11.06.2026

Très rapidement, on comprend que l’affaire n’est pas habituelle, quand la juge énonce la fonction du jeune homme : gendarme adjoint volontaire. Il est poursuivi pour avoir commis des infractions dans le cadre de son travail : « la révélation d’informations sur une enquête » et le « détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel ».
C’est en septembre 2024 qu’il arrive au sein de la brigade de gendarmerie de la région havraise. Et c’est en octobre 2025 que le jeune homme s’en ouvre à un collègue. Sur le lieu d’une intervention – pour une perquisition du domicile d’un automobiliste – quartier des Neiges au Havre pour lequel il doit surveiller le secteur, il se confie à un collègue, également gendarme adjoint volontaire. Il lui explique qu’il est en train de communiquer des informations confidentielles à sa conjointe, « influenceuse dans le marketing digital » qui est originaire de ce même quartier. À la barre, le prévenu réagit : « C’est inadmissible. J’étais content d’être dans le quartier de ma compagne. Je regrette énormément. C’est la première fois que je me retrouve devant le tribunal », exprime-t-il, penaud.
Des consultations de fichiers à sept reprises
Mais ce n’est pas tout, poursuit la présidente. Depuis qu’il est dans cette brigade, il a consulté « à sept reprises » des fichiers confidentiels, en dehors de procédures, de septembre 2024 à mars 2026. Cela pouvait être le fichier des immatriculations de véhicules ou encore des fichiers recensant les antécédents judiciaires de personnes qu’il connaissait. Il explique que ce n’était « pas pour porter atteinte à l’institution » qu’est la gendarmerie, mais « plus pour rendre service ».

(…)

Par l’inscription de cette peine à son casier, il devrait alors quitter les rangs de la gendarmerie.

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03.06.2026

Au mois de janvier, une femme a porté plainte pour abus de faiblesse à l’encontre d’un policier du commissariat de Boulogne. Selon cette femme, il aurait profité de sa faiblesse psychologique pour entamer une relation avec elle. Une enquête a été ouverte.
C’est une femme brisée qui nous reçoit chez elle. « Je n’en peux plus, il faut que ça sorte. Je ne veux pas que ça arrive à d’autres personnes. » Cette mère de famille accuse un policier du commissariat de Boulogne d’avoir profité d’elle, alors qu’elle était dans un état de faiblesse psychologique.

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09/12/2025

Alors qu’il résidait à Montauban et venait d’épouser sa femme en 2022, il avait fait une proposition à cette dernière. En effet, le jeune homme condamné à une peine de prison l’avait conduit à s’inscrire sur une plate-forme « d’escort girl ». Dès lors, il s’attelait à planifier les heures de rendez-vous et à réserver les chambres d’hôtel.

(…) Pour ce qui est de la violation du secret professionnel, ledit gendarme était accusé d’avoir montré des clichés confidentiels. Il s’agit des photos d’enquête des personnes mortes des suites de suicide.

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14/10/2025

Une enquête sur les dérives de policiers marseillais au cours d’une opération de lutte contre les stupéfiants a révélé de nombreux manquements de leur hiérarchie, jusqu’au siège de Nanterre.

Mais où s’arrêtera donc l’enquête sur l’Office anti-stupéfiants (Ofast) ? Et surtout, jusqu’où remontera-t-elle ? Deux ans après qu’une livraison de drogue surveillée à Marseille a tourné au fiasco, un an après qu’elle a donné lieu à l’ouverture d’une instruction judiciaire, les derniers éléments recueillis par Mediapart et qui viennent compléter les nombreuses révélations du Monde et du Parisien indiquent que l’affaire met à présent en cause les plus hauts responsables de la police nationale.

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APRÈS LE FIASCO DE L’OPÉRATION « TRIDENT », LA CHEFFE DE LA LUTTE ANTISTUPÉFIANTS À MARSEILLE ET SON ADJOINT MIS EN EXAMEN

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La cheffe de l’antenne de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) de Marseille ainsi que son adjoint ont été mis en examen pour « complicité de faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique » – passible de la cour d’assises –, « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « violation du secret d’une enquête », a confirmé au Monde le parquet de Paris

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