 26 mai. Les journalistes ont réalisé ce que la justice et la gendarmerie ont choisi de ne pas faire : un vrai travail d’investigation. Ils ont utilisé les images de 51 caméras de gendarmes déployées à Sainte-Soline, d’une centaine de caméras piétons, d’une tourelle de surveillance et de reporters présents dans la manifestation. Ils ont analysé 150 heures de vidéos et un fichier «crucial» que le parquet et les enquêteurs n’ont pas cherché à utiliser, alors même qu’ils en connaissaient l’existence. Et tous ces éléments permettent d’identifier sans aucun doute possible quand, où et par qui a été fait ce tir criminel : depuis l’habitacle protégé d’un blindé militaire.
Précisons une nouvelle fois que tous les fichiers utilisés par les journalistes ont été versés dans la procédure depuis 2023. Et pourtant, en décembre 2025, le parquet de Rennes a classé «sans suite» l’enquête portant sur quatre blessé·es graves de cette manifestation. Médiapart et Libération ont donc synchronisé les séquences et ont mené un travail exceptionnel : recoupement vidéo et audio, utilisation des coordonnées GPS de chaque gendarme qui filmait, modélisation 3D des lieux, identification méthodique de chaque tir dans la période entourant la blessure… Conclusion : seul un tir en provenance du véhicule blindé de gendarmerie peut avoir frappé Serge à la tête.
Leur enquête permet de repérer tous les tirs effectués au même endroit et dans les secondes entourant celui qui a frappé Serge, et d’écarter ceux qui ne sont pas compatibles. Plus accablant encore : le tir tendu depuis le véhicule blindé a été filmé sous deux angles différents. Un gendarme, bien à l’abri dans son tank, s’est amusé à charger le canon de sa tourelle et à envoyer des munitions en tir tendu sur une foule compacte, pour provoquer le plus de dégâts possibles. Résultat, un jeune homme venu défendre les ressources en eau a frôlé la mort, fait plusieurs semaines de coma, et garde encore de très lourdes séquelles.
Le tireur aussi a été identifié : il s’appelle Arnaud F. C’est le gendarme qui était chargé de tirer les grenades depuis le blindé. Pour les enquêteurs, cet homme était très facile à identifier, puisque c’était le seul qui avait cette tâche. Contrairement aux centaines de gendarmes positionnés devant la bassine qui ont tiré de manière aléatoire des milliers de grenades, Arnaud F. est un cas spécifique. La justice n’a donc aucune excuse. D’ailleurs, ce gendarme avait lui-même été auditionné, reconnaissant avoir effectué un grand nombre de tirs depuis son blindé. Pourtant le parquet ose écrire dans sa décision : «aucune investigation supplémentaire ne peut permettre d’éclaircir les circonstances de ces tirs».
Ces nouvelles révélations constituent un scandale d’État de plus concernant Sainte-Soline : en plus d’une violence militarisée, des mensonges éhontés des autorités, d’une campagne d’intox médiatique, c’est une impunité organisée par la justice, qui a choisi de ne pas enquêter. Pour rappel, des moyens colossaux d’identification avaient été mis en œuvre pour retrouver des manifestant·es. Par exemple, en mars 2024, des écologistes avaient été lourdement condamné·es après avoir été identifié·es avec des logiciels de reconnaissance faciale, sur la base de photos prises lors de la manifestation de Sainte-Soline et comparées aux données contenues dans le fichier du Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ). À l’époque, leurs avocats dénonçaient un usage illégal et obscur de ces logiciels dans le cadre d’enquête.
Cela signifie que d’un côté, la police et la gendarmerie ont utilisé des moyens extrêmement poussés et même interdits pour traquer les opposant·es aux mégabassines, mais qu’ils n’ont même pas cherché à identifier leurs propres agents, facilement retrouvables, auteurs d’actes criminels passibles de la cour d’Assise.
Suite à ces nouvelles révélations, l’avocate de quatre blessés graves de Sainte-Soline, Chloé Chalot, a déposé un recours avec constitution de partie civile pour qu’un juge d’instruction soit désigné. Cela n’avait même pas été fait !
Le 25 mars 2023, nous écrivions en quittant la manifestation : «Le gouvernement Macron est prêt à tuer pour un trou en terre battue recouvert de plastique, creusé au milieu d’un champ». Dans les vidéos révélées en 2025, on entend effectivement les gendarmes s’exclamer : «T’en crèves deux-trois, ça calme les autres», «Je compte plus les mecs qu’on a éborgné !», «Un vrai kiff !», «Mets leur une GM2L dans la gueule», «fils de pute», «pue-la-pisse », «faut les tuer», ou encore, en criant de joie : «Il l’a mis en pleine tête». Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, continue d’assurer qu’à Sainte-Soline, «il y a eu une riposte qui a été très majoritairement proportionnée». Une intention assumée d’assassiner et des tirs depuis un blindés militaire, voilà une riposte «proportionnée» pour nos dirigeants.
Sainte-Soline, en plein mouvement des retraites, et quelques semaines avant la répression féroce dans les banlieues lors de la mort de Nahel, a été une étape de plus dans la fascisation du pays, mais cette date a aussi contribué à la disparition des dernières illusions de «démocratie» et «d’État de droit » pour celles et ceux qui y croyaient encore. Il y a eux et nous. Celles et ceux qui se battent pour nos biens communs, pour le partage et pour un avenir vivable contre des autocrates qui préfèrent tuer plutôt que de partager. Et entre les deux, des soudards fascistes surarmés, avec l’autorisation de tuer.
La gendarmerie française est désormais équipée de nouveaux blindés, les «Centaures», beaucoup plus modernes et mieux équipés que ceux vus à Sainte-Soline. Ils disposent sur leur toit d’un lanceur de grenades qui permet de tirer non pas une, mais 30 munitions d’un seul coup.

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22.05.2026

Quatre personnes ont été placées en garde à vue mercredi 20 mai dans le cadre d’une enquête ouverte pour proposition et sollicitation d’avantage, détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel, faux en écriture publique ou authentique
D’après nos informations, ces gendarmes étaient soupçonnés, contre rémunération, d’avoir consulté des bases de fichiers internes aux forces de l’ordre, telle des vérifications d’antécédent ou de casier judiciaire, des véhicules volés avant de divulguer ces informations protégées, entre septembre 2024 et mai 2026.
Coup de filet
Mercredi 20 mai, quatre personnes, dont les militaires fumélois, ont été placées en garde à vue et auditionnés à Agen.

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Au terme des auditions devant les enquêteurs, deux des militaires ont été mis hors de cause dans ce dossier, au contraire d’un de leur collègue gendarme, exerçant comme adjoint de police judiciaire. Ce dernier, présenté à une juge d’instruction, a été mis en examen pour des faits de corruption passive, détournement de la finalité d’un fichier de police, et faux en écriture publique ce vendredi 22 mai.

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21.05.2026

Un piquet de grève de la CGT d’Eurenco délogé par la police

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Alors que la CGT avait organisé un rassemblement en amont d’un CSE de l’entreprise, ce mercredi 20 mai dès 7h, le premier après les sanctions discipli…

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Un piquet de grève de la CGT d’Eurenco délogé par la police
Alors qu’un rassemblement se tenait devant les grilles de la poudrerie depuis 7h, mercredi, la gendarmerie est intervenue aux alentours de 17h.
Alors que la CGT avait organisé un rassemblement en amont d’un CSE de l’entreprise, ce mercredi 20 mai dès 7h, le premier après les sanctions disciplinaires à l’encontre de trois employés membres du syndicat, dont un a été licencié, la gendarmerie est venue déloger la dizaine de manifestants restant, aux alentours de 17h.
Une intervention sur ordre du préfet après un appel de la direction du site, car des camions en attente « transportaient des matière dangereuses qui devaient impérativement entrer sur le site », assure-t-on du côté de la préfecture.
« On nous a envoyés six voitures de police avec seize agents pour neuf manifestants. C’est scandaleux », regrette Laurence de Villèle, secrétaire départementale de la CGT Vaucluse, présente sur place. Elle pointe que « quand on contacte le préfet pour faire bouger les lignes, il n’y a rien, mais que quand c’est la direction, il intervient directement ». Contacté, la direction d’Eurenco n’a pas répondue à nos sollicitations.

