07.05.2026

Contrairement à ce qu’avait demandé la famille de Mohamed Gabsi, un homme de 33 ans décédé en avril 2020 après une arrestation par la police municipale de Béziers, un seul policier sera renvoyé devant le tribunal correctionnel et non devant une juridiction criminelle, selon une décision de la cour d’appel de Montpellier, ce jeudi 7 mai.
Une première bataille judiciaire a été remportée par la défense des policiers dans l’affaire Mohamed Gabsi, ce Biterrois de 33 ans décédé après avoir été interpellé par la police municipale en pleine période du Covid, le 8 avril 2020. Alors que sa famille avait saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier pour demander un procès criminel contre trois policiers, un seul d’entre-eux a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Béziers, selon la décision des magistrats donnée ce jeudi 7 mai.

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07.05.2026

Lundi 13 avril 2026, au tribunal de La Roche-sur-Yon, un gendarme de 45 ans a comparu pour plusieurs délits commis entre août 2025 et mars 2026 dans cette même ville. Il lui était reproché des faits de harcèlement sur son ex-compagne, deux cambriolages, des dégradations et la collecte frauduleuse de données à caractère personnel.
Le prévenu avait accédé au « TAJ » (Traitement des antécédents judiciaires), une base de données contenant des informations sur les auteurs d’infractions et leurs victimes. Cette consultation lui était possible en raison de sa fonction au sein de la gendarmerie.
Les faits de harcèlement remontent à août 2025, lorsque sa compagne a mis fin à une relation de trois ans. L’accusé a alors multiplié les messages et appels téléphoniques, y compris en pleine nuit, contraignant la victime à le bloquer. Il lui a également écrit une lettre de quinze pages. Ces agissements ont conduit à son jugement pour harcèlement moral.
Cambriolages contestés
Le gendarme était également accusé de deux cambriolages, survenus entre le 26 et le 28 décembre 2025, puis entre le 13 et le 15 février 2026. Lors du second vol, des bijoux avaient été dérobés et des dégâts des eaux importants causés par des robinets laissés ouverts avec des éviers et une baignoire obstrués. L’accusé a nié toute implication, affirmant : « Aucune investigation ne prouve que j’étais dans cette maison. »
Lors de l’audience, la procureure de la République avait souligné la « gravité des faits » et requis une peine de douze mois de prison avec sursis probatoire d’une durée de trois ans. Elle avait également demandé une obligation de soins, une obligation d’indemniser la victime, une interdiction de contact, une interdiction de paraître au domicile de la victime et une interdiction de port d’arme pendant cinq ans.

(…)

Elle a également rappelé que son client, après plus de vingt ans de service dans la gendarmerie, était bien noté par sa hiérarchie.
Le jugement, mis en délibéré, a été rendu lundi 4 mai 2026. Le tribunal a relaxé le gendarme des accusations de cambriolage, mais l’a condamné à six mois de prison avec sursis pour la consultation illégale du TAJ et pour harcèlement.

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30.04.2026

Une décision de justice ravive la douleur de la famille de Sulivan Sauvey, 19 ans, tué par une policière à Cherbourg-en-Cotentin le 9 juin 2024. Ses proches ont appris de leur avocat que la fonctionnaire, mise en examen pour homicide volontaire, a vu son contrôle judiciaire allégé et peut de nouveau se rendre à Cherbourg.
Voilà bientôt 2 ans que Sulivan, 19 ans, a été tué à Cherbourg-en-Cotentin par une policière en service. Les proches du jeune homme sont toujours en attente du procès.
Et aujourd’hui leur douleur est ravivée par une décision de justice qu’ils ne comprennent pas. La fonctionnaire, placée sous contrôle judiciaire après les faits, peut de nouveau se rendre à Cherbourg. « Inacceptable » pour Mehdi Sauvey, le frère de Sulivan.
Une série « d’injustices » selon la famille
Le 9 juin 2024, après un contrôle routier, Sulivan a été touché mortellement au niveau de la poitrine, par le tir d’une policière, alors qu’il tentait de prendre la fuite à pied. La fonctionnaire de police a été placée en garde à vue, puis mise en examen pour homicide volontaire et placée sous contrôle judiciaire.
Première « injustice » pour la famille de Sulivan, qui ne comprend pas pourquoi la policière n’est pas incarcérée. Leur avocat Yassine Bouzrou, spécialiste des violences policières, dénonce même à l’époque « un scandale judiciaire » : « 100 % des personnes qui viennent de commettre un crime vont en prison, au moins les premiers jours de l’enquête ».
Deux ans plus tard, nouveau coup pour la famille, qui apprend que le contrôle judiciaire concernant cette policière a été allégé… depuis juin 2025.
On ressent de la colère, de l’angoisse, de la tristesse. C’est comme si on tuait mon frère une deuxième fois.
Mehdi Sauvey
« J’ai été alerté par plusieurs témoins qui disaient avoir vu cette policière, en civil », raconte Mehdi Sauvey, qui vit en région parisienne. En cette fin avril, un coup de fil à son avocat confirme l’information : la fonctionnaire de police est depuis 10 mois de nouveau autorisée à venir à Cherbourg.
Contacté à ce sujet, le procureur de Coutances indique ne pas communiquer sur le sujet, précisant seulement que « l’instruction est toujours en cours. »
« On peut tomber sur elle à tout moment »
La maman de Sulivan vit et travaille pour la ville de Cherbourg. Mehdi Sauvey et deux de ses sœurs résident eux en région parisienne, mais viennent régulièrement dans la ville pour voir leur famille. Aujourd’hui âgé de 38 ans, le grand frère de Sulivan connaît le visage de la policière mise en examen, pour avoir eu affaire à elle lors de contrôles il y a quelques années.
On peut tomber sur elle à tout moment. On reste des êtres humains, on n’a pas peur d’elle, mais de notre réaction : va-t-on faire un malaise, ressentir de la haine…?
Mehdi Sauvey
Selon Mehdi Sauvey, la famille reste aujourd’hui « soudée », mais encore meurtrie et fragile psychologiquement. « On essaie de limiter les séquelles, on essaie de protéger nos enfants. Mais nous n’avons bénéficié d’aucun suivi, alors qu’il s’agit d’un homicide volontaire. »
Malgré cette nouvelle épreuve, le grand frère de Sulivan affirme que la ligne de conduite de la famille depuis le drame est « d’avoir confiance en la justice ».
La mère, le frère, les trois sœurs et tous les proches de Sulivan attendent désormais le procès de la policière « avec impatience, pour pouvoir enfin passer à autre chose. »

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29.04.2026

Lundi 27 avril, un CRS de la région Occitanie était jugé à Dax pour des violences commises lors de l’édition 2022 des Fêtes de Dax, sur un festayre qui urinait dans la rue. Il nie les faits. Le délibéré est attendu pour le 1er juin 2026
Samedi 13 août 2022, heure avancée de la nuit. Les fêtes de Dax battent leur plein, les festayres s’entassent dans la rue.

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Un festayre accuse le CRS en question de violences suivies d’incapacité totale de travail de douze jours. Des blessures dont la victime, près de quatre ans plus tard, porte toujours des séquelles. Le policier, lui, nie les faits.

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À la barre devant le tribunal de Dax, ce lundi 27 avril 2026, le jeune fêtard raconte son histoire. Alcoolisés comme le sont souvent les festayres, lui et ses deux compères décident d’uriner en pleine rue, contre un local poubelle, pas très loin du commissariat, sans apercevoir le camion de CRS situé non loin. C’est alors que le policier se serait approché des trois jeunes hommes, et aurait mis « une balayette par-derrière » dans les deux jambes de la victime. Ce dernier tombe au sol et se fracture l’épaule contre le trottoir. Il présente une blessure à l’arcade, et saigne abondamment au visage.

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Pour autant, les témoignages concordants, la reconnaissance du visage du CRS par des témoins de la scène, le fait qu’il était seul au moment des faits et les conclusions de l’IGPN (1), validant l’accusation, sont autant d’éléments sur lesquels s’appuie le procureur pour demander une condamnation (mais ne réclamer que du sursis), considérant la réaction du CRS « fortement disproportionnée par rapport aux faits que l’on peut reprocher à la victime, à savoir d’uriner sur la voie publique ». Le délibéré est attendu pour le 1er juin 2026.

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28.04.2026

La famille a porté plainte avec constitution de partie civile et demande l’ouverture d’une information judiciaire. L’avocate de la famille de Mehdi, l’homme de 26 ans abattu par un policier municipal dans le 11e arrondissement de Marseille, a communiqué de nouvelles informations concernant les circonstances de la mort.
Ce mardi 28 avril, l’avocate de la famille de Mehdi, Maître Kedjar, a communiqué de nouvelles informations concernant les circonstances entourant la mort de l’homme de 26 ans abattu de trois balles, dans le 11e arrondissement de Marseille, jeudi 23 avril vers 17h45. « La famille de Mehdi exige qu’une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l’accès au rapport d’autopsie du défunt et l’exploitation des caméras municipales et caméras-piétons », écrivent Me Kayna Kadjar et Me Nicolas Chambardon.
En ce qui concerne les caméras piétons des policiers, « elles n’ont pas fonctionné », indique le parquet de Marseille à France 3 Paca ajoutant que celles présentes « aux abords de la déchetterie ne pointaient pas sur les lieux des faits ».
Des témoins auraient une autre version que celle donnée par les policiers
Quatre jours après la mort de Mehdi, la famille continue de se poser des questions. Après l’autopsie, qui devait être réalisée vendredi dernier, le corps leur a été rendu ce lundi. Selon elle, les impacts de balles montrent que Mehdi aurait été touché par un impact de balle dans le dos.

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C’est pourquoi, elle réclame l’ouverture d' »une information judiciaire pour avoir accès au dossier d’instruction » en précisant « qu’un juge d’instruction » impartial soit « saisi ».
Selon le parquet,  » l’enquête de flagrance se poursuit », et confirme « la plainte déposée par la famille et la constitution de partie civile ».
Selon l’avocate : « des témoins qui n’ont pas été entendus par les enquêteurs ont donné une version qui diffère grandement de celle des tireurs. »
Ces témoins affirment que « Mehdi n’aurait pas été abattu à proximité de son véhicule », il « aurait été menotté et maintenu au sol alors qu’il était agonisant et se vidait de son sang ».
Toujours selon ces témoignages, « avant l’arrivée des secours, les policiers auraient déplacé leur voiture à plusieurs reprises, pour adopter finalement la position photographiée lors des premiers constats », reprend le communiqué de l’avocate de la famille.
« Toute information qui peut aider à la manifestation de la vérité est la bienvenue », souligne le parquet, invitant ces témoins à se présenter à la police pour apporter leurs témoignages.

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24.04.2026

Le policier soupçonné d’avoir passé à tabac Angelina, alors âgée de 19 ans, en marge d’une manifestation, a été mis en examen pour violences aggravées. Alors que le parquet avait requis son placement en détention provisoire, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer sur la voie publique.

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Depuis le début des investigations, près d’une quinzaine de fonctionnaires de police ont fait l’objet de poursuites dans l’agression d’Angelina, initialement connue sous le pseudonyme de « Maria », alors âgée de 19 ans, et de son ami, le 8 décembre 2018 dans le centre-ville de Marseille. Plus de sept ans après les faits, les enquêteurs estiment avoir identifié le principal suspect, selon une source proche du dossier.
Le principal mis en cause, affecté aujourd’hui aux renseignements territoriaux, a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi du chef de « violences ayant entraîné une ITT [incapacité totale de travail] supérieure à huit jours » avec trois circonstances aggravantes par une personne dépositaire de l’autorité publique, en réunion et avec arme, fait savoir le parquet de Marseille.

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Ce dernier avait requis son placement en détention, mais le juge des libertés et de la détention a décidé de placer le fonctionnaire de police sous contrôle judiciaire avec une interdiction d’exercer une activité professionnelle de police sur la voie publique.
L’affaire avait fait grand bruit quand la victime avait porté plainte auprès de la police des polices, l’IGPN. Des photos d’elle à l’hôpital, le crâne rasé balafré de deux énormes cicatrices, avaient été diffusées dans la presse.

