09.04.2026

Le 28 février 2024, Wafik Haouaneb, 25 ans, est retrouvé pendu dans sa cellule de la maison d’arrêt de Fresnes. Plusieurs détenus affirment qu’il a été frappé par des surveillants peu avant sa mort. Cinq agents seront jugés pour leur rôle cette nuit-là. L’affaire soulève une question cruciale : pourquoi les gardiens ont-ils mis de longues minutes à intervenir alors que le jeune homme était déjà pendu ?

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La cellule n°6 du quartier disciplinaire ressemble à un cloaque composé d’un petit lit en fer bleu, déglingué, d’une petite table rouillée où des barquettes à peine entamées pourrissent dans l’air confiné, et d’un WC en inox, sans abattant, collé à un lavabo du même métal. Le sol et les murs sont maculés de crasse et de matières organiques, sang, excréments, vomissures, au point qu’on ne distingue plus leur couleur d’origine. Un blanc sale domine, comme du guano séché.

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C’est dans ce trou puant de neuf mètres carrés que Wafik Haouaneb, 25 ans, s’est suicidé dans la nuit du 27 au 28 février 2024.

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Aux alentours de minuit, les gardiens le retrouvent suspendu par son pantalon, dont les jambes ont été nouées au grillage de la fenêtre. Celle-ci, située à environ un mètre du sol, ne permet pas une suspension complète : quand ils décrochent Wafik, ses pieds touchent le sol. Il ne respire déjà plus. Les pompiers le sortent sur la coursive et commencent un massage cardiaque, poursuivi par le Samu à son arrivée. À 1h33, le médecin constate le décès. Le corps maigre de Wafik, vêtu d’un simple caleçon noir, gît au sol, les bras écartés. Une marque violacée entoure son cou, sa barbe est noire, ses yeux mi-clos. Son nez et sa pommette gauche sont tuméfiés.
Un rapport administratif rédigé et transmis dès le lendemain

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L’autopsie conclut à une mort par pendaison. Elle révèle également une fracture du nez.

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Ils les soupçonnent aussi de violences. Selon eux, après une altercation sur la coursive, filmée par les caméras de surveillance, des agents auraient furtivement frappé Wafik dans sa cellule, à l’abri des regards.

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Aux urgences où il est conduit, un psychiatre évalue son état psychique. Il ne relève pas d’épisode dépressif, mais note que Wafik a proféré « des menaces suicidaires si retour en prison ». Le médecin conclut en quelques lignes que son état est compatible avec un retour en détention. Il recommande toutefois des mesures de prévention du risque suicidaire. Le compte rendu précise que ces informations ont été « transmises à l’agent de police présent ». Wafik repart avec une prescription d’anxiolytiques. De son côté, le président du tribunal correctionnel signale aussi le comportement suicidaire du détenu dans sa notice individuelle et en informe par courriel l’adjointe au directeur du centre pénitentiaire de Fresnes, où Wafik va être transféré.

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En attendant, Wafik est enfermé à Fresnes, dans le Val-de-Marne, la deuxième prison de France par la taille. L’établissement traîne une réputation sombre. Vétuste, infestée de rats et de nuisibles, il a valu à la France plusieurs condamnations devant les juridictions françaises et européennes pour les conditions de détention. À Fresnes, la surpopulation reste chronique. Dans la maison d’arrêt pour hommes, on compte 1696 détenus pour 1184 places au 1er janvier 2024, soit un taux d’occupation de 143,2%. Un univers carcéral saturé, souvent décrit par les détenus, les associations, l’ONU et la Cour européenne des droits de l’homme comme un milieu où l’hygiène se dégrade et où la vie quotidienne se déshumanise.

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En plus de l’anxiolytique prescrit aux urgences, les médecins lui donnent du valium.

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Selon lui, tout se passe mal dès son arrivée. « J’étais soi-disant en retard de cinq minutes et ils n’ont pas voulu me laisser entrer tout de suite », raconte-t-il. Les surveillants refusent également de prendre le sac d’habits qu’il a apporté pour Wafik. Surtout, affirme Adam, la prison n’a pas prévenu son frère de cette visite. Lorsque les agents finissent par conduire Wafik au parloir, le temps imparti est déjà presque écoulé. « Sur les 45 minutes prévues, je n’ai pu le voir que dix ou quinze minutes », se souvient Adam. « Il n’allait pas bien, il pleurait, et il disait qu’il était maltraité par les gardiens ».

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Les entretiens menés avec les infirmiers et les psychiatres dressent de Wafik un portrait nuancé. Wafik n’apparaît pas comme un détenu endurci. Mais c’est un homme à bout. Plusieurs événements l’ont fragilisé : sa blessure au genou, qui lui complique chaque déplacement ; ses affaires, restées à Laon ; les visites familiales qu’on lui refuse. À cela s’ajoute, selon lui, l’attitude de certains surveillants, qu’il juge agressive ou vexatoire. Peu à peu, la pression s’accumule. Wafik dit se sentir traqué, et cette tension permanente le rend nerveux, parfois agressif. En quelques semaines, son état psychologique se dégrade nettement.

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Le 26 février 2024, vers 12h15, des policiers viennent chercher Wafik pour l’emmener au tribunal de Créteil. Les témoignages des agents pénitentiaires et les vidéos montrent qu’il porte une attèle au genou et boîte beaucoup. Sans ses béquilles, il avance avec difficulté. Mais comme Wafik ne présente aucun certificat autorisant leur utilisation lors du transfert, les agents refusent de le laisser partir avec.

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Aucune caméra ne filme l’intérieur de la cellule. Lors de son audition du 19 mars, Alain* déclare qu’« à aucun moment [le détenu] n’a été frappé ». Pourtant, l’autopsie réalisée dans la nuit met en évidence une fracture du nez et plusieurs tuméfactions. Les surveillants évoquent alors l’hypothèse d’une automutilation.

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Hanyss explique avoir entendu Wafik crier « Vous m’avez cassé le poignet ! » au moment où il se débattait pour ne pas réintégrer sa cellule.

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Noah dit, lui, avoir entendu un surveillant crier aux détenus d’aller « niquer leur mère ». À travers les barreaux, Wafik lui aurait ensuite confié qu’il s’était fait taper par des surveillants.

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Pascal affirme avoir entendu l’embrouille entre Wafik et un surveillant. Selon lui, l’agent aurait lancé : « Suicide-toi, sale blédard de merde ».

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Dans la cellule voisine, Salou dit avoir entendu distinctement plusieurs « boum boum boum » venant de la cellule de Wafik. Celui-ci lui aurait ensuite confié avoir été frappé par les surveillants. Salou rapporte également avoir entendu un surveillant lui crier « Suicide-toi ».

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Un autre détenu, David, se souvient de la suite de la nuit : « Après minuit, j’ai entendu un bruit de balle de ping-pong qui rebondissait, des surveillants qui rigolaient. Je me suis mis à lire mon livre, je n’arrivais pas à dormir. Puis j’ai entendu comme des grosses bottes, je n’arrivais toujours pas à dormir. J’ai compris que c’était les pompiers. J’ai entendu la machine qui fait le massage cardiaque, pendant très longtemps. On a compris qu’il était mort. »

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Alain* part chercher le défibrillateur. Les images de vidéosurveillance montrent qu’il revient avec l’appareil sans accélérer le pas, note également l’officière de police judiciaire dans son rapport.

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Lors de son audition, Alain* déclare avoir mis « cinq à dix minutes » pour rejoindre la cellule et situe son arrivée à 00h08. Cette heure correspond précisément à celle inscrite dans le cahier de main courante par Mathias*. Pourtant, la vidéosurveillance montre clairement que Rémi* et Alain* ont mis 13 minutes pour parcourir les 300 mètres les séparant de la cellule n°6, et qu’ils se trouvent devant sa porte à 00h19.

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Mais malgré cet écart, l’enquête interne de l’administration pénitentiaire a conclu que l’intervention des surveillants a été conforme à la rapidité exigée par la situation d’urgence.

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La famille de Wafik conteste vivement cette conclusion. Selon elle, la contradiction entre les déclarations des surveillants et les délais visibles sur les images n’a jamais été réellement éclaircie. Malgré cela, à l’issue de l’instruction clôturée le 7 février 2025, le parquet classe l’affaire sans suite le 11 juillet 2025.

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Cette décision provoque colère et incompréhension chez les proches de Wafik. Refusant d’en rester là, la famille décide d’engager elle-même des poursuites. Fin février 2026, ses avocats saisissent le tribunal pour que Brandon*, Alain*, Rémi*, Mathias* et Paul* soient jugés pour leur rôle dans cette nuit.

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Tous les cinq sont poursuivis pour violences volontaires en réunion, pour ce qui se serait passé dans la cellule avec Wafik. Quatre d’entre eux devront aussi répondre du chef de non-assistance à personne en danger.

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Au cœur du dossier demeure une question centrale : comment expliquer les tuméfactions et la fracture du nez relevées à l’autopsie, alors que le médecin n’avait relevé aucune blessure lors de l’examen effectué à l’infirmerie, quelques minutes avant le retour en cellule et l’altercation avec les surveillants ? Plusieurs détenus disent avoir entendu l’intervention et rapportent les plaintes de Wafik, ce qui alimente le doute autour de la version officielle des faits.
Surtout, au regard de l’état suicidaire de Wafik Haouaneb, connu dès son arrivée en détention, régulièrement mentionné lors des consultations médicales et consigné dans les documents de suivi, l’exceptionnelle lenteur de l’intervention des surveillants constitue, selon les avocats de la famille, un délit de non-assistance à personne en danger.

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07.04.2026

Un policier de Boulogne visé par une enquête pour tentative de viol sur une jeune femme
C’est une affaire toujours en cours et qui n’a pas encore livré ses conclusions. Mais elle a, logiquement, provoqué des remous au sein du commissariat de Boulogne où l’on se refuse à tout commentaire.

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07.04.2026

Le pronostic vital de cet homme, qui a été hospitalisé lundi 6 avril à Marseille, après avoir été percuté par une voiture de police municipale à la suite d’un refus d’obtempérer, n’est plus engagé, indique à « Ouest-France » la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

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05.04.2026

«Je vais te demander de te faire très petit et de t’acclimater» : une enquête est en cours à Paris après la plainte d’un gendarme dénonçant «un harcèlement raciste» au sein de la prestigieuse Garde républicaine, révèlent ce dimanche 5 avril Mediapart et l’Agence France presse (AFP).

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Ryan (prénom modifié) raconte avoir reçu un courrier dans sa boîte aux lettres le 16 décembre 2025 : «On est en France ici habille-toi comme tel sale bougnoule», y était-il écrit, faisant référence à une tenue traditionnelle algérienne que Ryan avait portée pour un mariage, en dehors de ses heures de service.

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Le commandant lui lance, d’après ses souvenirs : «J’ai pas envie de te voir en djellaba dans la caserne» ; «Tu me tombes pas dans les bras pendant le ramadan».
«T’es de la banlieue, ici, les gens viennent de milieux ruraux», aurait aussi dit son commandant. «C’est des Blancs, ils n’ont pas l’habitude de voir des Arabes du 93 en jogging. En plus, t’es Algérien, ça parle fort, vous avez un ton que les gens connaissent pas trop…» Et le gradé de lui livrer un conseil «amical» : «Je vais te demander de te faire très petit et de t’acclimater».

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«Mes visiteurs étaient contrôlés comme des délinquants».
Il affirme aussi qu’un gradé a cherché à entrer dans son logement en son absence et que sa femme aurait été convoquée pour savoir s’il la violentait : «Chez les rebeus, il y a des violences, c’est normal chez vous», lui aurait-on dit.

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03.04.2026

La justice vient d’autoriser l’événement et de donner un camouflet au gouvernement, mais un nouveau palier inquiétant est franchi à la veille d’une nouvelle «loi séparatisme»
En novembre 2024, l’État français déployait des centaines de policiers pour protéger un gala génocidaire en plein Paris, destiné à récolter des fonds pour l’armée israélienne et la colonisation en Cisjordanie. Intitulée «Israël for ever», cette soirée était organisée par l’avocate Nili Kupfer-Naouri, une suprémaciste sioniste qui affirme qu’il «n’y a pas de population civile innocente à Gaza» et qui a personnellement participé au blocage de convois humanitaires pour Gaza. Elle avait invité le ministre fasciste israélien Bezalel Smotrich à ce gala. Si le droit international était respecté, Smotrich et sa complice seraient arrêtés et incarcérés pour des faits de crimes contre l’humanité. Pourtant, le préfet de Paris de l’époque, Laurent Nuñez, autorisait ce meeting et offrait d’énormes moyens de sécurité à cette soirée de la honte.
Le même Nuñez a aussi autorisé des défilés ouvertement néo-nazis dans Paris, organisés au début du mois mai tous les ans. Ces marches de nostalgiques d’Hitler sont, elles aussi, protégées par des lignes de forces de l’ordre qui répriment tout rassemblement antifasciste. Nuñez, encore lui, a transformé des salons de l’armement organisés autour de Paris en véritables bunkers sous très haute protection policière, pour garantir aux exposants israéliens de pouvoir venir vendre leurs armes en France en tout sérénité, sans aucun risque de manifestation.
Nuñez, désormais Ministre de l’Intérieur, vient de décider d’interdire la Rencontre annuelle des Musulmans de France. Il s’agit de la 40ème édition de cet événement réunissant des milliers de musulmans et de musulmanes au salon du Bourget, situé au nord de Paris. Cette interdiction est tout simplement sans précédent.
Le préfet indique de façon laconique : «À la demande du ministre de l’Intérieur, j’ai pris un arrêté interdisant la Rencontre du 3 au 6 avril 2026. Cette décision s’inscrit dans un contexte national et international marqué par des tensions accrues et un niveau de menace terroriste élevé, des risques de troubles à l’ordre public et la forte mobilisation des effectifs de la préfecture de police sur les jours à venir».
L’avocat Sefen Guez-Guez, qui plaide pour maintenir la Rencontre, rappelle : «Il y a plus d’une quarantaine d’événements publics organisés ce week-end et le seul qui a été interdit est la Rencontre Annuelle des Musulmans… c’est une décision inique». Mais qui peut croire à la version préfectorale ? Comme si l’État français manquait de policiers pour sécuriser une simple rencontre.
En réalité, l’arrêté de la préfecture est encore plus grave : il évoque une menace «d’attentat d’ultra-droite» contre les participant·es. En d’autres terme, le gouvernement macroniste explique que, lorsque la communauté musulmane est menacée, c’est elle qui est punie. Il dit aussi aux musulmans et musulmanes : non seulement nous ne vous protégeons pas face aux menaces d’extrême droite, mais nous les encourageons en vous interdisant d’exister. En vous réprimant. Ce message est gravissime, et il donne raison aux groupes racistes : il suffit désormais de faire planer la menace d’une attaque pour faire interdire tout événement musulman.
Par un formidable cynisme, la décision est tombée au dernier moment, pour empêcher les organisateurs de trouver un plan B. Ce sont des milliers de personnes concernées, des stands et des entrées qui devront être remboursées, des exposants ayant engagé des frais… Imaginez une seule seconde qu’une grande rencontre chrétienne, juive ou bouddhiste soit interdite, au prétexte qu’elle ait été menacée. Impensable n’est-ce pas ? C’est pourtant le traitement réservé au fidèles de l’Islam en France.

