27.07.2026

Déjà en 2023, l’OIP alertait sur les menaces, réprimandes, punitions et violences que des personnes incarcérées subissent en raison de leurs liens avec l’OIP. Trois ans plus tard, l’association reçoit encore chaque mois des signalements concernant de telles pratiques.
« Ils n’aiment pas que l’on vous contacte, car ils ne veulent pas que vous voyiez ce qu’il y a à l’intérieur », confie un homme à Poissy. Les personnes détenues peuvent joindre l’Observatoire international des prisons-section française par courrier ou par téléphone depuis trente ans. L’association les informe de leurs droits et les accompagne dans leurs démarches afin de les faire valoir. Leurs témoignages participent aussi à la mission de l’OIP de décrire de façon documentée la situation des prisons et d’alerter sur les dysfonctionnements relevés. L’OIP ayant été intégré au dispositif de téléphonie sociale en 2019, les personnes détenues peuvent appeler l’association de manière confidentielle et sans avoir à en demander l’autorisation préalable.
Régulièrement pourtant, plusieurs personnes détenues feraient l’objet de menaces ou de représailles par des membres de l’administration pénitentiaire en cas de contact avec l’OIP. Certaines, craignant d’en être victimes, n’osent pas nous saisir. En mars 2023, l’OIP avait déjà alerté sur ce phénomène qui perdure : une soixantaine de signalements ont été portés à la connaissance de l’association en 2024 et 2025, en provenance d’une quarantaine d’établissements différents. Malgré l’opacité du milieu carcéral et les difficultés que cela engendre pour vérifier l’exactitude de chaque alerte, leur volume suffit à établir la véracité et la récurrence de ces pratiques d’intimidation et de punition.
Intimider pour dissuader
En premier lieu, la crainte des représailles décourage des personnes détenues de contacter l’association. « Tout le monde vit dans la peur, personne ne veut appeler l’OIP depuis la prison car il y a un climat de crainte de représailles de l’administration pénitentiaire », dénonçait en 2024 une proche de personne détenue, s’exprimant au nom de plusieurs femmes incarcérées au centre pénitentiaire du Sud-Francilien. Un homme à la prison de Paris La Santé avouait lui aussi au printemps 2024 : « J’ai longtemps hésité avant de vous écrire, car ici tout le monde a peur d’être identifié comme ayant écrit à l’OIP. » Au centre de détention de Bapaume, « les gens doutent de la confidentialité des appels, personne ne veut appeler car ils ont peur », témoignait un autre homme à la même période.
Lorsque les personnes incarcérées se décident finalement à prendre attache avec l’OIP pour signaler un dysfonctionnement ou une atteinte à leurs droits, plusieurs d’entre elles insistent malgré tout sur leur volonté que l’association n’intervienne pas auprès de l’administration pénitentiaire car elles redoutent d’être identifiées et stigmatisées. En mai 2024, une femme a ainsi appelé l’OIP depuis une prison du Sud-Est de la France pour informer de son déclassement au travail consécutif à un arrêt maladie. Elle a précisé avoir « trop peur des représailles » et a demandé « de ne pas intervenir pour préserver ses permissions de sortie ». « Ils n’aiment pas quand je sollicite les associations, ils me le font comprendre, on se retrouve avec des bâtons dans les roues », témoignait en effet un homme détenu à Alençon-Condé-sur-Sarthe, durant l’hiver 2024. « Les surveillantes disent qu’il ne faut pas appeler l’OIP ou le Défenseur des droits sinon les personnes se font mal voir », indiquait une femme incarcérée à Rennes en mars 2025. « Quand on appelle, on est pris en grippe », déclarait également un homme à la maison centrale de Poissy en juin 2025.
