13.07.2026

La porte d’une famille défoncée «par erreur», la dernière d’une longue série de perquisitions râtées
Mercredi 8 juillet, il est 6 heures dans le 10ème arrondissement de la cité phocéenne. Une famille est brutalement réveillée par d’énormes coups qui fracassent son sommeil. Quelques secondes s’écoulent, et c’est sa porte qui s’effondre, mais aussi une partie du mur et le cadre qui la maintenait.
Derrière, des hommes cagoulés avec des boucliers foncent dans l’appartement tout en hurlant : «au sol !» devant les membres de la maisonnée interloqués. Il s’agit de gendarmes venus arrêter un suspect. Loupé : à la vue du mari, les assaillants se rendent compte que ce n’est pas l’homme qu’ils devaient interpeller. «Ils cherchaient un homme qui ne ressemblait pas du tout à mon mari, alors ils ont tout de suite compris» explique la mère de famille.
Effectivement, les militaires ont compté un étage de trop. Ce n’était donc pas la bonne porte. Paniqués, ils ressortent de l’appartement pour redescendre au bon étage.
Suite à cette intervention, un formulaire est remis à la famille pour «réparer» les dommages commis par erreur. Dans ce document, il est expliqué que la famille doit avancer les frais afin d’être remboursée ultérieurement. Dans le cas présent, cela se compte en milliers d’euros. L’habitante explique au journal La Provence qu’elle va devoir faire une croix sur les vacances de la famille, l’argent mis de côté sera sacrifié pour réparer la bêtise des gendarmes.
Rappelons que les notes d’admission au concours pour entrer au sein dans les «forces de l’ordre» se sont vues abaisser à 7/20, faute de candidats. À ce niveau-là, à quoi bon maintenir un examen avant de leur donner des armes à feu ? En tout cas, cela explique la difficulté de certains agents pour compter les étages avant de défoncer une porte.
Car ce cas n’est pas isolé. Beaucoup d’autres perquisitions ratées ont eu lieu, et certaines ont même tourné au drame. En 2023 à Saint-Denis, la porte d’une mère de famille et des ses enfants est enfoncée. Bon étage, bon pallier cette fois-ci, sauf que c’était la porte d’en face. À Toulouse, en 2021, le RAID interpelle au lit un couple de retraités sans histoire. Une nouvelle fois, l’étage n’était pas le bon.
À Nantes, en 2018, une étudiante se fait brutalement réveiller par une brigade d’intervention. Quelques instants plus tard, les policiers se rendent compte que les chiffres localisant l’appartement étaient inversés sur le mandat. À Lille, en 2022, la brigade antiterroriste intervient dans un appartement visé par les services de renseignement. Sauf que le suspect avait déménagé un an plus tôt, et c’est un couple de boulangers qui voit sa porte blindée sauter. À Rennes, en 2019, un homme se fait «soulever» au réveil par une brigade d’intervention. Il avait le malheur d’avoir le même prénom, nom et date de naissance que la cible des autorités. En 2019, à Nice, le RAID débarque harnaché de la tête aux pieds. La porte saute et blesse une fillette de 9 ans. Le père dit qu’il a cru voir son enfant mourir. Ce dernier n’était pas la personne recherchée puisque le bon appartement était à côté.
Dans un village du Gard en novembre 2015, 50 militaires cagoulés et armés investissent un logement en pleine nuit. Gérard entend sa fille crier : « papa, papa, on m’a tiré dessus ». Effectivement, le père remarque : « la fenêtre de la chambre de ma fille a reçu un impact ». Après avoir ravagé la maison, les gendarmes repartent en ne trouvant rien, et en s’excusant.
Pendant l’état d’urgence, nombre d’erreurs de ce type se sont produites.
Combien d’autres portes ont été détruites et de familles traumatisées par des forces de répression, qui sont autant toutes puissantes qu’incompétentes ? Et demain, en cas de tir «par erreur» sur la mauvaise personne, la loi sur la présomption de légitime défense leur assurera une impunité totale.
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18.05.2026

« J’en garde des séquelles »: trois policiers jugés à Brest pour des violences sur une famille lors d’une interpellation
Trois policiers de Brest sont mis en cause pour des faits de violence policière sur une mère et ses enfants. La scène s’est déroulée à leur domicile de Guipavas (Finistère), un soir d’avril 2018. Les fonctionnaires mis en cause, déjà reconnus coupables d’un faux durant l’enquête de l’IGPN, nient les faits.
Je regardais un film et j’ai entendu frapper très fort, j’ai cru que la porte allait tomber.
La mère de famille raconte la nuit du 17 avril 2018, quand des policiers de la BAC, la brigade anticriminalité, entrent dans son domicile de Guipavas (Finistère). S’ensuit, selon elle, des coups sur son fils, des violences envers elle et sa fille, et des menaces de mort. Après huit ans de procédure, trois des hommes intervenus ce soir-là comparaissent, ce lundi 18 mai 2026, devant le tribunal de Brest. « Si c’est moi qu’ils frappent aujourd’hui, ça pourra être quelqu’un d’autre demain, et je trouve ça grave venant de la police »…

