Le pronostic vital de cet homme, qui a été hospitalisé lundi 6 avril à Marseille, après avoir été percuté par une voiture de police municipale à la suite d’un refus d’obtempérer, n’est plus engagé, indique à « Ouest-France » la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.
Lors de la collision, l’individu a perdu l’équilibre et a lourdement chuté sur le bord du trottoir
(…) Le jeune homme âgé de 18 ans
(…) Victime d’un traumatisme crânien et d’une fracture du crâne, il a été pris en charge et transporté de toute urgence à l’hôpital par les secours. Son pronostic vital, engagé dès lors, a été stabilisé samedi 6 décembre.
Impossible de deviner que, le 26 mai 2016, ce Parisien a frôlé la mort sur un trottoir du 12e arrondissement, en marge d’une manifestation contre la « loi travail ». Le bouchon allumeur d’une grenade à main de désencerclement (GMD) jetée par un policier lui avait alors causé un enfoncement crânien et une grave hémorragie cérébrale. Neuf ans plus tard subsistent des migraines persistantes, une épilepsie nécessitant un traitement à vie, et l’amère sensation d’avoir été abandonné par la justice. Après des années de procédure, le policier responsable de sa blessure a été définitivement blanchi.
Lors de la manifestation du comité Adama à Paris du 8 juillet 2023, quelques jours à peine après le meurtre de Nahel Merzouk par un policier à Nanterre le 27 juin, des policiers de la BRAV-M avaient violemment interpellé Yssoufou Traoré. Lors de cette scène d’une brutalité inouïe, Yssoufou avait subi un plaquage ventral, technique qui, comble de l’horreur, avait coûté la vie à son frère. Il avait alors été transféré à l’hôpital avec le nez cassé, un traumatisme crânien et de nombreuses contusions, avant d’être immédiatement placé en garde-à-vue.