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15.04.2026

Tribunal de Bobigny (93), 2 avril 2026 — Trois policiers jaillissent de la porte du fond, escortent un jeune homme menotté qui salue d’un mouvement de tête ses proches, son avocat, avant de s’asseoir sur le banc des parties civiles. Les policiers lui défont ses menottes et se positionnent, debout, à deux mètres de lui. Côté prévenu, un homme libre prend place : Mohamed M., 45 ans, chef de la brigade anti-criminalité (Bac) de Pantin (93).

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Pour ces violences, le policier a été condamné ce 17 avril 2026 à dix mois de prison avec sursis et dix mois d’interdiction d’exercice, avec exécution provisoire.
Le 19 mai 2024, à 17h30, Rachid et un ami se font interpeller avec quelques grammes de shit dans leurs poches. Embarqués au commissariat de Pantin, qu’ils connaissent bien, ils se voient signifier leur placement en garde à vue. Le motif ? Vente ou cession de produits stupéfiants. Le mineur de 17 ans explose : ces quelques grammes étaient destinés à sa consommation, c’est l’évidence même. Ils n’étaient même pas postés à un point de deal et Mohamed le sait bien. Il connaît le garçon depuis ses 11 ans. En 21 ans de Bac à Pantin, Mohamed connaît tout le monde.

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Il était menotté à un banc, assis, et certes il insultait tout le monde dont Mohamed, c’est exact, et surtout la mère de Mohamed. Ce dernier, à bout de nerfs, aurait répliqué : « Tu sais où elle est, ma mère », puis lui aurait asséné « quatre, cinq bonnes baffes ». L’ami de Rachid confirme. Les collègues du policier n’ont rien vu. L’une d’entre elles a rapporté en audition avoir entendu le son d’une claque, ce qui colle avec la version du mis en cause.
Une protection sur l’oreille deux ans plus tard
Deux jours après les faits, un médecin constate une ecchymose, un acouphène et prescrit un traitement antibiotique de sept jours. Un médecin ORL constate une perforation du tympan gauche. Près de deux ans plus tard, Rachid continue de se doucher avec une protection sur l’oreille. Il ne peut pas mettre la tête sous l’eau, et souffre encore.

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« – Il a 17 ans. Il est mineur. Est-ce que c’est normal qu’un jeune de 17 ans entre dans un commissariat et en ressorte avec un tympan perforé ?
– J’ai jamais eu de problème en 24 ans de carrière. Je suis chef de la Bac de Pantin.
– Je ne pense pas que ce soit ma question. Quel danger il représente à partir du moment où il est menotté ? »

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« – C’est un gamin qui réagit à des coups qu’il a reçus. Il est très virulent, mais il réagit, il vous interpelle.

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Une audition du policier qui choque le juge
Ces violences interviennent dans un contexte. Rachid dit : « Il vient dans ma cité et contrôle les gens, tout le temps. Les policiers m’appellent “tête à claque”. Depuis les faits, il dit à tout le monde que “Rachid va sauter”. Il se fait passer pour un gentil, mais il en a frappé, des gens. » Le président le met en garde :
« – C’est important votre parole aujourd’hui, c’est important de dire la vérité.
– Monsieur, je me suis fait frapper par plein de policiers, mais lui, ce qu’il m’a fait… »

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Cinq gifles, comme le prétend le plaignant, ou une seule, comme l’affirme le prévenu ? La procureure n’a pas besoin de trancher : un seul coup suffit à perforer un tympan.

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15.04.2026

Islam, 19 ans, a subi la morsure d’un chien de la police municipale de Rilleux-La-Pape le 21 mars au soir, alors que la police nationale procédait à un contrôle d’identité. Depuis, il est recherché par la police, qui a déposé plainte pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Islam a lui aussi porté plainte – pour tentative de meurtre. Il attend toujours d’être entendu.

(…)

Samedi 21 mars 2026, en soirée. « C’était la fête de l’Aïd. On devait aller manger avec des amis. On sort du parking de notre quartier pour aller prendre le bus. Des policiers de la BST [Brigade Spécialisée de Terrain, NDLR] arrivent pour un contrôle d’identité et des palpations. » témoigne Islam D., 19 ans, habitant dans le quartier de la Velette à Rilleux-La-Pape (69) depuis 2018. « On leur dit : même pour l’Aïd vous nous contrôlez ? Lâchez le morceau, vous nous contrôlez toujours… » L’ambiance se calme, jusqu’à ce que la police municipale arrive en renfort, accompagnée d’un maître-chien. « D’un coup, la police municipale arrive à 2 voitures. Ils sortent casqués, avec le gilet par balles, le flashball, les matraques, le chien. Mes amis leur demandent pourquoi ils font les cowboys. Ça chauffe. On ne les insulte pas mais on leur demande plutôt pourquoi ils viennent tout le temps. »

(…)

Sur une vidéo filmée ce soir-là par un témoin, et diffusée sur les réseaux sociaux, on entend le chien du brigadier canin aboyer presque en continu. Il semble assez excité et tire parfois sur sa laisse sans être réprimandé. On entend les amis d’Islam interpeller les policiers : « pourquoi il lâche son chien ? ». Un jeune qui s’avance est repoussé par un policier. Le malinois, toujours en laisse, fonce sur lui dans ce qui ressemble à une technique de percussion muselée. « Il attaque mon ami puis il s’attaque à moi », raconte Islam. « Par réflexe, comme j’ai peur des chiens, je mets un coup de pied en disant ‘‘prends ton chien’’. Un policier de la BST me prend et me plaque au sol. Il me gaze en même temps, je ne voyais plus rien. D’un coup, je sens que quelque chose me mord la nuque. Je ne vois qu’après que c’est le chien. Je me suis dit que si je ne m’échappais pas, j’allais mourir. Aucun policier ne m’est venu en aide pendant ces quelques secondes. Je crie qu’il me mord et mes amis m’aident à me relever, j’étais sonné. »
Islam s’enfuit avec ses amis. Lorsqu’arrivé chez l’un d’eux il va se laver le visage, il prend conscience de l’ampleur des blessures : « j’ai failli m’évanouir. J’ai vomi plusieurs fois. J’ai cru que j’allais mourir. » Son ami le conduit à l’hôpital Médipôle de Villeurbanne, où le certificat médical relève notamment « trois traces de crocs profondes » et une « morsure profonde en regard de la zone jugulaire et carotidienne ».
Le lendemain,le jeune homme décide de porter plainte : « ce n’était pas possible de laisser passer ça. D’autant que ce n’est pas la première fois que je subis des violences policières ; des CRS m’avaient frappé il y a un an environ, alors que j’étais en bas de chez moi et que j’avais refusé de suivre l’ordre de rentrer. Cette fois-là, on avait refusé ma plainte » se souvient Islam. Il dépose plainte pour tentative de meurtre et violences volontaires aggravées auprès du Procureur de la République le 24 mars.
Mesures de rétorsion ?
Ce même jour, deux jeunes amis d’Islam ont été jugés en comparution immédiate pour outrage et violence contre personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) le soir de cette morsure : ils ont été condamnés à 6 mois fermes de détention domiciliaire sous surveillance électronique pour l’un et 6 mois de prison avec sursis pour l’autre. « Aucun des policiers entendus dans le cadre de cette procédure n’avait fait état de l’agression par le chien et de la morsure subie par [Islam] » écrivent ses avocat·es, Me Bouqin et Me Foray, dans une lettre envoyée à la Défenseure des Droits. « Cette réalité documentée par des vidéos circulant sur les réseaux sociaux depuis le 22 mars 202[6] était délibérément occultée de l’enquête », appuient les deux juristes. Diego* (prénom changé à sa demande) est l’un d’entre eux. S’il reconnait l’outrage, il relate sa version des faits de violences sur PDAP qui lui sont reprochés : « On m’a reproché d’avoir tiré sur le gilet pare-balle du policier [qui a eu 6 jours d’ITT, NDLR]. La vidéo, on ne l’a regardé que quand je tirais sur son gilet. Pas avant où on voit la morsure » raconte-il. Il dit avoir lui aussi vécu des violences de la part des policiers : « l’un m’a frappé. Dans mon dossier de garde-à-vue, on voyait sur l’une des photos que le médecin a prise que ma bouche était gonflée. Ça prouve bien qu’ils m’ont frappé. Mais au tribunal, on me répond qu’on ne voit pas le policier me frapper sur l’extrait de vidéo diffusé ».

(…)

Diego*, quant à lui, affirme qu’il voit le policier municipal enlever la laisse du chien. « Quand je vois ensuite courir le chien pour sauter sur Islam, je suis certain qu’il n’a plus de laisse et plus de muselière. Je suis traumatisé par cette soirée, je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai bien vu que si le chien l’avait mordu encore deux minutes, Islam serait enterré à l’heure qu’il est. Il l’a vraiment échappé belle. Tout ce que raconte le maire de Rilleux est faux et les vidéos qui circulent le montrent bien. »
Les avocat·es d’Islam pointent une « déclaration mensongère dans le but de couvrir une situation problématique ».

(…)

« Personne ne nous donne de garanties d’indépendance de l’enquête »
Depuis ce samedi-là, Islam ne dort plus : « J’ai vu le médecin légiste le lundi, qui m’a prescrit 8 jours d’ITT et 3 semaines de rétablissement. Si j’y étais allé le soir-même, il m’aurait sans doute donné un mois… À 2cm ça a failli toucher la jugulaire. A 19 ans, j’aurais perdu ma vie… ça m’a vraiment traumatisé, j’ai vu la mort. Je ne mérite pas de vivre ça. » Islam enchaîne insomnies et cauchemars depuis ce soir de violence. « Les douleurs ça se soigne, mais le mental ça prend du temps… J’ai demandé à voir une psychologue, j’en ai vraiment besoin. » Son angoisse est renforcée par la procédure parallèle à la sienne, dans une plainte où il est accusé de violences sur PDAP.

(…)

: « c’est le policier le moins aimé dans tout Rilleux, il veut toujours faire le cow-boy, il veut toujours provoquer. Il ne veut pas parler avec les gens, on a l’impression qu’il pense qu’on est tous des délinquants. » Diego*, l’ami d’Islam, le rejoint : « ce policier est connu sur Rilleux pour des faits de violences. On est quasiment habitués, ça ne nous fait plus rien. Mais ce soir-là, quand la police municipale débarque, j’ai senti que le contrôle allait prendre une autre ampleur ; ils nous parlaient mal dans leur intonation, ils étaient provocants et arrogants. »
Comme souvent dans les affaires de violences policières, une procédure parallèle s’ouvre où la victime des policiers se retrouve sur le banc des accusés. Depuis, Islam est recherché par la même police que celle contre laquelle il a porté plainte.

(…)

Au téléphone, les policiers du commissariat de Villeurbanne lui confirment qu’Islam sera placé en garde-à-vue s’il se présente : « Surprise, j’explique que je pensais qu’il souhaitait l’entendre suite à la plainte pour tentative de meurtre que nous avions déposée mais le fonctionnaire me répond qu’il n’est pas au courant, que c’est à part. Je réponds alors que c’est hors de question qu’Islam se présente puisqu’il a déposé plainte contre les enquêteurs en charge de la procédure. On me répond : on fera un mandat contre votre client, on va le toper. »
Dans la lettre envoyée à la Défenseure des Droits, ses avocats dénoncent l’absence d’impartialité de l’enquête en cours contre Islam, pourtant victime de cette intervention : « ce climat est contraire aux exigences rappelées par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) d’une enquête diligente, effective et crédible devant être réalisée, dès lors qu’une personne soutient avoir subi une brutalité policière. » écrivent-iels. La jurisprudence de la CEDH a plusieurs fois rappelé le droit à un procès équitable et à une enquête indépendante. « Elle rappelle qu’il faut une enquête dès lors que des brutalités policières sont alléguées, à partir du moment où elles sont vraisemblables. Là, il y a les vidéos, les morsures on est au-delà du vraisemblable. Et personne ne nous donne de garantie d’indépendance de l’enquête », regrette Me Bouquin.

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14.04.2026

Une femme avait déposé plainte contre un policier d’Alençon (Orne), l’accusant de l’avoir violentée en intervention, le 11 septembre 2023. Jugé au tribunal d’Alençon le 19 mars 2026, le fonctionnaire plaidait un « geste réflexe » pour se protéger d’un crachat. Le parquet avait requis la relaxe, ce qui a été suivi par le tribunal dans son délibéré rendu ce mardi 14 avril 2026.