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20.05.2026

Jérôme Laronze est mort en mai 2017, touché à trois reprises par les balles d’un gendarme. Neuf ans après, l’entourage de l’éleveur bovin attend toujours que la justice ouvre un procès. Une mobilisation est prévue ce mercredi 20 mai à Chalon-sur-Saône.
Un anniversaire de plus, sans que l’entourage de Jérôme Laronze n’ait obtenu un procès qui reconnaîtrait la situation de victime de l’éleveur. Le 20 mai 2017, l’homme de 37 ans est mort lors de son interpellation par deux gendarmes à Sailly (Saône-et-Loire).
Alors que l’instruction s’est close l’an dernier, l’affaire n’a pas encore donné lieu à un procès. Les proches du défunt continuent de se mobiliser pour obtenir justice, à travers l’association Justice et vérité pour Jérôme Laronze.
« Nous marcherons au rythme de la justice »
Un nouveau rassemblement se tiendra au palais de justice de Chalon-sur-Saône, mercredi 20 mai à 18 heures. De 18 à 20 heures, la déambulation se voudra aussi lente que possible. De quoi envoyer une pique à la justice, dont les retours sont toujours attendus.
Sur les réseaux sociaux, Maurice Jacquet de l’association Justice et vérité pour Jérôme Laronze, écrit : « Nous connaissons, par ces analyses, la vérité sur la mort de Jérôme Laronze. Mais neuf ans après les faits, la justice n’est toujours pas passée et aucune décision n’a été rendue ! »
Contacté, le bénévole prévient : « Ce rassemblement sera l’occasion de faire le point sur l’affaire, même si on est sans nouvelles depuis le refus de la destruction des scellés ». Une ordonnance de restitution ou destruction des scellés avait été ordonnée par une magistrate en mars 2025, puis annulée en décembre par la cour d’appel de Dijon.
Les bénévoles redoutaient que la gendarmerie ou la justice ne veuille enterrer l’affaire – d’où leur mobilisation. L’an dernier, l’avocate et soeur du paysan Marie-Pierre Laronze confiait à France 3 : “à chaque fois que le dossier a un peu avancé, c’est parce qu’on a fait le travail à la place des juges d’instruction”.
Depuis, selon Maurice Jacquet, « le parquet a demandé un supplément d’informations, notamment une reconstitution numérique tridimensionnelle de la scène de tirs. C’est une demande que nous avions formulée dès 2019, mais qui n’avait jamais été acceptée. Nous ne savons pas si la nouvelle juge sur l’affaire, la septième, l’acceptera ».
Deux versions, pas encore de conclusion
Retour en 2017. Jérôme Laronze reçoit le 11 mai une visite de vétérinaires pour contrôler ses bovins. Pendant celle-ci, l’éleveur aurait foncé avec son tracteur sur les forces de l’ordre qui accompagnaient les inspecteurs des services sanitaires. L’homme se disait harcelé par l’administration et allait bientôt se voir confisquer son bétail. Neuf jours de cavale s’en suivent.
L’habitant de Trivy (Saône-et-Loire) est retrouvé à une vingtaine de kilomètres de là par deux gendarmes, à Sailly. D’après les forces de l’ordre, Jérôme Laronze leur aurait foncé dessus à bord de son véhicule. L’un des agents a ouvert le feu et touché le conducteur trois fois. Une fois dans la cuisse, deux fois dans le dos. L’homme ne survivra à ses blessures.
Deux versions se confrontent. Le gendarme responsable des tirs plaide la légitime défense depuis le départ, il a été mis en examen pour « violence avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La famille refuse cette hypothèse, une opinion soutenue par la défenseure des droits, Claire Héron.
En mars, France Inter dédiait un épisode d’Affaires sensibles au drame, et ce qui s’en est suivi.

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19.05.2026

Pour proposer un récit alternatif à la litanie monotone des autorités et des journalistes locaux, qui transforment chaque week-end de simples fêtard·es en terroristes en puissance, Contre Attaque a voulu donner la parole aux personnes présentes sur place. Témoignages et récit, pour offrir un autre regard sur celles et ceux qui vivent la free party dans leurs corps, images à l’appui.
C’était une nuit qui avait pourtant commencé sous les auspices de la joie et de la bonne humeur. Après un week-end particulièrement dur pour le mouvement de la fête libre, marqué par plusieurs saisies de matériel de sonorisation, et dans un contexte plus large de répression de la free party au travers de lois liberticides, une fête avait été annoncée en Bretagne pour la nuit du samedi 16 mai.
Répondant au nom bien trouvé de «Bzh Contre Attaque», cette free party était justement organisée en réponse aux événements du week-end, ainsi qu’au projet de loi RIPOST, débattu à partir de ce lundi au Sénat. Le point de rendez-vous du convoi, qui permet aux fêtard·es de se réunir pour se rendre ensemble sur le site de la fête, est donné à 22h30 sur le parking du Super U de Ploërmel. Des teufeurs et teufeuses interrogé·es par Contre Attaque racontent une ambiance festive : «Ça a franchement bien démarré, l’ambiance était géniale. Le public était au rendez vous, tout se passait bien».
Marla, présente sur les lieux, décrit elle aussi un parking «pratiquement plein» où «les gens se rencontrent» dans une atmosphère joyeuse et pacifique. Fruit du hasard, un concert légal se déroulant à quelques mètres du parking dans un bar voisin ramène des curieux et des badauds. Cependant, malgré cette ambiance paisible, des escadrons de gendarmes ferment les 3 accès au parking et enferment de fait plusieurs dizaines de véhicules. À 1h15, un large convoi de véhicules tente une sortie, qui va servir de prétexte au déchaînement de violence des forces de l’ordre.
Plusieurs dizaines de grenades lacrymogènes sont immédiatement tirées sur le parking. Des grenades GM2L – pour Grenade Modulaire à 2 effets Lacrymogène – sont également projetées sur les fêtard·es. Ces grenades contiennent un «mélange pyrotechnique» avec 48 grammes d’Hexocire. Il s’agit de l’explosif RDX mélangé à de la cire. Le RDX est 1,6 fois plus puissant que la TNT. Il compose par exemple le C4, l’un des explosifs militaires les plus puissants. Elle peut tuer ou arracher des membres.
Interrogée par Contre Attaque, Léa évoque «une pluie incessante de projectiles en tous genres de la part des gendarmes mobiles» accompagnée «de coups de matraques sur les pare-brise des véhicules qui tentaient de sortir de ce piège». Pourtant restée sur le parking à distance des heurts, elle est blessée à la tête par un palet de lacrymogène, dans un chaos indescriptible.
Après plusieurs heures de tensions sur le parking, le bilan est lourd. De nombreuses personnes sont asphyxiées, des pneus ont été crevés et des rétroviseurs arrachés par les gendarmes, et un jeune homme a été violemment interpelé sans raison apparente. Plus absurde, la soirée légale aux abords du Super U s’est retrouvé encerclée par les gendarmes. Impossible pour les personnes présentes, qui n’avaient pourtant rien à voir avec la free party, de sortir ou de rentrer chez elles. Elles ont été également gazées pendant de longues heures, parfois enfermées dans leurs voitures.
En raison du dispositif policier hors norme, l’entièreté du village de Ploërmel s’est par ailleurs retrouvé cerné de gaz et inaccessible pour les riverain·es. De nombreux habitant·es, parfois âgé·es, ont dû êtres guidé·es tant bien que mal par des fêtard·es qui s’improvisaient agents de la circulation.
Finalement, le convoi parvient enfin à s’extraire d’un parking transformé en champ de bataille, et la fête commence vers 3h du matin, au sein d’une forêt de la commune de Monteneuf. Malgré la confusion générale et l’obscurité, les forces de l’ordre lancent alors une seconde attaque sur la fête.
Marla raconte que «depuis les bois, ça pète, ça explose, de fortes détonations se font entendre. La scène qui est donnée à voir et entendre semble lunaire». Sur le site, un lycéen décrit un climat anxiogène : «Ce qui était dur, c’était aussi l’endroit et le moment où ils nous réprimaient : c’était carrément irresponsable de nous gazer et de tirer en pleine nuit à 4h30 du matin […] sur un terrain mouillé, en pente, glissant, il fallait réussir à se repérer entre les fumées épaisses, les explosions de grenades de désencerclement, l’obscurité, la fatigue». Un autre participant évoque «une vraie attaque» dans le «noir absolu» sur les lieux.
À 6h du matin, après plusieurs heures de heurts, les gendarmes se retirent finalement à 500 mètres de la fête, laissant au passage le site dans un piteux état. Ce sont en effet les teufeur·ses qui ont dû ramasser les grenades et les palets de lacrymogènes carbonisés sur le terrain de la fête, qui se comptaient par centaines. L’absence de vent a en outre conduit à la stagnation des gaz pendant de longues heures sur toute la zone forestière, au mépris total de la faune et de la flore.
Dans les médias, le maire de la commune de Monteneuf, sur laquelle s’est installé la fête « à proximité d’une zone Natura 2000 » racontait son inquiétude sur l’impact environnemental que la fête pourrait avoir sur les parcelles occupées. Ce que ce dernier omet de préciser, tout comme les autorités, c’est le coût et la pollution engendrée par le déploiement d’un hélicoptère et de plusieurs escadrons de gendarmerie mobile, qui ont allègrement saccagé toute une partie de la forêt avec leurs grenades. De l’aveu même d’une habitante du village de Monteneuf, le survol en hélicoptère du site le dimanche matin faisait ainsi «largement plus de bruit» que la fête en cours.
Quelles conclusions tirées d’une telle nuit ?
Dans un communiqué, les organisateur·rices revendiquent un pic d’affluence à 500 personnes, et annoncent que le matériel de sonorisation n’a pas été saisi. Un comble, quand on fait le bilan des moyens déployés pour un évènement aussi petit.
À Redon, en 2021, c’était un contexte similaire qui avait abouti à la mutilation d’un jeune homme, après l’intervention irresponsable de la police dans une free party en hommage à Steve Maia Caniço. Le jeune homme était mort noyé dans la Loire, suite à une charge policière d’un sound system aux abords des quais du fleuve lors de la Fête de la Musique en 2019 à Nantes.
D’année en année, et malgré de graves incidents, les stratégies policières ne semblent pas évoluer et font peser toujours plus de risques sur les participant·es. Amnesty International pointait déjà du doigt dans un rapport sur le Tenknival de Redon «les dérives du maintien de l’ordre» en matière de free party. Ce même rapport appelait à «des réponses urgentes de la part des autorités françaises». 5 ans après, force est de constater que l’État semble déterminé à continuer à réprimer, mutiler et tuer les adeptes de la fête libre.

