25.07.2026

Quartier Liberté à La Roche-sur-Yon, un adolescent affirme avoir été violemment interpellé par la Bac. Malgré le classement de l’affaire sans suite, le traumatisme persiste.
Ce mercredi 22 avril 2026 hante encore les souvenirs de Nizar*, un adolescent de 15 ans scolarisé en classe de Seconde. À l’heure où l’après-midi s’achevait dans le quartier Liberté à La Roche-sur-Yon, ce qui ne devait être qu’une fin de journée banale entre amis s’est terminé par une perte de connaissance et 17 heures de garde à vue. « Costaud au regard des faits », ironise sa mère.
Cet après-midi-là, Nizar et trois amis discutaient près de la boîte postale lorsque la voiture de la Brigade anti-criminalité (Bac) a pointé le bout de sa carlingue. Des cris de singe ont ricoché sur les tours. Selon le jeune homme, l’ambiance était aux jeux : « On jouait, on criait… en direction d’un ami assis sur un banc, pour l’embêter. »
Quand les policiers repassent, la petite bande part à la courette. Bien qu’il n’ait jamais eu de démêlés avec la justice, Nizar cède à la panique et prend la fuite sur sa trottinette, puis à pied. « J’ai ressenti de la pression et du stress. »
« Il m’a cogné la tête par terre »
Après avoir joué au jeu du chat et de la souris, l’adolescent est rattrapé à deux pas de son appartement, dans une coursive qui longe les caves. « Il m’a pris par les cheveux, il m’a tiré et m’a cogné la tête par terre. » Le jeune homme d’1,90 m pour 60 kg est « tombé KO ».
Il dit avoir perdu connaissance pendant deux à trois minutes. Avant de retrouver ses esprits, menottes aux poignets. « Un policier m’a insulté, m’a dit : Ferme ta gueule, fils de p*. »
Un voisin ayant assisté à la scène depuis sa fenêtre a témoigné par écrit. Il affirme que Nizar ne montrait « pas de résistance » au moment de l’interpellation. « Au lieu de l’amener vers son collègue, il l’a entraîné à l’abri des regards », il assure avoir entendu le jeune crier « ma tête » à plusieurs reprises.
Au commissariat, Nizar découvre qu’il saigne à la tête. Un autre agent lui aurait alors lancé : « Tu as de la chance que ce ne soit pas moi, sinon je t’aurais éclaté le visage en sang. » Après un passage à l’hôpital, l’adolescent est placé en garde à vue pour outrage et violences sur agent.
Des accusations qu’il nie en bloc. L’affaire sera d’ailleurs classée sans suite par le Parquet, faute « d’éléments suffisants » pour engager des poursuites.
Un hématome, des céphalées
Pour sa mère, installée dans le quartier depuis treize ans, c’est le choc. Lorsqu’elle retrouve son fils le lendemain midi, elle décrit un enfant au visage « fermé » par la peur. « Ce qui m’interpellait c’est que l’OPJ (officier de police judiciaire) me disait des choses qui ne ressemblaient pas à mon fils… Il n’y avait rien de normal dans tout ça. »
Après sa libération, elle file chez le médecin. Un hématome du cuir chevelu, des céphalées, une gonalgie droite et des douleurs au genou ont été constatés. Un certificat médical mentionnant une incapacité totale de travail de quatre jours a été délivré.
À la veille des grandes vacances, Nizar, qui venait de clore son année scolaire avec 14 de moyenne, semblait encore marqué par l’événement. Depuis, il craint de recroiser la Bac dans le quartier.
« Un simple rappel à la loi aurait suffi »
La famille ne veut pas en rester là. Après un signalement à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) qui n’a pas abouti, elle a décidé d’effectuer un signalement au procureur. « Ce que je souhaite, c’est que cet agent présente ses excuses, qu’il reconnaisse les faits. Que les jeunes et les parents concernés aient le courage de déposer plainte. »
Pour eux, il s’agit avant tout de dénoncer des pratiques qu’ils jugent traumatisantes. « Oui, c’est stupide qu’il soit parti en courant. Mais cela ne justifie pas une telle violence. L’usage de la force est disproportionné par rapport à la gravité des faits », s’indigne la mère. « Un simple rappel à la loi aurait suffi. »
* Prénom d’emprunt.

(…)

Le médecin, sollicité pour vérifier la compatibilité avec la garde à vue, n’a fait « aucune observation ». Tout comme le Parquet qui a classé l’affaire sans suite.

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25.07.2026

Missionnée par la nouvelle édile, Kristell Niasme (Les Républicains), pour mener des opérations plus offensives, la police municipale de la ville est au cœur d’une enquête judiciaire qui vaut à sept de ses membres d’être renvoyés devant le tribunal.
Ils sont plusieurs dizaines d’agents de la police nationale à débouler rue de la Marne, à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), en ce début d’après-midi du 8 avril. Ils s’apprêtent à réaliser un coup de filet pour le moins inhabituel. Leurs objectifs : neuf agents de la police municipale de la ville, à savoir les huit policiers de la brigade de soirée et leur directeur, Olivier Roussy. Ils viennent les chercher directement sur leur lieu de travail, à l’heure de la prise de service.
Après avoir fouillé l’hôtel de police municipale, les différents véhicules, et récupéré des documents, les enquêteurs repartent et placent en garde à vue leurs neuf objectifs et deux personnes supplémentaires, des opératrices du centre de supervision urbaine (CSU) qu’il leur restait à identifier.
Cela fait alors trois mois que les policiers nationaux enquêtent sur leurs collègues municipaux, à la suite d’une demi-douzaine de dépôts de plainte entre janvier et avril. Les agents villeneuvois avaient d’ailleurs de quoi s’en douter : pour se procurer des images de vidéosurveillance de la ville, les policiers nationaux chargés de l’enquête ont dû adresser des réquisitions… au directeur de la police municipale.
De 4 à 18 agents
A l’issue des gardes à vue, sept fonctionnaires ont été renvoyés devant le tribunal. Cinq d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire – il leur est notamment interdit d’exercer leur métier sur la voie publique. Les infractions retenues sont diverses : violences aggravées, dégradations, violation de domicile, faux…
Ces poursuites interviennent alors que la police municipale de Villeneuve-Saint-Georges a radicalement changé de visage au cours de l’année écoulée. Elue en février 2025 lors d’élections partielles, la maire, Kristell Niasme (Les Républicains), a transformé sa « PM » pour lui confier des missions plus offensives, en la dotant de moyens accrus et en lançant une intense campagne de recrutement

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21.07.2026

Un habitant de la cité du Pavé Neuf a déposé plainte pour « violences volontaires aggravées » et « injures à caractère raciste » après son interpellation le 12 juillet. Des accusations que les images des caméras-piéton des agents mis en cause ne permettent pas de recouper, selon la municipalité.
Que s’est-il exactement passé dans le hall d’un immeuble du Pavé Neuf à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) dans la soirée du 12 juillet ? Sur une vidéo tournée par un résident, on voit des policiers casqués aux prises avec un homme vêtu d’un t-shirt rouge. S’approche alors un second homme, au haut blanc. À son tour, ce dernier est plaqué au sol sans ménagement par les forces de l’ordre. « Oh mon Dieu, la bavure ! » s’écrit le vidéaste amateur tout au long de la séquence.
Des violences policières disproportionnées : c’est aussi la version donnée par Azaria, la victime au haut blanc, via son avocat, Me Hosni Maati. Âgé de 18 ans, son client a déposé plainte le 16 juillet auprès de la procureure de la République Fanny Bussac, chargée des contentieux impliquant les forces de l’ordre au parquet de Bobigny.

