05.07.2026

Val-d’Oise : multiverbalisés par la police municipale, des jeunes de Pontoise dénoncent un harcèlement

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Des jeunes des quartiers des Cordeliers et des Louvrais affirment être victimes de verbalisations quasi quotidiennes de la part de la police municipale de Pontoise (Val-d’Oise).

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À l’initiative de membres et d’élus de la L!ste, groupe d’opposition de la gauche radicale au conseil municipal de Pontoise (Val-d’Oise), une douzaine de jeunes du quartier des Louvrais, mais aussi des Cordeliers ont accepté de témoigner pour dénoncer un climat qu’ils qualifient de « harcèlement », marqué par des contrôles fréquents et des amendes qu’ils estiment souvent injustifiées.
Jet de détritus, tapage ou encore regroupements seraient les principales infractions relevées par la police municipale.
Pour certains, les amendes s’accumulent et représentent le millier d’euros. Plusieurs renoncent souvent à les contester, faute de preuves ou découragés par des démarches jugées trop complexes.
« Dès qu’ils sortent, ils savent que ça va leur arriver », déclare Ayoub, 25 ans, qui s’est fait le porte-parole des jeunes verbalisés.
Vidéoverbalisation
Au-delà des faits, c’est une méthode qui interpelle. « Les nouvelles tablettes utilisées par les policiers municipaux proposent automatiquement plusieurs infractions possibles.
Quand les fonctionnaires procèdent à la verbalisation, la tablette suggère d’autres infractions.
C’est pour ça qu’un jeune peut recevoir jusqu’à quatre contraventions », assure Julie Vadebeaux, conseillère municipale, membre de La L!ste.
Les verbalisations visent souvent les mêmes jeunes. Parfois, les fonctionnaires ne procèdent même pas à un contrôle d’identité.
« Ça fait trois ou quatre ans qu’ils nous connaissent. Ils ont enregistré nos pièces d’identité. » La vidéoverbalisation serait aussi largement utilisée.
Un jeune raconte avoir été verbalisé alors qu’il marchait seul dans la rue. « Je marche, je mets ma musique dans mes oreilles. Ils m’arrêtent. Une semaine plus tard, j’ai reçu trois amendes de 68 euros » témoigne-t-il, sans préciser les réels motifs.
« La police municipale peut passer en voiture. Elle les voit de loin et ils ont une contravention. Elle ne s’est pas arrêtée, elle ne leur a pas parlé », témoigne un habitant du quartier.
« Les contestations ont une infime chance d’aboutir, d’abord parce qu’il n’y a pas de preuves », explique une membre de La L!ste.
« Quand tu t’en prends trois par jour, au bout d’un moment, tu n’as plus l’intention de contester. »
« Ils devraient pouvoir demander de visionner les images de surveillance pour vérifier que les infractions ont bien été commises », estime Julie Vadebeaux, qui a évoqué le sujet lors du conseil municipal le 2 juillet 2026 (lire encadré).
L’essentiel
– « La Police municipale intervient dans le cadre des compétences que lui confère la loi. Les agents sont assermentés, agréés, formés et habilités à constater les infractions relevant de leurs prérogatives. Toute verbalisation est fondée sur des faits constatés et sur une base légale », réagit François Daoust, adjoint au maire délégué à la sécurité. La Ville a pris connaissance des témoignages relayés par les médias. « À ce stade, nous ne souhaitons pas commenter des situations individuelles sans disposer de l’ensemble des éléments factuels. Les premiers éléments dont nous disposons montrent que certaines affirmations nécessitent d’être vérifiées et replacées dans leur contexte », tempère l’élu. « D’une manière générale, toute verbalisation repose sur des infractions constatées et peut faire l’objet par le contrevenant des voies de recours prévues par la loi », rappelle-t-il. « Si des situations particulières appelaient des vérifications complémentaires, elles seront examinées avec toute l’attention nécessaire », rassure-t-il.
Pratique de police
Au-delà des amendes, les jeunes décrivent des conséquences sociales importantes. « Il y en a qui n’osent plus rentrer dans la vie active parce qu’ils savent qu’ils vont avoir des saisies sur salaire. Ça les bloque dans leur vie professionnelle, personnelle, à tous les niveaux », évoque une membre de La L!ste.
« Ça a commencé après le Covid. C’est l’antiregroupement. Ils disent qu’on ne peut pas être plusieurs. Après, on ne comprend pas pourquoi on ne peut pas être entre amis », déplore un jeune.
Le phénomène ne serait pas propre à Pontoise, d’autres communes adoptent une démarche similaire.
Et les polices municipales ne sont pas les seules concernés.
En avril 9 avril 2025, la Défenseure des droits avait publié une étude sur les pratiques de la police en région parisienne.
Un rapport mettait en évidence une politique publique d’éviction de l’espace public de personnes considérées comme « indésirables ».
Cette étude, conduite par les chercheuses Aline Daillère et Magda Boutros (Sciences Po), révélait « des pratiques policières discriminatoires ciblant les jeunes hommes racisés de quartiers populaires ».
Loi Ripost
À partir de sources administratives et d’entretiens, l’étude montrait comment la police nationale utilisait les contrôles et les amendes à répétition pour impulser le départ d’habitants des espaces publics de leurs quartiers.
Une méthode adoptée. Le ministère de l’Intérieur avait fait savoir qu’il s’inscrivait « en faux des conclusions de ce rapport qui constituent une accusation particulièrement grave ».
Utilisé dans le logiciel de main courante par la police, le terme « perturbateurs indésirables » avait été définitivement supprimé.
« Sans préjudice de ce qui précède, et afin que la probité de nos forces de sécurité ne soit pas indûment mise en cause, j’ai fait procéder à la suppression de la mention ‘indésirable’ qui perdurait dans la nomenclature de la main courante informatisée des services de police », avait réagi le ministre de l’Intérieur.
Les élus de La L!ste ont décidé de médiatiser le sujet alors que la loi Ripost portée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez prévoit d’étendre les prérogatives des policiers municipaux et d’élargir le recours aux amendes.
La Défenseure des droits met en garde, dans un avis, contre « un glissement des missions régaliennes de police judiciaire vers des forces locales susceptibles d’affaiblir les garanties procédurales » et s’inquiète « d’un risque de creusement des inégalités territoriales et de dégradation du lien de proximité entre les usagers et les policiers municipaux ».
La maire s’exprime…
En séance du conseil municipal, Emmanuel Potier, conseiller municipal (Dvg), a abordé le sujet en relayant « le profond malaise », de plusieurs jeunes habitant les quartiers des Louvrais, des Cordeliers ou des Larris. Selon l’élu d’opposition, ces derniers feraient l’objet de verbalisations « abusives pour des motifs futiles : tapage nocturne non avéré, jeux de cartes dans la rue, ou encore des infractions routières mineures comme un manque de liquide lave-glace ».
L’élu de l’opposition de gauche radicale a pointé du doigt des vices de procédure. « Des amendes qui tombent sans avertissement préalable ni contrôle d’identité direct. Des jeunes de 16 à 20 ans accumulant des milliers d’euros de dettes sans avoir pu contester à temps. Un manque de dialogue de la part des agents sur le terrain. »

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23.06.2026

Le gouvernement s’apprête à faire voter une « présomption de légitime défense » en faveur des policiers qui font usage de leur arme. La mesure est assimilée à un « permis de tuer » par ses détracteurs et rompt avec le principe d’égalité devant la loi.
Le 7 juillet prochain, l’Assemblée nationale devra se prononcer sur une proposition de loi, portée par les députés Les Républicains (LR), instaurant une « présomption de légitime défense » pour les policiers nationaux, municipaux et les gendarmes. Jusqu’à présent, un membre des forces de l’ordre est présumé innocent – comme n’importe quel citoyen – s’il est accusé d’avoir fait usage de son arme sans discernement, de manière illégitime ou disproportionnée. En cas de doute, un policier ou un gendarme peut ainsi être mis en examen pour expliquer son acte. À la justice, ensuite, de trancher, en fonction des éléments de l’enquête, sur la « nécessité absolue » ou non de l’ouverture du feu.
Avec cette loi, tout membre des forces de l’ordre sera présumé en état de légitime défense s’il fait usage de son arme à feu, quelles que soient les circonstances ou la réalité de la menace. Même s’il tire dans le dos de quelqu’un qui n’est pas armé, par exemple. Policiers et gendarmes n’auront donc plus besoin de justifier de manière automatique de l’immédiateté d’une menace et de la proportionnalité de la riposte.
Si cette loi est adoptée, policiers et gendarmes bénéficieront d’une dérogation importante face au « principe d’égalité de toutes et tous devant la loi ». Ce qui inquiète nombre d’organisations, comme Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, le collectif Stop aux violences d’État ou l’ONG Flagrant Déni, à l’initiative d’un recours à l’Onu, qui assimilent cette mesure à une sorte de « permis de tuer ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’y est déjà dit « favorable à titre personnel », et une partie du bloc central pourrait voter cette proposition de loi. Cette revendication de présomption de légitime défense ne vient pas de nulle part. Elle est portée de longue date par les organisations les plus extrémistes au sein de la police, proches de l’extrême droite, et a fini par pénétrer la droite comme une partie de la gauche.
Au début, les « colères policières »
À chaque fois qu’un policier fait l’objet d’une mise en examen pour éclaircir les conditions dans lesquelles il a ouvert le feu et tué quelqu’un, l’affaire sert de prétexte à des « colères policières », comme les nomme le sociologue Fabien Jobard. Dès les années 1970, ces « colères » visent la justice, perçue comme trop dure envers les policiers.
Début juillet 1976, 3000 inspecteurs décident ainsi de déposer leur arme pour protester contre l’ouverture d’une information judiciaire visant deux de leurs collègues de la brigade criminelle. Ceux-ci avaient tiré huit balles, tuant sur son divan, à son domicile de Fontenay-Sous-Bois (Val-de-Marne), un employé de la Banque de France, Bernard Baptedou. Les policiers l’avaient confondu avec un suspect recherché dans une affaire de kidnapping – et avaient fait irruption dans son appartement par erreur. Les policiers qui protestent alors réclament une « présomption de légitime défense » pour leurs collègues.
En 1980, c’est l’affaire du brigadier Roger Marchaudon qui provoque une telle « colère ». Le brigadier comparaît libre à son procès aux assises pour avoir abattu de plusieurs balles dans le dos Mustapha Boukhezzer, 21 ans. Le brigadier est défendu par l’avocat Henri-René Garaud, cofondateur d’une nouvelle association, Légitime défense, et membre d’un petit parti de droite extrême (le Centre national des indépendants et paysans, qui soutiendra Éric Zemmour en 2022). L’association milite pour laisser aux policiers le droit de tirer, quel que soit le danger. Au tribunal, lors de l’audience, des groupes de policiers en civil intimident la sœur de la victime.
En 1982, Céline Carré, est tuée le 9 septembre à bord d’une voiture qui prenait la fuite pour éviter un contrôle. Les agents de la brigade de surveillance de nuit tirent alors quatorze coups de feu, tous par l’arrière ou de côté. Un non-lieu clôture l’instruction en 1987 : « La légitime défense est évidente même si la jeune fille a été abattue dans le dos », tente le syndicat indépendant de la police nationale (SIPN, classé très à droite et ancêtre du syndicat Alliance). Ses membres menacent de bloquer la circulation et de manifester « en tenue ou en service » si leur revendication d’un usage plus libre des armes n’est pas entendue.
Les premiers relais politiques
C’est un socialiste, Gaston Defferre, qui est parmi les premiers ministres de l’Intérieur à se prononcer en faveur d’un usage harmonisé des conditions d’ouverture du feu entre policiers et gendarmes – ces derniers, en tant que militaires, bénéficiant de conditions encadrées mais plus souples. Jugeant cette position dangereuse, Robert Badinter, alors ministre de la Justice, et qui vient d’abolir la peine de mort, s’y oppose fermement. Tout comme les syndicats policiers majoritaires de l’époque, réunis au sein de la Fédération autonome des syndicats de police (Fasp), dont les dirigeants sont proches du Parti socialiste (PS). La Fasp craint alors une hausse des tirs par de jeunes recrues mal formées à l’usage de l’arme à feu.
En 1983, après une cérémonie d’obsèques en hommage à deux collègues tués, 2500 policiers manifestent sous les fenêtres du ministère de la Justice au cri de « Badinter démission, en prison ! » Ils répondent à l’appel de la Fédération professionnelle et indépendante de la police (Fpip), un petit syndicat d’extrême droite, et dénoncent un « laxisme de la justice » face à « la racaille ». L’un des participants, venu en soutien protester « contre la politique qui aboutit à l’insécurité dans notre pays » n’est autre que Jean-Marie Le Pen, président d’un Front national encore faible électoralement.
La Fpip s’est créée en 1973 et compte en son sein des militants néonazis du Parti nationaliste français et européen (PNFE) ou de l’Œuvre française. Plusieurs de ses membres seront ensuite révoqués de la police, poursuivis, et condamnés, pour « association de malfaiteurs ». Ils avaient inspiré ou planifié au moins deux attentats perpétrés par le PNFE contre des foyers d’hébergement de travailleurs immigrés ou le siège du magazine de gauche Globe.
Passer les portes de l’Assemblée nationale
Les partisans de cette présomption de légitime défense commencent à s’organiser, et la revendication à dépasser les cercles d’extrême droite. En 1987, l’association La France avec sa police, anciennement J’aime ma police, organise un colloque à l’Assemblée nationale sur les contrôles d’identité et la légitime défense. Cette association, qui revendique un millier d’adhérents, est fondée par l’avocat Sylvain Garant, membre du Rassemblement pour la République (RPR), le parti de Jacques Chirac. « Non pas pour justifier ces bavures, mais pour laisser la justice faire son travail », explique alors l’avocat.
Avec le retour au pouvoir de la droite chiraquienne, le sujet entre timidement dans l’Hémicycle. En 1993, un député RPR demande à ce que les policiers puissent se servir des armes dans les mêmes conditions que les gendarmes, retrace Vanessa Codaccioni, professeure de science politique à l’université Paris 8 et autrice de plusieurs ouvrages sur la répression, parmi lesquels La Légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières (CNRS éditions, 2018). Alors ministre de l’Intérieur, plutôt connu pour son soutien aux policiers auteurs de violences, avec son fameux « Allez-y, je vous couvre ! », Charles Pasqua s’oppose pourtant à cette mesure, craignant le risque qu’un adolescent « pris de panique » par un contrôle policier puisse être blessé ou tué. Le souvenir du décès de Malik Oussekine, tabassé par des policiers en marge d’une manifestation étudiante en 1986, est encore vivace.
2012 : une « victoire idéologique du Front national »
Au tournant des années 2000, l’alignement des règles d’usage des armes des policiers sur celles des gendarmes, revient via un amendement du sénateur socialiste Michel Charasse. L’élu veut autoriser l’ouverture du feu après une simple sommation. Fraîchement nommé ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy ne donne pas suite.
C’est surtout dans l’entre-deux tour de la présidentielle de 2012 que cette question s’impose durablement dans le débat public. Le 21 avril, un agent tue d’une balle dans le dos Amine Bentounsi, un détenu en cavale, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Ce dernier invoque la légitime défense. Sa mise en examen pour homicide volontaire déclenche une manifestation des policiers, emmenés par le très droitier syndicat Alliance et la Fpip, qui réclament une présomption de légitime défense. Contre l’avis de son ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, pour qui cela reviendrait à instaurer un « permis de tirer », Nicolas Sarkozy, candidat à sa réélection, reprend la revendication à son compte durant sa campagne. Marine Le Pen salue alors une « victoire idéologique du Front National », qui porte cette mesure dans son programme à chaque élection depuis 2007.
Assouplissement des règles dans un contexte d’attentats terroristes
Après cette affaire, une « mission de réflexion sur la protection fonctionnelle des policiers et des gendarmes » est commandée par Manuel Valls (PS), lors de son arrivée à l’Intérieur. La mission écarte la possibilité d’une telle présomption mais formule une série de propositions qui ouvre le débat. « L’atteinte à la vie doit toujours, sous le contrôle des juges, être strictement proportionnée à la menace qui la justifie », rappelle alors le rapport.
Dans la foulée, deux propositions de loi, venues des rangs de la droite, n’aboutissent pas. En 2013, le Sénat, à majorité socialiste, s’oppose également à une présomption de légitime défense. « Ce projet conduit à donner le sentiment que la loi applicable à l’agent de la force publique doit être moins rigoureuse que pour le citoyen, alors que le premier représente l’État et dispose d’un armement parfois conséquent et de moyens de contrainte non négligeables, dont il doit faire usage avec discernement », rappelle le Défenseur des droits de l’époque, Jacques Toubon.
« Le sujet n’est pas clos », estime au contraire le député LR – et futur allié du FN/RN – Éric Ciotti, qui revient à la charge en mars 2015 pour mettre en place une « irresponsabilité pénale au bénéfice des personnes dépositaires de l’autorité publique » agressées. Traduction : les policiers ne seraient donc pas jugés responsables du fait d’utiliser leur arme à feu dans certaines conditions.
Au mitan des années 2010, dans une France endeuillée par les attentats terroristes perpétrés par des groupes djihadistes, dont des attaques envers les policiers à Viry-Châtillon (Essonne) ou à Magnanville (Yvelines), l’idée gagne du terrain. Sur fond de défilés nocturnes de « policiers en colère », les syndicats de la corporation divergent dans leurs revendications mais s’accordent sur la nécessité d’une meilleure protection contre une supposée « insécurité juridique ». Ils arguent de devoir attendre d’être sous le feu pour pouvoir riposter, sous peine d’être poursuivis par la justice. Ce qui ne correspond absolument pas à la réalité des faits, comme l’avait montré Basta!, dans un contexte où les poursuites contre des policiers demeurent rares.
Loi 2017 : vers un « permis de tuer » ?
C’est sous le mandat de François Hollande, avec la loi du 28 février 2017, portée par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve (PS), qu’une nouvelle étape est franchie. Le fameux article L-435-1 de ce nouveau Code de sécurité intérieure prévoit quatre situations nouvelles dans lesquelles le fonctionnaire peut faire feu. Notamment sur des véhicules en mouvement, s’il « peut imaginer raisonnablement que la personne est susceptible de porter atteinte à la vie des policiers ou à celle d’autrui ». La notion d’immédiateté, fondamentale pour caractériser une défense légitime, est alors mise à mal par la rédaction confuse de cette loi qui laisse reposer l’estimation du danger sur la subjectivité à l’agent, en fonction de ce qu’il « imaginera raisonnablement ».
Les organisations de défense des droits humains, des chercheurs, avocats et familles de personnes tuées par les forces de l’ordre, dénoncent alors un « permis de tuer ». De fait, le nombre de tirs ainsi que le nombre de décès par balle, principalement lors de refus d’obtempérer, augmente sensiblement depuis 2017, comme le révèle Basta!.
En 2022, treize personnes sont tuées par des tirs policiers alors qu’elles sont à bord d’un véhicule. Parmi elles, Fadjigui et Boubacar sont abattus par un jeune agent armé d’un fusil d’assaut sur le Pont-Neuf, au soir de la réélection d’Emmanuel Macron, dans le cadre d’un contrôle routier. Sa mise en examen pour « homicide volontaire » déclenche une nouvelle manifestation policière à l’appel de deux organisations syndicales, dont Alliance.
Un an auparavant, le 19 mai 2021, le secrétaire national du syndicat policier Alliance, Fabien Vanhemelryck, lançait : « Le problème de la police reste la justice », lors d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale. Comme un écho à celui de 1983, organisé par des policiers d’extrême droite. Cette fois, les manifestants se tiennent aux côtés de figures de tout l’échiquier politique, allant d’Éric Zemmour à Fabien Roussel (Parti communiste français). Le terrain semble prêt « à un nouvel élargissement de ce qui est appelé la présomption de légitime défense policière », craint l’historien Emmanuel Blanchard, en particulier dans l’hypothèse d’une victoire électorale du Rassemblement national en 2027.