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13.04.2026

Les images de vidéosurveillance montrent l’un d’eux gifler et intimider le jeune homme alors qu’il est menotté à un banc, sous le regard amusé de plusieurs autres effectifs, qui le traînent de force dans la salle de fouille, puis affirment qu’il s’y est blessé seul. Aucun d’eux n’avait activé sa caméra-piéton.
Le commissariat du 19e a déjà été le théâtre de plusieurs épisodes de violences commises par des fonctionnaires de police. En 2021, des enquêtes de Mediapart et StreetPress pointaient notamment des coups d’une grande brutalité contre plusieurs gardés à vue et « des actes de torture ». Ces faits avaient été soutenus par l’enquête du journaliste infiltré, Valentin Gendrot (1).

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L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et interdit d’exercer dans la police nationale, municipale et gendarmerie pendant cinq ans. Une peine qui comprend ces faits et une seconde affaire de violences, jugée en même temps. Les deux autres agents, Marc B. et Guillaume G., ont écopé de quatre et six mois avec sursis pour les violences — et faux en écriture pour le second. Un quatrième policier, poursuivi pour complicité, a été relaxé au bénéfice du doute.

(…)

Giflé puis traîné dans la salle de fouille

(…)

À 19h30, la vidéosurveillance du commissariat, que StreetPress s’est procuré, montre l’un des policiers, Jean-Michel G., visiblement excédé, s’approcher de lui et lui mettre un coup de pression. Deux minutes plus tard, le gardien de la paix revient et commence à le détacher du banc. Là, soudainement, il le frappe au visage. Le coup est brusque, alors qu’Ali est encore attaché. À l’audience, l’avocat de l’agent maître Mathieu Bourgeois concède :
« Des images qui ne souffrent d’aucune complaisance, celles d’un homme qui lève la main sur un autre menotté à un banc. »
Les violences ne s’arrêtent pas là. Pendant près d’une minute, sous le regard d’au moins cinq autres membres du commissariat et de la 22e compagnie d’intervention qui a procédé à l’interpellation, le gardien de la paix joue le dur et enchaîne les feintes et les mouvements soudains sur le jeune homme qui, apeuré, se recroqueville à chaque brimade, les genoux contre lui pour se protéger. Autour de lui, la scène amuse. Plusieurs policiers rigolent, l’un d’eux garde tout le long le sourire jusqu’aux oreilles. Sur la dizaine de policiers présents dans la salle, aucun n’intervient à son secours.
Au contraire, les secondes qui suivent, Ali H. est tiré par le col par Jean-Michel G. puis mis à terre avec le croche-patte d’un autre, et tiré de force par quatre fonctionnaires vers la salle de fouille, dépourvue de caméra. Trois d’entre eux s’enferment avec lui. Il en ressort moins de deux minutes plus tard, en pleurs, le visage rouge, couvert d’hématomes. À nouveau menotté au banc, il s’affole, retire son tee-shirt, insulte les policiers et se plaint longuement des violences qu’il a subies. « Je te connais même pas et tu m’as fait tout ça », l’entend-on hurler vers l’un d’eux, Guillaume B., qui vient seulement d’activer sa caméra-piéton.
Le soir même, un médecin des unités médico-judiciaires constate à Ali H. plusieurs hématomes au visage ainsi que des rougeurs au cou et aux poignets. Le certificat médical fait état de quatre jours d’incapacité totale de travail. Dans sa plainte, Ali H. dénonce avoir également été frappé dans un véhicule de police puis à son arrivée au commissariat. Ces faits n’ont pas pu être corroborés par l’enquête. Guillaume B., de son côté, a déposé plainte pour outrage.
« Des omissions qui interrogent » dans le procès-verbal
En introduisant l’affaire, le 16 mars 2026, la présidente Martine Timsit donne le ton en récitant le code de la Sécurité intérieure : « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence et de tout traitement inhumain ou dégradant. » Puis, elle lance aux prévenus :
« C’est ce qui définit dans notre État de droit les missions d’une police républicaine, messieurs. »
L’auteur de la gifle, Jean-Michel G., n’assiste pas à la leçon de droit. Le gardien de la paix de 36 ans est coincé à l’aéroport de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en raison de la guerre au Moyen-Orient. C’est son avocat qui répond pour lui.

(…)

En ce qui concerne la salle de fouille, en revanche, lui ainsi que Guillaume B. et Marc B. nient toute violence et répètent la version du procès-verbal : Ali H. se serait infligé ses blessures tout seul, en se jetant par terre et en se cognant contre une colonne de béton et des casiers métalliques. Et ce, malgré les tentatives des trois policiers pour le maîtriser, si on en croit le procès-verbal rédigé par Guillaume B. juste après l’incident. Le document, pour lequel il est également poursuivi pour faux en écriture publique, ne mentionne ni la gifle — qu’il affirme ne pas avoir vue — ni les intimidations, auxquelles il a pourtant bien assisté. À l’inverse, l’agent est très précis sur le comportement d’Ali H. et les insultes qui lui sont reprochées.

(…)

Les caméras-piétons activées de manière sélective
Étrangement, aucun des trois policiers qui s’enferment avec Ali ne déclenche leur caméra-piéton, dans la seule pièce du commissariat où l’enregistrement est « obligatoire et systématique », comme le prescrivent successivement trois notes de service prises après des incidents antérieurs.

(…)

« Tout le monde regarde, va et revient de la salle de fouille. Ça doit faire un boucan du diable. Je ne peux pas croire qu’il se blesse entièrement lui-même. Je suis certain qu’il y a des violences dans la salle de fouille, la question c’est par qui et comment. »
Selon le magistrat, « tout le monde est content qu’[Ali H.] se prenne une correction » et le jeune homme « a compris que ça allait être sa fête ». Des actes parfaitement volontaires, juge-t-il, qui ont conduit le ministère public à ratisser large et poursuivre les trois policiers pour violences « en réunion » au nom de la « scène unique de violences », ainsi qu’un quatrième — qui a assisté à la gifle puis aidé à traîner le jeune homme — pour complicité, un chef de poursuite rarissime dans les affaires de violences policières.

(…)

Le policier pas à sa première gifle
Jean-Michel G., lui, n’est pas à son coup d’essai. En plus des violences sur Ali H., il est jugé lors de la même audience – toujours en son absence – pour avoir giflé un homme sortant de dégrisement en juillet 2024, devant la compagne et la fille de ce dernier. La similarité avec l’histoire d’Ali deux mois après est troublante. Le coup qui a fait dégénérer la scène jusqu’à conduire à l’usage de taser par ses collègues a, là aussi, été passé sous silence dans la fiche événement du policier, avant d’être repéré sur les images de vidéosurveillance.

(…)

Placés sous contrôle judiciaire, Jean-Michel G. et Marc B. avaient été interdits d’exercer puis réintégrés par la préfecture de police dans des services sans contact avec le public, à la transmission pour le premier, au matériel pour le second. Des restrictions levées avec le jugement, prononcé sans exécution provisoire, ce qui signifie qu’ils peuvent théoriquement retourner en poste d’ici leur appel. Une enquête administrative serait toujours en cours. Les agents n’auraient, en tout cas, pas encore fait l’objet de mesures disciplinaires.

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08.04.2026

Trois policiers de la BAC de nuit de Noisiel (Seine-et-Marne) seront jugés le 7 septembre devant le tribunal de Meaux pour violences et faux en écriture. Dans la soirée du 16 mars, ils ont violemment interpellé deux personnes, dont une mineure, lors d’une intervention faisant suite à des tirs de mortiers sur les locaux de la police municipale.

(…)

Selon des documents consultés par l’Agence France Presse, et qui confirment une information du journal Le Monde, les trois agents sont poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 5 jours, avec pour circonstances aggravantes que les faits ont été commis par des personnes dépositaires de l’ordre public et en réunion. L’un des trois policiers est également poursuivi pour faux en écriture, la justice estimant qu’il aurait menti lors de la rédaction de son procès-verbal.

(…)

Munis de flash-balls, de matraques et de grenades, les policiers sortent de leur véhicule et vont ensuite s’avancer dans la rue avant de déchaîner leur violence sur Flavel, 35 ans. Alors qu’il s’apprête à rentrer dans le restaurant où il venait prendre son dîner, il entend un des fonctionnaires lui crier « cours ! » avant de le frapper.
L’homme se relève, tente de s’enfuir, mais se retrouve vite au sol les bras plaqués. Tandis que les coups de pied pleuvent, une grenade lacrymogène explose à quelques centimètres de son visage. « J’ai vu les étincelles, je ne pouvais plus respirer », raconte le père de famille et musicien à l’AFP qui par la suite porté plainte auprès de l’IGPN.
« Très satisfait de l’enquête et des mesures provisoires »
Les agents de la BAC de nuit de Noisiel, sont également poursuivis pour avoir commis des violences sur une autre personne, mineure. Ils lui auraient porté plusieurs coups directs au cours de son interpellation, notamment des coups de pied, ayant entraîné une incapacité totale de travail de 10 jours.

(…)

Quant au faux en écriture, l’agent poursuivi explique qu’il « n’y avait aucune mauvaise intention » de sa part, évoquant des « conditions apocalyptiques » lors de la rédaction du procès-verbal.

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08.04.2026

Un ancien détenu du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne (Vienne) a obtenu la condamnation de l’État après avoir dénoncé des fouilles corporelles intégrales répétées et injustifiées. Comme le révèle « La Nouvelle République », une seule fouille n’a été jugée légale sur la vingtaine contestée.

(…)

Dans une décision rendue le 2 avril 2026, la justice administrative a donné raison à un ancien détenu incarcéré au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne (Vienne). Comme l’explique La Nouvelle République , il contestait la légalité de 22 fouilles intégrales subies durant sa détention de 2022 à 2025. Des fouilles qui, selon lui, avaient pour seul but de l’humilier.

(…)

Selon nos confrères, l’administration du centre pénitentiaire n’a apporté aucune preuve de la nécessité de ces fouilles répétées. Une seule fouille n’a d’ailleurs été jugée légale sur l’ensemble des mesures contestées. L’État a ainsi été condamné à verser au requérant la somme de 2 000 €, assortie des intérêts légaux.
Une pratique strictement encadrée
Les fouilles corporelles à nu sont encadrées par le code pénitentiaire afin de garantir aux détenus le respect de leur dignité et de leurs droits. « Les fouilles intégrales ne sont possibles que si les fouilles par palpation ou l’utilisation des moyens de détection électronique sont insuffisantes », peut-on par exemple lire sur le site Légifrance.
C’est sur cette base qu’un homme incarcéré au centre pénitentiaire d’Argentan (Orne) entre mai 2021 et août 2023 a saisi la justice administrative, se plaignant d’avoir subi 28 fouilles corporelles intégrales au cours de sa détention. Le tribunal administratif de Caen a relevé le caractère injustifié de trois fouilles et lui a alloué une somme de 300 € pour son préjudice moral.

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01.04.2026

Une absence de désescalade, des gestes d’interpellation dangereux et une défaillance du ministère de l’Intérieur dans son devoir de réaction face à cette situation. Dans une décision datée du 23 mars et rendue publique ce mercredi 1er avril, Claire Hédon, la Défenseuse des droits, estime que les policiers qui ont participé à l’interpellation mortelle de Cédric Chouviat, à Paris, en janvier 2020, doivent être sanctionnés pour un usage disproportionné de la force, selon le terme consacré par le code de déontologie de l’institution. L’autorité administrative indépendante tance également la hiérarchie qui n’a pas sanctionné les agents mis en cause alors même qu’un rapport administratif établissait les faits dès l’été 2021. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, n’a pour l’heure pas publiquement réagi à cette décision.

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31.03.2026

Du nouveau dans l’enquête ouverte après la mort d’un homme retranché avec un couteau à son domicile à Sainte-Rose en novembre 2025. Ce lundi 30 mars, la gendarme, déjà auditionnée à l’époque, a été placée en garde à vue par l’IGGN. Dès le lendemain des faits, l’auteure du tir mortel avait été entendue par la section de recherches de Saint-Denis, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour “violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.

