30.06.2026

L’un des agresseurs a été touché. Grièvement blessé, il a été transporté vers le CHU de la Martinique avec un pronostic vital engagé. Il est décédé quelques heures plus tard, selon une source policière.
Un braquage qui dégénère

(…)

Les premières constatations pointent vers une tentative de vol qui a mal tourné. « Ce qui ressort des premières constatations, c’est qu’on a à faire à deux personnes qui voulaient voler un véhicule et voyant qu’il y avait une résistance, ils ont fait usage d’une arme à feu », a précisé le procureur, qui s’est rendu sur les lieux.
Le second braqueur présumé a pris la fuite à bord d’un deux-roues.

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29.06.2026

Au cours de sa vie, Nagui a été victime de racisme à plusieurs reprises. Et l’animateur de 42 ans a rapporté une scène particulièrement glaçante avec un policier…

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Victime d’un contrôle au faciès par un policier, l’animateur de 64 ans se confie comme rarement

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D’origine franco-italienne, le sexagénaire a toujours été très attaché à ses racines. Malheureusement au cours de sa vie, l’ex-compagnon de Marine Vignes. En 2019, dans l’émission Ça ne sortira pas d’ici !, Nagui avait révélé avoir subi un contrôle au faciès par un policier à l’âge de 16 ans.
« Il me rend mes papiers et là il me regarde et me dit : ‘Maintenant, je sais où tu habites sale bougnoule' »
« Il prend un carnet, il note mon adresse. Il me rend mes papiers et là il me regarde et me dit : ‘Maintenant, je sais où tu habites sale bougnoule’. Là, au moment où je vous le raconte, j’ai encore son visage en tête », a confié Nagui en évoquant cette scène d’une violence inouïe. Même à ce jour malgré sa notoriété et sa brillante carrière, le père de famille continue d’être la cible d’innombrables insultes racistes : « Je reçois toujours et encore aujourd’hui des lettres d’insultes, des lettres racistes, des ‘retourne dans ton pays’ et des ‘casse-toi’. Alors, c’est drôle parce que j’ai des ‘casse-toi sale Arabe, sale Juif, sale Musulman’. On ne sait pas trop ! ». À savoir qu’il y a bien des années, Ringo, l’ex-mari de la chanteuse Sheila, lui aurait refusé l’entrée de son restaurant à cause de ses origines arabes…

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29.06.2026

La police judiciaire, entrée par erreur chez un Compiégnois, cherchait un homme armé. «Ils ont défoncé la porte et l’un d’eux m’a frappé.»
«Ils se sont trompés de logement, de personne, et m’ont frappé», dénonce Anas Iben Ayad. Ce Compiégnois a porté plainte pour violences à son encontre de la part des forces de l’ordre. D’après nos informations, il s’agirait d’une intervention de la police judiciaire de Creil, pour du trafic de stupéfiants et d’armes.

(…)

Anas Iben Ayad dénonce les faits suivants. «Un policier m’a donné une claque au visage, une claque sur la bouche. Il m’a dit “ferme ta gueule” à deux reprises lorsque j’étais au, les mains derrière le dos. Ce policier m’a attrapé par la barbe et m’a menacé en ces termes. “Si je te croise dans la rue, je vais te taper et si tu n’arrêtes pas, on te ramène au poste”.»
«J’ai senti des pieds sur mon dos»
Les faits remontent au mardi 23 juin, entre 8h et 9h. «Je me trouvais dans mon lit, a expliqué le plaignant aux gendarmes de Choisy-au-Bac. J’ai entendu des explosions dans mon mur. Je me suis levé et j’ai constaté que ma porte d’entrée était entrouverte. Un policier m’a pointé avec son arme et m’a donné l’ordre de me mettre par terre. J’étais choqué, je me suis mis à genoux par terre. J’ai regardé derrière moi parce que j’avais peur. Les policiers ont continué à taper dans la porte pour rentrer.»
Anas Iben Ayad s’allonge à plat ventre et met ses bras dans le dos, «pour ne pas qu’ils me fassent mal». «Une fois par terre, j’ai senti des pieds sur mon dos, des policiers se sont dirigés vers la salle de bain pour vérifier la présence d’une autre personne. Je les entendais répéter “police, police”.» Informaticien à Paris, ancien de l’UTC, l’occupant était seul dans son logement.
«Ils cherchaient quelqu’un d’armé»
A terre, Anas Iben Ayad demande ce qui se passe aux deux policiers l’ayant menotté. «Un policier m’a donné une claque sur ma bouche en me disant “ferme ta gueule, ferme ta gueule !” puis une claque sur le visage. J’étais menotté… Pourquoi il me tapait ? J’avais pas droit à la parole.» Il n’a toujours pas de réponse, une fois que les policiers l’ont relevé sur une chaise. «Je me suis levé et ils m’ont fait assoir de force», décrit-il.
Ensuite, deux autres hommes entrent, habillés en civil. Ils se présentent en tant que policiers et lui demandent de se calmer. «Ils m’ont dit qu’ils cherchaient quelqu’un d’armé, reprend-il. ils m’ont demandé ma pièce d’identité. Je me suis levé pour aller la chercher. Les deux policiers qui me surveillaient m’ont poussé violemment sur la chaise.»
La porte cassée ? «Ça va vous faire rentrer de l’air»
Le porte-feuille du locataire est sur la table. Un des policiers en civil en sort le permis de conduire. «Quand il a vu mon identité, il a compris que je n’étais pas la personne recherchée, raconte Anas Iben Ayad. Il m’a demandé si je connaissais “Samir”. Je lui ai répondu que non, que ça fait deux ans que je réside dans ce logement, et que j’avais déposé un préavis de départ depuis deux semaines. Il m’a demandé si je connaissais une dame nommée Claire. Je lui ai répondu non.» Anas Iben Ayad se souvient seulement du nom de l’ancien locataire.
Le locataire s’adresse au policier en civil : «Vous avez gagné quoi ? Vous avez défoncé la porte et le mur.» Il lui aurait répondu «en rigolant», d’après la plainte : «Ça va vous faire rentrer de l’air…»
Alors qu’il a toujours les menottes, Anas Iben Ayad demande à boire de l’eau. «Il a pris une bouteille d’eau et il a renversé dans ma bouche», dénonce le plaignant.
«Il m’a attrapé par la barbe»
A ce moment-là, il n’y a plus que ce policier et le locataire. Anas Iben Ayad entend les autres policiers casser les portes des deux voisins. Ce n’était pas non le bon endroit, d’après lui…
Le policier qu’Anas Iben Ayad accuse d’une claque au visage revient. «Je lui ai demandé si c’était bien lui qui m’avait tapé et pourquoi, raconte-t-il. Il m’a regardé avec agressivité, s’est approché de moi, m’a tiré par la barbe et m’a dit “si je te croise dans la rue, je vais te taper… Et si tu n’arrêtes pas, on te ramène au poste”.»
Le plaignant dit avoir reculé pour qu’il lui lâche la barbe et l’avoir repoussé avec ses jambes. Ses collègues, derrière lui, l’auraient raisonné. «Il s’est retourné et il est sorti de l’appartement, reprend Anas Iben Ayad. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’il savait que je n’étais pas la personne recherchée. Pourtant, ce policier a continué de me provoquer et m’a menacé. Je ne comprends pas son comportement.»
«Ils sont partis sans s’excuser»
Un policier en tenue lui retire les menottes, «très serrées», qui lui ont valu des «marques aux poignets».
Le plaignant a reçu une attestation d’information pour les dégradations causées lors de cette intervention. «Ils sont partis sans s’excuser», conclut Anas Iben Ayad. Celui-ci retient de cet épisode «le mauvais comportement du policier qui m’a agressé physiquement et menacé de violences dans la rue. Cela n’a aucun sens. Il a fait son boulot et la moindre des choses, c’est de s’excuser.»
Nous avons tenté de joindre la police judiciaire de Creil. Mais nous n’avons pas eu de réponse.

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29.06.2026

Arrêtés pour un graffiti, Dava et Azur dénoncent avoir été tasés et frappés par des policiers du commissariat du 10e arrondissement. Une enquête a été ouverte pour violences et injures homophobes.
« On était à leur merci », résume Dava (1), 33 ans. Au niveau de la cuisse, l’enseignant-chercheur et doctorant en philosophie est encore marqué d’une douzaine de points de taser. À côté de lui, Azur (1), 20 ans, a le visage légèrement tuméfié et, surtout, les yeux rouges et la gorge nouée en évoquant les faits. Les deux jeunes hommes dénoncent avoir été violentés par des policiers lors de leur interpellation, puis au sein du commissariat du 10e arrondissement, fin mai. Le parquet de Paris a ouvert ce jeudi 18 juin une enquête pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et en réunion, et injures homophobes ». Les policiers mis en cause sont présumés innocents. Sollicités, la préfecture de police et l’inspection générale de la police nationale (IGPN) n’ont pas souhaité répondre à nos questions. La direction générale de la police nationale n’a pas donné suite (2).
Taser et coups de poings
Dans la nuit du 18 au 19 mai, à 2h55 du matin, Dava et Azur sont interpellés par quatre policiers en patrouille qui les prennent en flagrant délit de graffitis sur la devanture d’une pâtisserie de haut gamme, à deux pas du métro Goncourt, à la limite entre les 10e et 11e arrondissements parisiens. « Au début, le ton est ferme mais pas agressif, ils donnent dans la leçon de morale », décrit Dava, qui dit présenter ses papiers sans problèmes et vouloir « que les choses retombent le plus vite possible ». Selon son récit, l’interpellation dégénère quand le brigadier exige son numéro de téléphone. « Je lui ai demandé : “Est-ce bien légal ?”, ça a été le déclic. Tout à coup, la tension monte, le brigadier me plaque contre la devanture. »
Immédiatement, les agents auraient tenté d’amener Dava contre le bitume. Lui explique avoir eu « très peur », et s’être accroché « par instinct » aux barres de la devanture, redoutant de se « retrouver au sol » dans une situation de violence. Arrivé avec un second équipage, l’un des policiers « grand et épais » et à l’allure de « viking », lui aurait alors porté « des coups au visage et plusieurs coups de poing au ventre ». Le jeune homme dit avoir été également tasé à plusieurs reprises par « le plus âgé », jusqu’à ce qu’il lâche prise et tombe au sol, où il est menotté.
En plus des dégradations, Dava doit comparaître en novembre devant le tribunal judiciaire de Paris pour outrages et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique. Les policiers l’accuseraient de leur avoir porté plusieurs coups et de les avoir traités de « fils de pute », ce qu’il conteste. La scène se serait produite juste sous une caméra de vidéosurveillance, précise Dava qui, pour faire extraire les images, a déposé plainte le jeudi 18 juin et fait deux signalements, l’un au Défenseur des droits, l’autre à l’IGPN qui l’a transmis aux services de la préfecture de police.
Azur est également embarqué. Interdit de territoire à Paris – où il est pourtant domicilié – suite à des dégradations en manifestation, il se voit « déjà partir en prison ». Pendant l’interpellation de Dava, il aurait été également frappé alors qu’il tentait d’intervenir, déjà menotté et assis dans la voiture de police :
« Le policier à côté de la portière m’a poussé pour me rassoir, et m’a mis une bonne tarte dans la gueule. »
De nouvelles violences au commissariat
Placés en dégrisement au commissariat du 10e arrondissement, Dava et Azur décrivent avoir chacun subi une succession de nouvelles violences, tant physiques que psychologiques. Selon eux, les policiers voudraient leur faire payer la rébellion du premier. Elles auraient commencé de la part du « viking » dès la sortie du véhicule dans le parking du commissariat, témoigne Dava :
« [Il] me dit : “Tu sais qu’ici y’a pas de caméras”, et il me redonne un coup au visage devant ses collègues. »
Rebelote quelques minutes plus tard à l’intérieur du bâtiment où, juste après l’avoir fait asseoir sur un banc, alors qu’il est toujours menotté, le policier baraqué lui aurait infligé « un crochet du droit ». La scène est confirmée par Azur, assis à côté de lui, pour qui Dava « ne représentait aucune menace ». Le certificat médical de Dava, établi trois jours plus tard, fait état d’« hématomes périorbitaires (bleu autour de l’œil, ndlr) », de douleurs nasales et aux cervicales et de griffures aux avant-bras.
« Après, ils se foutent de notre gueule, nous narguent, nous disent de fermer nos gueules », continue Azur. Assis côte à côte toujours menottés, dans l’attente de savoir ce qu’on fait d’eux, les deux interpellés parlent entre eux, trop fort, d’après les réactions d’un autre agent, un « jeune brun » chargé de les surveiller. Soudainement : « Le jeune se lève brutalement en lâchant : “Je t’avais bien dit de fermer ta gueule” et prend Azur et le traîne dans le couloir », indique Dava.
Pour Azur, la scène qui suit est encore brumeuse. Il raconte, difficilement, ne se souvenir que d’avoir été « chopé par le col » et emmené par le fonctionnaire, qui l’aurait poussé dans un renfoncement à l’intersection de deux couloirs menant aux cellules. Là, il aurait reçu « un ou deux coups de poing » dans le visage, puis aurait été malmené pendant une demi-heure par plusieurs agents, se retrouvant « contre le sol avec un pied sur la tête ». Depuis son banc, Dava ne voit pas la scène mais entend « une salve de coups sourds » portés sur Azur. « Cinq minutes plus tard, un second policier lance : “Ouais Brad Pitt, on va le défigurer” », ajoute-t-il. « Quand Azur ressort, il est tuméfié. On ne parle plus. » Sur des photos prises la nuit suivante, Azur a le visage marqué de multiples traces rouges sur chacune des pommettes. Lui n’a pas consulté de médecin et n’envisage pas de déposer plainte : « Le policier ne perdra pas son travail. Ce serait juste beaucoup de procédure et de stress pour pas grand-chose », explique-t-il.
« C’est comme si on était à eux »
Pendant deux heures, les deux interpellés continuent de faire l’objet d’une « agressivité constante » de la part des fonctionnaires, qui les insultent de « sales pédés », « gauchiasses », « fils de pute » et leur répètent de « fermer leur gueule », rapportent-ils. Les policiers auraient également refusé de leur donner de l’eau, de leur permettre d’aller aux toilettes et, pour Dava, d’accéder à sa Ventoline. Régulièrement, un fonctionnaire les « prend par le col » et les tire pour les faire souffler dans l’éthylotest situé à quelques mètres du banc et alors qu’ils ne montrent « aucune opposition », assurent-ils. Toujours dans une forme de revanche, selon Dava :
« Pour eux, on avait frappé des flics, donc ils nous traitaient comme des sous-humains, on était à leur merci. »
À l’image d’autres scènes de violences filmées dans les commissariats des 5-6e et du 19e et racontées dans les colonnes de StreetPress, Dava décrit une ambiance « paradoxale, aussi violente que légère », où la brutalité des fonctionnaires rejoint « une grande familiarité » : « C’est comme si on était à eux, qu’ils pouvaient s’amuser avec nous. » Devant eux, le « jeune » policier fait des tours de trottinette. Une atmosphère toxique, « absolument délétère », qui se traduit aussi par une agressivité entre les agents :
« À un moment, un policier a dit a une autre policière : “Toi t’es vraiment un sac à merde” »
Tandis qu’Azur est relâché à l’issue de son dégrisement avec une convocation, Dava est transféré au commissariat du 13e arrondissement pour y être placé en garde à vue pour des faits d’outrages et de rébellion, faute de place dans celui du 10e. Son traitement, cette fois par des policiers « de bureaux », change alors du tout au tout : « Ce n’était plus le même type de policiers, eux étaient plus professionnels. »
(1) Les prénoms ont été modifiés
(2) Sollicitée jeudi 18 juin, la préfecture de police de Paris a renvoyé « vers le parquet et l’IGPN ». Le lendemain, l’institution a renvoyé à son tour vers le service de la communication de la police nationale (Sicop), qui n’a pas donné suite malgré une relance le jeudi 25 juin.
Illustration de Une de Caroline Varon.

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29.06.2026

Selon nos informations, un major de la gendarmerie de l’Hérault avait pris des photos des parties intimes de sa fille de 11 ans et de l’une de ses copines. Il devait être jugé ce lundi 29 juin.
Selon nos informations, un major de gendarmerie de l’Hérault a été placé à la retraite d’office, à partir de ce mercredi 1er juillet, et ce, après avoir été surpris avec des images à caractère pédopornographique conduisant le parquet de Montpellier à engager des poursuites judiciaires à son encontre.

(…)

L’affaire, sensible, a éclaté fin avril, quand, lors d’une procédure de divorce, une mère de famille a découvert ces images dans l’ordinateur de son ex-mari, commandant en second d’un Psig (peloton de surveillance et d’investigation de la gendarmerie). Elle a donné l’alerte. Informée, la hiérarchie de la gendarmerie a aussitôt réagi et a désarmé le militaire qui a été entendu sous le régime de l’audition libre avant d’être placé en garde à vue et interrogé par une brigade de recherches.
Aucun passage à l’acte
Dans l’ordinateur des dizaines de photos ont été retrouvées, certaines mettant en scène des femmes nues, mais, surtout, des photos de très jeunes filles avec des gros plans sur leur sexe. Il s’agissait de sa fille âgée de 11 ans et d’une de ses copines, fille de gendarme également, « pendant qu’elles regardaient la télé ou lors de soirées pyjamas », indique un proche de l’enquête. Lors de son audition, le mis en cause, 57 ans, n’a pu que reconnaître la prise de ces clichés avec un appareil photo, et n’a pas eu trop d’explications, si ce n’est qu’il a évoqué « des pulsions » révèle encore le proche du dossier. Mais il n’y aurait eu aucun passage à l’acte.
Le parquet de Montpellier a décidé de le placer sous contrôle judiciaire et de le poursuivre pour « détention d’image de mineur à caractère pornographique » et « atteinte à l’intimité à caractère sexuel ».

(…)

« Sensible étant donné l’actualité »
Mais la date de renvoi fait grincer des dents à l’heure où l’institution judiciaire connaît des turbulences sur sa capacité à juger dans des délais raisonnables : le 23 février 2027. « C’est la première date que l’on m’a donnée, j’ai indiqué que c’était sensible étant donné l’actualité », s’est justifiée la présidente d’audience. De quoi laisser les parties civiles dans l’incompréhension : « c’est une histoire sensible avec des conséquences psychologiques importantes », déplore Me Marie-Laure Lapetina, aux intérêts de l’ex femme et de la fille du mis en cause.
« Mes clients regrettent que le dossier soit renvoyé aussi loin, il y a eu des photos licencieuses, on a volé l’intimité de leur enfant, il y a eu trahison, ils sont bouleversés », réagit Me Luc Abratkiewicz, avocat de la seconde plaignante.

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27.06.2026

Ce vendredi 26 juin, l’un des prisonniers du centre pénitentiaire de Nantes a été retrouvé inanimé dans sa cellule. L’homme a été déclaré décédé, mais les circonstances de sa mort n’ont pas encore pu être déterminées.
C’est un nouveau coup dur pour la maison d’arrêt de Nantes-Carquefou, située rue de la Mainguais au nord de la ville. Ce vendredi 26 juin, les surveillants ont retrouvé un détenu mort dans sa cellule.
La canicule en cause ?
L’homme de 41 ans a été déclaré décédé, nous confirme le parquet de Nantes. Une mort suspecte alors que Nantes et le département de la Loire-Atlantique étaient placés en vigilance rouge canicule depuis plusieurs jours.
Ce prisonnier serait-il une victime en plus de l’impressionnante vague de chaleur qui a frappé la région et le pays ? Pour le moment difficile à dire. Une enquête pour déterminer les causes de sa mort a été ouverte.

(…)

Des conditions de détention dégradées
Un nouveau fait divers au centre pénitentiaire de Nantes après l’incendie qui s’était déclaré en mai 2026 dans une cellule et qui avait fait un blessé.

