03.04.2026

La justice vient d’autoriser l’événement et de donner un camouflet au gouvernement, mais un nouveau palier inquiétant est franchi à la veille d’une nouvelle «loi séparatisme»
En novembre 2024, l’État français déployait des centaines de policiers pour protéger un gala génocidaire en plein Paris, destiné à récolter des fonds pour l’armée israélienne et la colonisation en Cisjordanie. Intitulée «Israël for ever», cette soirée était organisée par l’avocate Nili Kupfer-Naouri, une suprémaciste sioniste qui affirme qu’il «n’y a pas de population civile innocente à Gaza» et qui a personnellement participé au blocage de convois humanitaires pour Gaza. Elle avait invité le ministre fasciste israélien Bezalel Smotrich à ce gala. Si le droit international était respecté, Smotrich et sa complice seraient arrêtés et incarcérés pour des faits de crimes contre l’humanité. Pourtant, le préfet de Paris de l’époque, Laurent Nuñez, autorisait ce meeting et offrait d’énormes moyens de sécurité à cette soirée de la honte.
Le même Nuñez a aussi autorisé des défilés ouvertement néo-nazis dans Paris, organisés au début du mois mai tous les ans. Ces marches de nostalgiques d’Hitler sont, elles aussi, protégées par des lignes de forces de l’ordre qui répriment tout rassemblement antifasciste. Nuñez, encore lui, a transformé des salons de l’armement organisés autour de Paris en véritables bunkers sous très haute protection policière, pour garantir aux exposants israéliens de pouvoir venir vendre leurs armes en France en tout sérénité, sans aucun risque de manifestation.
Nuñez, désormais Ministre de l’Intérieur, vient de décider d’interdire la Rencontre annuelle des Musulmans de France. Il s’agit de la 40ème édition de cet événement réunissant des milliers de musulmans et de musulmanes au salon du Bourget, situé au nord de Paris. Cette interdiction est tout simplement sans précédent.
Le préfet indique de façon laconique : «À la demande du ministre de l’Intérieur, j’ai pris un arrêté interdisant la Rencontre du 3 au 6 avril 2026. Cette décision s’inscrit dans un contexte national et international marqué par des tensions accrues et un niveau de menace terroriste élevé, des risques de troubles à l’ordre public et la forte mobilisation des effectifs de la préfecture de police sur les jours à venir».
L’avocat Sefen Guez-Guez, qui plaide pour maintenir la Rencontre, rappelle : «Il y a plus d’une quarantaine d’événements publics organisés ce week-end et le seul qui a été interdit est la Rencontre Annuelle des Musulmans… c’est une décision inique». Mais qui peut croire à la version préfectorale ? Comme si l’État français manquait de policiers pour sécuriser une simple rencontre.
En réalité, l’arrêté de la préfecture est encore plus grave : il évoque une menace «d’attentat d’ultra-droite» contre les participant·es. En d’autres terme, le gouvernement macroniste explique que, lorsque la communauté musulmane est menacée, c’est elle qui est punie. Il dit aussi aux musulmans et musulmanes : non seulement nous ne vous protégeons pas face aux menaces d’extrême droite, mais nous les encourageons en vous interdisant d’exister. En vous réprimant. Ce message est gravissime, et il donne raison aux groupes racistes : il suffit désormais de faire planer la menace d’une attaque pour faire interdire tout événement musulman.
Par un formidable cynisme, la décision est tombée au dernier moment, pour empêcher les organisateurs de trouver un plan B. Ce sont des milliers de personnes concernées, des stands et des entrées qui devront être remboursées, des exposants ayant engagé des frais… Imaginez une seule seconde qu’une grande rencontre chrétienne, juive ou bouddhiste soit interdite, au prétexte qu’elle ait été menacée. Impensable n’est-ce pas ? C’est pourtant le traitement réservé au fidèles de l’Islam en France.

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07.03.2026

La lecture de ses publications sur X dévoile une obsession destructrice envers les populations maghrébines, systématiquement rabaissées à un stade animal ou pathologique. Julien Thion, le responsable de l’équipe de la police technique et scientifique (PTS) de Moulins, n’hésite pas à traiter ses contradicteurs de « blédard », « inculte consanguin » ou à s’interroger publiquement si « leur arbre généalogique ne comporte pas quelques animaux bizarres ».

(…) Il déclare sans filtre que la Tunisie est « un peuple de fils de pute », qu’il « emmerde comme tous les autres pays du Maghreb » et fustige « ces Algériens qui hantent ce pays et qui constituent un véritable poison pour la France. »

(…) Pour ce policier scientifique, le simple fait d’être musulman est incompatible avec l’humanité, déclarant « qu’ils ne sont pas civilisés ».
Il insulte copieusement les Musulmans, en les traitant « de fils de pute » et « d’adorateur du diable ».

