21.07.2026

VIDÉO – « Trou du cul », « gros lard »,  » va changer ta couche l’ancien » : un policier en patrouille insulte un groupe de personnes, une enquête ouverte pour « propos inadmissibles »
Une vidéo de violences verbales policières est devenue virale. Filmée près de Nancy, elle montre un agent insultant un groupe de personnes. Une enquête interne est ouverte pour éclaircir les circonstances de cette scène.
« C’est moi le chef ici », « j’ai tous les droits », « et miss monde sinon quoi ? », « c’est un trou du cul ton père ». La vidéo, publiée ce lundi, totalise déjà plus de quatre millions de vues sur X et est devenue virale sur TikTok
On y voit un policier, qui est le passager avant d’une voiture siglée de la police nationale, maltraiter un groupe de personnes en leur parlant de manière totalement irrespectueuse en se moquant ou les insultant. Il est parfaitement calme et méprisant. On l’entend également dire à ses interlocuteurs « c’est rien, c’est personne ce gros lard », ou encore « va changer ta couche, l’ancien ».
\ud83d\udea8\ud83c\uddeb\ud83c\uddf7 ALERTE INFO | Un #policier au cœur d’un échange tendu avec des gens du voyage. Ses propos insultants, moqueurs et déplacés font vivement réagir. pic.twitter.com/Pq5WlVNCqF
— MED TV (@medtvoff) July 20, 2026
Il semble totalement ignorer qu’il est filmé ou cela ne le dérange pas. A ses côtés d’autres fonctionnaires, le conducteur de la voiture et au moins une autre personne que l’on aperçoit à l’arrière.
Les circonstances exactes de l’altercation sont inconnues mais la scène se passe en Meurthe-et-Moselle. Elle aurait eu lieu dimanche matin près de Nancy, à Villers-lès-Nancy, selon L’Est républicain.
Les personnes présentes, décrites comme des gens du voyage, sont sidérées du ton employé par le fonctionnaire et lui demandent à plusieurs reprises pourquoi il leur parle aussi mal.

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20.07.2026

Ritchy Thibault a été interpellé en marge du défilé militaire du 14 juillet, dans le 8ème arrondissement de Paris.
«Je sors de 58 heures d’enfermement : en garde à vue, puis au dépôt du tribunal judiciaire». C’est ainsi que commence le communiqué de presse du militant Ritchy Thibault paru le 17 juillet. Il avait été interpellé en marge du défilé militaire du 14 juillet, dans le 8ème arrondissement de Paris.
Il explique qu’il a été arrêté par «une compagnie d’intervention», des policiers chargés du maintien de l’ordre, eux-mêmes accompagnés «de 10 membres du Renseignement de la Préfecture de police et de 5 membres de la police judiciaire». Une véritable meute pour traquer cet activiste âgé de 22 ans. Ritchy Thibault précise : «J’ai été géolocalisé, mon domicile a été surveillé puis perquisitionné, mon ordinateur saisi puis mis sous scellés, mon téléphone portable fouillé». Pour la police, il était hors de question que le jeune homme puisse approcher, et éventuellement perturber le défilé de l’armée, qui était très lourdement protégé et auquel on ne pouvait accéder uniquement en scannant un QR code.
Lors de sa très longue garde à vue, Ritchy Thibault a été «auditionné à deux reprises et expertisé psychiatriquement», comme dans les régimes totalitaires qui envoyaient les dissidents à l’asile pour les faire passer pour «fous».
Désormais libéré, il est convoqué en procès le 8 septembre, «assorti d’un contrôle judiciaire infâmant m’interdisant de manifester et d’entrer en contact avec les ‘victimes’, à savoir tous les agents de la Préfecture de police de Paris».
Ritchy Thibault subit un acharnement policier et judiciaire hors norme depuis l’adolescence, pour son engagement et ses discours révolutionnaires. Dès 14 ans, ce fils d’une famille Tzigane s’engage dans les luttes sociales, occupe les ronds-points et rejoint le mouvement des Gilets Jaunes. Nous étions alors en 2018. Depuis, il ne cesse de s’indigner face à la montée du fascisme et les violences d’État, réclamant une justice sociale et une vie meilleure pour toutes et tous, et va critiquer les puissants là où ils se trouvent.
Résultat : en quelques années Ritchy Thibault a subi plus de 20 gardes à vue et auditions, plusieurs contrôles judiciaires et interdictions de manifester, et 6 procès passés et à venir, notamment suite à des plaintes de Macron, Retailleau ou de policiers. Le palmarès d’un ennemi public.
Le précédent épisode de cet acharnement avait lieu le 8 juillet au tribunal de Paris. Ritchy Thibault était jugé pour «atteinte à la sûreté de la nation». L’audience a été reportée à l’an prochain, mais la répression a eu lieu à l’intérieur même du tribunal : des dizaines de policiers ont évacué et violenté les soutiens du jeune homme qui étaient présents dans la salle.
Autre exemple en février 2024. Il avait passé 50 heures en garde à vue parce qu’il avait scandé, lors du salon de l’agriculture, en direction d’Emmanuel Macron : «L’éborgneur, n’oublie jamais que nous sommes dans le pays de la Révolution française, le pays qui fait tomber la tête des monarques !» Pour ce simple rappel historique, il avait immédiatement et brutalement été embarqué par les services de sécurité, menotté et jeté en cellule.
Quelques mois plus tard, la police le convoquait au commissariat dans le cadre d’une enquête préliminaire pour «menace de crime ou délit contre un élu public» suite à une plainte de Jordan Bardella. Il avait déclaré lors d’une interview : «Oui, le fascisme est une menace à éradiquer». Le militant ne peut plus prononcer un discours ni se déplacer sans être surveillé et parfois arrêté.
Quand on lui demande comment il supporte l’enfermement et les menaces policières régulières, il nous répond : «Tu sais, quand t’as vu le GIGN débarquer chez toi dès 3 ans… ça définit ton rapport à la police». Après son dernier passage en cellule, Ritchy Thibault écrit dans son communiqué : «Je ne respecterai pas ce contrôle judiciaire indigne. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent : qu’ils m’envoient en prison. Rien ne me fera reculer». Il avertit également : «Le fascisme est déjà là. Nous sommes tous visés». Ce que subit Ritchy et les moyens mis en œuvre pour le briser illustrent la brutalisation du régime. À travers lui, ce sont toutes les paroles divergentes et les actions militantes qui sont menacées.
Une cagnotte pour le soutenir dans ses procès