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18.07.2026

Une nouvelle affaire de violences conjugales était jugée vendredi matin en comparution immédiate. Un dossier complexe, mêlant violences, harcèlement et dégradations de véhicule, qui avait déjà été renvoyé à plusieurs reprises.
En août 2024, une relation amoureuse débute entre le prévenu et la victime, tous deux gendarmes. Cependant, leur relation se détériore, marquée par des invectives, des insultes. La victime décide de mettre fin à cette relation un an après, mais l’homme refuse cette séparation. Il maintient une présence constante, lui envoie régulièrement des bouquets de fleurs, des cadeaux, de la lingerie ainsi qu’un jouet pour adulte.
Le 12 septembre 2025, le prévenu se rend au domicile de la victime. Selon les éléments de l’enquête, il l’aurait embrassée de force et l’aurait retenue par le bras alors qu’elle tentait de se dégager. Un examen médico-légal révèle la présence de trois hématomes sur le bras de la victime, entraînant une ITT de deux jours.
« C’est quelqu’un qui je pense a des failles personnelles de la même manière que la victime de cette affaire. Et en fait c’est la rencontre de deux personnes avec des personnalités qui s’opposent et qui parfois donnent des étincelles qui a amené à ce qu’ils se retrouvent devant ce tribunal », minimise l’avocat du prévenu, maître Edouard Varrod.
Harcèlement conjugal : une nouvelle notion « encore un peu floue »
Au-delà des violences volontaires qui lui sont reprochées, le prévenu est également entendu pour des faits de harcèlement. Il aurait passé 162 appels et envoyé de nombreux messages à la victime.
Autre point soulevé, le véhicule de la victime aurait été volontairement dégradé. Un essuie-glace arraché, un clou retrouvé dans le pneu et des câbles de démarrage sectionnés.
Cependant, après délibération, le tribunal décide d’une relaxe pour les dégradations sur le véhicule, au bénéfice du doute. Le prévenu est également relaxé pour les accusations de harcèlement.
« L’infraction de harcèlement conjugal est assez récente. La notion est encore un peu floue et les juges ont du mal à faire la différence entre des problèmes conjugaux et le véritable harcèlement qui a lieu et là c’est l’exemple flagrant », regrette maître Hina Lavoye, avocat de la défense.
« À partir du moment où vous ne voulez plus d’une personne, qu’elle vous appelle 160 fois en deux mois – et je ne compte pas le nombre de messages – on est dans du harcèlement. »
Maître Hina Lavoye, avocat de la défense.
L’homme, très sûr de lui à la barre, est finalement jugé coupable des violences volontaires et écope d’une amende de 20 000 francs Pacifique (168€) aux titres des dommages et intérêts à reverser à la victime.
Le même homme, aujourd’hui retraité, retournera à la barre en septembre pour des faits d’agression sexuelle.

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09.07.2026

Les organisateurs du festival de musique Yardland à Paris dénoncent des « violences policières » sur deux festivalières
« Les deux femmes ne représentaient aucune menace et se rendaient simplement à un festival », assurent les organisateurs, jeudi dans une publication sur Instagram.
Les organisateurs du festival de musique Yardland, qui se déroulait du 3 au 5 juillet sur l’hippodrome de Paris-Vincennes, dénoncent des « violences policières » sur « deux femmes noires qui se rendaient au festival », à l’entrée de l’évènement, dimanche. Ils demandent « des sanctions sérieuses » jeudi, sur le réseau social Instagram.
Les organisateurs relatent qu’une des deux jeunes femmes a été « projetée contre un véhicule de police, blessée à la tempe, la hanche et à la jambe » et que l’autre a été « traînée au sol ». Photos à l’appui, ils rapportent également que des « ongles et des cheveux ont été arrachés » et que « quatre policiers sont montés » sur une des deux festivalières « alors qu’elle est asthmatique ».
Les organisateurs expriment leur « honte »
« Les deux femmes ne représentaient aucune menace et se rendaient simplement à un festival », assurent les organisateurs, qui affirment que les policiers auteurs de ces violences faisaient partie d’une « brigade externe à tous les dispositifs prévus ». Pendant tout le week-end, les organisateurs assurent avoir été « en lien permanent avec la police » avec qui ils ont eu des « échanges fluides ». « Les forces de l’ordre n’ont eu à intervenir à aucune reprise sur le festival, malgré les 75 000 personnes accueillies », poursuivent-ils.
Les organisateurs de Yardland expriment leur « honte et leur déception » pour ces violences, alors que les équipes du festival mettent « tout en œuvre pour assurer la sécurité » des femmes, qui composent 75% des festivaliers et que « le maire de Paris était présent sur le festival » lors des faits.

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07.07.2026

L’adolescent parisien a été interpellé après le jet d’un mortier le soir de la finale de la Ligue des champions. Dix-huit plaintes ont été recensées ce soir-là contre la police par l’IGPN.
Pour la première fois, et seulement parce que le match avait lieu à 18 heures, il avait la permission de regarder le match avec des copains. Max (le prénom a été modifié) n’a eu le temps que de voir le premier but de Dembélé. Ce collégien parisien de 14 ans, en classe de 3e, a tiré un feu d’artifice, à Paris (Xe) qu’il avait acheté en cachette « sur Snap », après quelques recherches sur Internet.
En tirant ce pétard d’une « trentaine de centimètres », il aperçoit une voisine qui lui dit d’arrêter. Mais c’est trop tard. Le tir part en direction du ciel. Personne n’est blessé, Max retourne au match, quand il voit arriver une voiture banalisée d’où sortent quatre policiers cagoulés. Ils sont venus… pour lui. Avec son maillot rose et violet, il est facilement identifiable.

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06.07.2026

En décembre 2025, un commissaire de police breton hors service avait eu une altercation dans un bar à Paris avec une femme. Lundi 6 juillet 2026, ce fonctionnaire en poste à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a été reconnu coupable de violences en état d’ivresse.
Sept mois après avoir été placé en garde à vue à Paris, en décembre 2025, un commissaire de police breton a été condamné lundi 6 juillet 2026 par le tribunal correctionnel de Paris, a appris Ouest-France auprès du parquet de Paris. Affecté à la direction départementale de la police nationale à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), ce commissaire de police a été reconnu coupable de violences en état d’ivresse ayant entraîné une incapacité de travail n’excédant pas huit jours