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27.06.2026

La nouvelle s’est vite répandue entre les murs de la maison d’arrêt de Besançon, puis en dehors. Ce vendredi, un détenu a été retrouvé mort dans sa cellule par les agents pénitentiaires lors de leur ronde habituelle.
La scène a été gelée pour effectuer les premières constatations d’usage, mais selon la police, tout porte à croire que le jeune homme – retrouvé pendu à l’aide de draps – s’est suicidé. Le défunt était seul et sa porte était évidemment verrouillée de l’extérieur, précise-t-on. Une enquête supervisée par le parquet devrait permettre d’entériner ces conclusions.
Le détenu est décédé au quartier disciplinaire, où il avait été transféré quelques heures plus tôt à la suite d’un incident. Selon nos informations, il aurait le matin même refusé d’intégrer sa cellule habituelle, qu’il partageait tant bien que mal avec un autre codétenu.
Surpopulation carcérale et canicule ne font pas bon ménage
Ce nouveau drame pénitentiaire s’inscrit dans un contexte doublement éprouvant : une surpopulation carcérale latente dans cet établissement bisontin , qui dépasse souvent la barre des 470 prisonniers pour 276 places maximum en théorie, ainsi qu’une canicule difficilement supportable à huis clos, dans des cellules de 9 m² surchauffées à 35 °C en moyenne. Quelques adaptations de type « système D » ont été mises en œuvre pour atténuer cet effet micro-ondes, avec une ventilation accrue des locaux et un accès légèrement favorisé à l’eau, mais ces ajustements contraints par les exigences de sécurité atteignent vite leurs limites.
Ces derniers temps, la maison d’arrêt de la Butte – récemment épinglée par un rapport cinglant du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) – n’est pas épargnée par les difficultés. Le 21 avril dernier, un autre détenu avait mis fin à ses jours dans sa cellule, lui aussi par pendaison. Fin 2024-début 2025, trois prisonniers étaient également décédés en une semaine : deux par overdose et un par suicide.

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23.06.2026

Sans climatisation, ni volets, les prisons suroccupées peuvent devenir des étuves pour les détenus et le personnel pénitentiaire. Un détenu, via un référé déposé par son avocat, demande à pouvoir bénéficier d’une douche quotidienne.

(…)

A l’intérieur des cellules de 9 m2, la température peut devenir insupportable et dépasser les 40 degrés. Aucune cellule n’est équipée de volets ou de stores. 45 degrés dans une cellule de trois, annonce une vidéo postée sur Instagram en début de semaine. « Il fait 50 degrés dans la cellule. Normalement la porte devrait être ouverte, mais elle ne l’est jamais », décrivait le mois dernier un détenu du centre pénitentiaire…A… :

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23.06.2026

Le gouvernement s’apprête à faire voter une « présomption de légitime défense » en faveur des policiers qui font usage de leur arme. La mesure est assimilée à un « permis de tuer » par ses détracteurs et rompt avec le principe d’égalité devant la loi.
Le 7 juillet prochain, l’Assemblée nationale devra se prononcer sur une proposition de loi, portée par les députés Les Républicains (LR), instaurant une « présomption de légitime défense » pour les policiers nationaux, municipaux et les gendarmes. Jusqu’à présent, un membre des forces de l’ordre est présumé innocent – comme n’importe quel citoyen – s’il est accusé d’avoir fait usage de son arme sans discernement, de manière illégitime ou disproportionnée. En cas de doute, un policier ou un gendarme peut ainsi être mis en examen pour expliquer son acte. À la justice, ensuite, de trancher, en fonction des éléments de l’enquête, sur la « nécessité absolue » ou non de l’ouverture du feu.
Avec cette loi, tout membre des forces de l’ordre sera présumé en état de légitime défense s’il fait usage de son arme à feu, quelles que soient les circonstances ou la réalité de la menace. Même s’il tire dans le dos de quelqu’un qui n’est pas armé, par exemple. Policiers et gendarmes n’auront donc plus besoin de justifier de manière automatique de l’immédiateté d’une menace et de la proportionnalité de la riposte.
Si cette loi est adoptée, policiers et gendarmes bénéficieront d’une dérogation importante face au « principe d’égalité de toutes et tous devant la loi ». Ce qui inquiète nombre d’organisations, comme Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, le collectif Stop aux violences d’État ou l’ONG Flagrant Déni, à l’initiative d’un recours à l’Onu, qui assimilent cette mesure à une sorte de « permis de tuer ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’y est déjà dit « favorable à titre personnel », et une partie du bloc central pourrait voter cette proposition de loi. Cette revendication de présomption de légitime défense ne vient pas de nulle part. Elle est portée de longue date par les organisations les plus extrémistes au sein de la police, proches de l’extrême droite, et a fini par pénétrer la droite comme une partie de la gauche.
Au début, les « colères policières »
À chaque fois qu’un policier fait l’objet d’une mise en examen pour éclaircir les conditions dans lesquelles il a ouvert le feu et tué quelqu’un, l’affaire sert de prétexte à des « colères policières », comme les nomme le sociologue Fabien Jobard. Dès les années 1970, ces « colères » visent la justice, perçue comme trop dure envers les policiers.
Début juillet 1976, 3000 inspecteurs décident ainsi de déposer leur arme pour protester contre l’ouverture d’une information judiciaire visant deux de leurs collègues de la brigade criminelle. Ceux-ci avaient tiré huit balles, tuant sur son divan, à son domicile de Fontenay-Sous-Bois (Val-de-Marne), un employé de la Banque de France, Bernard Baptedou. Les policiers l’avaient confondu avec un suspect recherché dans une affaire de kidnapping – et avaient fait irruption dans son appartement par erreur. Les policiers qui protestent alors réclament une « présomption de légitime défense » pour leurs collègues.
En 1980, c’est l’affaire du brigadier Roger Marchaudon qui provoque une telle « colère ». Le brigadier comparaît libre à son procès aux assises pour avoir abattu de plusieurs balles dans le dos Mustapha Boukhezzer, 21 ans. Le brigadier est défendu par l’avocat Henri-René Garaud, cofondateur d’une nouvelle association, Légitime défense, et membre d’un petit parti de droite extrême (le Centre national des indépendants et paysans, qui soutiendra Éric Zemmour en 2022). L’association milite pour laisser aux policiers le droit de tirer, quel que soit le danger. Au tribunal, lors de l’audience, des groupes de policiers en civil intimident la sœur de la victime.
En 1982, Céline Carré, est tuée le 9 septembre à bord d’une voiture qui prenait la fuite pour éviter un contrôle. Les agents de la brigade de surveillance de nuit tirent alors quatorze coups de feu, tous par l’arrière ou de côté. Un non-lieu clôture l’instruction en 1987 : « La légitime défense est évidente même si la jeune fille a été abattue dans le dos », tente le syndicat indépendant de la police nationale (SIPN, classé très à droite et ancêtre du syndicat Alliance). Ses membres menacent de bloquer la circulation et de manifester « en tenue ou en service » si leur revendication d’un usage plus libre des armes n’est pas entendue.
Les premiers relais politiques
C’est un socialiste, Gaston Defferre, qui est parmi les premiers ministres de l’Intérieur à se prononcer en faveur d’un usage harmonisé des conditions d’ouverture du feu entre policiers et gendarmes – ces derniers, en tant que militaires, bénéficiant de conditions encadrées mais plus souples. Jugeant cette position dangereuse, Robert Badinter, alors ministre de la Justice, et qui vient d’abolir la peine de mort, s’y oppose fermement. Tout comme les syndicats policiers majoritaires de l’époque, réunis au sein de la Fédération autonome des syndicats de police (Fasp), dont les dirigeants sont proches du Parti socialiste (PS). La Fasp craint alors une hausse des tirs par de jeunes recrues mal formées à l’usage de l’arme à feu.
En 1983, après une cérémonie d’obsèques en hommage à deux collègues tués, 2500 policiers manifestent sous les fenêtres du ministère de la Justice au cri de « Badinter démission, en prison ! » Ils répondent à l’appel de la Fédération professionnelle et indépendante de la police (Fpip), un petit syndicat d’extrême droite, et dénoncent un « laxisme de la justice » face à « la racaille ». L’un des participants, venu en soutien protester « contre la politique qui aboutit à l’insécurité dans notre pays » n’est autre que Jean-Marie Le Pen, président d’un Front national encore faible électoralement.
La Fpip s’est créée en 1973 et compte en son sein des militants néonazis du Parti nationaliste français et européen (PNFE) ou de l’Œuvre française. Plusieurs de ses membres seront ensuite révoqués de la police, poursuivis, et condamnés, pour « association de malfaiteurs ». Ils avaient inspiré ou planifié au moins deux attentats perpétrés par le PNFE contre des foyers d’hébergement de travailleurs immigrés ou le siège du magazine de gauche Globe.
Passer les portes de l’Assemblée nationale
Les partisans de cette présomption de légitime défense commencent à s’organiser, et la revendication à dépasser les cercles d’extrême droite. En 1987, l’association La France avec sa police, anciennement J’aime ma police, organise un colloque à l’Assemblée nationale sur les contrôles d’identité et la légitime défense. Cette association, qui revendique un millier d’adhérents, est fondée par l’avocat Sylvain Garant, membre du Rassemblement pour la République (RPR), le parti de Jacques Chirac. « Non pas pour justifier ces bavures, mais pour laisser la justice faire son travail », explique alors l’avocat.
Avec le retour au pouvoir de la droite chiraquienne, le sujet entre timidement dans l’Hémicycle. En 1993, un député RPR demande à ce que les policiers puissent se servir des armes dans les mêmes conditions que les gendarmes, retrace Vanessa Codaccioni, professeure de science politique à l’université Paris 8 et autrice de plusieurs ouvrages sur la répression, parmi lesquels La Légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières (CNRS éditions, 2018). Alors ministre de l’Intérieur, plutôt connu pour son soutien aux policiers auteurs de violences, avec son fameux « Allez-y, je vous couvre ! », Charles Pasqua s’oppose pourtant à cette mesure, craignant le risque qu’un adolescent « pris de panique » par un contrôle policier puisse être blessé ou tué. Le souvenir du décès de Malik Oussekine, tabassé par des policiers en marge d’une manifestation étudiante en 1986, est encore vivace.
2012 : une « victoire idéologique du Front national »
Au tournant des années 2000, l’alignement des règles d’usage des armes des policiers sur celles des gendarmes, revient via un amendement du sénateur socialiste Michel Charasse. L’élu veut autoriser l’ouverture du feu après une simple sommation. Fraîchement nommé ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy ne donne pas suite.
C’est surtout dans l’entre-deux tour de la présidentielle de 2012 que cette question s’impose durablement dans le débat public. Le 21 avril, un agent tue d’une balle dans le dos Amine Bentounsi, un détenu en cavale, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Ce dernier invoque la légitime défense. Sa mise en examen pour homicide volontaire déclenche une manifestation des policiers, emmenés par le très droitier syndicat Alliance et la Fpip, qui réclament une présomption de légitime défense. Contre l’avis de son ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, pour qui cela reviendrait à instaurer un « permis de tirer », Nicolas Sarkozy, candidat à sa réélection, reprend la revendication à son compte durant sa campagne. Marine Le Pen salue alors une « victoire idéologique du Front National », qui porte cette mesure dans son programme à chaque élection depuis 2007.
Assouplissement des règles dans un contexte d’attentats terroristes
Après cette affaire, une « mission de réflexion sur la protection fonctionnelle des policiers et des gendarmes » est commandée par Manuel Valls (PS), lors de son arrivée à l’Intérieur. La mission écarte la possibilité d’une telle présomption mais formule une série de propositions qui ouvre le débat. « L’atteinte à la vie doit toujours, sous le contrôle des juges, être strictement proportionnée à la menace qui la justifie », rappelle alors le rapport.
Dans la foulée, deux propositions de loi, venues des rangs de la droite, n’aboutissent pas. En 2013, le Sénat, à majorité socialiste, s’oppose également à une présomption de légitime défense. « Ce projet conduit à donner le sentiment que la loi applicable à l’agent de la force publique doit être moins rigoureuse que pour le citoyen, alors que le premier représente l’État et dispose d’un armement parfois conséquent et de moyens de contrainte non négligeables, dont il doit faire usage avec discernement », rappelle le Défenseur des droits de l’époque, Jacques Toubon.
« Le sujet n’est pas clos », estime au contraire le député LR – et futur allié du FN/RN – Éric Ciotti, qui revient à la charge en mars 2015 pour mettre en place une « irresponsabilité pénale au bénéfice des personnes dépositaires de l’autorité publique » agressées. Traduction : les policiers ne seraient donc pas jugés responsables du fait d’utiliser leur arme à feu dans certaines conditions.
Au mitan des années 2010, dans une France endeuillée par les attentats terroristes perpétrés par des groupes djihadistes, dont des attaques envers les policiers à Viry-Châtillon (Essonne) ou à Magnanville (Yvelines), l’idée gagne du terrain. Sur fond de défilés nocturnes de « policiers en colère », les syndicats de la corporation divergent dans leurs revendications mais s’accordent sur la nécessité d’une meilleure protection contre une supposée « insécurité juridique ». Ils arguent de devoir attendre d’être sous le feu pour pouvoir riposter, sous peine d’être poursuivis par la justice. Ce qui ne correspond absolument pas à la réalité des faits, comme l’avait montré Basta!, dans un contexte où les poursuites contre des policiers demeurent rares.
Loi 2017 : vers un « permis de tuer » ?
C’est sous le mandat de François Hollande, avec la loi du 28 février 2017, portée par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve (PS), qu’une nouvelle étape est franchie. Le fameux article L-435-1 de ce nouveau Code de sécurité intérieure prévoit quatre situations nouvelles dans lesquelles le fonctionnaire peut faire feu. Notamment sur des véhicules en mouvement, s’il « peut imaginer raisonnablement que la personne est susceptible de porter atteinte à la vie des policiers ou à celle d’autrui ». La notion d’immédiateté, fondamentale pour caractériser une défense légitime, est alors mise à mal par la rédaction confuse de cette loi qui laisse reposer l’estimation du danger sur la subjectivité à l’agent, en fonction de ce qu’il « imaginera raisonnablement ».
Les organisations de défense des droits humains, des chercheurs, avocats et familles de personnes tuées par les forces de l’ordre, dénoncent alors un « permis de tuer ». De fait, le nombre de tirs ainsi que le nombre de décès par balle, principalement lors de refus d’obtempérer, augmente sensiblement depuis 2017, comme le révèle Basta!.
En 2022, treize personnes sont tuées par des tirs policiers alors qu’elles sont à bord d’un véhicule. Parmi elles, Fadjigui et Boubacar sont abattus par un jeune agent armé d’un fusil d’assaut sur le Pont-Neuf, au soir de la réélection d’Emmanuel Macron, dans le cadre d’un contrôle routier. Sa mise en examen pour « homicide volontaire » déclenche une nouvelle manifestation policière à l’appel de deux organisations syndicales, dont Alliance.
Un an auparavant, le 19 mai 2021, le secrétaire national du syndicat policier Alliance, Fabien Vanhemelryck, lançait : « Le problème de la police reste la justice », lors d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale. Comme un écho à celui de 1983, organisé par des policiers d’extrême droite. Cette fois, les manifestants se tiennent aux côtés de figures de tout l’échiquier politique, allant d’Éric Zemmour à Fabien Roussel (Parti communiste français). Le terrain semble prêt « à un nouvel élargissement de ce qui est appelé la présomption de légitime défense policière », craint l’historien Emmanuel Blanchard, en particulier dans l’hypothèse d’une victoire électorale du Rassemblement national en 2027.

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23.06.2026

Alors que le mois des fiertés bat son plein, sept bars LGBTQI + de région parisienne alertent sur le harcèlement et les actes homophobes croissants auxquels ils sont confrontés, sur fond de hausse des violences à l’encontre de la communauté. Témoignages.

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La Mutinerie fait partie des sept bars queers parisiens signataires d’une pétition lancée il y a deux mois pour alerter sur « le harcèlement constant de leurs établissements ». Ils relatent des « attaques, des intimidations, des amendes et des plaintes abusives », sur fond de hausse des violences commises à l’encontre de la communauté LGBTQI +. Le nombre de crimes et délits anti-LGBT a en effet triplé entre 2016 et 2024, selon l’Observatoire des Inégalités.

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22.06.2026

À la maison d’arrêt de Carcassonne, une trentaine de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules, samedi 20 juin. Ils voulaient dénoncer leurs conditions de détention. Les ERIS de Toulouse, équipes régionales d’intervention et de sécurité, chargées de renforcer la sécurité des établissements pénitentiaires, ont dû intervenir sur l’établissement.
Alors qu’ils étaient en promenade, une trentaine de détenus refusaient de réintégrer leurs cellules, à la maison d’arrêt de Carcassonne, ce samedi 20 juin vers 18h. Ils voulaient dénoncer leurs conditions de détention, liées notamment à la surpopulation carcérale. « Il y a des cellules où les prisonniers sont cinq.

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Manifestation pacifique
Au cœur des revendications des détenus, la surpopulation carcérale, qui n’épargne pas la maison d’arrêt de Carcassonne. Alors que la capacité de cette prison est normalement de 64 détenus, 164 y sont actuellement détenus.

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Les manifestants sont restés pacifiques pendant l’incident et ont aussi dénoncé les conditions de cantinage. Il s’agit de la possibilité pour les prisonniers d’acheter des produits qui ne sont pas fournis gratuitement par l’établissement pénitentiaire : nourriture sortant de l’ordinaire, produits d’hygiène, accès à la télévision, etc.
Les ERIS, équipes régionales d’intervention et de sécurité, en charge de la sécurité des établissements pénitentiaires, sont venus de Toulouse pour conduire l’intervention. Ils sont parvenus à un retour au calme vers 20h30.

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Des transferts de meneurs dans les prochains jours ?

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22.06.2026

Trois ans après les débordements, un ancien policier de la Bac Sud a été condamné pour des coups de matraque captés par vidéosurveillance sur un homme en plein centre-ville de Marseille.
Une centaine de policiers engagés. 31 blessés. 95 interpellations. La nuit du 30 juin au 1er juillet 2023, trois jours après la mort de Nahel, Marseille bascule dans le chaos. Le lendemain, Mohamed Bendriss perdra la vie lors d’une intervention des forces de l’ordre en marge des émeutes.
C’est dans ce décor que Mathieu D., ancien policier de la Bac Sud, a roué de coups de matraque Mehdi, près de la rue commerçante Saint-Ferréol, où plusieurs boutiques ont été la cible de pillages. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Marseille ce 17 juin 2026.
Quinze secondes sous les coups
Le 1er juillet 2023, vers minuit, Mathieu D. a rejoint son équipage place Félix-Baret (6e). En 17 ans de carrière, il n’a jamais vu un tel climat de tensions. « Tout le secteur était saccagé. On avait ordre de nettoyer la place », raconte-t-il à la barre. Son attention s’est portée sur un petit groupe qui s’était réfugié dans la cage d‘escalier du parking. Parmi eux, Mehdi, venu récupérer avec des amis son portable dans son véhicule de fonction.
En haut des marches, un premier policier a éclairé la bande avec son flashball et ordonné de remonter. Quelques instants plus tard, c’est au tour de Mathieu …

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21.06.2026

Comme la majorité de gauche plurielle s’y était engagée durant la campagne, Lormont s’ajoute aux villes métropolitaines équipant leur police municipale d’armes semi-automatiques et létales
Les élus lormontais ont voté à l’unanimité, ce vendredi soir, la possibilité pour la police municipale de se doter de pistolets semi-automatiques de calibre 9 mm. L’engagement de campagne de la majorité de gauche plurielle d’équiper les policiers communaux

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Le PC approuve « par contrainte »
La décision d’équiper la police en arme létale découle également de la volonté de la majorité t’étoffer son effectif. Au nom des socialistes et apparentés, Jeoffrey Ruiz est revenu sur ce « point majeur de notre programme électoral ». Tout en souhaitant « garantir les moyens à l’exercice de leur mission », l’élu est revenu sur le « marché du recrutement des policiers municipaux [lequel] devient particulièrement tendu. » Et, comme le rappelait Philippe Quertinmont vendredi dans nos colonnes, cette disposition devient un argument pour pouvoir embaucher de nouvelles recrues, souvent des anciens policiers ou gendarmes.

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À l’inverse, du côté de l’extrême droite, le Rassemblement national applaudit des deux mains : l’ancien commissaire de police Serge Blüge s’est dit « tout à fait favorable » à cet armement, les policiers municipaux étant « primo intervenants » sur bien des opérations.