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21.06.2026

Comme la majorité de gauche plurielle s’y était engagée durant la campagne, Lormont s’ajoute aux villes métropolitaines équipant leur police municipale d’armes semi-automatiques et létales
Les élus lormontais ont voté à l’unanimité, ce vendredi soir, la possibilité pour la police municipale de se doter de pistolets semi-automatiques de calibre 9 mm. L’engagement de campagne de la majorité de gauche plurielle d’équiper les policiers communaux

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Le PC approuve « par contrainte »
La décision d’équiper la police en arme létale découle également de la volonté de la majorité t’étoffer son effectif. Au nom des socialistes et apparentés, Jeoffrey Ruiz est revenu sur ce « point majeur de notre programme électoral ». Tout en souhaitant « garantir les moyens à l’exercice de leur mission », l’élu est revenu sur le « marché du recrutement des policiers municipaux [lequel] devient particulièrement tendu. » Et, comme le rappelait Philippe Quertinmont vendredi dans nos colonnes, cette disposition devient un argument pour pouvoir embaucher de nouvelles recrues, souvent des anciens policiers ou gendarmes.

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À l’inverse, du côté de l’extrême droite, le Rassemblement national applaudit des deux mains : l’ancien commissaire de police Serge Blüge s’est dit « tout à fait favorable » à cet armement, les policiers municipaux étant « primo intervenants » sur bien des opérations.

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17.06.2026

Le tribunal retient un second tir non légitime du taser dans ce qui n’était pas un refus d’obtempérer.
Un policier municipal de Marseille a été reconnu coupable de violences par personne dépositaire de l’autorité publique. Il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour un tir de pistolet-taser qui avait atteint la victime aux testicules. Le tribunal a fait droit à une dispense d’inscription de sa condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire.

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15.06.2026

Il propose les « ravitos du peuple », des ravitaillements gratuits offerts aux sportifs en région parisienne, et rencontre un grand succès sur les réseaux sociaux, au point d’attirer les chaînes de télé. Mais, dans sa dernière vidéo, « Monsieur Ravito » a pesté contre la police municipale qui est venue lui dire qu’il n’avait pas le droit de mener à bien son initiative.
Vous l’avez peut-être déjà aperçu sur les réseaux sociaux ou à l’occasion d’une sortie running ou vélo en région parisienne, Arthur, alias « Monsieur Ravito », a acquis une certaine notoriété avec un concept des plus simples : des « ravitos du peuple » gratuits, proposés aux sportifs et documentés sur la page Instagram monsieur_ravito.
Si, dans la très grande majorité des cas, l’eau fraîche et les petits snacks adaptés aux coureurs et aux cyclistes séduisent, certaines sorties ne se sont pas passées comme prévu. « Monsieur Ravito » a notamment filmé un échange tendu avec la police. Alors qu’il avait installé, comme il en a l’habitude, sa petite table pliante, sur laquelle il avait disposé un grand bidon d’eau fraîche, des gobelets et des snacks, deux policiers municipaux sont venus lui demander de plier bagage.
« Vous avez une autorisation pour être ici ? », entend-on dans la vidéo partagée sur Instagram. Celui qui propose des ravitos gratuits répond par la négative et s’étonne de cette demande, étant donné qu’il ne vend rien, mais « offre » un peu de rafraîchissement aux sportifs, gratuitement. Mais les policiers ne veulent rien entendre et menacent même de verbaliser Arthur s’il ne replie pas sa table. Ce dernier finira par s’exécuter, quelque peu étonné par cet ordre, tout comme ses followers, écœurés de voir cette initiative solidaire sanctionnée…

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14.06.2026

Le tribunal administratif de Marseille a confirmé la révocation d’un policier municipal de Nice, actée en 2022. Ce dernier a été impliqué dans une affaire de violences.
La cour administrative d’appel de Marseille a validé à son tour la révocation d’un policier municipal de la « BAC nuit » de Nice (Alpes-Maritimes) qui avait été impliqué en 2022 dans « l’arrestation arbitraire » d’un jeune homme laissé « seul » et « blessé » en pleine nuit dans un lieu « éloigné du centre-ville ».

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Une « arrestation arbitraire »
Dans la nuit du 10 au 11 avril 2022, ce dernier s’était en fait rendu « sans motif professionnel » dans un bar avec ses co-équipiers « alors qu’il était en service » et « en uniforme », rappelle la cour administrative d’appel de Marseille dans un arrêt en date du 28 mars 2026 qui vient d’être rendu public. Il avait alors « conduit […] un individu qu’il présumait être le co-auteur d’un » tag « sur le véhicule de police » dans un lieu « éloigné du centre-ville », alors qu’un simple « contrôle d’identité » lui avait été « préconisé » par un officier de police judiciaire (OPJ).
Cette « arrestation arbitraire » survenue « en dehors de tout cadre légal » s’était produite après que le requérant ait « demandé » à son collègue conducteur « de se rendre à un autre lieu que la caserne à laquelle ils devaient se rendre ». Le fonctionnaire avait par la suite « reconnu avoir consommé de l’alcool avant les faits », avait-il été précisé en première instance.
« Il a fait descendre le jeune […] du véhicule, […] lui a donné une gifle avec le revers de la main et […] lui a mis la tête sur le capot » détaillait même le tribunal administratif de Nice. « Le requérant, qui n’a pas reconnu avoir porté de coups […] et qui a indiqué que ses coéquipiers n’ont pas touché à ce dernier ni proféré d’insultes, est resté insensible devant les constatations médicales qui lui ont été exposées », avait déjà relevé la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence quand elle l’avait placé sous contrôle judiciaire.
Il nie les menaces et insulte
« Si […] M. X nie avoir menacé le jeune […] de viol et de lui mettre une balle dans la tête […], les déclarations de ses coéquipiers […] ne concordent pas avec l’ensemble de ses dires », avaient relevé les magistrats. « Ils font au contraire état d’insultes, de menaces et de coups portés par le requérant à l’égard du jeune homme. » Le fonctionnaire avait au demeurant « reconnu ne pas avoir porté assistance » à sa victime, avait fait état de « problèmes familiaux » et « être sur la corde raide ». « Les déclarations de la victime concordent », était-il relevé.
Devant le conseil de discipline, en juin 2022, l’avocat du policier municipal avait d’ailleurs dit « à l’ouverture des débats » que son client « ne conteste pas » les faits commis et qu’il estimait lui-même « mériter une sanction pénale et disciplinaire ». « La réalité des faits est établie », en déduit donc la cour administrative d’appel de Marseille.
Il ne reconnaît que trois « gifles »
« Si M. X conteste avoir été l’auteur de séquestration, menace de viol ou intimidations, qu’il affirme n’avoir infligé […] que trois » gifles « ayant accidentellement provoqué une fracture du nez et que l’auteur présumé du » tag « s’était préalablement montré » insultant et insolent « […], toutefois il ne conteste pas l’étendue des blessures subies par l’individu », font observer les juges. « M. X a décidé […] de transporter ce dernier dans un lieu éloigné du centre-ville de Nice […] et il y a été laissé ensuite seul et blessé en pleine nuit », répètent-ils.

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09.06.2026

Un lycéen de 16 ans participant à la fête populaire de la CGT de Saint-Avold a été intimidé, bousculé et fiché par la police municipale samedi 6 juin. Son tort : avoir collé un autocollant sur son sac et porté des journaux de la Fédération anarchiste. Témoignage.
Samedi 6 juin, aux alentours de 22h30, la fête populaire de l’Union Locale CGT de Saint-Avold est finie depuis peu et les organisateurs remballent leur matériel. Un jeune lycéen de 16 ans qui participait plus tôt à la fête sort du CAC, le centre d’animation culturelle situé à côté de celle-ci. Il a en main un autocollant de La France Insoumise. Il le colle. Quelques secondes plus tard, une élue de la nouvelle majorité RN l’interpelle : « C’est interdit ». Le jeune s’excuse, décolle son autocollant, le place sur son sac à dos, et continue son chemin. Il se dirige vers la fête.
Deux minutes plus tard, une voiture de police municipale s’arrête à sa hauteur, devant un restaurant en face de l’événement. Un policier en civil en descend. « Il m’a demandé une pièce d’identité et m’a dit de le suivre. Il m’a attrapé par le bras en me faisant mal et m’a poussé contre la portière de la voiture », raconte le jeune.
Le policier lui ordonne de vider ses poches. Il saisit les autocollants, puis les journaux — des publications de la Fédération anarchiste. « Il appelle son collègue et lui dit qu’il a « chopé un jeune », mais qu’il n’est plus en service ». Le policier prend en photo la carte d’identité de la victime sur son téléphone. Puis il envoie par SMS l’ensemble de ses informations à un contact : nom, prénom, lycée, classe, numéro de téléphone, adresse. Un fichage en règle, sans aucun cadre légal.
« Il a commencé à prendre en photo mes stickers et mes journaux. Après il sort un autre téléphone, qui avait l’air beaucoup plus vieux, et reprend des photos de mes stickers et de ma pièce d’identité ».
Quand le policier repart, il conserve les autocollants et rend les journaux. « Il m’a dit que si je recommençais, ça pouvait être verbalisé ». Le jeune, choqué, rejoint la fête. Il n’a pas été verbalisé et n’a fait l’objet d’aucune procédure officielle. Il a simplement été plaqué, humilié, fiché.
Intimidations ciblées dans le contexte du bras de fer entre la mairie RN et la CGT
Ce témoignage confirme ce que les organisateurs de la fête dénonçaient dès samedi soir : les agents de la nouvelle mairie RN, qui avait tenté en vain d’empêcher l’évènement, ont passé la soirée à intimider des participants. Plusieurs jeunes présents aux abords de la fête ont été contrôlés et harcelés. Un militant CGT témoigne : « vers 17 heures j’ai vu deux jeunes visiblement mineurs se faire contrôler sur le parking de la fête, par un policier municipal et un national. Je leur ai demandé pourquoi ils contrôlaient ces jeunes participants à notre fête, et ils m’ont répondu de manière très agressive de m’éloigner ». Le syndicaliste ajoute « finalement, lorsque plusieurs camarades nous ont rejoint, les policiers ont laissé repartir les jeunes, qui nous ont remercié ».
Le mode opératoire est révélateur. Un policier qui n’est sans doute plus en service mais qui patrouille quand même. Un téléphone qui semble être personnel utilisé pour photographier des documents d’identité. Des informations transmises par SMS à un contact inconnu, en dehors de toute procédure légale. Bref, une police municipale qui agit avec zèle pour ficher et intimider des mineurs, et les décourager de tout engagement politique qui s’oppose aux autorités locales.
Une violence révélatrice
Cette scène de violence ordinaire est emblématique du projet politique de l’extrême droite : instaurer un climat de peur et d’arbitraire, où toute velléité d’opposition, même la plus modeste, est punie par l’intimidation physique et le fichage. Après avoir tenté d’interdire la fête de la CGT et avoir reculé sous la pression d’une campagne nationale, la mairie RN a choisi de criminaliser les participants eux-mêmes.
« Ces méthodes sont indignes. Elles sont le signe que le RN, une fois aux responsabilités, applique les recettes qu’il a toujours défendues : répression, fichage, harcèlement des opposants », a réagi Christian Porta, secrétaire de l’UL CGT. « Nous ne les laisserons pas faire. La fête a été un succès, nous ne nous laisserons pas intimider et encourageons la jeunesse à ne pas se laisser décourager d’exprimer ses idées. L’Union Locale CGT apporte tout son soutien aux jeunes intimidés ».
Samedi, à Saint-Avold, le RN a une nouvelle fois montré son visage : celui d’un pouvoir municipal qui répond au maintien de la fête par l’intimidation et la répression. Mais samedi, à Saint-Avold, le RN a aussi appris une leçon : il y a des travailleurs et des jeunes qui ne comptent pas se laisser faire, et qui comptent bien faire front à chaque attaque, chaque menace, pour défendre leur droit à débattre et à s’organiser.

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01.06.2026

Alors que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez veut étendre les pouvoirs des policiers municipaux et faciliter le recours aux amendes, des habitants de quartiers populaires se disent victimes de verbalisation abusive. Certains jeunes se retrouvent fortement endettés. Reportage à Pontoise.
« Je le vis très mal. » Âgé de 20 ans à peine, Nizar doit déjà éponger une dette de près de 7 000 euros d’amendes. Les motifs de celles-ci : crachat, dépôt d’ordures ou de déchets, tapage diurne et nocturne ou émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage. Le jeune homme habite dans le quartier prioritaire des Cordeliers à Pontoise (Val-d’Oise), commune de 32 000 habitants dirigée par la maire LR Stéphanie Von Euw qui a doublé les effectifs de policiers municipaux depuis 2020 et fait installer une centaine de caméras de surveillance.
« On se fait contrôler et chasser systématiquement »
Nizar reconnaît avoir commis une partie des infractions qui lui sont reprochées. Ce qu’il conteste, c’est la proportion dans laquelle il est verbalisé et la façon dont cela arrive. Nizar dit avoir le sentiment de se faire chasser de l’endroit où il habite et décrit ce qu’il vit comme étant du harcèlement. « On est posés dans notre quartier. Les policiers municipaux viennent avec trois ou quatre voitures, et là, ils nous contrôlent systématiquement. Dès qu’ils nous voient, ils viennent, même si le voisinage ne les appelle pas », confie le jeune homme qui raconte s’être déjà fait insulter par des policiers municipaux. Nizar y voit une forme de discrimination sociale. « On se fait chasser pour la tranquillité des gens qui ne sont pas de la même classe que nous », regrette-t-il.
Nizar raconte les tensions que cette situation a engendrées sur sa famille. « Mon père craque quand il voit les amendes. Il pense que je vends de la drogue alors que non. C’est compliqué. Il n’y a rien à faire à la maison. Je me sens mieux dehors que chez moi », confie-t-il.
« Ils cherchent toutes les amendes possibles à nous mettre »
Même situation pour Enzo, 20 ans, qui habite dans le quartier des Louvrais, toujours à Pontoise. Il doit rembourser près de 10 000 euros d’amendes. « J’en reçois presque tous les jours », assure-t-il avant d’ajouter : « On se fait harceler par la police municipale. » Les amendes qu’il reçoit sont majoritairement liées au fait qu’il dispose d’une voiture. Il énumère les motifs des contraventions : « Quand on a le moteur allumé sur un parking et qu’on ne roule pas, c’est un motif de contrôle. Il y a aussi les rétroviseurs cisaillants, quand ils sont un peu cassés. Il y a aussi l’absence de liquide lave-glace, les pneus lisses. » Le jeune homme reconnait lui aussi avoir commis une partie des infractions, mais pas toutes : « Sur cinq amendes que je reçois, il y en a deux qui sont bonnes, mais les trois autres je ne sais pas ce que c’est. »
Enzo nous montre les caméras de surveillance que la mairie a fait installer au sommet des immeubles du quartier. « Dès qu’ils nous voient, ils viennent et on se mange des amendes », déplore-t-il. Le jeune homme de 20 ans assure ne pas être prévenu de toutes les amendes qui lui sont administrées par les agents. « Parfois, j’en reçois même à des mauvaises adresses ! », ajoute-t-il. Le jeune homme de 20 ans travaille dans une usine à 60 kilomètres de Pontoise. Chaque mois, il est prélevé directement sur son salaire de 1 600 euros. « Je travaille pour eux », déplore-t-il. « Ça donne moins envie de sortir, moins envie de travailler… Ça démoralise », conclut-il.
Contactée, la maire Les Républicains de Pontoise Stéphanie Von Euw a décliné notre invitation à la dernière minute.
La Défenseure des droits s’est saisie du sujet
Alors que le projet de loi « Ripost » porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez prévoit d’étendre les prérogatives des policiers municipaux et d’élargir le recours aux amendes, la Défenseure des droits met en garde, dans un avisOuverture dans un nouvel onglet, contre « un glissement des missions régaliennes de police judiciaire vers des forces locales susceptible d’affaiblir les garanties procédurales » et s’inquiète « d’un risque de creusement des inégalités territoriales et de dégradation du lien de proximité entre les usagers et les policiers municipaux ».
Mercredi 9 avril 2025, la Défenseure des droits avait publié une étude sur les pratiques de la police en région parisienne
Ouverture dans un nouvel onglet qui met en évidence une politique publique d’éviction de l’espace public de personnes considérées comme « indésirables ». Cette étude, conduite par les chercheuses Aline Daillère et Magda Boutros (Sciences-po : CRIS/CESDIP), révèle « des pratiques policières discriminatoires ciblant les jeunes hommes racisés de quartiers populaires ». À partir de sources administratives et d’entretiens, l’étude montre comment la police utilise les contrôles et les amendes à répétition pour faire partir certaines catégories d’habitants des espaces publics de leurs quartiers.
Le ministère de l’Intérieur a fait savoir qu’il s’inscrivait « en faux des conclusions de ce rapport qui constituent une accusation particulièrement grave ». Utilisé dans le logiciel de main courante par la police, le terme « perturbateurs indésirables » a été définitivement supprimé. « Sans préjudice de ce qui précède, et afin que la probité de nos forces de sécurité ne soit pas indûment mise en cause, j’ai fait procéder à la suppression de la mention ‘indésirables’ qui perdurait dans la nomenclature de la main courante informatisée des services de police et sur laquelle vous aviez attiré mon attention », est-il écrit. Hormis sur ce point, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu aux questions que nous lui avons posées sur la multiverbalisation.

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18.05.2026

Ce lundi 18 mars, la cour d’appel de Douai a confirmé que les agissements subis par une de ses collègues lilloises ne relevaient pas de l’humour et a condamné un l’ancien brigadier-chef principal à dix mois de prison avec sursis.
Juliette (prénom d’emprunt) va peut-être trouver le courage de détruire le dossier qu’elle s’est constitué, avec les SMS et les messages laissés sur son répondeur, ces preuves qu’elle avait peur d’effacer par mégarde. Enfin, tourner la page.

(…)

L’ex-policier, pourtant à l’origine de l’appel, ne s’est pas présenté à l’audience. Ni lui, ni son ancien avocat, ni le syndicat qui le défendait n’ont donné suite à nos demandes d’entretien.
La cour estime dans son arrêt que la peine initiale ne prenait «pas suffisamment en compte la gravité des faits notamment au vu de leurs conséquences» pour la victime. A 27 ans, Juliette est toujours en arrêt maladie, déclarée inapte à reprendre son poste (…)

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13.05.2026

Depuis un an, dans l’Indre, des contrôles à l’entrée des établissements scolaires sont régulièrement effectués. Les sacs des élèves sont fouillés par des agents de la police municipale, police nationale et de la gendarmerie nationale. Des vérifications destinées à surveiller, rassurer et éduquer.
Ce mardi, devant l’entrée du collège Rosa Parks à Châteauroux, les surveillantes ne sont pas seules à accueillir les élèves. Une dizaine d’agents de la police municipale et de la police nationale sont présents et demandent aux collégiens d’ouvrir leurs sacs pour qu’ils puissent en inspecter le contenu. « Nous recherchons tout objet dangereux comme un couteau, un cutter ou une paire de ciseaux avec des grandes lames pointues », précise l’agent Renard, chargée de l’inspection. Les élèves se soumettent au contrôle, en s’interrogeant parfois sur ce qui est recherché.
À quelques mètres de là, la principale du collège, Françoise Laloë, observe le contrôle: « la sécurité dans les établissements concerne tout le monde », explique-t-elle, « il y a bien sûr les professionnels, mais les parents ont un rôle à jouer, les services de l’État, et même les jeunes. C’est l’affaire de tous ». La cheffe d’établissement insiste néanmoins sur un point : « il y a de la violence, c’est indéniable, et peut-être même plus qu’avant. Mais il ne faut pas non plus créer un climat anxiogène. C’est de la vigilance, tout en veillant à être le plus rassurant possible, sinon ça ne mène à rien ».
Deux armes retrouvées en un an
Avant mars 2025, le contrôle des sacs était effectué directement par le personnel de l’établissement. Une circulaire du gouvernement permet désormais aux agents de sécurité de l’État, policiers et gendarmes, de faire ces fouilles. « Près de 75 contrôles ont été effectués, ils ont permis de trouver deux couteaux, ainsi qu’un pistolet de « airsoft » (pistolet à air comprimé projetant des billes en plastique) », détaille le nouveau directeur de cabinet de la préfète de l’Indre, Alexandre Météreaud.