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30.03.2026

Douze personnes sont jugées à Boulogne-sur-Mer depuis ce lundi dans une affaire de fraude d’ampleur à l’immatriculation. Parmi elles, un policier originaire de l’est de la France accusé de corruption : il reconnaît avoir envoyé des captures d’écran de fichiers d’immatriculation ou de véhicules volés.

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27.03.2026

Deux participants à une rave party organisée en décembre à Carhaix (Finistère), dont le camion avait été touché par les tirs d’un gendarme, ont demandé la saisie d’un juge d’instruction pour « tentative de meurtre », a annoncé leur avocat vendredi 27 mars 2026.
« J’ai fait des demandes de suivi de procédure et nous n’avons reçu aucune réponse du parquet. Mes clients n’ont été ni auditionnés, ni convoqués », a déclaré Me Pierre Brunisso à l’AFP.
« Violences volontaires »
Il a ajouté avoir déposé une plainte avec constitution de partie civile, visant également des faits de « violences volontaires », afin qu’un juge d’instruction soit saisi. Dans cette plainte, dont l’AFP a obtenu copie, Me Brunisso demande notamment que l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) soit en charge de l’enquête.
Elle est accompagnée de la photo du camion présentant deux impacts de balle dans la porte avant gauche. Les deux tirs ont eu lieu dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 janvier alors que Victor, 28 ans, et Emmanuel, 37 ans, quittaient la fête illégale ayant rassemblé 2.500 personnes sur un ancien site industriel Entremont.

(…)

Le 16 décembre dernier, le procureur de Brest Stéphane Kellenberger avait confirmé avoir ouvert une enquête en vue d' »éclairer les circonstances de cet usage d’arme à feu ».

(…)

Victor, le conducteur du camion a lui nié tout refus d’obtempérer, disant avoir été visé par les tirs alors qu’il sortait du site de la rave party au milieu des gaz lacrymogènes et du vacarme des explosions de grenades.

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27.03.2026

Condamné à sept ans de prison par la cour criminelle de Loire-Atlantique, le CRS responsable du tir ayant conduit à la mort d’Aboubacar Fofana, en 2018 à Nantes, a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire ce vendredi 27 mars 2026.

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27.03.2026

Ils comparaissaient ce vendredi 27 mars devant le tribunal correctionnel de Nouméa, pour des faits de vols et de violences survenus en mai 2022 à Nouméa.
Sur les images, on les voit intervenir, fortement alcoolisés, dans le squat de Kowe Kara.

(…) Il va même plus loin. Devant le tribunal, cet ancien policier « déplore, dans les auditions, qu’il manque des noms » au dossier.
Le plus âgé, déjà interdit de voie publique pour deux condamnations pour violences, lorsqu’il était encore en fonction, a réfuté une partie des faits qui lui étaient reprochés. Ce jour-là, il avait rejoint l’équipe au commissariat avec un pack de bière et une bouteille de whisky, avant de partir en intervention avec ses collègues. Il n’était pourtant plus affecté à ce service.

(…) L’audience révèle que deux de ces agents de Police ont agi en toute impunité pendant des années. Ils se rendaient régulièrement dans les mêmes secteurs de Nouméa, afin de soutirer de l’argent à des jeunes dont les dossiers judiciaires étaient bien remplis.

(…) « Comment voulez-vous que les jeunes croient en la police, si on se comporte comme ça ? Vous portez une lourde responsabilité de l’image que vous donnez à la population », a déploré le ministère public. « On a affaire à un groupe de Police totalement hors sol. Ils se sont comportés comme les délinquants qu’ils traquaient. C’est un système mafieux. »

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27.03.2026

Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bergerac, ce vendredi 27 mars, après l’échec de sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) en décembre 2025, le policier qui avait percuté deux pompiers sur la RN 21 à Douville, le 6 juin, devra une nouvelle fois se présenter à la barre dans les mois qui viennent.

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26.03.2026

Il y a quatre ans, ce chef d’entreprise alors âgé de 33 ans succombait au tir d’un fonctionnaire de police. Amalia, sa veuve, raconte sa vie brisée et celle de ses quatre jeunes enfants. L’auteur du coup de feu mortel sera jugé en novembre. L’instruction a écarté la légitime défense.
C’est devenu un rituel. Ce jeudi à 18h30, Amalia et ses quatre enfants commémoreront le quatrième anniversaire de la mort de Jean-Paul Benjamin.

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26.03.2026

L’ex-policier Laurent D. a été condamné à six mois avec sursis et interdit définitivement d’exercer, huit ans après des violences. Depuis dix ans, StreetPress avait relaté quatre autres accusations de violences de l’agent, toutes classées sans suite.

Mehdi B. est le cinquième habitant de la Seine-Saint-Denis à avoir déposé plainte en moins d’un an, entre octobre 2016 et août 2017, contre Laurent D., dit « Skoll », alors policier au sein de la brigade anti-criminalité (BAC) du Raincy. Ce 26 mars, après neuf ans d’une procédure passée entre les mains de plusieurs juges d’instruction, l’ancien policier de 45 ans a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal de Bobigny pour des violences volontaires sur Mehdi B. lors de son interpellation puis dans le commissariat de Raincy à l’été 2017, quelques mois avant d’être radié de la police nationale pour vol. La peine d‘« avertissement » est accompagnée de l’interdiction définitive d’exercer la fonction de policier et de détenir une arme pendant cinq ans, Il doit également verser 4.000 euros à la victime.
Les quatre autres affaires de violences le concernant, relatées par StreetPress dans deux articles, avaient été classées sans suite par le parquet.
(…)
L’un de ses deux amis indique que Mehdi B. aurait alors chuté, un geste qui a pu être « mal interprété » par les policiers. De leur côté, ces derniers l’accusent sur procès-verbal de s’être « levé avec brutalité » et d’avoir « tenté de [leur] porter un coup ». En tout cas, les secondes qui suivent, Laurent D. le frappe au visage puis lui fait une clé d’étranglement et le plaque au sol. Mehdi dit être ensuite roué de coups de pied et tazé à deux reprises par les autres membres de l’équipage, jusqu’à son menottage.
(…)
Là, Laurent D. lui aurait porté un coup de pied au visage et plusieurs coups aux côtes avec un autre fonctionnaire, avant d’être interrompu par l’irruption de l’officier de police judiciaire de permanence. Des lésions traumatiques sont constatées par un médecin le soir-même — la garde à vue toujours en cours — au cou et au thorax de Mehdi B., qui se plaint également de difficultés à respirer et de douleurs costales. Trois jours plus tard, une radio révèle qu’il a deux côtés cassées. Six jours d’incapacité de travail lui sont délivrés, dont deux pour le retentissement psychologique. Laurent D., de son côté, dépose plainte contre lui pour une douleur à la main droite.
(…)
À l’audience, il affirme que Mehdi B. était « alcoolisé et sous stupéfiants » — ce que rien dans les deux procédures ne vient corroborer — et assure n’avoir pas été présent dans la salle de fouille du commissariat, contre les déclarations de l’officier de police judiciaire, ou encore justifie son interprétation des gestes de Mehdi car « il faisait nuit ». Pour rappel, il était 18 heures en plein mois d’août. Lorsque l’avocate de la partie civile, Maître Dilane Aydin, l’interroge sur les décalages entre ses déclarations et le procès-verbal d’interpellation, il enchaîne les remarques sarcastiques, puis, rappelé à l’ordre par Youssef Badr, souffle bruyamment et « garde le silence » — c’est son droit.
(…)
Depuis son entrée dans la police nationale en 1998, à 18 ans, Laurent D. s’est constitué victime dans 40 procédures, la plupart entre 2008 et 2011, dont 21 pour outrage ou rébellion et 12 pour violences, pour lesquelles il ne se présentait « très rarement, pour ne pas dire jamais » aux procès, un palmarès qui étonne les juges.
(…)
Le dossier est également coloré par les autres accusations de violences relatées par StreetPress en 2017. En lisant à haute voix des extraits du témoignage de Maxen, 16 ans, frappé à l’arcade dans des conditions similaires à celles de Mehdi B, le président lève un sourcil : « Si un lycéen mineur vient vers vous et arme ses poings, on vous apprend à le frapper ? »
(…)
Sur le plan administratif, Laurent D. n’a pas non plus été inquiété. À la place, il est ballotté de service en service, jusqu’en octobre 2017 où il est viré de la police nationale pour avoir volé l’argent d’une personne décédée. Pour ces faits, il a été condamné le 4 octobre 2018 par le tribunal de Bobigny à neuf mois d’emprisonnement avec sursis avec une interdiction d’exercice de l’activité professionnelle pendant deux ans, qu’il n’a donc jamais reprise.
(…)
Pour Mehdi B., le délibéré signe peut-être la fin de l’épée de Damoclès qui le menace depuis huit ans. Depuis 2017, il doit répondre présent tous les trois puis six mois devant la 12e chambre du tribunal correctionnel, où son procès pour violences et rébellion est sans cesse repoussé.

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26.03.2026

Le 1er janvier 2019, Brahim Moussa, 25 ans, décédait un mois après avoir été atteint par une balle de la police, à Lille. La juge d’instruction chargée du dossier a prononcé en non-lieu en faveur du fonctionnaire de la BAC. L’avocat des proches du défunt a fait appel.

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25.03.2026

La Cour de cassation a rejeté, ce mardi 24 mars, le pourvoi formé par Christophe Mercier, le fonctionnaire de police qui avait éborgné Maxime Beux, le supporter du SC Bastia, en 2016. Cette décision met un terme à dix années de contentieux et rend définitive la condamnation du policier à la peine de deux ans de prison avec sursis.

(…)

Un soulagement pour Me Benjamin Genuini, le conseil de Maxime Beux : « C’est une grande satisfaction que cette affaire se termine sur le plan pénal, se réjouit l’avocat. C’est une décision parfaitement logique sur un plan juridique puisque l’arrêt de la cour d’assises était incontestable. » En parallèle, l’affaire se poursuit sur le volet indemnitaire.

(…)

En octobre 2025, l’ancien membre de la brigade anticriminalité rémoise avait été reconnu coupable, en appel, de violences volontaires avec arme ayant entraîné une infirmité permanente par la cour d’assises de la Marne.
Il avait écopé de deux ans de prison avec sursis. Une peine à laquelle s’était ajoutée la confiscation de l’arme ayant servi lors des faits. En première instance, en octobre 2022, il avait été condamné à la même peine.

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25.03.2026

Le 22 février 2023, Armandina B.P. se rendait au commissariat pour déposer plainte pour violences conjugales contre son conjoint. Elle accuse l’ancien policier de lui avoir imposé une fellation. Un premier viol, puis un second, le 1er mars 2023, lorsque Jean-Pierre D. la convoque à nouveau dans son bureau du commissariat au store baissé.
Viols aggravés, abus de l’autorité que lui confère sa fonction

(…) La mère de famille témoigne de sa peur ressentie : elle pensait l’agent armé et en capacité de la renvoyer en Angola, loin de ses trois enfants nés en France, si elle tentait de se débattre. Armandina P. se souvient de ses insomnies et de ses difficultés à manger après ces viols. « Je voyais ma bouche sale », confie-t-elle.

(…) Des comportements inappropriés avec plusieurs plaignantes
S’il dit avoir débuté un suivi pour ne « pas continuer à vivre comme ça », et pour qu’il n’y ait pas « d’autres madame P », cette dernière n’est pas la seule plaignante à avoir été victime des agissements du policier. Ce même lundi, un enquêteur de l’IGPN auditionné a signalé que sur les 176 plaintes de femmes que Jean-Pierre D. a enregistrées en 2023, 19 ont relevé des comportements a minima inappropriés.
En 2010, il avait été condamné à un mois de prison avec sursis pour exhibition sexuelle envers plusieurs factrices. (…) une ancienne conjointe le qualifie de « prédateur sur le plan sexuel ».

(…) Dans une enquête difficile mais indispensable publiée en juin 2025, le média d’investigation Disclose a retrouvé 57 femmes, qui affirment avoir été harcelées, agressées ou violées, entre 2012 et 2025, en France, par les fonctionnaires chargés de recueillir leurs plaintes.
L’association Mémoire traumatique et victimologie rappelle que seulement 20% des victimes de violences conjugales poussent la porte d’un commissariat pour raconter ce qu’elles ont subi, par peur, entre autres, d’être culpabilisées, jugées, pas crues, ou classées sans suite. Un chiffre déjà bas, et qui tombe à 12% pour les victimes de viols et tentatives de viols.