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15.05.2026

«C’est un peu comme quand on dresse des animaux»: gendarme à Versailles, il contraignait ses compagnes au libertinage
La justice doit se prononcer fin juin pour des violences sur conjoint commises par un homme de 35 ans. Il contraignait des femmes à avoir des relations avec d’autres hommes, filmées. Une interdiction d’exercer la profession de gendarme pendant cinq ans a été requise à l’encontre du militaire, aujourd’hui affecté en Seine-et-Marne.
Les insultes étaient « principalement des maladresses ». Les propos humiliants, aussi. Et les relations avec d’autres hommes imposées à ses anciennes compagnes n’étaient « que des jeux ». C’est, en substance, ce que Philippe R., 35 ans, a expliqué devant la septième chambre du tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines), vendredi.
Ancien gendarme mobile dans le quartier militaire de Satory, à Versailles, il est aujourd’hui affecté à un poste administratif dans une compagnie de Seine-et-Marne. Sous contrôle judiciaire depuis janvier 2026, il sera fixé sur son sort le 26 juin prochain.

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14.05.2026

« Le gendarme m’a dit : tu n’es personne ici et moi je vais te montrer qui je suis » : un retraité affirme avoir été victime de violences physiques et verbales lors d’une garde à vue en Guyane

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Fonctionnaire à la retraite résidant à Régina, Auguste Prosper, affirme avoir été victime de violences lors d’une garde à vue liée à un conflit de voisinage. Une enquête pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte par le parquet.

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Ce matin-là, Augustin Prosper, fonctionnaire à la retraite, vient faire ses courses au bourg de Régina. Deux gendarmes l’abordent pour le placer en garde à vue. Selon ses dires, lui notifient ses droits. « Vous avez le droit de garder le silence, vous avez le droit d’avoir un avocat, vous avez le droit d’avoir un médecin, et vous pouvez faire un appel à la personne de votre choix, cite le retraité. Tout de suite, j’ai répondu, je veux un avocat, je veux être vu par un médecin, je vais garder le silence. »
Des droits contestés dès l’arrivée à la brigade selon le retraité
La garde à vue commence à la brigade. « Le gendarme me dit « vous avez dit que vous ne voulez pas d’avocat, vous ne voulez pas être vu par un médecin ». Il a considéré que tout ce qui a été dit dans la rue n’a pas de valeur. » Auguste Prosper aurait alors réaffirmé sa volonté de garder le silence.
« Le gendarme est parti dans des insultes : « pour qui tu te prends, j’ai déjà remarqué que tu te prends comme si tu étais un esprit supérieur ici, tu n’es personne ici, et moi je vais te montrer qui je suis, je vais te faire rester tranquille. » »
Auguste Prosper
Des accusations de violences lors d’un passage en cellule
Le motif de la garde à vue, selon le retraité: insultes et dégradation d’un bien privé dans le cadre d’un supposé conflit de voisinage. L’homme est placé en cellule, quelques heures plus tard, lorsque la garde à vue s’achève, le sexagénaire ne peut plus se lever. Il nous explique que lorsqu’il est stressé, il ne peut plus bouger. Cela lui serait déjà arrivé par le passé. Auguste Prosper aurait alors renouvelé sa demande auprès des gendarmes de voir un médecin, en vain.. Auguste Prosper réclame à nouveau un médecin en vain.
« Ce gendarme s’est penché sur moi, il a déposé son genou sur mon plexus, et il m’a dit: « s’il arrive quelque chose à ma maison, à moi, à mes chiens, à tes voisins, à leurs maisons, à leurs chiens ou à un bien quelconque, je te tue ». Il m’a dit ça devant tous ses collègues. Si tu ne te lèves pas, tu vas voir. Et c’est comme ça qu’ils se sont mis à me taper. Ils m’ont donné des coups de genoux, des coups de pied, des coups sur le visage »
Auguste Prosper
Examiné le lendemain à Saint-Georges
Puis il dit avoir été transporté par les gendarmes devant la brigade. Sans téléphone, il ne peut appeler les secours. Les pompiers sont contactés via un passant. Arrivés sur place, ils sont interpellés par un gendarme, selon le retraité. « Il lui a dit: « celui-là, ne le ramasse pas, c’est du cinéma qu’il fait. Donc laisse-le, il va bien finir par rentrer chez lui » » Les pompiers repartent en le laissant couché là. D’autres pompiers le prennent en charge plus tard.
Amené à Saint-Georges, il est examiné le lendemain par un médecin. Dans sa maison, piste Ineri, Auguste Prosper nous montre le certificat médical. Il relève deux écorchures dans le dos, mais pas d’autres traces. « Je certifie que j’ai été tapé. On sait, très bien que sur la peau noire, il est très difficile de voir des bleus. »
Deux enquêtes ouvertes
Le retraité a porté plainte. La procureure a ouvert une enquête pour violence sans Incapacité Totale de Travail (ITT) par personne dépositaire de l’autorité publique, confiée à la brigade territoriale de gendarmerie de Macouria.
Sollicitée, la direction de la gendarmerie évoque « le comportement délétère et irrespectueux de Monsieur Prosper, documenté au cours de la garde à vue en lien avec le parquet ». L’intéressé dément et précise qu’on ne lui a pas fait présenté de procès-verbal de garde à vue pour signature.
De plus, lors de notre reportage sur place le 29 avril, nous avons pu échanger brièvement avec l’un des gendarmes concernés par cette garde à vue, lequel nous a précisé que c’était Monsieur Prosper qui avait donné des coups. Des accusations rejetées par ce dernier.
De son côté, le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) a ouvert une enquête administrative. « Quand on se déplace auprès d’une victime, on a l’obligation de la prendre en charge sauf si la victime signe une décharge pour que ce ne soit pas le cas », indique le colonel Jean-Paul Levif, directeur du SDIS. « L’enquête administrative vise à déterminer les circonstances qui ont conduit à ne pas prendre en charge ce monsieur dans un premier temps », ajoute le commandant des pompiers de Guyane. « En fonction des éléments recueillis, on prendra une décision qui pourra être disciplinaire ou pas si la décision était fondée », conclut le colonel.
Par ailleurs, Auguste Prosper est convoqué en octobre devant le tribunal pour violence avec arme, en l’espèce une débroussailleuse, contre sa voisine et la fille de celle-ci. Le sexagénaire reconnaît des insultes réciproques, mais récuse les violences.
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07.05.2026

Lundi 13 avril 2026, au tribunal de La Roche-sur-Yon, un gendarme de 45 ans a comparu pour plusieurs délits commis entre août 2025 et mars 2026 dans cette même ville. Il lui était reproché des faits de harcèlement sur son ex-compagne, deux cambriolages, des dégradations et la collecte frauduleuse de données à caractère personnel.
Le prévenu avait accédé au « TAJ » (Traitement des antécédents judiciaires), une base de données contenant des informations sur les auteurs d’infractions et leurs victimes. Cette consultation lui était possible en raison de sa fonction au sein de la gendarmerie.
Les faits de harcèlement remontent à août 2025, lorsque sa compagne a mis fin à une relation de trois ans. L’accusé a alors multiplié les messages et appels téléphoniques, y compris en pleine nuit, contraignant la victime à le bloquer. Il lui a également écrit une lettre de quinze pages. Ces agissements ont conduit à son jugement pour harcèlement moral.
Cambriolages contestés
Le gendarme était également accusé de deux cambriolages, survenus entre le 26 et le 28 décembre 2025, puis entre le 13 et le 15 février 2026. Lors du second vol, des bijoux avaient été dérobés et des dégâts des eaux importants causés par des robinets laissés ouverts avec des éviers et une baignoire obstrués. L’accusé a nié toute implication, affirmant : « Aucune investigation ne prouve que j’étais dans cette maison. »
Lors de l’audience, la procureure de la République avait souligné la « gravité des faits » et requis une peine de douze mois de prison avec sursis probatoire d’une durée de trois ans. Elle avait également demandé une obligation de soins, une obligation d’indemniser la victime, une interdiction de contact, une interdiction de paraître au domicile de la victime et une interdiction de port d’arme pendant cinq ans.

(…)

Elle a également rappelé que son client, après plus de vingt ans de service dans la gendarmerie, était bien noté par sa hiérarchie.
Le jugement, mis en délibéré, a été rendu lundi 4 mai 2026. Le tribunal a relaxé le gendarme des accusations de cambriolage, mais l’a condamné à six mois de prison avec sursis pour la consultation illégale du TAJ et pour harcèlement.

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29.04.2026

Six anciennes bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance (ASE) du Morbihan étaient attendues devant le tribunal. Seules deux se sont finalement déplacées pour évoquer des faits commis entre 2014 et 2018 : deux agressions sexuelles dont une par personne abusant de l’autorité que lui conférait sa fonction et cinq faits de harcèlement sexuel.
Ces jeunes femmes ne se connaissaient pas entre elles mais, devant les enquêteurs puis le juge d’instruction, elles ont décrit les mêmes comportements du prévenu.
Que s’est-il passé ?
Il les accueillait seul dans son bureau, il pouvait faire des réflexions sur leur physique, leur tenue ou leur éventuel copain, leur proposer d’aller boire un verre, leur faire des cadeaux, leur rendre visite au matin à leur appartement ou encore leur promettre, dans le cadre de l’aide sociale, une aide pécuniaire ou l’affectation d’un logement.
Les déclarations de ces parties civiles – auxquelles se sont jointes deux éducatrices ainsi qu’une ex-compagne du prévenu, violée et violentée – sont demeurées constantes tout au long de la procédure comme durant le procès.
Seule l’une d’elles, la plus vulnérable, a fait état d’une dizaine de relations sexuelles non consenties, des viols donc.
Pas devant les Assises
Ces faits criminels ont été jugés par le tribunal judiciaire de Lorient et non devant une cour d’assises car ils ont été requalifiés en accord avec les parties civiles.
L’ancien inspecteur est, lui aussi, resté constant sur ses dénégations. « Je ne reconnais rien de ce qui peut m’être reproché », a-t-il déclaré à la barre.
Tout juste a-t-il regretté d’avoir créé « de l’anxiété et du mal-être » chez ces jeunes majeures auprès de qui il était, selon lui, « trop impliqué ».
Mais il affirme que, derrière cette « posture professionnelle pas adaptée », il n’y avait aucune « intention sexuelle ou de séduction ».
Autant dire « qu’il n’a pas avancé d’un centimètre », déplore Maître Nelly Magendie, avocate de la jeune femme vulnérable qui vit aujourd’hui « à la rue, à Toulouse ».