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06.03.2026

La police est intervenue par erreur au domicile de Franck Burin. L’homme a été frappé, plaqué au sol devant ses enfants et sa compagne. Il a saisi l’inspection générale de la police nationale
Un Niçois affirme avoir été victime d’une intervention policière particulièrement brutale, qu’il qualifie de «bavure», à son domicile, le 22 janvier dernier au petit matin.
Dans un courrier adressé au procureur de la République de Nice, Franck Burin demande l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de cette opération menée par des agents du Raid ou de la BRI – il n’a pas eu la précision -, et de la police nationale.
Il a également saisi jeudi l’Inspection générale de la police nationale.
Selon son récit, une dizaine de policiers seraient intervenus vers 6 heures du matin à son domicile situé rue de la Villette, une perpendiculaire au boulevard de la Madeleine.
Les agents auraient forcé le portail et la porte de la maison à l’aide d’un bélier.
«J’ai entendu un bruit anormal, très fort au niveau de la porte d’entrée. J’ai vu des individus armés, cagoulés, entrer, j’ai pensé à un cambriolage. Ils ne se sont pas présentés. »
Franck Burin, arraché à son sommeil, se trouve dans son plus simple appareil. Il affirme ne pas avoir opposé de résistance.
«Je suis resté parfaitement immobile. Malgré le fait que je ne présentais aucune agressivité, l’un des hommes m’a porté un violent coup de bouclier au visage. Il m’a cassé l’arête nasale.»
Il a ensuite été plaqué au sol avant d’être menotté, mains dans le dos. «Pendant de longues minutes je n’ai pas su s’ils étaient de la police ou des cambrioleurs.»
Franck Burin indique avoir signalé à plusieurs reprises des difficultés à respirer pendant qu’il était maintenu au sol.
«Ma compagne était là, ainsi que mes enfants. Ils m’ont traîné nu, et menotté, dans ma chambre et maintenu au sol. D’autres sont allés chercher les enfants sans ménagement et ils ont regroupé toute le monde dans la chambre.»
Selon Franck Burin, c’est à ce stade qu’on lui demande son identité.
«J’ai obtempéré. Et là il y a eu un blanc. Rapidement ils se sont rendus compte que je n’étais pas la personne qu’ils recherchaient.»
Selon lui, l’intervention visait en réalité son locataire, qui habite à proximité immédiate de son logement.
«Malgré cette erreur, je suis resté menotté au sol de manière très violente, une quinzaine de minutes supplémentaires avant d’être maintenu sous surveillance, toujours nu, devant ma famille. Nous sommes restés de longues minutes hébétés après leur départ.»
Il précise également que son locataire aurait été placé brièvement en garde à vue – «A peine une heure» – avant d’être remis en liberté, mis hors de cause.

(…)

Dans sa lettre, au procureur, Franck Burin évoque des violences volontaires, un usage disproportionné de la force et une atteinte à la dignité.
Il demande à la justice de faire toute la lumière sur cette intervention et indique pouvoir fournir certificats médicaux, photographies et témoignages.
«Je ne comprends pas la violence dont j’ai été victime. Vraiment, pas du tout. La seule réponse que j’ai eue, c’est « Vous avez une assurance pour ça ? ». Ce que je trouve très déplacé comme réponse. L’assurance a pris en charge la réparation des portes, certes. Mais j’ai payé une franchise qui est de ma poche, ce que je trouve pas normal. J’attends, a minima, une réparation des dégâts matériels.»

(…)

«Le fait que la police se trompe de porte, a priori, ça arrive. Mais j’aurais aimé qu’ils s’excusent en partant, en disant qu’ils s’étaient trompés de porte. Ce n’a jamais été le cas. C’est quand même l’élite de la police», regrette Franck Burin.
Le Niçois dit avoir également rédigé un courrier au maire. «J’ai été recontacté tout de suite. Ils m’ont mis à disposition un psychologue pour me soutenir. C’était très appréciable.»
Très marqué par cette intervention opérée devant ses enfants, il affirme rencontrer depuis des troubles du sommeil.
«Je me réveille au moindre bruit, je suis très irritable. La petite amie de mon fils fait des crises d’angoisse, elle a eu cinq jours d’ITT après cette intervention. C’est moralement très compliqué.»