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29.06.2026

Arrêtés pour un graffiti, Dava et Azur dénoncent avoir été tasés et frappés par des policiers du commissariat du 10e arrondissement. Une enquête a été ouverte pour violences et injures homophobes.
« On était à leur merci », résume Dava (1), 33 ans. Au niveau de la cuisse, l’enseignant-chercheur et doctorant en philosophie est encore marqué d’une douzaine de points de taser. À côté de lui, Azur (1), 20 ans, a le visage légèrement tuméfié et, surtout, les yeux rouges et la gorge nouée en évoquant les faits. Les deux jeunes hommes dénoncent avoir été violentés par des policiers lors de leur interpellation, puis au sein du commissariat du 10e arrondissement, fin mai. Le parquet de Paris a ouvert ce jeudi 18 juin une enquête pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et en réunion, et injures homophobes ». Les policiers mis en cause sont présumés innocents. Sollicités, la préfecture de police et l’inspection générale de la police nationale (IGPN) n’ont pas souhaité répondre à nos questions. La direction générale de la police nationale n’a pas donné suite (2).
Taser et coups de poings
Dans la nuit du 18 au 19 mai, à 2h55 du matin, Dava et Azur sont interpellés par quatre policiers en patrouille qui les prennent en flagrant délit de graffitis sur la devanture d’une pâtisserie de haut gamme, à deux pas du métro Goncourt, à la limite entre les 10e et 11e arrondissements parisiens. « Au début, le ton est ferme mais pas agressif, ils donnent dans la leçon de morale », décrit Dava, qui dit présenter ses papiers sans problèmes et vouloir « que les choses retombent le plus vite possible ». Selon son récit, l’interpellation dégénère quand le brigadier exige son numéro de téléphone. « Je lui ai demandé : “Est-ce bien légal ?”, ça a été le déclic. Tout à coup, la tension monte, le brigadier me plaque contre la devanture. »
Immédiatement, les agents auraient tenté d’amener Dava contre le bitume. Lui explique avoir eu « très peur », et s’être accroché « par instinct » aux barres de la devanture, redoutant de se « retrouver au sol » dans une situation de violence. Arrivé avec un second équipage, l’un des policiers « grand et épais » et à l’allure de « viking », lui aurait alors porté « des coups au visage et plusieurs coups de poing au ventre ». Le jeune homme dit avoir été également tasé à plusieurs reprises par « le plus âgé », jusqu’à ce qu’il lâche prise et tombe au sol, où il est menotté.
En plus des dégradations, Dava doit comparaître en novembre devant le tribunal judiciaire de Paris pour outrages et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique. Les policiers l’accuseraient de leur avoir porté plusieurs coups et de les avoir traités de « fils de pute », ce qu’il conteste. La scène se serait produite juste sous une caméra de vidéosurveillance, précise Dava qui, pour faire extraire les images, a déposé plainte le jeudi 18 juin et fait deux signalements, l’un au Défenseur des droits, l’autre à l’IGPN qui l’a transmis aux services de la préfecture de police.
Azur est également embarqué. Interdit de territoire à Paris – où il est pourtant domicilié – suite à des dégradations en manifestation, il se voit « déjà partir en prison ». Pendant l’interpellation de Dava, il aurait été également frappé alors qu’il tentait d’intervenir, déjà menotté et assis dans la voiture de police :
« Le policier à côté de la portière m’a poussé pour me rassoir, et m’a mis une bonne tarte dans la gueule. »
De nouvelles violences au commissariat
Placés en dégrisement au commissariat du 10e arrondissement, Dava et Azur décrivent avoir chacun subi une succession de nouvelles violences, tant physiques que psychologiques. Selon eux, les policiers voudraient leur faire payer la rébellion du premier. Elles auraient commencé de la part du « viking » dès la sortie du véhicule dans le parking du commissariat, témoigne Dava :
« [Il] me dit : “Tu sais qu’ici y’a pas de caméras”, et il me redonne un coup au visage devant ses collègues. »
Rebelote quelques minutes plus tard à l’intérieur du bâtiment où, juste après l’avoir fait asseoir sur un banc, alors qu’il est toujours menotté, le policier baraqué lui aurait infligé « un crochet du droit ». La scène est confirmée par Azur, assis à côté de lui, pour qui Dava « ne représentait aucune menace ». Le certificat médical de Dava, établi trois jours plus tard, fait état d’« hématomes périorbitaires (bleu autour de l’œil, ndlr) », de douleurs nasales et aux cervicales et de griffures aux avant-bras.
« Après, ils se foutent de notre gueule, nous narguent, nous disent de fermer nos gueules », continue Azur. Assis côte à côte toujours menottés, dans l’attente de savoir ce qu’on fait d’eux, les deux interpellés parlent entre eux, trop fort, d’après les réactions d’un autre agent, un « jeune brun » chargé de les surveiller. Soudainement : « Le jeune se lève brutalement en lâchant : “Je t’avais bien dit de fermer ta gueule” et prend Azur et le traîne dans le couloir », indique Dava.
Pour Azur, la scène qui suit est encore brumeuse. Il raconte, difficilement, ne se souvenir que d’avoir été « chopé par le col » et emmené par le fonctionnaire, qui l’aurait poussé dans un renfoncement à l’intersection de deux couloirs menant aux cellules. Là, il aurait reçu « un ou deux coups de poing » dans le visage, puis aurait été malmené pendant une demi-heure par plusieurs agents, se retrouvant « contre le sol avec un pied sur la tête ». Depuis son banc, Dava ne voit pas la scène mais entend « une salve de coups sourds » portés sur Azur. « Cinq minutes plus tard, un second policier lance : “Ouais Brad Pitt, on va le défigurer” », ajoute-t-il. « Quand Azur ressort, il est tuméfié. On ne parle plus. » Sur des photos prises la nuit suivante, Azur a le visage marqué de multiples traces rouges sur chacune des pommettes. Lui n’a pas consulté de médecin et n’envisage pas de déposer plainte : « Le policier ne perdra pas son travail. Ce serait juste beaucoup de procédure et de stress pour pas grand-chose », explique-t-il.
« C’est comme si on était à eux »
Pendant deux heures, les deux interpellés continuent de faire l’objet d’une « agressivité constante » de la part des fonctionnaires, qui les insultent de « sales pédés », « gauchiasses », « fils de pute » et leur répètent de « fermer leur gueule », rapportent-ils. Les policiers auraient également refusé de leur donner de l’eau, de leur permettre d’aller aux toilettes et, pour Dava, d’accéder à sa Ventoline. Régulièrement, un fonctionnaire les « prend par le col » et les tire pour les faire souffler dans l’éthylotest situé à quelques mètres du banc et alors qu’ils ne montrent « aucune opposition », assurent-ils. Toujours dans une forme de revanche, selon Dava :
« Pour eux, on avait frappé des flics, donc ils nous traitaient comme des sous-humains, on était à leur merci. »
À l’image d’autres scènes de violences filmées dans les commissariats des 5-6e et du 19e et racontées dans les colonnes de StreetPress, Dava décrit une ambiance « paradoxale, aussi violente que légère », où la brutalité des fonctionnaires rejoint « une grande familiarité » : « C’est comme si on était à eux, qu’ils pouvaient s’amuser avec nous. » Devant eux, le « jeune » policier fait des tours de trottinette. Une atmosphère toxique, « absolument délétère », qui se traduit aussi par une agressivité entre les agents :
« À un moment, un policier a dit a une autre policière : “Toi t’es vraiment un sac à merde” »
Tandis qu’Azur est relâché à l’issue de son dégrisement avec une convocation, Dava est transféré au commissariat du 13e arrondissement pour y être placé en garde à vue pour des faits d’outrages et de rébellion, faute de place dans celui du 10e. Son traitement, cette fois par des policiers « de bureaux », change alors du tout au tout : « Ce n’était plus le même type de policiers, eux étaient plus professionnels. »
(1) Les prénoms ont été modifiés
(2) Sollicitée jeudi 18 juin, la préfecture de police de Paris a renvoyé « vers le parquet et l’IGPN ». Le lendemain, l’institution a renvoyé à son tour vers le service de la communication de la police nationale (Sicop), qui n’a pas donné suite malgré une relance le jeudi 25 juin.
Illustration de Une de Caroline Varon.

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15.06.2026

C’est un homme au profil inquiétant qui a comparu lundi 15 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Quimper. Ce policier qui exerce dans le Morbihan était poursuivi pour des violences sur sa fille et son ex-compagne sur plusieurs années. Le paroxysme a été atteint le 15 janvier dernier lorsque les gendarmes de Quimperlé sont intervenus à son domicile pour secourir sa femme affolée, réfugiée dans ses toilettes avec sa fille. L’homme, qui détenait un couteau, souhaitait en finir, et avait demandé aux forces de l’ordre de lui tirer dessus.
Des caméras dans la maison pour les surveiller

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08.06.2026

Altercation dans un bar : un commissaire de police breton jugé pour violences à Paris

(…)

Un commissaire de police briochin était jugé, ce lundi, à Paris pour des violences commises dans un bar du VIe arrondissement, en décembre 2025.

(…)

« Je ne suis pas quelqu’un de violent », assure le prévenu, en se présentant à la barre du tribunal judiciaire de Paris, ce lundi matin.

(…)

Ce soir-là, il retrouve des amis dans un bar du VIe arrondissement de la capitale. Une sortie qu’il s’autorise « une fois par mois », loin de son lieu de résidence, pour éviter d’être reconnu. « C’est le seul moment ou je peux m’amuser », dit-il à la présidente du tribunal.
En état d’ivresse et son arme de service à la ceinture

(…)

Elle évoque, au contraire, une poussée violente. Désorientée, elle dit ne garder que des souvenirs flous de la scène, reprenant conscience dans une ambulance.
Autre élément sensible : le policier portait son arme de service alors qu’il reconnaît une consommation d’alcool. « Quatre bières, trois verres de vin », détaille-t-il à l’audience.