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20.04.2026

Un gendarme tire sur un homme violent près de Toulouse : « Pourquoi sortir son arme ? Il y avait d’autres solutions », la famille de la victime livre sa version des faits
Deux jours après l’intervention des gendarmes à Escalquens, près de Toulouse, la famille du père de famille de 38 ans, hospitalisé au CHU Rangueil après avoir été touché par balle, livre sa version des faits. Les proches évoquent une dispute conjugale sans coups et dénoncent un recours disproportionné à l’arme à feu.
Pour la première fois depuis le drame, elle a pu entrer dans la chambre d’hôpital. Ce lundi, au CHU Rangueil, à Toulouse, les médecins ont expliqué à cette femme de 34 ans qu’ils faisaient « tout leur possible ». Son mari, artisan peintre de 38 ans, grièvement touché par balle lors d’une intervention des gendarmes samedi à Escalquens, reste dans un état critique. « Ils ne savent pas encore s’il va s’en sortir », confie L., la mère de la compagne.
Deux jours après les faits, la famille conteste la version d’un épisode de violences conjugales à l’origine de l’intervention des militaires. Selon L., 55 ans, l’altercation qui a précédé l’arrivée des gendarmes n’était qu’une dispute bruyante dans le couple. « Il avait bu des bières, oui. Mais il n’y a pas eu de coups. Chez les gens du voyage, ça peut crier fort. On s’emporte, mais ça ne veut pas dire qu’il y a de la violence. »
Dans cet appartement d’un petit immeuble d’Escalquens, le couple se dispute parfois, mais sans violences physiques, jure la famille. « Sa femme, c’est sa vie. Ils peuvent s’engueuler, mais ça ne va pas plus loin », insiste la belle-mère. Elle pense que ce sont des voisins qui ont alerté les forces de l’ordre après avoir entendu les cris.
Lorsque les gendarmes de la compagnie de Villefranche-de-Lauragais arrivent sur place, la situation se tend rapidement. Selon les proches, l’homme aurait alors voulu sortir pour se calmer. « Il leur a dit : ‘Poussez-vous, je m’en vais’. Les gendarmes lui ont demandé de reculer. »
La confrontation se déplace dans la cage d’escalier. Les militaires utilisent alors un pistolet à impulsion électrique. « Un taser ne fonctionne que si les deux fils touchent la peau. Il n’y en avait qu’un seul », croit savoir la belle-mère qui ajoute que « dans la bousculade, ils se sont retrouvés coincés dans le hall d’entrée. »
« Pourquoi sortir son arme »
Selon la famille, l’homme aurait porté des coups à un gendarme. Dans l’appartement se trouvaient également un adolescent de 15 ans et un jeune de 17 ans, membres de la famille. « Mon petit-fils a voulu défendre son père quand il l’a vu tomber au sol », affirme L.

(…)

Touché au ventre, il est pris en charge par le Smur 31 et transporté en urgence au service de déchocage du CHU Rangueil, où il est opéré dans la nuit. Sous le choc, la famille conteste la nécessité d’avoir fait usage d’une arme à feu. La compagne de la victime a pris un avocat et envisage de déposer plainte. « Pourquoi sortir son arme ? Il y avait d’autres solutions », estime la belle-mère.
Le parquet de Toulouse a ouvert trois enquêtes distinctes. La première porte sur l’usage de l’arme par la gendarme. Les investigations ont été confiées à la section de recherches de Toulouse, chargée de déterminer si le tir s’inscrit dans un cadre de légitime défense.

(…)

Les investigations devront désormais établir si l’usage de l’arme était justifié face à la violence de la situation, ou s’il s’agit d’un recours disproportionné à la force.

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13.03.2026

Des membres de la communauté dénoncent toutefois la brutalité qu’ils affirment subir au quotidien.

(…)

La porte d’une caravane s’ouvre. Nous sommes jetés de partout ! , peste Jean-Paul Chevalier, bientôt 60 ans, quelques heures après l’opération de police menée ce jeudi matin 12 mars 2026 sur ordre de la préfecture.
Les policiers nationaux sont intervenus dans la zone commerciale Mendès-France pour expulser des citoyens français itinérants (CFI) installés de manière illégale, sur des parkings de magasin : derrière Aldi et devant l’ancienne boutique « 4murs ».

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