(…)

Selon la préfecture, l’ensemble des collèges et lycées de l’agglomération castelroussine a été contrôlé au moins une fois au cours de l’année passée.

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12.05.2026

Dans l’exercice de ses fonctions, ce policier municipal ne s’est pas privé de peloter ses collègues. Pour la peine, il a été condamné à de l’emprisonnement avec sursis.
Prévenu pour harcèlement sexuel, le retraité de la police municipale, âgé d’une soixantaine d’années, aurait abusé de son autorité pour imposer des caresses, des massages et des mots plus que déplacés à deux de ses collègues féminines. Allusions lubriques et gestes de nature sexuelle : l’homme ayant comparu mardi 14 avril dernier devant ce même tribunal avait justifié ses comportements par l’humour. Quant aux raisons de ces accusations, il avait évoqué la jalousie de ses collègues vis-à-vis de son poste de chef au sein de la brigade.
C’est une épée de Damoclès qui a été placée au-dessus de la tête du prévenu ce mardi 12 mai. Véhément lors de l’audience au fond, le sexagénaire a été condamné à 12 mois d’emprisonnement avec sursis et à une privation d’éligibilité de 5 années. Pour rappel, le ministère public avait requis 1 an d’emprisonnement avec sursis à son encontre.

 

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11.05.2026

Tribunal de Bobigny : La policière municipale rêvait d’une « vie de princesse »
Jeudi 7 mai, deux policières municipales étaient jugées pour détournement de fichier et corruption. L’une d’elles aurait vendu des centaines de fiches d’immatriculation, ce qui lui aurait rapporté plus de 76 000 euros.
La 14e chambre correctionnelle du tribunal de Bobigny, une fois par mois, consacre une audience aux délits commis par des policiers. Le plus souvent, les fonctionnaires sont jugés pour des faits de violence, et alors, de chaque côté de la salle, les proches du fonctionnaire et du plaignant s’amassent et bruissent d’indignation contre la version forcément « mensongère » de l’autre camp.
Parfois, ce sont des agressions sexuelles – toujours un supérieur sur une subordonnée – et alors, il est plus rare de voir des collègues du prévenu en soutien, pas plus que des amies et collègues des plaignantes, car ces affaires provoquent surtout de la gêne.
Il arrive que l’infraction relève de l’atteinte à la probité. C’est le cas pour Inès et Hind, deux agents administratifs en police municipale, prévenues d’avoir détourné des fichiers de police et violé le secret professionnel, en vue de revendre les fiches détournées à des tiers (corruption passive). Pour leur procès, personne ne s’est déplacé, car dans ces affaires, c’est un sentiment de honte qui prédomine.
Les deux prévenues comparaissent libres. L’une est habillée entièrement de noir, l’autre porte une longue tunique beige. Sur le banc, elles se tiennent très proches sans jamais interagir. À la barre, la juge leur demande de s’écarter un peu l’une de l’autre. Inès et Hind sont amies.
L’enquête fut ouverte il y a quelques mois à peine, après le signalement d’un juge d’instruction de Lille, lorsqu’il découvrit dans le téléphone d’un homme qu’il venait de placer en garde à vue, de nombreuses photos de fichiers du S.I.V (Système d’immatriculation des véhicules). Les enquêteurs désignés sont alors aisément remontés vers Hind et Inès, qui comparaissent ce jeudi 7 mai à la barre.
4 772 consultations injustifiées de fiches, 76 000 euros de gains
C’est, de très loin, à Hind que sont reprochés le plus grand nombre de faits. De mars à décembre 2025, elle a consulté le SIV 3 012 fois, et d’autres fichiers aussi, comme le FPR (fichier des personnes recherchées), pour un total de 4 772 consultations. En épluchant ses nombreux comptes bancaires, les policiers ont dénombré plus de 280 virements, émanant de 173 personnes différentes, pour un total de 76 604 euros.
Depuis qu’elle a été mise en cause, Hind reconnaît les faits dans leur intégralité. La juge rapporteuse le note une nouvelle fois et commence à lui poser des questions sur ses motivations et son mode opératoire, car si sa culpabilité est acquise, la question de la peine demeure entière.
Alors Hind explique avoir rencontré, et même « flirté » sur Snapchat avec un homme au pseudo, « SIV 51 », assez transparent sur son objet. Elle lui a confié travailler au commissariat du Blanc-Mesnil, il lui a proposé un business, elle a dit oui afin de « rembourser ses crédits ». « Vous pensez qu’on peut faire quoi avec ces fiches SIV ? » Demande la juge.
Hind confie n’y avoir jamais réfléchi, mais que l’IGPN l’a affranchie de l’usage que divers réseaux délinquants en faisaient, et, admet-elle, ça l’a « mise mal »*. Simplement, explique-t-elle, elle a mis le doigt dans un engrenage, téléguidée par ce compte Snapchat – dont les policiers n’ont jamais pu identifier le propriétaire, et que Hind refuse de dénoncer – grâce à qui elle gagnait jusqu’à 50 euros par fiche SIV.
Les enquêteurs comme les juges pensent que le compte SIV 51 est un leurre, et que c’est Hind elle-même qui était à l’initiative de ce trafic. À l’appui, ils produisent des SMS dans lesquels la prévenue semble présenter ses tarifs et monnayer des transactions avec des clients, loin, comme elle le prétend, de se contenter de percevoir un tarif fixé par son mystérieux commanditaire, qui lui fournirait des clients. La juge sort un message de 2021, quatre ans avant le début de la période de prévention, dans lequel elle semble vouloir vendre à son interlocuteur une fiche issue du FPR (300 euros).
« Je n’avais pas réellement mesuré l’impact »
Hind serait la tête et Inès sa sous-traitante. Les deux collègues se sont connues lorsqu’elles étaient en poste à Saint-Maur-des-Fossés, jusqu’en 2021. Elles ont tissé des liens d’amitié très forts et sont restées proches depuis.
Un peu plus jeune que Hind, elle-même âgée de 31 ans, Inès était en poste à Roissy et Marseille durant la période de prévention – la même que sa coprévenue ; elle a consulté 23 fois le FPR et perçu 700 à 900 euros. Elle s’explique : « Je savais que ce que je faisais, c’était pas légal, j’avais besoin d’argent pour payer mon loyer.
— Qui vous sollicitait ?
— Une personne.
— Vous ne voulez pas dire qui c’est ?
— Non.
— Vous savez ce qu’est le FPR madame ?
— Oui.
— Est-ce que vous avez conscience de ce que vous avez fait ?
— Je n’avais pas réellement mesuré l’impact. »
Même naïveté affichée, même excuse : toutes deux faisaient face à des difficultés financières. « Je devais payer mon loyer », dit Inès. « Je devais rembourser des crédits à la consommation », avance Hind. La juge fait les gros yeux. Elle répète, en détachant les syllabes, qu’elle a perçu 76 000 euros en 8 mois, soit 8 500 euros par mois. « J’ai un énorme crédit », rétorque Hind.
« Quelles sont les mensualités ?
— 1 750 euros par moiS.
— Et les 30 000 euros retirés sur vos comptes ?
— J’ai mangé, rien d’exceptionnel.
— Vous êtes aussi partie en vacances, allée au restaurant, vous avez refait la cuisine de votre mère.
— J’ai voulu goûter à un confort que je n’avais jamais eu. J’ai eu une enfance précaire, ma mère m’a beaucoup aidée, j’ai voulu lui rendre la pareille. »
La présidente revient à la charge : « On ne peut pas dire qu’avec 8 000 euros par mois, en plus de votre salaire, vous soyez en difficulté financière.
— (la juge rapporteuse) C’est maladif votre rapport à l’argent, Madame ? »
L’avocate de Hind intervient : « expliquez votre parcours de vie. » La prévenue semble émue. L’avocate reprend : son père était un ancien trafiquant d’arme et il a fait beaucoup de prison pour des crimes commis dans sa jeunesse. Après la naissance de Hind, son dernier enfant, il a cessé ses activités délinquantes. Mais un jour, alors qu’elle avait quatre ans, des inconnus armés ont débarqué chez elle et ont tiré partout. Ça l’a marquée durablement.
Les juges ne réagissent pas vraiment, alors l’avocate ajoute qu’Hind a porté plainte contre son ex-conjoint pour violences, viols, harcèlement et menace. Ce qu’elle veut dire, c’est que la vie de sa cliente est une vie de violences, qu’il faut la traiter avec indulgence car « elle voulait enfin avoir cette vie de princesse qu’elle n’a jamais eue ».
Prison ferme
La procureure, contre ces deux amies « qui refusent de se mettre en cause », attirées par « l’appât du gain », demande une « vraie sanction » afin que « ça s’arrête » (elles ne sont déjà plus fonctionnaires) : 12 mois de prison avec sursis probatoire et 5 000 euros d’amende contre Inès. 18 mois avec sursis probatoire et 15 000 euros d’amende contre Hind. L’avocate de cette dernière plaide l’indulgence.
Quant à l’avocat d’Inès, il est « abasourdi » par la lourdeur des réquisitions contre sa cliente. Elle a touché moins de 1 000 euros, pourtant, le ministère public réclame à son encontre les deux tiers de la peine requise contre son amie qui, elle, a perçu 76 000 euros. Les calculs sont vite faits, et le tribunal adhère partiellement aux demandes de l’avocat, en condamnant Inès à « seulement » 10 mois de prison avec sursis simple et à 2 000 euros d’amende, tandis que Hind écope de 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis simple. La partie ferme est aménagée ab intio sous la forme d’un bracelet électronique. Elle devra en outre s’acquitter de 15 000 euros d’amende, est définitivement interdite de fonction publique et inéligible pendant deux ans (un an pour Inès, peine obligatoire).
Les deux jeunes femmes quittent la salle en toute discrétion, tandis qu’un dossier de violence en garde à vue est appelé : un policier se lève, les bancs bruissent d’indignation et le public s’agite soudainement.
*Un rapport de la Cour des comptes publié en mars évalue à 1,5 milliard d’euros le montant du manque à gagner lié à la fraude aux immatriculations.

 

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10.05.2026

Un triple homicide et un suicide dans un village du Vexin. Un policier est soupçonné d’avoir tué son ex-compagne et leurs deux enfants, à Villers-en-Arthies (Val d’Oise) avant de retourner l’arme contre lui, a appris l’AFP dimanche 10 mai auprès du parquet de Pontoise, confirmant une information du Parisien.

(…)

Arrivés sur place, les gendarmes ont remarqué la présence du véhicule de la compagne devant le domicile, dont la porte était verrouillée et les volets baissés. Un impact de balle était également visible. Une fois entrés à l’intérieur, les gendarmes ont trouvé les corps sans vie de la femme, de l’ex-conjoint et de leurs deux enfants, âgés de 9 et 13 ans. Une arme de poing a également été découverte au domicile du fonctionnaire.
Le suspect, un policier qui aurait conservé son arme de service
Une enquête en flagrance des chefs de meurtres précédés ou suivi de meurtres a été ouverte après la découverte des quatre corps, a précisé le parquet. Elle a été confiée à la brigade de recherches de Pontoise et à la section de recherches de Versailles. Selon les premiers éléments, l’homme, un policier municipal des Hauts-de-Seine âgé d’une quarantaine d’années, est suspecté d’être l’auteur des coups de feu mortels avant de se donner la mort. Il aurait conservé son arme de service, avancent également les enquêteurs.

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07.05.2026

Contrairement à ce qu’avait demandé la famille de Mohamed Gabsi, un homme de 33 ans décédé en avril 2020 après une arrestation par la police municipale de Béziers, un seul policier sera renvoyé devant le tribunal correctionnel et non devant une juridiction criminelle, selon une décision de la cour d’appel de Montpellier, ce jeudi 7 mai.
Une première bataille judiciaire a été remportée par la défense des policiers dans l’affaire Mohamed Gabsi, ce Biterrois de 33 ans décédé après avoir été interpellé par la police municipale en pleine période du Covid, le 8 avril 2020. Alors que sa famille avait saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier pour demander un procès criminel contre trois policiers, un seul d’entre-eux a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Béziers, selon la décision des magistrats donnée ce jeudi 7 mai.

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06.05.2026

Y’a un os • Un notaire à la retraite a été conduit au commissariat pour avoir promené son chihuahua sans laisse près du Champ de Mars. Il a déposé plainte pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire » et « mise en danger d’autrui »J.D.
Un homme a été interpellé et amené dans un commissariat de police pour avoir promené l’un de ses deux chiens, un chihuahua, sans laisse, évoque Le Parisien. Selon le quotidien, cet ancien notaire à la retraite promenait ses deux animaux à proximité du Champ de mars lorsque plusieurs policiers nationaux lui ont demandé d’attacher son animal, comme l’exigent les arrêtés municipaux en vigueur dans la capitale.
Le propriétaire a alors expliqué que ce n’était pas possible « au regard de son bien-être », le chien faisant, selon le maître « un blocage ». Le ton serait alors monté. Devant le refus du sexagénaire de décliner son identité, les policiers municipaux ont alors fait appel à leurs collègues de la police nationale.
Les fonctionnaires ont embarqué chiens et propriétaire, sirène hurlante, jusqu’au commissariat. A l’issue de son audition dans les locaux de la police, l’ancien notaire explique avoir refusé de signer le procès-verbal et avoir déposé plainte contre les policiers pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire », et « mise en danger d’autrui ».

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29.04.2026

Loi sur la police municipale : l’État veut renforcer l’arsenal répressif contre les quartiers populaires

(…)

Dans la nuit de mardi à mercredi, les députés ont approuvé en commission un projet de loi visant à élargir le champ de compétence et d’action des policiers municipaux. Un projet qui promet une intensification du harcèlement et de la répression qui ciblent les habitants des quartiers populaires.

(…)

Dans la soirée du mardi 28 avril, les députés ont approuvé en commission le projet de loi « relatif à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales ». Ce texte répressif a obtenu un large soutien, allant de la macronie à l’extrême droite.

(…)

Le projet s’appuie sur un rapport sénatorial paru en mai 2025 et écrit en « réponse » aux révoltes qui avaient suivi la mort de Nahel. Celui-ci préconisait notamment d’étendre le pouvoir de la police municipale en leur attribuant des prérogatives d’ordinaire réservées à la police nationale. L’objectif du texte approuvé ce mardi est donc clair : en mettant en place un dispositif de police municipale à « compétence judiciaire élargie », faire la guerre à la jeunesse des quartiers populaires, dont la mise en place est facultative et laissée à la discrétion des communes.
Ce dispositif, dont la mise en place reste à discrétion des communes, doterait les policiers municipaux de pouvoirs étendus, tout particulièrement la possibilité d’établir des amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour 18 infractions : vente à la sauvette, tags, usage de stupéfiants, abandon de déchets, « occupation » de halls ou de toits d’immeuble, ou encore « installation en vue d’y établir une habitation ». L’élargissement du champ d’action de l’AFD a été maintes fois décrié par diverses associations, notamment comme « un mode de traitement de masse du contentieux pénal et permet de prononcer des peines de plus en plus lourdes sans passer devant un juge ». L’extension de cette procédure aux policiers municipaux constituerait alors un nouveau pas dans la généralisation de ces véritables peines sans procès, déjà largement utilisées pour réprimer les mouvements de lutte.
Le projet inclut également la possibilité de « procéder […] au contrôle de l’identité de toute personne » pour laquelle les policiers municipaux estimeraient qu’elle « a commis, tenté de commettre ou se prépare à commettre un crime ou un délit ». Une formulation floue qui ouvrirait indubitablement la voie à des contrôles arbitraires et réalisés au faciès, puisque fondés sur de simples soupçons. Cette nouvelle loi ne ferait donc que renforcer le harcèlement de certaines catégories de la population, subissant déjà le racisme structurel de la police nationale.
De plus, un rapport paru début avril, écrit par les sociologues Aline Daillère et Magda Boutros et intitulé « Amendes, évictions, contrôles : une étude sur la gestion des « indésirables » par la police » pointe du doigt les pratiques d’amendes et de contrôles abusifs déjà menées par la police nationale. Ces dernières sont symptomatiques de la volonté d’exclusion de l’espace public de certaines catégories de la population, et notamment les jeunes de quartiers populaires. En ce sens, plusieurs députés insoumis rapportaient ces dernières semaines les témoignages de jeunes ayant subi ces abus : « J’ai 19 ans et j’ai 9 000 euros de dettes. Ma vie est foutue ! ». La possibilité ouverte par le projet de loi d’autoriser les policiers municipaux à établir des AFD et de multiplier les contrôles d’identité viendraient indubitablement renforcer ces mécanismes déjà à l’œuvre.
En somme, le projet de loi ambitionne donc d’étendre les pouvoirs des agents de police municipale, en transférant partiellement des compétences auparavant réservées à la police nationale. En témoignent les déclarations de Laurent Nuñez, qui défendait lundi un texte qui fera de la police municipale « une force complémentaire d’appui aux forces de sécurité intérieure », afin que ces dernières puissent « se concentrer sur les missions régaliennes ».

(…)

Ce transfert a en réalité déjà lieu : la Cour des comptes notait déjà en 2020 que les polices municipales « sont de plus en plus nombreuses à intervenir activement dans la prévention et la lutte contre la délinquance, avec un équipement et des modalités parfois proches de celles de la police nationale ».
Mais ce débat occulte les véritables objectifs du projet de loi. La volonté première du gouvernement est de renforcer l’arsenal répressif des polices municipales, notamment par l’élargissement de leurs prérogatives, avec en toile de fond l’essor spectaculaire de leurs effectifs à travers le pays (+40% entre 2013 et 2023). Cela vient compléter d’autres tendances à l’œuvre, comme l’armement létal croissant des agents (62% en 2024 contre 39% dix ans plus tôt), une décision qui relève uniquement de l’autorité du maire. L’ensemble de ces mesures sert avant tout à doter les élus locaux d’un corps répressif au service de leurs politiques et de celles du gouvernement : répression de la contestation sociale, processus de gentrification et d’exclusion des classes populaires, harcèlement des sans-papiers…
Les exemples de l’action concrète des polices municipales ne manquent pas. Mathieu Hanotin, maire socialiste de Saint-Denis de 2020 à 2026, a fait de sa municipale le bras armé de sa politique de gentrification : armement, généralisation de la vidéosurveillance, arrêtés anti-chicha, harcèlement des vendeurs à la sauvette et de la jeunesse, le tout dans l’ambition de criminaliser et d’exclure les populations les plus exploitées et les plus opprimées du centre-ville. Pierre Hurmic, ancien maire EELV de Bordeaux, avait également armé sa police municipale et en avait fait la pointe avancée de sa politique de répression : expulsions de squats, démantèlements de campements de sans-abris, renforcement considérable de la présence policière… À Paris, Emmanuel Grégoire ambitionne de recruter 1000 policiers municipaux supplémentaires et de poursuivre les politiques sécuritaires d’Anne Hidalgo. À Marseille, la police municipale de son compère Benoît Payan mène déjà depuis des années une véritable offensive raciste et anti-pauvres ciblant particulièrement les sans-papiers.
Ce projet de loi promet donc de prolonger et d’accélérer ces tendances. Si le texte doit encore être adopté en séance publique à l’Assemblée nationale puis réécrit en commission mixte paritaire entre les deux chambres, il demeure symptomatique des visées autoritaires du gouvernement et de certains élus municipaux. Si ce renforcement des pouvoirs de la police municipale venait à être entériné, nul doute que les premières victimes seraient les habitants des quartiers populaires, les personnes opprimées et toutes celles et ceux qui luttent contre les politiques racistes, austéritaires ou anti-pauvres du gouvernement et de ses relais locaux.
Face à cette énième offensive autoritaire, il est essentiel non seulement de dénoncer fermement le consensus sécuritaire à l’œuvre, mais également d’exiger en premier lieu l’abandon de ce projet de loi, et plus largement le désarmement des policiers municipaux, la fin de la vidéosurveillance et, pour les habitants des quartiers populaires qui y sont confrontés, la dissolution des corps spéciaux qui les violentent et les harcèlent quotidiennement, tels que la CSI ou la BAC.