(…)

Son avocate évoque des troubles de mémoire persistants, allant jusqu’à lui faire oublier certaines recettes, et réclame 5 000 euros de dommages et intérêts.
Pour le procureur, « il s’agit bien d’un geste de violence », commis en état d’ivresse manifeste.

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05.06.2026

Si des débordements ont eu lieu en France après la victoire en Ligue des Champions du Paris Saint-Germain, des policiers ont commis de nombreuses violences. Trois personnes dont deux mineurs auraient été grièvement blessés par des tirs de LBD.
Coup de sifflet. Lorsque le PSG remporte sa seconde étoile lors de la finale de la Ligue des Champions, ce samedi 30 mai, les scènes de liesse ont déjà rempli les rues de la capitale. À leur manière, les 8.000 policiers déployés à Paris par le ministère de l’Intérieur « pour contenir tout débordement » se sont joints à la fête. Aussi rapidement que le nombre croissant d’interpellations est venu rythmer la soirée des chaînes d’informations en continu, sont apparues sur les réseaux sociaux les premières images de comportements problématiques et accusations de violences illégitimes perpétrées par les forces de l’ordre.
Débordements et éborgnements
Surviennent ainsi les images d’un enfant de 13 ans qui maintient un épais bandage contre son œil. Du sang coule le long de son avant-bras pendant le trajet jusqu’à l’hôpital. Selon le député LFI de Seine-Saint-Denis Aly Diouara, l’enfant aurait été frappé par un tir de LBD tiré depuis un véhicule de police à Bobigny (93). À Fontenay-sous-Bois (94), un adolescent âgé de 14 ans aurait également été grièvement blessé au visage par un tir de LBD, a indiqué dans un communiqué le maire de la commune Jean-Philippe Gautrais (liste d’union de la gauche). L’élu précise : « Les médecins ont annoncé des conséquences permanentes sur sa vue ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie des deux affaires, ont fait savoir respectivement les parquets de Bobigny et de Créteil.
Sur le périphérique parisien, à la Porte Maillot, un rassemblement de motards au milieu duquel s’improvise un match de foot est délogé à grand renfort de grenades lacrymogènes tombant entre les véhicules. Près de la porte de Saint-Cloud, des motards passant à côté de policiers sont aspergés de lacrymogène.
Dans les jardins du Grand Palais dans le 8e arrondissement, malgré son brassard « Presse », le reporter Enzo Rabouy, 21 ans, est frappé d’un coup de matraque derrière la tête et s’effondre par terre. Le policier qui l’a violenté l’a « laissé inconscient au sol », précise-t-il sur X à l’appui des images. À Mediapart, il confie vouloir porter plainte.
Sur la place du Trocadéro, un jeune homme recroquevillé par terre est frappé de deux coups de matraque télescopique par un policier. Il n’est pourtant pas interpellé. À la place, en repartant, le même agent lui donne un violent coup de pied dans la tête. « Il voulait me matraquer car il m’a vu filmer », ajoute l’auteur de la vidéo, qui précise avoir reçu dans sa fuite, comme d’autres supporters, plusieurs coups dans le dos.
Enfin, juste de l’autre côté du pâté de maisons, rue Magdebourg, la vidéosurveillance d’un immeuble d’habitation montre une cinquantaine de supporteurs s’engouffrer dans la cour intérieure pour fuir, certains en suffoquant, un épais nuage de gaz lacrymogènes. Quelques minutes plus tard, trois policiers rentrent à leur tour en courant, matraques et LBD à la main, suivis de fonctionnaires de la BAC. L’un d’eux, cache-cou remonté jusqu’au nez, matraque immédiatement l’un des jeunes qui essaye de fuir. Un second, carrure de rugbyman, cagoule sur la tête et LBD en bandoulière, lui porte plusieurs coups de poing.
Alors qu’une première partie des personnes sortent, le même policier se poste devant le reste du groupe, et leur porte trois coups de poing au visage, tandis que son collègue enchaîne les coups de bâton. Aucune résistance n’est pourtant décelable de la part des supporters, dont plusieurs gardent les mains en l’air. De fait, aucune interpellation n’est réalisée par les agents. À la sortie de l’immeuble, « une haie d’honneur » policière les attend, depuis laquelle s’abattent des derniers coups de matraque, toujours filmés.
Sollicité par StreetPress, le service communication du parquet de Paris a indiqué avoir transmis ces images « à la section compétente » afin qu’elle puisse « ouvrir des enquêtes ». À ce stade, les magistrats font état de trois procédures mettant en cause des membres des forces de l’ordre à Paris. Deux concernent des mineurs de 14 et 17 ans dénonçant des violences lors de leur interpellation.
Sept fractures au visage
Mourad, 43 ans, n’a « rien vu arriver ». Ce soir-là, le quadragénaire descend d’Ermont (95) pour suivre le match dans le centre de Paris, à Châtelet avec deux amis. Il est vite pris dans l’ambiance. « C’était convivial, il y avait des papas, des mamans, des enfants », mais aussi « des jeunes qui faisaient des problèmes » se souvient Nasser (1). Vers 00h25, le trio essaye de partir par le Trocadéro pour remonter dans le Val d’Oise quand, devant le pont d’Iéna qui sépare l’esplanade de la Tour Eiffel, Mourad reçoit « un projectile » policier dans la tempe. L’impact lui provoque sept fractures autour de son œil droit. Sur le coup, Mourad ne comprend pas ce qui lui arrive. Nasser, lui, voit seulement son ami « se baisser », et couler « beaucoup de sang ». « Il était sous le choc, je ne le reconnaissais pas », indique Nasser, qui cherche alors des secours :
« Il y avait des pompiers sur le trottoir d’en face. J’ai couru pour demander de l’aide. Un policier avec son flashball est arrivé par derrière, m’a dit : “Dégage”. J’ai dit que mon ami avait l’œil crevé, il m’a insulté et m’a tiré dessus à deux mètres, sans me toucher. »
Le groupe est alors séparé par une charge. Mourad, le visage toujours « en sang », est lui aussi « envoyé balader » par les policiers positionnés sur le pont, qui le laissent « marcher pendant 40 minutes à chercher des secours ». « Ils ne m’ont pas laissé traverser. Ils m’ont dit : “Tu dégages”, “Casse-toi”. J’errais comme un animal, recouvert de sang », se souvient Mourad.
Il ne comprend la cause de sa blessure que lorsqu’une médecin des unités médico-judiciaires lui explique « que ça ne pouvait être qu’un tir de flashball, vu la puissance ». Sur les photos, son œil droit est tuméfié, et ne voit « plus rien ». À côté, sa tempe est marquée d’un large hématome rond, dessinant le « projectile » circulaire. Sous le choc, sa tête a aussi été « déformée ». L’homme présente des fractures des parois et du plancher de l’orbite jusqu’au « processus condylien », par laquelle est accrochée la mâchoire inférieure, lui ont expliqué les médecins. Son état nécessite « une opération qui va laisser pas mal de cicatrices ». Si son globe oculaire n’a finalement pas été touché, « il y aura peut-être des séquelles », craint-il, en plus des douleurs et « des migraines importantes », dont il souffre depuis samedi.
« La baffe que je vais te mettre va te faire saigner »
Max (1), 14 ans, a lui été interpellé à la « 61e minute du match » près du métro Jacques Bonsergent, dans le 10e arrondissement où il habite, pour avoir tiré des feux d’artifice, rapporte sa mère Paloma (1). Selon la plainte déposée par l’adolescent, pour le faire avouer sa possession du carton d’engins pyrotechniques, les policiers lui auraient « frappé violemment » la tête contre le carton, le faisant saigner du nez. Il s’en serait suivi des menaces, des remarques racistes et homophobes. Les agents, lui auraient lancé :
« Avec les rails de train que t’as sur les dents, je te promets que la baffe que je vais te mettre va te faire saigner. »
Pour justifier son interpellation, sur dénonciation d’une voisine, un policier lui aurait aussi déclaré : « Tu es le seul PD asiatique habillé en rose », rapporte-t-il dans sa plainte. « J’ai dit que je n’étais pas asiatique, on m’a répondu en mimant un accent », dénonce-t-il également. S’il n’a pas été poursuivi à cause d’une nullité dans le dossier, le parquet lui a notifié un avertissement pénal probatoire – qui a remplacé les « rappels à la loi » – accompagné d’heures de travail d’intérêt général.
Sollicitée ce vendredi 5 juin, la préfecture de police a accusé réception de notre demande et n’y a à ce stade pas donné suite.
(1) Le prénom a été modifié.