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24.03.2026

« Elle a vécu ça de manière humiliante et dégradante »
Trébuchant une première fois, l’étudiante en deuxième année d’art avait tenté de se relever, poursuivie par deux policiers. Casqué, armé d’un bouclier antiémeute et d’une matraque, l’un d’eux lui avait alors asséné un coup du plat du pied aux fesses en hurlant « casse-toi ! ». Chutant la tête la première, la victime avait évité le bord du trottoir de quelques centimètres.
« C’est bon, oui oui, je me casse », avait-elle répondu, apeurée, alors que le deuxième CRS venait la bousculer brutalement à son tour, la faisant retomber. « Pardon, pardon », avait-elle imploré en se redressant avec difficulté avant de quitter les lieux en titubant, visiblement très choquée.

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23.03.2026

Lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), mardi 13 janvier 2026, l’ancien gendarme de 79 ans, droit dans ses bottes, avait nié toute agression sexuelle sur deux de ses petites-filles entre 1998 et 2012.
En proie à diverses difficultés, l’une d’elles, aujourd’hui âgée de 28 ans, avait finalement confié ce secret à sa maman, à ses sœurs, dont l’une, de cinq ans son aînée, avait eu à se plaindre une fois également de son grand-père paternel. Une plainte avait été déposée en novembre 2023.
Trois ans avec Sursis.
(…) Sa tante avait alors confessé « avoir subi la même chose quarante ans plus tôt ».

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21.03.2026

Dans la nuit du 17 octobre 2020, à Poissy, le jeune homme de 28 ans est abattu au volant d’un véhicule. Celui-ci avait été suivi pendant 30 kilomètres sur le périphérique puis l’autoroute, jusqu’à chez lui, par la BAC de nuit de Paris. Elle agissait hors de sa zone de compétence territoriale, sans même en avoir informé la salle de commandement. Une chasse à l’homme, manifestement sur la base de critères ethniques.
Contrairement aux premières déclarations mensongères des policiers, aucune infraction routière n’a été commise par la victime d’après la consultation des images de vidéo-surveillance.
Une fois arrivé dans une rue de Poissy le véhicule, talonné par la BAC, stationne. Le policier Gilles G. sort de la voiture en braquant le conducteur avec son arme à feu. Celui-ci redémarre, pour pouvoir ouvrir sa portière coincée par la voiture de police selon les proches du défunt. L’agent tire à trois reprises, alors qu’il se trouve à l’arrière du conducteur. Encore un mensonge : il n’était aucunement en danger, et les munitions sont arrivées dans le dos de la victime.
Le policier est mis en examen pour homicide volontaires quelques jours plus tard, mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Il continuera néanmoins d’exercer comme policier dans un bureau, sans arme de service.
Le procès du policier s’est ouvert ce vendredi devant la Cour d’Assises de Versailles et se tiendra jusqu’à vendredi prochain.

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17.03.2026

Sept ans et demi après les faits, les CRS qui ont violenté des gilets jaunes dans un Burger King de Paris en 2018 ont été condamnés à de la prison avec sursis.
Neuf CRS ont été condamnés mardi 17 mars 2026 à des peines d’emprisonnement avec sursis de 6 à 24 mois pour avoir matraqué des « gilets jaunes » dans un Burger King parisien le 1er décembre 2018, le troisième week-end de manifestations.
Aucun des prévenus n’était présent
« L’usage de la force ne présentait pas les conditions strictes et impératives de nécessité et proportionnalité », a souligné le président du tribunal correctionnel de Paris en rendant son jugement, alors qu’aucun des mis en cause ne s’était déplacé pour l’entendre.
Tous les policiers condamnés étaient membres de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire. Ils comparaissaient pour violences volontaires aggravées. Un procès qui a été d’autant plus médiatisé que les scènes de matraquages ont été filmées et largement relayées sur les réseaux sociaux, accentuant l’indignation générale.

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13.03.2026

Le fonctionnaire était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, pour avoir donné un coup de bouclier à une femme qui « ne représentait à ce moment précis aucun danger pour les forces de l’ordre », selon le tribunal.

(…)

« Une peine d’avertissement sur des faits considérés comme graves, d’autant plus dans le contexte de l’exercice de vos fonctions. » A la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, vendredi 13 mars, c’est ainsi que la présidente a présenté au gardien de la paix S. sa peine : huit mois de prison avec sursis.

(…)

Le fonctionnaire de police était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’interruption totale de travail (ITT), commises sur une jeune femme en marge d’une manifestation, le 23 mars 2023. La victime n’avait pas été identifiée à l’époque, il n’avait donc pas été possible d’évaluer les conséquences du coup porté.
Mais à l’audience, en janvier, la victime, Mme M., s’était finalement présentée à la barre, après avoir appris par un concours de circonstances, a-t-elle expliqué, la tenue de ce procès. Elle avait alors présenté un certificat médical faisant état de quinze jours d’ITT. Le tribunal a décidé de lui reconnaître sa qualité de victime, et pris en compte cette évaluation médicale. Il a donc condamné le policier S. pour des violences ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, des faits passibles de plus lourdes sanctions.
Le soir des faits, le gardien de la paix S. a été amené à poursuivre des cortèges sauvages avec des collègues de sa brigade territoriale de contact du 20e arrondissement de Paris et d’autres unités. Sur les images amateurs de la scène, sans raison apparente, deux agents poussent d’abord au sol puis aspergent de gaz lacrymogène Mme M. Alors qu’elle se relève péniblement, le policier S. arrive en courant et la propulse au sol d’un coup de bouclier.

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13.03.2026

Deux policiers étaient jugés ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des violences sur un jeune homme de 22 ans, en 2021 à Noisy-le-Grand. La vidéo d’un particulier a été décisive pour confondre les fonctionnaires.
Six mois de prison avec sursis et une interdiction d’exercer pendant deux ans ont été requis par la procureure Fanny Bussac, ce jeudi devant la 14e chambre correctionnelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour Raphaël L., 32 ans, ancien policier du commissariat de Noisy-le-Grand. La même sanction a été demandée pour son ex-collègue Anthony C., 29 ans. Ce dernier a déjà été radié de la police pour une autre affaire.
Les deux hommes étaient jugés jeudi pour des violences commises le 17 octobre 2021 à Noisy-le-Grand, envers Aboubacar S., 22 ans à l’époque. Les violences étaient aggravées car commises « en réunion », « par personnes dépositaires de l’autorité publique » et avec « usage d’une arme », une matraque télescopique.

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12.03.2026

L’audience a porté sur des événements survenus le soir du 17 septembre 2021 à Noisy-le-Grand. Deux gardiens de la paix, Raphaël L. et Anthony C., étaient jugés pour des violences aggravées commises à l’encontre d’un jeune homme, Aboubacar S., alors âgé de 22 ans. Les débats ont notamment mis en lumière l’existence d’une vidéo amateur et d’enregistrements de vidéosurveillance municipale, qui ont contredit la version initialement consignée par les forces de l’ordre.

(…) Les investigations menées par le service interne de la police ont établi, après examen des séquences vidéo, qu’aucune menace envers les agents n’était perceptible avant le début de l’altercation et que les premiers actes de violence émanaient des policiers. Le rapport dénombre une dizaine de coups de matraque portés par Raphaël L. ainsi que des coups de pied et de poing assénés par son collègue, Anthony C., alors que la victime se trouvait au sol.

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05.03.2026

En 2023, Nahel Merzouk, 17 ans, a été tué par un policier lors d’un contrôle routier. Près de trois ans après le drame, la justice a décidé que ce dernier serait jugé pour violence, et non pour meurtre.
Le 27 juin 2023, à Nanterre, Nahel Merzouk, un jeune homme âgé de 17 ans, a été tué lors d’un contrôle routier. Après un refus d’obtempérer de sa part à bord d’une Mercedes, il a été suivi par deux policiers à moto. La voiture a été bloquée par la circulation, les deux policiers sont descendus de leurs véhicules et ont pointé leurs armes sur Nahel pour l’empêcher de repartir.

(…)

Mais à ce moment-là, la voiture, en boîte automatique, a redémarré et l’un des deux policiers a tiré à bout portant à travers le pare-brise, tuant Nahel. La scène avait été filmée et la vidéo a largement été diffusée sur les réseaux sociaux. Si des émeutes avaient éclaté à travers la France pour défendre Nahel, une cagnotte ayant récolté 1,6 million d’euros avait également été créée pour soutenir le policier.
Jugé pour violence et non pour meurtre
Le policier qui a tiré sur Nahel, Florian M., devait être jugé pour meurtre. Cependant, affirmant qu’il ne voulait pas tuer Nahel, le policier a fait appel de cette décision. Cinq mois après la mort du jeune homme, il avait été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.
Ce jeudi 5 mars 2026, nous avons des nouvelles sur cette affaire. La demande de Florian M. a été entendue et la cour d’appel de Versailles a déclaré que le policier serait jugé non pas pour meurtre, mais pour violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
“La cour d’appel n’a pas suivi les juges d’instruction quant à l’intention d’homicide, estimant qu’il n’était pas établi que Florian M. était animé, au moment du tir, de la volonté d’ôter la vie au conducteur. Florian M. avait pu avoir la conviction qu’en redémarrant, la Mercedes était susceptible de porter atteinte à l’intégrité physique de tiers ou à la sienne”, a déclaré le communiqué relayé par Midi Libre.
Pénalement, si une personne est jugée pour meurtre, elle risque une peine maximale de 30 ans de réclusion criminelle. Dans le cas où elle est jugée pour violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la peine maximale est de 15 ans de prison.
Une décision “scandaleuse et honteuse”
Ce jugement ne fait cependant pas l’unanimité. Maître Frank Berton, l’avocat de la mère de Nahel, affirme que cette décision est “scandaleuse et honteuse”.
“Je peux vous dire que la mère de Nahel est scandalisée, tous ses comités de soutien le sont aussi : jusqu’à présent, ils ont fait confiance à la justice, et la chambre de l’instruction de Versailles confisque le débat qui devait se tenir devant une cour d’assises”, a déclaré l’avocat.
Le deuxième policier, qui était présent au moment de la scène, devait au départ être jugé comme témoin assisté pour complicité de meurtre. Mais il a finalement bénéficié d’un non-lieu, qui a été confirmé en appel ce jeudi.

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25.02.2026

 

Les images de cette femme aux cheveux gris entourée de policiers, d’abord debout avec un drapeau arc-en-ciel puis inanimée au sol après la charge, avaient fait des remous, tout comme les efforts des autorités pour tenter de disculper la police ou les propos du président Emmanuel Macron souhaitant « une forme de sagesse » à la septuagénaire.

Victime de multiples fractures, en particulier au crâne, Geneviève Legay était restée deux mois à l’hôpital. Elle en garde des séquelles : plus d’odorat, ouïe et goût perturbés, 45 séances de kiné pour retrouver un peu d’équilibre et un long suivi psychologique.

En mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné Rabah Souchi à six mois de prison avec sursis pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique ».

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18.01.2026

Il aura fallu 7 ans d’attente, de larmes, de persévérance et de combat au père d’Allan Lambin pour que le procès de quatre policiers se tienne devant le tribunal correctionnel de Rennes ce lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 janvier 2026.

(…) Selon le père, ils auraient été maltraités par les policiers, recevant des coups et son fils étant violemment plaqué au sol.

(…) Ausculté par un médecin à son arrivée au commissariat, Allan est déclaré apte à être placé en garde à vue. Quelques minutes plus tard, les images de la vidéosurveillance le montrent à terre, la tête contre le mur, sans bouger. Le jeune homme est mort d’un syndrome asphyxique avec hémorragie.

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15.01.2026

Mardi 13 janvier devant le tribunal de Saint-Nazaire, un homme de 79 ans a comparu pour des agressions sexuelles dénoncées par deux de ses petites-filles entre 1998 et 2012.

(…) Les attitudes des prévenus comparaissant pour incestes sont souvent les mêmes : ils reconnaissent rarement les faits.

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13.01.2026

Manifestement, elle ne fuit pas les policiers qui la rattrapent rapidement. En arrivant à sa hauteur, un premier fonctionnaire en civil se jette sur elle, le coude en avant, et la fait brutalement chuter à terre. Lorsqu’il s’écarte, un second asperge à deux reprises avec du gaz lacrymogène la manifestante, recroquevillée au sol, avant de reprendre sa course. Ces deux policiers, respectivement major et brigadier de la Bac 11, ne sont pas poursuivis par le parquet de Paris.