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21.06.2026

«Une femme âgée d’une soixantaine d’années a été percutée par un véhicule de la Police nationale. Cette femme, ça aurait pu être ma mère».
Chauffards en uniformes, nouvel épisode
«Mercredi 17 juin vers 21h au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. Une femme âgée d’une soixantaine d’années a été percutée par un véhicule de la Police nationale. Cette femme, ça aurait pu être ma mère. Ça aurait pu être la vôtre. Elle était simplement sur un trottoir. Pensée à la victime ainsi que sa famille». C’est le message publié il y a trois jours par Amal Bentounsi, militante contre les violences policières, dont le frère a été abattu par un agent en 2012.
Sur la vidéo mise en ligne, on voit une voiture de la Police nationale à l’arrêt, encastrée dans des barrières en métal qui ont cédé sous la puissance du choc. Le véhicule, gyrophares allumés, a le pare-chocs brisé, et au niveau de la roue arrière gauche, au sol, se trouve une femme. Entourée par des policiers patauds, elle crie de douleur. Ses jambes paraissent encastrées sous l’automobile.
Cette dame traversait sur un passage piéton, elle a été gravement blessée aux deux jambes et a été opérée ce jeudi 18 juin. Elle s’est vue notifier trois mois d’incapacité totale de travail, ce qui est énorme.
Dans les colonnes du Parisien, un témoin explique : «La roue de la voiture a roulé sur la jambe de la dame. La police allait très vite. L’ambiance était tendue. Les policiers voulaient que les personnes présentes reculent. Ça a failli partir en émeute mais le maire est arrivé pour apaiser les choses».
Selon la version officielle, les fonctionnaires «tentaient d’intercepter deux personnes sur un deux-roues» qui auraient refusé un contrôle. Pourtant, ce sont bien eux qui ont failli tuer cette passante et mis les habitants en danger.
Cette affaire en rappelle une autre, survenue le 22 avril dernier, à Sartrouville. Vers 22h50, Mohamed El Bachiri, un habitant âgé de 81 ans, avait été renversé par une voiture lancée à pleine vitesse dans une rue passante, alors qu’il sortait de la mosquée. Les chauffards étaient des membres de la BAC d’Argenteuil, qui roulaient à vive allure. «On ne comprend pas comment cela a pu arriver sur une route limitée à 50 km/h. Mon père traversait un passage piéton donc il était totalement légitime de traverser en toute sécurité. À quelle allure allait exactement le véhicule ? C’est inadmissible d’avoir un papa qui rentre et qui d’un coup se fait faucher par une voiture de police» déclarait Youcef, le fils de la victime, en colère.
La version policière était la même : les agents menaient une course poursuite après un «refus d’obtempérer». Pour rappel, les policiers ne peuvent engager de poursuite à vive allure que pour les délits les plus graves. Et pas pour un simple refus de contrôle, une infraction qui est en principe exclue des consignes officielles. Les autorités prétendent souvent que les refus de contrôles mettraient en danger les passants et qu’il faudrait donner aux agents le pouvoir de partir en chasse à toute vitesse ou de tirer à balle réelle sur les conducteurs. Mais en l’occurrence, c’est le véhicule de police qui a provoqué un accident mortel. Et ce n’est pas la première fois.
Rappelons qu’à la fin de l’année 2023, en dix jours seulement en France, des voitures de la police et de la gendarmerie française ont tué trois piétons. Le 12 décembre 2023, en plein Paris et en plein jour, un homme de 84 ans a été percuté, alors qu’il traversait sur un passage piéton au vert, par une colonne de policiers à moto de la BRAV. Il décédait peu après. Le 18 décembre, à Senlis dans l’Oise, un homme âgé de 82 ans mourait après avoir été percuté par un véhicule conduit par des gendarmes au niveau d’une station service. C’était à 16h30, alors qu’il faisait jour et que l’octogénaire traversait la rue. Samedi 23 décembre à Saint-Pierre-des-Corps près de Tours, un jeune homme était percuté par une voiture de police dans des circonstances troubles, au petit matin. La victime est également morte.
D’autres homicides routiers ont été causés par les forces de l’ordre ces dernières années, suite à des «parechocages», une méthode violente qui consiste à percuter en voiture une personne pour l’arrêter. Sa légalisation est réclamée par les syndicats policiers, mais la pratique existe déjà en dehors de tout cadre légal.
Dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 mars 2024, un jeune homme qui circulait à scooter à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, est mort après avoir été heurté par une voiture de police. Il n’avait que 18 ans et était originaire de La Courneuve. Selon un témoin de la scène, «il y avait 2 personnes sur le scoot’ et la voiture de police a coupé la route, ils ont tamponné le mec et après il est rentré dans la camionnette». Jeudi 13 avril 2023 à Paris, trois adolescents sur un scooter étaient percutés par une voiture de police. Une jeune fille de 17 ans avait été placée dans le coma et un jeune de 14 ans était hospitalisé dans un état grave. Les policiers avaient ouvert leur portière pour déstabiliser le scooter. Grâce aux images, trois policiers avaient été mis à pied. En 2007 déjà, deux jeunes avaient été tués à Villiers-le-Bel de la même manière, provoquant d’importantes émeutes.
Auparavant, dans la nuit du 8 au 9 janvier 2020 à Rennes, c’est une animatrice périscolaire de 21 ans, Maëva, qui avait été percutée de plein fouet sur un passage clouté par une voiture de police banalisée, sans gyrophare ni sirène. Elle était décédée. Le policier mis en cause, un ancien agent de la BAC, avait déjà commis 8 infractions pour excès de vitesse. Le meurtrier récidiviste avait écopé de sursis lors d’un procès plusieurs années après.
Cette affaire n’a jamais eu d’écho national. Qui sont les chauffards ?

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20.06.2026

L’interpellation d’un suspect le 19 avril dans le quartier de La Laiterie s’était terminé par des coups portés par les policiers dans leur voiture comme l’avait capté une vidéo amateure (lire notre article). Et l’état cabossé de l’homme de 29 ans avait poussé le surlendemain le juge des comparutions immédiates à demander des investigations complémentaires et l’audition de témoins, tout en maintenant le suspect en détention provisoire.

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19.06.2026

Pour la justice, l’affaire Henri Lenfant peut être considérée comme définitivement close. Jeudi soir tard, juste après le prononcé du verdict, l’avocat général a annoncé que le parquet, qu’il représentait à l’audience devant la cour d’assises d’appel du Nord, ne se pourvoirait pas en cassation. Précisons que ce droit ne peut pas être exercé par les parties civiles dans un dossier pénal.
La légitime défense retenue
Le gendarme Alexandre B., accusé de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, est donc définitivement acquitté de ce crime. Pour rappel, tout comme la cour criminelle du Pas-de-Calais en février 2024, la cour d’assises d’appel du Nord, formée de trois magistrats professionnels et neuf jurés populaires, a jugé qu’il avait bien commis les faits mais qu’il devait bénéficier de la légitime défense.
Le 28 septembre 2018 à Fouquières-lez-Lens, Alexandre B., alors membre du GIGN, était rentré dans une voiture conduite par Henri Lenfant, pensant le moteur éteint. Mais la voiture avait redémarré subitement, l’emportant dans un terrain vague. En position instable et alors que, selon lui, Henri Lenfant aurait tenté de l’éjecter de l’habitable, il aurait eu peur pour sa vie. Ne voyant aucune alternative, il a fait usage de son arme. La balle, tirée à bout portant, a atteint le jeune homme, à l’arrière du crâne et a traversé son cerveau. Âgé de 22 ans et père de deux fillettes, il est mort peu après.
Lors du deuxième procès à Douai, l’avocat général a requis une condamnation à une peine symbolique – un an ferme aménageable, un an d’interdiction de port d’armes et pas d’interdiction d’exercer un métier dans la fonction publique. La cour d’assises ne l’a pas donc pas suivi.

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19.06.2026

Et si la «mexicanisation», la vraie, c’était la corruption et les violences policières systémiques ?
En novembre 2024, Bruno Retailleau, Ministre de l’Intérieur d’extrême droite, déclarait : «On a le choix entre une mobilisation générale ou la mexicanisation de notre pays car je vous assure que les narcoracailles n’ont plus aucune limite».
Une formule raciste qui prétend que le niveau de criminalité en France serait comparable à celui du Mexique, où règnent des gangs de narcotrafiquants liés à la police et à la classe politique. Quelques chiffres d’abord. Au Mexique, depuis le début de la «guerre contre la drogue» lancée par le gouvernement en 2006, 400.000 personnes ont été assassinées, près de 130.000 sont déclarées «disparues» et 1.600.000 sont déplacées. C’est une guerre civile qui ne dit pas son nom, avec des viols, des meurtres, des actes de torture, des exactions commises par l’armée et les cartels. Au Mexique, le conflit a permis aux autorités de liquider des militants anticapitalistes et écologistes, qui «disparaissent» sans jamais être retrouvés.
Durant la dernière campagne électorale mexicaine, au moins 34 candidats ont été assassinés. En comparaison, la France compte moins de 1000 homicides par an, soit 1,5 pour 100.000 habitant. Il y en a plus de 30.000 chaque année au Mexique, 25,2 pour 100.000 habitants… En France, le nombre d’homicide a presque été divisé par 3 depuis les années 1980, tout comme la majorité des indices statistiques répertoriant les crimes ou délits, eux aussi en baisse. Seule exception : le nombre de violences sexuelles, marqué par une augmentation des dépôts de plainte depuis MeToo, est en forte augmentation.
Mais venons en au fond. D’autres statistiques – les violences policières et la corruption des policiers – qui ne sont pas comptabilisées dans «l’insécurité» au sens de l’extrême droite, sont en forte augmentation depuis des années, sans réponse politique. Et si la «Mexicanisation», la vraie, ce n’était pas plutôt la collusion de plus en plus évidente entre la police, la justice, et les mafias de la drogue, ainsi que la corruption massive des forces de l’ordre ?
La corruption au sein de la police en forte hausse
Les derniers chiffres de l’IGPN, révélés par le patron de l’institution à Libération le 16 juin, indiquent une hausse massive des infractions à la corruption et à la probité au sein de la police. Un vaste agrégat statistique qui comprend la corruption, le trafic d’influence, la concussion – c’est-à-dire lorsqu’un policier extorque ou reçoit de l’argent illégalement – les détournements de fonds publics, les prises illégales d’intérêt, le favoritisme, la violation du secret professionnel, les faux et les détournements de fichiers de nature corruptive au sein de la police… Ces faits ont augmenté de 70% entre 2020 et 2024.
Connaissant l’incompétence et la complaisance de l’IGPN, il ne s’agit que de la face émergée d’un iceberg de pratiques mafieuses au sein de la police. Cette explosion de la corruption au sens large se traduit aussi par un nombre conséquent d’affaires d’ampleur au cours des dernières années.
Un trafiquant en charge de la lutte contre le narcotrafic
Le 17 octobre 2015 se produit un coup de théâtre. La douane découvre 7 tonnes de résine de cannabis dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le 16ème arrondissement de Paris. La prise est d’une telle importance que le président de la République en personne, François Hollande, se déplace pour féliciter les limiers de la douane. Mais qui sont les coupables ? De dangereux narcotrafiquants armés jusqu’aux dents ? Un réseau sud-américain d’ampleur internationale ? Rien de tout ça, l’enquête révèle l’implication de François Thierry, qui n’est rien de moins que le chef de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), devenu Office anti-stupéfiants en 2020.
Ce dernier s’avère être mouillé jusqu’au cou dans une affaire complexe de «livraison surveillée», en réalité plus proche de trafic de drogue en bande organisée. On parle donc de quantités de drogue astronomiques, distribuée sur l’ensemble du territoire français sous le regard bienveillant de l’officine qui est justement chargée de l’empêcher. Ironie du sort, le commissaire Thierry en personne était à l’origine de la création de l’Office anti-stupéfiants en 2020, un changement d’appellation qui devait matérialiser l’abandon de pratiques douteuses.
Poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiants et destruction de preuves, il encourait 10 ans d’emprisonnement. La justice vient finalement de le condamner à un an de sursis seulement.
Deux policiers corrompus par un réseau international de blanchiment d’argent
Un milliard d’euros. C’est le montant colossal d’argent issu du narcotrafic qui aurait été blanchi par un vaste réseau criminel, le tout en une décennie seulement. Le système, dirigé par un homme d’affaires marocain baptisé Lahoucine A.S., s’étalait sur plusieurs continents et relevait d’un «fonctionnement quasi industriel». Le rappeur Gims est d’ailleurs poursuivi dans le cadre de cette affaire tentaculaire, qui dure depuis des années.
Mais les 11 et 15 juin, nouveau rebondissement, et pas des moindres. Trois personnes, dont deux policiers, ont été mis en examen pour de lourdes infractions par le parquet. Ils sont notamment poursuivis pour «corruption passive», «blanchiment en bande organisée», «association de malfaiteurs» ou encore «violation du secret professionnel».
Le principal mis en cause, Johnny B., est brigadier-chef en Martinique et opère dans une cellule de lutte contre le narcotrafic. Il fournissait des informations policières au chef du réseau, Lahoucine A.S., contre rémunération. Le ripoux bénéficiait de 500 euros pour chaque consultation du Fichier des Personnes recherchées (FPR), un dossier ultra-sensible. L’IGPN a relevé jusqu’à 194 consultations illégales ou suspectes du brigadier chef depuis 2019, un chiffre astronomique. Ce pacte de corruption aurait permis à Johnny B. de gagner la coquette somme de 200.000 euros, tout en permettant au réseau criminel de bénéficier d’un coup d’avance face aux enquêtes judiciaires.
La policière vendait des milliers de fichiers à des mafias
Plusieurs milliers de fiches de renseignement ont été vendues à des réseaux criminels par une policière de Marseille. Amel Z., basée au commissariat du 10ème arrondissement de la Cité phocéenne, était en contact quotidien, à partir du mois d’avril 2025, avec un intermédiaire travaillant pour des narcotrafiquants. 16.000 messages ont été échangés sur la messagerie WhatsApp entre la policière et cet homme : elle lui envoyait des fichiers internes à la police, notamment les TAJ – traitement des antécédents judiciaires –, le FPR – fichier des personnes recherchées – et le SIV – système d’immatriculation des véhicules.
Son interlocuteur lui propose 200 euros par jour, «soit 6000 euros le mois». Elle lui envoie des dizaines de documents par jour, et touche en trois mois, plus de 22.000 euros. Ces ventes auraient compromis au moins une dizaine d’enquêtes judiciaires, notamment «des très gros dossiers de stups, des affaires de meurtre et des projets d’enlèvement». Elle a été arrêtée en septembre 2025. Un rapport d’enquête estime que «l’ancrage de ces pratiques, leur caractère systémique, leur finalité mercantile et leur prolongation dans la sphère du crime organisé traduisent une dangerosité majeure».
Le vice-procureur en charge de la lutte contre le narcotrafic se droguait
Un vice-procureur du parquet de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, était jusqu’à très récemment chargé spécifiquement de lutter contre le trafic de stupéfiants dans son département. Problème : le vice-procureur consommait lui-même depuis des années des drogues de synthèse, au point de «perturber le fonctionnement du parquet». Retards, réunions non honorées, absences à des audiences… Il s’est justifié auprès du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) en invoquant une «pression importante générée par les conditions de travail au parquet».
Un policier corrompu en podcast
Il y a quelques jours, Médiapart donnait à entendre un premier podcast d’une série reposant sur le témoignage d’un policier corrompu, grassement payé par des narcotrafiquants pour fournir des informations. Au-delà d’un témoignage personnel, le podcast révèle les défaillances structurelles qui conduisent des policiers à accepter des pots de vin. Une affaire tristement banale qui permet de plonger au cœur d’un système bien orchestré, au nez et à la barbe des institutions.
L’impunité policière atteint des sommets
D’après l’ONG Flagrant Déni, entre 2016 et 2024, le nombre de plaintes pour violences policières a augmenté de 60%, passant de 700 à 1100. Cette hausse des violences policières déclarées, sans compter toutes les affaires qui ne font pas l’objet de plaintes, se double d’une baisse des moyens alloués pour les sanctionner.
Le chiffre est éloquent : l’IGPN est incapable de traiter plus du dixième des affaires pénales impliquant des policiers. En cause : des effectifs en baisse depuis 2018, un manque de volonté politique sur le sujet et, surtout, un système structurellement inadapté à la prise en charge correcte des plaintes. Le manque de moyens de l’IGPN relègue l’immense majorité des dossiers à des services locaux, comme les «cellules déontologiques» des départements, ce qui conduit des fonctionnaires de police à enquêter… sur leurs propres collègues. En conséquence, le taux d’élucidation des affaires de violences policières a baissé de 25% entre 2016 et 2024.
Derrière les poncifs déshumanisants et le lexique raciste, les responsables politiques feignent d’ignorer les réalités statistiques et préfèrent surfer sur chaque fait divers sordide pour espérer en tirer des gains électoraux. La corruption, la vraie, c’est bien celle en col blanc ou en uniforme bleu, qui continue de rester largement impunie. Pendant que des équipes de communicants s’évertuent à trouver la prochaine formule choc qui aidera sa marque dans l’opinion, des milliers de victimes de violences policières, d’éborgné·es, de mutilé·es, attendent encore désespérément que justice soit faite.

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19.06.2026

Joey Thuilliers, 18 ans, a été placé en garde à vue pour outrage à agent après les heurts avec la police, mardi 16 juin. S’il ne nie pas ses outrages, il dénonce en revanche des violences de la part de la police.

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19.06.2026

La mère du petit Andréa, décédé suite à l’accident d’octobre 2025 à Virey-sous-Bar, a été mise en examen pour « homicide involontaire » par une juge d’instruction. Un statut que son avocat conteste. Le gendarme impliqué dans la violente collision a lui aussi été inculpé du même chef.

(…)

Accident mortel de Virey-sous-Bar : la mère du petit garçon décédé et le gendarme mis en examen pour homicide involontaire
C’était au matin du 2 octobre 2025. Au volant de sa voiture, une mère de famille de Virey-sous-Bar emmène ses deux enfants à l’école. Elle est alors percutée de plein fouet par une voiture de gendarmerie qui circule sur la départementale 671, le principal axe routier du village.

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19.06.2026

« Je me retrouve à découvert » : sa voiture saisie par la justice est désormais utilisée par des agents de police, elle se retrouve à payer les amendes des infractions qu’ils commettent
Depuis 2019, Jenny S. ne conduit plus sa Renault Clio, qui a été saisie par la justice lors d’une procédure pénale. Pourtant, elle continue encore de recevoir des contraventions liées à ce véhicule, utilisé depuis par un service de police. Une situation qui lui a coûté près de 3 000 euros, la perte de son permis et un quotidien devenu invivable.
Tout commence en 2019, lorsque le compagnon de Jenny S. lui offre une Renault Clio. Officiellement propriétaire du véhicule via la carte grise, la jeune femme ignore alors que la voiture appartient en réalité à son petit ami, visé à cette époque par une enquête pour trafic de stupéfiants. Dans le cadre de la procédure, la justice décide de saisir le véhicule.
Le 21 janvier 2019, Jenny S. remet donc la voiture, les clés et la carte grise au commissariat de Bobigny. Elle n’en reprendra jamais possession. Quelques mois plus tard, elle reçoit pourtant ses premières contraventions, rapporte Mediapart. Après s’être déplacée au commissariat et avoir expliqué la situation, les amendes sont annulées. Mais les courriers continuent d’arriver.
Une carte grise toujours à son nom
Au fil des années, une vingtaine de contraventions s’accumulent : excès de vitesse en Île-de-France, stationnements gênants ou encore circulation en voie de bus. Certaines sont même doublées après majoration. Dernier exemple en date : 35 euros pour un stationnement gênant à Vitry-sur-Seine fin mai 2026, ou encore 135 euros pour un excès de vitesse dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
À bout de solutions, Jenny S. saisit le parquet de Bobigny. Selon une réponse du 19 mars dernier, la Clio aurait été « remise aux Domaines pour attribution aux services d’enquête » dès 2019, puis utilisée par des services de police dans le cadre de leurs missions. D’après Mediapart, les infractions continuent d’être enregistrées au nom de l’ancienne propriétaire car les utilisateurs actuels du véhicule n’auraient jamais effectué les démarches de changement de titulaire sur la carte grise. Résultat : toutes les infractions sont automatiquement rattachées à Jenny S.
Une spirale administrative
Entre-temps, la situation a lourdement impacté son quotidien. Bénéficiaire du RSA, elle doit payer près de 3 000 euros d’amendes et sa banque lui a envoyé une dizaine de courriers annonçant des saisies sur son compte, la plupart ayant échoué car son compte en banque est vide. Les nombreuses amendes lui ont fait perdre des points et, par conséquent, son permis de conduire.
Épuisée par les démarches, elle dit aujourd’hui vivre dans l’angoisse permanente. Malgré plusieurs recours, une main courante déposée en 2024 et une plainte pour usurpation d’identité déposée au printemps, la situation reste bloquée. « Je me retrouve à découvert à cause d’eux », confie-t-elle, dénonçant un engrenage administratif dont elle n’arrive pas à sortir.