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21.05.2026

Un rapport mené par des associations dénonce le doublement, en cinq ans, de la durée de détention des personnes étrangères enfermées en centre de rétention administrative. Avec la députée écologiste de Paris, Léa Balage El Mariky, nous avons visité le CRA du Mesnil-Amelot. Reportage.
Trois hommes, les mains entravées dans le dos, sont escortés par plusieurs hommes en uniforme. Ils viennent de passer les portes du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), situé tout près de l’aéroport de Roissy. Le plus grand CRA de France a reçu la visite inopinée de la députée écologiste Léa Balage El Mariky, vendredi 15 mai dernier. Ces lieux d’enfermement, à l’écart du monde, échappent le plus souvent aux regards extérieurs. Les parlementaires sont toutefois autorisé·es à les visiter – et s’accompagner de médias – en vertu de leur pouvoir de contrôle.
Écusson de la police aux frontières sur l’épaule, l’adjoint-chef du CRA 2 accueille la députée et plante le décor. Réparti en deux unités, le centre de rétention du Mesnil-Amelot peut retenir jusqu’à 240 personnes étrangères. Jusqu’il y a peu, ce centre comprenait une « zone femmes et enfants ». Dans la cour d’une des zones de rétention, des jeux pour enfants vert fluo témoignent de cette période. À ce jour, la France poursuit la rétention de mineur·es seulement à Mayotte. Sur l’année 2025, ce sont 3 074 enfants qui ont été enfermés au CRA de Mayotte, territoire sur lequel la loi de 2024 interdisant l’enfermement de mineur·s étranger·es a été reportée à 2027.
Une fois les portes franchies, l’adjoint-chef présente « les Champs-Élysées » du centre de rétention. Un couloir dans lequel se côtoient les bureaux de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, les salles de visites, le bureau du greffe et celui de France Terre d’asile. Cette dernière association a succédé à la Cimade, qui a officiellement quitté le CRA du Mesnil-Amelot en janvier 2025 « en raison de la multiplication des atteintes aux droits et à la dignité humaine » et d’une « politique d’enfermement toujours plus répressive ». Présente au Mesnil-Amelot depuis son ouverture en 2011, l’association s’était plusieurs fois mise en retrait pour dénoncer « les atteintes portées à la dignité des personnes retenues », mettant l’accent sur « le recours massif et abusif à l’isolement par la PAF en dehors de tout cadre légal ».
À la demande de la députée, une de ces chambres d’isolement est ouverte. Exiguë, cette cellule aux murs rose pastel se compose d’un matelas fin, d’un point d’eau et d’un WC. Il n’existe pas de durée limite d’enfermement en chambre d’isolement, concède un fonctionnaire qui nous renseigne sur les motifs d’enfermement : « Outrage, rébellion, trouble à l’ordre public. Il peut y avoir des enfermements sécuritaires, pour protéger un retenu, ou sanitaires ; ça nous est arrivé avec une personne qui avait la gale ».
Durant l’enfermement, les retenus peuvent être mis sous contention. Le directeur adjoint du CRA présente les outils d’entrave : des sangles en velcro et un casque noir qui, à première vue seulement, ressemble à un casque de boxe. Ce « casque antichoc » prend tout le visage, laissant uniquement une ouverture au niveau du nez pour respirer. Le recours à des dispositifs de contention a déjà été dénoncé par la Défenseure des droits en juillet 2025, une pratique qui « porte atteinte à la liberté individuelle et à la dignité humaine », et se révèle contraire à la Convention européenne des droits de l’homme.
Dans son bureau, Cécile Blinet, employée de France Terre d’Asile souligne elle aussi le manque d’encadrement juridique autour du placement à l’isolement. Avec ses collègues, elle accompagne les personnes retenues dans les démarches administratives, que ce soit pour contester des OQTF, déposer une demande d’asile ou faire appel d’une décision.
Tandis que plusieurs personnes attendent à la porte de son bureau, Cécile Blinet insiste sur l’état psychologique dégradé des personnes enfermées ici. Le Mesnil-Amelot est le seul CRA à disposer d’un médecin psychiatrique présent deux matinées par semaine. Au niveau du pôle médical, une infirmière employée ici depuis quatre ans indique toutefois que le centre est en sous-effectif : « nous devrions être sept infirmières, mais nous sommes seulement trois ».
Au-delà des bureaux administratifs, se trouvent « les zones », où vivent les détenus. Deux zones séparées par des grillages, un terrain de foot avec une balle en mousse et du bitume. Dans le ciel, les avions qui décollent font un vacarme qui oblige à interrompre les conversations.
Derrière les portes qui ne ferment pas, les chambres des retenus sont spartiates. « Niveau intimité, c’est pire qu’en prison », soulève un retenu. Ni les douches ni les toilettes ne sont fermées. « Même en prison on est mieux traités », poursuit le même retenu, bonnet Kipsta vissé sur la tête. Cela fait deux mois qu’il est ici, une situation qu’il juge incompréhensible. « J’ai grandi et étudié en France », insiste-t-il.
Lui et ses camarades de rétention énumèrent leurs griefs face à la députée : l’absence d’intimité ; l’insuffisance des repas « on a tous perdu 5 ou 10 kilos ici » ; les agents de police « qui parfois ne sont pas corrects »… Un homme d’un certain âge s’approche : « Je suis un réfugié politique viêtnamien, ça fait 42 ans que je vis en France, j’ai mes enfants et mes petits-enfants ici… », fait-il valoir.
Lors de l’échange avec la députée (au cours duquel les journalistes ne sont pas autorisées à poser des questions), une bagarre éclate entre des retenus derrière un grillage. « Ils créent les conditions pour qu’il y ait des tensions », souffle un retenu. L’attente, l’enfermement, la complexité des démarches administratives et l’incompréhension des décisions rendues reviennent en boucle dans les récriminations.
Un retenu afghan présent en France depuis 2017 s’interroge : « Pourquoi je dois rester ici 90 jours ? ». La question se pose en effet particulièrement depuis la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan, alors que les perspectives d’éloignement sont minces. À ce titre, le chef-adjoint du CRA livre un pourcentage déroutant : seulement 7 % des personnes enfermées dans ce CRA font effectivement l’objet d’une expulsion.
Un pourcentage qui rejoint les conclusions du rapport réalisé par Forum réfugiés, France terre d’asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte, des associations intervenant dans ces lieux. Si la durée de détention en CRA a doublé en cinq ans, le taux d’expulsion est lui en baisse, 36,1 % en 2025, documentent les associations. « La durée maximale de la rétention administrative, de dix jours en 1993, est passée à quarante-cinq jours en 2003, puis à quatre-vingt-dix jours en 2018. En 2025, la durée moyenne d’un séjour en CRA est d’un peu plus de trente-trois jours. »
Les associations dénoncent un dévoiement préoccupant pour les droits des personnes étrangères privées de liberté. « C’est une politique d’enfermement préventif, aujourd’hui. On ne cible pas les profils qui permettraient un éloignement rapide », pointe Vincent Beaugrand, directeur général de France Terre d’Asile.
« Une absurdité » que dénonce d’une même voix Léa Balage El Mariky. La députée écologiste rappelle en outre que le gouvernement prévoit la construction de 3 000 places supplémentaires en CRA d’ici 2027. Une proposition de loi visant à étendre la durée de rétention administrative à 210 jours pour les individus faisant l’objet d’une mesure d’éloignement et déjà condamnés pour des faits de terrorisme ou d’autres crimes et délits graves, a été adoptée au Sénat le vendredi 20 mai. Une commission mixte paritaire doit maintenant être convoquée pour examiner ce texte porté par un député de la majorité présidentielle.