Il arrive que les agents pénitentiaires menacent explicitement les personnes de répercussions sur le déroulement de leur détention. En décembre 2024, des agents du centre pénitentiaire de Nantes auraient prévenu un homme : « On est au courant de ton appel à l’OIP, on va pas te louper. » À Moulins-Yzeure, un homme se serait vu enjoindre : « Arrêtez de vous plaindre auprès de l’OIP, ou je vous déplace de cellule pour vous mettre avec un gros bras, rez-de-chaussée côté gauche, pour vous casser. » Ces intimidations pourraient aller jusqu’à menacer de sanctions disciplinaires. En janvier 2025, des surveillants de Maubeuge auraient lancé à un homme : « Voilà la petite pleureuse qui se plaint à l’OIP et au Contrôleur [général des lieux de privation de liberté (CGLPL)]. La prochaine fois que tu te plains à l’OIP, c’est trois semaines au trou. »
Enfin, les moyens de correspondance des personnes détenues avec l’OIP seraient parfois entravés : coupure temporaire des lignes téléphoniques, comme cela serait le cas à Val-de-Reuil, d’après des témoignages reçus au printemps 2024 ; courriers écrits par des personnes détenues et déchirés, ou non distribués pour ceux qui leur sont destinés, selon des personnes incarcérées à Lyon-Corbas et au Sud-Francilien.
Fouilles de cellules et punitions matérielles
Quand les personnes détenues échangent avec l’OIP, elles sont nombreuses à informer avoir fait l’objet de représailles, qui prennent différentes formes. Certaines subiraient plus fréquemment des fouilles de cellule : « J’en ai eu plusieurs dans la semaine », témoigne un homme à Poissy. Ou encore, « ma cellule a été fouillée à deux reprises le jour même où j’ai reçu votre courrier », raconte un autre à Villenauxe-la-Grande.
Par ailleurs, des personnes rapportent être victimes de punitions d’ordre matériel. C’est ainsi qu’en septembre 2024, une personne détenue à Vendin-le-Vieil racontait que des surveillants seraient entrés dans sa cellule avec un balai pour casser le carton faisant office de VMC – celle-ci étant absente – en lui disant « va te plaindre à l’OIP ». Trois mois plus tard, un homme à Paris la Santé expliquait que si le nom de l’OIP figurait sur l’envers du courrier, l’administration prenait des mesures de rétorsion, comme celles de lui refuser l’accès à une activité ou au culte. À Liancourt, un homme relatait en décembre 2025 : « On m’a coupé l’eau, on a pris ma plaque chauffante et coupé l’électricité, suite à notre appel, la veille. »
Ces pressions s’exerceraient également à l’encontre des personnes incarcérées qui contactent le Défenseur des droits et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Dès 2013, ce dernier avait dénoncé les sanctions infligées aux personnes détenues dites « procédurières » : « Le contrôleur général est convaincu que de nombreuses personnes craignent des représailles si elles le saisissent, voire en sont activement dissuadées », pouvait-on lire dans son rapport d’activité. Ce constat avait abouti à la création en 2014 d’un délit d’entrave : depuis, le fait de faire obstacle à la mission du Contrôle, en s’opposant aux visites ou à la communication de certains éléments, par des menaces et des représailles prises à l’encontre de toute personne en lien avec l’institution, relève d’une infraction[1]. Néanmoins, le phénomène a toujours lieu, « la majorité préfère ne pas contester la situation, car ils savent qu’ensuite ils en subiront les représailles », décrivait le CGLPL dans son rapport annuel d’activité de 2021. Le témoignage d’une femme au Sud-Francilien reçu en mai 2024 par l’OIP confirme que ces pratiques continuent : « J’ai écrit au CGLPL et au Défenseur des droits sur les humiliations que je vis au quotidien de la part des surveillantes. Les gradés ont pris mon courrier, l’ont lu et l’ont déchiré. »
Comble de la situation, une personne décrivait à l’OIP les représailles qui avaient suivi ses échanges avec l’association, concluant ainsi son courrier : « Il y a de grandes chances, à 95 %, que l’on me mène la vie dure pour ce courrier aussi. »
par Ana Bourreau-Ramos et Ysé de La Taille
Cet article est paru dans la revue de l’Observatoire international des prisons – DEDANS DEHORS n°129 – Adolescent•es incarcéré•es : une faillite collective
[1] Loi du 26 mai 2014 modifiant la loi du 30 octobre 2007 instituant un Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL).