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28.04.2026

L’affaire provoque un malaise grandissant et une colère sourde dans les rangs des 1 400 policiers de La Réunion. Le directeur territorial adjoint de la police nationale (DTPN), un commissaire divisionnaire de 54 ans, est mis en cause par une attachée administrative, une cadre qui travaillait sous ses ordres, pour des faits présumés de harcèlement sexuel.

(…)

Les faits présumés remontent à la période entre juillet et septembre 2025.

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25.04.2026

La tension est montée en ce samedi 25 avril 2026 à Ecquevilly (Yvelines), après une collision entre le conducteur d’un deux-roues et une patrouille de gendarmerie. Le jeune homme de 20 ans, très grièvement blessé, a été transporté dans un état critique vers un hôpital parisien.
Par le plus grand des hasards, vers 16 heures à hauteur de la salle le Ferry, un journaliste d’Actu.fr a assisté à ce qui semble être le début de la prise en chasse par une patrouille de gendarmerie d’un individu au guidon d’une motocross bruyante, qui roulait en direction de la rue de la République.
On ne sait pas si cet événement est lié au drame qui a suivi. Toutefois, quelques minutes plus tard, le conducteur d’une motocross est entré en collision avec une autre patrouille de gendarmerie à quelques centaines de mètres de là, à l’entrée du village.
Le pilote sortait du rond-point reliant la D113 et la D43 pour s’engager dans la rue du Grand Étang quand il se serait retrouvé nez à nez avec un véhicule sérigraphié qui remontait en direction de la départementale. Le jeune homme, non casqué selon les pompiers, a été projeté au sol.

(…)

Tensions entre des jeunes et les gendarmes
Rapidement après l’accident, des habitants du quartier, dont des amis de la victime, se sont massés sur les lieux. Des gendarmes ont été pris à partie physiquement et verbalement, pendant que les plus âgés tentaient de canaliser les plus jeunes.
Très vite, on pouvait compter près d’une vingtaine d’individus, certains très véhéments, que les militaires essayaient d’éloigner de la scène de l’accident. De nombreux renforts ont été dépêchés en provenance de différentes casernes du département.
Dans la confusion la plus totale, les secouristes s’affairaient à soigner le blessé, d’abord au sol, puis dans une ambulance, entre les cris, les invectives, les coups, les jets de projectiles et les nuages de lacrymogène.
Le jeune homme a été évacué à 16 h 40, mais le SMUR s’est stationné un petit moment à la sortie du village, avant d’être escorté par des motards de la gendarmerie jusqu’à l’hôpital.
Le village bouclé par les forces de l’ordre
Pendant ce temps, sur les lieux de l’accident, la tension ne redescendait pas. Ecquevilly a été complètement bouclé. On a pu voir des dizaines de véhicules sérigraphiés et plus d’une cinquantaine de gendarmes, dont certains habillés en tenue anti-émeute. Vers 18 heures encore, il était très difficile de circuler sur la départementale.
Les forces de l’ordre, par petits groupes, se sont déployées dans le village, pour parer à toute échauffourée. Alors qu’un jeune homme formait une barricade avec une poubelle, rue Jules-Ferry.
Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur cette triste affaire.

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20.04.2026

Un gendarme tire sur un homme violent près de Toulouse : « Pourquoi sortir son arme ? Il y avait d’autres solutions », la famille de la victime livre sa version des faits
Deux jours après l’intervention des gendarmes à Escalquens, près de Toulouse, la famille du père de famille de 38 ans, hospitalisé au CHU Rangueil après avoir été touché par balle, livre sa version des faits. Les proches évoquent une dispute conjugale sans coups et dénoncent un recours disproportionné à l’arme à feu.
Pour la première fois depuis le drame, elle a pu entrer dans la chambre d’hôpital. Ce lundi, au CHU Rangueil, à Toulouse, les médecins ont expliqué à cette femme de 34 ans qu’ils faisaient « tout leur possible ». Son mari, artisan peintre de 38 ans, grièvement touché par balle lors d’une intervention des gendarmes samedi à Escalquens, reste dans un état critique. « Ils ne savent pas encore s’il va s’en sortir », confie L., la mère de la compagne.
Deux jours après les faits, la famille conteste la version d’un épisode de violences conjugales à l’origine de l’intervention des militaires. Selon L., 55 ans, l’altercation qui a précédé l’arrivée des gendarmes n’était qu’une dispute bruyante dans le couple. « Il avait bu des bières, oui. Mais il n’y a pas eu de coups. Chez les gens du voyage, ça peut crier fort. On s’emporte, mais ça ne veut pas dire qu’il y a de la violence. »
Dans cet appartement d’un petit immeuble d’Escalquens, le couple se dispute parfois, mais sans violences physiques, jure la famille. « Sa femme, c’est sa vie. Ils peuvent s’engueuler, mais ça ne va pas plus loin », insiste la belle-mère. Elle pense que ce sont des voisins qui ont alerté les forces de l’ordre après avoir entendu les cris.
Lorsque les gendarmes de la compagnie de Villefranche-de-Lauragais arrivent sur place, la situation se tend rapidement. Selon les proches, l’homme aurait alors voulu sortir pour se calmer. « Il leur a dit : ‘Poussez-vous, je m’en vais’. Les gendarmes lui ont demandé de reculer. »
La confrontation se déplace dans la cage d’escalier. Les militaires utilisent alors un pistolet à impulsion électrique. « Un taser ne fonctionne que si les deux fils touchent la peau. Il n’y en avait qu’un seul », croit savoir la belle-mère qui ajoute que « dans la bousculade, ils se sont retrouvés coincés dans le hall d’entrée. »
« Pourquoi sortir son arme »
Selon la famille, l’homme aurait porté des coups à un gendarme. Dans l’appartement se trouvaient également un adolescent de 15 ans et un jeune de 17 ans, membres de la famille. « Mon petit-fils a voulu défendre son père quand il l’a vu tomber au sol », affirme L.

(…)

Touché au ventre, il est pris en charge par le Smur 31 et transporté en urgence au service de déchocage du CHU Rangueil, où il est opéré dans la nuit. Sous le choc, la famille conteste la nécessité d’avoir fait usage d’une arme à feu. La compagne de la victime a pris un avocat et envisage de déposer plainte. « Pourquoi sortir son arme ? Il y avait d’autres solutions », estime la belle-mère.
Le parquet de Toulouse a ouvert trois enquêtes distinctes. La première porte sur l’usage de l’arme par la gendarme. Les investigations ont été confiées à la section de recherches de Toulouse, chargée de déterminer si le tir s’inscrit dans un cadre de légitime défense.

(…)

Les investigations devront désormais établir si l’usage de l’arme était justifié face à la violence de la situation, ou s’il s’agit d’un recours disproportionné à la force.

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17.04.2026

Un gendarme en poste dans la Manche, des milliers d’images de mineurs retrouvées sur ses appareils, et à quelques mètres, sa compagne qui gardait des enfants en bas âge chez eux. L’affaire, révélée par la cellule investigation de Radio France, secoue le village de Saint-Vaast-la-Hougue et pose une question glaçante : pourquoi les familles n’ont-elles jamais été prévenues ?
Un signalement venu des cryptomonnaies
Tout commence loin des côtes normandes, dans les serveurs de Tracfin. Ce service de renseignement, spécialisé dans la traque des circuits financiers clandestins, repère des transactions suspectes en cryptomonnaies. Elles pointent vers un site pédocriminel. Et au bout du fil numérique : un gendarme de la brigade de Saint-Vaast-la-Hougue, petite commune du Cotentin d’à peine 2 000 habitants.
Le 10 décembre 2025, l’homme est placé en garde à vue à Caen. Selon les informations de Radio France, les enquêteurs fouillent ses appareils électroniques. Ce qu’ils y trouvent dépasse le simple soupçon : environ 6 500 images de mineurs à caractère pornographique. Le chiffre est vertigineux. Plus de six mille fichiers stockés par un homme dont le métier consiste précisément à protéger la population.
Le parquet de Caen a confirmé auprès du Parisien l’ouverture d’une enquête pour « consultation habituelle de service de communication en ligne mettant à disposition l’image ou la représentation pornographique de mineurs » et « détention d’images de mineurs à caractère pornographique ».

(…)

« Ce qui nous met en colère, c’est qu’à aucun moment nous n’avons été alertés »
Car il y a un détail qui transforme cette affaire judiciaire en bombe à retardement locale. Le gendarme mis en cause vivait avec sa compagne, assistante maternelle, qui gardait à leur domicile des enfants en bas âge. Autrement dit : des tout-petits étaient confiés quotidiennement dans le foyer d’un homme soupçonné de consulter et stocker des milliers d’images pédopornographiques.
Le 6 janvier, le gendarme a été de nouveau entendu puis présenté au procureur de la République de Caen. Selon une source judiciaire citée par Radio France, il aurait reconnu « l’essentiel des faits ». Une audience est prévue le 4 juin prochain.
Juste après cette mise en cause, sa compagne a brutalement mis fin à l’ensemble de ses contrats de garde d’enfants. Sans préavis. Radio France rapporte qu’elle aurait évoqué auprès de certains parents un « burn-out professionnel » de son mari et son intention de quitter la gendarmerie. Des explications qui, à la lumière de l’enquête, prennent une toute autre résonance.
Les parents, eux, sont tombés des nues. Plusieurs d’entre eux ont tenté d’obtenir des réponses auprès des autorités. Sans succès immédiat. Pire : le commandant de la brigade locale aurait demandé à une mère de garder « un silence absolu », d’après les révélations de Radio France. Cette même mère a confié aux journalistes sa colère : « Ce qui nous met en colère, c’est le fait qu’à aucun moment nous n’avons été alertés. » Une phrase qui résume le sentiment d’un village entier.