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02.04.2026

Atteint de schizophrénie, Islam a subi un « déchaînement de violence » au cours d’une perquisition infructueuse menée le 17 mars. Une plainte pour violences volontaires sur personne vulnérable a été déposée. Récit d’une opération policière chaotique.

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Au bout du couloir principal, la chambre d’Islam : il est réveillé par quatre agents, qui lui donnent un premier coup de Taser. Au moins l’un d’entre eux – qu’il décrit comme « grand et métisse » –, le frappe dans la foulée.
« J’étais en train de dormir, d’un coup ils sont venus, un monsieur m’a tapé. Il m’a déchiré la bouche. Il m’a déchiré aussi l’oreille, avec un coup de crosse ou de matraque. Tu vois, ici », montre-t-il. Plusieurs points de suture referment les plaies noircies de son oreille et de sa lèvre. « Ils m’ont tapé. Viens voir ici, il y a des taches de sang », nous guide-t-il jusqu’à la porte d’entrée de sa chambre. Là, sur l’encadrement de la porte, apparaissent des traces de sang séché. Le t-shirt et le jogging gris qu’il portait pour dormir en sont encore maculés.

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C’est dans cette salle de bains, attenante à la chambre, qu’Islam est en effet traîné après avoir essayé de sortir de sa chambre. Et de nouveau frappé. « Il y avait du sang partout dans la salle de bains. Puis, ils l’ont forcé à s’essuyer le visage. Après, il a couru, ils l’ont plaqué au sol, juste là », désigne Bilal en montrant le couloir principal qui mène vers l’entrée. Le calvaire d’Islam ne s’arrête pas là : maintenu au sol contre la moquette du couloir, le jeune homme dit avoir subi un étranglement, et de nouveaux coups de Taser.
Au total, « ils m’ont mis quatre coups de Taser », répète-t-il en boucle, en montrant sa cuisse gauche, puis sa main gauche, qui porte encore, dix jours après, la marque de la décharge électrique. La famille a conservé un aiguillon de Taser oublié sur place par la police, taché de sang. Les photos prises le jour même confirment des blessures au visage, au dos, à la cuisse, au poignet et à la main.

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Réveillées par des agents qui « essaient de casser la porte, j’ouvre et je dis : “Entrez, c’est une chambre.” À peine la porte ouverte, un monsieur avec un pistolet a dit : “Mettez-vous à terre !” avec son pistolet vers nous », raconte Lezina, la plus grande. Les quatre sœurs se regroupent, assises sur le lit central, surveillées par deux agents, interdites de toucher à leurs téléphones.
Mais la porte reste grande ouverte et les sœurs voient soudain leur frère, « la bouche en sang, poussé dans le couloir » par d’autres policiers. « Après ça, ils l’ont tasé », chuchote Tanzila, 9 ans, en jouant du bout des doigts avec une peluche rose accrochée à son collier pailleté. « Le problème, c’est que je sais pas pourquoi ils ont frappé mon frère handicapé. Moi, si j’étais à leur place, si j’étais policier, j’aurais vu sa tête, je l’aurais laissé », souffle-t-elle. Ses sœurs protestent d’ailleurs en choeur : « On a crié : “Il est handicapé !” » explique Samira, 16 ans. « Un policier qui nous surveillait a dit : “Ah, c’est lui le schizophrène ?”, il l’a répété à son collègue dans le couloir, qui a dit : “Ah, c’est lui ? Ah, trop tard, je l’ai déjà tasé. » »
Islam est ensuite descendu, menotté, aux côtés de ses frères. Dans l’escalier, il assure que les agents lui ont donné de nouveaux coups et ont cogné sa tête contre les murs. « Je l’ai vu arriver en sang, oreille arrachée, visage défiguré, se souvient Imam, le troisième frère. J’ai demandé tout de suite : “Qui a fait ça ?” Le grand métis m’a regardé et m’a dit : “Tu vas faire quoi sinon ?” Un autre m’a dit : “Ça fait 35 ans qu’on fait ce métier”. Je lui ai répondu : “Nous ça fait 15 ans qu’on vit là, on a jamais eu de problèmes, c’est la première fois qu’on vit ça.” »
Six points de suture seront nécessaires pour recoudre l’oreille droite d’Islam, trois pour sa lèvre, indiquent ses certificats médicaux. Sur la cuisse gauche et les pommettes, les certificats mentionnent des érythèmes (rougeurs cutanées), ainsi qu’une inflammation au niveau de la mâchoire. Islam est dispensé de scolarité pendant cinq jours.

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Plainte pour violences volontaires, avec facteurs aggravants
Une plainte contre X a été déposée le 25 mars auprès du parquet de Créteil pour « violences volontaires, aggravées par le fait qu’elles ont été commises en réunion, avec usage d’armes, sur une personne vulnérable, par plusieurs personnes dépositaires de l’autorité publique ».
Aucun motif de perquisition ne peut justifier de tels comportements, insiste l’avocate Camille Vannier. « Quel que soit le cadre légal de cette intervention, des violences de cette nature sont toujours inacceptables. Même s’il s’était agi de la personne recherchée, il s’agit là de violences volontaires, pas de légitime défense. En l’occurrence, dans le cas d’Islam, c’est de la sauvagerie à l’encontre d’un jeune homme particulièrement vulnérable, dont nul ne pouvait ignorer l’état. »

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En plus de la plainte concernant Islam, l’avocate a également saisi le Défenseur des droits au sujet des « manquements déontologiques périphériques à ce déferlement de violences sur la personne d’Islam ». La saisine mentionne « des termes déplacés et des violences sur certains des membres de la famille, alors même que l’opération d’ampleur s’est avérée être une erreur ». De fait, les forces de l’ordre ont appelé les pompiers pour qu’ils prennent en charge Islam, puis sont parties, sans emmener personne.
À l’hôpital, alors qu’Eliza se tient à ses côtés, le pompier explique à la médecin des urgences qu’Islam « est tombé dans l’escalier ». La mère de famille intervient, scandalisée, pour mentionner les violences.

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Elle a des marques de sang sur sa robe et son voile, qui seraient à son fils. Elle est arrivée avec des pleurs, angoisse à la poitrine », note son certificat médical émis le jour même.
« Je ne savais pas qui appeler pour m’aider. La police ? » se désespère Eliza. La mère de famille parvient à joindre leur ancien travailleur social, devenu un ami, qui l’aide à constituer un dossier avec l’avocate Camille Vannier. En posant sa main sur son cœur, la mère de famille lâche : « Si, en France, il y a des lois solides, alors, que ces quatre-là soient punis d’avoir frappé mon fils. Je ne trouverai la paix qu’à ce moment-là. »

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À celle qui assume seule la charge de ses enfants, avec un salaire de femme de chambre dans un hôtel parisien, la médecin de l’hôpital prescrit quinze jours d’arrêt de travail. Mais aussi quinze jours de Xanax et un suivi par une psychologue. Car l’intervention a ravivé d’anciens traumatismes. « J’ai fui la guerre en Tchétchénie, les soldats russes », raconte Eliza, qui subissait à cette époque de violentes intrusions à son domicile. Aux agents français, elle a dit : « Vous êtes comme les soldats russes ! Ça, ce n’est pas la police… Rentrez calmement, expliquez-nous… Respectez les femmes, respectez les enfants ! Ils ne m’ont fait aucune excuse en partant. »

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02.04.2026

Deux policiers ont été reconnus coupables d’avoir frappé un jeune homme noir, en 2021 à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), et ont été condamnés ce jeudi à des peines de 12 mois de prison avec sursis. Ils avaient menti dans le PV d’interpellation mais les violences avaient été filmées.

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« L’altération de la vérité » via la rédaction d’un PV mensonger par Raphaël L. constitue « une atteinte grave à la confiance » envers l’institution policière, a signalé le tribunal de Bobigny en rendant sa décision, supérieure aux réquisitions.

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« Les premières violences provenaient des policiers »
Les deux policiers avaient relaté être intervenus le soir du 17 septembre 2021 pour chercher l’auteur d’un refus d’obtempérer. Ils disaient avoir été confrontés à des individus « hostiles » les agonissant d’insultes, dont Aboubacar S. qu’ils connaissaient et avaient décidé d’interpeller comme « l’auteur des outrages ». Après les faits, le jeune homme avait été placé en détention provisoire pendant 22 jours.
Alors qu’il était jugé pour violences envers les deux agents – le PV d’interpellation lui reprochant d’être initiateur de l’altercation -, son avocat, Maître Arié Alimi, avait fait diffuser à l’audience une vidéo amateur montrant les coups portés au jeune homme par les deux policiers, ce qui avait changé la tournure de l’enquête. Le service de déontologie de synthèse et d’évaluation de la police (SDSE) avait conclu qu’« aucun danger pour les fonctionnaires de police n’était observé avant l’altercation » et que « les premières violences visibles à la vidéo provenaient des policiers ».
Il avait été répertorié de la part de Raphaël L. dix coups de matraque dans la partie médiane du corps et un coup de pied dans les jambes ; de la part d’Anthony C., deux coups de poing et trois coups de pied portés à la tête. Initialement établi à une journée d’incapacité totale de travail, l’impact de ces violences sur Aboubacar S. a été réévalué à 11 jours d’ITT, prenant en compte « le retentissement psychologique » des faits, a précisé jeudi 2 avril le tribunal.

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02.04.2026

« Vous vous rendez compte, vous venez travailler le matin et on vous dit que vous êtes accusé de harcèlement sexuel, alors que vous n’avez rien fait ? » Cela fait plus d’une heure que son procès a commencé à Bobigny, et à entendre Gino S., à la barre de la 14e chambre, ses longs bras levés d’incompréhension, on voit bien qu’il n’a toujours pas compris.
Pas compris qu’on ne peut pas envoyer un déluge de SMS à connotation sexuelle à une subordonnée, lui écrire qu’on « l’imagine bien en bottes de cuir avec un fouet », lui proposer de lui « faire des jumeaux, des triplés ou plus », « je peux pas m’empêcher de mater tes fesses », lui envoyer des photos de dessous, lui proposer encore, en réponse à l’envoi d’un arrêt maladie, « le meilleur remède, c’est du Gino, si tu veux goûter ». Ni l’embrasser malgré elle.

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02.04.2026

Un ancien gendarme du Peloton motorisé d’Ancenis (Loire-Atlantique) a été condamné le vendredi 6 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Nantes pour « importation » et « détention d’images pédophiles », après avoir été « piégé » par sa compagne.
Loire-Atlantique : trahi par sa femme, le gendarme téléchargeait des images pédophiles
Cette mère de famille de Mésanger avait eu des doutes sur son compagnon après que sa fille de 15 ans, née d’une première union, ait révélé les « agressions sexuelles » de celui-ci. L’homme l’aurait « prise en photo pendant qu’elle dormait » en « soulevant sa couette au niveau de ses jambes ». Elle se souvient d’un « flash » dans la nuit alors qu’elle était « peu habillée ». Ces premiers faits avaient donné lieu à un « signalement du collège » de l’adolescente.

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Sa belle-fille visée

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L’adolescente avait aussi révélé que son beau-père lui aurait « caressé le mollet en remontant la cuisse », un soir, alors qu’elle faisait une « crise d’angoisse ». Il l’aurait aussi « embrassée contre son gré ».
La présence de son téléphone « en mode caméra » au sol des « vestiaires de la piscine » municipale, un jour qu’il l’accompagnait, l’avait aussi intriguée.
« Elle a toujours été une enfant perturbée : elle consultait un psy avant-même que je connaisse sa mère », s’est défendu le prévenu, qui ne nie pas les faits, mais qui juge qu’ils ont été « mal interprétés » par sa belle-fille. « Sa mère voit ces images sur mon appareil, mais elle a continué d’avoir des relations avec moi », a-t-il fait observer.
Sa compagne le piège en ligne
Reste que la mère de la collégienne était revenue à la gendarmerie d’Ancenis le 21 mai 2024, moins de deux semaines plus tard. Elle s’était entre-temps connectée sous un faux nom sur un site de rencontres pour « échanger » avec son compagnon.
« Elle va vous piéger et se rendre compte que vous êtes intéressé par les jeunes filles », a résumé la présidente du tribunal à l’attention de ce père de cinq enfants. « J’aime les jeunettes », avait-il confié en ligne.
C’est dans ces conditions que les gendarmes avaient passé au peigne fin ses « comptes Google » et « Apple » : on y voyait des « fillettes de 5 à 15 ans » faire « des fellations à des adultes » ou encore « des bébés de 1 mois ».
« Je me fais gerber »
Placé une première fois en garde à vue le 31 mai 2024, puis une seconde le 14 janvier 2025, le gendarme avait expliqué avoir voulu « mettre un peu de piment dans sa vie sexuelle », qu’il trouvait « monotone » avec sa compagne rencontrée cinq ans plus tôt.

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18 mois de prison requis

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Le représentant du ministère public, qui n’était « pas sûr » que l’homme ait « pleinement conscience » des « préjudices considérables » qu’il a pu causer, avait donc requis 18 mois de prison avec sursis probatoire au vu de la « dangerosité » de ce prévenu et du « risque évident de réitération » des faits.

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Condamné à trois ans de prison avec sursis
Le tribunal a finalement prononcé trois ans de prison avec sursis probatoire à son encontre : pendant deux ans, il sera obligé de suivre des soins.

