25.07.2026

Quartier Liberté à La Roche-sur-Yon, un adolescent affirme avoir été violemment interpellé par la Bac. Malgré le classement de l’affaire sans suite, le traumatisme persiste.
Ce mercredi 22 avril 2026 hante encore les souvenirs de Nizar*, un adolescent de 15 ans scolarisé en classe de Seconde. À l’heure où l’après-midi s’achevait dans le quartier Liberté à La Roche-sur-Yon, ce qui ne devait être qu’une fin de journée banale entre amis s’est terminé par une perte de connaissance et 17 heures de garde à vue. « Costaud au regard des faits », ironise sa mère.
Cet après-midi-là, Nizar et trois amis discutaient près de la boîte postale lorsque la voiture de la Brigade anti-criminalité (Bac) a pointé le bout de sa carlingue. Des cris de singe ont ricoché sur les tours. Selon le jeune homme, l’ambiance était aux jeux : « On jouait, on criait… en direction d’un ami assis sur un banc, pour l’embêter. »
Quand les policiers repassent, la petite bande part à la courette. Bien qu’il n’ait jamais eu de démêlés avec la justice, Nizar cède à la panique et prend la fuite sur sa trottinette, puis à pied. « J’ai ressenti de la pression et du stress. »
« Il m’a cogné la tête par terre »
Après avoir joué au jeu du chat et de la souris, l’adolescent est rattrapé à deux pas de son appartement, dans une coursive qui longe les caves. « Il m’a pris par les cheveux, il m’a tiré et m’a cogné la tête par terre. » Le jeune homme d’1,90 m pour 60 kg est « tombé KO ».
Il dit avoir perdu connaissance pendant deux à trois minutes. Avant de retrouver ses esprits, menottes aux poignets. « Un policier m’a insulté, m’a dit : Ferme ta gueule, fils de p*. »
Un voisin ayant assisté à la scène depuis sa fenêtre a témoigné par écrit. Il affirme que Nizar ne montrait « pas de résistance » au moment de l’interpellation. « Au lieu de l’amener vers son collègue, il l’a entraîné à l’abri des regards », il assure avoir entendu le jeune crier « ma tête » à plusieurs reprises.
Au commissariat, Nizar découvre qu’il saigne à la tête. Un autre agent lui aurait alors lancé : « Tu as de la chance que ce ne soit pas moi, sinon je t’aurais éclaté le visage en sang. » Après un passage à l’hôpital, l’adolescent est placé en garde à vue pour outrage et violences sur agent.
Des accusations qu’il nie en bloc. L’affaire sera d’ailleurs classée sans suite par le Parquet, faute « d’éléments suffisants » pour engager des poursuites.
Un hématome, des céphalées
Pour sa mère, installée dans le quartier depuis treize ans, c’est le choc. Lorsqu’elle retrouve son fils le lendemain midi, elle décrit un enfant au visage « fermé » par la peur. « Ce qui m’interpellait c’est que l’OPJ (officier de police judiciaire) me disait des choses qui ne ressemblaient pas à mon fils… Il n’y avait rien de normal dans tout ça. »
Après sa libération, elle file chez le médecin. Un hématome du cuir chevelu, des céphalées, une gonalgie droite et des douleurs au genou ont été constatés. Un certificat médical mentionnant une incapacité totale de travail de quatre jours a été délivré.
À la veille des grandes vacances, Nizar, qui venait de clore son année scolaire avec 14 de moyenne, semblait encore marqué par l’événement. Depuis, il craint de recroiser la Bac dans le quartier.
« Un simple rappel à la loi aurait suffi »
La famille ne veut pas en rester là. Après un signalement à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) qui n’a pas abouti, elle a décidé d’effectuer un signalement au procureur. « Ce que je souhaite, c’est que cet agent présente ses excuses, qu’il reconnaisse les faits. Que les jeunes et les parents concernés aient le courage de déposer plainte. »
Pour eux, il s’agit avant tout de dénoncer des pratiques qu’ils jugent traumatisantes. « Oui, c’est stupide qu’il soit parti en courant. Mais cela ne justifie pas une telle violence. L’usage de la force est disproportionné par rapport à la gravité des faits », s’indigne la mère. « Un simple rappel à la loi aurait suffi. »
* Prénom d’emprunt.

