13.04.2026

Au lendemain du drame survenu rue Duchassaing, au Moule, l’émotion reste vive. Entre incompréhension, colère et attente de réponses, habitants, élus et personnes ayant connu la victime tentent de faire face. Une enquête est en cours pour éclaircir les circonstances de cette intervention mortelle.

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Ce lundi 13 avril, les traces de l’intervention sont encore visibles rue Duchassaing. Les services municipaux s’affairent à nettoyer les stigmates laissés par le drame survenu la veille en fin de journée. Rapidement, cet événement tragique s’est retrouvé au cœur de toutes les discussions.
Sur place, les habitants peinent à comprendre ce qu’il s’est passé. Beaucoup refusent de s’exprimer, encore sous le choc. D’autres évoquent un sentiment mêlé de tristesse et d’incompréhension face à la mort de cet homme, bien connu dans le secteur. « Ici, c’est difficile de passer à autre chose ce matin. Quand vous voyez encore les traces, que vous savez ce qu’il s’est passé hier, ça marque forcément les esprits », confie un riverain.
Une victime connue, un profil qui interroge
L’homme, âgé d’une soixantaine d’années, était une figure familière du quartier. Souvent assis à proximité d’une boulangerie, il faisait partie du quotidien des habitants. Décrit par certains comme calme et poli, il pouvait aussi, selon d’autres, se montrer parfois dérangeant.
Plusieurs témoignages évoquent une personne fragile, souffrant de troubles psychologiques et vivant en marge de la société.
« C’est quelqu’un qui est très connu ici. Tous les matins on le voit, il est assis là, tranquille. Il dit bonjour, il n’embête personne. Moi je ne l’ai jamais vu être violent. »

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Une intervention contestée, une enquête en cours

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L’usage d’un taser n’ayant pas permis de le maîtriser, un gendarme a ouvert le feu à trois reprises, touchant mortellement l’homme qui n’a pas immédiatement succombé à ses blessures. Les riverains témoins de ce drame ont alors vivement invectivé les forces de l’ordre au moment des faits et s’interrogent aujourd’hui sur la façon dont la situation a été gérée.
« C’est dommage qu’on en soit arrivé là. On dit qu’il voulait agresser avec un couteau, mais je pense qu’ils auraient pu essayer de le blesser, pas de tirer comme ça. On attend de savoir si c’était vraiment de la légitime défense. »

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18.03.2026

Plus de deux ans après la mort de Rony Cély, tué par des gendarmes le 9 janvier 2024 à Goyave lors d’une intervention, la justice a prononcé un non-lieu. Une décision contestée par la famille de cet homme de 39 ans, atteint de schizophrénie au moment des faits, qui estime que la riposte des forces de l’ordre a été disproportionnée.
(…) C’est une décision judiciaire qui ravive la douleur et la colère des proches de Rony Cély.
(…) En quelques secondes, un gendarme ouvre le feu. Huit tirs sont effectués. Rony Cély s’effondre et succombe à ses blessures.
Cette séquence, brève et violente, est au cœur de la procédure judiciaire ouverte après les faits. Elle nourrit depuis plus de deux ans une vive controverse en Guadeloupe autour de l’usage de la force face à une personne souffrant de troubles psychiatriques.
(…) Pour l’avocate de la famille, Me Gladys Démocrite, plusieurs zones d’ombre demeurent, notamment à la lecture des images issues de la caméra-piéton versées au dossier. Selon elle, l’attitude du gendarme et la rapidité de l’intervention interrogent.
« Le gendarme a fait tout le contraire puisqu’il a pointé son arme, il lui a parlé avec agressivité et, en réalité, Rony a été abattu en 30 secondes. »
(…) Elle estime que la vidéo doit permettre à chacun d’apprécier les circonstances exactes du drame, tout en posant une question de fond : la prise en charge d’une personne en crise psychique par les forces de l’ordre.
La défense de la famille dénonce aussi l’absence de secours immédiats apportés à Rony Cély après les tirs. Pour les proches, la réponse apportée ce jour-là par les gendarmes n’était ni adaptée à l’état mental de la victime, ni proportionnée à la situation.
(…) Dans un communiqué publié ce mercredi 18 mars, l’UPLG apporte son soutien « total et indéfectible » à la famille Cély dans son combat pour la vérité et la dignité.
« Ce non-lieu n’est pas seulement une déni de justice, c’est une insulte à la mémoire de Rony et à la douleur de ses proches. Le mépris atteint son paroxysme quand nous apprenons que le gendarme, auteur des tirs mortels, ose réclamer la somme de 35 000 euros à la famille CÉLY pour un prétendu « préjudice moral » lié à la diffusion de la vidéo des faits. »
(…) La famille a déjà fait appel de l’ordonnance de non-lieu, déterminée à obtenir un réexamen de l’affaire.

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06/11/2025

Dans la soirée du mercredi 5 novembre, les gendarmes sont intervenus Cité de l’Océan, au centre-ville de Sainte-Rose. Un homme est décédé au cours de l’intervention qui se déroulait à son domicile.

(…) Vers 23h, les militaires auraient enfoncé la porte du gramoune. Il s’agissait pour les militaires de s’inscrire dans une procédure d’hospitalisation sous contrainte, indique la procureure.

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06/10/2025

Extraits

Comment les détenus souffrant de troubles mentaux sont-ils pris en charge en prison ? C’est le dossier du jour à l’occasion des SISM, les Semaines d’information sur la santé mentale.

 

 

DOMINIQUE SIMONNOT : « LA PRISON EST PLUS NÉFASTE QUE BÉNÉFIQUE, ET CE POUR TOUT LE MONDE »


Émission en ligne

Extrait
À la suite de la victoire du PSG et des débordements survenus lors des célébrations, François Bayrou et Gérald Darmanin ont appelé à un durcissement de la politique pénale, notamment à la suppression du sursis. Invitée sur notre plateau, Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, a déclaré : « la prison est… plus néfaste que bénéfique, et ce pour tout le monde ». Selon elle, « il faudrait vider les prisons ».

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