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01.04.2026

Prisons françaises : 87 126 détenus, un nouveau record de surpopulation carcérale

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Au 1er mars 2026, les prisons françaises comptent un taux d’occupation de 137,5 % pour 87 126 détenus, un niveau inédit. une hausse inscrite dans un contexte de surpopulation carcérale persistante, déjà dénoncée par plusieurs instances européennes.

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Le nombre de personnes incarcérées a progressé de près de 5 000 en un an, soit une augmentation de 6,1 %. Dans le même temps, le parc pénitentiaire n’a gagné qu’environ 1 000 places supplémentaires, soit une hausse de 1,5 %. Un véritable écart qui accentue mécaniquement la pression sur les établissements, déjà confrontés à un manque de place et de capacités.

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Le taux d’occupation global atteint désormais 137,5 %, traduisant une surpopulation généralisée. La situation est particulièrement marquée dans les maisons d’arrêt, où le taux d’occupation s’élève à 168,4%. Ces établissements accueillent notamment des personnes en attente de jugement, présumées innocentes, ainsi que des condamnés à de courtes peines.
La saturation du système se traduit par une augmentation du nombre de matelas installés au sol dans les cellules, faute de lits disponibles. Au 1er mars, 6 875 matelas étaient recensés, contre 4 580 un an plus tôt, soit une progression de 50 %.
Par ailleurs, 29 établissements affichent un taux d’occupation égal ou supérieur à 200 %, ce qui signifie que deux détenus, voire davantage, partagent une place prévue pour une seule personne. Certaines zones apparaissent particulièrement touchées, notamment la région parisienne (+161,3%), la région toulousaine (+154,8%) et les territoires d’outre-mer (+147,6%).
Surpopulation, insalubrité, violences… un système carcéral « au bord de l’explosion »
Dans un rapport publié fin janvier, le Conseil de l’Europe a alerté sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain », pointant la surpopulation, l’insalubrité et les violences. La France figure parmi les pays européens les plus concernés par la densité carcérale.

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01.04.2026

Une absence de désescalade, des gestes d’interpellation dangereux et une défaillance du ministère de l’Intérieur dans son devoir de réaction face à cette situation. Dans une décision datée du 23 mars et rendue publique ce mercredi 1er avril, Claire Hédon, la Défenseuse des droits, estime que les policiers qui ont participé à l’interpellation mortelle de Cédric Chouviat, à Paris, en janvier 2020, doivent être sanctionnés pour un usage disproportionné de la force, selon le terme consacré par le code de déontologie de l’institution. L’autorité administrative indépendante tance également la hiérarchie qui n’a pas sanctionné les agents mis en cause alors même qu’un rapport administratif établissait les faits dès l’été 2021. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, n’a pour l’heure pas publiquement réagi à cette décision.

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01.04.2026

Le procureur Jean-Luc Blanchon précise qu’il s’agit d’un jeune de 25 ans condamné pour de multiples délits routiers. Il était incarcéré depuis 2025, sa peine de prison allait jusqu’à 2027.
L’enquête s’oriente vers un suicide
Une enquête est ouverte pour recherche des causes de la mort. D’après le parquet, cette enquête s’oriente vers un suicide par pendaison. Les suicides sont fréquents dans les prisons : d’après l’Observatoire international des prisons, un décès survient en moyenne tous les deux à trois jours en France en milieu carcéral, la plupart du temps par suicide.

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31.03.2026

Fin février, en pleine nuit, Alexandre s’est fait violemment frapper par un policier à Ivry-sur-Seine, au point d’être inanimé sur le trottoir. Une vidéo filmée par des voisins montre l’agent s’éloigner de la victime, les mains dans les poches.
« J’ai cru voir un jeune homme mourir en bas de chez moi », témoigne Agathe.

(…)

Lorsqu’il s’arrête et « attend que la voiture s’arrête à son niveau », elle voit « la portière qui s’ouvre très vite, et le policier se précipite sur lui avec tout son élan et lui porte un coup avec toute sa force » avec un coup de poing « en marteau », détaille-t-elle. La victime, qu’elle décrit comme parfaitement calme et les « mains le long du corps », chute alors « comme un domino », avec la tête qui part en arrière et frappe brutalement le bitume, indique-t-elle.

(…)

Une vidéo, filmée quelques secondes plus tard par son compagnon qu’elle appelle à la fenêtre, montre le policier s’éloigner, les mains dans les poches, d’un corps inanimé étendu sur le trottoir.
Fracture de l’os frontal et traumatisme crânien

(…)

Les médecins lui constatent une « fracture non déplacée de l’os frontal droit » et un traumatisme crânien léger, d’après son compte-rendu des urgences. « Les infirmières m’ont demandé si j’avais reçu un coup de matraque ou de crosse, tellement la blessure était grande », témoigne-t-il.

(…)

« Il est tombé tout seul »
Côté policier, pourtant, le récit est tout autre. Car le fonctionnaire, rejoint trente secondes plus tard par ses collègues, raconte à ces derniers qu’Alexandre a chuté seul dans sa course, indiquent les deux témoins qui entendent la conversation depuis leur fenêtre.

(…)

Pour Alexandre, la victime du coup, « la vidéo montre que le policier ment ».

(…)

Une marque sombre, décelable sur la vidéo dans l’éclairage des lampes torches des policiers, semble confirmer la présence de cette tâche de sang avant tout déplacement d’Alexandre.

(…)

Au contraire, elle affirme que les policiers auraient par la suite éclairé sa fenêtre avec leur lampe en mode clignotant, une pratique policière observée régulièrement dans les manifestations pour saturer les caméras des témoins et des journalistes.
Alexandre a déposé plainte auprès du procureur de la République pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.

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31.03.2026

Du nouveau dans l’enquête ouverte après la mort d’un homme retranché avec un couteau à son domicile à Sainte-Rose en novembre 2025. Ce lundi 30 mars, la gendarme, déjà auditionnée à l’époque, a été placée en garde à vue par l’IGGN. Dès le lendemain des faits, l’auteure du tir mortel avait été entendue par la section de recherches de Saint-Denis, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour “violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.

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28.03.2026

14 mars 2026, Grenoble : un supporter fracassé au visage

(…) Les Red Kaos, groupe de supporters Grenoblois, ont annoncé sur les réseaux sociaux porter plainte contre la police. Dans un communiqué, ils dénoncent « une violence brutale et disproportionnée » alors « que les supporters des deux camps se repliaient ». Selon l’avocat de la victime, sa blessure aurait nécessité plus de 70 points de suture sur le visage. Les coups portés ont été tellement violents qu’un bout de chair lui pendait du nez… Le seul blessé grave de cette après-midi là est le fait de la police, pas de la bagarre que la police prétendait empêcher.


Noisiel, 16 mars : déferlement de violences racistes

(…) On y voyait un policier s’exclamer dans la rue : «Vous voulez jouer ? On va vous enc*ler !» C’est ensuite un déferlement de violences aussi extrêmes que gratuites. Des policiers hurlent, armes au poing, sur des passants. Un tir de LBD part aux cris de «lève toi».

Puis un homme subit un lynchage. Un agent lui crie de courir, avant de tenter de lui mettre une balayette, un autre le met en joue au LBD. L’homme est plaqué au sol et immédiatement tabassé. Une grenade lacrymogène se déclenche au niveau de sa tête, pouvant occasionner de graves blessures. Il est traîné au sol, inanimé. La vidéo s’arrête là.

(…) Ce soir là, trois mineurs de 15 ans ont aussi été placés en garde à vue. L’un d’eux est celui qui reçoit un tir de LBD dans la vidéo. Il est lui aussi tabassé au sol à coup de pieds par un policier. Sa sœur, Meliane explique : « Il a ensuite essayé de courir. On lui a dit : ‘Arrête-toi’. Il s’est arrêté immédiatement, il a mis les mains en l’air. On lui a tiré dessus avec un flashball, il s’est fait menotter et ensuite il s’est pris des coups de pied », rapporte-t-elle. La jeune femme assure qu’il a été hospitalisé 24 heures à la suite de cette interpellation. Il a aussi été victime d’insultes racistes : « Il s’est fait traiter de ‘sale bougnoule, sale n***’ ».

(…) Enfin, un autre homme, Bader Ibrahim, qui était présent sur les lieux, se dit recherché par la police qui veut le « faire taire ». Il a expliqué au journal l’Humanité avoir « peur ».


21 Mars, Vitry-sur-Seine : passé à tabac pour un barbecue

(…) Ce sont des adolescents de 16 et 17 ans pour la plupart. Vers 21h, la soirée vire au cauchemar : ils vont être victimes d’une descente punitive de police.

Plusieurs d’entre eux sont poursuivis et coursés par les policiers, certains frappés. Adel, 17 ans se retrouve coincé dans un hall d’immeuble. Menotté, il est frappé par plusieurs policiers et reçoit une décharge de pistolet électrique. C’est une maman du quartier qui s’interpose en filmant la scène. « Ferme ta gueule, tu vas mourir ce soir sale arabe ». Ce sont les mots menaçant et racistes d’un agent assermenté de l’État. Sans l’intervention du voisinage, Adel serait-il mort tabassé par la police ? Malgré ses blessures lourdes, et son admission à l’hôpital, le jeune homme sera placé en garde à vue par les fonctionnaires de police. Il y a derrière les images de blessures un enfant, une famille, des vies.


22 mars, Rilleux-la-Pape : morsure de chien policier à la gorge

Ce dimanche, lors d’un contrôle, un chien policier démuselé a été lâché sur un jeune homme de 16 ans, qui a été mordu à la gorge. Des vidéos montrent les traces de crocs des deux côté de son cou, dont une enfoncée profondément près de la carotide. Les médecins ont expliqué à la famille qu’à 2 centimètres près, il serait sans doute mort. Les habitants dénoncent un climat détestable dans cette commune, avec une omniprésence policière et des violences répétées, notamment de la police municipale.

(…) Cette fois-ci, le maire raconte que « la laisse du chien cède » et que « l’animal est alors frappé au visage ». Sauf qu’une vidéo montre la scène : des jeunes en bas d’une tour, encerclés par des policiers municipaux agressifs équipés de lampes, et un agent de police qui tire le chien d’attaque vers lui, détache sa laisse et sa muselière, avant que le canidé ne saute sur le jeune, suivi d’un gazage, de coups et d’une mêlée générale.


11 mars Ivry-sur-Seine : un homme handicapé frappé chez lui

Cette affaire a eu lieu durant une perquisition. Ce matin là, la police débarque dans un appartement pour interpeller quelqu’un qui n’était pas sur-place. Pour rien donc. Et plutôt que de repartir, elle en profite pour tabasser un jeune homme de 24 ans soufrant d’un handicap mental lourd. Il est dans un état grave, son oreille a été partiellement découpée. Il s’appelle Islam M., et ne peut pas s’exprimer sur ce qu’il a subi.

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28.03.2026

Lors de la dizaine de coups de feu tirée par le fonctionnaire, un passant a été légèrement blessé, a priori par ricochet. Le parquet a ouvert une enquête.

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27.03.2026

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Condamné à sept ans de prison par la cour criminelle de Loire-Atlantique, le CRS responsable du tir ayant conduit à la mort d’Aboubacar Fofana, en 2018 à Nantes, a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire ce vendredi 27 mars 2026.

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27.03.2026

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Ils comparaissaient ce vendredi 27 mars devant le tribunal correctionnel de Nouméa, pour des faits de vols et de violences survenus en mai 2022 à Nouméa.
Sur les images, on les voit intervenir, fortement alcoolisés, dans le squat de Kowe Kara.

(…) Il va même plus loin. Devant le tribunal, cet ancien policier « déplore, dans les auditions, qu’il manque des noms » au dossier.
Le plus âgé, déjà interdit de voie publique pour deux condamnations pour violences, lorsqu’il était encore en fonction, a réfuté une partie des faits qui lui étaient reprochés. Ce jour-là, il avait rejoint l’équipe au commissariat avec un pack de bière et une bouteille de whisky, avant de partir en intervention avec ses collègues. Il n’était pourtant plus affecté à ce service.

(…) L’audience révèle que deux de ces agents de Police ont agi en toute impunité pendant des années. Ils se rendaient régulièrement dans les mêmes secteurs de Nouméa, afin de soutirer de l’argent à des jeunes dont les dossiers judiciaires étaient bien remplis.

(…) « Comment voulez-vous que les jeunes croient en la police, si on se comporte comme ça ? Vous portez une lourde responsabilité de l’image que vous donnez à la population », a déploré le ministère public. « On a affaire à un groupe de Police totalement hors sol. Ils se sont comportés comme les délinquants qu’ils traquaient. C’est un système mafieux. »

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27.03.2026

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Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bergerac, ce vendredi 27 mars, après l’échec de sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) en décembre 2025, le policier qui avait percuté deux pompiers sur la RN 21 à Douville, le 6 juin, devra une nouvelle fois se présenter à la barre dans les mois qui viennent.

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27.03.2026

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Le Ministre de l’Intérieur connaissait en temps réel tout le déroulé des faits, que l’attaque venait des fascistes et le pedigree nazi du défunt, mais a laissé se répandre un narratif totalement mensonger visant à diaboliser la gauche depuis plus d’un mois : il doit démissionner.
(…) Vu la gravité de ces informations, toute cette affaire apparaît comme une barbouzerie de très haut niveau, visant à détruire le seul parti d’opposition et à diaboliser l’antifascisme. Il s’agit d’une manœuvre de police politique digne de romans noirs ou de régimes corrompus. Les députés qui ont fait une minute de silence pour un nostalgique d’Hitler doivent s’excuser, les Ministres de l’Intérieur et de la Justice doivent tomber, les médias doivent réaliser un démenti général, et les antifascistes doivent être libérés immédiatement.

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26.03.2026

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L’ex-policier Laurent D. a été condamné à six mois avec sursis et interdit définitivement d’exercer, huit ans après des violences. Depuis dix ans, StreetPress avait relaté quatre autres accusations de violences de l’agent, toutes classées sans suite.