(…)

Le médecin, sollicité pour vérifier la compatibilité avec la garde à vue, n’a fait « aucune observation ». Tout comme le Parquet qui a classé l’affaire sans suite.

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24.07.2026

Des nuages de gaz lacrymogène, des habitants qui prennent la fuite en courant, des coups… Que s’est-il passé mardi 21 juillet 2026, en début de soirée, dans le quartier Monmousseau à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ? Sur les réseaux sociaux, Philippe Bouyssou, le maire de la ville, et des habitants, dénoncent des violences policières.
« Gaz lacrymogène, flash-ball… »
Dans un communiqué publié sur son compte Facebook mercredi 22 juillet 2026, l’édile a fait part de son indignation face aux agissements « d’effectifs de police extérieurs à Ivry ». Il évoque notamment « des tirs de gaz lacrymogène, de flash-ball et des coups de matraque » qui auraient conduit à la prise en charge d’une mère de famille aux urgences. « Des enfants sont traumatisés », déplore-t-il. « Ces violences sont insupportables, inadmissibles et frappent, une fois encore, les habitants d’un quartier populaire. Je les condamne avec la plus grande fermeté. »
Le média Cerveaux non disponibles a recueilli des images des violences et le témoignage d’une habitante présente sur place. Les faits auraient eu lieu en bas de la cité Amadée-Huon, dans un lieu de convivialité « avec des bancs, de quoi faire des barbecues, un terrain de foot en cage, des haltères », retrace la jeune femme.
« Les appartements sont tellement chauds que les gens sortent dehors pour jouer et puis c’est les vacances… », recontextualise-t-elle. Aux alentours de 22 heures, la BAC de Créteil serait arrivée, « en voiture », et aurait fait usage de gaz lacrymogène « partout, alors qu’il y avait une vingtaine, voire une trentaine d’enfants de moins de 12 ans », explique-t-elle. Deux mères de famille auraient demandé aux policiers d’arrêter et auraient, elles aussi, été gazées.
Les images filmées par les habitants montrent de nombreux gaz lacrymogènes et des hommes faire usage de la force.
La réponse des autorités

(…)

Une passante, victime d’une crise d’angoisse, a été prise en charge par les secours puis transportée en milieu hospitalier. Aucun fait comparable n’a été recensé avant ou après ces événements », conclut la préfecture de Police.
Philippe Bouyssou avait incité les personnes victimes à déposer plainte et à saisir l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). « J’écris au ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, en espérant que des sanctions soient prises à l’endroit des auteurs de ces violences policières qui sont à l’opposé de notre conception de la relation entre la Police et les habitants. »
Mathilde Panot, députée LFI de la circonscription, a également réagi. « Les images que l’on a vues mardi soir à Ivry-sur-Seine dans ma circonscription sont inadmissibles. Des familles et des enfants ont été mis en danger. La BAC a-t-elle tous les droits dans les quartiers populaires ? », s’interroge-t-elle sur Instagram. Elle annonce également avoir écrit une lettre au Premier ministre.