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18.07.2026

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence après la plainte d’un détenu de la prison d’Aix-Luynes accusant des surveillants d’un viol qui serait survenu le 20 mai 2026 dans le quartier disciplinaire.
Un détenu de 27 ans affirme avoir été victime de violences sexuelles perpétrées par deux agents au centre pénitentiaire d’Aix-en-Provence, le 20 mai 2026. Le parquet a confirmé à « La Provence » l’ouverture d’une enquête judiciaire.
« J’ai eu peur de récupérer mon conjoint à la morgue. » Trois mois après les faits, la compagne de A.* peine encore à retenir ses larmes. Le 22 mai 2026, au cours d’une visite au parloir, son conjoint de 27 ans, incarcéré au centre pénitentiaire d’Aix-Luynes, lui a raconté avoir subi des violences sexuelles de la part de plusieurs gardiens. Une plainte a été déposée le jour même pour « viol aggravé, et actes de torture ou de barbarie ».
« Ils voulaient qu’il meure »
A. affirme que les faits se sont déroulés le 20 mai dernier, alors qu’il était placé au quartier disciplinaire d’Aix-Luynes 1. À la sortie de la douche, deux surveillants l’auraient maintenu contre un mur avant de le frapper et de commettre un viol avec un objet, sous les yeux d’une autre agente. « Ça, c’est de la part de X », aurait lancé l’un de ses agresseurs, faisant référence à un autre surveillant contre lequel le détenu avait engagé une procédure pour des violences antérieures et laissant supposer un acte prémédité.
Selon ses déclarations, le détenu aurait été abandonné à demi-conscient dans son cachot, avec pour seule réponse à ses appels à l’aide et ses saignements des insultes.

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13.06.2026

En août 2023, Yacine T. est mort à la prison de Béziers (Hérault). La dégradation brutale de son état de santé n’avait pas été comprise. Le tribunal a prononcé des condamnations pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. La médecin qui avait examiné le détenu a été relaxée.

 

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16.03.2026

Les faits étaient survenus le 27 juillet 2025, le lendemain d’un mouvement social des fonctionnaires du centre pénitentiaire d’Aix-en-Provence. 45 jours d’interruption temporaire de travail avaient été constatés sur la victime.
Stéphane E. exerce le métier de surveillant pénitentiaire depuis 2016.

(…)

45 jours d’interruption temporaire de travail (ITT). Voilà le bilan qui avait été constaté, à trois reprises par différents professionnels de santé, sur la victime, un détenu.

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17/12/2025

D’après son avocate, l’homme aurait subi des violences par des agents pénitentiaires.

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14/11/2025

Mediapart révélait le 11 novembre qu’à Fontenay-sous-Bois, dans le Val de Marne, des jeunes d’un lycée professionnel se sont vus proposer un «rallye citoyen», euphémisme pour parler de journée de publicité pour l’armée. Ces élèves de Troisième, Seconde et CAP ont pu entre autres joyeusetés apprendre à tirer au laser avec des fusils d’assaut. Autrement dit, «jouer» à la guerre.
Autre atelier douteux : un «vis ma vie de détenu», avec des surveillants pénitentiaires.

(…)Deux élèves finissent en sang. La scène, d’une grande violence, choque la professeure présente, qui tente d’alerter l’instigatrice de cette journée et le proviseur, mais aucun ne semble vouloir intervenir.
L’après-midi, nouvelle scène de violence : l’un des élèves fait le prisonnier, il est sommé de sortir de sa cellule par les surveillants. Quand il refuse, il se voit asséné un violent coup de bouclier «qui l’envoie à 2 mètres». C’est alors un véritable déchaînement de violence auquel se livrent les surveillants : «Les équipiers ne parvenaient pas à le maîtriser, malgré les multiples clés de bras et de jambe. Un quatrième équipier est entré dans la mêlée pour parvenir à menotter l’élève».

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04/11/2025

Un surveillant du centre pénitentiaire de Seysses en Haute-Garonne, accusé d’avoir frappé plusieurs détenus, est jugé ce mardi 4 novembre à Toulouse. Malgré plusieurs alertes et plaintes, il est resté en poste plusieurs mois.

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10/10/2025

Pour se venger, le prévenu avait créé deux faux profils, utilisant leurs noms, adresses et numéros de téléphone, accompagnés de messages à caractère sexuel. Pour l’une d’elles, une photographie avait même été publiée. Le mis en cause a d’abord nié les faits, avant de finalement reconnaître être le créateur de ces profils.

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07/10/2025

L’avocat de la famille du jeune homme remet en doute la version des surveillants après le visionnage de plusieurs images de vidéosurveillance.

(…) Le détenu a notamment été battu hors et dans sa cellule par les agents pénitentiaires

(…) Si pour l’administration pénitentiaire, il s’agit d’un nouveau suicide, pour la famille du jeune homme, ce scénario est inconcevable.

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30/09/2025

Les surveillants de l’équipe de sécurité pénitentiaire (ESP) avaient décidé de ne plus assurer la plupart des extractions médicales, empêchant ainsi la réalisation des soins et examens nécessaires.