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12.03.2026

Il était tranquillement chez lui lorsque les policiers de la brigade anticriminalité, alertés pour une suspicion de cambriolage, sont tombés sur Evan de manière musclée. Le jeune Toulousain, âgé de 20 ans raconte cette soirée de cauchemar.

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11.03.2026

Mohamed Gabsi, 33 ans, est mort le 8 avril 2020 à Béziers lors d’une interpellation. En plein confinement, l’homme de 33 ans qui circule dans les rues de la cité biterroise avec une attestation de déplacement est contrôlé par une patrouille de trois policiers municipaux. Le contrôle dégénère. Selon plusieurs témoins, Mohamed Gabsi est plaqué au sol. Menottes dans le dos, il est transporté dans le véhicule de police.
Pendant sept minutes, Guillaume L., un des policiers restera seul avec lui à l’intérieur. Les mouvements de la voiture filmés par les caméras de surveillance laissent craindre une scène de violence dans l’habitacle. La voiture prendra ensuite la direction du commissariat, à 400 mètres de là. L’homme y décédera quelques minutes après son arrivée.

(…) Des témoignages mettent à mal la thèse de l’accident : le policier incriminé aurait à plusieurs reprises refermé la portière du véhicule sur la tête de Mohamed Gabsi en lui lançant : « Je vais te faire dormir ». L’agent serait ensuite sorti du véhicule en disant : « Putain, ça fait du bien. »

(…) Éléments troublants, lors de cette intervention pourtant décrite comme la plus difficile de leur carrière, aucun policier municipal n’a activé sa caméra piétonne. Quant aux enregistrements radio, ils sont inexploitables à la suite d’un problème technique.

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20.02.2026

Ce jour-là, des agents interpellent violemment une travailleuse sociale qui assiste à un contrôle, la plaquent au sol sur les rails du tramway et la placent garde à vue. Des images circulent. Un médecin constate les blessures. Malgré cela, la municipalité défend l’action de ses agents… et renvoie la faute sur la victime.

(…) Quand nous retrouvons Marie, lundi 2 février vers 20 heures, près de la gare RER D de Saint-Denis, les traces de l’agression sont encore bien visibles. Sa tempe est violette, une marque souligne son arcade, et sa lèvre supérieure reste gonflée. Elle nous montre aussi des griffures au cou et des éraflures sur les mains. Quelques jours plus tôt, le jeudi 29 janvier, la police municipale l’a violemment interpellée.

(…) « J’ai reçu un coup de matraque au visage. Je ne sais pas s’il était volontaire. Il m’a attrapée par les cheveux et a plaqué ma tête assez violemment contre les rails. »

(…) Ce sont eux qui contrôlent, poursuivent, interpellent. Et leurs pouvoirs pourraient bientôt s’élargir. Un projet de loi, examiné en ce moment au Parlement, prévoit d’autoriser les policiers municipaux à dresser des amendes forfaitaires délictuelles, des AFD, pour huit nouveaux délits, dont la vente à la sauvette. Concrètement, cela change la donne. Les agents pourraient sanctionner immédiatement, sur place, sans passer par la procédure judiciaire classique. Plus besoin d’attendre une décision du parquet. L’amende tomberait directement. Sur décision policière. Le Défenseur des droits met en garde.

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18.02.2026

La policière avait filmé les images de vidéosurveillance montrant les violences commises par une de ses collègues dans les sous-sols du tribunal judiciaire.

(…) De fait, la scène a été filmée. Sur les images de vidéosurveillance, qu’Amandine G. enregistre dans la foulée avec son téléphone, la gardienne de la paix Mathilde C., équipée de gants coqués, enchaîne plusieurs coups de poing sur le déféré, toujours tenu au sol.

(…) Pendant neuf mois, la vidéo enregistrée par Amandine G. aurait circulé dans le service sans que personne ne la transmette à l’autorité judiciaire, installée quelques étages au-dessus.

(…) La machine judiciaire s’enclenche également contre Amandine G., lorsque l’autrice des coups porte plainte contre elle pour diffamation et « diffusion d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ». En interne, les syndicats s’en mêlent et un groupe composé du compagnon policier de Mathilde C., de son supérieur hiérarchique et de « deux-trois » collègues de cette dernière met la pression à Amandine G. pour connaître l’identité de la taupe auprès de StreetPress. Il n’a pourtant « été trouvé aucune trace de transmission à d’autres personnes », relève la juge assesseure. La policière, « mise de côté toutes les nuits » par ses collègues, doit demander à changer de service, avant d’être mutée au commissariat de Vincennes (94).

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13.01.2026

Manifestement, elle ne fuit pas les policiers qui la rattrapent rapidement. En arrivant à sa hauteur, un premier fonctionnaire en civil se jette sur elle, le coude en avant, et la fait brutalement chuter à terre. Lorsqu’il s’écarte, un second asperge à deux reprises avec du gaz lacrymogène la manifestante, recroquevillée au sol, avant de reprendre sa course. Ces deux policiers, respectivement major et brigadier de la Bac 11, ne sont pas poursuivis par le parquet de Paris.

(…) Alors qu’elle se relève difficilement, encore soutenue par un autre manifestant, le gardien de la paix la frappe avec son bouclier au niveau de la tête, la projetant à nouveau dans les sacs poubelle, puis reprend immédiatement sa course.

(…) Examinée aux urgences le 26 mars, elle souffre d’une commotion cérébrale et d’une fracture du nez. Retrouvée par StreetPress, elle témoigne deux ans après les faits d’une vie bouleversée, encore handicapée au quotidien par des migraines et crises d’anxiété laissées par la commotion cérébrale. Elle souffre notamment d’une vision floue et des vertiges qui nécessitent des soins de rééducation.

(…) « Il y avait un non-sens complet d’aller porter plainte à des policiers contre des policiers. Sur la vidéo, ils sont une dizaine à avoir vu ce qu’il s’est passé et sont partis en courant. Y’en a pas un qui s’est demandé comment j’allais. »

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05.01.2026

Sortant de ses gonds, il avait projeté l’un des hommes à terre, lui occasionnant une plaie à la tête et 7 jours d’incapacité totale de travail. Il avait aussi donné un coup de pied à un autre, qui venait d’être maîtrisé par ses collègues, et violenté le troisième.

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23/12/2025

Les associations de défense des prisonniers dits « politiques » ont tenu une conférence de presse, ce mardi 23 décembre, à Bastia, pour dénoncer « une agression » qu’aurait subi Ghjuvan Andria Piccinini, au sein de la prison d’Orléans, le jeudi 18 décembre. Ils mettent en cause les unités Eris.

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17/12/2025

D’après son avocate, l’homme aurait subi des violences par des agents pénitentiaires.

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12/12/2025

Le 10 septembre 2023, à Is-sur-Tille, un policier de la CRS s’est jeté sur sa compagne et l’a défigurée, manquant de la tuer.

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05/12/2025

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10/11/2025

Les agents étaient également accusés d’avoir arraché des pages d’un Coran trouvé dans le sac du jeune homme de 18 ans et d’en avoir fait des boulettes pour les fourrer dans sa bouche.

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05/11/2025

Jugé pour violences à l’encontre d’un couple et détention arbitraire, un policier avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.

(…) L’IGPN avait conclu à un mésusage de la force

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23/10/2025

La vidéo filmée par l’AFP avait été largement relayée sur les réseaux sociaux. La victime a porté plainte.

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16/10/2025

Au lycée du Fium’Orbu, ils étaient quelques dizaines d’élèves à s’être rassemblés pour manifester leur mécontentement. L’action, qui perturbait partiellement la circulation, a toutefois été rapidement dispersée par les forces de l’ordre.

Sur une courte vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par plusieurs partis et personnalités politiques, on aperçoit des gendarmes et militaires — ou gendarmes mobiles — face à des jeunes. L’un d’entre eux est notamment poussé contre une fourgonnette blanche, puis dirigé vers un groupe d’autres élèves. Une scène jugée « trop musclée » par plusieurs élus et mouvements politiques.

