01.06.2026

La semaine de fortes chaleurs dans la Vienne et les Deux-Sèvres a été particulièrement difficile à supporter en détention. L’observatoire internationale des prisons a reçu un témoignage d’un détenu de la prison de Poitiers-Vivonne.
La vague de chaleur est enfin derrière nous. La fraicheur a été bien difficile à trouver dans la Vienne et les Deux-Sèvres, particulièrement à la prison de Poitiers-Vivonne, où le taux d’occupation de la maison d’arrêt (le quartier de la détention provisoire) est à 198% au 1er mai, selon les derniers chiffres du Ministère de la Justice. La semaine a donc été particulièrement difficile en détention. Au sein de la prison, il n’y a évidemment pas de climatisation, les cellules sans volets sont parfois exposées directement au soleil.
Au cours de la semaine dernière, alors que la Vienne a enregistré des températures très élevées, un détenu de la prison de Poitiers-Vivonne a signalé ses conditions de détention. Il a appelé l’observatoire international des prisons, relate Pauline Petitot, chargée d’enquête à l’OIP. Elle raconte ce signalement : « il a une cellule en plein soleil, il a mis une serviette mouillée devant la fenêtre pour essayer de rafraichir la pièce, mais sans grand succès. Il signale l’interdiction de descendre en short et en claquettes en cour de promenade. »
Le détenu a également expliqué qu’il n’y avait pas de point d’eau potable accessible dans la cour de promenade et que, selon le témoignage rapporté par Pauline Petiot, « la seule solution qu’il a, comme beaucoup de personnes détenues, pour se rafraichir, c’est d’acheter des bouteilles et de les mettre au frigo pour ensuite les utiliser pour se rafraichir soit en les appliquant sur la peau, soit en les buvant. » Le détenu a également relaté que son ventilateur a été pris il y a plusieurs mois par l’administration pénitentiaire et qu’il n’a pas pu le récupérer.
Pas de douches supplémentaires
Selon ce témoignage, le détenu n’a pas eu le droit de prendre davantage de douches. Pourtant, c’est ce qui est préconisé par le plan canicule du ministère de la Justice, qui prévoit plusieurs autres points : « décalage des horaires de promenades, adaptation à la saison des repas distribués, ventilation et rafraichissement des locaux par l’aération », notamment. Un intervenant associatif à la prison de Poitiers-Vivonne rapporte également plusieurs témoignages de prisonniers évoquant la chaleur intenable la nuit dans des cellules de 9 mètres carrés où se retrouvent parfois trois détenus.
Sollicitée, la direction interrégionale des services pénitentiaires a envoyé à ICI Poitou les mesures nationales sur le plan canicule et n’a tenu pas apporté de réponses à propos de la situation décrite à la prison de Poitiers-Vivonne.

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19/10/2025

Cela faisait quarante-deux ans que l’association D’un livre l’autre (Dulla) intervenait au sein du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne en organisant des actions culturelles. Du jour au lendemain, l’administration pénitentiaire a décidé d’interdire son accès à la prison.

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LA CEDH DONNE RAISON AUX PRISONNIERS DE CONDÉ – KÉMI RACONTE SON TRANSFERT A MOULINS – DES NOUVELLES D’AURÉLIE – UNE APPLI DE COVOITURAGE POUR ALLER EN PARLOIR

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Extrait

Émission de l’Envolée du vendredi 3 mai 2024
Un appel de Benoît David qui revient sur la victoire à la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de plusieurs prisonniers, dont Romain Leroy. Ils avaient déposé un recours suite au blocage de Condé sur Sarthe pendant 20 jours par les matons en 2019 pour dénoncer les traitements inhumains et dégradants durant cette période. Cinq ans après, un tribunal leur a enfin donné raison, même s’il estime que les témoignages des prisonniers ne constituent pas des preuves suffisantes et s’il refuse de condamner l’utilisation des Eris pour faire tourner la prison pendant le blocage.
Lettre de Kémi qui raconte son transfert depuis Arles avec les Eris suréquipés et son atterrissage aux arrivants à Moulins, où il n’a ni son paquetage, ni une partie de son pécule, ni des affaires suffisamment chaudes pour pouvoir sortir en promenade.
Des nouvelles d’Aurélie qui nous écrit toujours depuis Poitiers-Vivonne. Elle parle notamment des prisonnières et prisonniers transférées depuis la prison de Saintes que les inondations rendent régulièrement invivables.
On discute de l’application JailCar, qui organise des trajets de covoiturage pour les proches qui vont au parloir avec son initiateur, Diouldé, lui-même ancien prisonnier et proche. On sait à quel point ça peut être la galère de se rendre dans des tôles toujours plus éloignées des centres-villes et le poids financier que cela peut représenter et on peut que saluer ces formes de solidarité.

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