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18.06.2026

Avec 802 personnes écrouées pour une capacité théorique de 450 places, le centre pénitentiaire de Baie-Mahault fait face à une surpopulation sans précédent.

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18.06.2026

La thèse de la famille est la suivante. Compte tenu des déclarations de la victime, des témoignages des voisins, de l’alcoolisation et de la présence d’armes, « la mise en sécurité de Malgorzata Splawska aurait dû passer, a minima, par le placement en garde à vue de Monsieur Pierre Quistrebert. »
Le 25 juillet 2022, deux gendarmes interviennent une demi-heure au domicile d’un couple après un signalement de violences. Ils repartent en laissant l’homme libre. À midi, il tue sa compagne de trente-deux coups de couteau. Aujourd’hui, l’État doit répondre de ces trente-quatre minutes : pouvait-il voir ce que les voisins jurent avoir signalé ?

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18.06.2026

La défense déplore un dossier d’une « absurdité sans nom ». Un homme a été jugé le 10 juin dernier devant le tribunal judiciaire de Paris pour outrage, rébellion et violences à l’encontre de policiers, après avoir arrosé la jardinière de son balcon au-dessus de policiers, a indiqué mercredi l’avocate du prévenu au Parisien, confirmant une information du Canard Enchaîné.
Les faits remontent au 5 mai 2025. Ce jour-là, Hugo sort promener son chien, dans son quartier, à proximité de la Sorbonne, dans le Ve arrondissement de Paris. « Le temps qu’il fasse sa balade, un dispositif est mis en place par les forces de l’ordre pour sécuriser la visite du président Emmanuel Macron au sein de la faculté », rapporte Me Olivia Ronen, qui représente le prévenu.
Quand Hugo tente de regagner son domicile, les forces de l’ordre « lui demandent un justificatif de domicile et une pièce d’identité, ce qu’il n’avait pas sur lui », affirme l’avocate, selon qui son client a été « attrapé par le dos et jeté en arrière par les policiers ».
D’après les informations du Canard Enchaîné, les agents contestent cette version et affirment que le prévenu leur a demandé d’« arrêter de casser les co*illes » et de le laisser passer.
48 heures de garde à vue
Hugo parvient finalement à arriver chez lui en empruntant un autre chemin. Une fois dans son appartement, il en profite pour arroser ses plantes, avant de partir en vacances. Sans le vouloir, « il fait tomber quelques gouttes sur des policiers, et leur dit de faire attention », explique Olivia Ronen, précisant qu’il ne s’agissait pas des agents avec qui il avait interagi quelques minutes plus tôt.
De leur côté, les policiers affirment que le prévenu a menacé de « balancer d’autres choses » depuis le balcon.
Lorsqu’il sort de son immeuble, Hugo est interpellé et placé en garde à vue pendant 48 heures au commissariat du Ve et VIe arrondissement.
Pendant la garde à vue, trois policiers se plaignent d’irritation aux yeux et soupçonnent l’utilisation de produits corrosifs. Le lendemain de l’interpellation, le domicile d’Hugo est alors perquisitionné. La gourde avec laquelle il a arrosé ses plantes est notamment saisie pour des analyses. Les examens ont permis d’établir qu’elle ne contenait pas de substance toxique.
« Une telle mobilisation de moyens pour ce type de faits, c’est aberrant », estime l’avocate.
Le 10 juin, le procureur a requis 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, et 10 000 euros d’amende, estimant que le prévenu a cherché à se venger. Le délibéré sera rendu le 10 juillet prochain, précise au Parisien Me Olivia Ronen, déplorant un « dossier d’une absurdité sans nom ».

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19.06.2026

Des parents, dont le fils accusait son baby-sitter d’agression sexuelle, ont reçu un jugement de relaxe laissant apparaître des propos déplacés des magistrats du tribunal de Bobigny, estimant que la mère, «plus bohème que bourgeoise», avait entraîné «son fils dans un délire de victimisation de violences sexuelles».
Le ton est si inapproprié, l’erreur si grossière, la blague si choquante, qu’on pourrait croire, de prime abord, à un faux. Il y a quelques jours, Isabelle B., la mère d’un petit garçon de 10 ans, qui accuse son baby-sitter de l’avoir agressé sexuellement lorsqu’il avait 7 ans, a eu l’amère surprise de découvrir le jugement de relaxe, prononcé le 12 novembre 2025, par la 14e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny. Toutefois, ce n’est pas la relaxe – certes douloureuse, mais à laquelle elle s’était préparée avec son avocat – qui l’a profondément choquée, mais la rédaction de cette décision. Une décision qui pose la question du sérieux et de la considération avec lesquels les magistrats ont jugé cette affaire de violences sexuelles sur un mineur.

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18.06.2026

Les autorités parlent d’un «risque de trouble à l’ordre public» pour le concert antiraciste de la France Insoumise du 21 juin à Paris.
La fête de la musique une nouvelle fois attaquée. Les autorités parlent d’un «risque de trouble à l’ordre public» et inventent la présence d’artistes qui ne sont pas programmés pour justifier cette censure inédite.
Après les campagnes médiatiques diffamatoires, les poursuites contre des députés insoumis pour «apologie du terrorisme», l’ingérence d’officines israéliennes lors des élections municipales pour faire perdre les candidats insoumis, voilà l’interdiction d’un concert de la France Insoumise. En France, en 2026, le premier parti d’opposition subit des assauts répressifs inédits. Jamais sans doute un grand parti de gauche n’avait été autant attaqué depuis le Parti Communiste durant la guerre froide.
À présent, c’est la fête de la musique qui est visée. Le mouvement avait annoncé un grand concert antiraciste sur la Place de la République à Paris, le 21 juin. Une bonne idée, mais qui n’a rien de particulièrement exceptionnel. D’abord parce que la fête de la musique est en principe l’un des rares moments où l’on peut jouer des chansons, y compris engagées, dans l’espace public en toute liberté depuis plus de 40 ans. Un événement, on le sait, désormais menacé depuis la noyade de Steve à Nantes lors d’une charge policière le 21 juin 2019, les attaques de sound systems, ou encore la présence de forces de l’ordre toujours plus nombreuses chaque année, pour gâcher ce moment de joie.
Ce n’est pas tout : chaque année, des organisations politiques, associations, syndicats, et même entreprises organisent des concerts le soir de la fête de la musique. LFI aussi avait tenu un concert l’an dernier aux abords du Canal Saint-Martin à Paris, qui s’était parfaitement déroulé. Cette année, le parti avait d’ailleurs contacté la préfecture depuis le mois d’avril pour organiser son concert, et il n’y avait aucun problème. Jusque récemment.
Depuis une semaine, une véritable campagne s’est organisée pour censurer ce concert. Des tweets compulsifs de toutes les officines pro-israéliennes de France, en particulier le CRIF, des attaques d’éditorialistes et de la presse d’extrême droite, mais aussi et surtout un barrage venu du Parti Socialiste. Le maire de Paris a déclaré qu’il s’opposait au concert antiraciste, et l’adjoint au maire Ariel Weil, par ailleurs soutien inconditionnel d’Israël, a appuyé cette position. Des proches du maire déclarent même dans Le Monde : «Si Reconquête ! avait voulu organiser un concert de métal nazi au Trocadéro, tout le monde aurait hurlé». Pour les sionistes du PS, un concert antiraciste est la même chose qu’un événement nazi. La confusion est maximale. Résultat ? La préfecture vient de décider, au dernier moment, d’interdire le concert.
L’arrêté officiel de la préfecture est tout aussi scandaleux que stupide. Il justifie l’interdiction par la présence d’artistes et de personnalités «controversées», comme Médine, Assa Traoré et Soso Maness. Problème : ces personnes n’ont tout simplement pas été programmées à ce concert, c’est une invention pure et simple. Du reste, s’il fallait interdire chaque événement où se trouve une personne «controversée», il faudrait probablement vider toutes les rues du pays. Enfin, qualifier de «controversés» une militante et des artistes engagés contre le racisme et les violences policières est une preuve de plus que la préfecture est déjà aux mains de l’extrême droite.
Autre motif dans l’arrêté : une liste d’affrontements entre l’extrême droite et les antifascistes qui auraient eu lieu dans plusieurs villes, dont Nantes ou Rennes, sans aucun lien avec la fête de la musique ou la France Insoumise. Non seulement il s’agit de criminaliser l’antifascisme, comme on l’a vu lors de la mort de Quentin Deranque, mais aussi d’interdire préventivement tout événement culturel et parole qui s’opposerait à l’extrême droite, car cela constituerait un «risque de trouble». C’est tout simplement totalitaire, un tel arrêté aurait pu être rédigé directement par l’état major du RN.
L’arrêté parle aussi d’une «saturation» des forces de l’ordre ce jour-là, occupées par la coupe du monde et un concert de Bruno Mars. Là aussi, c’est une logique de dictature : n’importe quel événement pourrait être interdit avec ce prétexte. La France est déjà le pays le plus militarisé d’Europe, sa police est l’une des plus nombreuses et armées, mais il faudrait toujours plus d’agents. Et si l’État estime que l’occupation de l’espace par la police n’est pas encore suffisant : interdiction d’office. Où va-t-on ?
Tout cela est d’autant plus stupéfiant qu’un «concert de musique israélienne» est autorisé Place du Trocadéro le même soir pour «soutenir Israël». Sur la chaine génocidaire I24, l’organisateur parle d’une «grande célébration de la musique israélienne» avec des «artistes israéliens, chanteurs franco-israéliens et DJ», qui «bénéficiera d’un important dispositif de sécurité mis en place en coordination avec les autorités françaises». Cette fête est organisée pour la troisième année consécutive. D’un côté, le CRIF et les lobby israéliens exigent l’interdiction d’un concert de gauche, de l’autre, les autorités valident et protègent un rassemblement pro-Israël dans l’endroit le plus prestigieux de Paris.
Tout cela est malheureusement cohérent avec l’autorisation de défilés néo-nazis dans la capitale ou à Lyon par le gouvernement, alors que les manifestations antifascistes et pro-palestiniennes ont été implacablement interdites et réprimées. Jamais, depuis des décennies, les préfets n’ont interdit autant d’évènements publics que sous Macron.
Le 21 avril 2024, une grande manifestation «contre le racisme et l’islamophobie» organisée par de très nombreuses organisations avait déjà été interdite par le préfet de Paris. Ce dernier estimait que dénoncer les violences policières pouvait «attirer des éléments violents» et qu’évoquer les enfants de Gaza est une «provocation à l’antisémitisme». La justice avait annulé l’interdiction, mais Darmanin s’était acharné, et avait lancé un nouveau recours, pour tenter jusqu’au dernier moment d’interdire cette marche, qui avait finalement eu lieu dans le calme.
Concernant la fête de la musique, les Insoumis annoncent un recours en justice, qu’ils gagneront probablement, tant l’arrêté préfectoral est indigent. Mais le signal est envoyé : le dernier grand parti d’opposition est menacé même quand il veut passer de la musique.

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17.06.2026

En France, un rapport publié ce mercredi 17 juin alerte sur les « amendes discriminatoires » visant certains jeunes. Une enquête de plus d’un an menée par plusieurs ONG, dont Human Rights Watch, pointe du doigt le « harcèlement policier » qui cible les jeunes perçus comme noirs et arabes.
Un rapport publié ce mercredi 17 juin par plusieurs ONG, Human Rights Watch, (RE)CLAIM et la Maison communautaire pour un développement solidaire (MCDS), pointe du doigt les « amendes discriminatoires » qui visent certains jeunes en France. Il s’agit d’amendes forfaitaires contraventionnelles, qualifiées par les policiers de « triplettes magiques », selon le rapport. Car ces amendes sanctionnent trois infractions à la tranquillité publique : déchets, tapage et déversement de liquides insalubres sur la voie publique.
Des infractions « vagues », estiment les auteurs du rapport, qui font l’objet d’interprétation « subjective » par les policiers et qui visent en particulier certains individus.
Ce sont souvent des mineurs, verbalisés dès l’âge de 13 ans, voire 14 ans. Des jeunes dont les familles ont peu de moyens et qui habitent dans des quartiers dits « sensibles » et populaires. Une stratégie qui semble délibérée, puisque selon un rapport du Défenseur des droits publié l’an dernier, les amendes servent des politiques publiques qui veulent évincer de l’espace public des personnes qualifiées dans certains registres de police d’« indésirables ». Un terme repris par cette mère de famille qui élève seule ses trois enfants : « Ils les appellent les indésirables car ils ne veulent pas que nos enfants soient dehors, avec leurs amis, et donc ils les bombardent d’amendes », explique-t-elle.
Un nouvel outil de harcèlement policier
Des amendes qui s’ajoutent aux contrôles d’identité aux faciès, abusifs et répétés, qui sont des pratiques policières anciennes, à l’instar des fouilles et des palpations. Depuis 2012, les policiers français ont des pouvoirs élargis avec la possibilité de recourir à des amendes forfaitaires, une mesure qui visait à désengorger les tribunaux mais qui alimente les discriminations, selon les associations autrices du rapport.
Avec de lourdes conséquences financières : les jeunes reçoivent un grand nombre d’amendes qui sont majorées en cas de retard de paiement. Quand ces amendes s’accumulent, elles peuvent atteindre jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une dette dont héritent les familles puisque ces jeunes sont souvent mineurs. Les conséquences se font aussi sentir sur la santé, comme le souligne cette même mère de famille : « Moi, il y a quelques années, je ne pouvais pas dire le mot racisme, ça ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Mais là, je me rends compte que ça existe, et je ne sais pas quand ça va s’arrêter. L’un de mes fils a été tellement harcelé qu’il est aujourd’hui en psychiatrie. »
Les associations demandent de supprimer du Code pénal les trois infractions liées à la tranquillité publique et d’annuler toutes les dettes liées aux amendes. « Les victimes ont un sentiment de honte et n’osent pas en parler, il faut qu’on arrête de stigmatiser toujours les mêmes personnes », explique Omer Mas Capitolin, président de l’association Maison communautaire pour un développement solidaire, qui dénonce les contrôles abusifs au faciès. « Ce n’est pas parce qu’on est jeune, noir ou arabe, qu’on vit dans un quartier populaire qu’on est forcément un délinquant en puissance », souligne-t-il. Munies de cette enquête, les associations alertent le gouvernement pour qu’il mette en place un contrôle indépendant sur les amendes.
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17.06.2026

Des policiers ont blessé un adolescent de 16 ans, passager d’une voiture volée, au cours d’une course-poursuite le 12 janvier dernier à Carcassonne. La préfecture a décoré les policiers. Les parents du jeune garçon sont choqués.
Vol de voiture, conduite dangereuse, course folle en centre-ville… Le 12 janvier dernier vers 15 h 30 à Carcassonne, trois adolescents de 15 et 16 ans volent un véhicule utilitaire Citroën Berlingo. Ils prennent des risques insensés dans les rues de la capitale de l’Aude.
Le véhicule est repéré par un équipage de la brigade anticriminalité, aidé par trois policiers de la brigade d’aide et d’assistance judiciaire. Au bout de 15 minutes, la voiture folle menace un brigadier-chef, qui ouvre le feu, ce qui met fin au périple des trois adolescents. Un jeune de 16 ans, passager du véhicule, est blessé au thorax.

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17.06.2026

Le tribunal retient un second tir non légitime du taser dans ce qui n’était pas un refus d’obtempérer.
Un policier municipal de Marseille a été reconnu coupable de violences par personne dépositaire de l’autorité publique. Il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour un tir de pistolet-taser qui avait atteint la victime aux testicules. Le tribunal a fait droit à une dispense d’inscription de sa condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire.

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16.06.2026

Ce sont les surveillants de la prison qui ont fait la macabre découverte lors de leur ronde de sécurité du petit matin. Ce dimanche 14 juin, vers 6 heures, un homme a été retrouvé décédé à la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône.
Le détenu était âgé de 46 ans ; il a été retrouvé pendu dans sa cellule.
Selon le parquet de Villefranche, le détenu était en détention provisoire pour tentative d‘assassinat, dans le cadre d‘une information judiciaire suivie à Bourg en Bresse. Il était seul en cellule. Il s’est tailladé les veines puis pendu.
Un détenu se suicide tous les deux ou trois jours
En France, un détenu se suicide tous les deux ou trois jours. Selon les derniers chiffres communiqués par la direction de l’administration pénitentiaire, 157 personnes écrouées se sont suicidées en 2023 (145 en détention et 12 hors détention), contre 139 en 2022.
Parmi ces personnes décédées, quatre étaient mineures, et cinq étaient des femmes. Des chiffres plus élevés que dans la plupart des pays européens, selon l’OIP (Observatoire international des prisons).

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16.06.2026

Un gendarme originaire de La Ferté-Macé (Orne) est incarcéré depuis le 3 juin 2026 pour corruption de mineurs. Il aurait demandé à au moins quatre jeunes de lui envoyer des photos dénudées et de leurs parties intimes en contrepartie d’argent, et leur en aurait lui-même envoyé.

(…)

Il connaît la gravité de la pédocriminalité, c’est d’autant plus inquiétant.

(…)

En visioconférence depuis la prison du Mans (Sarthe), Nicolas Furne, 29 ans, conteste son placement en détention provisoire prononcé par le parquet d’Alençon (Orne)…