Mehdi B. est le cinquième habitant de la Seine-Saint-Denis à avoir déposé plainte en moins d’un an, entre octobre 2016 et août 2017, contre Laurent D., dit « Skoll », alors policier au sein de la brigade anti-criminalité (BAC) du Raincy. Ce 26 mars, après neuf ans d’une procédure passée entre les mains de plusieurs juges d’instruction, l’ancien policier de 45 ans a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal de Bobigny pour des violences volontaires sur Mehdi B. lors de son interpellation puis dans le commissariat de Raincy à l’été 2017, quelques mois avant d’être radié de la police nationale pour vol. La peine d‘« avertissement » est accompagnée de l’interdiction définitive d’exercer la fonction de policier et de détenir une arme pendant cinq ans, Il doit également verser 4.000 euros à la victime.
Les quatre autres affaires de violences le concernant, relatées par StreetPress dans deux articles, avaient été classées sans suite par le parquet.
(…)
L’un de ses deux amis indique que Mehdi B. aurait alors chuté, un geste qui a pu être « mal interprété » par les policiers. De leur côté, ces derniers l’accusent sur procès-verbal de s’être « levé avec brutalité » et d’avoir « tenté de [leur] porter un coup ». En tout cas, les secondes qui suivent, Laurent D. le frappe au visage puis lui fait une clé d’étranglement et le plaque au sol. Mehdi dit être ensuite roué de coups de pied et tazé à deux reprises par les autres membres de l’équipage, jusqu’à son menottage.
(…)
Là, Laurent D. lui aurait porté un coup de pied au visage et plusieurs coups aux côtes avec un autre fonctionnaire, avant d’être interrompu par l’irruption de l’officier de police judiciaire de permanence. Des lésions traumatiques sont constatées par un médecin le soir-même — la garde à vue toujours en cours — au cou et au thorax de Mehdi B., qui se plaint également de difficultés à respirer et de douleurs costales. Trois jours plus tard, une radio révèle qu’il a deux côtés cassées. Six jours d’incapacité de travail lui sont délivrés, dont deux pour le retentissement psychologique. Laurent D., de son côté, dépose plainte contre lui pour une douleur à la main droite.
(…)
À l’audience, il affirme que Mehdi B. était « alcoolisé et sous stupéfiants » — ce que rien dans les deux procédures ne vient corroborer — et assure n’avoir pas été présent dans la salle de fouille du commissariat, contre les déclarations de l’officier de police judiciaire, ou encore justifie son interprétation des gestes de Mehdi car « il faisait nuit ». Pour rappel, il était 18 heures en plein mois d’août. Lorsque l’avocate de la partie civile, Maître Dilane Aydin, l’interroge sur les décalages entre ses déclarations et le procès-verbal d’interpellation, il enchaîne les remarques sarcastiques, puis, rappelé à l’ordre par Youssef Badr, souffle bruyamment et « garde le silence » — c’est son droit.
(…)
Depuis son entrée dans la police nationale en 1998, à 18 ans, Laurent D. s’est constitué victime dans 40 procédures, la plupart entre 2008 et 2011, dont 21 pour outrage ou rébellion et 12 pour violences, pour lesquelles il ne se présentait « très rarement, pour ne pas dire jamais » aux procès, un palmarès qui étonne les juges.
(…)
Le dossier est également coloré par les autres accusations de violences relatées par StreetPress en 2017. En lisant à haute voix des extraits du témoignage de Maxen, 16 ans, frappé à l’arcade dans des conditions similaires à celles de Mehdi B, le président lève un sourcil : « Si un lycéen mineur vient vers vous et arme ses poings, on vous apprend à le frapper ? »
(…)
Sur le plan administratif, Laurent D. n’a pas non plus été inquiété. À la place, il est ballotté de service en service, jusqu’en octobre 2017 où il est viré de la police nationale pour avoir volé l’argent d’une personne décédée. Pour ces faits, il a été condamné le 4 octobre 2018 par le tribunal de Bobigny à neuf mois d’emprisonnement avec sursis avec une interdiction d’exercice de l’activité professionnelle pendant deux ans, qu’il n’a donc jamais reprise.
(…)
Pour Mehdi B., le délibéré signe peut-être la fin de l’épée de Damoclès qui le menace depuis huit ans. Depuis 2017, il doit répondre présent tous les trois puis six mois devant la 12e chambre du tribunal correctionnel, où son procès pour violences et rébellion est sans cesse repoussé.

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26.03.2026

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Le 1er janvier 2019, Brahim Moussa, 25 ans, décédait un mois après avoir été atteint par une balle de la police, à Lille. La juge d’instruction chargée du dossier a prononcé en non-lieu en faveur du fonctionnaire de la BAC. L’avocat des proches du défunt a fait appel.

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26.03.2026

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L’homme reconnaît qu’il était saoul après avoir absorbé « des bières 8’6» qui, comme leur nom l’indique, sont fortes en alcool. Mais pour le reste, sa version est totalement différente. « Je n’ai pas frappé le policier. Une fois dans leur véhicule, ils m’ont coincé la tête entre les sièges avant et je prenais une baffe à chaque fois qu’ils passaient une vitesse. À l’hôpital, ils m’ont traîné au sol. Au commissariat, ils m’ont claqué la tête contre une porte. »
« Moi aussi, je veux porter plainte »
(…)
L’avocat de la défense apporte alors quelques précisions décisives. « Mon client s’était auparavant rendu au commissariat pour porter plainte contre des squatteurs qui l’agressaient. Sa plainte a été refusée. Il est ensuite allé à la gare pour recharger son téléphone puis sur les lieux de l’incendie après avoir aperçu un nuage de fumée. C’est totalement fantaisiste mais il voulait filmer pour revendre les images à la presse !
C’est là qu’un voisin l’a aperçu et l’a accusé d’avoir mis le feu. Il a été plaqué au sol. Une fois arrivés sur les lieux, les policiers ont pris pour argent comptant la déclaration du voisin. Il aurait fallu consulter les vidéosurveillances du commissariat et de la gare ce qui aurait prouvé qu’il ne pouvait être, au même moment, à l’origine de l’incendie. Les vidéos de l’hôpital n’ont pas été vérifiées non plus. Enfin, pourquoi n’a-t-on pas auditionné l’infirmière qui se trouvait présente dans le box où il a censément donné un coup de pied dans les parties génitales du policier ? »

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26.03.2026

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Il y a quatre ans, ce chef d’entreprise alors âgé de 33 ans succombait au tir d’un fonctionnaire de police. Amalia, sa veuve, raconte sa vie brisée et celle de ses quatre jeunes enfants. L’auteur du coup de feu mortel sera jugé en novembre. L’instruction a écarté la légitime défense.
C’est devenu un rituel. Ce jeudi à 18h30, Amalia et ses quatre enfants commémoreront le quatrième anniversaire de la mort de Jean-Paul Benjamin.

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25.03.2026

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Il a accepté une peine de 7 mois de prison avec sursis.
Un procès express et en catimini. Ce mercredi 25 mars, un policier affecté au centre de rétention administratif (CRA) du Canet dans le 14e arrondissement de Marseille a accepté d’être jugé pour des violences selon une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Une sorte de « plaider-coupable » à la française qui se joue à huis clos dans le bureau du procureur, jusqu’à l’homologation en quelques secondes, par un juge, de la peine proposée au prévenu et accepté par toutes les parties.

Âgé de 56 ans, le fonctionnaire en question était convoqué pour des violences aggravées par deux circonstances, par personne dépositaire de l’autorité publique et avec une arme, « en l’occurrence un couteau », relève la magistrate chargée d’acter la procédure. Le profil des victimes des brutalités commises en janvier puis en septembre 2025 au sein même du CRA ? Deux étrangers en situation irrégulière, qui ne sont pas présents ni représentés dans l’enceinte du tribunal judiciaire de Marseille. Et pour cause : sous le coup d’une obligation de quitter le territoire (OQTF) ils ont, depuis, été expulsés du territoire français.

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25.03.2026

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Le 22 février 2023, Armandina B.P. se rendait au commissariat pour déposer plainte pour violences conjugales contre son conjoint. Elle accuse l’ancien policier de lui avoir imposé une fellation. Un premier viol, puis un second, le 1er mars 2023, lorsque Jean-Pierre D. la convoque à nouveau dans son bureau du commissariat au store baissé.
Viols aggravés, abus de l’autorité que lui confère sa fonction

(…) La mère de famille témoigne de sa peur ressentie : elle pensait l’agent armé et en capacité de la renvoyer en Angola, loin de ses trois enfants nés en France, si elle tentait de se débattre. Armandina P. se souvient de ses insomnies et de ses difficultés à manger après ces viols. « Je voyais ma bouche sale », confie-t-elle.

(…) Des comportements inappropriés avec plusieurs plaignantes
S’il dit avoir débuté un suivi pour ne « pas continuer à vivre comme ça », et pour qu’il n’y ait pas « d’autres madame P », cette dernière n’est pas la seule plaignante à avoir été victime des agissements du policier. Ce même lundi, un enquêteur de l’IGPN auditionné a signalé que sur les 176 plaintes de femmes que Jean-Pierre D. a enregistrées en 2023, 19 ont relevé des comportements a minima inappropriés.
En 2010, il avait été condamné à un mois de prison avec sursis pour exhibition sexuelle envers plusieurs factrices. (…) une ancienne conjointe le qualifie de « prédateur sur le plan sexuel ».

(…) Dans une enquête difficile mais indispensable publiée en juin 2025, le média d’investigation Disclose a retrouvé 57 femmes, qui affirment avoir été harcelées, agressées ou violées, entre 2012 et 2025, en France, par les fonctionnaires chargés de recueillir leurs plaintes.
L’association Mémoire traumatique et victimologie rappelle que seulement 20% des victimes de violences conjugales poussent la porte d’un commissariat pour raconter ce qu’elles ont subi, par peur, entre autres, d’être culpabilisées, jugées, pas crues, ou classées sans suite. Un chiffre déjà bas, et qui tombe à 12% pour les victimes de viols et tentatives de viols.

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25.03.2026

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Islam, 19 ans, a été sévèrement mordu à la gorge par un chien de la police municipale le 21 mars à Rillieux-la-Pape. Une vidéo que nous nous sommes procurée montre comment le chien a été lâché par un policier. Islam a porté plainte pour tentative de meurtre. Depuis qu’il a été blessé, les quartiers de la banlieue lyonnaise s’embrasent.

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25.03.2026

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Un signalement au procureur de la République de Meaux a été transmis, ce mercredi 25 mars, par l’avocat de Flavel, Me Pierre Brunisso, pour « subordination de témoin ». Présent sur les lieux des violences, le 16 mars, Bader Ibrahim serait recherché par la police afin de « le faire taire ». Joint par « l’Humanité », l’homme confie sa « peur ».
(…)
Depuis une semaine et les violences subies par Flavel, 35 ans, lors d’une intervention de la BAC à Noisiel (Seine-et-Marne), révélée par des vidéos accablantes, le scénario des faits se précise de jour en jour et il n’est guère favorable aux forces de police. C’est une première interpellation violente et injustifiée, le 16 mars à 17 heures, qui aurait contribué à mettre le feu aux poudres : celle du jeune Marco (le prénom a été modifié), 18 ans, pour outrage et rébellion.
Des faits que conteste l’intéressé, qui a déposé plainte ce mercredi 25 mars par l’entremise de son avocat, Me Théo Kermagoret, pour « violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique ». Condamné le 18 mars à 70 heures de travaux d’intérêt général (TIG), le jeune homme va également faire appel de cette sanction.
(…)
« Lors de ce contrôle, les policiers soutenaient vouloir faire taire Monsieur Bader Ibrahim en ce que celui-ci avait ”trop parlé”, une photographie du visage de Monsieur Bader Ibrahim était exposée. (…) Il est patent que Monsieur Bader Ibrahim est visé en raison de sa collaboration avec les services d’enquête. »
Hésitant sur la conduite à suivre, l’intéressé semblait quelque peu désemparé. « Porter plainte ? Mais je ne sais pas ce qui m’arriverait si je franchissais la porte d’un commissariat. Je n’ai pas confiance. »

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24.03.2026

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« Elle a vécu ça de manière humiliante et dégradante »
Trébuchant une première fois, l’étudiante en deuxième année d’art avait tenté de se relever, poursuivie par deux policiers. Casqué, armé d’un bouclier antiémeute et d’une matraque, l’un d’eux lui avait alors asséné un coup du plat du pied aux fesses en hurlant « casse-toi ! ». Chutant la tête la première, la victime avait évité le bord du trottoir de quelques centimètres.
« C’est bon, oui oui, je me casse », avait-elle répondu, apeurée, alors que le deuxième CRS venait la bousculer brutalement à son tour, la faisant retomber. « Pardon, pardon », avait-elle imploré en se redressant avec difficulté avant de quitter les lieux en titubant, visiblement très choquée.

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24.03.2026

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Rebondissement dans l’affaire des mercenaires colombiens.

(…) Le policier est notamment suspecté d’avoir assisté le puissant réseau de narcotrafiquants de la région lyonnaise, dont le chef présumé est détenu à Bogota, en Colombie. Selon les enquêteurs, cette organisation a recruté des tueurs à gages colombiens, suspectés d’une série d’expéditions punitives.
En poste dans le service de garde et de transfert de la sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière, le fonctionnaire est soupçonné d’avoir fourni des renseignements très précis à ce réseau criminel hors norme, en puisant sans vergogne dans les fichiers policiers. 

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23.03.2026

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Lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), mardi 13 janvier 2026, l’ancien gendarme de 79 ans, droit dans ses bottes, avait nié toute agression sexuelle sur deux de ses petites-filles entre 1998 et 2012.
En proie à diverses difficultés, l’une d’elles, aujourd’hui âgée de 28 ans, avait finalement confié ce secret à sa maman, à ses sœurs, dont l’une, de cinq ans son aînée, avait eu à se plaindre une fois également de son grand-père paternel. Une plainte avait été déposée en novembre 2023.
Trois ans avec Sursis.
(…) Sa tante avait alors confessé « avoir subi la même chose quarante ans plus tôt ».

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22.03.2026

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Ce jeune gendarme volontaire, né en 2001, était affecté à la base militaire d’Istres. Mais il verbalisait des automobilistes lorsqu’il était en repos, hors de son périmètre de compétence et notamment à Marseille.

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21.03.2026

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Un jeune homme de 23 ans, incarcéré à la maison d’arrêt de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été retrouvé mort ce vendredi 20 mars. Il s’est pendu dans sa cellule. Une enquête a été ouverte.