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Saint-Vaast-la-Hougue, c’est un port de pêche classé parmi les plus beaux villages de France. Tout le monde se connaît. Alors quand la rumeur d’une enquête visant le gendarme a commencé à circuler, les langues se sont déliées vite. Trop vite pour les autorités, pas assez vite pour les familles concernées.
Le décalage est saisissant. D’un côté, une hiérarchie militaire qui demande le silence. De l’autre, des parents qui découvrent par la bande que leurs enfants passaient leurs journées dans le domicile d’un homme soupçonné de pédocriminalité. Entre les deux, un procureur qui estime avoir agi conformément aux éléments du dossier.
L’affaire rappelle d’autres dossiers récents où la communication autour d’enquêtes sensibles impliquant des mineurs a fait débat. On pense notamment à ces accusations contre Cash Investigation d’avoir retenu des informations sur des violences faites à des enfants. Ou encore à cet animateur de maternelle à Toulouse écroué après les témoignages de jeunes enfants. À chaque fois, la même question revient : qui savait, et depuis quand ?
Un procès prévu en juin, des zones d’ombre persistantes

(…)

L’enquête devra aussi déterminer si le gendarme a eu un quelconque contact inapproprié avec des mineurs dans le cadre de ses fonctions ou de sa vie privée. Pour l’instant, rien ne l’indique dans les éléments rendus publics. Mais le simple fait qu’un représentant de l’ordre soit mis en cause dans ce type d’affaire fragilise la confiance que les citoyens placent dans leur gendarmerie locale.
La gendarmerie, institution militaire, communique traditionnellement peu sur les affaires internes.

 

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14.04.2026

Lundi 13 avril, un militaire était jugé devant le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon (Vendée). Il est suspecté d’avoir harcelé son ex-compagne, de l’avoir cambriolée à deux reprises, d’avoir inondé son logement et d’avoir illégalement consulté des fichiers personnels de cette dernière grâce à sa qualité de gendarme.

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13.04.2026

Au lendemain du drame survenu rue Duchassaing, au Moule, l’émotion reste vive. Entre incompréhension, colère et attente de réponses, habitants, élus et personnes ayant connu la victime tentent de faire face. Une enquête est en cours pour éclaircir les circonstances de cette intervention mortelle.

(…)

Ce lundi 13 avril, les traces de l’intervention sont encore visibles rue Duchassaing. Les services municipaux s’affairent à nettoyer les stigmates laissés par le drame survenu la veille en fin de journée. Rapidement, cet événement tragique s’est retrouvé au cœur de toutes les discussions.
Sur place, les habitants peinent à comprendre ce qu’il s’est passé. Beaucoup refusent de s’exprimer, encore sous le choc. D’autres évoquent un sentiment mêlé de tristesse et d’incompréhension face à la mort de cet homme, bien connu dans le secteur. « Ici, c’est difficile de passer à autre chose ce matin. Quand vous voyez encore les traces, que vous savez ce qu’il s’est passé hier, ça marque forcément les esprits », confie un riverain.
Une victime connue, un profil qui interroge
L’homme, âgé d’une soixantaine d’années, était une figure familière du quartier. Souvent assis à proximité d’une boulangerie, il faisait partie du quotidien des habitants. Décrit par certains comme calme et poli, il pouvait aussi, selon d’autres, se montrer parfois dérangeant.
Plusieurs témoignages évoquent une personne fragile, souffrant de troubles psychologiques et vivant en marge de la société.
« C’est quelqu’un qui est très connu ici. Tous les matins on le voit, il est assis là, tranquille. Il dit bonjour, il n’embête personne. Moi je ne l’ai jamais vu être violent. »

(…)

Une intervention contestée, une enquête en cours

(…)

L’usage d’un taser n’ayant pas permis de le maîtriser, un gendarme a ouvert le feu à trois reprises, touchant mortellement l’homme qui n’a pas immédiatement succombé à ses blessures. Les riverains témoins de ce drame ont alors vivement invectivé les forces de l’ordre au moment des faits et s’interrogent aujourd’hui sur la façon dont la situation a été gérée.
« C’est dommage qu’on en soit arrivé là. On dit qu’il voulait agresser avec un couteau, mais je pense qu’ils auraient pu essayer de le blesser, pas de tirer comme ça. On attend de savoir si c’était vraiment de la légitime défense. »

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02.04.2026

Un ancien gendarme du Peloton motorisé d’Ancenis (Loire-Atlantique) a été condamné le vendredi 6 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Nantes pour « importation » et « détention d’images pédophiles », après avoir été « piégé » par sa compagne.
Loire-Atlantique : trahi par sa femme, le gendarme téléchargeait des images pédophiles
Cette mère de famille de Mésanger avait eu des doutes sur son compagnon après que sa fille de 15 ans, née d’une première union, ait révélé les « agressions sexuelles » de celui-ci. L’homme l’aurait « prise en photo pendant qu’elle dormait » en « soulevant sa couette au niveau de ses jambes ». Elle se souvient d’un « flash » dans la nuit alors qu’elle était « peu habillée ». Ces premiers faits avaient donné lieu à un « signalement du collège » de l’adolescente.

(…)

Sa belle-fille visée

(…)

L’adolescente avait aussi révélé que son beau-père lui aurait « caressé le mollet en remontant la cuisse », un soir, alors qu’elle faisait une « crise d’angoisse ». Il l’aurait aussi « embrassée contre son gré ».
La présence de son téléphone « en mode caméra » au sol des « vestiaires de la piscine » municipale, un jour qu’il l’accompagnait, l’avait aussi intriguée.
« Elle a toujours été une enfant perturbée : elle consultait un psy avant-même que je connaisse sa mère », s’est défendu le prévenu, qui ne nie pas les faits, mais qui juge qu’ils ont été « mal interprétés » par sa belle-fille. « Sa mère voit ces images sur mon appareil, mais elle a continué d’avoir des relations avec moi », a-t-il fait observer.
Sa compagne le piège en ligne
Reste que la mère de la collégienne était revenue à la gendarmerie d’Ancenis le 21 mai 2024, moins de deux semaines plus tard. Elle s’était entre-temps connectée sous un faux nom sur un site de rencontres pour « échanger » avec son compagnon.
« Elle va vous piéger et se rendre compte que vous êtes intéressé par les jeunes filles », a résumé la présidente du tribunal à l’attention de ce père de cinq enfants. « J’aime les jeunettes », avait-il confié en ligne.
C’est dans ces conditions que les gendarmes avaient passé au peigne fin ses « comptes Google » et « Apple » : on y voyait des « fillettes de 5 à 15 ans » faire « des fellations à des adultes » ou encore « des bébés de 1 mois ».
« Je me fais gerber »
Placé une première fois en garde à vue le 31 mai 2024, puis une seconde le 14 janvier 2025, le gendarme avait expliqué avoir voulu « mettre un peu de piment dans sa vie sexuelle », qu’il trouvait « monotone » avec sa compagne rencontrée cinq ans plus tôt.

(…)

18 mois de prison requis

(…)

Le représentant du ministère public, qui n’était « pas sûr » que l’homme ait « pleinement conscience » des « préjudices considérables » qu’il a pu causer, avait donc requis 18 mois de prison avec sursis probatoire au vu de la « dangerosité » de ce prévenu et du « risque évident de réitération » des faits.

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Condamné à trois ans de prison avec sursis
Le tribunal a finalement prononcé trois ans de prison avec sursis probatoire à son encontre : pendant deux ans, il sera obligé de suivre des soins.

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27.03.2026

Deux participants à une rave party organisée en décembre à Carhaix (Finistère), dont le camion avait été touché par les tirs d’un gendarme, ont demandé la saisie d’un juge d’instruction pour « tentative de meurtre », a annoncé leur avocat vendredi 27 mars 2026.
« J’ai fait des demandes de suivi de procédure et nous n’avons reçu aucune réponse du parquet. Mes clients n’ont été ni auditionnés, ni convoqués », a déclaré Me Pierre Brunisso à l’AFP.
« Violences volontaires »
Il a ajouté avoir déposé une plainte avec constitution de partie civile, visant également des faits de « violences volontaires », afin qu’un juge d’instruction soit saisi. Dans cette plainte, dont l’AFP a obtenu copie, Me Brunisso demande notamment que l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) soit en charge de l’enquête.
Elle est accompagnée de la photo du camion présentant deux impacts de balle dans la porte avant gauche. Les deux tirs ont eu lieu dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 janvier alors que Victor, 28 ans, et Emmanuel, 37 ans, quittaient la fête illégale ayant rassemblé 2.500 personnes sur un ancien site industriel Entremont.

(…)

Le 16 décembre dernier, le procureur de Brest Stéphane Kellenberger avait confirmé avoir ouvert une enquête en vue d' »éclairer les circonstances de cet usage d’arme à feu ».

(…)

Victor, le conducteur du camion a lui nié tout refus d’obtempérer, disant avoir été visé par les tirs alors qu’il sortait du site de la rave party au milieu des gaz lacrymogènes et du vacarme des explosions de grenades.