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16.06.2026

Basta! recense 49 décès liés à une intervention des forces de l’ordre – police, gendarmerie et police municipale – en 2025. Ce chiffre pourra éventuellement évoluer lorsque les rapports de « la police des polices », IGPN (pour les policiers) et IGGN (pour les gendarmes), seront publiés. Il est pour l’instant inférieur aux décès de 2024, au nombre de 66 – un niveau inédit depuis que nous tenons à jour cette base de données sur les interactions policières létales (chiffre auquel s’ajoutent trois décès directement ou indirectement du fait de policiers hors service). Au-delà des chiffres, ce sont les circonstances dans lesquelles ces décès se produisent qui livrent des éléments sur la légitimité – ou non – du recours à la force dans ces 49 décès [1].
La police nationale est impliquée dans plus d’une trentaine d’affaires, la gendarmerie dans une dizaine de cas et la police municipale dans cinq décès. Ces interventions létales recouvrent des situations très différentes : des personnes qui ont elles-mêmes ouvert le feu sur les forces de l’ordre ou qui viennent de perpétrer un féminicide ; des personnes en décompensation psychique et jugées, à tort ou à raison, menaçantes ; des adolescents tentant d’éviter un contrôle de police ; ou des personnes interpellées et victimes d’un « malaise » entre les mains de la police. Plusieurs affaires soulèvent des interrogations, en particulier quand la version policière diffère de celle de témoins de la scène.
Morts par balles, armés ou non
Cela reste la première cause de décès : lorsque policiers ou gendarmes font usage de leur arme à feu, ce qui est le cas dans dix-neuf de ces décès. Dans quatre de ces interventions, les forces de l’ordre ont été amenées à riposter. Sur une aire d’autoroute à Selongey, en Côte-d’Or, le 8 février 2025, des policiers du Raid en filature sont visés par des tirs d’armes automatiques venant des suspects qu’ils surveillaient dans le cadre d’une enquête pour « aide au séjour en bande organisée et association de malfaiteurs ». L’un des suspects est tué.
Un mois plus tard, un homme au masque de clown muni d’un sabre prend en otage la gérante d’une fromagerie à Bidart, près de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Au moment de la négociation avec des policiers de la Bac arrivés sur place, il pointe une arme vers eux et semble faire feu, avec un pistolet qui se révélera factice. Les policiers de la Bac ripostent et tuent cet ancien militaire. À Metz (Moselle), c’est un homme qui menace de sa fenêtre les passants avec une arme à canon long, pendant la nuit. Vers 3 heures du matin, il ouvre le feu en direction de policiers, blessant trois d’entre eux, selon le récit du parquet.
D’autres décès surviennent alors que les agents interviennent dans le cadre de violences conjugales ou intrafamiliales, comme cette affaire qui implique un homme menaçant avec un pic à brochettes les agents appelés par son ex-compagne à Wingles dans le Pas-de-Calais. Ou Franck Ollivo, qui vient de commettre un féminicide en assassinant son ex-compagne, Tatiana Mevel, à Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine), le 8 août 2025, et qui menace avec une machette les gendarmes à leur arrivée.
Armes blanches et souffrance psychique
Les forces de sécurité font de plus en plus souvent face à des profils de personnes plutôt âgées et souvent en grande détresse psychique, provoquant un comportement parfois agressif. C’est le cas de Jacky, souffrant de schizophrénie et retranché avec ses deux enfants et leur mère au Lamentin, en Martinique, avant d’être tué par le Raid alors que les policiers ont cru entendre une détonation. « Il a supplié pour qu’on lui donne des soins et, résultat, il a pris deux balles, uniquement », regrette sa cousine.
Début 2025, c’est un homme nu dans une église de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) qui menace des passants puis des policiers avec un couteau avant d’être tué. À La Réunion, Jean dit « Ti-Fred » se retranche dans son appartement pour éviter une hospitalisation sous contrainte jusqu’à ce que la gendarmerie intervienne. Selon le procureur, ce sexagénaire aurait menacé les militaires qui ont ouvert le feu après avoir tenté de le maîtriser avec leur Taser. La gendarme est convoquée par l’IGGN pour justifier son tir.
À Dugny (Seine-Saint-Denis), des habitants présents ce 26 février évoquent une « bavure policière » à propos de la mort Nicolas Larue. Présenté comme « véhément », cet homme atteint de schizophrénie et armé de couteaux est tué par les policiers. Ces derniers, alertés par un ambulancier, avaient utilisé leur Taser « sans succès », avant d’ouvrir le feu. La famille du défunt déplore une spirale d’incompréhensions.
Les zones d’ombre de la légitime défense
Juridiquement, l’ouverture du feu sur une personne armée n’est pas légitime par principe. Selon l’article 122-5 du Code pénal, les forces de l’ordre doivent justifier de conditions d’immédiateté, de nécessité, et de proportionnalité de la riposte à un danger.
Plusieurs de ces affaires sont d’ailleurs entourées de zones d’ombres. C’est le cas dans la mort de Gabriel Bée, tué par des gendarmes chez lui, près de Niort (Deux-Sèvres) le 21 mai 2025, à la suite d’un signalement pour tapage nocturne.
L’enquête a conclu que ces tirs étaient « nécessaires » face au trentenaire qui aurait brandi une matraque. Les proches du défunt contestent cette version en s’appuyant sur deux vidéos enregistrées le soir des faits. « C’est aberrant qu’on puisse mourir alors qu’on a mis la musique trop fort », déplore sa mère.
Après une fête à Plum (Nouvelle-Calédonie / Kanaky), Faara Tournier, ne détient pas d’arme quand il reçoit une balle mortelle tirée par un gendarme, en septembre. Ce dernier a ouvert le feu sur un véhicule qu’il estimait menaçant, tuant Faara Tournier qui n’en était pas le conducteur. Selon la version du gendarme, il était passager ; selon plusieurs témoins, il était à l’extérieur. Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) dénonce un « déploiement démesuré de plusieurs contingents de policiers et de gendarmes mobiles ».
Une personne a aussi succombé à une arme dite non létale. En avril 2025, un homme, « errant pieds nus » dans les rues de Paris, meurt après avoir reçu, lors d’une arrestation musclée, un tir de Taser venu d’une patrouille de police sollicitée par le Samu.
Refus d’obtempérer et fuites
Onze personnes ont péri dans un accident routier en lien direct ou indirect avec une intervention des forces de l’ordre. En décembre dernier, un policier municipal de Nice écrase une piétonne, lors d’une marche arrière au volant de sa voiture. Dans l’Oise, Sylvette C. meurt dans une collision avec un véhicule de gendarmerie qui partait en intervention.
La plupart de ces accidents mortels ont cependant lieu lors d’un « refus d’obtempérer » ou d’une tentative de fuite. Le 24 janvier, Thibaut W., dit « Bilal », meurt en scooter après avoir été pris en chasse par les polices municipale et nationale qui cherchaient à le contrôler. La famille dépose plainte et demande la saisine de l’IGPN. Des témoignages recueillis par les proches de la victime affirment que « la police le serrait ».
La cousine de Siméo Hingard, 16 ans, s’interroge aussi sur la distance à laquelle se trouvait le véhicule de police municipale de Tourcoing qui poursuivait l’adolescent à la suite d’une infraction routière en deux-roues, avant qu’il ne percute mortellement un poteau. Nolan, 13 ans, lui, meurt dans un accident de voiture alors que le véhicule était suivi par la police, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).
Par ailleurs, deux personnes migrantes ont perdu la vie en mer après que leur embarcation a été heurtée par la police aux frontières au large de Mayotte.
Morts entre les mains des forces de l’ordre
Enfin, dix personnes sont décédées lors de leur interpellation ou lors de leur détention dans un commissariat ou une gendarmerie, dans des conditions parfois floues. En Seine-et-Marne, C. aurait heurté un panneau de signalisation avant de faire un « malaise » au moment de son interpellation par la Bac.
En juin, durant son transfert à la gendarmerie de Villeneuve-Tolosane (Haute-Garonne), un automobiliste arrêté après une altercation se serait montré violent envers lui-même jusqu’à « se taper la tête dans la camionnette », d’après le parquet. Il est décédé quelques minutes après son interpellation.
Plus de 20 morts en 2026
D’autres personnes décédées dans des commissariats sont présentés comme des « toxicomanes » ou des « marginaux », et ont été interpellés pour des suspicions de vol, avec ou sans violence, ou pour ivresse sur la voie publique. En état d’ébriété, Adrian B. succombe à un arrêt cardiaque dans sa cellule de dégrisement en avril 2025, malgré les soins prodigués par les policiers et les pompiers parisiens. Le même mois, S. K. connaît une fin de vie similaire dans les locaux de la police Roubaix.
Depuis le début de l’année 2026, nous dénombrons plus d’une vingtaine de décès, en cinq mois. Auxquels s’ajoute le triple meurtre commis par un policier municipal, le 8 mai, contre son épouse et leurs deux filles de 9 et 13 ans, dans le Val-d’Oise, avec son arme de service. Ce type de drame n’est pas le premier. Et pose une nouvelle fois la question des armes qui peuvent être gardées par les policiers en dehors de leur service.

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15.06.2026

C’est un homme au profil inquiétant qui a comparu lundi 15 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Quimper. Ce policier qui exerce dans le Morbihan était poursuivi pour des violences sur sa fille et son ex-compagne sur plusieurs années. Le paroxysme a été atteint le 15 janvier dernier lorsque les gendarmes de Quimperlé sont intervenus à son domicile pour secourir sa femme affolée, réfugiée dans ses toilettes avec sa fille. L’homme, qui détenait un couteau, souhaitait en finir, et avait demandé aux forces de l’ordre de lui tirer dessus.
Des caméras dans la maison pour les surveiller

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15.06.2026

En décembre 2018, un policier avait gravement blessé un lycéen en utilisant son lanceur de balle de défense (LBD), lors d’une manifestation à Saint-Jean-de-Braye. Renvoyé en correctionnelle pour « violences volontaires », il s’est désisté de son pourvoi en cassation. Il sera donc jugé prochainement.
Il y aura bien un procès à Orléans pour un policier mis en cause après un tir de LBD qui date de décembre 2018. Âgé aujourd’hui de 58 ans, ce fonctionnaire de police sera jugé pour « violences volontaires » commises par « une personne dépositaire de l’autorité publique ». L’an passé , il s’était pourvu en Cour de cassation pour contester son renvoi en correctionnelle. Mais la radio ICI Orléans vient d’apprendre qu’il s’était désisté, ce qui rend le procès désormais inévitable : il devra donc s’expliquer pour ce tir effectué avec un lanceur de balle de défense et qui avait gravement blessé au front un lycéen de 16 ans.
93 jours d’arrêt de travail
Ce 5 décembre 2018 , des manifestations de lycéens ont lieu dans toute la France pour dénoncer la réforme du bac et la création de Parcoursup. À Saint-Jean-de-Braye, devant le lycée Jacques Monod, la manifestation dégénère : abribus cassé, feux de poubelles, et finalement jets de pierres contre les forces de l’ordre. L’un des policiers, un brigadier-chef affecté au commissariat d’Orléans, décide d’utiliser son LBD. Oumar, alors élève en seconde, s’écroule, gravement blessé à la tête. Bilan : 93 jours d’arrêt de travail, une opération chirurgicale, et d’importantes séquelles physiques – alors qu’il ressort de l’enquête que le jeune homme (qui est actuellement étudiant) ne faisait pas partie du groupe qui lançait des projectiles.
C’est surtout la manière avec laquelle a été effectué ce tir qui pose problème aux yeux des magistrats instructeurs. En clair, le policier n’aurait pas respecté les préconisations d’emploi de cette arme : le tir a eu lieu à une distance de 50 mètres, alors que la distance recommandée est de 3 à 35 mètres – au-delà, le tir ne peut pas être précis, surtout sur une cible mouvante. C’est ce qui explique qu’Oumar n’était pas la personne visée mais qu’il a été atteint à la tête, alors que le policier prétend avoir voulu toucher le thorax. Une imprécision aggravée par un temps de visée trop court, estimé à seulement une seconde.
Un procès en 2027 ?
C’est peu dire que ce procès est attendu avec impatience par l’ancien lycéen et sa famille. « Pour mes clients, c’est très important qu’il puisse y avoir ce procès, commente leur avocat, Me Chistophe Rouichi. Au-delà de la faute commise par le policier, ce qu’ils n’ont pas supporté, c’est qu’il certifie à plusieurs reprises que ce jeune homme jetait des pierres sur les forces de l’ordre, ce qui n’était absolument pas le cas. Et c’est avant tout pour cela qu’ils attendent ce procès : qu’on dise haut et fort qu’Oumar est simplement une victime dans cette affaire. »
L’ordonnance de déchéance du pourvoi rendue par la Cour de cassation date du 14 janvier 2026. En pareil cas, le délai moyen pour que le dossier arrive devant le tribunal correctionnel d’Orléans est de 12 à 18 mois, soit un procès en 2027. Mais « compte tenu des nouvelles priorités de la Chancellerie et du manque criant de moyens et de magistrats au sein de la juridiction orléanaise », Me Christophe Rouichi craint que ce procès ait lieu à une échéance bien plus lointaine : « Et c’est un souci, car on est déjà huit ans après les faits et je crois qu’on a toujours pas pris conscience des dangers du LBD, qui n’est pas une arme anodine ». En tout cas, à ce jour, aucune date n’a été fixée pour la tenue du procès.

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15.06.2026

Il propose les « ravitos du peuple », des ravitaillements gratuits offerts aux sportifs en région parisienne, et rencontre un grand succès sur les réseaux sociaux, au point d’attirer les chaînes de télé. Mais, dans sa dernière vidéo, « Monsieur Ravito » a pesté contre la police municipale qui est venue lui dire qu’il n’avait pas le droit de mener à bien son initiative.
Vous l’avez peut-être déjà aperçu sur les réseaux sociaux ou à l’occasion d’une sortie running ou vélo en région parisienne, Arthur, alias « Monsieur Ravito », a acquis une certaine notoriété avec un concept des plus simples : des « ravitos du peuple » gratuits, proposés aux sportifs et documentés sur la page Instagram monsieur_ravito.
Si, dans la très grande majorité des cas, l’eau fraîche et les petits snacks adaptés aux coureurs et aux cyclistes séduisent, certaines sorties ne se sont pas passées comme prévu. « Monsieur Ravito » a notamment filmé un échange tendu avec la police. Alors qu’il avait installé, comme il en a l’habitude, sa petite table pliante, sur laquelle il avait disposé un grand bidon d’eau fraîche, des gobelets et des snacks, deux policiers municipaux sont venus lui demander de plier bagage.
« Vous avez une autorisation pour être ici ? », entend-on dans la vidéo partagée sur Instagram. Celui qui propose des ravitos gratuits répond par la négative et s’étonne de cette demande, étant donné qu’il ne vend rien, mais « offre » un peu de rafraîchissement aux sportifs, gratuitement. Mais les policiers ne veulent rien entendre et menacent même de verbaliser Arthur s’il ne replie pas sa table. Ce dernier finira par s’exécuter, quelque peu étonné par cet ordre, tout comme ses followers, écœurés de voir cette initiative solidaire sanctionnée…

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14.06.2026

Déjà condamné pour un dossier connexe à l’affaire, ce gardien de la paix franco-algérien, depuis révoqué, est entendu comme simple témoin. L’information judiciaire a révélé qu’il était notamment fasciné par Hitler et Pétain.

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En début d’après-midi, lundi 15 juin, Djalil M. s’avancera à la barre de la cour d’assises. Bien que gardien de la paix au moment des faits, il ne viendra pas raconter l’enquête qui a conduit au renvoi de vingt-deux personnes, des barbouzes et des patrons d’entreprise, pour la bagatelle de cent douze infractions, dont vingt-six crimes. Non, Djalil M. n’a pas enquêté sur cette affaire Athanor, du nom de la loge maçonnique depuis laquelle une officine envoyait des tueurs réaliser des contrats, et dont le procès se déroule à Paris depuis fin mars.

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14.06.2026

Le tribunal administratif de Marseille a confirmé la révocation d’un policier municipal de Nice, actée en 2022. Ce dernier a été impliqué dans une affaire de violences.
La cour administrative d’appel de Marseille a validé à son tour la révocation d’un policier municipal de la « BAC nuit » de Nice (Alpes-Maritimes) qui avait été impliqué en 2022 dans « l’arrestation arbitraire » d’un jeune homme laissé « seul » et « blessé » en pleine nuit dans un lieu « éloigné du centre-ville ».

(…)

Une « arrestation arbitraire »
Dans la nuit du 10 au 11 avril 2022, ce dernier s’était en fait rendu « sans motif professionnel » dans un bar avec ses co-équipiers « alors qu’il était en service » et « en uniforme », rappelle la cour administrative d’appel de Marseille dans un arrêt en date du 28 mars 2026 qui vient d’être rendu public. Il avait alors « conduit […] un individu qu’il présumait être le co-auteur d’un » tag « sur le véhicule de police » dans un lieu « éloigné du centre-ville », alors qu’un simple « contrôle d’identité » lui avait été « préconisé » par un officier de police judiciaire (OPJ).
Cette « arrestation arbitraire » survenue « en dehors de tout cadre légal » s’était produite après que le requérant ait « demandé » à son collègue conducteur « de se rendre à un autre lieu que la caserne à laquelle ils devaient se rendre ». Le fonctionnaire avait par la suite « reconnu avoir consommé de l’alcool avant les faits », avait-il été précisé en première instance.
« Il a fait descendre le jeune […] du véhicule, […] lui a donné une gifle avec le revers de la main et […] lui a mis la tête sur le capot » détaillait même le tribunal administratif de Nice. « Le requérant, qui n’a pas reconnu avoir porté de coups […] et qui a indiqué que ses coéquipiers n’ont pas touché à ce dernier ni proféré d’insultes, est resté insensible devant les constatations médicales qui lui ont été exposées », avait déjà relevé la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence quand elle l’avait placé sous contrôle judiciaire.
Il nie les menaces et insulte
« Si […] M. X nie avoir menacé le jeune […] de viol et de lui mettre une balle dans la tête […], les déclarations de ses coéquipiers […] ne concordent pas avec l’ensemble de ses dires », avaient relevé les magistrats. « Ils font au contraire état d’insultes, de menaces et de coups portés par le requérant à l’égard du jeune homme. » Le fonctionnaire avait au demeurant « reconnu ne pas avoir porté assistance » à sa victime, avait fait état de « problèmes familiaux » et « être sur la corde raide ». « Les déclarations de la victime concordent », était-il relevé.
Devant le conseil de discipline, en juin 2022, l’avocat du policier municipal avait d’ailleurs dit « à l’ouverture des débats » que son client « ne conteste pas » les faits commis et qu’il estimait lui-même « mériter une sanction pénale et disciplinaire ». « La réalité des faits est établie », en déduit donc la cour administrative d’appel de Marseille.
Il ne reconnaît que trois « gifles »
« Si M. X conteste avoir été l’auteur de séquestration, menace de viol ou intimidations, qu’il affirme n’avoir infligé […] que trois » gifles « ayant accidentellement provoqué une fracture du nez et que l’auteur présumé du » tag « s’était préalablement montré » insultant et insolent « […], toutefois il ne conteste pas l’étendue des blessures subies par l’individu », font observer les juges. « M. X a décidé […] de transporter ce dernier dans un lieu éloigné du centre-ville de Nice […] et il y a été laissé ensuite seul et blessé en pleine nuit », répètent-ils.

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13.06.2026

En août 2023, Yacine T. est mort à la prison de Béziers (Hérault). La dégradation brutale de son état de santé n’avait pas été comprise. Le tribunal a prononcé des condamnations pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. La médecin qui avait examiné le détenu a été relaxée.

 

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13.06.2026

5 tirs délibérés dans la tête, 4 mutilations définitives, dont 3 mineurs. C’est le bilan encore provisoire d’un week-end de sauvagerie policière.
Le bilan du week-end de sauvagerie policière s’alourdit
Médiapart a publié le 11 juin une interview de Jordan, un jeune mannequin professionnel de 26 ans et habitant en région parisienne. Il a été mutilé par un tir de balle en caoutchouc le soir de la victoire du PSG en Ligue des Champions.
L’œil bandé, Jordan raconte sa soirée du samedi 30 mai, qui a vu sa vie basculer. Il était sorti avec deux amis, et se trouvait dans le XVIIème arrondissement de Paris pour célébrer la victoire du PSG. Autour de 22 heures, la police attaque les groupes de supporters et gaze massivement, sans distinction. Il est pris dans un mouvement de foule. Avec un de ses amis, il se réfugie avec des dizaines de personnes dans une cour, le temps que les choses se calment. Une demie heure après, il sort. C’est à ce moment là que Jordan est touché à l’œil par un tir de LBD.
Autrement dit, des policiers armés attendaient que les personnes repliée dans la cour sortent pour leur tirer dessus. C’était une partie de ball trap contre la jeunesse de banlieue parisienne. L’ami de Jordan «affirme avoir vu une munition de lanceur de balles de défense tomber à ses pieds» après l’impact. Jordan saigne, il est très gravement blessé et hospitalisé en urgence, pendant plusieurs jours. Médiapart rapporte que les médecins font état d’un traumatisme d’une «gravité exceptionnelle», qui a provoqué l’éclatement de son globe oculaire et plusieurs fractures au visage. Jordan a définitivement perdu son œil.
Le même soir, le média Street Press a rapporté une autre grave blessure à la tête par une balle en caoutchouc. Celle de Mourad, 43 ans, qui n’a «rien vu arriver». Il se trouvait à Châtelet avec deux amis. Au moment de rentrer chez lui, devant le pont d’Iéna, il reçoit un tir policier. L’impact provoque sept fractures autour de son œil droit, notamment des parois et du plancher de l’orbite jusqu’au «processus condylien», par laquelle est accrochée la mâchoire inférieure, selon Street Press qui cite une source médicale. Par miracle, son globe oculaire n’a pas explosé, mais Mourad aura des séquelles.
Ces deux cas s’ajoutent à trois autres mutilations déjà répertoriées.
Celle de Daouda, un enfant de 13 ans, qui fêtait la victoire du PSG à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. La police a tiré vers la foule au LBD directement depuis une voiture. L’adolescent a été évacué le visage en sang. La balle a frappé en pleine tête. Hospitalisé dans un établissement spécialisé en ophtalmologie, il a appris qu’il avait perdu l’usage de son œil droit.
Le même soir, à Fontenay-sous-Bois, un autre adolescent de 14 ans a reçu un tir policier dans le visage. L’impact l’a atteint au niveau du front, à quelques centimètres de l’œil, comme le montre une image diffusée sur les réseaux sociaux. Son nom n’est pas connu. Le pronostic vital du jeune homme aurait été d’abord engagé, et les médecins annoncent des conséquences irréversibles sur sa vue. La famille, «choquée et abasourdie» selon Le Parisien, exprime son «intention de porter plainte». Son frère a publié un appel à témoin sur les réseaux sociaux, expliquant que «pendant cette charge, des mères de familles et même un bébé de 4 mois ont été gazés».
Enfin, dans le Val-de-Marne, à Cachan, c’est dimanche 31 mai que la police a mutilé un autre mineur. Selon RTL, la police aurait éborgné un adolescent lors d’une intervention «sans aucun rapport avec les festivités du PSG».
5 tirs délibérés dans la tête, 4 mutilations définitives, dont 3 mineurs. C’est le bilan encore provisoire de ce week-end de sauvagerie policière en région parisienne. Combien d’autres cas ne sont pas connus ? Combien d’autres blessés n’osent pas se manifester ?
Les chaînes de télévision, à l’unisson, ont parlé pendant une semaine de quelques feux d’artifice et de quelques vitres brisées, relayant la propagande préfectorale. Mais il ne s’agit que de dégâts minuscules en comparaison des dommages irréparables causés par les forces de l’ordre.
La direction générale de la Police Nationale a reconnu auprès de Médiapart que, cette nuit-là, 1832 cartouches de LBD ont été tirées en France. Un chiffre effroyable, celui d’un pays en guerre contre sa jeunesse. Près de 2000 munitions qui ont frappé des corps et terrorisé des esprits, un soir de fête.