(…) Alors qu’elle se relève difficilement, encore soutenue par un autre manifestant, le gardien de la paix la frappe avec son bouclier au niveau de la tête, la projetant à nouveau dans les sacs poubelle, puis reprend immédiatement sa course.

(…) Examinée aux urgences le 26 mars, elle souffre d’une commotion cérébrale et d’une fracture du nez. Retrouvée par StreetPress, elle témoigne deux ans après les faits d’une vie bouleversée, encore handicapée au quotidien par des migraines et crises d’anxiété laissées par la commotion cérébrale. Elle souffre notamment d’une vision floue et des vertiges qui nécessitent des soins de rééducation.

(…) « Il y avait un non-sens complet d’aller porter plainte à des policiers contre des policiers. Sur la vidéo, ils sont une dizaine à avoir vu ce qu’il s’est passé et sont partis en courant. Y’en a pas un qui s’est demandé comment j’allais. »

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12.01.2026

Le CRS accusé d’avoir tué l’homme de 22 ans en 2018 avait d’abord évoqué un tir de légitime défense, avant de parler d’un tir accidentel. Une version mise à mal par les investigations.

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09.01.2026

Le conducteur d’un véhicule de police qui avait, le 13 avril 2023, renversé volontairement trois adolescents en scooter sera jugé pour « violence aggravée » et « faux en écriture publique ». L’une des victimes avait été grièvement blessée.

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19/12/2025

S’ils ont assumé une intervention qui a dérapé, leurs versions se sont entrechoquées à la barre.

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16/12/2025

Le 30 juin 2023, Zachary C. a été touché à l’aine par la munition d’un policier du Raid en rentrant du travail. La justice estime que même si la victime n’avait rien fait de mal et a écopé de quinze jours d’ITT, le tir était légitime en raison du « contexte de violences urbaines ».

Un peu plus de deux ans après une blessure qui lui a valu onze points de suture, quinze jours d’interruption totale de travail (ITT) attribués par un médecin légiste et trois semaines d’arrêt maladie, Zachary C., aujourd’hui âgé de 27 ans, a reçu une fin de non-recevoir de la justice.

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06/12/2025

Et en mai 2023, le juge rend une ordonnance de non-lieu. Corroborant la thèse de la légitime défense du policier. Une ordonnance de non-lieu confirmée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, le 6 juin. Mais Awa Gueye ne compte pas s’arrêter là : Je veux des réponses claires, une enquête correcte, sans mensonge. Le combat continuera tant que je suis vivante. Elle s’est donc pourvue en cassation. La date de l’audience n’est pas encore connue.

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05/12/2025

Le policier a été mis en examen pour «violences aggravées par trois circonstances (arme, réunion et par une personne dépositaire de l’autorité publique)» mais aussi pour «non-assistance à personne en danger», comme les neuf autres mis en cause dans cette affaire.

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04/12/2025

Condamné l’an passé à trois mois avec sursis pour avoir utilisé son pistolet à impulsion électrique à quatre reprises à l’encontre d’un automobiliste récalcitrant, ce militaire de Neuves-Maisons a été relaxé en appel.

(…) Relaxé pour les violences que la justice lui reprochait, l’automobiliste, lui, a été condamné pour outrage, rébellion et refus d’obtempérer. Il devra payer une amende de 800 €.

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28/11/2025

Au sol, il reçoit un coup à l’arrière de la tête alors qu’il est maintenu par les militaires.
Le gendarme mis en cause était poursuivi pour violation de domicile et violences volontaires.

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26/11/2025

Ce matin-là, un huissier débarque chez un homme de 60 ans pour saisir son véhicule, accompagné des forces de l’ordre. Visiblement en détresse, ce père de famille s’asperge d’essence. Pour autant, il ne représente aucun danger, il n’est pas armé, il n’a «même pas de briquet», selon sa fille et son épouse présentes au moment des faits. Une version confirmée par l’huissier, qui a même expliqué à la justice que cet homme n’était «ni virulent ni menaçant». Aucune raison de le viser.

Pourtant, la policière tire au Taser, ce qui enflamme l’essence. La victime se consume dans d’atroces souffrances, et mourra plusieurs jours après à l’hôpital. Devant les enquêteurs, la policière prétend qu’elle s’est protégée et même qu’elle voulait empêcher l’immolation, alors que c’est justement elle qui l’a déclenchée. L’enquête démontre qu’elle a menti. Il faudra cinq ans pour que la tireuse soit jugée : elle a été condamnée le 20 novembre. Le procureur lui-même déclare : «par principe, je fais confiance aux policiers, mais dans ce dossier, il y a une reconstruction des faits». Pour cette affaire horrible et accablante, la policière qui n’a montré aucun remord n’a reçu qu’un an de sursis.

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18/11/2025

Dans un rapport administratif révélé par Médiapart ce dimanche. Christophe M., affirme avoir été mis sous pression par le syndicat de police Alliance afin de ne pas révéler l’identité des collègues ayant violenté Angelina. Pour rappel, le 8 décembre 2018, Angelina passe à proximité d’une manifestation de Gilets Jaunes à Marseille en rentrant du travail. Elle reçoit un tir de LBD puis est rouée de coups de pied et de coups de matraques par des policiers.

(…) Ces violences lui causeront une fracture du crâne, des contusions au cerveau et toujours de multiples complications sept ans après les faits.

(…) Les révélations de Christophe M. agissent comme un séisme. En effet, le policier passé aux aveux met aussi en cause sa hiérarchie : ses supérieurs ont tenté de dissimuler l’affaire, d’après lui. Avant son audition à l’IGPN, il raconte notamment avoir été convoqué par le numéro trois du service dans le bureau du syndicat Alliance. Selon Médiapart, le délégué départemental du syndicat majoritaire, qui était alors Rudy Manna, dit à Christophe M. : « de ne pas donner une version contradictoire à celle du capitaine », ni à celle de son collègue.

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18/11/2025

« On a la chance d’avoir pas mal de vidéos. »

(…) Ludovic C. est l’un des quatre porteurs de LBD de son unité, la CSI 75, et effectue dans la journée onze tirs, sur les vingt dénombrés sur l’ensemble de la manifestation.

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17/11/2025

« Bien sûr, j’ai un sentiment d’injustice puisque je me demande ce que je fais devant un tribunal, tout en sachant que ce fameux gendarme me réclame des dommages et intérêts, et c’est moi la victime, c’est mon frère la victime, c’est ma famille la victime… et je me retrouve sur le banc des accusés. »
Yanise Cély ·

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10/11/2025

Le 5 décembre 2018, un adolescent de 16 ans était grièvement blessé par le tir d’un lanceur de balle de défense (LBD) d’un policier, en marge d’une manifestation étudiante devant le lycée Jacques-Monod, à Saint-Jean-de-Braye.

Quasiment sept ans plus tard, la chambre de l’instruction vient d’ordonner le renvoi du policier devant le tribunal correctionnel pour « violences volontaires », selon une information d’Ici Orléans, confirmée à La République du Centre.

Le parquet d’Orléans avait d’abord réclamé un non-lieu, mais en janvier 2025, le juge d’instruction a ordonné un procès pour « violences involontaires ». En réponse, le parquet a fait appel. C’est ainsi que la chambre de l’instruction a été amenée à se prononcer. Cependant, cette décision n’est pas définitive, car le fonctionnaire a formé un pourvoi en cassation, a-t-on appris.

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10/11/2025

Les agents étaient également accusés d’avoir arraché des pages d’un Coran trouvé dans le sac du jeune homme de 18 ans et d’en avoir fait des boulettes pour les fourrer dans sa bouche.

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07/11/2025

Le 21 novembre 2020, en période de Covid, le producteur de musique, Michel Zecler, rentre dans son studio d’enregistrement sans masque. Il est alors violemment interpellé par un fonctionnaire de police rentré derrière lui, rejoint par un deuxième policier. L’interpellation a été filmée par les caméras de vidéosurveillance du studio et les images diffusées par un média en ligne suscitant une vive émotion. La Défenseure des droits, Claire Hédon, a décidé, à la vue de ces images, de se saisir d’office des conditions de l’interpellation de Monsieur Zecler qui rapportait des faits de violence et des propos racistes à son encontre commis par quatre fonctionnaires de police.

 

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05/11/2025

Jugé pour violences à l’encontre d’un couple et détention arbitraire, un policier avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.

(…) L’IGPN avait conclu à un mésusage de la force

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05/11/2025

La diffusion d’une vidéo montrant des violences policières à Papeete avait suscité l’indignation en Polynésie et en métropole. Les images, filmées par un riverain du quartier Estall, montrent quatre policiers entourant un homme en fauteuil roulant.

Visiblement ivre et blessé à la tête, l’homme insulte les agents et refuse l’intervention des pompiers. L’un des policiers, récemment affecté sur le terrain, saisit alors le fauteuil et effectue un mouvement brusque qui fait tomber l’individu au sol. Il lui assène ensuite une gifle, clairement audible sur la vidéo.

(…) L’un d’eux, le plus ancien de la patrouille (17 ans de service), a toutefois rédigé un rapport d’intervention ne mentionnant pas les violences. Ce document, qualifié de “faux dans un écrit”, aurait pu passer inaperçu sans la publication de la vidéo, précise la chaîne de La Mission.

À l’audience, ce policier a affirmé avoir voulu protéger son jeune collègue, présenté comme un “major de promotion” décoré par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

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04/11/2025

C’était une décision attendue.

(…)

L’un des militaires fait usage de son taser pour neutraliser Loïc Louise fortement alcoolisé. Le tir dure 17 secondes, soit 12 secondes de plus que la durée réglementaire. L’étudiant décèdera 20 minutes plus tard.

Durant 12 ans, les proches de la victime ont voulu faire reconnaitre le lien entre l’usage du taser et la mort de Loïc Louise. Un lien que n’a pas reconnu la justice qui a décidé d’innocenter l’ancien gendarme.

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27/10/2025

L’affaire remonte à 2017 : un policier en poste à la frontière franco-italienne de Montgenèvre est suspecté d’avoir forcé un cortège de soutien aux personnes migrantes.

(…) Le plaignant aurait été blessé par un véhicule de police un jour de manifestation.

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24/10/2025

Incarcéré à la prison de Mulhouse-Lutterbach de 2022 à 2024 et atteint de la maladie de Charcot, Francis Grégoire a été contraint de vivre en fauteuil roulant manuel, contre l’avis des médecins. Le détenu a fait condamner l’État.

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23/10/2025

Lagny-sur-Marne, lundi 20 octobre 2025. L’ex-compagne du prévenu était harcelée surtout sur son lieu de travail, un commerce dont l’ex-policier a interdiction d’approcher désormais.

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23/10/2025

La vidéo filmée par l’AFP avait été largement relayée sur les réseaux sociaux. La victime a porté plainte.

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18/10/2025

Une vidéo amateur d’une quarantaine de secondes, filmée depuis le balcon d’un immeuble de Noisy-le-Grand, montre deux policiers en train d’interpeller un homme, maintenu à terre. Un troisième fonctionnaire de police arrive alors et lui assène un coup de poing puis un coup de pied au niveau de la tête.

(…) L’homme de 22 ans, visé par une plainte pour violences, outrages et menaces de commettre un crime ou un délit, avait été déféré en comparution immédiate et placé en détention provisoire. Il avait ensuite été libéré après la présentation de la vidéo par son avocat.

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16/10/2025

Une vidéo montre le coup porté par le gendarme

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14/10/2025

Mais en retournant vers leur voiture, sur la rue Paul Valéry peu après 16h, le couple tombe sur une unité de la 11ème compagnie d’intervention qui bloque la rue.

(…) « Arrivés à environ 10m, [un policier] nous tire dessus avec un LBD, sans aucune sommation ni cri de leur part. Ma mâchoire explose sous la puissance du tir. »

(…) Conduit à l’hôpital Pompidou, les médecins constatent à David plusieurs fractures à la mâchoire et au palais, avec la perte de substance osseuse, de quatre dents et de 2,5 cm de lèvre supérieure.