(…) Dans un communiqué de presse du 15 septembre, l’Association des professionnels de santé exerçant en prison (APSEP) et l’Association des secteurs de psychiatrie exerçant en milieu pénitentiaire (ASPMP) indiquent que « des professionnels de santé rapportent avoir subi des pressions, des intimidations et des propos mettant en doute leur compétence et leur intégrité », de la part d’agents pénitentiaires.

(…) Les conséquences de ces annulations d’extraction sont lourdes : délais rallongés, soins dégradés, santé menacée.

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03/09/2025

Le 13 mai 2024, une mutinerie éclate au centre pénitentiaire de Nouméa. Selon l’enquête du « Monde », un jeune prisonnier n’y participant pas est frappé par les forces de l’ordre et meurt quatre jours plus tard. La justice, qui n’a jamais communiqué sur cette mort, confirme l’existence d’une information judiciaire.

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28/08/2025

Extrait

Le 26 août, un surveillant pénitentiaire, anciennement affecté à la maison d’arrêt de Tarbes, a comparu devant le tribunal correctionnel pour violence par personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité.

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14/08/2025

Extrait

À la fin du déjeuner, il demande un dernier morceau de pain avant de retourner en cellule. L’auxiliaire lui en donne un, mais en chemin, un surveillant lui ordonne de le ramener, car ce pain n’est pas prévu dans sa ration quotidienne. M. Doom obéit.
« (…) Je ne suis pas le premier détenu qu’ils rossent comme ça, c’est pour ça que je dis qu’il était peut-être sous ice. Ils viennent se défouler sur nous. »

 

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07/08/2025

Extrait

Sept personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Metz pour des violences aggravées envers des prisonniers, ou de complicité, en février prochain. Quatre étaient des détenus au moment des faits. Trois étaient surveillants et accusés d’avoir facilité le passage à tabac des victimes.

 

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PRISON : DES DÉTENUS DE BOIS-D’ARCY SAISISSENT LA JUSTICE POUR DÉNONCER UN « CLIMAT DE VIOLENCE »

SUD OUEST


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Dans leur requête, ils pointent une réponse inadéquate voire inexistante aux violences entre codétenus, mais aussi à celles imputées à des surveillants. Les plaignants accusent également certains agents de « manquements graves à la déontologie » : réveils nocturnes, refus arbitraires de douche, jets de courriers, insultes et menaces.

(suite…)
CINQ AGRESSIONS EN SÉRIE AU CŒUR DES PARLOIRS : UN SURVEILLANT DE LA PRISON DE SEYSSES JUGÉ POUR VIOLENCES SUR DÉTENUS

LA DÉPÊCHE


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Étranglement, coups portés à l’abri des regards, humiliations en plein jour. À la maison d’arrêt de Seysses, un surveillant est aujourd’hui accusé d’avoir franchi toutes les lignes rouges. Cinq détenus dénoncent des violences répétées sur fond d’omerta carcérale et de divisions internes.

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PRISON DE BOIS-D’ARCY : UN GARDIEN ACCUSÉ DE FRAPPER LES DÉTENUS

actu.fr


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À 44 ans, il est accusé d’avoir frappé plusieurs détenus. Il a été entendu le mardi 24 juin 2025 par la Division de la criminalité territoriale des Yvelines, basée à Viroflay. L’affaire a éclaté suite à des plaintes de plusieurs prisonniers, neuf précisément.

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PRISON DE SAINT-MARTIN-DE-RÉ. LE CONSEIL D’ÉTAT VALIDE LA FOUILLE À NU DES DÉTENUS

Révolution Permanente


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En décembre, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté la plupart des demandes des détenus portant sur l’« indignité de leurs conditions de détention ». L’administration pénitentiaire a contesté les faibles injonctions restantes dans le cadre d’un appel.

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À LA PRISON DE VIVONNE, LES « ACTIVITÉS LUDIQUES » SONT EN SURSIS SUITE À LA CIRCULAIRE DE GÉRALD DARMANIN


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Une circulaire du ministre de la Justice vient d’ordonner l’arrêt de toutes les activités ludiques en prison, suite à une polémique à Toulouse. Comment cela va-t-il se passer à Vivonne ?