(…) La rhétorique bascule dans la menace de mort pure et simple lorsqu’il promet à ses cibles qu’elles auront bientôt le choix entre « le cercueil et se barrer. »

(…) Face au portrait du militant politique RN, Yann Fleruquin, condamné à douze années de réclusion criminelle pour avoir assassiné un homme et placé sa tête démembrée dans une jardinière, le chef de la police scientifique de Moulins laisse éclater sa complaisance, déclarant qu’il s’agit « d’un homme d’action qui sait se salir les mains ».

(…) Le doute est désormais jeté sur l’ensemble de son travail et, par extension, sur les enquêtes passées par son laboratoire de Moulins. Le fait qu’un fonctionnaire ait pu cultiver et exprimer une telle radicalisation pendant des années, tout en grimpant les échelons jusqu’à un poste à responsabilités, interroge sur la vigilance de l’institution. Sa tentative désespérée de supprimer ses publications et de se terrer dans le silence prouve qu’il sait pertinemment avoir franchi la ligne rouge de l’indéfendable.

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DRÔME : UNE PLAINTE DÉPOSÉE À L’ENCONTRE D’UN POLICIER MUNICIPAL DE VALENCE POUR INJURE RACISTE

france bleu


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Ali raconte s’être fait attraper par le bras et avoir été extrait de la foule par un policier. « Il m’a dit ‘C’est pour un contrôle’ et ne m’a pas expliqué pourquoi. J’ai sorti mon passeport, c’est un passeport français mais protégé par une pochette verte. Il ne l’a même pas ouvert et m’a dit que je n’étais pas le bienvenu ici, que je devais rentrer chez moi. Il m’a attrapé et a dit ‘Barre-toi sinon je te casse la gueule’, j’étais effrayé. » D’après ce Valentinois, le policier en question a ensuite fouillé son sac et confondu un livre qui s’y trouvait avec le Coran : « Il m’a dit ‘Je pisse sur ton livre’. »

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UN ANCIEN GENDARME CONDAMNÉ À DEUX ANS DE PRISON AVEC SURSIS POUR DES TAGS RACISTES

LE DAUPHINÉ


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« Sale race ». « NTM ». « Free France ». « Islam hors d’Europe ». Ces tags racistes avaient été retrouvés le 14 janvier sur des commerces halal à Annemasse, La Roche-sur-Foron, Gaillard et Vétraz-Monthoux, sur la mosquée de Bonneville , et sur une maison à Fillinges, déjà…

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AFFAIRE BENDJABALLAH : POLICE ET JUSTICE NE VOIENT PAS LE RACISME DEVANT LEURS YEUX

Les Jours


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Info « Les Jours ». Le meurtrier présumé de Djamel Bendjaballah étalait son islamophobie sur Facebook. Les enquêteurs n’ont rien vu. Encore aurait-il fallu chercher.

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LE MAIRE RADIE UN POLICIER MUNICIPAL POUR PROPOS RACISTES

Le Républicain Lorrain


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Voilà encore une affaire au sein de la Ville de Longwy. Après le directeur aux mains baladeuses , et la frénésie d’un agent photographiant le postérieur de ses collègues , c’est un policier municipal qui est radié des effectifs, par décision du maire Vincent Hamen.
L’affaire remonte à juin 2024. Sur son lieu de travail, pendant une pause, un policier municipal entonne un chant xénophobe et tient des propos racistes, visant notamment des personnes de confession musulmane et d’origine maghrébine.

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FRANCE: CONVOQUÉE PAR LA POLICE POUR AVOIR REFUSÉ UNE POIGNÉE DE MAIN

TRTFRANÇAIS


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Une femme musulmane a été convoquée au commissariat après avoir refusé de serrer la main d’un fonctionnaire, un acte qui n’est pourtant pas illégal en France. Elle qualifie l’ interrogatoire de « délirant ».

IL AFFIRMAIT AVOIR ENTENDU UN CONDUCTEUR CRIER « ALLAHOU AKBAR » : UN IMPORTANT DISPOSITIF POLICIER MOBILISÉ POUR… DES BIDONS D’HUILE D’OLIVE

L’INDÉPENDANT


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Un récit pris au sérieux par les autorités qui ont alors bouclé le quartier avec, sur place, des équipes de la brigade cynophile et du laboratoire central de la préfecture de police de Paris, rapportent nos confrères.

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CAMPAGNE RACISTE : L’IMAM MAHJOUBI MENOTTÉ DEVANT SES ENFANTS ET ENVOYÉ EN CENTRE DE RÉTENTION

Révolution Permanente


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La campagne xénophobe et islamophobe contre l’imam Mahjoubi, lancée par le RN et Darmanin, se poursuit de façon brutale.
(…) Une offensive d’une brutalité particulièrement frappante, alors que, comme le note France Info, « l’imam Mahjoub Mahjoubi vit en France depuis 1986, il est marié, il a cinq enfants français, tous mineurs, tous scolarisés. »

 

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