(…) alors que c’était la première fois qu’il l’utilisait l’arme en situation, Romain P. a tiré 55 fois.

(…) L’avocate du fonctionnaire, Maître Anne-Laure Compoint, ne s’embarrasse elle d’aucune prudence :
Pendant près d’une demi-heure, l’avocate spécialiste des dossiers des forces de l’ordre, surnommé « Notre-Dame-des-Poulets » par Les Jours, enchaine à un rythme effréné les attaques et les moqueries contre les manifestants et les victimes de violences policières.

(…) Puis s’attaque à David D., cette « pauvre victime » qu’elle accuse de mentir, et marche en canard pour imiter — et tourner en ridicule — le manifestant qui s’avançait bras en l’air en direction des policiers. Devant les juges silencieux, elle continue en se frappant la mâchoire

(…) Si la parole de l’avocate est libre, le spectacle est abject. Dans le public, une femme mutilée venue assister aux débats « a envie de vomir ».

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13/10/2025

Quatre ans après les faits, la famille de l’homme de 27 ans tué par un gendarme à Bossey pendant un vol de deux-roues, conteste la légitime défense. Elle a fait appel de l’ordonnance de non-lieu délivrée par le juge d’instruction.

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13/10/2025

Le corps d’Enzo Weiss, 17 ans, avait été retrouvé dans la rivière l’Ill à Strasbourg en avril 2023. L’adolescent aurait sauté dans le cours d’eau afin de fuir la police. La justice a décidé de rouvrir l’enquête pour « non-assistance à personne en danger », a appris l’« Agence France-Presse » ce lundi 13 octobre.

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10/10/2025

Ce paysan de Saône-et-Loire, éleveur de vaches, a été tué par un gendarme le 20 mai 2017, mais aucun procès n’a encore eu lieu et les proches craignent un classement de l’affaire.

(…) Le 11 mai 2017, lors d’un contrôle administratif mené par la DDPP et la gendarmerie, Jérôme Laronze avait pris la fuite. Recherché, il fut abattu neuf jours plus tard à quelques kilomètres de chez lui. Alors qu’il tentait de s’échapper au volant de sa voiture, il a été atteint de trois tirs, deux dans le dos et un au genou.

(…) Dans un rapport publié en janvier 2025, la rapporteuse des droits a dénoncé un usage disproportionné de la force et un manquement à l’obligation de porter secours.

(…) Le 19 mai dernier, lorsque l’instruction a été close, le procureur disposait d’un délai de trois mois pour formuler ses observations avant que le juge décide d’un procès ou de l’abandon des poursuites envers le gendarme mis en examen. Mais les parties civiles sont restées sans nouvelles.

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09/10/2025

En 2020, elle avait tiré, avec un pistolet à impulsion électrique, sur un homme aspergé d’essence. Il était décédé six semaines plus tard des suites de ses blessures.

(…) « blessures involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement ayant causé la mort ».

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08/10/2025

Il était poursuivi pour « violences avec arme sur mineur de moins de 15 ans ».

(…) « La bombe a explosé avec le choc sur ma bouche », a décrit le jeune homme, dont plusieurs dents ont été cassées. « Il a cassé la gueule d’un gamin de 14 ans », a accusé l’un des avocats du jeune homme, Olivier Foray. Sa consœur Agnès Bouquin a déploré l’absence d’une « enquête indépendante et approfondie », pointant des caméras non exploitées après la plainte de la famille, et dénoncé des « déclarations [de] policiers [qui] ne tiennent absolument pas la route ».

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08/10/2025

Extraits

Me Bernard, conseil de Florent, tasé à quatre reprises en mai 2022 : « J’attends toujours que l’on produise une habilitation à utiliser le taser. On me sort aujourd’hui une attestation de 2025. Je m’en moque ! Est-ce que ce gendarme était habilité en 2022 ? C’est ça, la question ! »

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06/10/2025

Une fois qu’il l’a rattrapé, le policier le frappe à l’aide de sa matraque télescopique pour l’interpeller.
Malgré une plaie saignante à l’oeil, Maxime Beux, alors âgé de 22 ans, est placé en garde à vue. Sa prise en charge par les secours n’intervient que plus d’une heure plus tard, et son oeil gauche ne peut être sauvé. Il vit maintenant avec une prothèse. Au procès en 2022, le policier avait exprimé des regrets, assurant que le coup de matraque visait initialement l’épaule de la victime. Une version différente de ses déclarations au cours de l’enquête, où il disait que le supporter s’était cogné sur un poteau.
Ces regrets étaient « indispensables », mais ils ont été « bien tardifs »

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02/10/2025

Ils sont poursuivis du chef de «non assistance à personne en danger».

(…) Maria, une vendeuse de 19 ans, avait été atteinte à la cuisse par un tir de LBD alors qu’elle sortait de son lieu de travail, une boutique située dans une ruelle du cœur commerçant de la ville. Elle avait ensuite été frappée au sol par une quinzaine de policiers, à coups de pied et de matraques. Une photo prise à l’hôpital témoignait de la violence des coups : la tête partiellement rasée, elle affichait deux énormes cicatrices, symptôme de la fracture du crâne qui lui avait été diagnostiquée. La jeune femme souffre encore aujourd’hui de graves séquelles physiques et psychologiques.

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11/09/2025

Extrait

Réponse légitime et proportionnée ou succession d’imprudences ? Un CRS a comparu jeudi à Paris pour le jet d’une grenade qui avait arraché la main d’un manifestant lors de l’acte 2 des « gilets jaunes » en 2018.

(…) A l’époque, il avait 21 ans, avait validé sa formation de chaudronnier chez les compagnons du devoir et voulait monter son entreprise. « Tous mes projets sont tombés à l’eau », déclare-t-il, racontant avoir subi 25 interventions chirurgicales et être en dépression.

« On est une famille fracturée, cette grenade nous a détruit », déclare sa mère, qui relate les sept ans d' »enfer » qui se sont écoulés.

« Les policiers, ils ont le monopole de la violence légitime mais le revers de la médaille c’est qu’ils doivent être exemplaires », plaide Me Ainoha Pascual, une des conseils des parties civiles.

Or, « malgré la dangerosité » de la GLIF4, un engin classé comme une arme de guerre, « vous avez une accumulation d’imprudences » de la part de Jackie D, estime sa consoeur Me Emma Eliakim. « Il l’a dit lui-même, il ne voyait rien », poursuit l’avocate, pour qui ce tir a été fait « à l’aveugle ».

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10/09/2025

Extraits

L’adolescent avait finalement été placé en garde à vue pour « violences avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
Un temps suspecté de « rébellion armée » pour avoir diffusé une photo de ses blessures sur les réseaux sociaux et attisé la colère du quartier, le juge des enfants l’avait relaxé, estimant qu’il avait « légitimement » fui un « danger ».

(…) Ses blessures, constatées par un médecin légiste, sont d’ailleurs « compatibles » avec son récit : Denis X l’aurait attrapé par le col alors qu’il escaladait le grillage du jardin et lui aurait asséné un « coup de gazeuse » dans les dents, dont plusieurs se sont cassées. Il serait alors « tombé dans les pommes » avant de se réveiller « dans la voiture de police » sans comprendre pourquoi.

(…)Problème, pour les avocats du jeune homme : la cellule a surtout repris la procédure rédigée par les policiers mis en cause, sans faire d’investigations supplémentaires.
« Le fait d’utiliser la procédure en cours faite par des policiers mis en cause dans l’affaire questionne l’indépendance de la cellule déontologie », critiquent donc Me Olivier Forray et Me Agnès Bouquin. « Soutien jusqu’à l’absurde des déclarations policières »

(…) Reste que les poursuites contre Denis X avaient finalement été classées sans suite fin 2021.

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04/09/2025

Extrait

À l’issue de quatre jours d’audience, en février 2024, l’adjudant Alexandre B., accusé de violences volontaires ayant entraîné la mort d’Henri Lenfant, a été acquitté par la cour criminelle du Pas-de-Calais.

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01/09/2025

« le policier n’est absolument pas en danger, 1,5 mètre à gauche du véhicule, dont les roues sont dirigées vers l’extérieur. Ce qui nous a aidé, sauvé, ce sont les images amateurs. Ce sont ces éléments-là qui permettent de démontrer que Zyed a clairement été victime d’un homicide policier »

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12/08/2025

Extrait

Ils ont été mis en examen pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ».
D’après une source judiciaire, « le rapport médico-légal établit un lien entre l’usage répété du taser et le décès » de Kyllian Samathi, âgé de 30 ans lors des faits.
(…) Le lendemain du décès, des témoins de la scène avaient assuré que Kyllian Samathi avait été « tabassé » et que la patrouille de la brigade anti-criminalité, la première sur les lieux, était intervenue de sa propre initiative, contredisant un premier récit des faits.

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12/08/2025

Extrait

Au terme de deux ans d’enquête, le parquet de Paris estime qu’Alexis D. a mis un coup de volant volontaire en direction du deux-roues et a « intentionnellement altéré la réalité » dans son procès-verbal.
(…) Le 13 avril 2023, trois adolescents de 13, 14 et 17 ans sur un scooter en libre-service ont été grièvement blessés lors d’un accident, dans le XXe arrondissement de Paris.

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02/08/2025

Extrait

Un tir mortel qui « n’a pas été absolument nécessaire et strictement proportionné ». Près de trois ans après la mort de Zyed Bensaid, le 7 septembre 2022 à Nice (Alpes-Maritimes), les juges d’instruction ordonnent un procès à la cour criminelle contre le policier Michel G., aujourd’hui âgé de 26 ans, pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, selon les informations de Libération. L’agent avait ouvert le feu contre ce Tunisien de 24 ans, alors qu’il se trouvait au volant d’une voiture et avait tenté d’échapper à un contrôle. Au moment du tir, la voiture était à l’arrêt et Michel G. n’était pas sur la trajectoire, comme le montrait une vidéo des faits publiée sur les réseaux sociaux.

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MORT DE MOHAMED GABSI, À BÉZIERS, PENDANT LE CONFINEMENT : L’ACTE INVOLONTAIRE DES POLICIERS RECONNU PAR LE JUGE D’INSTRUCTION

Midi Libre


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Le 8 avril 2020, en plein confinement, Mohamed Gabsi, âgé de 33 ans, a été interpellé avenue du 22-Août-1945 à Béziers par une patrouille de police municipale. Il sera conduit au commissariat de police nationale où il va décéder quelques minutes plus tard. Après quelques semaines trois policiers municipaux sont entendus puis suspendus de leurs fonctions et mis en examen. Un le sera pour violence volontaire ayant entraîné la mort. Un non-lieu sera ordonné à leur égard pour des faits de non-assistance à personne en danger.

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«JE VEUX SAVOIR COMMENT MON FILS EST MORT» : À VÉNISSIEUX, DEUX JEUNES TUÉS PAR UN POLICIER APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER ET UN TOMBEREAU DE DOUTES

Libération


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Dans la nuit du 18 au 19 août 2022, deux policiers ont tiré onze fois sur la voiture volée conduite par son ami Raihane S., 26 ans, lui aussi tué.

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LA POLICE IMPLIQUÉE DANS LA MORT PAR NOYADE DE JUMAA AL-HASAN, UN EXILÉ SYRIEN

DISCLOSE


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De l’autre, sur le rivage, le groupe de policiers qui vient de l’asperger de gaz lacrymogène en le braquant avec une lampe torche. « Jumaa s’est jeté à l’eau quand les policiers ont foncé sur lui en l’aspergeant de gaz lacrymogènes », rapporte Mounir*, présent sur le bateau. « Il a probablement réalisé qu’il n’avait pas d’autre option… Il a tout de suite coulé », complète Nasser, un autre exilé syrien rencontré au Royaume-Uni. L’usage du gaz lacrymogène est tellement massif que cinq témoins disent avoir ressenti des brûlures aux yeux et à la gorge. Quelques secondes plus tard, Jumaa disparaît dans les eaux troubles du canal, sans être secouru par les forces de l’ordre.