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21.07.2026

Entre attouchements, humiliations et intimidations répétées, plusieurs jeunes de Noisy-Le-Grand témoignent de pratiques révélatrices des méthodes d’occupation racistes des banlieues et des quartiers populaires par l’institution policière. Ils dénoncent notamment des violences sexuelles lors de contrôles policiers par la BAC.
Dans une vidéo publiée le 8 Juillet sur tiktok, Sayf raconte et dénonce des faits de violences sexuelles et d’intimidations policières lors de contrôles par la Brigade anti-criminalité (BAC) de Noisy-Le-Grand (93). La vidéo dénonce le dernier contrôle qu’il a subi, lors duquel un de ces agents va retirer sans consentement le short de Sayf puis lui toucher les parties génitales. Commise rue Charles Panard, près du groupe scolaire Jules Ferry, cette violence n’est pas la première que Sayf a subi de la part de la BAC, et démontre la volonté d’humiliation et de domination de la part de l’institution policière sur les jeunes racisés dans les quartiers populaires. Le jeune explique que, malgré la présence de personnes aux alentours et ses demandes répétées de stopper ces gestes, les agents ont continué : « T’as pas intérêt à bouger parce que si tu bouges encore une fois tu vas bouffer le sol ».
Dans une deuxième vidéo publiée quelques jours plus tard, Sayf dénonce cette fois les pressions et intimidations qu’il subit suite à son premier lancement d’alerte sur tiktok ; les mêmes agents de la BAC cherchant à l’intimider en l’apostrophant de façon humiliante dès qu’ils le croisent en voiture.
Ces stratégies d’occupation des banlieues et des quartiers populaires révèlent une fois encore son rôle de bras armé du racisme d’État, avec des agents qui ciblent systématiquement les jeunes racisés dans quartiers populaires qu’ils cherchent à maintenir sous pression par l’intimidation et la terreur.
Violences sexuelles : un outil répété des agents de la BAC
Le cas de Sayf n’est pas un « abus policier » ou une « situation inédite », mais représente les méthodes d’une institution policière raciste et homophobe, utilisant les violences sexuelles comme moyen d’intervention régulier des agents de la BAC.
Une enquête dévoilé par Disclose il y a un an recensait ainsi 429 victimes ayant porté plainte pour des violences sexuelles commises par des policiers et gendarmes, concernant 215 agents mis en caus (ces chiffres ne reflètent évidemment qu’une partie des faits, la grande majorité des victimes ne portant jamais plainte). Or, seuls 18 policiers ont été sanctionnés disciplinairement pour des faits de violences sexuelles depuis 2021, illustrant le niveau d’impunité dont ils bénéficient.
En novembre dernier encore, deux policiers étaient renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bobigny, accusés d’avoir violé une femme placée en garde à vue, des violences touchant donc toujours en priorité les personnes placées dans des situations de vulnérabilité face à des agents disposant d’un pouvoir considérable sur elles.
Le témoignage de Sayf est donc « un témoignage glaçant qui montre, une fois de plus, qu’il est impossible de réformer la police, ni de croire que quelques « formations féministes », comme le propose le féminisme institutionnel, suffiraient à transformer son rôle. », dénonçait sur Instagram Sasha Yaropolskaya, militante à Du Pain et Des Roses.
Suite à la première vidéo de Sayf, d’autres voix de victimes de la BAC se sont élevées sur le réseau social. Dans une vidéo, un jeune issu de banlieue rapporte un déroulement de contrôle proche de celui de Sayf, où un policier de la BAC lui « touche les parties intimes, puis […] les fesses » : « Tu veux te défendre, tu veux que personne ne te touche, mais t’as aussi à l’esprit que ce sont des policiers et qu’ils peuvent te faire pire ».
Les violences sexuelles sont un des instruments de domination et de coercition qu’utilisent les policiers et les gendarmes, à l’abri de leurs hiérarchies et à l’aide d’une institution judiciaire qui participe activement à leur impunité – comme l’a notamment montré l’affaire Théo -, pour maintenir la jeunesse et les classes populaires racisées dans un climat oppressif, et qui s’articulent avec d’autres formes de pression comme la distribution d’amendes à répétition.
Des outils qui vont de pair avec une légitimation institutionnelle des agissements policiers notamment avec la loi dite « permis de tuer » et la loi RIPOST votées la semaine dernière en séance publique à l’Assemblée nationale.
D’un côté la police applique physiquement et psychologiquement le racisme d’État, de l’autre, l’État soutient ces pratiques en les institutionnalisant.
Face aux agressions systémiques, une réponse populaire
À la fin de sa première vidéo, Sayf annonce avoir saisi l’IGPN en réponse à l’agression subie. Malheureusement, l’expérience montre que cette institution protège dans l’immense majorité des cas les violences et les infractions commises par ses collègues, les minimise ou les classe sans suite – et n’intervient réellement que lorsque les affaires deviennent trop médiatisées pour être ignorées, permettant à l’institution de donner l’image d’une police capable de se contrôler elle-même sans jamais remettre en cause le fonctionnement général du système et participant ainsi au maintien de l’impunité policière [1].
Face à ces agressions, chaque dénonciation comme celle de Sayf contribue à briser le silence et à rendre visibles des violences que les institutions cherchent à invisibiliser.
Pour autant, et comme le soulignent beaucoup de témoignages eux-mêmes, aucune réponse globale ne pourra venir des tribunaux ou des organes de contrôle de l’État, qui participent eux-mêmes au maintien des violences policières. Pour les combattre, nous devons exiger la mise en place d’une commission indépendante de l’État sous contrôle démocratique des classes populaires.
Nous devons aussi nous mobiliser pour stopper l’occupation policière raciste et violente des banlieues et des quartiers populaires se manifestant par des violences visant en premier lieu les personnes racisées et musulmanes ou assimilées.
Pour le faire, nous devons notamment exiger le désarmement complet de la police et la dissolution de tous les corps spéciaux à commencer par la BAC et la CSI.
À l’image de la lutte récente contre l’ICE à Minneapolis, qui a montré que l’auto-organisation de la population peut imposer un rapport de force face aux violences de l’État, c’est par la mobilisation collective que nous pourrons mettre fin à l’impunité policière.
[1] Les exemples sont nombreux : après l’immense répression du mouvement des Gilets jaunes, seuls trois policiers ont finalement été renvoyés devant un tribunal correctionnel. Lors de la répression de Sainte-Soline, l’IGPN a validé les tirs de LBD effectués par des gendarmes depuis leurs quads au nom de la prétendue « légitime défense » des forces de l’ordre. Elle a également classé sans suite l’enquête sur la mort de Mehdi Bourogaa, tué par des tirs policiers à Marseille.