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21.03.2026

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Dans la nuit du 17 octobre 2020, à Poissy, le jeune homme de 28 ans est abattu au volant d’un véhicule. Celui-ci avait été suivi pendant 30 kilomètres sur le périphérique puis l’autoroute, jusqu’à chez lui, par la BAC de nuit de Paris. Elle agissait hors de sa zone de compétence territoriale, sans même en avoir informé la salle de commandement. Une chasse à l’homme, manifestement sur la base de critères ethniques.
Contrairement aux premières déclarations mensongères des policiers, aucune infraction routière n’a été commise par la victime d’après la consultation des images de vidéo-surveillance.
Une fois arrivé dans une rue de Poissy le véhicule, talonné par la BAC, stationne. Le policier Gilles G. sort de la voiture en braquant le conducteur avec son arme à feu. Celui-ci redémarre, pour pouvoir ouvrir sa portière coincée par la voiture de police selon les proches du défunt. L’agent tire à trois reprises, alors qu’il se trouve à l’arrière du conducteur. Encore un mensonge : il n’était aucunement en danger, et les munitions sont arrivées dans le dos de la victime.
Le policier est mis en examen pour homicide volontaires quelques jours plus tard, mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Il continuera néanmoins d’exercer comme policier dans un bureau, sans arme de service.
Le procès du policier s’est ouvert ce vendredi devant la Cour d’Assises de Versailles et se tiendra jusqu’à vendredi prochain.

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21.03.2026

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Une semaine après, les Red Kaos, groupe d’ultra grenoblois annonce avoir déposé plainte contre les forces de l’ordre et dénoncent des violences policières commises pendant la bagarre de supporters.

(…) Dans un communiqué publié sur la page Facebook du groupe de supporters, les Red Kaos dénoncent l’usage « d’une violence brutale et disproportionnée » alors « que les supporters des deux camps se repliaient. » Plusieurs membres auraient été blessés par les agents de police  » dont un très lourdement après un énorme coup de matraque en plein visage ». La blessure aurait nécessité plus de 70 points de suture sur le visage.

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21.03.2026

Extraits (suite…)

21.03.2026

Extraits

Une vidéo filmée le 14 mars à Guiche (Pyrénées-Atlantiques) montre deux hommes en polo de gendarme tenir des propos racistes et faire un salut nazi.
(…) Elle circule d’abord discrètement, sous la forme d’une story privée sur Instagram, avant d’être rendue publique le 18 mars sur Facebook par le mouvement antifasciste basque Ipeh Antifaxista. Ses militants affirment ne pas vouloir laisser passer « saluts nazis de comptoir » ni ces appels aux violences racistes et dit avoir identifié les deux protagonistes.
(…) L’un d’eux désigne son voisin et lance : « Lui, c’est un monstre, il a attrapé trois bougnoules ce soir. » Son interlocuteur répond aussitôt : « Trois Arabes en moins ! » Le premier enchaîne alors avec un « Viva la France ! Heil, heil, heil ! », accompagné d’un salut nazi.
Selon les militants d’Ipeh Antifaxista, le premier homme serait un membre du comité des fêtes de Came, commune voisine. Le second serait un gendarme, une piste que les investigations internes de la gendarmerie départementale n’ont, à ce stade, pas confirmée, établissant au contraire que la personne « n’est pas un militaire d’active de la gendarmerie nationale ».

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20.03.2026

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Un contrôle routier tourne mal dans la commune de Tsingoni à Mayotte. Un gendarme tire sur un homme armé. Celui-ci décède.

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20.03.2026

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Un Choletais de 27 ans a comparu mardi 17 mars devant le tribunal correctionnel d’Angers, poursuivi pour outrages, rébellion et provocation à la rébellion. Deux policiers avaient porté plainte contre lui, l’accusant de s’en être pris à eux dans la nuit du 3 au 4 juillet 2025 à Cholet. Sauf qu’une vidéo, tournée par un témoin, a contredit la version policière.

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20.03.2026

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Les faits étaient survenus en marge du mouvement “Bloquons tout” le 10 septembre 2025, à Gap. Des manifestants s’étaient rassemblés devant le commissariat pour demander la libération de leur compagnon, en garde à vue pour un tag devant la pyramide de l’esplanade Desmichels.

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20.03.2026

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« Au début des années 1990 […], dans cette “centrale” comme ailleurs, des perpètes sortaient encore (en conditionnelle) après 16 à 18 ans de cage. […] À l’heure actuelle, des perpètes (dont la plupart avaient une “période de sûreté” de 15 ans) sont encore en taule après une quarantaine d’années de cage (et deux, trois, quatre… passages au CNE : centre national d’élimination, si j’ai bien compris sa finalité). Et cette réalité : que l’on puisse passer quarante années (voire plus) en cage, sans avoir encore aucune date de sortie en perspective, ne choque (apparemment) personne. […]
Ces prisonniers très très longues peines, âgés à l’heure actuelle, sont traités comme des arrivants de la veille. Car il n’y a aucune progression dans le déroulement (interminable) des peines. En Belgique, une prison adaptée à l’âge (et à l’état de santé) des vieux prisonniers existe. Ici, on est encagé dans des bâtiments hors de toute norme (européenne), construits en 1885 et rafistolés depuis. Ces très très longues peines, encore en taule après une quarantaine d’années, ne sont pourtant pas des “tueurs en série médiatisés” (sic). […]
Il est courant, dans les télés, radios et autres grosses machines […], de faire (et laisser) croire qu’en France, les perpètes sortent de prison aussitôt leur temps de sûreté fini. […] La réalité est hélas tout autre. […] De plus, le délai légal de réponse à une demande de conditionnelle est de six mois, mais en réalité cette réponse arrive après deux, trois années d’attente : les “expertises” et autre ne sont alors plus valables, la “promesse d’emploi” ne tient plus, le stage formation visé est terminé depuis longtemps et la place d’hébergement au foyer est prise…
Cet acharnement à éliminer les longues comme les très longues peines n’est pas justifiable par le taux de récidive (0,8% chez les perpètes, 2 à 3% pour les moyennes et longues peines, tous crimes confondus). Cela n’est dû qu’à une volonté politique. »
Courrier reçu à l’OIP en septembre 2025

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19.03.2026

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Une femme accuse un policier d’Alençon (Orne) de l’avoir frappée lors d’une intervention le 11 septembre 2023. Dans le cadre de son placement en garde à vue pour violences conjugales, elle était « dans un état second » lors de son transport à l’hôpital : insultes, crachats… Et c’est en voulant se protéger d’un crachat que le policier aurait eu un mauvais réflexe.

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18.03.2026

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Plus de deux ans après la mort de Rony Cély, tué par des gendarmes le 9 janvier 2024 à Goyave lors d’une intervention, la justice a prononcé un non-lieu. Une décision contestée par la famille de cet homme de 39 ans, atteint de schizophrénie au moment des faits, qui estime que la riposte des forces de l’ordre a été disproportionnée.
(…) C’est une décision judiciaire qui ravive la douleur et la colère des proches de Rony Cély.
(…) En quelques secondes, un gendarme ouvre le feu. Huit tirs sont effectués. Rony Cély s’effondre et succombe à ses blessures.
Cette séquence, brève et violente, est au cœur de la procédure judiciaire ouverte après les faits. Elle nourrit depuis plus de deux ans une vive controverse en Guadeloupe autour de l’usage de la force face à une personne souffrant de troubles psychiatriques.
(…) Pour l’avocate de la famille, Me Gladys Démocrite, plusieurs zones d’ombre demeurent, notamment à la lecture des images issues de la caméra-piéton versées au dossier. Selon elle, l’attitude du gendarme et la rapidité de l’intervention interrogent.
« Le gendarme a fait tout le contraire puisqu’il a pointé son arme, il lui a parlé avec agressivité et, en réalité, Rony a été abattu en 30 secondes. »
(…) Elle estime que la vidéo doit permettre à chacun d’apprécier les circonstances exactes du drame, tout en posant une question de fond : la prise en charge d’une personne en crise psychique par les forces de l’ordre.
La défense de la famille dénonce aussi l’absence de secours immédiats apportés à Rony Cély après les tirs. Pour les proches, la réponse apportée ce jour-là par les gendarmes n’était ni adaptée à l’état mental de la victime, ni proportionnée à la situation.
(…) Dans un communiqué publié ce mercredi 18 mars, l’UPLG apporte son soutien « total et indéfectible » à la famille Cély dans son combat pour la vérité et la dignité.
« Ce non-lieu n’est pas seulement une déni de justice, c’est une insulte à la mémoire de Rony et à la douleur de ses proches. Le mépris atteint son paroxysme quand nous apprenons que le gendarme, auteur des tirs mortels, ose réclamer la somme de 35 000 euros à la famille CÉLY pour un prétendu « préjudice moral » lié à la diffusion de la vidéo des faits. »
(…) La famille a déjà fait appel de l’ordonnance de non-lieu, déterminée à obtenir un réexamen de l’affaire.

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Autres articles en lien avec l’affaire

18.03.2026

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Le 6 mai 2018, à Caen (Calvados), vers 1 h du matin, un groupe de cinq amis est agressé par un autre groupe, composé de dix membres, près du port, devant l’hôtel Mercure.
Quand le premier groupe voit la police arriver, ils sont soulagés. L’un des cinq amis s’avance vers les forces de l’ordre. Un premier policier lui dit de reculer en lui donnant un coup assez sec au niveau de l’estomac, ce qui le vexe parce qu’il ne comprend pas cette réaction.
Mais un second policier arrive derrière le premier et donne un coup de poing au visage du passant

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17.03.2026

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Mardi 17 mars, un policier municipal de Briançon, ancien légionnaire, comparaissait devant le tribunal de Gap pour menace de mort à l’encontre de la commandante du commissariat de Briançon.

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17.03.2026

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Justice. La cour criminelle condamne un ancien élève de l’école nationale de police de Oissel à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis.

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17.03.2026

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Ces images montrent une situation de gangstérisme. Une pratique milicienne ou mafieuse, qui consiste à terroriser, tabasser et faire fuir des gens dans l’espace public.

(…) Un policier lance d’emblée : «Vous voulez jouer ? On va vous enc*ler !» Une voix fluette répond : «On va manger, là», le policier hurle «J’men fous, y’a tout ici !» Un fast food se trouve le long de la rue.
C’est ensuite un déferlement de violences aussi extrêmes que gratuites. Des policiers hurlent, armes au poing, sur des passants. Un tir de LBD part aux cris de «lève toi». Une balle en caoutchouc, mutilante, pour faire fuir un passant.
Puis un jeune qui refuse de s’enfuir face aux menaces, et qui se contente de marcher dans la rue, subit un véritable déchainement.
Une policière exhibe un lanceur de grenade. Un agent crie au jeune homme de courir, avant de tenter de lui mettre une balayette. Le jeune homme se met finalement à courir.

(…) Le jeune s’arrête, il est plaqué au sol et immédiatement tabassé. Une grenade lacrymogène se déclenche au niveau de sa tête, pouvant occasionner de graves blessures. Tout en étant frappée, la victime a la tête maintenue dans un épais nuage de lacrymogène, en continuant d’être rouée de coups. Finalement, cet homme est traîné au sol, inanimé. La vidéo s’arrête là.
Pour chasser des jeunes sortis manger dans un fast food, une bande d’agents armés a créé une zone d’ultra-violence.

(…) Cette vidéo de quelques secondes, c’est un aperçu du fascisme déjà là, celui qui frappe tous les jours dans les quartiers, dans l’indifférence générale.

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12.03.2026

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L’audience a porté sur des événements survenus le soir du 17 septembre 2021 à Noisy-le-Grand. Deux gardiens de la paix, Raphaël L. et Anthony C., étaient jugés pour des violences aggravées commises à l’encontre d’un jeune homme, Aboubacar S., alors âgé de 22 ans. Les débats ont notamment mis en lumière l’existence d’une vidéo amateur et d’enregistrements de vidéosurveillance municipale, qui ont contredit la version initialement consignée par les forces de l’ordre.

(…) Les investigations menées par le service interne de la police ont établi, après examen des séquences vidéo, qu’aucune menace envers les agents n’était perceptible avant le début de l’altercation et que les premiers actes de violence émanaient des policiers. Le rapport dénombre une dizaine de coups de matraque portés par Raphaël L. ainsi que des coups de pied et de poing assénés par son collègue, Anthony C., alors que la victime se trouvait au sol.

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12.03.2026

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Il était tranquillement chez lui lorsque les policiers de la brigade anticriminalité, alertés pour une suspicion de cambriolage, sont tombés sur Evan de manière musclée. Le jeune Toulousain, âgé de 20 ans raconte cette soirée de cauchemar.

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12.03.2026

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« Ma jambe était coupée en deux, elle pendait complètement. C’était une vision d’horreur », indique-t-il. Ses souvenirs ont été ravivés par une vidéo tournée par un voisin après le tir. On voit Jean-Marie ramper sur 71 m, en laissant une traînée de sang derrière lui. On voit aussi Nicolas continuer de s’en prendre à lui. « Il n’a pas arrêté. Je ne sais plus combien de coups il m’a mis. C’était tellement violent »

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11.03.2026

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« Les journalistes restent dehors », lui annonce la commandante Dubos. La raison : officiellement, les locaux seraient « assimilables à de la garde à vue (GAV) ».
À l’extérieur, l’observatrice associative échange avec nous un regard lassé : ce scénario se répète depuis des années, alors même qu’à l’exception de deux d’entre eux, les Algeco où sont quotidiennement enfermées des dizaines de personnes exilées ne relèvent pas du régime de GAV. « Ils jouent là‑dessus », glisse Agnès Lerolle, de la Coordination d’actions aux frontières intérieures (Cafi).

(…) Dans les préfabriqués, la température oscille, les matelas se posent à même le sol, et des hommes s’enroulent dans des couvertures de survie. « On traite comme des délinquants des gens qui n’ont commis ni crime ni délit »,

(…) Agnès Lerolle témoigne en outre d’une mécanique administrative qui fonctionne hors des radars : téléphones confisqués au mépris du droit, interprétariat expéditif, signatures de documents incompris, contrôles au faciès. En clair, la frontière franco‑italienne fonctionne comme un sas où les droits fondamentaux sont devenus optionnels. Un détail cristallise le fossé entre parole policière et réalité. La commandante assure qu’un représentant du Conseil départemental est « toujours présent » pour les mineurs isolés. Les bancs, pourtant, ce jour-là, sont bel et bien vides.