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28.04.2026

La famille a porté plainte avec constitution de partie civile et demande l’ouverture d’une information judiciaire. L’avocate de la famille de Mehdi, l’homme de 26 ans abattu par un policier municipal dans le 11e arrondissement de Marseille, a communiqué de nouvelles informations concernant les circonstances de la mort.
Ce mardi 28 avril, l’avocate de la famille de Mehdi, Maître Kedjar, a communiqué de nouvelles informations concernant les circonstances entourant la mort de l’homme de 26 ans abattu de trois balles, dans le 11e arrondissement de Marseille, jeudi 23 avril vers 17h45. « La famille de Mehdi exige qu’une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l’accès au rapport d’autopsie du défunt et l’exploitation des caméras municipales et caméras-piétons », écrivent Me Kayna Kadjar et Me Nicolas Chambardon.
En ce qui concerne les caméras piétons des policiers, « elles n’ont pas fonctionné », indique le parquet de Marseille à France 3 Paca ajoutant que celles présentes « aux abords de la déchetterie ne pointaient pas sur les lieux des faits ».
Des témoins auraient une autre version que celle donnée par les policiers
Quatre jours après la mort de Mehdi, la famille continue de se poser des questions. Après l’autopsie, qui devait être réalisée vendredi dernier, le corps leur a été rendu ce lundi. Selon elle, les impacts de balles montrent que Mehdi aurait été touché par un impact de balle dans le dos.

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C’est pourquoi, elle réclame l’ouverture d' »une information judiciaire pour avoir accès au dossier d’instruction » en précisant « qu’un juge d’instruction » impartial soit « saisi ».
Selon le parquet,  » l’enquête de flagrance se poursuit », et confirme « la plainte déposée par la famille et la constitution de partie civile ».
Selon l’avocate : « des témoins qui n’ont pas été entendus par les enquêteurs ont donné une version qui diffère grandement de celle des tireurs. »
Ces témoins affirment que « Mehdi n’aurait pas été abattu à proximité de son véhicule », il « aurait été menotté et maintenu au sol alors qu’il était agonisant et se vidait de son sang ».
Toujours selon ces témoignages, « avant l’arrivée des secours, les policiers auraient déplacé leur voiture à plusieurs reprises, pour adopter finalement la position photographiée lors des premiers constats », reprend le communiqué de l’avocate de la famille.
« Toute information qui peut aider à la manifestation de la vérité est la bienvenue », souligne le parquet, invitant ces témoins à se présenter à la police pour apporter leurs témoignages.

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24.04.2026

Les trois agents impliqués ont été entendus plusieurs heures sous le régime de l’audition libre par la police vendredi matin.

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Jeudi, vers 17 h 30, trois agents de la police municipale de Marseille procédaient à un contrôle routier à l’est de la ville après avoir aperçu cet homme au volant de sa voiture avec son téléphone, selon une source proche du dossier.

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Un des agents a tiré à trois reprises sur le conducteur, poursuit cette source.

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23.04.2026

Responsable d’une association de quartier, Sylvain Tessier a eu le tort d’alerter des policiers municipaux sur le déroulement désorganisé d’un chantier. Suite à une critique de la police, l’un des agents est allé l’extraire dans son domicile, l’a menotté et embarqué devant sa famille qui a filmé la scène. Visé par une plainte pour outrage et rébellion, le riverain pourrait attaquer pour usage disproportionné de la force et violation de domicile.

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« Police de merde »
Père de famille, chef de plusieurs entreprises (immobilier, escape games…), Sylvain Tessier décide donc de laisser ses pâtes pour toucher un mot aux trois agents municipaux dépêchés devant chez lui.

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17.04.2026

Cyril Brunebarbe est désormais équipé d’un 9 mm pour assurer « la sécurité et le bien-être » de la population.
Les fonctions du « garde champêtre » d’antan ont bien changé.

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16.04.2026

Mardi 14 avril, le tribunal correctionnel de Nîmes (Gard) a jugé l’ancien chef de la police municipale de Villeneuve-lès-Avignon. Il est suspecté de harcèlement sexuel sur deux anciennes subordonnées, qui ont dénoncé un comportement malsain et des gestes déplacés. Ce que le sexagénaire, depuis radié, conteste fermement.

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Il évoque des « jalousies »
L’avocat d’une des deux femmes a expliqué qu’elle n’avait « pas osé dire quoi que ce soit » car « elle était tétanisée ». Elle a fini par porter plainte après un ultime geste déplacé, indiquent nos confrères. Une autre plaignante a, elle aussi, dénoncé un comportement malsain.

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De son côté, il nie l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il a simplement reconnu des propos « gras », avant d’évoquer des « jalousies à cause d’un changement de planning ». Le procureur a requis un an de prison, qui pourrait être assorti d’un sursis probatoire, note le quotidien régional. Le jugement, mis en délibéré, est attendu le 12 mai 2026.
Pour en savoir plus : lire l’article de Midi Libre .

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15.04.2026

Autre exemple de cette guerre contre la jeunesse ces derniers jours : des descentes de police dans des chambres d’adolescents. Un compte de la Police Nationale publiait le 10 avril des photos d’opérations de contrôle dans des dortoirs d’internats à Gap, revendiquant «150 chambres contrôlées». On y voit des agents en civil et en uniforme fouiller les affaires personnelles des élèves. La presse explique que tout ce cirque a lieu «à la demande des chefs d’établissement et sur réquisition du parquet». Il y a donc, en France, des magistrats, du personnel éducatif et des forces de l’ordre qui n’ont rien de mieux à faire que de harceler des jeunes dans leurs espaces d’intimité.
Et pour quel résultat ? Attraper quelques cigarettes électroniques. «Un mineur sur cinq» en possédait selon la police. Quel gros coup de filet ! Au moins aussi grave que le CBD de Rima Hassan… Les policiers disent aussi avoir saisi du tabac, de l’alcool et des recharges de cigarettes électroniques qui ont été «confisquées». La belle affaire.
Pour quiconque né avant 2000, il était courant de fumer des cigarettes dans la cours de son lycée, de sortir boire des cafés ou même quelques verres après les cours. Les vieux cons qui répètent que «c’était mieux avant» n’ont aucune mémoire : «avant», il n’y avait pas des réacs qui fliquaient les faits et gestes des jeunes. Ni de médias complaisants pour les applaudir. Les enfants ont TOUJOURS crié dans les cantines. Le bruit des cours de récré était une musique normale dans les villes et villages, un signe de vitalité. Quant aux adolescents, ils ont toujours fumé, bu, fait le mur pour aller s’amuser. «Il faut bien que jeunesse se passe» disait-on jadis. Les enfants ne sont pas plus bruyants ou fumeurs qu’avant. C’est le seuil de tolérance générale qui s’est effondré.
La réaction à chaque coin de rue
On ne pardonne plus rien aux plus jeunes. La génération du baby-boom, qui a bénéficié de la vague libertaire de Mai 68, qui a proclamé qu’il fallait «jouir sans entraves» et qu’il était «interdit d’interdire», qui a participé à tous les excès et révoltes, est désormais retraitée. Et elle ne tolère pas chez les jeunes de ce qu’elle a elle-même fait. Ce sont souvent les mêmes qui racontent avec un œil humide leur folle jeunesse étudiante, les fêtes et la libération sexuelle qui se réjouissent devant Cnews quand la police harcèle des ados jusque dans leurs chambres.
Et ces deux exemples ne sont malheureusement pas isolés. Le 20 novembre, à Nogent-le-Roi, dans l’Eure-et-Loir, des élèves de maternelle ont vu la police municipale débarquer dans la cantine. Les agents ont été appelés «pour rappeler à l’ordre les enfants qui faisaient trop de bruit». Certains ont été choqués. Il y a également le mouvement «No kid» qui ne supporte plus les enfants dans les trains et bientôt voudra les chasser de l’espace public. Il y a la répression sanglante des Free Party, et plus globalement de quoique ce soit de joyeux ou débordant venu de la jeunesse. Ces mesures disciplinaires imposées dès les bancs de l’école préparent les adultes de demain à n’être que des esclaves, sans esprit de créativité, sans possibilité du moindre pas de côté, sans joie ni pulsion de vie. Bientôt des barbelés et des miradors autour des rares berceaux ?
Une société qui ne supporte plus que les enfants soient des enfants et les adolescents des adolescents est en phase terminale. La France est en train de devenir un EHPAD réactionnaire qui ne laisse aucun horizon aux plus jeunes. Un pays animé par une pulsion de mort.

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15.04.2026

Islam, 19 ans, a subi la morsure d’un chien de la police municipale de Rilleux-La-Pape le 21 mars au soir, alors que la police nationale procédait à un contrôle d’identité. Depuis, il est recherché par la police, qui a déposé plainte pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Islam a lui aussi porté plainte – pour tentative de meurtre. Il attend toujours d’être entendu.

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Samedi 21 mars 2026, en soirée. « C’était la fête de l’Aïd. On devait aller manger avec des amis. On sort du parking de notre quartier pour aller prendre le bus. Des policiers de la BST [Brigade Spécialisée de Terrain, NDLR] arrivent pour un contrôle d’identité et des palpations. » témoigne Islam D., 19 ans, habitant dans le quartier de la Velette à Rilleux-La-Pape (69) depuis 2018. « On leur dit : même pour l’Aïd vous nous contrôlez ? Lâchez le morceau, vous nous contrôlez toujours… » L’ambiance se calme, jusqu’à ce que la police municipale arrive en renfort, accompagnée d’un maître-chien. « D’un coup, la police municipale arrive à 2 voitures. Ils sortent casqués, avec le gilet par balles, le flashball, les matraques, le chien. Mes amis leur demandent pourquoi ils font les cowboys. Ça chauffe. On ne les insulte pas mais on leur demande plutôt pourquoi ils viennent tout le temps. »

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Sur une vidéo filmée ce soir-là par un témoin, et diffusée sur les réseaux sociaux, on entend le chien du brigadier canin aboyer presque en continu. Il semble assez excité et tire parfois sur sa laisse sans être réprimandé. On entend les amis d’Islam interpeller les policiers : « pourquoi il lâche son chien ? ». Un jeune qui s’avance est repoussé par un policier. Le malinois, toujours en laisse, fonce sur lui dans ce qui ressemble à une technique de percussion muselée. « Il attaque mon ami puis il s’attaque à moi », raconte Islam. « Par réflexe, comme j’ai peur des chiens, je mets un coup de pied en disant ‘‘prends ton chien’’. Un policier de la BST me prend et me plaque au sol. Il me gaze en même temps, je ne voyais plus rien. D’un coup, je sens que quelque chose me mord la nuque. Je ne vois qu’après que c’est le chien. Je me suis dit que si je ne m’échappais pas, j’allais mourir. Aucun policier ne m’est venu en aide pendant ces quelques secondes. Je crie qu’il me mord et mes amis m’aident à me relever, j’étais sonné. »
Islam s’enfuit avec ses amis. Lorsqu’arrivé chez l’un d’eux il va se laver le visage, il prend conscience de l’ampleur des blessures : « j’ai failli m’évanouir. J’ai vomi plusieurs fois. J’ai cru que j’allais mourir. » Son ami le conduit à l’hôpital Médipôle de Villeurbanne, où le certificat médical relève notamment « trois traces de crocs profondes » et une « morsure profonde en regard de la zone jugulaire et carotidienne ».
Le lendemain,le jeune homme décide de porter plainte : « ce n’était pas possible de laisser passer ça. D’autant que ce n’est pas la première fois que je subis des violences policières ; des CRS m’avaient frappé il y a un an environ, alors que j’étais en bas de chez moi et que j’avais refusé de suivre l’ordre de rentrer. Cette fois-là, on avait refusé ma plainte » se souvient Islam. Il dépose plainte pour tentative de meurtre et violences volontaires aggravées auprès du Procureur de la République le 24 mars.
Mesures de rétorsion ?
Ce même jour, deux jeunes amis d’Islam ont été jugés en comparution immédiate pour outrage et violence contre personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) le soir de cette morsure : ils ont été condamnés à 6 mois fermes de détention domiciliaire sous surveillance électronique pour l’un et 6 mois de prison avec sursis pour l’autre. « Aucun des policiers entendus dans le cadre de cette procédure n’avait fait état de l’agression par le chien et de la morsure subie par [Islam] » écrivent ses avocat·es, Me Bouqin et Me Foray, dans une lettre envoyée à la Défenseure des Droits. « Cette réalité documentée par des vidéos circulant sur les réseaux sociaux depuis le 22 mars 202[6] était délibérément occultée de l’enquête », appuient les deux juristes. Diego* (prénom changé à sa demande) est l’un d’entre eux. S’il reconnait l’outrage, il relate sa version des faits de violences sur PDAP qui lui sont reprochés : « On m’a reproché d’avoir tiré sur le gilet pare-balle du policier [qui a eu 6 jours d’ITT, NDLR]. La vidéo, on ne l’a regardé que quand je tirais sur son gilet. Pas avant où on voit la morsure » raconte-il. Il dit avoir lui aussi vécu des violences de la part des policiers : « l’un m’a frappé. Dans mon dossier de garde-à-vue, on voyait sur l’une des photos que le médecin a prise que ma bouche était gonflée. Ça prouve bien qu’ils m’ont frappé. Mais au tribunal, on me répond qu’on ne voit pas le policier me frapper sur l’extrait de vidéo diffusé ».

(…)

Diego*, quant à lui, affirme qu’il voit le policier municipal enlever la laisse du chien. « Quand je vois ensuite courir le chien pour sauter sur Islam, je suis certain qu’il n’a plus de laisse et plus de muselière. Je suis traumatisé par cette soirée, je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai bien vu que si le chien l’avait mordu encore deux minutes, Islam serait enterré à l’heure qu’il est. Il l’a vraiment échappé belle. Tout ce que raconte le maire de Rilleux est faux et les vidéos qui circulent le montrent bien. »
Les avocat·es d’Islam pointent une « déclaration mensongère dans le but de couvrir une situation problématique ».

(…)

« Personne ne nous donne de garanties d’indépendance de l’enquête »
Depuis ce samedi-là, Islam ne dort plus : « J’ai vu le médecin légiste le lundi, qui m’a prescrit 8 jours d’ITT et 3 semaines de rétablissement. Si j’y étais allé le soir-même, il m’aurait sans doute donné un mois… À 2cm ça a failli toucher la jugulaire. A 19 ans, j’aurais perdu ma vie… ça m’a vraiment traumatisé, j’ai vu la mort. Je ne mérite pas de vivre ça. » Islam enchaîne insomnies et cauchemars depuis ce soir de violence. « Les douleurs ça se soigne, mais le mental ça prend du temps… J’ai demandé à voir une psychologue, j’en ai vraiment besoin. » Son angoisse est renforcée par la procédure parallèle à la sienne, dans une plainte où il est accusé de violences sur PDAP.

(…)

: « c’est le policier le moins aimé dans tout Rilleux, il veut toujours faire le cow-boy, il veut toujours provoquer. Il ne veut pas parler avec les gens, on a l’impression qu’il pense qu’on est tous des délinquants. » Diego*, l’ami d’Islam, le rejoint : « ce policier est connu sur Rilleux pour des faits de violences. On est quasiment habitués, ça ne nous fait plus rien. Mais ce soir-là, quand la police municipale débarque, j’ai senti que le contrôle allait prendre une autre ampleur ; ils nous parlaient mal dans leur intonation, ils étaient provocants et arrogants. »
Comme souvent dans les affaires de violences policières, une procédure parallèle s’ouvre où la victime des policiers se retrouve sur le banc des accusés. Depuis, Islam est recherché par la même police que celle contre laquelle il a porté plainte.

(…)

Au téléphone, les policiers du commissariat de Villeurbanne lui confirment qu’Islam sera placé en garde-à-vue s’il se présente : « Surprise, j’explique que je pensais qu’il souhaitait l’entendre suite à la plainte pour tentative de meurtre que nous avions déposée mais le fonctionnaire me répond qu’il n’est pas au courant, que c’est à part. Je réponds alors que c’est hors de question qu’Islam se présente puisqu’il a déposé plainte contre les enquêteurs en charge de la procédure. On me répond : on fera un mandat contre votre client, on va le toper. »
Dans la lettre envoyée à la Défenseure des Droits, ses avocats dénoncent l’absence d’impartialité de l’enquête en cours contre Islam, pourtant victime de cette intervention : « ce climat est contraire aux exigences rappelées par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) d’une enquête diligente, effective et crédible devant être réalisée, dès lors qu’une personne soutient avoir subi une brutalité policière. » écrivent-iels. La jurisprudence de la CEDH a plusieurs fois rappelé le droit à un procès équitable et à une enquête indépendante. « Elle rappelle qu’il faut une enquête dès lors que des brutalités policières sont alléguées, à partir du moment où elles sont vraisemblables. Là, il y a les vidéos, les morsures on est au-delà du vraisemblable. Et personne ne nous donne de garantie d’indépendance de l’enquête », regrette Me Bouquin.

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12.04.2026

Une scène insolite et rarissime dans le Val-de-Marne : les locaux de la police municipale de Villeneuve-Saint-Georges perquisitionnés par leurs collègues… de la Police Nationale ce mercredi 8 avril. Un combat inédit et fratricide entre porcs.
11 policiers municipaux ont donc été arrêtés puis placés en garde à vue dans différents commissariats du département. Il s’agit de plus de la moitié des effectifs de cette unité de la ville. La maire LR de Villeneuve-Saint-Georges, Kristell Niasme, «prône une politique sécuritaire, dont l’une des principales mesures a été la hausse des effectifs de policiers municipaux, passés de quatre à dix-sept» comme le révèlent nos confrères de l’Humanité. Les agents sont soupçonnés par les enquêteurs «de violences aggravées, faux en écriture, violations de domicile, vol ou encore dégradation». Ces pratiques mafieuses n’ont rien à envier aux fonctionnaires assermentés de l’État. Les voyous sont en uniforme.
Mais avant de rentrer dans les détails, souvenez-vous de la polémique qui a visé pendant des jours le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Ce dernier avait décidé de retirer le Lanceurs de balles de défense de sa police municipale. Une mesure timide, mais juste. Insupportable pour BFM, Cnews et France Info qui en avaient fait un scandale médiatique considérable. À l’inverse, le fait que plus de 50% des agents d’une unité de police municipale de droite soit arrêtés pour des actes criminels ne fait quasiment aucun bruit, n’est pas à la Une des plateaux télé, et aucun éditorialiste ne lance de débat sur la dangerosité des polices municipales, ou leur armement de plus en plus offensif.
À Villeneuve-Saint-Georges, une série de plaintes a donc forcé les enquêteurs de la police nationale à intervenir. Une victime raconte aux journalistes de France 3 un déferlement de violence un soir de janvier 2026 après un match de football : «Ils m’ont frappé à l’intérieur, dans le bar. Ils m’ont tasé». Elle assure avoir reçu entre dix et quinze décharges de pistolet à impulsion électrique dans les toilettes d’un bar. Électrocuter une personne à plusieurs reprises est un acte de torture, et donc en principe un crime passible de la cour d’assise.
Pour rappel, le Taser tue chaque année. Cette arme qui envoie des décharges de plus de 50.000 volts et 2 milliampères par cycle de 5 secondes est en dotation chez les effectifs de la gendarmerie nationale depuis 2004 et de police nationale depuis 2008. C’est aussi en 2008 que le gouvernement Fillon de Nicolas Sarkozy autorise les polices municipales à acquérir les Taser. Aujourd’hui, on retrouve donc cette arme létale dans les mains de simples policiers municipaux.
Les politiques sécuritaires de plus en plus droitières des mairies, du Parti Socialiste au Rassemblement National, militarisent à marche forcée leurs agents. À la mairie de Béziers, dirigée par l’élu d’extrême-droite Robert Ménard, la municipale est équipée d’armes à feu depuis des années, et beaucoup d’autres mairies, y compris «de gauche», l’ont imitée. Fin 2025, Robert Ménard créait une unité spéciale municipale « anti-stup ». Gilets tactiques, casques anti-émeute, armes et véhicules : un copier-coller des brigades anti-gang de la police nationale. Les policiers municipaux, parfois qualifiés de «police de proximité», qui étaient encore rares et sans armes il y a 20 ans, ressemblent désormais à des soldats en guerre qui font régner la terreur dans certains quartiers populaires.
Une photo du quotidien Le Parisien montre d’ailleurs des policiers de Villeneuve-Saint-Georges avec un LBD en main, des gilets pare-balles, la mention «Brigade cynophile» – comme si des agents municipaux avaient besoin de chiens d’attaque – et des cranes rasés à blanc avec un tatouage douteux. Une autre capture un agent cagoulé avec un chien en laisse. Le compte Instagram de la ville de Villeneuve-Saint-Georges, très actif, publie chaque semaine des vidéos et photos d’arrestations, de fouilles et de descentes avec des chiens de la police municipale. Ambiance.
Conséquence logique, les sociétés de sécurité privées et les polices municipales sont de plus en plus mises en cause dans des affaires de violences. C’est la suite directe de cette militarisation d’agents des mairies. L’affaire Villeneuve-Saint-Georges le prouve : il faut désarmer la police.