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« C’EST COMME ÇA QU’ON LAVE LES BOUGNOULES » : À LA PRISON D’ANNŒULLIN, DES GARDIENS SOUPÇONNÉS DE VIOLENCES SUR UN DÉTENU

La Voix du Nord


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Par la suite, sa blessure à la jambe s’étant infectée, il a été transféré au centre pénitentiaire de Laon, grâce aux appels de sa compagne inquiète vers la prison et le SAMU. D’après son récit, le détenu aurait été victime de clé de bras en salle de fouille, puis d’un coup de pied au visage, avant de tomber à terre, sous une pluie de coups dans le dos et sur la nuque. Pour terminer, les huit agents contre lesquels il a porté plainte, sont accusés de lui avoir frotté la tête sur un tapis à picots en plastique, en disant : « C’est comme ça qu’on lave les bougnoules. »
Pour l’heure, une demande d’enquête interne de l’administration pénitentiaire est restée sans réponse. « Selon eux, il ne s’est rien passé », indique l’avocate, Me Badaoui.

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CLAQUES ET ÉTRANGLEMENT CONTRE UN DÉTENU : DEUX SURVEILLANTS DE LA PRISON DE LA SANTÉ JUGÉS À PARIS


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Extrait

Le procès de deux agents pénitentiaires de la prison de la Santé sont jugés ce mercredi 18 décembre 2024 pour des violences commises sur un détenu en 2023.

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MORT D’UN DÉTENU EN PRISON, DEUX NON-LIEU PRONONCÉS POUR DES SURVEILLANTS PÉNITENTIAIRES

franceinfo:


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Les deux surveillants de la prison de Meaux (Seine-et-Marne) avaient été placés sous le statut de témoin assisté, plus favorable que la mise en examen, en 2021 et 2023. Le premier pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique, le second pour homicide involontaire.
« L’intervention des surveillants pénitentiaires auprès de Jimony Rousseau était nécessaire », indique l’ordonnance de la juge d’instruction. « Il n’existe aucun indice grave ou concordant de ce qu’ils auraient fait un usage illégitime et disproportionné de la force », ajoute cette décision.

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À CAEN, UN SURVEILLANT DE PRISON « AVAIT BESOIN DE COCAÏNE », IL RECONNAIT AVOIR « CRAQUÉ »


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Extrait

À l’audience correctionnelle, Étienne*(36 ans) reconnaît tout ce qui lui est reproché, tout ce qu’il a pu faire ou dire d’insensé cette nuit d’août 2024 et s’en excuse. Il assume avoir bu exagérément, consommé de la cocaïne et pris le volant alors que son permis n’était plus valable.
Il assume aussi avoir malmené sa femme, s’être débattu lorsque les gendarmes ont été obligés de le menotter, les avoir insultés, …

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UN SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE CONDAMNÉ À DU SURSIS POUR DES VIOLENCES SUR UN DÉTENU À LA MAISON D’ARRÊT DE TARBES


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Cette audience était surnommée à demi-mot : « Le procès des violences de la cellule 130« . L’affaire a été jugée ce mardi après-midi au tribunal de Tarbes, après avoir été révélée par le contrôleur général des lieux de privation de liberté qui avait dénoncé des conditions de détention indignes à la maison d’arrêt et des violences systémiques sur des détenus dans la cellule 130. Un surveillant pénitentiaire tarbais âgé de 40 ans a écopé d’une peine de quatre mois de prison avec sursis pour des violences sur un détenu à la mais d’arrêt de Tarbes. Les faits se sont déroulés le 2 mars 2024, dans la cellule 130 identifiée comme étant dédiée à des exactions sur les prisonniers.

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VIOLS, HARCÈLEMENTS : RÉVÉLATIONS SUR LA FACE CACHÉE DES PRISONS FRANÇAISES


Emission accessible gratuitement en ligne

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Lorsqu’on évoque des violences au sein de ce milieux, chacun pense naturellement aux détenus. Dans l’imaginaire carcéral, la violence n’émanerait que d’eux. Rarement de ceux qui les encadrent ou alors seulement dans le cadre d’une légitime défense. Et pourtant de nombreuses femmes qui travaillent dans les prisons françaises déclarent se sentir plus en sécurité avec les détenus qu’avec leur propre collègue. Viols, agressions, harcèlements sexuels. Une dizaine de femmes, surveillantes pénitentiaires, agent administratif, assistantes sociale ou conseillères d’insertion et de probation nous ont confié leur témoignage, leur histoire. Toutes racontent une mécanique infernale, une atmosphère de travail machiste et hyper sexualisée au sein de laquelle elles ne sont pas protégées. Une partie d’entre elle a accepté de témoigner face caméra dans l’espoir de faire changer les choses.