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11.03.2026

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Mohamed Gabsi, 33 ans, est mort le 8 avril 2020 à Béziers lors d’une interpellation. En plein confinement, l’homme de 33 ans qui circule dans les rues de la cité biterroise avec une attestation de déplacement est contrôlé par une patrouille de trois policiers municipaux. Le contrôle dégénère. Selon plusieurs témoins, Mohamed Gabsi est plaqué au sol. Menottes dans le dos, il est transporté dans le véhicule de police.
Pendant sept minutes, Guillaume L., un des policiers restera seul avec lui à l’intérieur. Les mouvements de la voiture filmés par les caméras de surveillance laissent craindre une scène de violence dans l’habitacle. La voiture prendra ensuite la direction du commissariat, à 400 mètres de là. L’homme y décédera quelques minutes après son arrivée.

(…) Des témoignages mettent à mal la thèse de l’accident : le policier incriminé aurait à plusieurs reprises refermé la portière du véhicule sur la tête de Mohamed Gabsi en lui lançant : « Je vais te faire dormir ». L’agent serait ensuite sorti du véhicule en disant : « Putain, ça fait du bien. »

(…) Éléments troublants, lors de cette intervention pourtant décrite comme la plus difficile de leur carrière, aucun policier municipal n’a activé sa caméra piétonne. Quant aux enregistrements radio, ils sont inexploitables à la suite d’un problème technique.

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10.03.2026

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A bord se trouvaient sa sœur et la fille de celle-ci, une enfant de 5 ans…

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10.03.2026

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« Ils arrivent sans gyrophare, ni sirène. À aucun moment, on entend : ‘Gendarmerie’. Ils tirent la grille, le rideau et braquent tout de suite leur lampe sur Gabriel, qui surgit et les menace », raconte Isabelle Bée, pour qui son fils a eu peur d’une « intrusion » chez lui dans la nuit.

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07.03.2026

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La lecture de ses publications sur X dévoile une obsession destructrice envers les populations maghrébines, systématiquement rabaissées à un stade animal ou pathologique. Julien Thion, le responsable de l’équipe de la police technique et scientifique (PTS) de Moulins, n’hésite pas à traiter ses contradicteurs de « blédard », « inculte consanguin » ou à s’interroger publiquement si « leur arbre généalogique ne comporte pas quelques animaux bizarres ».

(…) Il déclare sans filtre que la Tunisie est « un peuple de fils de pute », qu’il « emmerde comme tous les autres pays du Maghreb » et fustige « ces Algériens qui hantent ce pays et qui constituent un véritable poison pour la France. »

(…) Pour ce policier scientifique, le simple fait d’être musulman est incompatible avec l’humanité, déclarant « qu’ils ne sont pas civilisés ».
Il insulte copieusement les Musulmans, en les traitant « de fils de pute » et « d’adorateur du diable ».

(…) La rhétorique bascule dans la menace de mort pure et simple lorsqu’il promet à ses cibles qu’elles auront bientôt le choix entre « le cercueil et se barrer. »

(…) Face au portrait du militant politique RN, Yann Fleruquin, condamné à douze années de réclusion criminelle pour avoir assassiné un homme et placé sa tête démembrée dans une jardinière, le chef de la police scientifique de Moulins laisse éclater sa complaisance, déclarant qu’il s’agit « d’un homme d’action qui sait se salir les mains ».

(…) Le doute est désormais jeté sur l’ensemble de son travail et, par extension, sur les enquêtes passées par son laboratoire de Moulins. Le fait qu’un fonctionnaire ait pu cultiver et exprimer une telle radicalisation pendant des années, tout en grimpant les échelons jusqu’à un poste à responsabilités, interroge sur la vigilance de l’institution. Sa tentative désespérée de supprimer ses publications et de se terrer dans le silence prouve qu’il sait pertinemment avoir franchi la ligne rouge de l’indéfendable.

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03.03.2026

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Selon l’Observatoire International des Prisons (OIP) et le député Pouria Amirshahi, le centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan priverait volontairement d’éducation certains mineurs afin de les punir de leur mauvaise conduite.

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03.03.2026

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Militant LGBT de 27 ans, Alexandre perd un œil lors d’une intervention policière à Marseille le 1ᵉʳ février 2024, en marge d’un rassemblement contre une conférence LGBT-phobe. Alors qu’il porte plainte contre le policier qui l’a frappé, la procédure se retourne contre lui : il est désormais poursuivi pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
L’enquête de l’IGPN, que ses proches espéraient impartiale, disculpe largement le policier et met en cause Alexandre, malgré de nombreux témoignages, dont celui d’un adjoint au maire présent ce jour-là. Alexandre dénonce des pressions policières et un traitement judiciaire à deux vitesses.

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03.03.2026

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Un fonctionnaire de la police aux frontières était accusé d’avoir blessé involontairement un manifestant en lui roulant sur le pied en 2017.

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03.03.2026

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En France, qui enquête sur les violences policières ? En principe, l’IGPN, la « police des polices » nationale. Mais, de plus en plus souvent, les procureurs transmettent les plaintes à des services locaux appelés « cellules de déontologie ». Ces cellules sont composées de policiers qui enquêtent sur d’autres policiers, parfois au sein du même commissariat. Le problème ne tient pas seulement à cet entre-soi. Ces structures manquent de moyens et croulent sous les dossiers. Résultat : des enquêtes fragiles, parfois bâclées. Les victimes, pour la plupart issues des quartiers populaires, en paient le prix.

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02.03.2026

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Arrêtée en mai 2025, un mois après le décès du retraité, la trentenaire a alors quitté la gendarmerie.

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02.03.2026

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L’ancienne gloire des stups français et son principal informateur sont jugés à partir de ce lundi 2 mars à Bordeaux pour l’importation d’au moins 15 tonnes de résine de cannabis en octobre 2015. Une affaire emblématique des dérives de la lutte antidrogue.

(…) Un an et demi après son acquittement surprise face à la cour criminelle du Rhône, François Thierry est de retour ce lundi 2 mars à la barre, cette fois devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. L’ancien patron de l’Office antistupéfiants (Ocrtis, devenu Ofast) s’apprête à être jugé pour «complicité de trafic de stupéfiants» et «destruction de preuves», aux côtés de 17 autres prévenus.

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02.03.2026

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Cette surpopulation carcérale oblige 6 596 prisonniers à dormir sur un matelas au sol, contre 4 490 un an plus tôt. La densité carcérale dépasse même les 200% dans 25 établissements pénitentiaires français.

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01.03.2026

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Pour la cour d’appel, toutes les pistes n’ont en effet pas été explorées jusqu’au bout, notamment celle d’une fiche attestant de l’usage d’un lanceur de balle de défense (LBD), remplie près de deux mois après les faits par un gardien de la paix d’une brigade territoriale de contact. Dans son rapport, celui-ci avait raconté avoir tiré sur une personne à une trentaine de mètres, qui avait ramassé un objet au sol et allait l’envoyer vers les CRS. Il a vu la victime du tir, peu après, avec une blessure « saignante » à la tête. Lieu, horaire et type de blessure concordent avec celle de d’Alexandre Frey, souligne la cour.

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28.02.2026

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Le 17 février 2026, le tribunal correctionnel de Rennes condamnait quatre policiers à six mois de prison avec sursis.

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27.02.2026

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Lors des auditions réalisées peu après le décès de l’homme interpellé le 15 janvier à Paris, les policiers de la brigade territoriale de contact ont livré des versions divergentes sur les circonstances d’une fouille réalisée au commissariat du 20ᵉ arrondissement.

(…) Dans les heures qui suivent sa mort, une enquête en recherche des causes de celle-ci est ouverte. L’inspection générale de la police nationale (IGPN) en sera chargée le lendemain après-midi, mais les premiers actes d’enquête sont réalisés par des policiers du commissariat du centre (3e arrondissement), avant même la levée du jour. Ils auditionnent leurs collègues ayant interpellé El Hacen Diarra, qui ne sont pas placés en garde à vue mais entendus en qualité de témoins.

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27.02.2026

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Le fonctionnaire, en poste à Saint-Denis, employait sa victime au noir, dans l’Oise. Suite à un différend, il l’a menacée de mort avant d’être interpellé. Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis.

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27.02.2026

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« Alors que l’IGPN avait conclu en une violation de la loi et que le parquet avait requis un procès à l’encontre du gardien de la paix, la chambre de l’instruction vient de donner un blanc seing au policier. La famille demande justice »

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26.02.2026

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Courtney, victime américaine de Jeffrey Epstein et de Jean-Luc Brunel, n’a jamais été contactée par les enquêteurs français ou américains. Elle a pourtant raconté dans les médias, en 2019 puis 2020, les agressions sexuelles qu’elle a subies à Paris.

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26.02.2026

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Il y a un an, alors qu’il est tranquillement assis au pied d’un immeuble, il a le malheur de croiser un équipage de police. Un des agents lui hurle immédiatement «Eh babouin ! Eh macaque !» en courant dans sa direction. Dans un déferlement de violence gratuite, Ousmane va alors recevoir de ce même policier un torrent d’insultes ainsi que deux coups de poing au visage, avant d’être menotté. La scène, insoutenable, dure 16 longues minutes.
Lors de la rédaction du procès-verbal consécutif à l’interpellation, le policier écrira pourtant que l’adolescent a essayé de s’enfuir à plusieurs reprises et va même jusqu’à porter plainte pour «violences et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique».

(…) Loin d’être anecdotique, ou le fruit d’une énième «brebis galeuse», cette violence d’État est bien le produit d’un système entier fondé sur la violence, l’impunité et l’omerta généralisée.

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26.02.2026

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Matthieu R., 34 ans, policier à l’époque au sein de la Brigade anticriminalité (BAC) et présent jeudi, a « sciemment rédigé un faux » et « ne pouvait ignorer les modalités du déroulement de l’interpellation »

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26.02.2026

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Après six ans d’instruction autour d’un accident de la mer qui avait coûté ses deux jambes à un jeune Comorien, la justice a mis hors de cause quatre policiers. Plusieurs éléments de l’enquête posent cependant question, à commencer par les méthodes utilisées pour intercepter les embarcations clandestines.

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26.02.2026

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Olivier, 34 ans, s’est donné la mort en détention provisoire le 17 février 2026. Incarcéré depuis 4 jours pour des faits présumés de violences conjugales, il a écrit une lettre à son ex-compagne et mère de son fils avant d’effectuer son geste fatal. Cette dernière, Janik, lui rend hommage. « C’était une belle personne mais l’alcool l’a détruit », confie-t-elle.

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25.02.2026

 

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Les images de cette femme aux cheveux gris entourée de policiers, d’abord debout avec un drapeau arc-en-ciel puis inanimée au sol après la charge, avaient fait des remous, tout comme les efforts des autorités pour tenter de disculper la police ou les propos du président Emmanuel Macron souhaitant « une forme de sagesse » à la septuagénaire.

Victime de multiples fractures, en particulier au crâne, Geneviève Legay était restée deux mois à l’hôpital. Elle en garde des séquelles : plus d’odorat, ouïe et goût perturbés, 45 séances de kiné pour retrouver un peu d’équilibre et un long suivi psychologique.

En mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné Rabah Souchi à six mois de prison avec sursis pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique ».

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25.02.2026

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D’après Yves Dupas, deux policiers de la nationale sont poursuivis pour « faux en écriture publique ou authentique » et « violence sans incapacité de travail par personne dépositaire de l’autorité ».

(…) Toujours selon le procureur, un des policiers est par ailleurs soupçonné d’avoir asséné plusieurs coups de poing au visage du jeune homme, « lorsque celui-ci était menotté et placé dans le véhicule de service ».

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25.02.2026

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Ce général dirigeait depuis quatre mois l’OCLCH. Ce service de la gendarmerie est chargé d’enquêter sur les « crimes ou délits motivés liés à l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une race, une nation, une religion ou à raison, réelle ou supposée, de son orientation sexuelle ou de son identité de genre ».

(…) Lors d’un pot, « un moment de convivialité », le général s’interroge : « Pourquoi les gendarmes noirs travaillent-ils tous à l’accueil ? » À une dizaine d’occasions, parfois lors d’entretiens individuels, il tient des propos, jugés sexistes, qui choquent ses interlocuteurs.

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23.02.2026

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Une source proche du dossier affirme que ce détenu âgé de 19 ans et qui suivait un lourd traitement médicamenteux a fait plusieurs crises d’épilepsie dans sa cellule, la première se déclenchant vers 1 h du matin.
Malgré des alertes d’un co-détenu, qui a hurlé pour prévenir les surveillants bientôt rejoints par les autres détenus de la section, le personnel pénitentiaire n’est pas venu, affirme cette source.
Impuissant, le co-détenu a assisté à l’agonie du jeune homme pendant plusieurs heures, décrit-elle. Avant de finir par réussir à prévenir quelqu’un à l’extérieur, qui appelle à son tour les pompiers.

(…) il « n’était pas exact » qu’une enquête administrative avait été ouverte. « Tout semble avoir été fait dans les règles »

(…) Selon l’Observatoire international des prisons, en France, un décès survient en moyenne tous les deux ou trois jours en milieu carcéral, la plupart du temps par suicide.

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23.02.2026

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Au-delà de la justification (bien réelle) de l’adhésion du corps policier aux idées d’extrême-droite, il y a une raison très simple : il existe des liens directs entre les groupes d’extrême-droite et les services de police.

(…) Ne vous étonnez donc pas : l’impunité est organisée puisque la police protège tout simplement les siens. La proximité n’est pas qu’idéologique, elle est intrinsèque et filiale. Leur amour de la violence est également le même.

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22.02.2026

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Il est reproché à cet ancien gendarme d’avoir transmis frauduleusement ou détourné des données à caractère personnel, issues de plusieurs fichiers de la gendarmerie, du 13 mai 2024 au 28 mars 2025. Il lui est également reproché des dénonciations mensongères, la conduite d’un véhicule sans permis, et d’avoir eu recours à des prostituées, à 37 reprises, à La Loupe et dans plusieurs villes de France (Dijon, Alès) en mars et avril 2025. C’est le procureur de Chartres qui avait demandé une enquête pour corruption de gendarmes, après des soupçons liés à du trafic de stupéfiants. Son téléphone portable contenait notamment des captures d’écran de l’annuaire interne des gendarmes.

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21.02.2026

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Après la mort d’un homme à Valenciennes dans le Nord trois jours plus tôt, le policier municipal qui a ouvert le feu a été mis en examen pour homicide volontaire, écartant ainsi l’état de légitime défense a appris samedi 21 février dans la soirée ICI Nord(Nouvelle fenêtre), dans un communiqué du parquet de Valenciennes.