(…) « Après les portes défoncées et les appartements saccagés, la mort d’un homme interpellé par un gendarme qui avait gardé le doigt sur la détente, voilà que les pandores jouent les cowboys avec des collégiens du Fium’orbu », dénonce le parti indépendantiste. En ajoutant : « Que ces serviteurs zélés du désordre public n’oublient jamais qu’ils ne sont pas chez eux et que les enfants en Corse ont des parents… »

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13/10/2025

À Nice, 5 policiers insultent, passent à tabac et tentent de faire manger des pages du Coran à deux hommes.

(…) Ils subissent alors un tabassage et une humiliation en règle pendant le trajet qui les amène au commissariat.

(…) L’un des deux hommes a pu enregistrer toute la scène avec son téléphone, qui dure plus de 30 minutes. «T’es un arabe. T’es là pour violer des Françaises et nous voler ! Ici personne ne veut de toi ! Donc tu vas rentrer dans ton pays, suceur de chameaux !» Les insultes et les coups pleuvent, qui sont parfaitement audibles sur l’enregistrement. L’un des policiers va jusqu’à arracher les pages du Coran de l’un des deux hommes, et tente de leur faire manger. Il menace également de le brûler, et d’en faire un joint.

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10/10/2025

Extraits

Ce jour-là, un banal contrôle routier tourne au cauchemar. Interpellée deux fois en quelques minutes pour un prétendu « franchissement de ligne blanche », elle subit des violences policières filmées par une témoin.

(…) Mais le 17 juin 2025, le procureur classe l’affaire sans suite, estimant que l’infraction des policiers est « insuffisamment caractérisée ». Un non-lieu d’autant plus choquant que les quatre policiers affirment que leurs caméras-piétons “ne fonctionnaient pas” ce jour-là.
Pire encore, Christelle est elle-même poursuivie pour “outrage et rébellion”, sans avoir accès aux pièces du dossier.

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02/10/2025

Ils sont poursuivis du chef de «non assistance à personne en danger».

(…) Maria, une vendeuse de 19 ans, avait été atteinte à la cuisse par un tir de LBD alors qu’elle sortait de son lieu de travail, une boutique située dans une ruelle du cœur commerçant de la ville. Elle avait ensuite été frappée au sol par une quinzaine de policiers, à coups de pied et de matraques. Une photo prise à l’hôpital témoignait de la violence des coups : la tête partiellement rasée, elle affichait deux énormes cicatrices, symptôme de la fracture du crâne qui lui avait été diagnostiquée. La jeune femme souffre encore aujourd’hui de graves séquelles physiques et psychologiques.

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01/10/2025

Deux policiers municipaux de Tours (Indre-et-Loire) sont mis en cause pour des violences commises dans l’exercice de leur fonction.

(…) La victime « présentait des marques de blessures » et « a été examinée par un médecin légiste, qui retient deux jours d’incapacité totale de travail ».

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19/09/2025

Agressée par l’homme avec lequel elle avait rendez-vous, elle se rend au commissariat. Le cauchemar ne fait que commencer.

(…) Emilie arrive au commissariat un peu avant minuit, mais les policiers tardent à prendre sa plainte. Lassée après trois heures d’attente, elle décide de partir mais la situation dégénère inexplicablement. Les policiers l’empêchent de sortir et la maîtrisent violemment.
Je me retrouve menottée alors que je venais porter plainte.
Mise en garde à vue pour motif d’agression sur les policiers, elle passe la nuit en cellule ainsi qu’une partie de la journée.

(…) Émilie a porté plainte contre le commissariat et contre son agresseur, mais ces deux plaintes ont été classées sans suite. En revanche, la plainte qu’ont déposée les deux policiers contre elle pour violence contre personnels dépositaires de l’autorité publique a, elle, été entendue. Ce mercredi 10 septembre 2025, au tribunal de Nanterre, le procureur a requis quatre mois de sursis contre Émilie. Le délibéré sera prononcé le 8 octobre. Le jeune homme de Tinder a également déposé plainte et l’affaire suit son cours.

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18/09/2025

Extrait

Une vidéo de l’Agence France Presse (AFP), diffusée par plusieurs médias dont actu.fr, fait le tour des réseaux sociaux. Enregistrée à Marseille dans le cadre des manifestations organisées ce jeudi 18 septembre au matin, la séquence montre une jeune femme seule être frappée et bousculée par des policiers. Elle tombe plusieurs fois à terre.

(…) « Quelle honte ces deux flics »

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16/09/2025

Depuis mars 2024, un habitant du Val-de-Marne affirme avoir été blessé aux parties génitales par un policier lors d’un contrôle routier. Après avoir recueilli les dénégations des agents mis en cause, le parquet de Créteil a classé sa plainte sans chercher à recueillir d’autres éléments.

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13/09/2025

Extraits

La diffusion de deux séquences nuance la version policière. Un jeune a déposé plainte pour des coups reçus dans le véhicule de police.

(…) L’interpellation houleuse avait été filmée par des habitants.

 

 

 

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12/09/2025

Extraits

Pourtant, les actions et manifestations étaient d’un grand calme : la plupart du temps il s’agissait simplement de bloquer la circulation ou de se rassembler. Plus nous sommes sages, plus ils nous écrasent.

C’est une démonstration supplémentaire que la violence d’État n’a aucun lien avec le niveau de « violence » du mouvement social. La répression n’est pas une « réponse », mais un choix politique.

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10/09/2025

Extraits

L’adolescent avait finalement été placé en garde à vue pour « violences avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
Un temps suspecté de « rébellion armée » pour avoir diffusé une photo de ses blessures sur les réseaux sociaux et attisé la colère du quartier, le juge des enfants l’avait relaxé, estimant qu’il avait « légitimement » fui un « danger ».

(…) Ses blessures, constatées par un médecin légiste, sont d’ailleurs « compatibles » avec son récit : Denis X l’aurait attrapé par le col alors qu’il escaladait le grillage du jardin et lui aurait asséné un « coup de gazeuse » dans les dents, dont plusieurs se sont cassées. Il serait alors « tombé dans les pommes » avant de se réveiller « dans la voiture de police » sans comprendre pourquoi.

(…)Problème, pour les avocats du jeune homme : la cellule a surtout repris la procédure rédigée par les policiers mis en cause, sans faire d’investigations supplémentaires.
« Le fait d’utiliser la procédure en cours faite par des policiers mis en cause dans l’affaire questionne l’indépendance de la cellule déontologie », critiquent donc Me Olivier Forray et Me Agnès Bouquin. « Soutien jusqu’à l’absurde des déclarations policières »

(…) Reste que les poursuites contre Denis X avaient finalement été classées sans suite fin 2021.

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02/09/2025

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Les quatre policiers avaient été mis en examen dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la diffusion des images. Mais, selon nos confrères de Tahiti Infos, l’ordonnance signée mardi par les magistrats instructeurs ne retient que deux préventions devant le tribunal correctionnel :

• le policier filmé, poursuivi pour violences aggravées commises par une personne dépositaire de l’autorité publique sur une personne vulnérable

• un second agent, soupçonné d’avoir rédigé un rapport inexact, qui devra répondre de faux.

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31.08.2025

Extrait

« Hier, les policiers en civil m’ont monté dans une voiture, vous pouvez vérifier avec les caméras. Ils m’ont emmené dans un parking, mis des gifles, donné un coup de taser dans les parties intimes. Ils disaient que je savais des choses, qu’il fallait qu’on parle, alors qu’on sait rien. » Un autre évoque des pratiques inquiétantes, « Ils nous demandent des enveloppes toutes les fins de semaine. »

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27/08/2025

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En novembre 2024, Christelle Victoire Killy a été agressée par des policiers. Au sol, cou et genoux comprimés, elle perd connaissance et sera ensuite victime de racisme. Aujourd’hui, elle souhaite que justice soit rendue.

