19.06.2026

Des parents, dont le fils accusait son baby-sitter d’agression sexuelle, ont reçu un jugement de relaxe laissant apparaître des propos déplacés des magistrats du tribunal de Bobigny, estimant que la mère, «plus bohème que bourgeoise», avait entraîné «son fils dans un délire de victimisation de violences sexuelles».
Le ton est si inapproprié, l’erreur si grossière, la blague si choquante, qu’on pourrait croire, de prime abord, à un faux. Il y a quelques jours, Isabelle B., la mère d’un petit garçon de 10 ans, qui accuse son baby-sitter de l’avoir agressé sexuellement lorsqu’il avait 7 ans, a eu l’amère surprise de découvrir le jugement de relaxe, prononcé le 12 novembre 2025, par la 14e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny. Toutefois, ce n’est pas la relaxe – certes douloureuse, mais à laquelle elle s’était préparée avec son avocat – qui l’a profondément choquée, mais la rédaction de cette décision. Une décision qui pose la question du sérieux et de la considération avec lesquels les magistrats ont jugé cette affaire de violences sexuelles sur un mineur.

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