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À ROUEN, UN SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE CONDAMNÉ POUR AVOIR AGRESSÉ SEXUELLEMENT UNE COLLÈGUE


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Un surveillant pénitentiaire a été condamné par le tribunal judiciaire de Rouen le 2 septembre 2024 pour avoir agressé sexuellement l’une de ses collègues.

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VILLEPINTE : LA SURVEILLANTE DE PRISON COMPLICE PRÉSUMÉE DES DEALERS DE COKE ENTRE LA MARTINIQUE ET LA MÉTROPOLE


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Une agent pénitentiaire de Villepinte (Seine-Saint-Denis) a été écrouée après sa condamnation pour complicité de trafic de cocaïne. Le 12 août à l’aéroport d’Orly, 5 kg de poudre avaient été découverts dans le bagage d’une mule.

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À REIMS, LES DÉTENUS ONT REFUSÉ DE REGAGNER LEUR CELLULE POUR OBTENIR UNE DOUCHE QUOTIDIENNE


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Extrait

Jeudi 8 août, puis dimanche soir 11 août, des détenus ont refusé de réintégrer leur cellule après la promenade : leur demande principale consistait à bénéficier d’une douche quotidienne, revendication acceptée par la direction …
À la suite du premier blocage, la direction a accepté d’instaurer « des douches quotidiennes pendant trois semaines », une décision dénoncée par FO justice : « Cette concession a été faite (…) en réponse à une simple vague de chaleur passagère ». Surtout, l’organisation syndicale y voit « un recul » qui adresse « un message dangereux » susceptible d’« affaiblir l’autorité des surveillants » s’il est « possible d’obtenir ce que l’on veut par la force et l’intimidation »
Le syndicat demande donc à la direction de revenir sur cette décision …

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FILMÉE EN TRAIN DE FRAPPER UN DÉTENU, UNE SURVEILLANTE CONDAMNÉE À HUIT MOIS DE PRISON AVEC SURSIS

ouest france


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« C’est un jugement rare », estime-t-il, qui « met en lumière la difficulté énorme pour les détenus de collecter des preuves lorsqu’ils sont victimes de violences ». En 2019, l’OIP a publié une enquête qui dénonçait les « violences physiques de la part d’agents pénitentiaires » et « l’inertie des institutions chargées d’y mettre un terme ».

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DES GARDIENS DE LA PRISON DE PERPIGNAN JUGÉS EN SEPTEMBRE PROCHAIN POUR DES VIOLENCES SUR UN DÉTENU HOSPITALISÉ

L’INDEPENDANT


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D’après nos informations, les faits remontent au 21 juin dernier : ce jour-là, un détenu de la prison âgé de 21 ans est transféré à l’hôpital après une tentative de suicide. L’homme est hospitalisé dans une chambre sécurisée.
(…)Les deux gardiens auraient alors frappé le détenu, reconnaissant des gifles. Les forces de l’ordre, prévenues, ont été dépêchées sur place, et ont constaté que les deux agents étaient sous l’emprise de l’alcool, ce qui a ensuite été confirmé par un test d’alcoolémie.

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UN SURVEILLANT DE PRISON MIS EN EXAMEN POUR TRAFIC DE STUPÉFIANTS À NANCY


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Un agent pénitentiaire de la maison d’arrêt de Nancy a été mis en examen et placé en détention provisoire ce mercredi 26 juin 2024. Il lui est reproché divers trafics (téléphones, stupéfiants…) avec plusieurs détenus, contre rémunération.

Mots clés
« LE SURVEILLANT M’A ATTRAPÉ À LA GORGE ET CRACHÉ AU VISAGE » : UN ANCIEN DÉTENU ÉVOQUE LES VIOLENTES CONDITIONS DE DÉTENTION DE CETTE PRISON

franceinfo:


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Il ajoute : « J’en suis ressortie avec des traces. Malheureusement je ne l’ai pas fait constater à l’infirmerie, qui avait pris pour habitude de malaxer les détenus une fois les portes fermées. » Des violences qui semblent être systématiques.