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22.03.2026

Ce jeune gendarme volontaire, né en 2001, était affecté à la base militaire d’Istres. Mais il verbalisait des automobilistes lorsqu’il était en repos, hors de son périmètre de compétence et notamment à Marseille.

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21.03.2026

Une vidéo filmée le 14 mars à Guiche (Pyrénées-Atlantiques) montre deux hommes en polo de gendarme tenir des propos racistes et faire un salut nazi.
(…) Elle circule d’abord discrètement, sous la forme d’une story privée sur Instagram, avant d’être rendue publique le 18 mars sur Facebook par le mouvement antifasciste basque Ipeh Antifaxista. Ses militants affirment ne pas vouloir laisser passer « saluts nazis de comptoir » ni ces appels aux violences racistes et dit avoir identifié les deux protagonistes.
(…) L’un d’eux désigne son voisin et lance : « Lui, c’est un monstre, il a attrapé trois bougnoules ce soir. » Son interlocuteur répond aussitôt : « Trois Arabes en moins ! » Le premier enchaîne alors avec un « Viva la France ! Heil, heil, heil ! », accompagné d’un salut nazi.
Selon les militants d’Ipeh Antifaxista, le premier homme serait un membre du comité des fêtes de Came, commune voisine. Le second serait un gendarme, une piste que les investigations internes de la gendarmerie départementale n’ont, à ce stade, pas confirmée, établissant au contraire que la personne « n’est pas un militaire d’active de la gendarmerie nationale ».

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20.03.2026

Un contrôle routier tourne mal dans la commune de Tsingoni à Mayotte. Un gendarme tire sur un homme armé. Celui-ci décède.

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17.03.2026

Le juge des référés du tribunal administratif d’Orléans par une ordonnance de fin janvier 2026 qui vient d’être rendue publique, a fait « injonction » à la préfète du Loiret de « faire procéder à la restitution provisoire » de l’arme de service d’un gendarme du groupement du Loiret visé par une enquête pénale. L’arrêté ordonnait au militaire de se dessaisir de ses armes.
Un rapport par le commandant de la compagnie
Ce sous-officier dans la gendarmerie nationale avait en fait été visé par un « rapport administratif« , le 7 mai 2025, par le commandant de sa compagnie d’affectation. Dans la foulée, le 12 mai suivant, la préfète du Loiret avait ordonné à ce gendarme de « remettre immédiatement les armes, munitions et éléments d’armes en sa possession » et lui avait fait « interdiction d’acquérir ou [d’en] détenir ».
Sophie Brocas avait également prévu la « mention de cette interdiction au Fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes » (FINIADA) et lui avait retiré son permis de chasse.
Un militaire déjà visé par des antécédents judiciaires
Mais le militaire – déjà visé par une « mention » au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) qui recense les personnes faisant l’objet d’une enquête – avait saisi le juge des référés du tribunal administratif d’Orléans pour obtenir la suspension de cette décision, jusqu’au réexamen au fond de l’affaire par une formation collégiale de trois magistrats d’ici dix-huit mois à deux ans.

(…)

Il était enfin empêché de s’adonner à ses « loisirs », la chasse et le tir sportif, et subissait donc « une atteinte disproportionnée à ses libertés » alors qu’il est « présumé innocent ».
Un obstacle certain à l’exercice de son métier
Son « impossibilité de s’adonner à la chasse (…) ainsi qu’au tir sportif » – de « simples loisirs » – ne constitue qu’une « atteinte limitée » à ses libertés, constate tout d’abord le juge des référés du tribunal administratif d’Orléans dans une ordonnance en date du 26 janvier 2026 et qui vient d’être rendue publique. Elle ne permet donc pas de « caractériser (…) une situation d’urgence ».
Pas les armes de chasse et et de loisirs mais l’arme de service

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13.03.2026

Le militaire, parti dans un autre département, était absent de l’audience devant le tribunal correctionnel d’Agen, ce vendredi 13 mars

(…)

« Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Je vais te massacrer. » À défaut d’entendre les explications de la bouche du prévenu, les juges du tribunal correctionnel d’Agen ont été contraints de se contenter de la retranscription d’un aperçu des messages, parmi les milliers recensés par la procédure.

(…)

De leur relation amoureuse de quelques mois au début de l’année 2025, succédera une rupture inconcevable pour le trentenaire, en proie à une addiction à l’alcool.
Fausse alerte
Outre les insultes et propos dénigrants, le militaire tente par tous les moyens d’entrer en contact avec son ex, après que celle-ci a tenté de l’aider, puis bloqué son numéro de téléphone, jusqu’à se claquemurer dans son logement. Entre le 10 et le 17 juillet 2025, le gendarme lui adresse 359 messages, dont certains revêtent un caractère menaçant, notamment pour la carrière de la jeune femme. Un mois plus tard, le trentenaire, n’ayant aucune réponse téléphonique, ni physique lorsqu’il tambourine à sa porte ou tente d’escalader son balcon, contacte le Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie en prétextant une menace visant sa collègue, afin d’envoyer une patrouille sur les lieux.
« Ce dossier est celui d’une pression qui a progressivement envahi la vie de ma cliente, l’a complètement détruite », a illustré Me Sophie Lagarde, conseil de la partie civile.

(…)

« Courageuse, elle tenait à être présente pour clore ce chapitre, contrairement à monsieur qui se retranche derrière une obligation professionnelle pour ne pas se déplacer », a déploré l’avocate, glissant que le militaire avait déjà fait l’objet d’une procédure disciplinaire pour des attitudes inconvenantes envers des gendarmes adjoints volontaires et utilisé un Taser sur la conjointe d’un collègue.

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05.01.2026

Sauf que Loïc Carron a la bonne idée de faire des doigts d’honneur aux gendarmes en leur criant «allez niquer vos mères».

(…) Il est interpellé et placé en garde à vue.

(…) Pour le tout, le parquet requiert dix mois de prison dont cinq mois de sursis probatoire pendant deux ans, avec une obligation de travail, un stage de citoyenneté à réaliser et une interdiction de port d’armes pendant cinq ans. Ainsi que les 200 € d’amende pour le défaut de contrôle technique. Le tribunal suivra ces réquisitions. Le jeune homme devra également s’acquitter de 100 € à chaque gendarme pour leur préjudice moral.

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13/12/2025

Sur l’ensemble du week-end, c’est le chiffre faramineux de 1565 amendes qui ont été dressées à la chaîne, illustrant la féroce répression financière qui s’abat sur toute une culture. Alors même que la fête s’est globalement déroulée dans le calme, la situation s’est tendue le dimanche soir après 20h, alors que plusieurs centaines de personnes étaient encore présentes sur site. Ce sont ainsi des tirs de LBD et de lacrymogènes qui ont clôturé le week-end festif.

(…) Âgés de 37 et 29 ans, les deux teufeurs visés par les tirs portent plainte pour tentative de meurtre et violences par personnes dépositaires de l’autorité publique. Photo des impacts de balle sur leur véhicule à l’appui, les victimes dénoncent des tirs «sans sommation», ainsi que plusieurs dizaines de coups de matraque sur le conducteur dont la vitre aurait été brisée. Traîné hors de son camion puis déshabillé à même le macadam, le teufeur est finalement placé en garde à vue. Pour rappel, toute fouille corporelle est légalement tenue de «respecter la dignité humaine» et doit être pratiquée dans un endroit clos respectant l’intimité.

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12/12/2025

Deux gendarmes en poste à Domont, dont l’un originaire de Toulouse, sont au cœur d’une vaste affaire de corruption impliquant une société de location de voitures de la région toulousaine. Soupçonnés d’avoir levé illégalement des immobilisations de véhicules et consulté des fichiers confidentiels en échange d’avantages, ils ont été interpellés avec trois complices et seront jugés par le tribunal correctionnel de Pontoise.

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07/12/2025

L’enquête, ouverte pour homicide involontaire par conducteur et blessures involontaire par conducteur pour la gendarme qui était au volant et pour complicité concernant le chef de bord, a été confiée aux gendarmes de la brigade de recherches de Chantilly

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07/12/2025

Dans un communiqué, le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, explique avoir décidé de classer sans suite les violences des gendarmes soit parce que les blessures ont été causées par un tir « conforme » (un cas), soit parce que les tirs non conformes ont pu être justifiés par le « contexte ultraviolent », soit parce que leurs auteurs n’ont pas pu être identifiés.

(…) Pour Me Chloé Chalot, avocate des quatre blessés graves qui avaient porté plainte à la suite des violences subies lors de la manifestation, cette décision « est à la fois très décevante et très peu surprenante au vu de l’attitude du parquet au cours de cette procédure. »

(…) Le parquet a également annoncé jeudi qu’il classait sans suite ces faits de « non assistance à personne en danger ».

 

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06/12/2025

On y voit un gendarme avec un fusil d’assaut HK G36 au premier plan, et un contrôleur de la SNCF qui vérifie avec bonhommie le ticket d’un passager à l’arrière. Voilà la nouvelle normalité dans ce pays. Vérifier des titres de transport en présence d’armes de guerre.

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20/11/2025

« Il venait de remettre en route une moto qui ne roulait plus, avec son ami. Il a fait le tour du bâtiment pour vérifier qu’elle roulait bien lorsque que les gendarmes sont arrivés en face de lui et lui sont rentrés dedans à pleine vitesse », témoigne la jeune femme.

« Ils étaient trois dans le véhicule et lui ont foncé dessus », appuie-t-elle. Selon l’habitante du quartier Beauséjour, les gendarmes n’auraient pas activé leur gyrophare ni fait signe au pilote de s’arrêter.

(…) Il s’en est sorti avec deux fractures à un doigt et des points de suture au pied et a décide de déposer plainte mercredi matin en gendarmerie de Noyon « contre le gendarme » au volant du véhicule.

