02.08.2026

Le 24 août 2022, Jessy Facq, 44 ans, regagne son véhicule garé allée de Bel-Air à Thionville. Lorsqu’il ouvre la portière, il affirme qu’un policier, persuadé de son implication dans un trafic de stupéfiants, l’aurait agressé. Sa plainte a été classée sans suite. Son avocat envisage un ultime recours.
Thionville Depuis quatre ans, il dénonce une agression sexuelle par un policier mais se heurte au « principe de la bonne foi »
« Ils étaient trois et en civil. Ils m’ont dit : “On t’a vu tourner dans l’allée et acheter de la drogue.” Je leur ai répondu que je n’avais rien. » Les traits tirés, les mêmes vêtements portés que « le jour où ça s’est passé », Jessy Facq, un Algrangeois de 48 ans désormais, revient sur ce contrôle d’août 2022 qui, dit-il, a « bousillé » sa vie.
Ce jour-là, au moment d’ouvrir la portière de sa voiture…

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25.07.2026

Quartier Liberté à La Roche-sur-Yon, un adolescent affirme avoir été violemment interpellé par la Bac. Malgré le classement de l’affaire sans suite, le traumatisme persiste.
Ce mercredi 22 avril 2026 hante encore les souvenirs de Nizar*, un adolescent de 15 ans scolarisé en classe de Seconde. À l’heure où l’après-midi s’achevait dans le quartier Liberté à La Roche-sur-Yon, ce qui ne devait être qu’une fin de journée banale entre amis s’est terminé par une perte de connaissance et 17 heures de garde à vue. « Costaud au regard des faits », ironise sa mère.
Cet après-midi-là, Nizar et trois amis discutaient près de la boîte postale lorsque la voiture de la Brigade anti-criminalité (Bac) a pointé le bout de sa carlingue. Des cris de singe ont ricoché sur les tours. Selon le jeune homme, l’ambiance était aux jeux : « On jouait, on criait… en direction d’un ami assis sur un banc, pour l’embêter. »
Quand les policiers repassent, la petite bande part à la courette. Bien qu’il n’ait jamais eu de démêlés avec la justice, Nizar cède à la panique et prend la fuite sur sa trottinette, puis à pied. « J’ai ressenti de la pression et du stress. »
« Il m’a cogné la tête par terre »
Après avoir joué au jeu du chat et de la souris, l’adolescent est rattrapé à deux pas de son appartement, dans une coursive qui longe les caves. « Il m’a pris par les cheveux, il m’a tiré et m’a cogné la tête par terre. » Le jeune homme d’1,90 m pour 60 kg est « tombé KO ».
Il dit avoir perdu connaissance pendant deux à trois minutes. Avant de retrouver ses esprits, menottes aux poignets. « Un policier m’a insulté, m’a dit : Ferme ta gueule, fils de p*. »
Un voisin ayant assisté à la scène depuis sa fenêtre a témoigné par écrit. Il affirme que Nizar ne montrait « pas de résistance » au moment de l’interpellation. « Au lieu de l’amener vers son collègue, il l’a entraîné à l’abri des regards », il assure avoir entendu le jeune crier « ma tête » à plusieurs reprises.
Au commissariat, Nizar découvre qu’il saigne à la tête. Un autre agent lui aurait alors lancé : « Tu as de la chance que ce ne soit pas moi, sinon je t’aurais éclaté le visage en sang. » Après un passage à l’hôpital, l’adolescent est placé en garde à vue pour outrage et violences sur agent.
Des accusations qu’il nie en bloc. L’affaire sera d’ailleurs classée sans suite par le Parquet, faute « d’éléments suffisants » pour engager des poursuites.
Un hématome, des céphalées
Pour sa mère, installée dans le quartier depuis treize ans, c’est le choc. Lorsqu’elle retrouve son fils le lendemain midi, elle décrit un enfant au visage « fermé » par la peur. « Ce qui m’interpellait c’est que l’OPJ (officier de police judiciaire) me disait des choses qui ne ressemblaient pas à mon fils… Il n’y avait rien de normal dans tout ça. »
Après sa libération, elle file chez le médecin. Un hématome du cuir chevelu, des céphalées, une gonalgie droite et des douleurs au genou ont été constatés. Un certificat médical mentionnant une incapacité totale de travail de quatre jours a été délivré.
À la veille des grandes vacances, Nizar, qui venait de clore son année scolaire avec 14 de moyenne, semblait encore marqué par l’événement. Depuis, il craint de recroiser la Bac dans le quartier.
« Un simple rappel à la loi aurait suffi »
La famille ne veut pas en rester là. Après un signalement à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) qui n’a pas abouti, elle a décidé d’effectuer un signalement au procureur. « Ce que je souhaite, c’est que cet agent présente ses excuses, qu’il reconnaisse les faits. Que les jeunes et les parents concernés aient le courage de déposer plainte. »
Pour eux, il s’agit avant tout de dénoncer des pratiques qu’ils jugent traumatisantes. « Oui, c’est stupide qu’il soit parti en courant. Mais cela ne justifie pas une telle violence. L’usage de la force est disproportionné par rapport à la gravité des faits », s’indigne la mère. « Un simple rappel à la loi aurait suffi. »
* Prénom d’emprunt.

(…)

Le médecin, sollicité pour vérifier la compatibilité avec la garde à vue, n’a fait « aucune observation ». Tout comme le Parquet qui a classé l’affaire sans suite.

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14/10/2025

La décision de Laurent Gumbau est néanmoins à rebours de la condamnation de l’État français, mardi 18 février 2025, pour « manquements fautifs de l’administration pénitentiaire ».

La France avait alors dû payer 75 000 euros aux héritiers d’Yvan Colonna. L’Inspection générale de la justice s’était quant à elle penchée sur huit morts violentes – dont celle de l’indépendantiste corse – survenues en prison, au cours de l’année 2022. Les conclusions du rapport, remis fin août 2023 au garde des Sceaux, étaient claires : la surveillance pénitentiaire s’était rendue coupable de plusieurs lacunes.

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PERPIGNAN : LES POLICIERS MUNICIPAUX ACCUSÉS D’ATTOUCHEMENTS SEXUELS NE SERONT PAS POURSUIVIS

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Les poursuites à l’encontre de quatre policiers municipaux de Perpignan, placés en garde à vue en février après des accusations d’attouchements sexuels, ont été abandonnées, « faute de preuves suffisantes », évoque France 3.
Interpellé le 11 février lors d’une opération antidrogue menée dans le quartier Saint-Mathieu de la préfecture des Pyrénées-Orientales, un homme âgé de 23 ans avait ensuite dénoncé des attouchements sexuels.

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MORT DE NAHEL : L’ENQUÊTE SUR LA CAGNOTTE POUR LA FAMILLE DU POLICIER AYANT TUÉ L’ADOLESCENT CLASSÉE

HUFFINGTON POST


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L’enquête sur la cagnotte lancée par la figure de l’extrême droite Jean Messiha, en soutien à la famille du policier qui a tué le jeune Nahel, a été classée sans suite.

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