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09.07.2026

Dans la nuit du 12 mars 2024, Samba, Sénégalais de 29 ans en détresse psychologique, est abattu de quatre balles par des policiers de Wattignies, en banlieue de Lille. Deux ans après, StreetPress revient sur une opération non préparée et démesurée.
Lille, 27 mars 2024 – Dans le crépuscule du Nord, face à la préfecture, une centaine de silhouettes se rassemblent à petits pas autour d’un long drap blanc au message acéré :
« La police tue, stop au massacre ! »
Elles sont venues rendre hommage à Samba Dior Diagne alias « Papi », tué deux semaines plus tôt de quatre balles dans la poitrine tirées par deux policiers de la BAC. Selon le parquet, l’informaticien de 29 ans, était traversé par un épisode de psychose au moment des faits, il était porteur d’un couteau dans son appartement. Ses colocataires, apeurés, ont appelé la police. Pour l’interpeller, les policiers ont tenté de tirer au taser puis au LBD, des tentatives ratées, avant de faire feu à quatre reprises. La famille du défunt a déposé plainte contre les policiers. Ça faisait un an que Samba était informaticien à Lille (59). Son employeur l’avait fait venir depuis Dakar au Sénégal. Suite à une diminution de l’activité de l’entreprise et une rupture conventionnelle, « Papi » organisait son retour au Sénégal. Il vivait en coloc’ au sixième étage d’un immeuble à Wattignies, une ville en banlieue sud de Lille. Avec le dossier judiciaire que nous nous sommes procuré, StreetPress retrace la soirée et cette opération manquée.
Des policiers désorganisés
Samba est agité ce soir-là, il pousse des cris dans le salon, un couteau de cuisine à la main. Il parle de voleurs qui veulent le menacer. La vidéo de la caméra-piéton d’un des policiers permet de retracer les faits minute par minute. Selon l’avocat de la famille, maître Brengarth, « l’appartement était plongé dans l’obscurité, on ne voit pas grand-chose mais on a le son et cela aide à se rendre compte du déroulement des évènements. »
Quand la police-secours se présente sur le palier, le premier colocataire, Mattéo (1), sort immédiatement de l’appartement. Samba referme la porte à clé. La BAC, en renfort, arrive alors à joindre le deuxième colocataire, Armand (1), par téléphone. Celui-ci indique qu’il est retranché seul dans une chambre, en sécurité. Il envoie les clés de l’appartement à la police par la fenêtre. Toujours à la porte, Samba crie : « Ils sont où, les colocataires ? Ils sont partis sans moi ! » Alors que les agents s’apprêtent à entrer, Armand annonce par téléphone que Samba s’est isolé, lui aussi, dans une autre chambre.
Le commandant de l’opération ordonne d’entrer dans l’appartement, sans aucune consigne selon les agents auditionnés par l’IGPN. Ils déclarent ne pas avoir été informés par le commandant qu’Armand est bien seul. Auprès de l’inspection, les agents de la BAC indiquent qu’ils auraient dû y aller sans les autres unités – la pratique dans ce genre de situation – et que c’était à leur chef d’en décider. Malgré leur surnombre et sans réflexion de la hiérarchie, une quinzaine de policiers de toutes les brigades présentes s’engouffre en désordre dans l’appartement. La famille de Samba demande que le commandant, qui n’a étrangement pas été auditionné par l’IGPN, soit entendu par la justice, de même que les colocataires.
Précipitation et acharnement
Armand est rapidement retrouvé alors que huit agents s’entassent dans un couloir exigu devant la chambre de Samba, dont deux avec un bouclier. « On se marchait les uns sur les autres », dit l’un d’eux en audition. Sept coups de bélier retentissent. La porte cède : deux premiers agents utilisent leur taser contre Samba et le ratent, selon l’autopsie. Celui-ci est acculé, un couteau en main. Il recule et s’assied sur un lit. Le chef de la BAC dit alors à un agent armé d’un LBD d’entrer : il s’exécute et tire un coup, sans sommation, qui rate aussi Samba – toujours selon l’autopsie. Le tireur s’extrait de la chambre. Il est suivi par Samba : deux agents tirent quatre balles dans sa poitrine. « Papi » meurt rapidement.