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12.06.2026

Martinique : Un policier soupçonné de corruption quand il était en poste à Toulouse mis en examen et écroué

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Un policier martiniquais né en 1975 a été mis en examen pour association de malfaiteurs, corruption active et passive, ainsi que blanchiment aggravé, et placé en détention provisoire en Martinique20 Minutes avec AFP

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12.06.2026

Un policier a été mis en examen jeudi 11 juin. Ce fonctionnaire du commissariat de Rouen est soupçonné d’avoir consulté illégalement des fichiers de police et procédé à des levées d’immobilisation de véhicules, contre rémunération. Sa commanditaire présumée a été mise en examen.
Un gardien de la paix de 45 ans est mis en examen jeudi 11 juin 2026, dans la soirée. Ce fonctionnaire du commissariat principal de Rouen est soupçonné d’avoir consulté illégalement des fichiers de police et procédé à des levées d’immobilisation de véhicules, contre rémunération.

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Payé plusieurs dizaines de milliers d’euros
Le parquet de Rouen saisit donc immédiatement l’IGPN de Rennes et les premières investigations révèlent que le fonctionnaire a consulté près de 2.500 fichiers de police et procédé à plus de 700 levées d’immobilisation de véhicules sur l’ensemble du territoire national. Elles mettent surtout en évidence que l’homme a été payé pour le faire. Plusieurs dizaines de milliers d’euros au total, dont une partie a été saisie. Sa commanditaire, une femme de 27 ans, est identifiée en région lyonnaise. Elle est soupçonnée d’avoir vendu à ses « clients » les informations qu’elle achetait au gardien de la paix.

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Ils sont tous les deux mis en examen pour « corruption, détournement et complicité de détournement de finalité d’un système de traitement de données automatisées mis en œuvre par l’État et ce en bande organisée, violation du secret professionnel et blanchiment », précise le procureur de la République à ICI Normandie.

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En l’occurrence, le poste qu’occupait ce gardien de la paix ne justifiait pas une consultation aussi intensive des fichiers de police.

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12.06.2026

L’opération n’a pas eu l’air de les déranger. Les élèves du collège George-Onslow, à Lezoux, ont dû ouvrir leur sac vendredi 12 juin avant d’aller en classe. Les gendarmes ont effectué une opération de contrôle. Ils recherchaient des couteaux.

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Le gendarme plonge la main au fond du sac à dos. Inspecte le contenu : cahiers, livres, trousse, clefs… Rien à signaler. Ce n’est pas le cas du collégien suivant. « T’es sûr que c’est autorisé ? », questionne le militaire en tirant un téléphone miniature du cartable. L’élève : « Oui s’il est éteint dans le sac ».

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11.06.2026

Très rapidement, on comprend que l’affaire n’est pas habituelle, quand la juge énonce la fonction du jeune homme : gendarme adjoint volontaire. Il est poursuivi pour avoir commis des infractions dans le cadre de son travail : « la révélation d’informations sur une enquête » et le « détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel ».
C’est en septembre 2024 qu’il arrive au sein de la brigade de gendarmerie de la région havraise. Et c’est en octobre 2025 que le jeune homme s’en ouvre à un collègue. Sur le lieu d’une intervention – pour une perquisition du domicile d’un automobiliste – quartier des Neiges au Havre pour lequel il doit surveiller le secteur, il se confie à un collègue, également gendarme adjoint volontaire. Il lui explique qu’il est en train de communiquer des informations confidentielles à sa conjointe, « influenceuse dans le marketing digital » qui est originaire de ce même quartier. À la barre, le prévenu réagit : « C’est inadmissible. J’étais content d’être dans le quartier de ma compagne. Je regrette énormément. C’est la première fois que je me retrouve devant le tribunal », exprime-t-il, penaud.
Des consultations de fichiers à sept reprises
Mais ce n’est pas tout, poursuit la présidente. Depuis qu’il est dans cette brigade, il a consulté « à sept reprises » des fichiers confidentiels, en dehors de procédures, de septembre 2024 à mars 2026. Cela pouvait être le fichier des immatriculations de véhicules ou encore des fichiers recensant les antécédents judiciaires de personnes qu’il connaissait. Il explique que ce n’était « pas pour porter atteinte à l’institution » qu’est la gendarmerie, mais « plus pour rendre service ».

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Par l’inscription de cette peine à son casier, il devrait alors quitter les rangs de la gendarmerie.

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10.06.2026

L’extrait vidéo ne dure que quelques secondes. Mais il semble établir clairement les violences subies par un homme lors de son interpellation par la police. Les faits se sont déroulés vers 2 heures du matin le 3 juin, non loin de la station de métro Italie, à Rennes. Un homme est alors interpellé par la police et menotté. Accompagné par un agent, il voit un autre policier s’approcher de lui et lui asséner un coup.
Quelques instants plus tard, c’est le chien de la brigade canine qui semble mordre l’homme interpellé, qui pousse un cri. « Ces violences, sur une personne privée de sa liberté, n’apparaissaient aucunement nécessaires », dénonce la Ligue des droits humains du pays de Rennes. L’association, membre de l’Observatoire rennais des libertés publiques (Orlib), rapporte les propos tenus par le policier. « On va te mettre tout sur le dos. Tu vas prendre cher toi. » Propos que l’on entend assez distinctement dans la vidéo.
Juste avant, le policier avait crié à l’homme interpellé : « D’où tu touches les flics ? D’où tu as touché ma collègue ? ». Juste avant, un autre policier avait dit : « il lui a balancé un truc dans la tronche ».
Des violences « physiques et psychologiques »
Mardi soir, l’avocate de l’homme interpellé a annoncé que son client allait porter plainte ce mercredi. « Mon client dénonce des violences physiques et psychologiques exercées à son encontre de la part de fonctionnaires de police », explique Me Amina Saadaoui. L’avocate dénonce également un « faux et usage de faux » à l’encontre des policiers. « L’omerta sur ce sujet ne peut plus durer », ajoute l’avocate. Une enquête a été ouverte.

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09.06.2026

Un détenu du centre pénitentiaire des Baumettes, à Marseille, est décédé dans un feu de cellule, ont annoncé les marins-pompiers.
L’alerte a été donnée un peu avant 15h, ce mardi 9 juin, selon le bataillon des marins-pompiers de Marseille. Des secours ont été déployés pour intervenir sur un feu de cellule, au centre pénitentiaire des Baumettes, situé dans le 9ème arrondissement, dans les quartiers sud de la cité phocéenne.
À leur arrivée, les secours ont extrait de la cellule un homme, qui se trouvait en arrêt cardio-respiratoire, précisent les marins-pompiers. Malgré les tentatives de réanimation, la victime a été déclarée morte sur place par le médecin du bataillon, de même source.
Une enquête en cours
Contactée par France 3 Provence-Alpes, l’administration pénitentiaire confirme le décès d’un homme entre 30 et 40 ans, sans donner plus de précisions sur la localisation ou les circonstances du sinistre. Elle indique à France 3 Provence-Alpes qu’une enquête est en cours.
Deux autres détenus ont été pris en charge par les marins-pompiers, pour avoir inhalé des fumées. Ils ont été admis à l’unité sanitaire de la prison, mais leur état n’a pas nécessité un transfert à l’hôpital.

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09.06.2026

Un lycéen de 16 ans participant à la fête populaire de la CGT de Saint-Avold a été intimidé, bousculé et fiché par la police municipale samedi 6 juin. Son tort : avoir collé un autocollant sur son sac et porté des journaux de la Fédération anarchiste. Témoignage.
Samedi 6 juin, aux alentours de 22h30, la fête populaire de l’Union Locale CGT de Saint-Avold est finie depuis peu et les organisateurs remballent leur matériel. Un jeune lycéen de 16 ans qui participait plus tôt à la fête sort du CAC, le centre d’animation culturelle situé à côté de celle-ci. Il a en main un autocollant de La France Insoumise. Il le colle. Quelques secondes plus tard, une élue de la nouvelle majorité RN l’interpelle : « C’est interdit ». Le jeune s’excuse, décolle son autocollant, le place sur son sac à dos, et continue son chemin. Il se dirige vers la fête.
Deux minutes plus tard, une voiture de police municipale s’arrête à sa hauteur, devant un restaurant en face de l’événement. Un policier en civil en descend. « Il m’a demandé une pièce d’identité et m’a dit de le suivre. Il m’a attrapé par le bras en me faisant mal et m’a poussé contre la portière de la voiture », raconte le jeune.
Le policier lui ordonne de vider ses poches. Il saisit les autocollants, puis les journaux — des publications de la Fédération anarchiste. « Il appelle son collègue et lui dit qu’il a « chopé un jeune », mais qu’il n’est plus en service ». Le policier prend en photo la carte d’identité de la victime sur son téléphone. Puis il envoie par SMS l’ensemble de ses informations à un contact : nom, prénom, lycée, classe, numéro de téléphone, adresse. Un fichage en règle, sans aucun cadre légal.
« Il a commencé à prendre en photo mes stickers et mes journaux. Après il sort un autre téléphone, qui avait l’air beaucoup plus vieux, et reprend des photos de mes stickers et de ma pièce d’identité ».
Quand le policier repart, il conserve les autocollants et rend les journaux. « Il m’a dit que si je recommençais, ça pouvait être verbalisé ». Le jeune, choqué, rejoint la fête. Il n’a pas été verbalisé et n’a fait l’objet d’aucune procédure officielle. Il a simplement été plaqué, humilié, fiché.
Intimidations ciblées dans le contexte du bras de fer entre la mairie RN et la CGT
Ce témoignage confirme ce que les organisateurs de la fête dénonçaient dès samedi soir : les agents de la nouvelle mairie RN, qui avait tenté en vain d’empêcher l’évènement, ont passé la soirée à intimider des participants. Plusieurs jeunes présents aux abords de la fête ont été contrôlés et harcelés. Un militant CGT témoigne : « vers 17 heures j’ai vu deux jeunes visiblement mineurs se faire contrôler sur le parking de la fête, par un policier municipal et un national. Je leur ai demandé pourquoi ils contrôlaient ces jeunes participants à notre fête, et ils m’ont répondu de manière très agressive de m’éloigner ». Le syndicaliste ajoute « finalement, lorsque plusieurs camarades nous ont rejoint, les policiers ont laissé repartir les jeunes, qui nous ont remercié ».
Le mode opératoire est révélateur. Un policier qui n’est sans doute plus en service mais qui patrouille quand même. Un téléphone qui semble être personnel utilisé pour photographier des documents d’identité. Des informations transmises par SMS à un contact inconnu, en dehors de toute procédure légale. Bref, une police municipale qui agit avec zèle pour ficher et intimider des mineurs, et les décourager de tout engagement politique qui s’oppose aux autorités locales.
Une violence révélatrice
Cette scène de violence ordinaire est emblématique du projet politique de l’extrême droite : instaurer un climat de peur et d’arbitraire, où toute velléité d’opposition, même la plus modeste, est punie par l’intimidation physique et le fichage. Après avoir tenté d’interdire la fête de la CGT et avoir reculé sous la pression d’une campagne nationale, la mairie RN a choisi de criminaliser les participants eux-mêmes.
« Ces méthodes sont indignes. Elles sont le signe que le RN, une fois aux responsabilités, applique les recettes qu’il a toujours défendues : répression, fichage, harcèlement des opposants », a réagi Christian Porta, secrétaire de l’UL CGT. « Nous ne les laisserons pas faire. La fête a été un succès, nous ne nous laisserons pas intimider et encourageons la jeunesse à ne pas se laisser décourager d’exprimer ses idées. L’Union Locale CGT apporte tout son soutien aux jeunes intimidés ».
Samedi, à Saint-Avold, le RN a une nouvelle fois montré son visage : celui d’un pouvoir municipal qui répond au maintien de la fête par l’intimidation et la répression. Mais samedi, à Saint-Avold, le RN a aussi appris une leçon : il y a des travailleurs et des jeunes qui ne comptent pas se laisser faire, et qui comptent bien faire front à chaque attaque, chaque menace, pour défendre leur droit à débattre et à s’organiser.

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08.06.2026

Altercation dans un bar : un commissaire de police breton jugé pour violences à Paris

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Un commissaire de police briochin était jugé, ce lundi, à Paris pour des violences commises dans un bar du VIe arrondissement, en décembre 2025.

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« Je ne suis pas quelqu’un de violent », assure le prévenu, en se présentant à la barre du tribunal judiciaire de Paris, ce lundi matin.

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Ce soir-là, il retrouve des amis dans un bar du VIe arrondissement de la capitale. Une sortie qu’il s’autorise « une fois par mois », loin de son lieu de résidence, pour éviter d’être reconnu. « C’est le seul moment ou je peux m’amuser », dit-il à la présidente du tribunal.
En état d’ivresse et son arme de service à la ceinture

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Elle évoque, au contraire, une poussée violente. Désorientée, elle dit ne garder que des souvenirs flous de la scène, reprenant conscience dans une ambulance.
Autre élément sensible : le policier portait son arme de service alors qu’il reconnaît une consommation d’alcool. « Quatre bières, trois verres de vin », détaille-t-il à l’audience.

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Son avocate évoque des troubles de mémoire persistants, allant jusqu’à lui faire oublier certaines recettes, et réclame 5 000 euros de dommages et intérêts.
Pour le procureur, « il s’agit bien d’un geste de violence », commis en état d’ivresse manifeste.

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06.06.2026

Le ministère public l’a annoncé ce vendredi. Le journal l’Humanité a révélé qu’un policier des Yvelines avait saisi sa hiérarchie après avoir été la cible de propos racistes de la part de deux agents de sa brigade.
Le parquet de Versailles a indiqué ce vendredi avoir ouvert une enquête pour injures non publiques et harcèlement.
Selon l’Humanité, ce fonctionnaire de police affecté à la brigade d’aide et d’assistance judiciaire (BAAJ) des Yvelines a remis fin 2025 un rapport à sa hiérarchie, expliquant avoir été traité à plusieurs reprises de « singe » par deux agents de sa brigade, dont un major.

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06.06.2026

Un gendarme jugé pour avoir abusé de ses fonctions et consulté des fichiers à données personnelles

(…)

Un gendarme, officier de police judiciaire de la compagnie d’Hallennes-lez-Haubourd…

(…)

Un gendarme jugé pour avoir abusé de ses fonctions et consulté des fichiers à données personnelles
Quinze années de service, aucun antécédent disciplinaire, mais un sérieux « dérapage » qui lui vaut aujourd’hui de comparaître au tribunal judiciaire de Lille. À 34 ans, le militaire de profession sait qu’il risque gros : une inscription au bulletin n°2 de son casier judiciaire mettrait un terme immédiat à sa carrière.

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05.06.2026

Si des débordements ont eu lieu en France après la victoire en Ligue des Champions du Paris Saint-Germain, des policiers ont commis de nombreuses violences. Trois personnes dont deux mineurs auraient été grièvement blessés par des tirs de LBD.
Coup de sifflet. Lorsque le PSG remporte sa seconde étoile lors de la finale de la Ligue des Champions, ce samedi 30 mai, les scènes de liesse ont déjà rempli les rues de la capitale. À leur manière, les 8.000 policiers déployés à Paris par le ministère de l’Intérieur « pour contenir tout débordement » se sont joints à la fête. Aussi rapidement que le nombre croissant d’interpellations est venu rythmer la soirée des chaînes d’informations en continu, sont apparues sur les réseaux sociaux les premières images de comportements problématiques et accusations de violences illégitimes perpétrées par les forces de l’ordre.
Débordements et éborgnements
Surviennent ainsi les images d’un enfant de 13 ans qui maintient un épais bandage contre son œil. Du sang coule le long de son avant-bras pendant le trajet jusqu’à l’hôpital. Selon le député LFI de Seine-Saint-Denis Aly Diouara, l’enfant aurait été frappé par un tir de LBD tiré depuis un véhicule de police à Bobigny (93). À Fontenay-sous-Bois (94), un adolescent âgé de 14 ans aurait également été grièvement blessé au visage par un tir de LBD, a indiqué dans un communiqué le maire de la commune Jean-Philippe Gautrais (liste d’union de la gauche). L’élu précise : « Les médecins ont annoncé des conséquences permanentes sur sa vue ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie des deux affaires, ont fait savoir respectivement les parquets de Bobigny et de Créteil.
Sur le périphérique parisien, à la Porte Maillot, un rassemblement de motards au milieu duquel s’improvise un match de foot est délogé à grand renfort de grenades lacrymogènes tombant entre les véhicules. Près de la porte de Saint-Cloud, des motards passant à côté de policiers sont aspergés de lacrymogène.
Dans les jardins du Grand Palais dans le 8e arrondissement, malgré son brassard « Presse », le reporter Enzo Rabouy, 21 ans, est frappé d’un coup de matraque derrière la tête et s’effondre par terre. Le policier qui l’a violenté l’a « laissé inconscient au sol », précise-t-il sur X à l’appui des images. À Mediapart, il confie vouloir porter plainte.
Sur la place du Trocadéro, un jeune homme recroquevillé par terre est frappé de deux coups de matraque télescopique par un policier. Il n’est pourtant pas interpellé. À la place, en repartant, le même agent lui donne un violent coup de pied dans la tête. « Il voulait me matraquer car il m’a vu filmer », ajoute l’auteur de la vidéo, qui précise avoir reçu dans sa fuite, comme d’autres supporters, plusieurs coups dans le dos.
Enfin, juste de l’autre côté du pâté de maisons, rue Magdebourg, la vidéosurveillance d’un immeuble d’habitation montre une cinquantaine de supporteurs s’engouffrer dans la cour intérieure pour fuir, certains en suffoquant, un épais nuage de gaz lacrymogènes. Quelques minutes plus tard, trois policiers rentrent à leur tour en courant, matraques et LBD à la main, suivis de fonctionnaires de la BAC. L’un d’eux, cache-cou remonté jusqu’au nez, matraque immédiatement l’un des jeunes qui essaye de fuir. Un second, carrure de rugbyman, cagoule sur la tête et LBD en bandoulière, lui porte plusieurs coups de poing.
Alors qu’une première partie des personnes sortent, le même policier se poste devant le reste du groupe, et leur porte trois coups de poing au visage, tandis que son collègue enchaîne les coups de bâton. Aucune résistance n’est pourtant décelable de la part des supporters, dont plusieurs gardent les mains en l’air. De fait, aucune interpellation n’est réalisée par les agents. À la sortie de l’immeuble, « une haie d’honneur » policière les attend, depuis laquelle s’abattent des derniers coups de matraque, toujours filmés.
Sollicité par StreetPress, le service communication du parquet de Paris a indiqué avoir transmis ces images « à la section compétente » afin qu’elle puisse « ouvrir des enquêtes ». À ce stade, les magistrats font état de trois procédures mettant en cause des membres des forces de l’ordre à Paris. Deux concernent des mineurs de 14 et 17 ans dénonçant des violences lors de leur interpellation.
Sept fractures au visage
Mourad, 43 ans, n’a « rien vu arriver ». Ce soir-là, le quadragénaire descend d’Ermont (95) pour suivre le match dans le centre de Paris, à Châtelet avec deux amis. Il est vite pris dans l’ambiance. « C’était convivial, il y avait des papas, des mamans, des enfants », mais aussi « des jeunes qui faisaient des problèmes » se souvient Nasser (1). Vers 00h25, le trio essaye de partir par le Trocadéro pour remonter dans le Val d’Oise quand, devant le pont d’Iéna qui sépare l’esplanade de la Tour Eiffel, Mourad reçoit « un projectile » policier dans la tempe. L’impact lui provoque sept fractures autour de son œil droit. Sur le coup, Mourad ne comprend pas ce qui lui arrive. Nasser, lui, voit seulement son ami « se baisser », et couler « beaucoup de sang ». « Il était sous le choc, je ne le reconnaissais pas », indique Nasser, qui cherche alors des secours :
« Il y avait des pompiers sur le trottoir d’en face. J’ai couru pour demander de l’aide. Un policier avec son flashball est arrivé par derrière, m’a dit : “Dégage”. J’ai dit que mon ami avait l’œil crevé, il m’a insulté et m’a tiré dessus à deux mètres, sans me toucher. »
Le groupe est alors séparé par une charge. Mourad, le visage toujours « en sang », est lui aussi « envoyé balader » par les policiers positionnés sur le pont, qui le laissent « marcher pendant 40 minutes à chercher des secours ». « Ils ne m’ont pas laissé traverser. Ils m’ont dit : “Tu dégages”, “Casse-toi”. J’errais comme un animal, recouvert de sang », se souvient Mourad.
Il ne comprend la cause de sa blessure que lorsqu’une médecin des unités médico-judiciaires lui explique « que ça ne pouvait être qu’un tir de flashball, vu la puissance ». Sur les photos, son œil droit est tuméfié, et ne voit « plus rien ». À côté, sa tempe est marquée d’un large hématome rond, dessinant le « projectile » circulaire. Sous le choc, sa tête a aussi été « déformée ». L’homme présente des fractures des parois et du plancher de l’orbite jusqu’au « processus condylien », par laquelle est accrochée la mâchoire inférieure, lui ont expliqué les médecins. Son état nécessite « une opération qui va laisser pas mal de cicatrices ». Si son globe oculaire n’a finalement pas été touché, « il y aura peut-être des séquelles », craint-il, en plus des douleurs et « des migraines importantes », dont il souffre depuis samedi.
« La baffe que je vais te mettre va te faire saigner »
Max (1), 14 ans, a lui été interpellé à la « 61e minute du match » près du métro Jacques Bonsergent, dans le 10e arrondissement où il habite, pour avoir tiré des feux d’artifice, rapporte sa mère Paloma (1). Selon la plainte déposée par l’adolescent, pour le faire avouer sa possession du carton d’engins pyrotechniques, les policiers lui auraient « frappé violemment » la tête contre le carton, le faisant saigner du nez. Il s’en serait suivi des menaces, des remarques racistes et homophobes. Les agents, lui auraient lancé :
« Avec les rails de train que t’as sur les dents, je te promets que la baffe que je vais te mettre va te faire saigner. »
Pour justifier son interpellation, sur dénonciation d’une voisine, un policier lui aurait aussi déclaré : « Tu es le seul PD asiatique habillé en rose », rapporte-t-il dans sa plainte. « J’ai dit que je n’étais pas asiatique, on m’a répondu en mimant un accent », dénonce-t-il également. S’il n’a pas été poursuivi à cause d’une nullité dans le dossier, le parquet lui a notifié un avertissement pénal probatoire – qui a remplacé les « rappels à la loi » – accompagné d’heures de travail d’intérêt général.
Sollicitée ce vendredi 5 juin, la préfecture de police a accusé réception de notre demande et n’y a à ce stade pas donné suite.
(1) Le prénom a été modifié.