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13/11/2025

Un important dispositif de sécurité a été déployé au petit matin autour de la résidence Colbert, à Blainville-sur-Orne. C’est dans l’un des logements sociaux du quartier que l’homme résidait seul et a été retrouvé dans un état nécessitant « une prise en charge médicale ».

(…) Deux gendarmes ouvrent alors le feu et blessent l’homme à l’abdomen. Pris en charge par le SAMU de Caen, « il est décédé en fin de matinée, malgré les soins apportés immédiatement »

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06/11/2025

Dans la soirée du mercredi 5 novembre, les gendarmes sont intervenus Cité de l’Océan, au centre-ville de Sainte-Rose. Un homme est décédé au cours de l’intervention qui se déroulait à son domicile.

(…) Vers 23h, les militaires auraient enfoncé la porte du gramoune. Il s’agissait pour les militaires de s’inscrire dans une procédure d’hospitalisation sous contrainte, indique la procureure.

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05/11/2025

Et malgré les preuves accablantes, les images, les témoignages et les enregistrements des gendarmes eux-mêmes, il ne s’est rien passé. L’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale – l’IGPN version gendarme – dit qu’elle n’a «identifié» aucun auteur de violence. Alors même qu’il suffit de relier les enregistrements vidéo au porteur de la caméra, que des noms sont cités et des donneurs d’ordre identifiés ! L’IGGN n’a même pas fait semblant d’enquêter : Mediapart explique qu’aucun gendarme n’a été interrogé sur le contenu des images. Et même que trois escadrons de gendarmerie ont refusé de donner leurs enregistrements aux enquêteurs, sans que cela ne provoque la moindre réaction.

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13/10/2025

Quatre ans après les faits, la famille de l’homme de 27 ans tué par un gendarme à Bossey pendant un vol de deux-roues, conteste la légitime défense. Elle a fait appel de l’ordonnance de non-lieu délivrée par le juge d’instruction.

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02/10/2025

« Un officier (…) poste de nombreuses publications et commentaires affichant ses opinions sur des sujets politiques »

(…) une sous-officière « participe à une vidéo TikTok dans laquelle elle fait la promotion de produits de beauté »

(…) un gendarme « propose de consulter des fichiers (…) en échange d’une rémunération » sur des applications de messagerie

(…) Cette année-là, d’après le rapport de l’IGGN, sur les 255 signalements internes parvenus à l’« IG », la « police des polices » de la gendarmerie, près de 62 % avaient trait à des cas de harcèlement moral (soit 160), dont seulement 11 ont été « avérés » ou « partiellement avérés » après enquête. Selon quels fondements les autres ont-ils été écartés ? Impossible de le savoir, dans un document de 55 pages à vocation synthétique. Une certitude en revanche : la « surreprésentation des militaires féminines » à l’origine des signalements

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12/09/2025

Extraits

Pourtant, les actions et manifestations étaient d’un grand calme : la plupart du temps il s’agissait simplement de bloquer la circulation ou de se rassembler. Plus nous sommes sages, plus ils nous écrasent.

C’est une démonstration supplémentaire que la violence d’État n’a aucun lien avec le niveau de « violence » du mouvement social. La répression n’est pas une « réponse », mais un choix politique.

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#METOOPOLICE : DES DIZAINES DE FEMMES AGRESSÉES PAR LES AGENTS CHARGÉS DE RECUEILLIR LEUR PLAINTE

Disclose


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Elles ont franchi les portes d’un commissariat ou d’une gendarmerie pour chercher justice et protection. Au lieu de cela, 57 femmes retrouvées par Disclose ont été victimes de violences sexuelles commises par les fonctionnaires chargés de recueillir leurs plaintes.

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NOUVELLE-CALÉDONIE : LES ZONES D’OMBRE DE LA MORT DE LIONEL PAÏTA, 26 ANS, TUÉ PAR DES GENDARMES EN PERMISSION

Le Monde


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Le 3 juin 2024, alors que des dizaines de barrages entravent la route, six gendarmes décident, sans en informer leur hiérarchie, de parcourir les 40 kilomètres qui les séparent de leur affectation, à l’aéroport La Tontouta, pour aller déjeuner sur les baies de Nouméa, haut lieu touristique de la capitale, malgré la crise insurrectionnelle qui frappe la Nouvelle-Calédonie depuis deux semaines. L’escapade, à bord de deux voitures louées par leurs soins, se terminera par 13 coups de feu tirés sans sommation après une course-poursuite, suivis d’un échange de tirs, et par deux blessés du côté indépendantiste, dont Lionel Païta, 26 ans, qui décédera quatre jours plus tard, le 7 juin.

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LIGUE DES CHAMPIONS : DÉFERLANTE POLICIÈRE À PARIS

CONTRE ATTAQUE


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Ce type de dispositif de répression, qui est désormais systématique à chaque moment de liesse populaire, ne sert qu’à générer du chaos et toujours plus de violences. Charges, colonnes de motards de la BRAV qui frappent au hasard, matraquages au sol, coups gratuits sur des personnes en fuite… Une véritable stratégie de la tension.

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UN POLICIER A-T-IL LE DROIT DE ME TUTOYER ?

ça M’INTÉRESSE


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Oui, l’usage du vouvoiement est une obligation réglementaire pour les policiers et les gendarmes.

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SEPTUAGÉNAIRES TUÉS DANS UN ACCIDENT CAUSÉ PAR UN GENDARME IVRE : DEUX DE SES COLLÈGUES JUGÉS EN APPEL

Le Dauphiné


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La collision d’une extrême violence avait coûté la vie aux époux Duron dont la voiture, immobilisée dans un embouteillage sur une voie de la RD 1006, à Bourgoin-Jallieu, avait été percutée par le véhicule du chauffard.

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MORT DE CLAUDE JEAN-PIERRE : DE NOUVEAUX ÉLÉMENTS ANÉANTISSENT LA VERSION DES GENDARMES

Mediapart


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Quatre ans après le décès de ce retraité de 67 ans à la suite d’un contrôle routier à Deshaies en Guadeloupe, Mediapart dévoile en détail les conclusions des expertises médicales et les contradictions des deux gendarmes mis en cause.

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UN HOMME DE 19 ANS BLESSÉ PAR DES TIRS DE GENDARMES APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER PRÈS DE GRENOBLE

ouest france


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Un conducteur de 19 ans a été touché au bras et au pectoral par des tirs de gendarmes après avoir refusé de se soumettre à un contrôle, à Échirolles (Isère), dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février.

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SOUPÇONS D’AGRESSION SEXUELLE ENTRE GENDARMES DE L’HÉRAULT : LE TRIBUNAL RELAXE L’ADJUDANT, LA PLAIGNANTE ESPÈRE UN APPEL

Midi Libre


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« Je ne comprends pas cette décision, c’est une énorme déception ». Le tribunal correctionnel de Toulouse, spécialisé dans les affaires militaires, a prononcé fin janvier la relaxe d’un sous-officier de la gendarmerie de l’Hérault, qui avait été poursuivi pour « agression sexuelle aggravée » à la suite d’une plainte déposée en janvier 2023 par Eva, une jeune gendarme auxiliaire alors âgée de 22 ans.

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BRUNO RETAILLEAU FAIT ARRÊTER UNE COLLÉGIENNE AVANT DE L’EXPULSER VERS LA BELGIQUE

blast


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Il n’y a pas de petite ni d’indigne victoire dans les croisades du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Le 22 janvier, les chiffres d’expulsion de la Place Beauvau ont enregistré trois nouvelles « prises en charge » : une mère célibataire burkinabé et ses deux enfants. Sa fille, élève du collège Paul Verlaine de Maizières-Les-Metz (Moselle), a même été appréhendée dans l’enceinte de l’établissement par les gendarmes. Et les forces de l’ordre ont héroïquement raccompagné ces dangereuses sans papiers à la frontière… belge, comme l’a rapporté le Républicain Lorrain.

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13.01.2025

RONY CELY ABATTU PAR UN GENDARME : UN AN APRÈS, UNE VIDÉO MET LE FEU AUX POUDRES ET LA FAMILLE ÉPLORÉE RÉCLAME JUSTICE

franceinfo:


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Un extrait vidéo de la caméra-piéton du militaire a fuité sur les réseaux sociaux, le week-end dernier ; une diffusion illégale qui met de l’huile sur le feu.

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SOUPÇONS D’AGRESSION SEXUELLE À LA CRÈME CHANTILLY ENTRE GENDARMES DE L’HÉRAULT : DU SURSIS REQUIS CONTRE L’ADJUDANT

Midi Libre


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Les dérapages d’une « journée de cohésion » en maillot de bain des gendarmes de la brigade de Valras-Plage, avec crème chantilly, mains baladeuses et soupçons d’agression sexuelle dans une paillote de plage de l’Hérault, le 5 septembre 2022, ont été longuement examinés, lundi 25 novembre, au tribunal correctionnel de Toulouse, compétent pour les délits commis en Occitanie par des militaires en activité.