Avant les détonations, des policiers ont pourtant trouvé Armand et crié à leurs collègues qu’il était à l’abri avant que ceux-ci n’enfoncent la porte de la chambre. « Est-ce la volonté de neutraliser Samba à tout prix qui les animait et les a empêchés d’être réceptifs à l’information que Samba était seul et que donc il ne pouvait être dangereux pour personne ? », pose maître Brengarth. Oumar Sabara représente la famille qui s’est constituée partie civile. Cet oncle de Samba est un travailleur de la prévention spécialisée, aujourd’hui à la retraite :
« Pour moi, cette intervention a été du grand n’importe quoi. En 40 ans d’expérience, combien de jeunes en crise j’ai dû rencontrer, combien de jeunes dits violents, je ne pourrais les compter. Et pourtant j’ai réussi avec la parole et le temps à les calmer et à les ramener à la raison. »
Le porteur de la caméra, auditionné par l’IGPN, doute du bon déroulé de leur opération. Il préconise d’interroger des moniteurs de tir ou le RAID. La famille souhaite une telle expertise. « On veut que justice soit rendue », confie Adama Diagne, la sœur de Samba, depuis Dakar :
« Le meurtre de Papi nous a détruits, meurtris. Depuis lors, on le pleure encore. »
Un homme calme, en détresse
« On ne compte plus les personnes qui nous ont appelés en disant que Papi leur avait rendu service un jour », ajoute Adama, en larmes. Samba a fait l’objet de nombreux témoignages de soutien : « Samba était une personne extrêmement pondérée, quelqu’un de très poli et bien éduqué », entend-on le jour de la marche blanche à Lille. « La première chose qu’on pouvait apercevoir, c’est son sourire. Partout où il passait, il dégageait des ondes positives. »
Ses amis indiquent à la presse sénégalaise qu’« il n’a jamais présenté de signes qui pouvaient faire penser qu’il souffrait de crise psychique ». Le soir du drame, Samba n’aurait donc pas été dans son état normal. Selon ses coloc’, il pense avoir affaire à des voleurs. Selon le dossier que StreetPress a pu consulter, alors que la police est devant la porte, il leur crie :
« Vous voulez me buter (…). Moi je suis malade, je ne peux pas bouger, j’attends la police, j’ai tout ce qu’il me faut. »
Juste avant leur entrée dans l’appartement, Samba crie aux flics : « Je ne comprends pas la situation, dites-moi ce que vous voulez ». Selon une enquête de StreetPress, les écoles de police ne fournissent qu’un module de deux heures sur les enjeux des « troubles mentaux » à destination des élèves gardiens de la paix.
« Hé, tu sors, tu mets tes mains en évidence, allonge-toi par terre », lui crie un policier devant la chambre. On peut aussi entendre un policier dire : « Il est habité par les démons et il voit des voleurs. » Des propos perçus par la famille comme « étant à caractère discriminatoire ». « Ayant déjà vécu en France auparavant, il n’aurait pas imaginé que les forces de l’ordre puissent en arriver à faire usage de leurs armes à son encontre », indique-t-elle à StreetPress. Les proches de Samba renchérissent :
« D’autres approches, notamment adaptées à une situation de détresse psychologique, auraient pu être privilégiées, en faisant appel à des méthodes d’intervention non-violentes ou à des professionnels compétents en matière de santé mentale. »
Awa Gueye a fait le déplacement depuis Rennes (35) pour la marche blanche en soutien à la famille du jeune sénégalais. Le 3 décembre 2015, son frère Babacar, lui aussi en décompensation psychique, a été tué dans des circonstances semblables. Elle scande, le poing levé vers le ciel : « Ni Samba, ni personne d’autre ne mérite de mourir des mains de policiers. Ils sont censés savoir maîtriser une personne qui ne va pas bien. ». Le recours aux armes létales par les forces de l’ordre est de plus en plus banalisé lors d’une confrontation à une personne traversée par un épisode de souffrance psychique. Au moins 11 personnes ont été tuées dans ces conditions en 2025 et autant en 2024.