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11.04.2026

Ce vendredi 10 avril, Mika, un sans-abri vivant à Antibes, dans les Alpes-Maritimes, s’est fait enlever le camion dans lequel il vivait par la police municipale. Le véhicule n’était pas assuré et n’avait pas de contrôle technique.
« Je les ai suppliés de toutes mes forces ». Des larmes dans la voix, Mika a raconté sa mésaventure à Nice-Matin. Ce vendredi 10 avril, les policiers municipaux ont embarqué le camion de ce sans-abri, qui vivait dans le véhicule depuis qu’il a perdu son logement, il y a plusieurs mois.
Le camion de Mika n’est pas assuré et n’a pas de contrôle technique. “On va embarquer le camion et c’est la destruction”, lui ont indiqué les fonctionnaires.
La solidarité s’organise
« Je leur ai demandé de me laisser un délai de quelques jours pour pouvoir au moins l’assurer et je leur ai prouvé ma bonne foi, raconte-t-il à nos confrères. Je leur ai expliqué que je ne roule pas avec ce camion, l’endroit a toujours été propre et on n’a jamais rien eu à me reprocher. »
Forcé à sortir toutes ses affaires, Mika se retrouve à la rue, avec son chien. Alors que la mairie d’Antibes n’a pas répondu aux sollicitations de nos confrères, une chaîne de solidarité tente de s’organiser sur les réseaux sociaux pour venir en aide au sans-abri.

 

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07.04.2026

Le pronostic vital de cet homme, qui a été hospitalisé lundi 6 avril à Marseille, après avoir été percuté par une voiture de police municipale à la suite d’un refus d’obtempérer, n’est plus engagé, indique à « Ouest-France » la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

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02.04.2026

Une étude de l’Institut Paris Région dévoile l’ampleur de l’augmentation du nombre de policiers municipaux dans la région depuis le milieu des années 2010.

(…)

Dans une étude publiée le 30 mars, l’Institut Paris Région (IPR) dévoile l’ampleur du phénomène d’équipement des communes franciliennes de ces forces de sécurité locale entre 2014 et 2024. Alors qu’un projet de loi a été déposé pour renforcer leurs prérogatives, elles sont désormais présentes dans l’immense majorité des communes.
En France, les polices municipales représentent un contingent de 29.000 agents répartis dans plus de 4.600 communes et intercommunalités en 2024. Dans la région, 6.450 policiers sont désormais actifs, soit une explosion de 92 % en dix ans. Largement portée par Paris qui a créé sa force de sécurité en 2021 et compte plus de 1.700 membres, cette progression touche inégalement les départements. Déjà bien pourvu en 2014, le département des Hauts-de-Seine voit leur nombre progresser de 20 %, quand la hausse est de 72 % en Seine-Saint-Denis.

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02.04.2026

« Vous vous rendez compte, vous venez travailler le matin et on vous dit que vous êtes accusé de harcèlement sexuel, alors que vous n’avez rien fait ? » Cela fait plus d’une heure que son procès a commencé à Bobigny, et à entendre Gino S., à la barre de la 14e chambre, ses longs bras levés d’incompréhension, on voit bien qu’il n’a toujours pas compris.
Pas compris qu’on ne peut pas envoyer un déluge de SMS à connotation sexuelle à une subordonnée, lui écrire qu’on « l’imagine bien en bottes de cuir avec un fouet », lui proposer de lui « faire des jumeaux, des triplés ou plus », « je peux pas m’empêcher de mater tes fesses », lui envoyer des photos de dessous, lui proposer encore, en réponse à l’envoi d’un arrêt maladie, « le meilleur remède, c’est du Gino, si tu veux goûter ». Ni l’embrasser malgré elle.

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26.03.2026

Il y a plusieurs mois, il avait accédé, en dehors de tout cadre légal, aux images de vidéosurveillance de la ville. C’est-à-dire sans autorisation, alors que les besoins du service ne nécessitaient pas qu’il pénètre dans le système informatique.

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26.03.2026

L’homme reconnaît qu’il était saoul après avoir absorbé « des bières 8’6» qui, comme leur nom l’indique, sont fortes en alcool. Mais pour le reste, sa version est totalement différente. « Je n’ai pas frappé le policier. Une fois dans leur véhicule, ils m’ont coincé la tête entre les sièges avant et je prenais une baffe à chaque fois qu’ils passaient une vitesse. À l’hôpital, ils m’ont traîné au sol. Au commissariat, ils m’ont claqué la tête contre une porte. »
« Moi aussi, je veux porter plainte »
(…)
L’avocat de la défense apporte alors quelques précisions décisives. « Mon client s’était auparavant rendu au commissariat pour porter plainte contre des squatteurs qui l’agressaient. Sa plainte a été refusée. Il est ensuite allé à la gare pour recharger son téléphone puis sur les lieux de l’incendie après avoir aperçu un nuage de fumée. C’est totalement fantaisiste mais il voulait filmer pour revendre les images à la presse !
C’est là qu’un voisin l’a aperçu et l’a accusé d’avoir mis le feu. Il a été plaqué au sol. Une fois arrivés sur les lieux, les policiers ont pris pour argent comptant la déclaration du voisin. Il aurait fallu consulter les vidéosurveillances du commissariat et de la gare ce qui aurait prouvé qu’il ne pouvait être, au même moment, à l’origine de l’incendie. Les vidéos de l’hôpital n’ont pas été vérifiées non plus. Enfin, pourquoi n’a-t-on pas auditionné l’infirmière qui se trouvait présente dans le box où il a censément donné un coup de pied dans les parties génitales du policier ? »

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25.03.2026

Islam, 19 ans, a été sévèrement mordu à la gorge par un chien de la police municipale le 21 mars à Rillieux-la-Pape. Une vidéo que nous nous sommes procurée montre comment le chien a été lâché par un policier. Islam a porté plainte pour tentative de meurtre. Depuis qu’il a été blessé, les quartiers de la banlieue lyonnaise s’embrasent.

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18.03.2026

Le 6 mai 2018, à Caen (Calvados), vers 1 h du matin, un groupe de cinq amis est agressé par un autre groupe, composé de dix membres, près du port, devant l’hôtel Mercure.
Quand le premier groupe voit la police arriver, ils sont soulagés. L’un des cinq amis s’avance vers les forces de l’ordre. Un premier policier lui dit de reculer en lui donnant un coup assez sec au niveau de l’estomac, ce qui le vexe parce qu’il ne comprend pas cette réaction.
Mais un second policier arrive derrière le premier et donne un coup de poing au visage du passant

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17.03.2026

Mardi 17 mars, un policier municipal de Briançon, ancien légionnaire, comparaissait devant le tribunal de Gap pour menace de mort à l’encontre de la commandante du commissariat de Briançon.

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11.03.2026

Mohamed Gabsi, 33 ans, est mort le 8 avril 2020 à Béziers lors d’une interpellation. En plein confinement, l’homme de 33 ans qui circule dans les rues de la cité biterroise avec une attestation de déplacement est contrôlé par une patrouille de trois policiers municipaux. Le contrôle dégénère. Selon plusieurs témoins, Mohamed Gabsi est plaqué au sol. Menottes dans le dos, il est transporté dans le véhicule de police.
Pendant sept minutes, Guillaume L., un des policiers restera seul avec lui à l’intérieur. Les mouvements de la voiture filmés par les caméras de surveillance laissent craindre une scène de violence dans l’habitacle. La voiture prendra ensuite la direction du commissariat, à 400 mètres de là. L’homme y décédera quelques minutes après son arrivée.

(…) Des témoignages mettent à mal la thèse de l’accident : le policier incriminé aurait à plusieurs reprises refermé la portière du véhicule sur la tête de Mohamed Gabsi en lui lançant : « Je vais te faire dormir ». L’agent serait ensuite sorti du véhicule en disant : « Putain, ça fait du bien. »

(…) Éléments troublants, lors de cette intervention pourtant décrite comme la plus difficile de leur carrière, aucun policier municipal n’a activé sa caméra piétonne. Quant aux enregistrements radio, ils sont inexploitables à la suite d’un problème technique.

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10.03.2026

A bord se trouvaient sa sœur et la fille de celle-ci, une enfant de 5 ans…

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06.03.2026

Plaintes refusées ou bâclées, biais sexistes et propos culpabilisants : aujourd’hui encore, les femmes qui ont le courage de porter plainte pour dénoncer les violences sexuelles et/ou conjugales qu’elles subissent se heurtent parfois à un traitement judiciaire source de victimisation secondaire. Pour la présidente du Collectif féministe contre le viol, Emmanuelle Piet, l’accueil des victimes par les forces de l’ordre en 2026 reste « une loterie ». Parallèlement, le nombre de victimes de violences conjugales enregistrées chaque année en France par les forces de l’ordre a doublé en l’espace de dix ans, pour dépasser la barre des 270 000 en 2024. Or seule une victime sur six franchit la porte d’un commissariat, selon le ministère de l’Intérieur. Le nombre de personnes se disant victimes de violences sexuelles (physiques et non-physiques) a lui augmenté de 16 % entre 2022 et 2023, d’après le SSMSI, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, et seulement 7% d’entre elles portent plainte.Ouverture dans un nouvel onglet Les raisons les plus fréquentes invoquées sont que « cela n’aurait servi à rien », ou encore que le témoignage n’aurait pas été « pris au sérieux » par la police ou la gendarmerie.
Depuis le Grenelle contre les violences conjugales fin 2019, la formation des policiers et gendarmes a pourtant été renforcée, des dispositifs ont été créés pour accueillir et protéger les victimes, à l’instar du Tableau d’accueil confidentialité dans les commissariats, de la grille d’évaluation du danger ou encore de la possibilité de déposer plainte à l’hôpital. Les bracelets anti-rapprochement et les téléphones grave danger ont été multipliés, les ordonnances de protection davantage déployées. Plus de 180 000 policiers et gendarmes ont été formés à la prise en charge des violences intrafamiliales depuis 2020 estime le gouvernement. Et si tous les policiers sont aujourd’hui formés sur les violences intra-familiales (VIF) et les violences sexuelles et sexistes (VSS) en formation initiale assure le ministère de l’Intérieur, cette formation d’une trentaine d’heures reste très limitée. Quant à la formation continue, elle se fait sur la base du volontariat et reste tributaire des manques d’effectifs mais aussi des impulsions départementales.
En Ile-de-France, le centre Hubertine Auclert centre de promotion de l’égalité femmes-hommes associé à la région Île-de-France,
qui coordonne depuis 2022 des formations destinées aux policiers nationaux et municipaux, ainsi qu’à la gendarmerie. Des formations assurées par des associations de terrain d’Ile-de-France dont l’expertise n’est plus à démontrer, comme les CIDFF, les centre d’informations sur les droits des femmes et des familles, dans l’objectif notamment de renforcer la coopération et le liens entre effectifs de police et associations. Sauf qu’en mai 2025, la Préfecture de police de Paris a arrêté ses subventions de l’ordre de 94 000 euros au Centre Hubertine Auclert sans donner d’explications officielles indique sa présidente, Charlotte Baelde, quand bien même la formation des forces de l’ordre fait partie des compétences de l’Etat. Désormais, seuls les policiers municipaux d’Ile-de-France continuent d’être formés via ce dispositif.
Est-ce parce que les policiers veulent désormais se former entre eux, entre fonctionnaires ? C’est ce qu’indiquent certains agents. L’un des policiers interrogés indique ces formations assurées par les associations de terrain « à la tradition féministe » n’étaient pas toujours appréciées par certains de « ses collègues » y compris les plus jeunes, « rentrés dans la police avec une logique d’affrontement et de combat et qui ne partagent pas la même vision de la société. Certains types de discours n’ont plus envie d’être entendus. »
Si certains agents sont davantage formés, comme ceux de la PNAV, la plateforme d’accompagnement des victimes, ou ceux des Brigades de protection de la famille, le rôle des policiers exerçant en police-secours est pourtant essentiel. En temps que primo-intervenants, ils sont « les yeux de l’officier de police-judiciaire » et doivent savoir analyser ce qui se joue dans leurs multiples interventions à domicile, alors que les forces ont réalisé 244 000 interventions à domicile pour violences conjugales en 2024, soit une toutes les deux minutes. Les premiers actes d’enquête, de la prise de la plainte au recueil des preuves sont également primordiaux pour faire aboutir des procédures judiciaires. Autant de points sur lesquels insistent les intervenants extérieurs, magistrats comme médecins-légistes, lors des formations aux violences conjugales dispensées aux policiers en exercice.
Téléphones grave danger, ordonnances de protection : des dispositifs insuffisamment déployés
Mais il arrive que le danger encouru par une victime de violences conjugales ne soit pas correctement évalué. Depuis 2024, le nombre de féminicides repart à la hausse. Or près de la moitié des 107 femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2024 (d’après les chiffres officiels) avaient pourtant signalé les violences et les menaces qu’elles subissaient à la police ou la gendarmerie. Des « défaillances » au sein de la chaine judiciaire, dont les policiers et gendarmes sont les premiers maillons, et à l’issue desquelles de plus en plus de familles de victimes de féminicides assignent l’Etat pour faute lourde.
L’invitée de ce Grand Reportage est Ernestine Ronai, engagée depuis quarante ans contre les violences faites aux femmes. Ancienne coordinatrice nationale de la lutte contre les violences faites aux femmes de janvier 2013 jusqu’à 2017 au sein de la MIPROFOuverture dans un nouvel onglet, la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, elle a créé le premier Observatoire départemental des violences faites aux femmes en Seine-Saint-Denis en 2002. Elle préside le Comité national de pilotage de l’ordonnance de protection et coordonne le Diplôme universitaire « Violences faites aux femmes » à l’Université Paris 8. Ernestine Ronai continue de former les gendarmes au centre national de la gendarmerie nationale.

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05.03.2026

« Ce qui est pernicieux dans le harcèlement sexuel au travail, c’est que vous subissez des choses… mais c’est votre travail. Il vous faut y retourner, jour après jour, vous n’avez pas vraiment le choix. Et c’est parce qu’on sait que cette position est contrainte qu’il existe normalement des procédures protectrices ». Tout est dans le « normalement ».
Ce mardi 3 mars devant la cour d’appel de Douai, Me Vincent Bethouart, avocat d’une policière municipale lilloise victime d’harcèlement sexuel par l’un de ses ex‐collègue, a tenu à souligner les lourdes responsabilités de la Ville de Lille dans l’aggravation de l’état de santé de sa cliente. Alors que le mis en cause, pourtant à l’origine de l’appel, ne s’est pas déplacé à l’audience et n’était pas représenté, ce nouveau procès a en effet été l’occasion d’une diatribe à l’encontre de la hiérarchie municipale lilloise. Celle‐ci s’est rendue coupable d’une série de manquements déjà décrits par une enquête du site d’investigation indépendant Disclose.
https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2025/06/26/metoopolice-la-gestion-desastreuse-dun-cas-de-harcelement-sexuel-dans-la-police-municipale-de-lille/
Une hiérarchie « extrêmement défaillante »
« L’absence de protection a participé au préjudice de [ma cliente] », a martelé son avocat. Le rapporteur public s’est lui aussi livré à des critiques, considérant que la hiérarchie de la police municipale …

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05.03.2026

Trois agents de la police municipale de Marseille ont été interpellés par la douane ce mardi 3 mars 2026, soupçonnés d’avoir accepté des marchandises contrefaites à proximité du Marché du Soleil, en échange d’informations sur les contrôles.

(…)

Trois policiers municipaux marseillais ont été interpellés et placés en garde à vue ce mardi 3 mars 2026, dans le cadre d’une enquête préliminaire sur des faits de corruption passive et de détention de marchandise contrefaite. Ces agents municipaux affectés à la base du centre-ville de Marseille sont soupçonnés d’avoir accepté des vêtements et des baskets de contrefaçon, offerts ou proposés à des prix défiant toute concurrence, en échange d’informations sur les contrôles régulièrement menés par les forces de l’ordre, dont la police municipale, aux abords du Marché du Soleil.

(…)

L’un des principaux mis en cause venait par ailleurs d’être sanctionné par sa hiérarchie pour une « attitude inappropriée » sur la voie publique.
Retour de flamme en pleine campagne des municipales

(…)

Mais il s’avère que les deux principaux mis en cause, un ancien gendarme et un ancien policier municipal de la ville de Nice, avaient été recrutés sous la mandature de Jean-Claude Gaudin, en 2016 et en 2018.
Le troisième est, quant à lui, arrivé à Marseille en 2023, mais il était déjà policier municipal à Carry-le-Rouet auparavant.

(…)

« Ces agents étaient déjà là, et avaient même été recommandés et validés par d’autres municipalités », s’étrangle-t-on dans l’entourage du maire de Marseille, assurant que tous les candidats passent désormais devant une commission avant leur recrutement.
L’affaire dans l’affaire
Mises en avant du fait du contexte de campagne des municipales, ces trois interpellations ne sont pourtant qu’une partie presque marginale d’un dossier beaucoup plus vaste centré sur le Marché du Soleil portant sur de la contrefaçon en bande organisée mais aussi des faits de blanchiment aggravé. Menée principalement par les douanes judiciaires, l’enquête a abouti au renvoi devant le tribunal correctionnel de pas moins de 18 personnes, dont trois personnes morales et les trois agents municipaux évoqués précédemment. Une fonctionnaire de la préfecture des Bouches-du-Rhône est également poursuivie pour corruption.

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04.03.2026

Inspections des cartables pour les élèves du collège Boieldieu à Rouen, ce mercredi 4 mars 2026. Une surprise pour les élèves et les professeurs, qui n’en avaient pas été informés. Ces fouilles inopinées avaient été annoncées par Élisabeth Borne, le 21 février 2025.
Postée à l’entrée de l’établissement depuis 7h30, ce mercredi 4 mars 2026, la police municipale fouille les sacs des collégiens pour s’assurer de l’absence d’objet interdit. Il s’agit d’un contrôle surprise, le 27ème depuis la rentrée scolaire de septembre.