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05.06.2026

Les images et les descriptions sont choquantes. Dans un rapport publié ce vendredi au Journal officiel, le centre pénitentiaire de l’agglomération bordelaise est une nouvelle fois épinglé pour son insalubrité et sa surpopulation. La Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté adresse des recommandations d’urgence au ministère de la justice.
« La situation du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan demeure gravement dégradée. La surpopulation carcérale s’est aggravée (191% d’occupation au moment de la visite) et affecte tous les quartiers, portant gravement atteinte aux droits fondamentaux des personnes détenues. Le nouveau centre pénitentiaire de 275 places, mis en service en 2024, n’a pas permis d’absorber la surpopulation carcérale du bâtiment A. Les conditions d’hébergement, en particulier au bâtiment A, restent déplorables ». Tel est le constat dressé par l’équipe de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté à l’issue de sa visite du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan, du 2 au 13 mars 2026.
Réalisée dans le cadre du suivi des recommandations d’urgence émises en 2022, à l’issue d’une précédente visite qui déjà faisait état de « surpopulation, vétusté, atteintes importantes à l’intégrité physique, carences dans l’accès aux soins, etc », cette inspection de contrôle déplore que « les mesures engagées, y compris la mise en service du nouveau centre pénitentiaire, apparaissent inadaptées à l’ampleur des besoins ».
Insalubrité dans l’ancien et le nouveau bâtiment
« J’y étais déjà allée en 2022, il y avait tout autant de cafards, les douches sont répugnantes, entièrement moisies, pourries, il y a de l’amiante partout, le sol se décolle, les murs sont pourris, qui supporterait ça ? » s’indigne Dominique Simonnot, Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté.

(…)

Plus alarmant encore, cet état d’insalubrité concerne aussi le nouveau bâtiment du centre pénitentiaire mis en service en juin 2024.

(…)

« Un exemple concret, actuellement on a un détenu ça fait trois semaines qu’il vit dans sa cellule avec trois centimètres d’eau au sol et rien n’est fait. Il vit dans ses excréments, il y a des asticots partout »

(…)

Surpopulation et droits fondamentaux bafoués
Le 2 mars 2026, à l’arrivée de l’équipe de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, 1 188 personnes étaient hébergées au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan pour 622 places, soit un taux d’occupation de 191%. 639 détenus vivaient à trois en cellule, 213 sur un matelas au sol, et seulement 37 personnes au total bénéficiaient d’un encellulement individuel, pourtant prévu pour tous les détenus, depuis 1875, dans le Code de procédure pénale.
Faute de personnels et d’équipements suffisants, la plupart des détenus passent vingt-deux heures sur vingt-quatre en cellule.
L’impossibilité de sortir d’une cellule surpeuplée est susceptible de caractériser un traitement inhumain ou dégradant.
Dominique Simonnot Contrôleuse général des lieux de privation de liberté
« Cellules suroccupées et insalubres, manque d’accès à des activités physiques, au travail ou à la formation professionnelles, manque de nourriture, d’accès aux soins, insécurité généralisée, manque de personnels », la liste des griefs relevés au cours de cette dernière visite de l’établissement révèle l’ampleur des conséquences de cette surpopulation.

(…)

De son côté, le rapport de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté affirme : « Seule l’inscription dans la loi d’un mécanisme contraignant de régulation carcérale permettrait de résorber la surpopulation des maisons d’arrêt et de garantir effectivement le respect des droits fondamentaux des personnes détenues, au premier rang desquels figurent le droit à l’encellulement individuel, le respect de leur dignité et la protection de leur intégrité physique et psychique. »
Le ministère de la justice assure qu’un plan d’action a été élaboré en juillet 2025 afin de « limiter le volume des écrous et accélérer les dynamiques de sortie » afin de répondre à la problématique de la surpopulation carcérale.
Cependant le nombre de personnes détenues en France a une nouvelle fois franchi un record historique avec 88 654 personnes incarcérées en mai 2026.
Depuis des années, la surpopulation carcérale ne cesse d’augmenter dans toutes les prisons de France. Un problème structurel pour lequel l’Etat est régulièrement condamné par la Cour européenne des droits de l’homme.

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04.06.2026

Jugé à Tarbes, un ancien policier demeurant à Argelès-Gazost a été condamné à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir consulté et téléchargé plus de 80 000 fichiers pédopornographiques.

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04.06.2026

Un ancien gendarme de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) a été jugé jeudi 4 juin 2026 au tribunal de Caen (Calvados), pour répondre de faits de détention et de consultation d’images pédopornographiques. À l’issue de l’audience l’homme de 38 ans a été condamné à deux ans d’emprisonnement assortis du sursis probatoire.
Tout commence par la surveillance de paiements en cryptomonnaie pour l’achat de contenus pédopornographiques. En 2025, une enquête a été ouverte à la suite d’un signalement du service de renseignement financier Tracfin.
Les paiements permettront aux enquêteurs de remonter jusqu’au prévenu qui n’est autre qu’un gendarme affecté à la brigade de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche). La consommation d’images par ce père de famille est énorme : près de 6 500 sont retrouvées dans son matériel informatique, tout comme la trace de 7 000 autres effacées.
Les enquêteurs retracent également des connexions à des sites très ciblés, notamment sur le darknet, qui ne laissent aucun doute sur le type de recherches que faisait le militaire, souvent le soir dans la salle de bains, à l’écart de sa famille.

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04.06.2026

Un adolescent de 14 ans aurait été grièvement blessé à la tête par un tir de LBD dans la nuit du 30 au 31 mai à Fontenay-sous-Bois, lors des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions.
Des célébrations qui virent au drame. Un adolescent de 14 ans aurait été grièvement blessé à la tête par un tir de LBD dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 mai à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), en marge des célébrations de la victoire du Paris-Saint-Germain en finale de la Ligue des champions.
Dans l’entourage du maire, on reste très prudents. D’après les informations rassemblées par le cabinet, « on a plutôt l’impression que les choses n’étaient ni plus ni moins tendues qu’ailleurs. Il y avait du monde, des feux d’artifice, ce qui reste dangereux bien sûr, mais pas d’autres comportements dangereux outre mesure ».
La famille, « choquée et abasourdie », a dit à la Ville son « intention de porter plainte ». Mais pour l’instant, l’enfant est toujours hospitalisé et « sous le choc ». Âgé de 14 ans, il est originaire d’un quartier voisin de La Redoute, où se sont produits les faits. « Il n’a pas perdu un œil, mais les médecins ont indiqué qu’il y aurait des séquelles » sur sa vision, précise-t-on dans l’entourage du maire.
« Ni escalade, ni représailles »
Dans un communiqué publié le mercredi 3 juin, le maire de Fontenay-sous-Bois, Jean-Philippe Gautrais, a apporté « tout son soutien » à l’enfant et à sa famille et réclamé que « toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ces faits ». Il a également rappelé que l’utilisation du LBD est « strictement encadrée » et que les consignes d’emploi « excluent notamment le fait de viser la tête ». Le parquet de Créteil confirme de son côté que l’IGPN, la police des polices, a été saisie de l’affaire « afin de clarifier les circonstances dans lesquelles un adolescent a été blessé le 30 mai dernier à Fontenay-sous-Bois ».
La municipalité a activé son réseau d’animateurs et d’éducateurs pour prendre le pouls et éviter tout débordement. « La famille ne veut ni escalade ni représailles », insiste la ville. « Il y a de l’émotion, un sentiment d’illégitimité, d’injustice, de colère. Pour l’instant, il n’y a aucun élément qui indiquerait que cette colère bascule dans la violence. »
Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Des tirs de LBD ont déjà causé des séquelles à un adolescent de 13 ans lors des célébrations du sacre du PSG. Ce dernier a été grièvement blessé à l’œil le même soir à Bobigny (Seine-Saint-Denis), à quelques centaines de mètres de la salle Pablo-Neruda où la finale PSG-Arsenal avait été retransmise. D’après le député Insoumis Aly Diouara, qui a rendu l’affaire publique lundi sur les réseaux sociaux, le garçon aurait été opéré et « va perdre l’usage de son œil ». Le parquet de Bobigny a confirmé avoir saisi l’IGPN.

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03.06.2026

Au mois de janvier, une femme a porté plainte pour abus de faiblesse à l’encontre d’un policier du commissariat de Boulogne. Selon cette femme, il aurait profité de sa faiblesse psychologique pour entamer une relation avec elle. Une enquête a été ouverte.
C’est une femme brisée qui nous reçoit chez elle. « Je n’en peux plus, il faut que ça sorte. Je ne veux pas que ça arrive à d’autres personnes. » Cette mère de famille accuse un policier du commissariat de Boulogne d’avoir profité d’elle, alors qu’elle était dans un état de faiblesse psychologique.

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03.06.2026

Les violences post-victoire du PSG en coupe d’Europe entraînent leurs premières condamnations, mais les supporters ne sont pas les seuls à avoir affaire à la justice… Un policier ivre a été condamné pour avoir braqué et menacé deux automobilistes alors qu’il n’était pas en service. L’IGPN poursuit par ailleurs son enquête sur un possible mobile raciste.
Les conséquences judiciaires commencent à arriver après les violences et les débordements consécutifs à la victoire du PSG en Ligue des champions. Ce mardi 2 juin, de nombreuses personnes étaient jugées en comparution immédiate devant le tribunal de Paris pour des violences et dégradations commises le soir de la finale de la Ligue des champions.

(…)

Une agression raciste ?
Alors qu’ils célébraient la victoire du PSG, drapeaux en main au volant de leur voiture, un homme s’est mis en travers de leur route. « Il a sorti son arme sans se désigner en tant que policier, sans brassard de police. Il a braqué mon ami qui était au volant. Il lui a dit ‘coupe le contact’, ‘fils de pute’, ‘ne bouge pas ou je te shoot' », a expliqué l’une des deux victimes.
Ils assurent avoir été victimes de racisme. « Il y a des insultes comme ‘rentrez chez vous’, ‘vous n’êtes pas dans votre pays' », ajoute Redda.
« J’étais ivre », a répondu le policier, assurant à la cour ne se souvenir de rien. Concernant le motif raciste, l’intéressé a justifié par : « J’ai un ami arabe ».

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03.06.2026

L’association HRO dénonce une intensification des expulsions de campements de migrants sur le littoral ces derniers jours, notamment à Calais et Loon-Plage.
95 personnes exilées expulsées au Virval à Calais selon les autorités, 167 personnes exilées expulsées au camp de Loon-Plage ce mardi 2 juin.
C’est le bilan dressé par l’association humanitaire Salam.
Selon elle, l’opération des policiers a duré plus de 4h avec pas moins de 22 fourgons de CRS, des voitures de la police nationale, 5 fourgons de la police aux frontières ou encore 4 engins de chantier.
Une vingtaine de tentes et des matelas ont également été saisis.
Un « harcèlement policier »
Ambre, responsable communication et plaidoyer de l’association, évoque un « harcèlement policier » envers les personnes exilées vivant sur le campement situé près de l’hôpital de Calais, surnommé « hospital » par ses occupants.
Selon elle, six expulsions ont eu lieu en seulement deux semaines.
L’association affirme que les forces de l’ordre interviennent régulièrement tôt le matin pour évacuer les lieux, tandis qu’une société mandatée par l’État procède ensuite à la saisie des tentes, sacs de couchage et effets personnels.
Human Rights Observers estime qu’entre 1 000 et 1 300 personnes vivent actuellement sur ce site.
L’association pointe également des interrogations sur la base légale de ces opérations.
Selon Ambre, certaines personnes vivant sur le campement se seraient officiellement déclarées habitantes auprès de la justice, sans avoir été prévenues des nouvelles expulsions.
Ambre, responsable communication et plaidoyer de l’association HRO
HRO affirme ne pas avoir obtenu les documents justifiant les opérations menées depuis le 11 mai malgré plusieurs demandes adressées aux autorités.
Autre critique formulée : le manque de solutions d’hébergement proposées
L’association explique que seules quelques personnes auraient été orientées vers des centres d’accueil lors des dernières opérations, un chiffre jugé largement insuffisant au regard du nombre de personnes présentes sur le campement.
Enfin, Human Rights Observers dénonce également les transformations du terrain autour du campement : arbres coupés, terre retournée ou blocs de pierre installés pour empêcher toute réinstallation.

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03.06.2026

Un tir policier a brisé la vie d’un jeune mineur le soir de la victoire du PSG, dans la ville de Bobigny en Seine-Saint-Denis.
«Imagine : tu as 13 ans. Tu célèbres la victoire du club de ton cœur, le PSG. Et tu perds un œil parce qu’un policier a choisi de tirer au LBD depuis son véhicule pour disperser des jeunes dont le seul tort était de fêter un titre». C’est le message publié sur le réseau X par l’élu Insoumis Aly Diouara le 1er juin. Il est accompagné d’une terrible vidéo, où l’on voit un adolescent au visage juvénile couvert de sang, transporté dans une voiture, probablement vers un hôpital.
Ce tir qui a brisé la vie d’un jeune mineur a eu lieu le soir de la victoire du PSG, dans la ville de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Suite à ce message, le parquet de la ville a décidé d’ouvrir une enquête, et se saisir l’IGPN. On connait la capacité de la police des polices et de la justice à enterrer les affaires de violences policières.
L’élu Insoumis explique : «Je ne sais pas si on se rend compte de la folie de cet acte. On a un policier qui est dans sa voiture, qui baisse sa vitre et qui tire en direction de ce garçon jusqu’à lui faire perdre l’usage de son œil». Il précise : «J’ai parlé avec la maman, qui me dit être absolument abasourdie, choquée», elle se trouve au chevet de son enfant dont la vie bascule à cause d’un policier.
Aly Diouara a dénoncé l’affaire à l’Assemblée Nationale le 2 juin : «À chaque fois que les jeunes des quartiers populaires investissent l’espace public, la même mécanique se répète. On quadrille, on disperse et on charge». Car c’est bien là le sujet : le soir de la victoire du PSG, plus de 8.000 policiers ont été déployés dans la capitale et sa banlieue pour briser la joie collective et générer de la tension, en pourchassant la jeunesse avec des moyens militarisés.
Le gouvernement a donné carte blanche à des agents surarmés pour empêcher toute liesse dans l’espace public. Les médias qui tournent en boucle depuis 5 jours sur quelques poubelles brulées sont complices : les policiers ont encore une fois brisé des vies ce soir là. Aucun supporter n’a mutilé qui que ce soit.
Des vidéos prises samedi dernier montent de violentes charges avoir lieu dès le début du match aux abords du stade. D’autre montrent des policiers gazer des motards au hasard au niveau du périphérique parisien, créant des conditions propices à de graves accidents. D’innombrables images de coups gratuits sont en ligne, par exemple celles du reporter Enzo Rabouy, qui a filmé en direct, lors d’une charge, un policier lui mettre un violent coup sur la tête alors qu’il était identifié comme journaliste. Les métros qui circulaient au niveau de Chatêlet ont été massivement envahis par de puissants gaz lacrymogènes, tellement l’usage de grenades était massif en surface, provoquant des mouvements de panique et des malaises. Sur près de 900 interpellations réalisées le soir du match, 82 étaient mineurs. Un enfant de 14 ans dit avoir été tabassé et placé en garde à vue.
Après être sorti de cellule, un jeune homme nommé Hugues témoignait sur BFM, avec un coquard prouvant les violences qu’il avait subies : «Quand je me suis fait arrêter, j’ai tout de suite été traité de sale bougnoule, sale arabe, ma mère la sale traînée…» Il poursuivait : «Tous les jeunes qui sont passés en garde à vue et au tribunal que j’ai rencontré, tous avaient des marques de tabassage des officiers de police».
Une fois de plus, le régime a lâché dans les rues une milice d’extrême droite qui a frappé et arrêté au hasard. Des centaines de personnes ont été traumatisées, blessées, et pour au moins l’une d’entre elles, mutilée. C’est une répression unique en Europe pour une fête sportive. On se souvient en 2022 du scandale des supporters de Liverpool nassés, gazés et tabassés près du stade de France par la police française, provoquant un incident diplomatique international. Dans un pays qui ne serait pas en pleine fascisation, c’est ce sujet là qui devrait faire la Une, et pas quelques dégâts matériels.

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02.06.2026

Contrairement à ce qu’avaient annoncé ses avocats à l’issue du jugement, le commissaire a finalement renoncé à faire appel, scellant ainsi sa culpabilité dans un des principaux scandales de la lutte antidrogue en France.

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02.06.2026

Un CRS de Toulouse a été condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour avoir violemment projeté au sol un festayre lors de la feria de Dax 2022, causant plusieurs blessures à la victime Le tribunal judiciaire de Dax a condamné ce lundi 1er juin 2026 un f…
Le tribunal judiciaire de Dax a condamné ce lundi 1er juin 2026 un fonctionnaire de la CRS de Toulouse à six mois d’emprisonnement avec sursis. Le policier était poursuivi pour des violences commises lors de la feria de Dax en août 2022.
Une intervention survenue en pleine feria
Selon France Bleu, les faits remontent à une nuit de fête durant la feria de Dax, à proximité de la place de la Fontaine chaude.
Peu après 1 heure du matin, trois jeunes hommes venus participer aux festivités se dirigent vers une rue située près du commissariat, où plusieurs véhicules de CRS sont stationnés. Selon leurs déclarations, alors qu’ils s’apprêtaient à uriner dans la rue, un policier chargé de la surveillance leur demande d’arrêter.
Les témoins affirment ensuite que le fonctionnaire a quitté son poste avant de projeter violemment l’un des trois hommes au sol à l’aide d’un geste de balayage.
Une victime blessée et plusieurs jours d’ITT
Les jeunes hommes ont reconnu leur comportement inapproprié mais ont contesté la réaction du policier.
« Oui, on était en tort, on a uriné dans la rue », ont expliqué les témoins au cours de l’audience.
La victime, originaire des Pyrénées-Atlantiques, a été blessée lors de sa chute. Son visage et son épaule ont heurté le trottoir, nécessitant notamment cinq points de suture à l’arcade sourcilière. Une entorse de l’épaule a également été constatée.
Le médecin légiste lui a prescrit douze jours d’incapacité totale de travail.
Le parquet dénonçait une réaction disproportionnée
Lors du procès tenu le 28 avril dernier, le procureur Benoît Fontaine a estimé que le fonctionnaire était allé « au-delà de ses missions » et l’a qualifié de policier « violent sans raison valable ».