(…)

Questionné sur ces faits, ni le parquet de Lille, ni la com’ de la police ou le ministère de l’Intérieur n’ont répondu à nos questions. En juillet 2024, le parquet avait indiqué à StreetPress que « les résultats de l’ensemble des investigations diligentées sont indispensables pour circonscrire très exactement les circonstances du décès de M. Diagne ».
(1) Les prénoms ont été modifiés.
Illustrations de Joseph Colban.

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03.07.2026

Un innocent a été libéré et trois policiers de la BAC d’Angers (Maine-et-Loire) ont été mis en examen en début de semaine, après la découverte d’une vidéo contredisant leur version. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 2025, un fonctionnaire avait ouvert le feu sur un conducteur qui aurait, d’après les policiers, tenté de le tuer. Ces nouvelles images montrent au contraire, selon le procureur, que le policier n’était pas sur la trajectoire du véhicule et n’a pas été mis en danger.
Longtemps, la version des policiers de la Brigade anticriminalité d’Angers (BAC) a tenu lieu de récit officiel. Celui où ils affirmaient avoir ouvert le feu pour échapper à une mort imminente face à une voiture qui, d’après leurs dires, fonçait droit sur eux. Ce récit vient d’être brutalement ébranlé par un « film » versé au dossier. Là où les policiers décrivaient une menace immédiate et mortelle, la vidéo dessine une réalité qui paraît prendre le contre-pied des déclarations des fonctionnaires.
Ce nouvel élément a abouti par la mise en examen de trois policiers de la BAC, comme l’a indiqué le procureur de la République d’Angers Éric Bouillard, ce vendredi 3 juillet 2026. Les trois fonctionnaires ont été placés sous contrôle judiciaire le temps des investigations menées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) : Ils ont interdiction d’entrer en contact entre eux et interdiction d’exercer leur métier de policier