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21.02.2026

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Le policier auteur d’un tir ayant blessé un homme de 26 ans à Angers a été mis en examen pour « violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique », a annoncé ce samedi soir le procureur de la République, Eric Bouillard, dans un communiqué.

(…) De son côté, le jeune homme blessé a été hospitalisé puis placé en garde à vue.

(…) Une information judiciaire a également été ouverte à son encontre et il a été placé en détention provisoire.

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21.02.2026

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Soignée ce jour-là aux urgences de l’hôpital, la fonctionnaire de police a tenté de procéder à un contrôle d’identité, allant pour cela jusqu’à solliciter le soutien de ses collègues.

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20.02.2026

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Ce jour-là, des agents interpellent violemment une travailleuse sociale qui assiste à un contrôle, la plaquent au sol sur les rails du tramway et la placent garde à vue. Des images circulent. Un médecin constate les blessures. Malgré cela, la municipalité défend l’action de ses agents… et renvoie la faute sur la victime.

(…) Quand nous retrouvons Marie, lundi 2 février vers 20 heures, près de la gare RER D de Saint-Denis, les traces de l’agression sont encore bien visibles. Sa tempe est violette, une marque souligne son arcade, et sa lèvre supérieure reste gonflée. Elle nous montre aussi des griffures au cou et des éraflures sur les mains. Quelques jours plus tôt, le jeudi 29 janvier, la police municipale l’a violemment interpellée.

(…) « J’ai reçu un coup de matraque au visage. Je ne sais pas s’il était volontaire. Il m’a attrapée par les cheveux et a plaqué ma tête assez violemment contre les rails. »

(…) Ce sont eux qui contrôlent, poursuivent, interpellent. Et leurs pouvoirs pourraient bientôt s’élargir. Un projet de loi, examiné en ce moment au Parlement, prévoit d’autoriser les policiers municipaux à dresser des amendes forfaitaires délictuelles, des AFD, pour huit nouveaux délits, dont la vente à la sauvette. Concrètement, cela change la donne. Les agents pourraient sanctionner immédiatement, sur place, sans passer par la procédure judiciaire classique. Plus besoin d’attendre une décision du parquet. L’amende tomberait directement. Sur décision policière. Le Défenseur des droits met en garde.

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20.02.2026

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Le fonctionnaire avait pris la fuite après avoir heurté avec une violence inouïe les deux jeunes gens qui circulaient à trottinette. L’interdiction d’exercer sa profession, qui avait été requise, a été écartée par le tribunal.

(…) Fortement alcoolisé – son taux serait mesuré une heure et demie plus tard à 0,83 mg/L d’air expiré, soit presque 2 g/L de sang – il avait percuté deux frères de 16 et 23 ans qui circulaient à trottinette sur l’avenue de Hambourg à Marseille (8e), roulant sur l’un et traînant l’autre, coincé sous sa voiture, sur près de 200 m. Il avait ensuite pris la fuite, roulant dangereusement sur plus de 6 km et heurtant une voiture avant d’être arrêté par un mur et interpellé.

(…) Une position qui avait frustré le père des deux jeunes gens grièvement blessés, « brisés dans leur jeunesse et handicapés à vie »

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20.02.2026

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L’Inspection générale de la Justice vient de publier un rapport sur les différences défaillances de la police et du parquet poitevins, dans l’affaire de la mort d’Inès Mecellem. La jeune femme avait été poignardée à son domicile le 8 septembre dernier après avoir déposé plusieurs plaintes.

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20.02.26

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Un homme de 26 ans qui avait percuté un père et sa fille à moto, provoquant l’amputation d’une jambe et d’un pied, répondait de ses actes ce jeudi 19 février 2026 au tribunal de Lisieux (Calvados).

(…) « pour l’expert, la vitesse était excessive »

(…) Il plaide pour éviter la suspension du permis et l’inscription au casier judiciaire de son client, qui pourrait donc perdre son emploi.

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19.02.26

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Des images captées par un interphone vidéo montrent un agent en uniforme de la police municipale déposer des tracts de campagne de François Bernardini dans des boîtes aux lettres d’Entressen. De quoi interroger sur le respect du devoir de neutralité des agents publics en période préélectorale.

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18.02.2026

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La policière avait filmé les images de vidéosurveillance montrant les violences commises par une de ses collègues dans les sous-sols du tribunal judiciaire.

(…) De fait, la scène a été filmée. Sur les images de vidéosurveillance, qu’Amandine G. enregistre dans la foulée avec son téléphone, la gardienne de la paix Mathilde C., équipée de gants coqués, enchaîne plusieurs coups de poing sur le déféré, toujours tenu au sol.

(…) Pendant neuf mois, la vidéo enregistrée par Amandine G. aurait circulé dans le service sans que personne ne la transmette à l’autorité judiciaire, installée quelques étages au-dessus.

(…) La machine judiciaire s’enclenche également contre Amandine G., lorsque l’autrice des coups porte plainte contre elle pour diffamation et « diffusion d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ». En interne, les syndicats s’en mêlent et un groupe composé du compagnon policier de Mathilde C., de son supérieur hiérarchique et de « deux-trois » collègues de cette dernière met la pression à Amandine G. pour connaître l’identité de la taupe auprès de StreetPress. Il n’a pourtant « été trouvé aucune trace de transmission à d’autres personnes », relève la juge assesseure. La policière, « mise de côté toutes les nuits » par ses collègues, doit demander à changer de service, avant d’être mutée au commissariat de Vincennes (94).

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18.02.26

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Le préfet de la Gironde a saisi le procureur après la destruction d’une voiture de police factice aux Beaux-Arts de Bordeaux

(…) De son côté, le directeur de l’école, Audry Liseron-Monfils, maintient une ligne de défense axée sur les principes fondamentaux de l’institution. Contacté mardi 17 février, il a réaffirmé que les Beaux-Arts demeurent, avant tout, un « lieu de création artistique et de liberté d’expression ».

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17.02.26

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Le tribunal correctionnel de Rennes a reconnu coupables d’homicide involontaire les quatre policiers du commissariat de Saint-Malo qui surveillaient la cellule d’Allan Lambin en février 2019, lorsqu’il a été retrouvé mort. Ils ont été condamnés ce mardi à six mois de prison avec sursis.

(…) Par la voix de l’un de leurs avocats, les policiers n’excluent pas de faire appel de la décision

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17.02.2026

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Frédéric Grochain, militant indépendantiste Kanak, avait été emprisonné après les soulèvements populaires de juin 2024 en Kanaky. Comme 80 autres personnes, il avait été déporté dans une prison en métropole, loin des siens. Il n’avait pas vu sa famille depuis 2 ans. Dans un dernier élan d’irrespect à sa mémoire, l’État français n’a même pas daigné en informer ses proches, qui ont appris sa mort par hasard le 9 février, soit 3 jours après son décès.

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14.02.26

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L’homme grièvement blessé mercredi par un tir d’un policier après avoir menacé d’un couteau un chauffeur de bus à Paris est décédé samedi des suites de ses blessures, a-t-on appris de source proche du dossier. L’homme avait été transporté à l’hôpital avec un pronostic engagé.

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13.02.26

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L’homme, armé d’un couteau, avait été touché de plusieurs balles par l’un des gendarmes.

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11.02.2026

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La police française brutalise, traque, harcèle et mutile déjà les migrant·es aux frontières quotidiennement. L’agence Frontex, le pendant de l’ICE en Europe, est complice de naufrages d’embarcations en mer Méditerranée. Au moins 32.000 personnes sont mortes noyées en tentant la traversée depuis 2014. Des victimes sans sépulture, condamnées à l’oubli. Des arrestations de masse d’exilé·es sont organisées dans toute la France.

(…) Ce mardi 10 février 2026, c’est à Nantes que le préfet a organisé une grande opération policière à grand coup de projecteurs médiatiques, et avec la complicité de la mairie PS. La presse locale, ou plutôt le torchon Ouest-France, titrait avec un certain enthousiasme dans ses colonnes : «Mobilisation policière XXL et interpellations en série en centre-ville de Nantes ce mardi».

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09.02.2026

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Aujourd’hui âgé de 66 ans, il attend beaucoup du procès qui s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon : l’un de ces agents est jugé pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».

(…) Selon son récit, la manifestation avait été interdite quelques minutes avant son départ, ce que les manifestants ignoraient. « À partir de 14h08, ça a été un carnage. Il y a eu 28 blessés, dont au moins huit au visage par des tirs de LBD. La police s’est déchaînée, comme elle le faisait tous les samedis à l’époque », assène-t-il.

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09.02.2026

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Il était accusé des faits de viol et d’agression sexuelle sur une ancienne gendarme volontaire.

S’il avait été placé en détention provisoire, en avril 2024, c’est libre que le jeune homme a comparu aux côtés de son avocat, Me Antoine Fourcade. Et c’est également libre qu’il est ressorti de la salle d’audience.

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09.02.2026

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Les images avaient fait le tour du monde, démontrant la férocité de la répression subie par les Gilets Jaunes. Le 1er décembre 2018, pendant l’acte III du mouvement, une bande de CRS entrait dans une enseigne Burger King au cœur de Paris, après avoir inondé la rue de lacrymogènes, et avaient passé à tabac pendant de longues minutes les personnes qui s’y étaient réfugiées. Une scène de violence gratuite et d’une brutalité inouïe, envers des personnes désarmées et pour certaines en train de vomir, levant les mains en l’air à l’arrivée des policiers.

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07.02.2026

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En réalité ces jeunes, incarcérés alors qu’ils étaient parfois mineurs, étaient accusés à tort d’avoir attaqué une voiture de police au cocktail Molotov, sur la base de faux procès-verbaux, d’intimidations et de mensonges policiers. Ils avaient été arrêtés au hasard, des policiers leur avaient extorqué des aveux trafiqués avec la complicité d’avocats véreux. Ils sont ainsi condamnés et emprisonnés à tort pendant plusieurs années, avant d’être enfin innocentés et libérés en 2021. «Certains avaient à peine 15 ans quand ils ont été incarcérés, restant jusqu’à quatre années en détention provisoire».

(…) Pourtant, la falsification d’un document officiel pour un agent assermenté est, en principe, passible de la Cour d’Assises : c’est un crime considéré comme très grave dans le droit.

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01.02.2026

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Le début de la discussion est coupée, mais on entend le syndicaliste policier dire «une grosse partie». Il parle des personnes favorables à la police. Knafo répond : «70% des français. Les autres, c’est ceux qu’on doit abattre hein». Et le chef d’Alliance de s’exclamer : «exactement» !

30% des français, c’est tout de même 20 millions de personnes. En gros, ce qu’il reste de la gauche en France, ainsi que les minorités ethniques et religieuses. Voilà ce que l’extrême droite et le premier syndicat policier de France veulent «abattre». Rien d’étonnant puisqu’en 2023, Alliance appelait déjà à la «guerre» contre les «hordes barbares» et les «nuisibles» dans les quartiers populaires. C’est aussi ce syndicat qui réclame la présomption de légitime défense, qui est un permis de tuer et de tirer à vue.

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31.01.2026

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(…) Si l’impossibilité de manifester ce samedi laisse un goût amer, la situation est tout de même révélatrice de l’époque : l’extrême droite et les syndicats policiers n’ont aucune base populaire réelle, aucun vrai soutien dans la rue. Mais ils bénéficient d’appuis écrasants dans les médias et au sommet du pouvoir. Ainsi que d’un armement et d’une impunité totale garantis par l’État. Si le syndicat Alliance n’était pas le bras armé du gouvernement, il ne représenterait rien. Mais le régime ne tient que par sa police.

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18.01.2026

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Il aura fallu 7 ans d’attente, de larmes, de persévérance et de combat au père d’Allan Lambin pour que le procès de quatre policiers se tienne devant le tribunal correctionnel de Rennes ce lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 janvier 2026.

(…) Selon le père, ils auraient été maltraités par les policiers, recevant des coups et son fils étant violemment plaqué au sol.

(…) Ausculté par un médecin à son arrivée au commissariat, Allan est déclaré apte à être placé en garde à vue. Quelques minutes plus tard, les images de la vidéosurveillance le montrent à terre, la tête contre le mur, sans bouger. Le jeune homme est mort d’un syndrome asphyxique avec hémorragie.

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18.01.2026

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Prisons saturées, psychiatrie en crise, rétention toujours plus carcérale : jamais autant de personnes n’ont été enfermées en France. Pour Dominique Simonnot, la situation se dégrade et l’humiliation est devenue la norme derrière les murs.

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16/.01.2026

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D’après les personnes qui ont assisté à la scène Hacen Diarra était en train de boire un café « lorsque la police est venue vers lui, l’a interpellé, puis violemment frappé ». Ladji Sako corrobore ses témoignages et ajoute : « il y avait du sang partout sur le sol ».

Mais alors que l’interpellé blessé à l’arcade, était dans l’attente de son transport à l’hôpital « il est tombé du banc où il était installé » et, malgré l’intervention des secours, est décédé selon les premiers éléments.

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16.01.2026

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La librairie café parisienne Violette and Co, spécialisée dans la littérature féministe et LGBTQI +, a été perquisitionnée ce mercredi 7 janvier par les forces de l’ordre et un procureur de la République. Les policiers étaient à la recherche d’un livre de coloriage sur la Palestine.

(…) Selon le communiqué publié sur les réseaux sociaux de la librairie spécialisée dans la littérature féministe et LGBTQI +, le local « a fait l’objet d’une fouille méthodique : rayonnages inspectés, cartons de livres ouverts un à un, réserves et salle de pause fouillées ». L’ouvrage n’étant plus en stock, les forces de l’ordre sont reparties bredouilles.

(…) Les propriétaires de la librairie café ont été convoqués au commissariat, le jeudi 22 janvier, pour une audition libre.

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16.01.2026

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Le lieu était occupé depuis la veille par des migrants dans le cadre d’une « occupation amie », acceptée par l’association gestionnaire du site.

(…) Selon Mathilde, militante présente sur place, le groupe comptait notamment « 13 enfants de moins de 14 ans et une dizaine de mineurs étrangers non accompagnés » hébergés dans le centre social.

(…) Lors de l’intervention, un contrôle d’identité a été effectué sur les personnes présentes. D’après plusieurs témoignages, sept mineurs non accompagnés ont ensuite été conduits au commissariat central. Mathilde décrit une intervention qu’elle qualifie de « brutale », affirmant que « les mineurs étrangers n’ont reçu aucune explication » et que « certains ont été traînés au sol alors qu’ils étaient paniqués ».