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« J’AI CRU QUE J’ALLAIS MOURIR, IL M’A TAPÉE » : UN POLICIER CONDAMNÉ POUR VIOLENCES CONJUGALES

Le JOURNAL de Saône-et-Loire


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Les enquêteurs ont alors entendu son ex-femme, qui dénonce de nombreux épisodes de violence au sein du couple, dont l’un devant l’une de ses filles. « Mon père est un monstre, je ne veux plus jamais le voir », aurait-elle crié un jour. Une autre de ses anciennes compagnes s’est dite « soulagée » de pouvoir dénoncer celui qu’elle qualifie de « pervers narcissique » après six mois de relation et un long arrêt de travail.

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« J’AI PEUR DE LUI, J’AI PEUR POUR MES ENFANTS » : UN POLICIER JUGÉ POUR DES VIOLENCES PAR LE TRIBUNAL DE CHÂTEAUROUX

La Nouvelle République


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Un policier municipal comparaissait, lundi 30 juin 2025, pour répondre de violences commises sur sa femme et son fils.

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IMPUNITÉ POLICIÈRE : LE MEURTRIER DE NAHEL RÉINTÉGRÈ ET MUTÉ AU PAYS-BASQUE À SA DEMANDE

Révolution Permanente


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L’arrêté de réintégration du policier, résultant d’une demande de la Direction générale de la police nationale, a été signé par délégation au nom du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, le 17 mars dernier.
Une décision particulièrement choquante, alors que le policier a été mis en examen et devrait comparaître devant une cour d’assises, suite à une récente décision.

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APRÈS LA MORT DE THÉO SANHA À LA PRISON DE FRESNES EN 2022, LA LONGUE QUÊTE DE VÉRITÉ DE LÉA BIBIHE ITOUMBOU

L’Humanité


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En 2022, une plainte contre X a été déposée par la famille pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. Léa et Yasmine sont parties civiles dans ce dossier. Dans l’espoir, un jour, de connaître la vérité sur la mort de Théo.

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4 ANS APRÈS LA MORT DE SOUHEIL À MARSEILLE : À QUOI JOUE LA JUSTICE ?


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Souheil, c’est un jeune homme de 19 ans qui a été tué par la police le 4 août 2021, à Marseille, lors d’un contrôle routier. […]
Au début du mois de juin 2025, presque 4 ans après le drame, une juge annonçait à la famille qu’après plusieurs mois de recherches, «neuf scellés […] demeurent introuvables». […]
Le 26 juin, après une intense mobilisation de la famille de Souheil et de son avocat, la justice annonce que les scellés ont été «retrouvés»… dans le bureau de l’ancien juge d’instruction chargé de l’enquête !

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MORT DE BILAL : LA FAMILLE TOUJOURS À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ APRÈS L’OUVERTURE D’UNE INFORMATION JUDICIAIRE

France Bleu


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Toujours de nombreuses interrogations autour de la mort de Bilal, un père de 34 ans décédé lors d’un contrôle de police, le 24 janvier 2025 à Toulouse. Ses proches espèrent des réponses, après l’ouverture d’une information judiciaire pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger.
(…) « Plusieurs témoins indique que le choc initial a été entre un véhicule de la police nationale et le scooter que conduisait Bilal et que c’est ce choc qui a provoqué sa chute et donc son décès »
(…) « une prise en charge ultérieure absolument insuffisante, avec des policiers qui se seraient jetés sur Bilal, lui auraient menotté les mains dans le dos alors qu’il était entre la vie et la mort, lui auraient enlevé son casque et auraient attendu une heure avant que les secours puissent intervenir »
(…) Pour l’instant, ni la famille ni ses avocats n’ont pu consulter le rapport d’autopsie ou les vidéos présumées sous scellées.

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BLOIS : UN ANCIEN POLICIER MUNICIPAL CONDAMNÉ POUR VIOLENCE

La Nouvelle République


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Le policier municipal, en fonction en 2018, et désormais à la retraite, a été condamné pour violence, sept ans après les faits.

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NOUVELLE-CALÉDONIE : LES ZONES D’OMBRE DE LA MORT DE LIONEL PAÏTA, 26 ANS, TUÉ PAR DES GENDARMES EN PERMISSION

Le Monde


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Le 3 juin 2024, alors que des dizaines de barrages entravent la route, six gendarmes décident, sans en informer leur hiérarchie, de parcourir les 40 kilomètres qui les séparent de leur affectation, à l’aéroport La Tontouta, pour aller déjeuner sur les baies de Nouméa, haut lieu touristique de la capitale, malgré la crise insurrectionnelle qui frappe la Nouvelle-Calédonie depuis deux semaines. L’escapade, à bord de deux voitures louées par leurs soins, se terminera par 13 coups de feu tirés sans sommation après une course-poursuite, suivis d’un échange de tirs, et par deux blessés du côté indépendantiste, dont Lionel Païta, 26 ans, qui décédera quatre jours plus tard, le 7 juin.

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UN GENDARME AU TRIBUNAL POUR LE VOL DE SOUS-VÊTEMENTS AU DOMICILE DE SON EX-PETITE AMIE POLICIÈRE

ouest france


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Elle s’étonnait de voir son tas de sous-vêtements diminuer, en son absence, durant le mois de novembre 2023. Grâce à une caméra installée à son domicile, en Ille-et-Vilaine, la policière avait réussi à identifier le voleur comme étant son ancien petit ami, gendarme de profession.

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FACE À L’OCCUPATION D’UN LYCÉE PAR DES ÉLÈVES PRO-GAZA, LES MÉTHODES MUSCLÉES DE LA POLICE INTERROGENT

Le Monde


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Le 6 juin 2024, une cinquantaine de jeunes sont entrés de force dans le lycée Hélène-Boucher, à Paris, pour protester contre la guerre à Gaza. La police a interpellé 48 élèves, mineurs pour la plupart. Arme au poing, « balayettes » et paroles déplacées… des images récupérées par « Le Monde », ainsi que des témoignages, racontent les violences subies par les lycéens pendant cette intervention.

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PRISON AVEC SURSIS POUR LE POLICIER QUI AVAIT FRAPPÉ DEUX SYNDICALISTES LORS D’UNE MANIFESTATION À RENNES

actu.fr


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Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné un policier ce mardi 3 juin 2025 pour avoir commis des violences sur deux membres du syndicat SUD à Rennes (Ille-et-Vilaine) en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites le 11 mars 2023.
Jérôme X. a donc été condamné à cinq mois de prison avec sursis et a été déclaré inéligible pendant un an. Toutefois, il a été autorisé à ce que sa peine ne soit pas inscrite sur la partie du casier judiciaire accessible aux employeurs, pour lui permettre de continuer à travailler dans la police.

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UN PROCÈS POUR « MEURTRE » POUR L’ASSASSIN DE NAHEL

CONTRE ATTAQUE


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C’est une décision logique, car au début du mois de mars, le parquet de Nanterre demandait que le policier tireur soit jugé pour homicide volontaire. Selon lui, «le policier ne pouvait ignorer le caractère très probablement mortel de son tir». Le parquet confirmait l’absence de risque d’écrasement pour les deux policiers, ainsi que la possibilité de «tirer en direction des pneus ou du capot du véhicule pour l’empêcher de poursuivre sa course».

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NATHALIE DEBAILLIE AVAIT AVERTI QUATRE FOIS LA POLICE AVANT D’ÊTRE SAUVAGEMENT TUÉE PAR SON EX-CONJOINT, L’ÉTAT CONDAMNÉ POUR « FAUTE LOURDE »

LA DÉPÊCHE


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L’agent judiciaire de l’État avait reconnu de son côté « la faute lourde » des services de police dans cette affaire de féminicide.

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AFFAIRE BENDJABALLAH : POLICE ET JUSTICE NE VOIENT PAS LE RACISME DEVANT LEURS YEUX

Les Jours


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Info « Les Jours ». Le meurtrier présumé de Djamel Bendjaballah étalait son islamophobie sur Facebook. Les enquêteurs n’ont rien vu. Encore aurait-il fallu chercher.

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« IL S’EST PASSÉ QUELQUE CHOSE DE PAS NORMAL CE SOIR-LÀ » : UN POLICIER JUGÉ APRÈS DES VIOLENCES À ATHIS-MONS

Le Parisien


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Rattrapé par l’un des fonctionnaires, il est mis au sol, menotté et emmené au commissariat. Accusé d’outrage, rébellion et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, il comparaît devant le tribunal correctionnel.
Mais à l’audience, une vidéo de l’interpellation vient remettre en cause la version des policiers. À tel point que le prévenu est relaxé. Entre-temps, il a vu un médecin, qui a établi un certificat médical constatant une fracture du nez, une plaie au front et divers hématomes à la main, à la jambe… soit dix jours d’incapacité totale de travail (ITT).

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SEINE-SAINT-DENIS : APRÈS AVOIR GARDÉ POUR LUI 23 000 EUROS SOUS SCELLÉS, LE POLICIER S’ACCROCHE À SA FONCTION

actu.fr


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Le tribunal administratif a désavoué un policier de Bobigny condamné pour avoir gardé pour lui près de 23 000 euros qui avaient été placés sous scellés et avoir rédigé un faux PV.

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VIOLENCES POLICIÈRES : LE RAID A BIEN TUÉ À MARSEILLE

blast


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Mohammed Bendriss est bien mort le 2 juillet 2023 dans les rues de Marseille après avoir été touché par un projectile tiré par une colonne du Raid.

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FAUX PV ADRESSÉS PENDANT LE CONFINEMENT : UN POLICIER DEVANT LA COUR CRIMINELLE DES HAUTS-DE-SEINE

radiofrance


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Un agent du commissariat de Suresnes sera jugé à compter de ce lundi à Nanterre pour « faux en écriture ». Il est accusé d’avoir dressé trois fausses contraventions à un adolescent de 16 ans, pendant le confinement.

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43 000 € DE LOYERS IMPAYÉS, UNE POLICIÈRE CONDAMNÉE À DE LA PRISON AVEC SURSIS À MONTPELLIER

ouest france


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Entre 2021 et 2024, la policière avait loué dans Montpellier et d’autres communes de l’Hérault quatre logements dont elle avait arrêté de payer le loyer. Ce dernier était à chaque fois bien supérieur à ce que les revenus de la mise en cause lui permettaient de viser. Une des victimes a assuré que sa locataire avait mis en avant sa profession de policière, présentant sa carte professionnelle. La présidente a estimé que cette démarche avait tout pour rassurer les propriétaires.

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CORSE : UN ANCIEN OFFICIER DE POLICE MIS EN EXAMEN POUR ASSASSINAT ET INCARCÉRÉ

20minutes


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La JIRS (Juridiction inter-régionale spécialisée) de Marseille est en charge de ce dossier dans lequel Christophe D. est pour l’heure le seul mis en examen pour cet assassinat, où il y avait deux tireurs. Le fonctionnaire, toujours présumé innocent, est poursuivi pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs.

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QUESTIONS INTRUSIVES ET BLAGUES LOURDES, UN GENDARME NORMAND A-T-IL DÉPASSÉ LA LIGNE JAUNE ?

ouest france


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Plusieurs jeunes femmes ont témoigné qu’elles se sentaient rabaissées et très mal à l’aise à cause des fréquents propos déplacés d’un gendarme d’une caserne de la région caennaise. Il a comparu pour outrages sexistes, au tribunal de police, mercredi 23 avril 2025 et récuse certaines des accusations.

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« J’AI FILMÉ ENTRE UNE DIZAINE ET UNE VINGTAINE DE FOIS DES FEMMES » : LE GENDARME VOYEUR À LA PISCINE DE CHAUNY A ÉTÉ CONDAMNÉ

L’Union


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Le 5 décembre 2024, un militaire avait tenté de filmer une adolescente dénudée, dans les vestiaires de la piscine municipale. Il a été condamné ce mardi 22 avril 2025 par le tribunal de Laon.

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SEPTUAGÉNAIRES TUÉS DANS UN ACCIDENT CAUSÉ PAR UN GENDARME IVRE : DEUX DE SES COLLÈGUES JUGÉS EN APPEL

Le Dauphiné


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La collision d’une extrême violence avait coûté la vie aux époux Duron dont la voiture, immobilisée dans un embouteillage sur une voie de la RD 1006, à Bourgoin-Jallieu, avait été percutée par le véhicule du chauffard.

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MORT DE NAHEL : RECONSTITUTION CE MATIN, VERSION POLICIÈRE MISE À MAL… LE POINT SUR L’ENQUÊTE

ouest france


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Policier libéré, légitime défense remise en cause…

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