(…)

Cette opération intervient quelques semaines après la violente bagarre entre deux collégiens dans l’Eure. L’un d’eux avait attaqué son camarade avec un couteau de cantine.
Des élèves curieux de comprendre
Les élèves, évidemment surpris, n’hésitent pas à poser des questions aux forces de l’ordre. « Est-ce que vous pouvez expliquer pourquoi ce dispositif de sécurité intense s’il vous plaît ? », lance cet adolescent en classe de 4ème.
« Ce sont des mesures de sécurité au niveau des établissements scolaires, on a l’autorisation du procureur de la République de vérifier dans tous les sacs des étudiants, de manière à vous protéger, et protéger également le personnel, tout simplement », justifie la policière qui fouille son sac.
Certains élèves sont tout de même inquiets. « Pourquoi ce collège ? », demande un élève. « C’est aléatoire, pas uniquement ciblé sur Boieldieu », tente de rassurer l’agent. « On n’a pas vraiment l’habitude d’avoir ça, donc, c’est peut-être qu’il se passe quelque chose, on ne sait pas », témoigne un autre élève, âgé de 13 ans.

(…)

Des professeurs sceptiques quant à l’effet de surprise
L’intervention s’est organisée avec l’accord du chef d’établissement. En revanche, les professeurs ne semblaient pas au courant, générant de l’inquiétude de leur côté. « Avec l’actualité qui n’est déjà pas très fun, c’est un petit peu anxiogène, je trouve », révèle Emmanuelle Lechevallier, professeure d’arts plastiques au collège Boieldieu depuis 12 ans.
L’enseignante, marquée par les différents récits d’agressions de professeurs par des élèves en France, confie être stressée par ce sujet et souhaite ne pas trop y penser « donc de voir ces contrôles de sacs, je trouve que c’est pas évident ».
Pour Catherine Mezaad, professeure d’histoire-géographie, l’effet de surprise est même contre-productif. « C’est mieux d’être informée avant, en tant que personnel de l’établissement, pour pouvoir préparer, voire discuter après », observe-t-elle.
Concernant l’opération en elle-même sur la question de la sécurité, l’enseignante estime manquer de recul pour la juger et pense que d’autres problèmes liés à des manques de moyens sont prioritaires « que ce soit de la prévention auprès des élèves, le bâti scolaire ou les difficultés sociales, avant de conclure, la surveillance, elle est d’abord dans l’établissement ».
Le personnel éducatif et les élèves n’étant pas informés d’une possibilité de contrôle aléatoire des cartables, se pose la question de l’efficacité de cette mesure, cette dernière étant avant tout une mesure dissuasive.

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21.02.2026

Après la mort d’un homme à Valenciennes dans le Nord trois jours plus tôt, le policier municipal qui a ouvert le feu a été mis en examen pour homicide volontaire, écartant ainsi l’état de légitime défense a appris samedi 21 février dans la soirée ICI Nord(Nouvelle fenêtre), dans un communiqué du parquet de Valenciennes.

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20.02.2026

Ce jour-là, des agents interpellent violemment une travailleuse sociale qui assiste à un contrôle, la plaquent au sol sur les rails du tramway et la placent garde à vue. Des images circulent. Un médecin constate les blessures. Malgré cela, la municipalité défend l’action de ses agents… et renvoie la faute sur la victime.

(…) Quand nous retrouvons Marie, lundi 2 février vers 20 heures, près de la gare RER D de Saint-Denis, les traces de l’agression sont encore bien visibles. Sa tempe est violette, une marque souligne son arcade, et sa lèvre supérieure reste gonflée. Elle nous montre aussi des griffures au cou et des éraflures sur les mains. Quelques jours plus tôt, le jeudi 29 janvier, la police municipale l’a violemment interpellée.

(…) « J’ai reçu un coup de matraque au visage. Je ne sais pas s’il était volontaire. Il m’a attrapée par les cheveux et a plaqué ma tête assez violemment contre les rails. »

(…) Ce sont eux qui contrôlent, poursuivent, interpellent. Et leurs pouvoirs pourraient bientôt s’élargir. Un projet de loi, examiné en ce moment au Parlement, prévoit d’autoriser les policiers municipaux à dresser des amendes forfaitaires délictuelles, des AFD, pour huit nouveaux délits, dont la vente à la sauvette. Concrètement, cela change la donne. Les agents pourraient sanctionner immédiatement, sur place, sans passer par la procédure judiciaire classique. Plus besoin d’attendre une décision du parquet. L’amende tomberait directement. Sur décision policière. Le Défenseur des droits met en garde.

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19.02.26

Des images captées par un interphone vidéo montrent un agent en uniforme de la police municipale déposer des tracts de campagne de François Bernardini dans des boîtes aux lettres d’Entressen. De quoi interroger sur le respect du devoir de neutralité des agents publics en période préélectorale.

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11.02.2026

La police française brutalise, traque, harcèle et mutile déjà les migrant·es aux frontières quotidiennement. L’agence Frontex, le pendant de l’ICE en Europe, est complice de naufrages d’embarcations en mer Méditerranée. Au moins 32.000 personnes sont mortes noyées en tentant la traversée depuis 2014. Des victimes sans sépulture, condamnées à l’oubli. Des arrestations de masse d’exilé·es sont organisées dans toute la France.

(…) Ce mardi 10 février 2026, c’est à Nantes que le préfet a organisé une grande opération policière à grand coup de projecteurs médiatiques, et avec la complicité de la mairie PS. La presse locale, ou plutôt le torchon Ouest-France, titrait avec un certain enthousiasme dans ses colonnes : «Mobilisation policière XXL et interpellations en série en centre-ville de Nantes ce mardi».

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10.01.2026

Le juge d’instruction en charge de l’affaire a d’emblée envisagé de le placer sous contrôle judiciaire, un choix « pas habituel » a commenté ce jeudi à Rennes le rapporteur du dossier. Le parquet a d’ailleurs saisi un juge des libertés et de la détention (JLD) qui a placé le suspect en détention provisoire le 24 décembre 2025, près d’un an après la plainte.

Ce jeudi 8 janvier 2026, Me Ramzi Sahli a donc fait appel de cette décision et sollicité le placement de son client sous contrôle judiciaire rappelant que son casier est « vierge » et que son client n’a pas tenté de « faire pression » sur les témoins. Une année s’est pourtant écoulée entre la plainte et sa présentation devant le juge d’instruction.
Retour à paris

« Les services de la mairie de Paris ont confirmé qu’il était bien en formation rémunérée au sein de la police municipale », a insisté l’avocat nantais. « Il n’y a aucune indication disant que son poste serait remis en cause. » Me Ramzi Sahli a donc proposé un placement sous contrôle judiciaire chez le père de son client, dans le 20e arrondissement de Paris.

La « double personnalité » de l’auteur présumé inquiète toutefois la représentante du parquet général : cette « emprise chimique générée » et sa « capacité à détourner des médicaments » est « en totale contradiction avec son projet professionnel ». « Et puis, il y a le contexte : on est quand même après le procès Pélicot [affaire des viols de Mazan, ndlr], tout le monde a entendu parler de la soumission chimique et il y a eu un avertissement donné à toutes ces personnes qui procèdent ainsi », grince l’avocate générale à l’audience.

« Comprenez que les faits qui me sont reprochés et mon statut professionnel font de moi une cible », a déploré celui qui a sollicité « plusieurs fois » sans succès son placement à l’isolement. « J’ai toujours eu des engagements professionnels portés vers l’aide aux autres, et l’engagement dans la police montre que je ne suis pas de composition criminelle », a conclu le suspect. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes s’est rangée à son avis et l’a remis en liberté ce vendredi 9 janvier.

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21/12/2025

Ce jeudi 18 décembre, dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes), entre l’avenue Jean-Médecin et la rue de Paris, une piétonne a trouvé la mort après avoir été percutée par une voiture de la police municipale en service

(…) La victime, une femme âgée, a été transportée en état d’urgence absolue. Gravement blessée, elle n’a pas survécu à ses blessures.

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19/12/2025

S’ils ont assumé une intervention qui a dérapé, leurs versions se sont entrechoquées à la barre.

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12/12/2025

Deux gendarmes en poste à Domont, dont l’un originaire de Toulouse, sont au cœur d’une vaste affaire de corruption impliquant une société de location de voitures de la région toulousaine. Soupçonnés d’avoir levé illégalement des immobilisations de véhicules et consulté des fichiers confidentiels en échange d’avantages, ils ont été interpellés avec trois complices et seront jugés par le tribunal correctionnel de Pontoise.

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11/12/2025

Selon nos informations, une plainte ancienne pour des faits de violences conjugales, déposée à l’époque dans le sud-est de la France, aurait été transmise très récemment au parquet de Lorient.

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08/12/2025

Détenteur de la carte mobilité inclusive, Nicolas Ranieff a pu assister à plusieurs illuminations avec un accès PMR, sauf sur la Place des Terreaux où un policier municipal lui a refusé l’entrée sans se justifier.

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02/12/2025

Première à témoigner, elle retrace, tremblante, « plus de vingt ans de contrôle permanent » exercé par son ancien conjoint sur elle et ses filles. Insultes, dénigrement, installation de caméra pour la surveiller… À la barre, elle décrit une vie d’isolement et de peur. « Je ne pouvais ni finir tard ni sortir boire un verre avec mes collègues », raconte-t-elle.

(…) Parmi ses souvenirs abîmés, elle se rappelle du regard furieux de son patriarche et de ses mots : « J’ai vu une pute dans la rue, je me suis rendu compte que c’était ma fille. » Elle raconte le déferlement de « coups de poing au visage, sur les bras et sur les cuisses », qu’elle aurait subi juste après.

(…) De son côté, le prévenu nie tout en bloc en balbutiant, se disant « choqué » de ses accusations « fausses » et « complètement inventées ».

(…) « Il nous a dit : “Je vais vous tuer“ », rapporte-t-elle, tremblante, au tribunal. Elle ajoute : « Je nous ai vues mourir ce jour-là. » Léa n’a pas oublié non plus. De son côté, Saïd E. assure que cet épisode « n’a pas eu lieu ».

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28/11/2025

Une attaque qui vise à museler le combat d’une famille contre les violences policières.

(…) Certains de ces témoignages, révélés lors d’une conférence presse en présence des avocats de la famille en juin dernier, sont édifiants. Ils décrivent « un choc entre Thibault Bilal et une voiture de la police », expliquent avoir vu la police « percuter » Bilal, « l’éjectant sur le poteau au niveau du trottoir ». Après la chute, un témoin raconte : « Les policiers déplacent Thibault Bilal sur le trottoir et le menottent en le plaquant et en le maintenant au sol. » Autant d’éléments qui indiquent une implication de la police dans cet évènement tragique.
Près d’un an après le drame, alors qu’une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Toulouse pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger, la famille n’a toujours pas été auditionnée et n’a toujours pas accès aux éléments clés du dossier, comme le rapport d’autopsie ou les vidéos des caméras de vidéosurveillance.

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28/11/2025

Le 20 novembre 2025, des policiers ont été mobilisés par le maire d’une commune d’Eure-et-Loir pour ramener le calme dans une école primaire. Trois agents ont débarqué dans la cantine pour demander aux enfants de mieux se tenir.

(…) Jugés « trop bruyants », les élèves ont eu droit à un sermon de trois agents pendant leur pause à la cantine. Pour les parents d’élèves, c’est inadmissible

(…) Les policiers auraient expliqué aux enfants « qu’aucun d’entre eux ne respectait les adultes, qu’ils faisaient trop de bruit et que s’ils continuaient, ils auraient affaire à eux ».

(…) Pour le groupement des parents d’élèves, la méthode est « incompréhensible ». Il affirme que « certains enfants sont rentrés perturbés chez eux, car ils auraient ressenti des menaces de policiers ».

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26/11/2025

Plus qu’une bavure, selon l’hebdomadaire, des agents auraient menti sur le déroulé des faits.

(…) Car l’homme qui était la raison de leur présence, bien qu’armé d’un couteau, n’a pas menacé les policiers comme l’avaient pourtant expliqué les agents.

(…) Deux jours plus tard, et toujours selon le Canard Enchaîné, les policiers changent de thèse et évoquent désormais un usage de l’arme à feu pour sauver la vie du suspect qui voulait manifestement en finir tout en reprochant à l’homme victime du premier tir « son imprudence ». À noter que ce dernier a porté plainte contre le tireur.

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18/11/2025

Les faits se sont déroulés sur plusieurs mois. Le brigadier-chef a imposé des gestes déplacés, des propositions à caractère sexuel, des messages insistants…

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18/11/2025

Ils étaient jugés pour faux et usage de faux en écriture, accusés d’avoir signé un rapport d’intervention « mentionnant des éléments inexacts »

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11/11/2025

Un accident tragique a coûté la vie à un jeune de 16 ans ce mardi soir à Tourcoing, dans le Nord. Alors qu’il tentait d’éviter un contrôle policier, le conducteur a perdu le contrôle de son scooter, heurté un poteau et chuté, entraînant sa mort et des blessures pour son passager.

 

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07/11/2025

Le maire de La Ferté-Bernard (Sarthe), Didier Reveau, a annoncé lors du conseil municipal du 4 novembre 2025 de nouveaux investissements sécuritaires avec la mise en place de 28 nouvelles caméras de vidéoprotection. De nouvelles armes, plus légères et pratiques, seront également fournies aux policiers municipaux qui seront équipés de caméras piétons.

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06/11/2025

Un habitant de Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire), plurihandicapé, a vu sa voiture lui être retirée alors qu’il stationnait sur une place pour personnes handicapées. Il entame un bras de fer contre la mairie et la police municipale.

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06/11/2025

Ville d’un peu moins de 10 000 habitants …

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06/11/2025

La police municipale d’Amiens sera équipée d’arme létale au cours du premier semestre 2026

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03/11/2025

Les faits se sont déroulés le 22 octobre dernier, aux alentours de 12h30, près de la gare Lille-Flandres.

(…) Les six policiers, de leur côté, ont porté plainte et se sont constitués parties civiles. Le prévenu, lui, a dénoncé des violences policières. Lors de son procès le 27 octobre dernier à Lille, le sans-abri de 33 ans a écopé de huit mois de prison ferme.

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03/11/2025

La solution proposée dans le projet de loi qui a été présenté la semaine en Conseil des ministres est de placer certains agents des polices municipales sous une sorte de double autorité : celle du maire, lorsqu’ils exercent les missions classiques des policiers municipaux ; et celle du procureur de la République, lorsqu’ils exercent des missions de police judiciaire. Le projet de loi prévoit neuf infractions qui pourraient désormais être constatées et verbalisées par des policiers municipaux et des gardes champêtres, allant de la vente à la sauvette à l’usage de stupéfiants en passant par l’occupation illicite de hall d’immeuble, la conduite sans permis, l’outrage sexiste et sexuel, etc. Il s’agit uniquement d’infractions qui peuvent être constatées en flagrance et immédiatement punies par une amende forfaitaire délictuelle : les policiers municipaux et gardes champêtres n’auraient pas le pouvoir de mener des actes d’enquête. Ils auraient désormais, en revanche, la possibilité de procéder à des relevés d’identité.

(…) Le texte comprend d’autres mesures dont certaines, sont, elles aussi, en réflexion depuis de nombreuses années : notamment l’utilisation de drones par les polices municipales (à titre expérimental pendant cinq ans), pour assurer la sécurité des manifestations

(…) Autre serpent de mer en matière de sécurité : le texte propose d’autoriser les polices municipales et les gardes champêtres à utiliser des systèmes de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (Lapi), dont l’usage était jusqu’à présent strictement réservé aux forces de sécurité nationales.

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24/10/2025

Zyed Benna et Bouna Traoré mouraient dans un transformateur électrique, en fuyant un contrôle de la BAC le 27 octobre 2005. Depuis, le nombre de décès suite à une interaction avec les forces de l’ordre n’a cessé d’augmenter.

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23/10/2025

À Autun, les six policiers municipaux pourraient être équipés d’armes à feu dès le début de l’année 2026.

(…) En outre, Vincent Chauvet souhaite renforcer le système de caméras de surveillance de la ville. Actuellement, Autun en compte 72, un chiffre que l’édile aimerait augmenter de 10 ou 15 exemplaires.

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15/10/2025

Cette opération s’inscrivait dans une réquisition du parquet d’Argentan. Aucun objet illicite ni comportement suspect n’a été constaté lors de cette intervention, menée dans le calme et la coopération.

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15/10/2025

Répression. Derrière l’image de carte postale soigneusement entretenue par la mairie de Christian Estrosi, Nice vit au rythme des contrôles, des gardes à vue, des intimidations et des violences policières. Militants, manifestants, habitants des quartiers populaires : personne n’échappe à une logique de maintien de l’ordre de plus en plus autoritaire.

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15/10/2025

Pas de faits divers ni d’explosion de violence, juste « un choix totalement assumé ».

(…) Dans cette commune de 5 600 habitants, nichée au nord de Clermont-Ferrand, trois agents municipaux seront bientôt équipés de pistolets 9 mm. « C’est un pouvoir de police du maire. Je l’assume totalement »

(…) Aucun débat préalable, aucune communication.

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08/10/2025

Extraits

« C’est la première fois qu’il faisait ça devant témoins »

(…) « Rien ne justifie un tel comportement, il y a eu une volonté d’outrager, de porter atteinte à la personne en fonction de son orientation sexuelle »

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01/10/2025

Deux policiers municipaux de Tours (Indre-et-Loire) sont mis en cause pour des violences commises dans l’exercice de leur fonction.

(…) La victime « présentait des marques de blessures » et « a été examinée par un médecin légiste, qui retient deux jours d’incapacité totale de travail ».

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30/09/2025

Les opposant (…) auraient souhaité un débat en séance. Et une réflexion plus globale sur la police municipale.

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30/09/2025

« Les pistolets 9 millimètres sont en commande » annonce le maire

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23/09/2025

Dans son point de rentrée, ce mardi 23 septembre, il revendique l’héritage de son prédécesseur Alain Anziani et annonce une politique sécuritaire renforcée.

(…) « Dans ce mandat, nous sommes montés en puissance », assure l’élu, avançant que la Ville est passée « de 18 policiers municipaux à 38 »

(…) « Nous allons franchir un palier. J’ai pris la décision d’armer la police municipale. »

(…) tout en rappelant que « Mérignac n’est pas touchée [par l’insécurité] comme on a pu l’entendre ».

(…) « Une délibération n’est pas nécessaire. C’est une décision du maire »

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17/09/2025

L’homme âgé de 30 ans est suspecté d’avoir imposé des relations sexuelles à une adolescente de 13 ans.

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16/09/2025

Intimidations, menaces de garde à vue, bousculades : plusieurs témoignages pointent une attitude jugée agressive et disproportionnée de la part de policiers municipaux à Saint-Girons, en Ariège.

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10/09/2025

Policier municipal et éducateur de 51 ans, ce Castelsarrasinois comparaissait mardi devant le tribunal. Le quinqua a été relaxé, l’accusation avait requis 8 mois.

« Plan soft discret » : c’est sous ce pseudonyme qu’Alain, un Castelsarrasinois de 51 ans, s’est connecté sur le sulfureux site de rencontres Coco.gg , en novembre 2023.

(…) Ce mardi 9 septembre, l’homme comparait devant le tribunal judiciaire de Montauban pour « incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ». Policier municipal et éducateur de football à ses heures, il est aujourd’hui de l’autre côté de la barre.

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07/09/2025

Extrait

Six mois avant le premier tour des élections municipales 2026, le maire de Cugnaux, Albert Sanchez, annonce l’armement de la police municipale. Une décision qui divise profondément les habitants de la ville, entre adhésion et rejet.

Mots clés

31/08/2025

Extrait

Une satisfaction pour les policiers eux-mêmes, qui réclamaient ces armes depuis de nombreuses années.

Mots clés

30/08/2025

Extrait

Cette agente avait déjà été condamnée, pour les mêmes faits, à une amende de 500 euros dans le cadre d’une « procédure de composition pénale » : cette procédure permet à un procureur de la République de proposer une peine à un justiciable ayant commis une infraction sans avoir à tenir de procès public.

Mots clés

27/08/2025

Extrait

Il était poursuivi pour violences habituelles sur conjoint et violences sur mineurs par ascendant. Il a bénéficié d’une relaxe partielle pour violences sur personne vulnérable.