(…) Dans un communiqué, l’association Utopia 56, qui vient en aide aux migrants, dénonce une « évolution des pratiques institutionnelles ». Suzanne, coordinatrice de l’antenne rennaise, évoque « une nouvelle limite franchie par les institutions, du jamais vu à Rennes », et décrit un climat de « peur et d’angoisse » lors de l’évacuation, qu’elle contraste avec des opérations précédentes.

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16.01.2026

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Derrière le volant, Bac Fend, un policier de la Brigade anti-criminalité de Créteil (Val-de-Marne) devenu influenceur, diffuse des images captées sur ses heures de travail.

(…) Le policier diffuse des courses-poursuites où les pointes à plus de 100 km/h en centre-ville sont monnaie courante, et le trafic infernal du périphérique un circuit où tutoyer les 160 km/h, en dépit des risques associés à de telles vitesses.

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15.01.2026

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Si la loi est votée le 22 janvier, policiers et gendarmes bénéficieront d’une « présomption de légitime défense », véritable permis de tuer.

(…) Celle-ci vise à restreindre les poursuites à l’encontre de gendarmes et policiers mis en cause à la suite d’un tir.

(…) Les policiers et gendarmes ne seraient plus considérés comme suspects à l’ouverture des investigations, ni placés en garde à vue, quelles que soient les conséquences de leur tir. Cette mesure dérogatoire inverserait la charge de la preuve : ce serait à la justice de démontrer le caractère « disproportionné » du tir, alors que le policier ou le gendarme serait présumé avoir agi de manière conforme au code de la sécurité intérieur.
Cette loi constituerait un approfondissement majeur de l’impunité policière.

(…) La « présomption de légitime défense » pour la police est une mesure phare du programme de l’extrême droite et de la droite dure depuis de nombreuses années. Elle figurait déjà dans le programme de Jean-Marie Le Pen en 2007, puis dans celui de Marine Le Pen en 2012 et 2017, mais était également défendue par Nicolas Sarkozy en 2012, ainsi qu’Éric Ciotti. Éric Zemmour soutient la mesure et va plus loin encore, en proposant une « défense excusable » qui correspondrait à un droit de riposte absolu.

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15.01.2026

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C’est la neuvième fois depuis 2013 que la France est condamnée par la CEDH pour les conditions de vie dans ses prisons, a précisé à l’AFP Patrice Spinosi, l’avocat qui a porté ces dossiers avec l’Observatoire international des prisons (OIP). Au total, ces arrêts concernaient 42 détenus, mais « ce n’est que la partie émergée de l’iceberg » car seule une minorité des personnes concernées ont « l’énergie et le temps » pour saisir la justice, jusqu’au Conseil d’Etat et à la CEDH, afin de dénoncer leurs conditions de détention, a souligné l’avocat.

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15.01.2026

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Mardi 13 janvier devant le tribunal de Saint-Nazaire, un homme de 79 ans a comparu pour des agressions sexuelles dénoncées par deux de ses petites-filles entre 1998 et 2012.

(…) Les attitudes des prévenus comparaissant pour incestes sont souvent les mêmes : ils reconnaissent rarement les faits.

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14.01.2026

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La victime qui se rendait à son arrêt de bus avait été agressée par un homme encagoulé et armé d’un couteau, qui l’avait forcée à monter dans sa voiture

(…) Un policier du commissariat d’Angoulême, soupçonné de l’enlèvement et du viol d’une adolescente de 17 ans sous la menace d’un couteau l’an dernier à Nersac (Charente)

(…) D’après le quotidien, deux femmes ont été agressées dans des conditions similaires ces dernières semaines dans la même commune de Nersac.

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13.01.2026

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D’après nos informations, la brigade de nuit de la Police Nationale a croisé un véhicule feux éteint aux alentours de 3 heures du matin et lui a fait signe de s’arrêter.

(…) La CRS autoroute est en charge de l’enquête.

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13.01.2026

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Un jeune homme, placé en cellule de dégrisement ce samedi, est décédé après avoir provoqué l’incendie de son matelas avec un briquet dissimulé.

(…) Alors qu’une enquête est ouverte pour déterminer d’éventuelles failles de sécurité lors de la fouille, une marche blanche est organisée ce samedi à 10 heures au centre-ville.

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13.01.2026

 

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Un policier a blessé par balle un adolescent au thorax en plein centre-ville de Carcassonne, lundi 12 janvier, en après-midi. Un véhicule, avec plusieurs personnes à bord, aurait foncé sur les forces de l’ordre après un refus d’obtempérer. L’un des policiers a alors ouvert le feu.

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13.01.2026

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Manifestement, elle ne fuit pas les policiers qui la rattrapent rapidement. En arrivant à sa hauteur, un premier fonctionnaire en civil se jette sur elle, le coude en avant, et la fait brutalement chuter à terre. Lorsqu’il s’écarte, un second asperge à deux reprises avec du gaz lacrymogène la manifestante, recroquevillée au sol, avant de reprendre sa course. Ces deux policiers, respectivement major et brigadier de la Bac 11, ne sont pas poursuivis par le parquet de Paris.

(…) Alors qu’elle se relève difficilement, encore soutenue par un autre manifestant, le gardien de la paix la frappe avec son bouclier au niveau de la tête, la projetant à nouveau dans les sacs poubelle, puis reprend immédiatement sa course.

(…) Examinée aux urgences le 26 mars, elle souffre d’une commotion cérébrale et d’une fracture du nez. Retrouvée par StreetPress, elle témoigne deux ans après les faits d’une vie bouleversée, encore handicapée au quotidien par des migraines et crises d’anxiété laissées par la commotion cérébrale. Elle souffre notamment d’une vision floue et des vertiges qui nécessitent des soins de rééducation.

(…) « Il y avait un non-sens complet d’aller porter plainte à des policiers contre des policiers. Sur la vidéo, ils sont une dizaine à avoir vu ce qu’il s’est passé et sont partis en courant. Y’en a pas un qui s’est demandé comment j’allais. »

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12.01.2026

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Le CRS accusé d’avoir tué l’homme de 22 ans en 2018 avait d’abord évoqué un tir de légitime défense, avant de parler d’un tir accidentel. Une version mise à mal par les investigations.

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12.01.2026

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Ses tirs à l’encontre de deux manifestants contre la réforme des retraites en janvier 2020 n’étaient « ni nécessaire, ni proportionnée ».

(…) Le 9 janvier 2020, dans un cortège parisien qui s’était élancé trois heures plus tôt de la place de la République, alors qu’il est à environ deux mètres de Moukran S., un ancien gilet jaune âgé de 66 ans au moment des faits, le policier le vise au torse avec son lanceur LBD 40, et effectue un tir à bout portant.

Le manifestant s’effondre, avant d’être pris en charge par les street medics quelques minutes plus tard. Pour rappel, les LBD ne doivent être utilisés que si le tireur est entre 10 et 50 mètres de la cible, selon la doctrine de la police nationale.

Peu après, lorsqu’un épais nuage de lacrymogènes a envahi la rue, le policier tire à nouveau dans la poitrine d’un autre manifestant, Peter B., 41 ans au moment des faits.

(…) « T’en veux encore ? », lui avait alors lancé le gardien de la paix, 32 ans à l’époque, depuis muté dans une brigade anti-criminalité (BAC) d’Occitanie.

Dans sa décision, le tribunal correctionnel a justifié la condamnation à une peine d’emprisonnement avec sursis « simple » par « la prise en compte du contexte », en notant qu’il s’agissait d’une « énième journée de mobilisation nationale ». Comme si les violences policières en devenaient plus légitimes.

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12.01.2026

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Les victimes présumées, une mère et son fils, expliquent que le voisin du dessus aurait jeté sur leur terrasse, depuis son balcon, une bouteille d’alcool vide, un morceau de rôti et la litière de son chat, avant de jeter une bombe de gaz lacrymogène, qui provoquera trois jours d’incapacité totale de travail pour la mère et son fils.

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11.01.2026

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Arrivés dans l’allée des Mimosas, quatre à cinq fuyards décident d’enjamber une grille de portail pointue pour échapper aux forces de l’ordre. Mais l’un d’eux est agrippé par les policiers, qui font également usage d’un pistolet à impulsion électrique Taser. Le jeune homme parvient tout de même à se débattre et à prendre la fuite.

À l’arrivée des secours, le jeune homme, victime d’une hémorragie massive à l’artère fémorale, est en arrêt cardiorespiratoire. Malgré les tentatives de réanimation, il décède sur place.

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11.01.2026

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La drogue, sous forme de paquets, avait été placée sous scellés.

Mais voilà, lors d’une nouvelle analyse quelques mois plus tard, une drôle de surprise attend la magistrate. Le taux de cocaïne présent dans les sachets a considérablement diminué. Tout laisse penser qu’une substitution s’est produite avec… du plâtre ou encore de la pâte à sucre.

(…) Ce qu’on leur reproche : s’être servis dans les saisies de cocaïne afin de la revendre. Les deux agents auraient aussi rédigé de faux procès verbaux pour couvrir leurs méfaits.

(…) Au total, c’est plus de 9 kg de poudre blanche qui ont été dérobés. Soit une valeur d’environ 270 000 euros.

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10.01.2026

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Le juge d’instruction en charge de l’affaire a d’emblée envisagé de le placer sous contrôle judiciaire, un choix « pas habituel » a commenté ce jeudi à Rennes le rapporteur du dossier. Le parquet a d’ailleurs saisi un juge des libertés et de la détention (JLD) qui a placé le suspect en détention provisoire le 24 décembre 2025, près d’un an après la plainte.

Ce jeudi 8 janvier 2026, Me Ramzi Sahli a donc fait appel de cette décision et sollicité le placement de son client sous contrôle judiciaire rappelant que son casier est « vierge » et que son client n’a pas tenté de « faire pression » sur les témoins. Une année s’est pourtant écoulée entre la plainte et sa présentation devant le juge d’instruction.
Retour à paris

« Les services de la mairie de Paris ont confirmé qu’il était bien en formation rémunérée au sein de la police municipale », a insisté l’avocat nantais. « Il n’y a aucune indication disant que son poste serait remis en cause. » Me Ramzi Sahli a donc proposé un placement sous contrôle judiciaire chez le père de son client, dans le 20e arrondissement de Paris.

La « double personnalité » de l’auteur présumé inquiète toutefois la représentante du parquet général : cette « emprise chimique générée » et sa « capacité à détourner des médicaments » est « en totale contradiction avec son projet professionnel ». « Et puis, il y a le contexte : on est quand même après le procès Pélicot [affaire des viols de Mazan, ndlr], tout le monde a entendu parler de la soumission chimique et il y a eu un avertissement donné à toutes ces personnes qui procèdent ainsi », grince l’avocate générale à l’audience.

« Comprenez que les faits qui me sont reprochés et mon statut professionnel font de moi une cible », a déploré celui qui a sollicité « plusieurs fois » sans succès son placement à l’isolement. « J’ai toujours eu des engagements professionnels portés vers l’aide aux autres, et l’engagement dans la police montre que je ne suis pas de composition criminelle », a conclu le suspect. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes s’est rangée à son avis et l’a remis en liberté ce vendredi 9 janvier.

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09.01.2026

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Le conducteur d’un véhicule de police qui avait, le 13 avril 2023, renversé volontairement trois adolescents en scooter sera jugé pour « violence aggravée » et « faux en écriture publique ». L’une des victimes avait été grièvement blessée.

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05.01.2026

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Il était incarcéré depuis quelques jours seulement, le 27 décembre 2025, pour des faits de violences commis sur des forces de l’ordre.
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé le décès et indiqué qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la mort.
L’individu devait être extrait de prison pour être entendu aujourd’hui.

(…) Les derniers chiffres de l’OIP recensent 149 morts par suicide dans les prisons françaises en 2023. Un chiffre plus élevé que dans la plupart des pays européens.

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05.01.2026

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Sauf que Loïc Carron a la bonne idée de faire des doigts d’honneur aux gendarmes en leur criant «allez niquer vos mères».

(…) Il est interpellé et placé en garde à vue.

(…) Pour le tout, le parquet requiert dix mois de prison dont cinq mois de sursis probatoire pendant deux ans, avec une obligation de travail, un stage de citoyenneté à réaliser et une interdiction de port d’armes pendant cinq ans. Ainsi que les 200 € d’amende pour le défaut de contrôle technique. Le tribunal suivra ces réquisitions. Le jeune homme devra également s’acquitter de 100 € à chaque gendarme pour leur préjudice moral.

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05.01.2026

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Sortant de ses gonds, il avait projeté l’un des hommes à terre, lui occasionnant une plaie à la tête et 7 jours d’incapacité totale de travail. Il avait aussi donné un coup de pied à un autre, qui venait d’être maîtrisé par ses collègues, et violenté le troisième.

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05.01.2026

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Conseillers d’insertion, magistrats et avocats dénoncent l’instauration d’un filtrage par l’administration pénitentiaire des demandes de permission de sortie collective, privant de leurs droits des détenus. À Marseille, l’administration va jusqu’à réclamer aux juges le retrait de permissions déjà octroyées.

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03.01.2026

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La surpopulation carcérale est particulièrement forte en Île-de-France. La densité carcérale atteint 160,5%, le taux le plus élevé de France.

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02.01.2026

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Au 1er décembre, 86 229 personnes étaient incarcérées, selon des données publiées ce vendredi 2 janvier 2026 par le ministère de la Justice.

(…) Au total, 104 380 personnes sont écrouées dans l’Hexagone, alors que 23 097 sont des « prévenus », c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas encore été condamnées mais qui sont placées en détention provisoire dans le cadre d’une mise en examen, par exemple.

(…) L’Hexagone figure parmi les mauvais élèves en Europe, en troisième position derrière la Slovénie et Chypre, selon une étude publiée en juillet par le Conseil de l’Europe.

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02.01.2026

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Selon plusieurs proches, il était poursuivi par un véhicule de police lorsque sa moto a percuté une camionnette dans une ruelle étroite. Il est décédé le 2 décembre après douze jours de coma.

(…) Selon Me Margot Pugliese, qui accompagne des proches du défunt, un témoin a déclaré à la famille « avoir assisté à la course-poursuite d’Abdulaï sur sa moto-cross par une voiture de police qui roulait à très vive allure derrière lui ».

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