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22.06.2026

Trois ans après les débordements, un ancien policier de la Bac Sud a été condamné pour des coups de matraque captés par vidéosurveillance sur un homme en plein centre-ville de Marseille.
Une centaine de policiers engagés. 31 blessés. 95 interpellations. La nuit du 30 juin au 1er juillet 2023, trois jours après la mort de Nahel, Marseille bascule dans le chaos. Le lendemain, Mohamed Bendriss perdra la vie lors d’une intervention des forces de l’ordre en marge des émeutes.
C’est dans ce décor que Mathieu D., ancien policier de la Bac Sud, a roué de coups de matraque Mehdi, près de la rue commerçante Saint-Ferréol, où plusieurs boutiques ont été la cible de pillages. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Marseille ce 17 juin 2026.
Quinze secondes sous les coups
Le 1er juillet 2023, vers minuit, Mathieu D. a rejoint son équipage place Félix-Baret (6e). En 17 ans de carrière, il n’a jamais vu un tel climat de tensions. « Tout le secteur était saccagé. On avait ordre de nettoyer la place », raconte-t-il à la barre. Son attention s’est portée sur un petit groupe qui s’était réfugié dans la cage d‘escalier du parking. Parmi eux, Mehdi, venu récupérer avec des amis son portable dans son véhicule de fonction.
En haut des marches, un premier policier a éclairé la bande avec son flashball et ordonné de remonter. Quelques instants plus tard, c’est au tour de Mathieu …

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19.05.2026

Quatre policiers d’une brigade anticriminalité qui s’en étaient pris à des passants en marge des quarts de finale de la Coupe du monde de football en 2022 ont été condamnés, lundi 18 mai, à des peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris.
« En quoi la situation était tendue ? Où est le stress que vous subissez ? », avait interrogé la magistrate. Sur les vidéos qui venaient d’être diffusées dans la salle d’audience du tribunal, ce sont en effet des scènes de joie qui apparaissaient dans cette rue adjacente aux Champs-Elysées, à Paris, dans une ambiance manifestement bon enfant.
La magistrate a poursuivi son questionnement : « On a surtout l’impression que vous vous ennuyez… Un croche-pied à un petit jeune dans la rue ? Le coup de matraque dans le dos à un passant ? On dirait que c’est vous qui cherchez à provoquer la bagarre ! »
Car les mêmes vidéos ont en effet mis en évidence crocs-en-jambe, coups et bousculades. Surtout, l’un des quatre policiers mis en cause a mis à terre un supporteur qui se trouvait sur le toit d’une voiture, avant de le rouer de coups.
Khaled M. ne devra son salut qu’à un passant, qui est venu à son secours alors qu’il se trouvait à terre sur la chaussée. « Il peut crever dans son coin, manifestement, ça vous dépasse, a déploré la magistrate. Il est en position fœtale, par terre. Vous êtes tous les quatre, vous le voyez, il n’y en a pas un qui bouge. »
Refus de plainte au commissariat
Ce n’est pourtant pas cette victime qui a mis au jour l’affaire – sa plainte, déposée le lendemain, n’a pas été prise au commissariat –, mais les agents de l’inspection générale de la police nationale, la police des polices, qui ont découvert incidemment le comportement de ces deux brigadiers-chefs et de ces deux gardiens de la paix en visionnant ces vidéos dans le cadre d’une autre enquête.
Les quatre mis en cause, âgés à l’époque des faits entre 29 et 45 ans, ont tenté des regrets à la barre – trois d’entre eux avaient pourtant jusqu’alors contesté les faits. « Réaction démesurée », « agacement total », avance l’un ; « J’ai été un peu trop vif », complète un collègue.
Le policier qui s’en était pris à un passant en lui arrachant sa cagoule et l’avait aspergé de gaz lacrymogène plaide le « ras-le-bol », c’est-à-dire, selon lui, « de laisser s’installer l’anarchie sous couvert d’un événement festif ».
Contre le policier qui s’est montré le plus violent – quatre scènes distinctes en moins de vingt minutes –, la procureure avait également réclamé une interdiction de porter une arme pendant cinq ans, en dénonçant « une violence purement gratuite ». Le tribunal ne l’a pas suivie sur ce point. Aucun des quatre, pour l’heure, n’a fait l’objet de poursuites disciplinaires.