Mots clés

21/08/2025

Extrait

Dans un communiqué, La France insoumise accuse la police municipale de mauvais agissements lors d’un tractage, lundi 18 août au soir.

Mots clés

13/08/2025

 

Extrait

« Il faut l’encourager et non l’inverse »

« Pour une station qui se veut rajeunie quelle honte de traumatiser un jeune qui nous anime depuis quelques soirs. Que fait la mairie pour revoir ce jeune parmi nous ? », demande le créateur du post.

 

Mots clés

01/08/2025

Extrait

Un policier municipal exerçant dans la ville est soupçonné d’avoir profité de son statut pour abuser sexuellement de deux prostituées roumaines qui exerçaient dans un appartement en location saisonnière de la cité impériale.

Mots clés
UN POLICIER MUNICIPAL DU FINISTÈRE MIS EN EXAMEN POUR VIOL, AGRESSION SEXUELLE ET HARCÈLEMENT

ouest france


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Extrait

les faits reprochés auraient été commis « à l’occasion de ses fonctions » en tant que policier municipal

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NICE. « CHASSE AUX PAUVRES »: RUE DES TOXICOMANES FERMÉE PAR LA POLICE, « PLAN ANTI-NUISANCES »… LA GAUCHE DÉNONCE « UNE MALTRAITANCE SOCIALE »

Nice matin


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« Les nouvelles mesures annoncées renforcent cette traque organisée et sont inacceptables d’un point de vue moral, contre-productives d’un point de vue sécuritaire et désastreuses d’un point de vue social. »
(…) « Derrière cette façade de pseudo-aménagement urbain se cache une politique brutale d’exclusion, qui traite les exilés comme des nuisibles qu’on repousse d’un quartier à l’autre.
Cette obsession à ‘faire place nette’ en éloignant les plus pauvres, les sans-abri, les demandeurs d’asile avec pour seule boussole l’approche électorale montre une dérive dangereuse ».

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« MÊME NOS INVITÉS SONT VERBALISÉS » : UN MYSTÉRIEUX POLICIER INONDE SES VOISINS DE PV DANS UNE RÉSIDENCE PRIVÉE, LES VICTIMES MONTENT AU CRÉNEAU

LA DÉPÊCHE


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Extrait

« Même nos invités […] sont verbalisés », indique au média Halima, mère célibataire ayant accumulé pas moins de 11 PV « dont six en l’espace de huit jours ». Se sentant « traquée », la jeune femme voit désormais un psy à cause « d’un début de dépression ».

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BIENTÔT PLUS DE POUVOIRS POUR LA POLICE MUNICIPALE ? CE QUE PRÉVOIT LA REFORME DU GOUVERNEMENT

LE DAUPHINÉ libéré


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Extrait

(…) possibilité de dresser des amendes pour des squats de halls d’immeuble, de saisir des objets dangereux, ou d’inspecter des véhicules
(…) La France comptait 28 161 agents de police municipale en 2023
(…) Une large majorité (83 %) des collectivités dotées d’une police municipale ont fait le choix de l’armer : 77 % des policiers municipaux en France sont armés, et 58 % sont armés d’une arme de poing

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MORT DE MOHAMED GABSI, À BÉZIERS, PENDANT LE CONFINEMENT : L’ACTE INVOLONTAIRE DES POLICIERS RECONNU PAR LE JUGE D’INSTRUCTION

Midi Libre


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Le 8 avril 2020, en plein confinement, Mohamed Gabsi, âgé de 33 ans, a été interpellé avenue du 22-Août-1945 à Béziers par une patrouille de police municipale. Il sera conduit au commissariat de police nationale où il va décéder quelques minutes plus tard. Après quelques semaines trois policiers municipaux sont entendus puis suspendus de leurs fonctions et mis en examen. Un le sera pour violence volontaire ayant entraîné la mort. Un non-lieu sera ordonné à leur égard pour des faits de non-assistance à personne en danger.

Mots clés
DRÔME : UNE PLAINTE DÉPOSÉE À L’ENCONTRE D’UN POLICIER MUNICIPAL DE VALENCE POUR INJURE RACISTE

france bleu


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Ali raconte s’être fait attraper par le bras et avoir été extrait de la foule par un policier. « Il m’a dit ‘C’est pour un contrôle’ et ne m’a pas expliqué pourquoi. J’ai sorti mon passeport, c’est un passeport français mais protégé par une pochette verte. Il ne l’a même pas ouvert et m’a dit que je n’étais pas le bienvenu ici, que je devais rentrer chez moi. Il m’a attrapé et a dit ‘Barre-toi sinon je te casse la gueule’, j’étais effrayé. » D’après ce Valentinois, le policier en question a ensuite fouillé son sac et confondu un livre qui s’y trouvait avec le Coran : « Il m’a dit ‘Je pisse sur ton livre’. »

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« J’AI PEUR DE LUI, J’AI PEUR POUR MES ENFANTS » : UN POLICIER JUGÉ POUR DES VIOLENCES PAR LE TRIBUNAL DE CHÂTEAUROUX

La Nouvelle République


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Extrait

Un policier municipal comparaissait, lundi 30 juin 2025, pour répondre de violences commises sur sa femme et son fils.

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« IL ÉTAIT NÉCESSAIRE QU’ILS SOIENT ARMÉS » : LA POLICE MUNICIPALE SERA BIENTÔT MUNIE D’ARMES À FEU À MOULINS

franceinfo:


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Les policiers seront équipés de pistolets semi-automatiques de type Glock, dont la plupart avaient déjà l’expérience en gendarmerie. « L’usage de ces armes s’inscrit dans le cadre classique de la légitime défense. Leurs missions restent les mêmes, mais ils seront mieux protégés. Par ailleurs, nous préparons également la formation d’un policier pour la création d’une brigade canine », précise-t-il. À cela vont s’ajouter d’autres équipements, notamment deux lanceurs de balles de défense pour faire face à des violences..

Mots clés
LE POLICIER MUNICIPAL SERA ARMÉ : CERTAINS ÉLUS SURPRIS DE LA DÉCISION

LE PROGRÈS


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Extrait

« Je me pose des questions de doter une arme à un policier municipal ! ».

Mots clés
DAX : DES AMENDES DE 200 EUROS POUR CINQ PERSONNES OCCUPANT ILLICITEMENT DES HALLS D’IMMEUBLES

SUD OUEST


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Extrait

Cette présence de la police nationale dans ce quartier prioritaire de la cité thermale s’inscrit dans la lignée d’opérations de tranquillité publique, menées de concert avec la police municipale dacquoise.

Mots clés
CHRISTOPHE BÉCHU (HORIZONS) DÉCIDE D’ÉQUIPER LA POLICE MUNICIPALE D’ANGERS D’ARMES LÉTALES

maville


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Extrait

Le choix d’équiper les policiers municipaux d’Angers d’armes de poing sera officialisé ce lundi 30 juin 2025 par le conseil municipal.

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DEUX POLICIERS MUNICIPAUX DE NICE IMPLIQUÉS DANS UNE RIXE ONT ÉTÉ SUSPENDUS À TITRE CONSERVATOIRE

Nice matin


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Extrait

La semaine dernière, dans la nuit du 17 au 18 juin, un commerçant de la promenade des Anglais déclenche le bouton d’alerte: il assiste à une bagarre juste devant son établissement. Ironie: c’est la police municipale qui intervient. Sur la Prom’, une personne est à terre, elle vient d’être rouée de coups. Trois individus sont interpellés. Il s’agit de deux fonctionnaires de la police municipale de Nice qui n’étaient pas en service

Mots clés
SÉCURITÉ : LA POLICE MUNICIPALE DE CAHORS VA ÊTRE RENFORCÉE ET ARMÉE

actu.fr


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De plus, les policiers municipaux seront désormais équipés d’une arme à feu. « Ce sont des décisions qui ont été débattues en interne et avec les policiers municipaux eux-mêmes »

Mots clés

#METOOPOLICE : LA GESTION DÉSASTREUSE D’UN CAS DE HARCÈLEMENT SEXUEL DANS LA POLICE MUNICIPALE DE LILLE

MEDIACITES


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Sous le mandat de Martine Aubry, la ville de Lille a maintenu en poste un agent accusé de harcèlement sexuel par une collègue, selon les révélations de notre partenaire Disclose. Malgré plusieurs alertes internes, l’élue socialiste n’a pris aucune mesure sérieuse. Une plainte a été déposée contre la mairie en février 2024. Une affaire emblématique de l’impunité qui règne dans les polices municipales françaises.

Mots clés
11 000 EUROS SOUTIRÉS À UN CHEF D’ENTREPRISE : L’AGENT DE POLICE AU CŒUR D’UNE « ARNAQUE PARTICULIÈREMENT RAFFINÉE »

Le Parisien


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Extrait

Un fonctionnaire territorial à la police municipale de Villejuif a arnaqué une de ses connaissances en se faisant passer pour un policier de DGSI traqué par des terroristes. Une histoire rocambolesque.

Mots clés

BLOIS : UN ANCIEN POLICIER MUNICIPAL CONDAMNÉ POUR VIOLENCE

La Nouvelle République


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Extrait

Le policier municipal, en fonction en 2018, et désormais à la retraite, a été condamné pour violence, sept ans après les faits.

Mots clés
« IL EST SORTI DE LA MAISON TOUT PROPRE, IL EST REVENU DÉFIGURÉ » COCARD, FRACTURE ET LUXATION : LA POLICE MUNICIPALE DE BEZONS ACCUSÉE DE VIOLENCES ET CONTRÔLES ABUSIFS

Streetpress


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Son certificat médical, établi deux jours plus tard au centre médical de Colombes (92) et consulté par StreetPress, constate outre de multiples douleurs, une luxation de la mâchoire, un « œdème de l’hémiface » (la moitié du visage) et une « hémorragie conjonctivale »
(…) Les trois policiers auraient ensuite poussé et frappé Adrian au sol, déchiré sa veste, et écrasé du pied sa main droite, qui a fortement enflé. Pourtant, le jeune homme est laissé sur place par le trio, sans interpellation ni appel des secours. Amené le surlendemain aux urgences, les médecins ont constaté une fracture du quatrième métacarpien – à la main.

(suite…)
AMIENS: LE MAIRE ANNONCE QUE LA POLICE MUNICIPALE SERA ARMÉE


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Hubert de Jenlis a décidé d’équiper les policiers amiénois d’une arme létale, «face à la transformation de la délinquance»

Mots clés
« JE VOULAIS JUSTE QU’ILS ME RENDENT MON CHIEN » : UNE INTERPELLATION D’UN SDF PAR LA POLICE MUNICIPALE DE MONTPELLIER TOURNE MAL

Midi Libre


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Quatre ans déjà que Laurent vit dans la rue, à Montpellier. C’est à cause de ses chiens que celui-ci va perdre les pédales.

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GRENADES, FOUILLES, AMENDES : UN RAPPORT SÉNATORIAL APPELLE À RENFORCER LE POUVOIR DE LA POLICE MUNICIPALE

Révolution Permanente


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Dans le même sens, la mission propose de « renforcer la capacité d’action des polices municipales en complément des forces de sécurité intérieure dans le contexte d’émeutes ». Autrement dit, de participer à la répression des manifestations et des mobilisations aux côtés de la police nationale.

Mots clés

(suite…)

DEPUIS UN MOIS, À NANTES, LES COLLÉGIENS ET LYCÉENS SE PLIENT AUX FOUILLES DES SACS PAR LA POLICE

ouest france


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Une rangée de policiers les attend devant l’entrée du lycée, juste derrière l’assistante d’éducation à qui ils doivent montrer chaque jour leur carte pour rentrer.

Mots clés
JUGÉ POUR VIOLENCES SUR UNE FEMME, UN POLICIER MUNICIPAL RELAXÉ

Le Républicain Lorrain


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Extrait

Alors qu’il demandait à une femme qui écoutait du Bob Marley dans sa voiture de baisser le volume, au centre-ville de Longuyon, ce policier municipal a employé les grands moyens.

Mots clés
POLICES MUNICIPALES : «ON CONSTATE UN GLISSEMENT VERS UN MODÈLE PLUS INTERVENTIONNISTE ET PLUS RÉPRESSIF»

Libération


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Extrait

La chercheuse Virginie Malochet revient sur le mouvement d’extension des pouvoirs de police des maires depuis plus de deux décennies, alors que le gouvernement souhaite doter les agents de véritables prérogatives judiciaires.

Mots clés
« NOUS, LIVREURS SANS PAPIERS, SOMMES PRIS EN ÉTAU ENTRE LES CONTRÔLES DE POLICE ET LES DEMANDES DE RENTABILITÉ D’UBEREATS ET DELIVEROO »

Streetpress


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Extrait

Les livreurs sans papiers de Lille dénoncent le harcèlement de la police, qui multiplierait les contrôles d’identité et les interpellations.

Mots clés
SÉCURITÉ À LISIEUX : LA POLICE MUNICIPALE EST DÉSORMAIS ARMÉE ET AUTORISÉE À MONTER DANS LES BUS

ouest france


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Extrait

L’ensemble de l’équipe de cinq policiers est désormais armé. Ils devraient également recevoir des Taser (pistolet électrique paralysant) dans les prochaines semaines.

Mots clés
« JE DÉNONCE LES MÉTHODES DE BARBOUZES, LA BRUTALITÉ, LE RACISME »: GROS MALAISE À LA POLICE MUNICIPALE DE SAINT-LAURENT-DU-VAR

Nice matin


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Insultes racistes, bras tendu ambigu, bavure… Un « lanceur d’alerte » dénonce les « méthodes de barbouzes » de certains policiers municipaux de Saint-Laurent-du-Var. Ce que le maire Joseph Segura réfute avec fermeté.

Mots clés
PREMIÈRES FOUILLES DE SACS D’ÉLÈVES, PAR LA POLICE, DEVANT UN COLLÈGE À SAINT-NAZAIRE, CE MERCREDI

ouest france


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Extrait

Ce mercredi midi 30 avril, police nationale et police municipale ont contrôlé des sacs devant le collège Pierre-Norange à Saint-Nazaire, pour vérifier l’absence d’armes blanches.

Mots clés
POLICES MUNICIPALES : DES EFFECTIFS EN HAUSSE CONSTANTE DANS LES VILLES MOYENNES ET DES AGENTS PLUS ARMÉS

SUD OUEST


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Extrait

Les policiers sont notamment de plus en plus équipés d’armes létales : 93 % des élus des villes moyennes dotant leurs agents d’armes à feu contre 58 % des communes au niveau national, selon une étude publiée ce mercredi

Mots clés
« HARCELEMENT » POLICIER À RILLIEUX : « ON A TOUS PEUR DE LA BAVURE »

Rue89


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Extrait

Entre les violences policières dont les jeunes habitant·es disent être victimes et les amendes « abusives » qui pleuvent, les relations sont plus tendues que jamais. Les parents, eux, craignent la « bavure » de trop.

Mots clés
PERPIGNAN : LES POLICIERS MUNICIPAUX ACCUSÉS D’ATTOUCHEMENTS SEXUELS NE SERONT PAS POURSUIVIS

20 minutes


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Extrait

Les poursuites à l’encontre de quatre policiers municipaux de Perpignan, placés en garde à vue en février après des accusations d’attouchements sexuels, ont été abandonnées, « faute de preuves suffisantes », évoque France 3.
Interpellé le 11 février lors d’une opération antidrogue menée dans le quartier Saint-Mathieu de la préfecture des Pyrénées-Orientales, un homme âgé de 23 ans avait ensuite dénoncé des attouchements sexuels.

Mots clés
THONON : COMMENT LA POLICE MUNICIPALE S’AIDE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE À TRAVERS SES CAMERAS

Le Messager


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Extrait

La Ville de Thonon a exceptionnellement ouvert les portes du Centre de supervision urbain (CSU). Ce point névralgique de la police municipale centralise les images captées par les 150 caméras de la commune.

Mots clés
À SAINT-NAZAIRE : DES ARMES LÉTALES POUR LA POLICE MUNICIPALE

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Le 3 avril, c’est un nouveau palier qui a été franchi : David Samzun annonçait qu’il allait offrir à sa police municipale des armes à feu létales. Selon lui, il était nécessaire de permettre aux municipaux de tirer à balles réelles «en raison de leur présence régulière comme primo intervenants sur les incidents». C’est bien connu, Saint-Nazaire est un territoire plus violent que Chicago.
La Ligue des Droits de l’Homme et la gauche locale ont dénoncé cette annonce, évoquant une décision «lourde de conséquences» ainsi qu’une «escalade inquiétante».

Mots clés
LA POLICE DE PERPIGNAN SUSPECTÉE DE SURVEILLER L’OPPOSITION : UN AGENT SUSPENDU, LOUIS ALIOT ÉVOQUE « UN COUP MONTÉ »

actu.fr


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Extrait

« On a posé la question de savoir comment des images de vidéosurveillance pouvaient se retrouver sur le téléphone d’un agent assermenté et comment elles pouvaient circuler sur les réseaux. C’est pour cela que nous avons écrit au maire, en lui demandant de monter une enquête », rappelle le chef de file de l’opposition. (suite…)

COURSE-POURSUITE ENTRE NÎMES ET ARLES : « UN POLICIER MUNICIPAL S’ACHARNE CONTRE MOI », EXPLIQUE LE CHAUFFARD DEVANT LE TRIBUNAL

Midi Libre


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Extrait

« Il s’acharne contre moi ». Le prévenu est formel. S’il reconnaît avoir pris la fuite lors d’un contrôle de police à Nîmes, il s’explique du fait qu’il a eu peur. « Il y a un policier municipal qui est contre moi. Il m’a mis entre 25 000 et 30 000 euros d’amende. Et quand il m’a interpellé, il m’a dit : « Je t’ai dit que j’allais te choper » » , explique le prévenu ce mercredi 2 avril, devant le tribunal judiciaire où il est présenté en comparution immédiate.

Mots clés
BEAUCAIRE : L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE À L’AIDE DE LA POLICE MUNICIPALE POUR LA VIDÉOSURVEILLANCE

Le Réveil du Midi


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Extrait

Ce vendredi 21 mars, la venue dans le Gard du député européen RN et ancien syndicaliste policier Matthieu Valet a été l’occasion pour l’édile beaucairois de l’inviter à découvrir l’utilisation de l’IA au centre de supervision urbain (CSU).
(…) « Il nous permet de réaliser des lectures de plaques sur les véhicules qui entrent ou qui sortent de la commune et éventuellement même de faire de la surveillance de zone, c’est à dire qu’on peut lui demander de surveiller une zone prédéfinie ou même sur des manifestations. » Si un suspect est repéré, sa description est donnée à l’IA et celle-ci le suivra sur l’ensemble de la manifestation. (suite…)

LE MAIRE RADIE UN POLICIER MUNICIPAL POUR PROPOS RACISTES

Le Républicain Lorrain


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Extrait

Voilà encore une affaire au sein de la Ville de Longwy. Après le directeur aux mains baladeuses , et la frénésie d’un agent photographiant le postérieur de ses collègues , c’est un policier municipal qui est radié des effectifs, par décision du maire Vincent Hamen.
L’affaire remonte à juin 2024. Sur son lieu de travail, pendant une pause, un policier municipal entonne un chant xénophobe et tient des propos racistes, visant notamment des personnes de confession musulmane et d’origine maghrébine.

Mots clés
NANTES : LABORATOIRE RACISTE ET SÉCURITAIRE

CONTRE ATTAQUE


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Extrait

Rafles hebdomadaires, fichage des personnes étrangères, tags racistes et Centre de rétention… avec l’appui enthousiaste du PS

Mots clés
« LA CGT NE SE TAIRA JAMAIS» : L’UNION DÉPARTEMENTALE DU SYNDICAT DÉNONCE UNE VERBALISATION « INADMISSIBLE » DE LA POLICE MUNICIPALE DE BAGNÈRES

LA NOUVELLE REPUBLIQUE des Pyrénées


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Extrait

Lors d’une journée de rencontre autour des droits des travailleurs saisonniers à la Mongie organisée par la CGT 65, la police municipale de Bagnères-de-Bigorre a verbalisé et expulsé le syndicat, « sans raison juridique valable. » Les militants dénoncent une scène « incompréhensible » et un comportement violent des forces de l’ordre.