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UNE PRISON DE LA HONTE, « MARQUÉE PAR L’ARBITRAIRE ET LA VIOLENCE » DENONCÉE DANS UN RAPPORT DE LA CONTRÔLEURE GÉNÉRALE DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉ

franceinfo:


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Extrait

Les contrôleurs ont recueilli de « multiples témoignages concordants et circonstanciés » de détenus faisant état de « violences physiques et psychologiques » commises par une équipe de surveillants identifiés par des surnoms. Ces derniers sont accusés d’avoir infligé « gifles, simulacres d’étranglement et brutalités » aux prisonniers.

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LE MITARD : « UN DISPOSITIF AUSSI INHUMAIN QUE CONTRE-PRODUCTIF »

LE BONDY BLOG


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Un dispositif « inhumain », « dégradant », « vide de sens » où « tous les travers de la prison y sont poussés à leurs paroxysmes ». Voici la description du mitard livrée par les rédacteurs de l’Observatoire International des Prisons (OIP).

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UN BLOCAGE QUI AGGRAVE LA SITUATION DÉJÀ ALARMANTE AU SEIN DES PRISONS


Communiqué disponible

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Depuis mardi 14 mai, le blocage de la plupart des établissements pénitentiaires a conduit de nombreuses personnes détenues à contacter l’Observatoire international des prisons (OIP). Elles témoignent de leur détresse et de leur vulnérabilité face à ce qui s’apparente à une punition collective pour un crime dont elles ne portent nullement la responsabilité.

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« JOURNÉE PRISONS MORTES » : UN MOUVEMENT POUR EXIGER TOUJOURS PLUS DE RÉPRESSION


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Ces « journées prison morte » signifient des prisons désertées par leurs agents pénitentiaires, et donc l’aggravation des conditions de détention déjà particulièrement indignes pour les 77 450 personnes détenues dans des prisons françaises au 1er avril 2024, selon le dernier rapport de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté.

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UNE SURVEILLANTE DE PRISON CONDAMNÉE POUR AVOIR FAIT UN SALUT NAZI À UNE DÉTENUE JUIVE À BEAUVAIS


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Une surveillante de prison a été condamnée, mardi 7 mai 2024, à 2000 euros d’amende dont 1 000 avec sursis, pour avoir proféré à l’encontre d’une détenue juive un salut nazi. Elle avait en outre collé un ruban adhésif noir au-dessus de sa bouche pour imiter la moustache d’Adolf Hitler.

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À ARGENTAN, UN SURVEILLANT DE LA PRISON À LA BARRE POUR DES FAITS DE VIOLENCE SUR UN DÉTENU


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C’est un cas rare, pour être souligné : un surveillant de la prison d’Argentan (Orne) est poursuivi pour des violences commises sur un détenu. Son avocat du barreau de Paris estime qu’elles relèvent de « la légitime défense. » La présidente a préféré se laisser du temps pour délibérer.

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TRAFICS À LA PRISON DE RÉAU : TROIS NOUVEAUX SURVEILLANTS PLACÉS EN DÉTENTION PROVISOIRE


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Trois surveillants de la prison de Réau ont été placés en détention provisoire ce mardi, après la mise en examen de six autres pour une affaire de trafic.
La semaine dernière, le procureur de Melun Jean-Michel Bourlès avait annoncé le placement en garde à vue puis la mise en examen de six surveillants de Réau dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour trafic de stupéfiants, remise illicite d’objets en détention, blanchiment et corruption et association de malfaiteurs.

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DÉTENU PASSÉ À TABAC PAR DES SURVEILLANTS À LA PRISON DE VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE : UNE ENQUÊTE OUVERTE


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Depuis quelques jours, une vidéo tournée à la prison de Villefranche-sur-Saône fait du bruit dans le milieu carcéral.
Sur les images, on voit deux surveillants pénitentiaires passer à tabac un détenu dans la cour d’une promenade : coups de pieds et de poings sont donnés pendant près de 20 secondes, avant que la victime ne soit plaquée au sol.

À CONDÉ-SUR-SARTHE, UN SURVEILLANT CONDAMNÉ POUR AVOIR VIOLEMMENT BOUSCULÉ UN DÉTENU


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Un surveillant du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne) a été condamné ce jeudi 14 mars 2024, à Alençon, pour avoir commis des violences sur un détenu en mai 2023.

COUPS AVEC UN DÉTENU À ARGENTAN : UN GARDIEN DE PRISON EN GARDE À VUE

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Extrait

Un gradé du centre de détention d’Argentan (Orne) a passé la journée du jeudi 22 février 2024 en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir porté des coups à un détenu en décembre.