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LES GENDARMES ONT VERBALISÉ EN RAFALE SUR LA RAVE PARTY DE SAINT-MAURICE-ÉTUSSON DANS LES DEUX-SÈVRES

La Nouvelle République


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La gendarmerie a dressé près de 400 verbalisations pour divers motifs lors de la rave party de Saint-Maurice-Étusson. Selon les gendarmes, cette pression a écourté l’événement.
Ce lundi 11 novembre 2024 au matin, il ne restait plus guère de traces de la rave party qui s’est déroulée à Saint-Maurice-Étusson depuis la nuit du vendredi 8 jusqu’au soir du dimanche 10 novembre. Seuls demeuraient sur le site quelques véhicules de gendarmerie.
« À 21 h hier soir, ils étaient partis », raconte Pascal Lagoguée, le maire de la commune occupé à préparer la cérémonie du 11 Novembre. « Ils sont partis en convoi jusqu’à 23 h », précise le lieutenant-colonel Éric Hoarau. « De cette manière, ils nous empêchent de les intercepter. »

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VIOLENCES POLICIÈRES : DES GENDARMES EN ROUE LIBRE À LA RAVE PARTY DE PARNAY


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Extrait

L’histoire était écrite : renvoyé en comparution immédiate pour violences et rébellion contre les forces de l’ordre après la free party de Parnay (Maine-et-Loire) en mai dernier, Pablo Caron était promis à une condamnation par le tribunal de Saumur. Mais les témoignages et les vidéos de son arrestation ont conduit les juges à demander l’ouverture d’une nouvelle enquête. Un cas d’école.

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LES GENDARMES : PREMIERS SQUATTEURS DE FRANCE


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Extrait

«En raison d’un important “trou” dans les caisses, la gendarmerie n’est plus en mesure de payer les loyers de ses locaux et de ses logements de fonction» explique le média France Bleu ce mardi 8 octobre. Les gendarmes seraient ainsi devenu les squatteurs de leurs locaux, en toute impunité.

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INTERPELLATION HOULEUSE À AMBOISE : « C’EST LE MONDE À L’ENVERS, ON DEMANDAIT JUSTE DE L’AIDE »

La Nouvelle République


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Le 30 juillet 2024 vers 22 h, les gendarmes ont été appelés à Amboise alors que la situation était tendue aux abords d’un bar à bières. Sébastien, 52 ans, y fêtait son anniversaire : il décrit une réaction « disproportionnée » des militaires.
« Avec tout ce qui s’était passé, nous étions un peu excités c’est vrai. Mais les gendarmes sont arrivés comme des cow-boys. »

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MÉGABASSINES : LA ROCHELLE SOUS LES MATRAQUES

Contre Attaque


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Les unités les plus violentes du maintien de l’ordre français ont été envoyées pour charger, frapper et gazer sans relâche, chassant les manifestant-es partout où ils allaient. La CRS 8 a notamment passé à tabac une foule pacifique dans le seul but de la traumatiser.
Les gendarmes, appuyés par des blindés et des canons à eau, ont également chargé l’avant et l’arrière d’un cortège simultanément, mettant en danger tout le monde.

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NOUVELLE-CALÉDONIE : HUITIÈME MORT DEPUIS LE DÉBUT DES TROUBLES, APRÈS UNE FUSILLADE DES GENDARMES

TRTFRANÇAIS


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L’un des deux hommes blessés par balles par des gendarmes lundi en Nouvelle-Calédonie a succombé à ses blessures vendredi, ce qui porte à huit le nombre de morts depuis le début des troubles dans l’archipel français du Pacifique sud.

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TRAFIC D’ARMES : UN GENDARME DE MAINE-ET-LOIRE VISÉ PAR UNE ENQUÊTE JUDICIAIRE

ouest france


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Un gendarme de Maine-et-Loire est visé par une enquête judiciaire après la disparition d’une mitrailleuse stockée en mairie de Rochefort-sur-Loire, près d’Angers.

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UN GENDARME ET SA SUBORDONNÉE SURPRIS DANS UNE SITUATION ÉQUIVOQUE DANS UNE VOITURE DE PATROUILLE : L’ANCIEN ADJUDANT CONDAMNÉ POUR AGRESSION SEXUELLE

franceinfo:


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Un ancien adjudant de gendarmerie de 55 ans a été condamné, le jeudi 6 juin 2024, à 15 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir agressé sexuellement en 2021 une gendarme adjoint volontaire de 23 ans.

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VÉNÉRÉ PAR L’EXTRÊME DROITE, L’ÉCUSSON «VALKNUT» DES GENDARMES DU PSIG DE CHOLET RETIRÉ SUR-LE-CHAMP

ouest france


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Sur les réseaux sociaux, les photos ont suscité des réactions. Lundi 27 mai 2024, devant le lycée de Chemillé-en-Anjou, lors de l’agression au couteau d’une professeure d’anglais, des militaires du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Cholet arboraient tous un écusson rouge, accroché au dos du gilet pare-balles.

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RÉPRESSION ANTISYNDICALE : « LES GENDARMES M’ONT POSÉ DES QUESTIONS POLITIQUES », AFFIRME LE DÉLÉGUÉ CGT CHRISTIAN PORTA

L’Humanité


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Leader syndical très connu en Moselle, Christian Porta a été licencié le 23 avril par la direction du groupe Invivo, le grand groupe français de l’agrobusiness qui a racheté l’usine de boulangerie industrielle de Folschviller. Saisie par la CGT, l’Inspection du travail s’est opposée au licenciement en démontant point par point les arguments de la direction, mais la direction est passée outre et a confirmé le licenciement du délégué.

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NOUVELLE CALÉDONIE. DEUX HOMMES BLESSÉS PAR DES GENDARMES DANS UNE FUSILLADE

ouest france


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La Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) de Païta, organisation indépendantiste kanake, a donné une autre version des faits. Selon elle, ce sont des automobilistes qui ont profité du déblaiement de la route par les forces de l’ordre pour passer « à vive allure en ouvrant le feu avec des balles réelles sur nos jeunes positionnés aux abords de la route ».

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CE QUE L’ON SAIT APRÈS LE TIR D’UN GENDARME PRÈS D’UNE STATION DE LAVAGE EN CORRÈZE


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Le militaire a fait usage de son arme lors d’une tentative d’interpellation d’une voiture à Varetz, près de Brive, ce dimanche. Plus tard dans la journée, le véhicule a été retrouvé dans le nord de la Dordogne.

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DE LA PRISON FERME POUR JETS DE PIERRE SUR DES GENDARMES À SAINT-LOUIS

franceinfo


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Un homme de 23 ans a écopé, vendredi, d’une peine d’un an de prison ferme pour avoir jeté des pierres en direction de gendarmes au niveau de la tribu de Saint-Louis (Mont-Dore, Nouvelle-Calédonie).

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À PONTIVY, MENACE DE MORT SUR LES GENDARMES : DIX MOIS DE PRISON FERME

Le Télégramme


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Le tribunal a décidé de le condamner à seize mois de prison dont six assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec mandat de dépôt. Son permis a aussi été annulé et il devra payer 200 € d’amende.

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SERGE, TOMBÉ DANS LE COMA À SAINTE-SOLINE : « LA POLICE A REÇU CARTE BLANCHE »

Reporterre


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Manifestant contre les mégabassines, Serge Duteuil-Graziani a été très gravement blessé par les gendarmes. Une violente répression physique qui résulte d’une consigne politique, analyse-t-il pour Off Investigation et Reporterre. (suite…)

LES OPPOSANTS A L’A69 AFFAMÉS PAR LES GENDARMES

Reporterre


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Les gendarmes empêchent depuis un mois le ravitaillement des militants perchés dans des arbres du Tarn pour s’opposer à l’A69. Afin de dénoncer cette « torture », des activistes ont manifesté à Bruxelles. (suite…)

PLUS D’UN POLICIER OU GENDARME SUR DEUX CONSIDÈRE QUE LE SUCCÈS DE SA MISSION PRIME SUR LE RESPECT DE LA LOI

france bleu


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Selon une enquête dévoilée ce mardi par la Défenseure des Droits, plus de la moitié des policiers et gendarmes (51,8%) considèrent que mener à bien leur mission est prioritaire sur le respect de la loi. Près de 40% d’entre eux jugent par ailleurs les contrôles d’identité peu efficaces.

AUTOROUTE A69 : MAINTIEN DE L’ORDRE ET ENTRAVES À LA LIBERTÉ DE LA PRESSE AU MENU DE LA VISITE DU RAPPORTEUR DE L’ONU

franceinfo


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Le rapporteur de l’ONU sur les défenseurs de l’environnement est allé à la rencontre, jeudi 22 février 2024, des opposants au chantier de l’A69 afin de constater par lui-même les méthodes des forces de l’ordre employées dans le Tarn. Une visite au cours de laquelle la presse a été à nouveau entravée dans son travail.

MORT D’ADAMA : LE PARQUET RECONNAIT L’IMPLICATION DES GENDARMES MAIS CONTINUE DE DÉFENDRE L’IMPUNITÉ

Révolution Permanente


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Après plus de huit ans, le parquet a reconnu dans son réquisitoire « un lien de causalité » entre la mort d’Adama Traoré et sa violente interpellation par trois gendarmes en 2016 dans le cadre du procès en appel des gendarmes. L’Etat continue cependant à demander la confirmation du non-lieu.

(suite…)

DANS L’HÉRAULT : POUR AVOIR SOUTENU LA PALESTINE, UN MARAICHER MENACÉ ET UN CLIENT ARRÊTÉ

Contre Attaque


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Avec l’affaire de Clermont-l’Hérault, on peut dire que l’État tente de museler toute critique du génocide partout, des grandes métropoles jusqu’aux marchés des petits bourgs.

VIOLENCES LORS D’UNE INTERPELLATION : DEUX GENDARMES ET UN POLICIER MUNICIPAL SERONT JUGÉS

Le Dauphiné


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Deux gendarmes mobiles extérieurs au département, qui armaient le poste provisoire de la station, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Gap. Ils avaient été mis en examen pour des violences lors de l’interpellation. Un troisième protagoniste de l’affaire sera jugé pour “destruction de document dans le but de faire obstacle à la manifestation de la vérité”.

(suite…)