(…)

Une défense fondée sur la contestation des faits
Le CRS de 43 ans a contesté toute responsabilité. Son avocat, Me Jean-Baptiste Alary, a plaidé la relaxe, mettant en avant l’absence de preuve directe et l’état d’alcoolisation des témoins.
« Il aurait pu tomber tout seul », a notamment soutenu la défense.

(…)

Alors que le parquet avait requis une amende avec sursis, le tribunal judiciaire de Dax a retenu la qualification de violences et prononcé une peine de six mois de prison avec sursis.

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02.06.2026

C’est une sentence pour le moins légère qui a été prononcée mardi 2 juin contre cinq notables tarnais favorables à l’A69 accusés d’avoir organisé, un an plus tôt, une opération commando destinée à intimider des opposants au futur axe autoroutier. Le 7 avril dernier, le parquet avait requis contre eux trois à cinq mois de prison avec sursis et des peines d’inéligibilité s’appliquant à tous.
La présidente du tribunal correctionnel de Castres, Fabienne Karrouz, s’est contentée de condamner ces patrons – dont certains sont à la tête d’entreprises florissantes – à verser chacun autour de 10 000 euros aux parties civiles au titre du préjudice moral et matériel. Ni le sursis ni la peine d’inéligibilité n’ont été retenus.
Les cinq hommes ont été relaxés pour les faits d’« association de malfaiteurs » et « dégradations en réunion », mais condamnés pour celui de « divulgation d’informations personnelles » ou « complicité de divulgation d’informations personnelles », sans que la présidente, lors de la lecture du jugement, n’explique son choix.
Une expédition d’intimidation
Interrogé par Mediacités à la sortie du tribunal, l’un des avocats des prévenus, Me Renier s’est montré circonspect : « Mes client sont soulagés de l’abandon des deux premiers chefs d’accusation. Mais je ne comprends pas pourquoi on leur demande de payer au titre du préjudice matériel alors qu’ils ont été relaxés pour la dégradation ».
Dans la nuit du 24 au 25 juin 2025, à la suite d’une préparation minutieuse …

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02.06.2026

Six personnes détenues au sein du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Condé-sur-Sarthe portent plainte pour violences et harcèlement moral. Interrogée par l’Agence France-Presse (AFP), leur avocate décrit une situation « d’une gravité sans nom ».
Six détenus de la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne) ont porté plainte pour violences et harcèlement moral, reprochant à la direction « d’entretenir un régime de pression psychologique et de domination » qui outrepasse les « exigences de sécurité ». Une plainte a été déposée jeudi 28 mai, à Alençon, selon les indications d’une source proche du dossier à l’Agence France-Presse (AFP).
Le chef d’établissement et ses équipes sont accusés de volontairement « humilier » et « déshumaniser » les personnes incarcérées au quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), afin de briser leur résistance, selon des éléments de cette plainte dont l’AFP a eu connaissance.
« Peu importe leur condition de détenus du haut du spectre, l’État a l’obligation de les respecter. Les infractions pénales dont ils sont victimes doivent cesser », a dénoncé leur avocate dans un entretien accordé à l’AFP. Selon Marie Violleau, la situation de ses clients est « d’une gravité sans nom ».
« Le problème est propre à Condé »
Les QLCO, créés après la loi contre le narcotrafic et promues par Gérald Darmanin, sont récents en France. Le premier a été instauré en juillet 2025, à Vendin-le-Vieil. Le second, à Condé-sur-Sarthe, en octobre 2025. Un troisième doit ouvrir prochainement à Réau, en Seine-et-Marne, selon l’entourage du garde des Sceaux qui estime à 500, en France, le nombre de détenus présentant un profil les rendant susceptibles d’y être incarcérés.
Ces nouveaux quartiers de détention ont déjà fait l’objet de nombreux recours administratifs, sans que les demandeurs obtiennent satisfaction, mais il s’agit de « la première plainte pénale, à ma connaissance », selon l’avocate des plaignants.
« Le problème est propre à Condé, où la loi pénale est violée, pas seulement les droits fondamentaux et la dignité humaine », affirme Marie Violleau. L’avocate fait valoir l’exemple de l’autre prison du même type, à Vendin-le-Vieil, où « il y a des conditions de détention extrêmement difficiles mais la direction, dans le cadre strict qui lui est imposé, semble respecter les détenus et leurs familles ». Contactée par l’AFP, la Chancellerie n’a pas réagi dans l’immédiat.
Inspiré de la lutte antimafia italienne, le régime de détention des QLCO a pour objectif d’isoler des détenus perçus par les autorités comme haut placés dans la criminalité organisée. Dans ces quartiers, ils sont censés être empêchés de communiquer avec l’extérieur, afin d’éviter qu’ils continuent à gérer leurs trafics. Une doctrine dont se félicitait dernièrement le ministère de la Justice auprès de l’AFP, assurant sa « parfaite efficacité ».
Fouilles à nu systématisées et accès aux activités quasi inexistant
Les six détenus à l’origine de cette plainte, sont des personnes mises en examen ou condamnées pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs criminelle ou règlements de comptes, selon une source proche du dossier. Dans leur plainte, ils rapportent des fouilles à nu systématisées, un accès à la promenade « soumis au bon vouloir » des surveillants, un accès quasi inexistant aux activités, des agents constamment cagoulés qui n’hésitent pas à les brimer ou à s’adresser à eux par ordre « sans faire de phrase ».
Des pratiques « quotidiennes » visent à les « intimider » eux et leurs proches, accusent-ils. Concernant leurs proches justement, les plaignants reprochent par exemple aux agents de palper chaque visiteur, y compris les enfants. Une pratique qui rend le droit de visite particulièrement dégradant pour leurs familles.
Quant aux parloirs, équipés d’un hygiaphone pour éviter tout contact sauf cas exceptionnel, un des détenus s’est récemment vu refuser le retrait du dispositif malgré le fait que sa mère soit « atteinte d’un cancer ». Concernant les appels téléphoniques, les détenus dénoncent des horaires trop stricts, en pleine journée, au beau milieu de la journée de travail ou d’école.
Des pratiques qui dépeignent un régime carcéral basé sur une « pression psychologique et de domination » d’après les éléments de leur plainte. « On les entasse, on les piétine, on les violente et on espère qu’ils sortent meilleurs. Si vous traitez des gens comme des chiens en prison, ne vous attendez pas à ce qu’ils ressortent comme des hommes », a prévenu Me Violleau.

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02.06.2026

La police aux frontières suscite la peur chez les étrangers, qui représentent la moitié de la population du département. Depuis le lancement de l’opération Kingia, le 7 avril, ses agents redoublent de violence.
Ce dimanche 24 mai avait commencé tranquillement pour Samia (1). La jeune mère de famille sort dans les rues de Mtsapéré, quartier sud de Mamoudzou, lorsqu’elle tombe sur deux hommes vêtus du t-shirt de la police aux frontières (PAF) de Mayotte. Ils redoublent de zèle depuis le 7 avril et le lancement de l’opération « Kingia », l’énième chasse aux étrangers en situation irrégulière et aux logements informels dans le département.
Comorienne, Samia n’a pas vraiment peur, puisqu’elle a « déposé sa demande de papiers à la préfecture », ce qu’elle dit aux agents, et leur propose d’aller ou d’appeler chez elle pour le prouver. « Non », lance le policier en prenant son téléphone. Samia tente alors de s’enfuir, tombe par terre, comme le foulard sur sa tête, crie qu’elle a ses papiers mais est emmenée de force vers la voiture garée une rue plus loin.
Le tribunal administratif réclame la libération immédiate

 

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02.06.2026

Une troisième enquête est ouverte, une nouvelle fois pour un tir de LBD soupçonné d’avoir éborgné un adolescent, à Cachan, dans le Val-de-Marne. Mais d’après les informations de RTL les circonstances sont différentes. Les faits ont eu lieu dimanche soir, sans aucun lien avec le PSG, alors que les policiers dispersaient une rixe. Un fonctionnaire a alors fait usage de son LBD et blessé gravement au visage un jeune homme par ailleurs placé en garde à vue pour « violences volontaires ».

 

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01.06.2026

Julian, 26 ans, et Adrien, 27 ans, ont été condamnés respectivement à dix-huit et huit mois de prison avec sursis et à cinq et deux ans d’interdiction de travailler dans la police à la suite d’une agression brutale, le 18 avril, dans le centre de Nice.
Deux policiers des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont été condamnés, lundi 1er juin, à dix-huit et huit mois de prison avec sursis et à cinq et deux ans d’interdiction de travailler dans la police à la suite d’une agression brutale, qui a été filmée, contre un jeune homme en avril à Nice.
Les peines principales pour violences aggravées rejoignent les réquisitions du parquet qui avait cependant demandé une interdiction à vie d’exercer la fonction de policier. La défense a annoncé que Julian, 26 ans, et Adrien, 27 ans, feraient « sûrement » appel de cette peine complémentaire.
Le 18 avril, après une nuit dans le centre de Nice où ils ont consommé de l’alcool, les deux CRS basés dans les Bouches-du-Rhône rentrent, en civil, à leur cantonnement provisoire dans le quartier populaire de L’Ariane. Vers 5 h 20, ils passent devant le fourgon où Sabri, 23 ans, crie au téléphone. Selon le jeune homme, qui avait bu lui aussi, il se disputait avec une jeune fille et n’avait pas vu les deux hommes, qu’il n’a pas identifiés comme étant des policiers.
Mais les deux prévenus assurent avoir entendu des insultes et des menaces : « Sales fachos », « flics de merde », « dégagez de notre quartier », « je vais te planter »… Pendant le gros quart d’heure qui a suivi, les insultes ont volé, mais aussi à plusieurs reprises les coups, chaque fois entrepris par Julian, particulièrement titubant sur les vidéos.
« Honte à l’institution »
Lors de l’audience dans une salle surchauffée du tribunal correctionnel de Nice, les magistrats ont longuement examiné les images des caméras de surveillance et la vidéo d’une partie de l’incident, filmée par un voisin. C’est la diffusion sur les réseaux sociaux de cette dernière, deux jours après les faits, qui a poussé les deux policiers à se présenter aux autorités.
Les images de la vidéosurveillance ne sont pas toujours claires, mais sur un peu plus d’une minute filmée par un voisin, on voit Julian et Sabri se battre au sol, pendant qu’Adrien maintient Sabri au sol et ramasse ce qui tombe de leurs poches. Il assure avoir voulu rendre service à Julian, mais Sabri a perdu 100 euros, retrouvés dans la chambre d’Adrien, et son téléphone portable, porté disparu. Adrien a été condamné pour vol avec violences, mais Julian relaxé de ce chef.
A plusieurs reprises quand Sabri est à terre, il demande aux voisins d’appeler la police. « La police, c’est nous », entend-on l’un des deux CRS répondre.
Devant le tribunal, Sabri, au physique bien moins solide que les deux CRS, conteste les insultes et surtout les menaces. Les deux prévenus maintiennent leur version, tout en reconnaissant qu’ils auraient dû agir autrement. « Je suis rentré dans sa provocation », regrette Julian, qui a asséné à Sabri des coups de pied et des coups de poing et l’a traîné à terre par les cheveux. « J’aurais dû m’interposer », reconnaît Adrien.

(…)

« Ils ont présenté ça comme une bagarre, mais c’était bien une agression », a commenté Sabri à l’issue de l’audience.

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01.06.2026

Alors que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez veut étendre les pouvoirs des policiers municipaux et faciliter le recours aux amendes, des habitants de quartiers populaires se disent victimes de verbalisation abusive. Certains jeunes se retrouvent fortement endettés. Reportage à Pontoise.
« Je le vis très mal. » Âgé de 20 ans à peine, Nizar doit déjà éponger une dette de près de 7 000 euros d’amendes. Les motifs de celles-ci : crachat, dépôt d’ordures ou de déchets, tapage diurne et nocturne ou émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage. Le jeune homme habite dans le quartier prioritaire des Cordeliers à Pontoise (Val-d’Oise), commune de 32 000 habitants dirigée par la maire LR Stéphanie Von Euw qui a doublé les effectifs de policiers municipaux depuis 2020 et fait installer une centaine de caméras de surveillance.
« On se fait contrôler et chasser systématiquement »
Nizar reconnaît avoir commis une partie des infractions qui lui sont reprochées. Ce qu’il conteste, c’est la proportion dans laquelle il est verbalisé et la façon dont cela arrive. Nizar dit avoir le sentiment de se faire chasser de l’endroit où il habite et décrit ce qu’il vit comme étant du harcèlement. « On est posés dans notre quartier. Les policiers municipaux viennent avec trois ou quatre voitures, et là, ils nous contrôlent systématiquement. Dès qu’ils nous voient, ils viennent, même si le voisinage ne les appelle pas », confie le jeune homme qui raconte s’être déjà fait insulter par des policiers municipaux. Nizar y voit une forme de discrimination sociale. « On se fait chasser pour la tranquillité des gens qui ne sont pas de la même classe que nous », regrette-t-il.
Nizar raconte les tensions que cette situation a engendrées sur sa famille. « Mon père craque quand il voit les amendes. Il pense que je vends de la drogue alors que non. C’est compliqué. Il n’y a rien à faire à la maison. Je me sens mieux dehors que chez moi », confie-t-il.
« Ils cherchent toutes les amendes possibles à nous mettre »
Même situation pour Enzo, 20 ans, qui habite dans le quartier des Louvrais, toujours à Pontoise. Il doit rembourser près de 10 000 euros d’amendes. « J’en reçois presque tous les jours », assure-t-il avant d’ajouter : « On se fait harceler par la police municipale. » Les amendes qu’il reçoit sont majoritairement liées au fait qu’il dispose d’une voiture. Il énumère les motifs des contraventions : « Quand on a le moteur allumé sur un parking et qu’on ne roule pas, c’est un motif de contrôle. Il y a aussi les rétroviseurs cisaillants, quand ils sont un peu cassés. Il y a aussi l’absence de liquide lave-glace, les pneus lisses. » Le jeune homme reconnait lui aussi avoir commis une partie des infractions, mais pas toutes : « Sur cinq amendes que je reçois, il y en a deux qui sont bonnes, mais les trois autres je ne sais pas ce que c’est. »
Enzo nous montre les caméras de surveillance que la mairie a fait installer au sommet des immeubles du quartier. « Dès qu’ils nous voient, ils viennent et on se mange des amendes », déplore-t-il. Le jeune homme de 20 ans assure ne pas être prévenu de toutes les amendes qui lui sont administrées par les agents. « Parfois, j’en reçois même à des mauvaises adresses ! », ajoute-t-il. Le jeune homme de 20 ans travaille dans une usine à 60 kilomètres de Pontoise. Chaque mois, il est prélevé directement sur son salaire de 1 600 euros. « Je travaille pour eux », déplore-t-il. « Ça donne moins envie de sortir, moins envie de travailler… Ça démoralise », conclut-il.
Contactée, la maire Les Républicains de Pontoise Stéphanie Von Euw a décliné notre invitation à la dernière minute.
La Défenseure des droits s’est saisie du sujet
Alors que le projet de loi « Ripost » porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez prévoit d’étendre les prérogatives des policiers municipaux et d’élargir le recours aux amendes, la Défenseure des droits met en garde, dans un avisOuverture dans un nouvel onglet, contre « un glissement des missions régaliennes de police judiciaire vers des forces locales susceptible d’affaiblir les garanties procédurales » et s’inquiète « d’un risque de creusement des inégalités territoriales et de dégradation du lien de proximité entre les usagers et les policiers municipaux ».
Mercredi 9 avril 2025, la Défenseure des droits avait publié une étude sur les pratiques de la police en région parisienne
Ouverture dans un nouvel onglet qui met en évidence une politique publique d’éviction de l’espace public de personnes considérées comme « indésirables ». Cette étude, conduite par les chercheuses Aline Daillère et Magda Boutros (Sciences-po : CRIS/CESDIP), révèle « des pratiques policières discriminatoires ciblant les jeunes hommes racisés de quartiers populaires ». À partir de sources administratives et d’entretiens, l’étude montre comment la police utilise les contrôles et les amendes à répétition pour faire partir certaines catégories d’habitants des espaces publics de leurs quartiers.
Le ministère de l’Intérieur a fait savoir qu’il s’inscrivait « en faux des conclusions de ce rapport qui constituent une accusation particulièrement grave ». Utilisé dans le logiciel de main courante par la police, le terme « perturbateurs indésirables » a été définitivement supprimé. « Sans préjudice de ce qui précède, et afin que la probité de nos forces de sécurité ne soit pas indûment mise en cause, j’ai fait procéder à la suppression de la mention ‘indésirables’ qui perdurait dans la nomenclature de la main courante informatisée des services de police et sur laquelle vous aviez attiré mon attention », est-il écrit. Hormis sur ce point, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu aux questions que nous lui avons posées sur la multiverbalisation.

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01.06.2026

La semaine de fortes chaleurs dans la Vienne et les Deux-Sèvres a été particulièrement difficile à supporter en détention. L’observatoire internationale des prisons a reçu un témoignage d’un détenu de la prison de Poitiers-Vivonne.
La vague de chaleur est enfin derrière nous. La fraicheur a été bien difficile à trouver dans la Vienne et les Deux-Sèvres, particulièrement à la prison de Poitiers-Vivonne, où le taux d’occupation de la maison d’arrêt (le quartier de la détention provisoire) est à 198% au 1er mai, selon les derniers chiffres du Ministère de la Justice. La semaine a donc été particulièrement difficile en détention. Au sein de la prison, il n’y a évidemment pas de climatisation, les cellules sans volets sont parfois exposées directement au soleil.
Au cours de la semaine dernière, alors que la Vienne a enregistré des températures très élevées, un détenu de la prison de Poitiers-Vivonne a signalé ses conditions de détention. Il a appelé l’observatoire international des prisons, relate Pauline Petitot, chargée d’enquête à l’OIP. Elle raconte ce signalement : « il a une cellule en plein soleil, il a mis une serviette mouillée devant la fenêtre pour essayer de rafraichir la pièce, mais sans grand succès. Il signale l’interdiction de descendre en short et en claquettes en cour de promenade. »
Le détenu a également expliqué qu’il n’y avait pas de point d’eau potable accessible dans la cour de promenade et que, selon le témoignage rapporté par Pauline Petiot, « la seule solution qu’il a, comme beaucoup de personnes détenues, pour se rafraichir, c’est d’acheter des bouteilles et de les mettre au frigo pour ensuite les utiliser pour se rafraichir soit en les appliquant sur la peau, soit en les buvant. » Le détenu a également relaté que son ventilateur a été pris il y a plusieurs mois par l’administration pénitentiaire et qu’il n’a pas pu le récupérer.
Pas de douches supplémentaires
Selon ce témoignage, le détenu n’a pas eu le droit de prendre davantage de douches. Pourtant, c’est ce qui est préconisé par le plan canicule du ministère de la Justice, qui prévoit plusieurs autres points : « décalage des horaires de promenades, adaptation à la saison des repas distribués, ventilation et rafraichissement des locaux par l’aération », notamment. Un intervenant associatif à la prison de Poitiers-Vivonne rapporte également plusieurs témoignages de prisonniers évoquant la chaleur intenable la nuit dans des cellules de 9 mètres carrés où se retrouvent parfois trois détenus.
Sollicitée, la direction interrégionale des services pénitentiaires a envoyé à ICI Poitou les mesures nationales sur le plan canicule et n’a tenu pas apporté de réponses à propos de la situation décrite à la prison de Poitiers-Vivonne.

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01.06.2026

Nouveau décès en milieu carcéral. Dans la nuit du dimanche 30 mai au lundi 1er juin 2026, un détenu de la prison de la Santé (Paris), est mort dans l’incendie de sa cellule, nous indique le parquet confirmant une information du Parisien.

(…)

L’alerte est donnée et les agents pénitentiaires ainsi que les pompiers interviennent dans la cellule mais il est trop tard. L’occupant est mort à la suite des inhalations de fumée.
Selon les premières constatations, c’est du matelas du prévenu que le feu aurait pris. « La fenêtre était restée ouverte, ce qui avait pu repousser le déclenchement des alertes incendie intérieures. Ce n’est qu’après l’alerte donnée par l’équipage de police-secours que d’autres détenus avaient signalé sentir de la fumée », précise le parquet.

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