Mots clés
POLICE MUNICIPALE : CINQ AGENTS SANCTIONNÉS POUR DES PROPOS LGBTPHOBES… LORS D’UNE FORMATION SUR LA LGBTPHOBIE

20minutes


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Extrait

Trois des cinq agents ont vu leur affectation à la police municipale annulée, les deux autres font l’objet de procédures disciplinaires

Mots clés
LE POLICIER MUNICIPAL, QUI DIRIGEAIT UNE SOCIÉTÉ DE SÉCURITÉ PRIVÉE, JUGÉ POUR TRAVAIL DISSIMULÉ

LA VOIX DU NORD


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Extrait

Heures de travail non déclarées, fausses déclarations de frais kilométriques, salariés licenciés pour pouvoir en embaucher d’autres : entre 2019 et 2021, ce Lensois de 59 ans à la tête d’une société de sécurité privée a trompé le fisc. Une activité menée en parallèle de son métier de… policier municipal.

Mots clés
PERPIGNAN : LA POLICE VIOLE, LA MAIRIE D’EXTRÊME DROITE LA PROTÈGE

Contre Attaque


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Extrait

Un jeune homme de 23 ans a été agressé sexuellement par quatre policiers municipaux pendant son interpellation à Perpignan. « Certains m’ont glissé un doigt dans l’anus soi-disant pour trouver de la cocaïne. J’ai hurlé au viol» explique-t-il au média Blast. La victime a porté plainte, une enquête a été ouverte pour agression sexuelle par une personne abusant de son autorité, et les quatre agents ont été placés en garde à vue le 13 février. Voilà les faits. (suite…)

NICE. ENCORE PLUS DE CAMERAS ET DE POLICIERS : LES ANNONCES DE CHRISTIAN ESTROSI

actu.fr


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Extraits

Le maire de Nice a dévoilé le recrutement de 50 policiers municipaux durant cette année 2025. Des renforts qui portent le nombre total à 530, soit la police municipale la plus importante de France en termes d’effectif.
(…) L’édile a également annoncé que 300 caméras seront installées cette année 2025 dans les rues de Nice.
Elles viendront s’ajouter au dispositif municipal déjà constitué de plus de 4 000 unités.

Mots clés
PARIS : AVEC SA NOUVELLE ARME REDOUTABLE, LA POLICE MUNICIPALE FAIT PLEUVOIR LES AMENDES POUR EXCÈS DE VITESSE


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Extrait

Depuis octobre 2024, les policiers municipaux sont équipés de dix jumelles radars. Elles ont permis en quatre mois de dresser 6 000 amendes.

Mots clés
MONTPELLIER : UN POLICIER MUNICIPAL RENVOYÉ EN CORRECTIONNELLE POUR DES VIOLENCES VOLONTAIRES

actu.fr


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L’été dernier, lors d’un contrôle de routine menée par une patrouille de policiers municipaux dans le secteur de la gare SNCF Saint-Roch, à Montpellier, deux SDF sont invités à montrer leurs papiers. L’un d’eux rechigne et se rebelle, outrageant copieusement l’un des agents. Ce dernier, un des plus anciens du service, aurait alors porté des coups de pied au thorax du SDF, une scène filmée discrètement par le second SDF et confirmée par le visionnage des caméras de vidéo-protection du Centre de supervision urbaine -CSU- de la mairie.

Mots clés
RENNES : LA POLICE MUNICIPALE S’ÉQUIPE D’UN NOUVEAU VÉHICULE À 180 000 EUROS, CE QU’IL FAUT SAVOIR

actu.fr


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« C’est une nouvelle brique pour conforter l’action de la police municipale », présente d’emblée Nathalie Appéré, la maire de Rennes. Vendredi 13 décembre, elle était aux côtés des représentants de la police municipale pour dévoiler le premier poste mobile de proximité de la capitale bretonne.
Concrètement, ce véhicule est une camionnette électrique aménagée, pour un coût de 180 000 euros, avec deux bureaux à l’intérieur.

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« ON VA TOUT CRAMER CHEZ TOI ! » : LA MAIRIE DE MARSEILLE PORTE PLAINTE CONTRE SES PROPRES POLICIERS MUNICIPAUX

La Voix du Nord


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Ce jour-là, plusieurs dizaines d’agents ont pénétré dans l’Hôtel de Ville en proférant des insultes envers le maire PS Benoît Payan Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut aussi entendre les manifestants scander, à l’encontre du directeur des ressources humaines « Matthieu Cordier, on va tout cramer chez toi ».

Mots clés
DANS CETTE VILLE DES YVELINES, LES IVROGNES ARRÊTÉS DANS LA RUE DEVRONT PAYER L’INTERVENTION DE LA POLICE


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Extrait

À compter du 1er décembre 2024, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), « l’ivresse publique et manifeste » sera doublement sanctionnée en cas de prise en charge par la police municipale.

Mots clés
DÉRIVES POLICIÈRES SUR LES SDF : LE PÈRE CHRISTOPHE APPELLE À UN “RECADRAGE”

Tahiti infos


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Extraits

(…) “Mercredi soir […] une patrouille de la police municipale de Papeete se donnait […] en spectacle en saccageant les plantes devant le presbytère de la cathédrale”, a dénoncé vendredi dans une publication sur Facebook le père Christophe, vicaire de la cathédrale de Papeete
(…) Par ces mots, l’homme d’église exprime un profond ras-le-bol et un agacement face à ce qu’il qualifie de comportements inappropriés de certains membres des forces de l’ordre. Son message, publié sur les réseaux sociaux, était accompagné de photos et d’une vidéo datant de mars dernier, où l’on voit un policier frapper un sans-domicile-fixe (SDF) au visage. “Ce que je retiens, c’est que cette violence devient systémique”, a-t-il témoigné, interrogé par Tahiti Infos, ce vendredi.

Mots clés
POLICIERS MUNICIPAUX POURSUIVIS POUR VIOLENCES : L’UN RELAXÉ, LE SECOND CONDAMNÉ À 10 MOIS DE SURSIS

Le Républicain Lorrain


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Extrait

Devant une salle comble remplie de leurs collègues venus les soutenir, ils devaient répondre de violences par personne dépositaire de l’autorité publique et de port prohibé d’arme de catégorie B pour l’un, et de violence aggravée par deux circonstances pour le second.

Mots clés
PARIS : LE PRÉFET DE POLICE « FAVORABLE » AU PORT D’ARMES POUR LES POLICIERS MUNICIPAUX POUR LE « CÔTÉ DISSUASIF »

20 minutes


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Extrait

Paris va-t-elle suivre la tendance ?

Mots clés
« ON N’A PAS ÉTÉ ÉLUS POUR ÇA  » : LE MAIRE DE BORDEAUX ARME SES POLICIERS MUNICIPAUX ET SÈME LA ZIZANIE DANS SON ÉQUIPE

franceinfo:


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Extrait

En période de restriction budgétaire, annoncer qu’on va acheter des pistolets à des agents municipaux, évidemment que certains citoyens vont s’interroger sur le sens des priorités.

Mots clés
« LE PISTOLET DEVRA ÊTRE UTILISÉ EN DERNIER RECOURS » : LES POLICIERS MUNICIPAUX D’HENDAYE SERONT ARMÉS EN JANVIER 2025


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Extrait

La tendance se généralise ces dernières années. Selon le ministère de l’Intérieur en 2021, 58% des policiers municipaux possédaient des armes létales. Le 1e janvier 2025, ce sera le tour des agents de la ville d’Hendaye au Pays basque.

Mots clés
HARCÈLEMENT SEXUEL SUR UNE MINEURE LORS D’UN STAGE : DEUX POLICIERS MUNICIPAUX DE VERNON CONDAMNÉS

actu.fr


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Extrait

Malheureusement, la jeune fille va vite déchanter. Et pour cause : elle doit faire face « à l’humour graveleux » de deux agents municipaux. Allusions sexuelles appuyées, blagues « en-dessous de la ceinture… »… Émilie se sent visée par leurs plaisanteries de mauvais goût.
Des « propos trash », d’après plusieurs témoignages, sur lesquels le président chargé de l’audience correctionnelle n’a pas souhaité s’éterniser.
Cette situation, insoutenable pour la stagiaire, la pousse à déposer une plainte le 30 mars. Par la suite, au vu de la tournure que prenait cette affaire, elle avait même dû se mettre en arrêt maladie durant une dizaine de jours.

Mots clés
LA VIOLENCE S’INSTALLE AU SEIN DE CE COUPLE DE POLICIERS MUNICIPAUX DE SEINE-ET-MARNE

actu.fr


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Extrait

Le 27 juin 2024, au tribunal de Meaux, un policier municipal comparaissait pour violences conjugales.
(…) Elle a également dénoncé l’importante collection d’armes de son ex.
(…) Un soir en 2020, énervé après une partie de la nuit consacrée à échanger des propos aigres-doux, Fabien a poussé sa compagne dans les escaliers alors qu’elle accédait à la mezzanine. À une autre occasion, alors qu’elle faisait des reproches à son compagnon, elle a reçu deux gifles en guise d’explications.
(…) Il l’a sévèrement corrigée et lui a craché dessus avant de donner un coup de tête dans la cloison pour paraître blessé.

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LA POLICE MUNICIPALE DE CETTE COMMUNE PRÈS DE SAINT-NAZAIRE EST ARMÉE DE SEMI-AUTOMATIQUES

ouest france


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Extrait

En plus des gilets pare-balles, de caméras piétons, de lacrymogènes et de tasers, la police municipale, ici autour de Michèle Quellard, est désormais armée de pistolets semi-automatiques.

Mots clés
UN POLICIER MUNICIPAL D’AMIENS RISQUE DEUX ANS DE MISE À PIED

EVASION


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Extrait

Les faits qui lui sont reprochés remontent au 17 juillet 2022. Suite à un refus d’obtempérer, le policier municipal prend en chasse scooter, puis a aspergé le conducteur de gaz lacrymogène.

Mots clés
CONTRÔLE DE POLICE MUNICIPALE QUI DÉGÉNÈRE À VILLENEUVE-SUR-LOT : LE POLICIER DÉFÉRÉ DEVANT LE PARQUET

LA DÉPÊCHE


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Un policier municipal, d’une quarantaine d’années, n’aurait pas respecté la déontologie. Des menaces de mort auraient été proférées.

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COTE-D’OR : UN POLICIER CONDAMNÉ POUR OUTRAGE HOMOPHOBE

STOP HOMOPHOBIE


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Argument rejeté par l’avocat de l’édile, Me Jean-Philippe Morel, qui a souligné que le policier avait intentionnellement rabaissé le maire devant témoins, en pleine exercice de ses fonctions.

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PERPIGNAN : UN POLICIER MUNICIPAL CONDAMNÉ À 2 ANS D’INTERDICTION D’EXERCER POUR VIOLENCES SUR DEUX INTERVENTIONS

L’INDEPENDANT


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Le tribunal correctionnel de Perpignan a rendu son délibéré ce lundi 8 juillet 2024 concernant l’affaire d’un agent communal poursuivi pour violences en juin et en décembre 2023 dans le quartier Saint-Mathieu. La vidéo de ces derniers faits avait été diffusée sur les réseaux sociaux, puis reprise sur le site de Mediapart, conduisant le parquet à ouvrir une enquête.

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AFFICHES D’EXTRÊME DROITE À NEUVES-MAISONS : UN POLICIER MUNICIPAL GOLBÉEN AU CŒUR DE LA POLÉMIQUE

Vosges matin


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Depuis plusieurs jours, les affiches du candidat d’extrême droite Pierre-Nicolas Nups (candidat sur la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle) sont au cœur d’une polémique en raison d’un slogan provoquant l’indignation de nombreux élus et associations : « Donnons un avenir aux enfants blancs ».

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LES POLICIERS MUNICIPAUX EN GRÈVE POUR RÉCLAMER DES ARMES LÉTALES


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En grève, les policiers municipaux se sont mobilisés devant l’hôtel de ville de Bordeaux ce vendredi 28 juin. Ils réclament des armes létales individuelles au même titre que la police nationale.

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AUBERVILLIERS UN HOMME ABATTU PAR LA POLICE MUNICIPALE APRÈS L’AGRESSION AU TOURNEVIS D’UN AGENT DE VOIRIE

Libération


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Un agent de voirie et un policier ont été blessés, sans que leur pronostic vital ne soit engagé. L’auteur de l’attaque, âgé de 47 ans, a été ensuite tué par balle au thorax par un policier municipal qui a fait usage de son arme à deux reprises, selon l’une des sources.

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UNE ENQUÊTE OUVERTE POUR VIOLENCES VISE UN POLICIER MUNICIPAL DE MARSEILLE

Marsactu


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Alors qu’il venait chercher de l’aide auprès de policiers municipaux après s’être fait voler une paire de lunettes à la sortie d’un concert, le jeune homme de 26 ans avance avoir été frappé par un agent, en présence de deux collègues. Après une halte à l’hôpital européen, les policiers l’auraient emmené ensuite au commissariat de l’Évêché.

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«QUAND IL MET DES DROITES, QU’IL SE CACHE» : CONSEILS ENTRE FLICS POUR ÉVITER LA VIDÉOSURVEILLANCE

Contre Attaque


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Cette enquête du journal marseillais La Provence met en lumière le système d’omerta et de protection mutuelle au sein de la police, et la nocivité de la vidéosurveillance qui se répand dans les villes.

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SCANDALE DU FICHIER « TAJ » : UNE GENDARME CONDAMNÉE À 3 MOIS DE PRISON AVEC SURSIS POUR AVOIR CONSULTÉ ILLÉGALEMENT DES ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES

franceinfo:


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Christophe L., chef de la police municipale, est poursuivi pour avoir commandité les informations sur le traitement des antécédents judiciaires de plusieurs agents. Son adjointe, Laetitia B. est soupçonnée d’avoir fait appel à la gendarme pour avoir eu accès aux informations et s’en être servi.
(…) C’est la troisième personne de cette affaire : un policier de la BAC nationale, Serge B., qui aurait, lui, fouillé dans le fichier et divulgué des informations aux deux premiers.

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« CONTRÔLE D’UN NOUVEAU TYPE » OU « TRAQUE POLICIÈRE » ? DES MIGRANTS REFOULÉS DES TRAINS LORS D’UNE OPÉRATION DE POLICE DANS LES GARES DE CALAIS

franceinfo:


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Arrivés dans la gare de Calais ville, ce même groupe a de nouveau été contrôlé dans un autre TER. « Les forces de l’ordre ont d’abord effectué un tri des personnes dans le wagon au faciès avant d’entrer avec les gazeuses braquées sur les personnes et en tenant un chien par le collier prêt à être lâché », indique HRO. Certains auraient même été « frappés par des agents de police équipés de matraques », poursuit le communiqué.

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« LE POLICIER MUNICIPAL M’A FAIT DES PROPOSITIONS BIZARRES »

LA DEPECHE


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Un voleur de voiture vient d’être jugé par le tribunal correctionnel de Toulouse. Il a expliqué qu’il avait dérobé le véhicule pour échapper à un homme qui lui avait fait des « propositions bizarres » dans une chambre d’hôtel.

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CLERMONT. LES PV TOMBENT AU MARIAGE : LA POLICE NE FAIT PAS DE CADEAU AUX INVITÉS

actu.fr


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Le cortège du mariage a débordé des places de stationnement réglementaires aux abords de la mairie

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UN HOMME MEURT D’UN ARRÊT CARDIAQUE LORS D’UNE COURSE-POURSUITE AVEC LA POLICE MUNICIPALE

ouest france


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En voulant semer les policiers, l’homme aurait glissé et chuté dans la mer,

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À MARSEILLE, LA LÉGITIME DÉFENSE DES POLICIERS MUNICIPAUX EN DÉBAT DEVANT LE TRIBUNAL

Le Monde


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Jugés tous les deux pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage d’une arme à feu, l’un, Lionel M., 37 ans, a été condamné à un an de prison avec sursis et à une interdiction pendant cinq ans de détenir une arme, l’autre, Eric A., 55 ans, a été relaxé.

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BOBIGNY : UNE POLICIÈRE MUNICIPALE PORTE PLAINTE POUR AGRESSION SEXUELLE CONTRE SON SUPÉRIEUR

Le Parisien


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Une première fois en mai 2023 puis une seconde fois en février dernier, Virginie (le prénom a été modifié), gardien brigadier, a déposé plainte en raison d’une agression sexuelle dont elle raconte avoir été victime le 30 novembre 2021. « C’était un viol », corrige-t-elle, annonçant son intention de retourner au commissariat avec son avocat.

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ILLE-ET-VILAINE : LE POLICIER MUNICIPAL N’ÉTAIT PAS AUTORISÉ À PORTER UNE ARME


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Son nom figurait dans le fichier de Traitement des antécédents judiciaires (TAJ) de la police comme « mis en cause ou mentionné » dans des affaires vieilles de plus de vingt ans, en 1999, pour « violences volontaires ayant entraîné la mort » et « vol par employé ».

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LE CHEF DE LA POLICE MUNICIPALE DE BESSAN, DANS LE BITERROIS, SERA-T-IL CONDAMNÉ POUR CORRUPTION PASSIVE ?


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Prévenu de « corruption passive », le chef de la police comparaissait lundi 11 mars devant le tribunal de Béziers, aux côtés d’une ancienne collègue, toujours policière municipale dans un village du Biterrois et du compagnon de celle-ci.

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POLÉMIQUE À ORLÉANS APRÈS LA DÉCOUVERTE D’UN TATOUAGE NAZI ARBORÉ PAR UN POLICIER MUNICIPAL


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Un policier municipal d’Orléans a porté pendant des mois un tatouage nazi : il l’a effacé depuis, et la ville considère que cette affaire est close.

DANS L’HÉRAULT : POUR AVOIR SOUTENU LA PALESTINE, UN MARAICHER MENACÉ ET UN CLIENT ARRÊTÉ

Contre Attaque


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Avec l’affaire de Clermont-l’Hérault, on peut dire que l’État tente de museler toute critique du génocide partout, des grandes métropoles jusqu’aux marchés des petits bourgs.

NUKU HIVA : UN POLICIER ACCUSÉ DE VIOLS SUR MINEURS

franceinfo


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Placé en garde à vue samedi à la gendarmerie de Papeete, l’homme exerçant à Nuku Hiva serait impliqué dans une affaire de viols sur mineurs de plus et de moins de 15 ans. Certains seraient des membres de sa famille, selon Tahiti Infos.

SOUPÇONS DE DÉTOURNEMENTS DE FONDS PUBLICS : LA POLICE MUNICIPALE DE BOLLÈNE DANS LE VISEUR

Le Dauphiné


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La police municipale de Bollène est au cœur d’une affaire qui risque de faire scandale. Plusieurs personnels, dont des cadres, sont soupçonnés d’avoir perçu des heures de nuit pendant des années sans jamais avoir mis un pied dehors ou très rarement. Des centaines de documents et fichiers informatiques ont été saisies.

VIOLENCES LORS D’UNE INTERPELLATION : DEUX GENDARMES ET UN POLICIER MUNICIPAL SERONT JUGÉS

Le Dauphiné


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Deux gendarmes mobiles extérieurs au département, qui armaient le poste provisoire de la station, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Gap. Ils avaient été mis en examen pour des violences lors de l’interpellation. Un troisième protagoniste de l’affaire sera jugé pour “destruction de document dans le but de faire obstacle à la manifestation de la vérité”.

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MORT APRÈS UNE COURSE-POURSUITE AVEC LA POLICE DANS L’OISE, LA FAMILLE VEUT LA VÉRITÉ

Actu.fr


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Un juge d’instruction va maintenant être saisi. « Plusieurs témoins avaient fait état de coups portés par les motards à Chamss-Dine, à différents endroits lors de la course-poursuite. Des éléments assez accablants, intéressants à soulever », continue Me Ben Ali.