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12/10/2025

Les erreurs d’adresse de la police peuvent avoir des conséquences graves. Voir sa porte enfoncée violemment à l’aube, en plein sommeil, entraîne des dommages matériels, mais aussi psychologiques.

(…) Il vient justement de recevoir les devis des artisans : « 7 921 euros pour remplacer les portes d’entrée et de garage. À ajouter à cela 3 500 euros de réparation des murs. Quand on cumule les deux, on est à peu près à 11 500 euros. C’est à moi de me débrouiller pour pouvoir réparer ces dommages. Je trouve ça impensable. »

(…) Le phénomène est si fréquent que le ministère de la Justice a mis en place une plateforme en ligne spécialement dédiée au remboursement des portes enfoncées par erreur. L’an dernier, 589 personnes, presque deux par jour, ont été dédommagées. Coût total : plus de 1,3 million d’euros.

(…) Alors, comment expliquer ces erreurs d’adresse des forces de l’ordre ? Certaines enquêtes judiciaires manquent-elles de rigueur ? Contactée, la gendarmerie n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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LE LOURD COUT DES PORTES CASSÉES PAR ERREUR PAR LES FORCES DE L’ORDRE

RMC


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L’an dernier, au total, il y avait eu 589 dossiers pour 1.388.311 d’euros d’indemnisation. Alors, pourquoi tant de portes cassées par erreur?

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« UNE AMIE A FAIT UNE CRISE D’ANGOISSE » : AU PETIT MATIN, QUATRE POLICIERS FONT IRRUPTION CHEZ EUX « PAR ERREUR » EN PASSANT PAR LA FENÊTRE

LA DÉPÊCHE


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Des policiers se sont infiltrés dans une maison, dans les Bouches-du-Rhône. Problème : les occupants n’avaient rien à voir avec les personnes qu’ils recherchaient.

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ILS RECHERCHAIENT UN INDIVIDU DANGEREUX, LES GENDARMES PERQUISITIONNENT LA MAUVAISE MAISON À LORGUES

var matin


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L’incompréhension, Le Choc et la colère animent Bilel et Gaëlle*. « Comment est-il possible de faire une telle erreur? », ressasse le couple de trentenaires, hier matin. La veille, à six heures, les deux Lorguais et leurs trois enfants âgés de deux mois, cinq et huit ans, sont réveillés par un bruit assourdissant.
« La porte d’entrée tremblait à chaque coup. Par peur, nous nous sommes réfugiés dans la chambre du fond », raconte Gaëlle. « Les coups ne s’arrêtaient pas », précise Bilel. Une quinzaine environ. « J’ai décidé de m’approcher de la porte et j’ai demandé « C’est qui? ». « C’est la police! »

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ENLÈVEMENT DE DAVID BALLAND : LE GIGN DÉFONCE SON APPARTEMENT PAR ERREUR, PLUS DE 20 000 EUROS DE DÉGÂTS

Le Parisien


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« Un scandale », selon l’influenceuse de 34 ans, qui dénonce sur son profil Instagram (« La veille de ma réussite ») le système d’indemnisation mis en place par l’État. « Moi, je n’ai rien demandé, je me trouve à vider quasiment totalement mon épargne. Pourquoi est-ce à moi d’avancer ses frais ? Qu’en est-il si l’État met des mois, voire des années, à rembourser. Moi, quand je suis en retard sur le paiement d’une taxe foncière, j’ai 10 % de majoration », fustige-t-elle.

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AU BLANC-MESNIL, SEPT MOIS SANS PORTE D’ENTRÉE APRÈS UNE ERREUR DES GENDARMES : « ON SE SENT SEULE AU MONDE »


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Quatre portes d’une même résidence HLM du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ont été défoncées par erreur par des gendarmes lors d’une intervention en février. Le début d’un véritable parcours du combattant pour Maria, 60 ans.

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GRIGNY : ABIL ATTEND TOUJOURS LE REMBOURSEMENT DE SA PORTE CASSÉE PAR ERREUR PAR LES POLICIERS

Le Parisien


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En mars, ce propriétaire a découvert la porte de son appartement cassée, à Grigny. Les policiers, missionnés sur une enquête de stupéfiants, se sont trompés. Depuis, aucune réparation n’a été faite et il est sans nouvelles du ministère de la Justice, qui doit l’indemniser.

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TOULON : UN NONAGÉNAIRE, ANCIEN COMBATTANT, TUÉ CHEZ LUI PAR ERREUR PAR LA POLICE

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L’homme, âgé de 91 ans, a reçu sur le visage la porte blindée enfoncée à coups de bélier.

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