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22/08/2025

Extrait

Une vidéo de 20 secondes, publiée le 21 août sur X par le compte Cpasdeslol et visionnée plus de 200 000 fois, montre une Peugeot blanche encerclée par trois policiers.
L’un d’eux assène quatre coups de pied au visage du conducteur, tandis qu’un autre le tient en joue avec un taser.

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19/08/2025

Extrait

Un mort, un mutilé, de nombreux blessés : à partir d’images exclusives ou issues des réseaux sociaux, «Libération» retrace les violentes nuits de cette unité policière spéciale dans la deuxième ville de France, à l’été 2023.

(…)Ils portent des uniformes noirs ou kaki, des fusils à pompe, des casques tactiques et ont le visage masqué tels des militaires des forces spéciales. Ils se déplacent à pied ou dans une colonne de véhicules banalisés, derrière un blindé. Ils arrivent subitement, dans la nuit, au croisement de rues marseillaises. Ils frappent des personnes sans distinction. Ils tirent des sachets de billes de plomb et des balles en caoutchouc sur des gens qui fuient, à des dizaines de mètres ou à portée de canon.

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14/08/2025

Extrait

À la fin du déjeuner, il demande un dernier morceau de pain avant de retourner en cellule. L’auxiliaire lui en donne un, mais en chemin, un surveillant lui ordonne de le ramener, car ce pain n’est pas prévu dans sa ration quotidienne. M. Doom obéit.
« (…) Je ne suis pas le premier détenu qu’ils rossent comme ça, c’est pour ça que je dis qu’il était peut-être sous ice. Ils viennent se défouler sur nous. »

 

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12/08/2025

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Ce sont deux frères. L’aîné, 38 ans, est policier. Le second, 30 ans, agent de sécurité. Dans la nuit du 18 au 19 juin, ils sortent d’un bar pour revenir au domicile belfortain de l’amie du cadet. Devant l’immeuble, trois jeunes âgés de 21 à 24 ans.
(…) Selon les jeunes, les deux frères leur ont demandé de partir. Ils ont répondu qu’ils attendaient une voiture. Le policier avait les mains dans le dos. Il a sorti une matraque et a commencé à les frapper.

 

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LA PLAINTE DE LA PERSONNE HANDICAPÉE QUI SE DISAIT VICTIME DE VIOLENCES POLICIÈRES À CLERMONT-FERRAND CLASSÉE SANS SUITE

La Montagne


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Le 20 mai dernier, il était convoqué, en tant que prévenu, devant le tribunal correctionnel clermontois, pour trois affaires. L’une où il est poursuivi pour violences et outrages à l’encontre de quatre policiers, dans les locaux du commissariat, à la suite de son altercation avec le CRS du mois de mars.

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« UN ABUS D’AUTORITÉ » : APRÈS SON INTERPELLATION MUSCLÉE PAR LA POLICE, UN JEUNE DE 15 ANS TÉMOIGNE

ouest france


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Du haut de ses 15 ans, ce lycéen sans histoire se demande bien pourquoi il a subi douze heures de garde à vue. Sa famille et lui s’indignent surtout des conditions de son interpellation.  » On ne comprend pas cet excès de violence. C’est un abus d’autorité », » estime sa mère. « Je croyais que c’était des psychopathes »

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« J’AI CRU QUE J’ALLAIS MOURIR, IL M’A TAPÉE » : UN POLICIER CONDAMNÉ POUR VIOLENCES CONJUGALES

Le JOURNAL de Saône-et-Loire


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Les enquêteurs ont alors entendu son ex-femme, qui dénonce de nombreux épisodes de violence au sein du couple, dont l’un devant l’une de ses filles. « Mon père est un monstre, je ne veux plus jamais le voir », aurait-elle crié un jour. Une autre de ses anciennes compagnes s’est dite « soulagée » de pouvoir dénoncer celui qu’elle qualifie de « pervers narcissique » après six mois de relation et un long arrêt de travail.

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« J’AI PEUR DE LUI, J’AI PEUR POUR MES ENFANTS » : UN POLICIER JUGÉ POUR DES VIOLENCES PAR LE TRIBUNAL DE CHÂTEAUROUX

La Nouvelle République


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Un policier municipal comparaissait, lundi 30 juin 2025, pour répondre de violences commises sur sa femme et son fils.

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APRÈS AVOIR MENACÉ SA COMPAGNE, LE POLICIER FILE AU PMU, OU IL LAISSE SON ARME DE SERVICE DERRIÈRE LE COMPTOIR

LA VOIX DU NORD


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Conduite en état d’ivresse, port de son arme alors qu’il n’était pas en service, détention d’armes non déclarées… Un policier comparaissait devant le tribunal judiciaire de Béthune, suite à une plainte de sa compagne pour violences.

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INTERPELLATION VIOLENTE LORS D’UNE MANIFESTATION À RENNES : UN POLICIER DE LA CRS 8 CONDAMNÉ

ouest france


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Le manifestant violenté a également été condamné, dans son cas pour outrage et rébellion.
Les vidéos avaient fait le tour des réseaux sociaux. En marge d’une mobilisation contre la réforme des retraites à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 15 avril 2023, les images d’un manifestant violemment interpellé sont massivement partagées par les internautes.

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BLOIS : UN ANCIEN POLICIER MUNICIPAL CONDAMNÉ POUR VIOLENCE

La Nouvelle République


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Le policier municipal, en fonction en 2018, et désormais à la retraite, a été condamné pour violence, sept ans après les faits.

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« JE DÉNONCE LES MÉTHODES DE BARBOUZES, LA BRUTALITÉ, LE RACISME »: GROS MALAISE À LA POLICE MUNICIPALE DE SAINT-LAURENT-DU-VAR

Nice matin


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Insultes racistes, bras tendu ambigu, bavure… Un « lanceur d’alerte » dénonce les « méthodes de barbouzes » de certains policiers municipaux de Saint-Laurent-du-Var. Ce que le maire Joseph Segura réfute avec fermeté.

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PROCÈS DES MILITANTS DE LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE : DEVANT LE TRIBUNAL DE PARIS, LEURS SOUTIENS DÉNONCENT DES «VIOLENCES POLICIÈRES»

Vert


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« D’après moi, la nasse [technique policière controversée qui vise à encercler un groupe de manifestant·es, NDLR] était illégale, et les premiers à transgresser la loi, c’était les policiers»

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DES PRATIQUES POLICIÈRES VIOLENTES ET MANIFESTEMENT ILLÉGALES

LDH


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Des manquements graves aux droits des manifestant·e·s et journalistes ont été observés :
Des traitements dégradants constitutifs d’atteintes à la dignité humaine
Une nasse continue de plus de 8 heures
Une information inexistante de la part des forces de l’ordre
Des RIO rarement portés
Des interpellations violentes et dangereuses en plein cœur de la nasse
Des entraves à la presse

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À PERPIGNAN, LE DÉNI D’UN POLICIER MUNICIPAL JUGÉ POUR DEUX INTERPELLATIONS VIOLENTES

Mediapart


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Extraits

Dans la ville dirigée par Louis Aliot (RN), où la police municipale revendique de « harceler les dealers », le parquet a requis six mois de prison avec sursis contre un agent qui a cogné la tête d’un mineur isolé contre un mur et « balayé » un jeune homme d’origine algérienne.

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HATIK REVIENT SUR CE JOUR OÙ IL A FAILLI ALLER EN PRISON APRÈS S’ÊTRE FAIT « CASSER LA GU**LE PAR DES FLICS »

Programme TV


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« Lors d’un contrôle beaucoup trop musclé, j’ai signifié aux personnes présentes qu’il fallait contrôler les gens avec un peu plus de douceur et je me suis littéralement fait casser la gueule. Ils m’ont emmené au commissariat où ils ont continué. Quand je suis passé devant une juge en comparution immédiate après 48h de garde à vue pour outrage, rébellion et violence, on m’a indiqué que j’allais prendre 70h de TIG alors que la juge avait constaté mes bleus et engueulé les policiers au sein du tribunal. Eux n’ont rien eu. Comment croire à la justice après ça ? ».

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