Un CRS de Toulouse a été condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour avoir violemment projeté au sol un festayre lors de la feria de Dax 2022, causant plusieurs blessures à la victime Le tribunal judiciaire de Dax a condamné ce lundi 1er juin 2026 un f…
Le tribunal judiciaire de Dax a condamné ce lundi 1er juin 2026 un fonctionnaire de la CRS de Toulouse à six mois d’emprisonnement avec sursis. Le policier était poursuivi pour des violences commises lors de la feria de Dax en août 2022.
Une intervention survenue en pleine feria
Selon France Bleu, les faits remontent à une nuit de fête durant la feria de Dax, à proximité de la place de la Fontaine chaude.
Peu après 1 heure du matin, trois jeunes hommes venus participer aux festivités se dirigent vers une rue située près du commissariat, où plusieurs véhicules de CRS sont stationnés. Selon leurs déclarations, alors qu’ils s’apprêtaient à uriner dans la rue, un policier chargé de la surveillance leur demande d’arrêter.
Les témoins affirment ensuite que le fonctionnaire a quitté son poste avant de projeter violemment l’un des trois hommes au sol à l’aide d’un geste de balayage.
Une victime blessée et plusieurs jours d’ITT
Les jeunes hommes ont reconnu leur comportement inapproprié mais ont contesté la réaction du policier.
« Oui, on était en tort, on a uriné dans la rue », ont expliqué les témoins au cours de l’audience.
La victime, originaire des Pyrénées-Atlantiques, a été blessée lors de sa chute. Son visage et son épaule ont heurté le trottoir, nécessitant notamment cinq points de suture à l’arcade sourcilière. Une entorse de l’épaule a également été constatée.
Le médecin légiste lui a prescrit douze jours d’incapacité totale de travail.
Le parquet dénonçait une réaction disproportionnée
Lors du procès tenu le 28 avril dernier, le procureur Benoît Fontaine a estimé que le fonctionnaire était allé « au-delà de ses missions » et l’a qualifié de policier « violent sans raison valable ».
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Une défense fondée sur la contestation des faits
Le CRS de 43 ans a contesté toute responsabilité. Son avocat, Me Jean-Baptiste Alary, a plaidé la relaxe, mettant en avant l’absence de preuve directe et l’état d’alcoolisation des témoins.
« Il aurait pu tomber tout seul », a notamment soutenu la défense.
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Alors que le parquet avait requis une amende avec sursis, le tribunal judiciaire de Dax a retenu la qualification de violences et prononcé une peine de six mois de prison avec sursis.
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