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18.05.2026

« J’en garde des séquelles »: trois policiers jugés à Brest pour des violences sur une famille lors d’une interpellation
Trois policiers de Brest sont mis en cause pour des faits de violence policière sur une mère et ses enfants. La scène s’est déroulée à leur domicile de Guipavas (Finistère), un soir d’avril 2018. Les fonctionnaires mis en cause, déjà reconnus coupables d’un faux durant l’enquête de l’IGPN, nient les faits.
Je regardais un film et j’ai entendu frapper très fort, j’ai cru que la porte allait tomber.
La mère de famille raconte la nuit du 17 avril 2018, quand des policiers de la BAC, la brigade anticriminalité, entrent dans son domicile de Guipavas (Finistère). S’ensuit, selon elle, des coups sur son fils, des violences envers elle et sa fille, et des menaces de mort. Après huit ans de procédure, trois des hommes intervenus ce soir-là comparaissent, ce lundi 18 mai 2026, devant le tribunal de Brest. « Si c’est moi qu’ils frappent aujourd’hui, ça pourra être quelqu’un d’autre demain, et je trouve ça grave venant de la police »…

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17.05.2026

Quatre policiers de la Bac seront jugés ce lundi à Paris. En visionnant les images de caméras de vidéosurveillance à l’occasion d’une autre enquête, l’IGPN a découvert leurs agissements après la qualification de la France et du Maroc pour les demi-finales de la Coupe du monde au Qatar.
La preuve par l’image. Sans les vidéos de surveillance de la ville de Paris, il n’y aurait sans doute jamais eu d’enquête ni de procès pour les quatre policiers convoqués ce lundi au tribunal judiciaire de Paris pour des violences sur des passants n’ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail, lors du Mondial 2022 qui se déroulait au Qatar.

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14.05.2026

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Douai a confirmé mercredi 13 mai le non-lieu dans l’affaire de la mort de Brahim Moussa, survenu en 2018.

(…)

Les proches de Brahim Moussa espèrent toujours assister à un procès, sept ans après sa mort. Ce jeune homme de 25 ans avait été blessé par balle, lors d’une intervention de la police, fin 2018, pour le vol d’une voiture. Il est mort à l’hôpital un mois plus tard.
Mercredi 13 mai, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai a confirmé le non-lieu prononcé en faveur du fonctionnaire de la BAC, qui avait ouvert le feu alors que Brahim Moussa a accéléré, pour tenter de fuir l’interpellation.

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12.05.2026

Deux enquêtes, l’une administrative et l’autre judiciaire, ont été ouvertes ce mardi 12 mai 2026, après le décès d’un sexagénaire dans une geôle du commissariat de police d’Agde, apprend Métropolitain. Une autopsie a été ordonnée par le procureur de la République de Béziers.
Machette et taser
La victime, qui appartient à la communauté gitane sédentarisée de la commune, a été interpellée vers 2 h, dans la nuit de lundi à mardi, par des policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) dans une rue du centre-ville

(…)

Il a alors été transféré dans une geôle du commissariat, où il a de nouveau opposé une vive résistance aux policiers qui géraient la procédure. Il s’est notamment volontairement donné des coups de tête contre le mur de la cellule. Un médecin est intervenu pour se pencher sur son état de santé à la demande des policiers et, peu après, le sexagénaire a succombé, sans qu’il ait pu être réanimé. Un décès constaté en milieu de nuit.
Enquêtes de la police judiciaire
Deux enquêtes sont en cours, dont celle de « recherche des causes de la mort », confiées au Service interdépartemental de la police judiciaire (Sipj) de Montpellier, dont des enquêteurs de permanence dépêchés dans la nuit procèdent aux auditions des policiers de la Bac et de leurs collègues présents dans le commissariat.
IGPN pas saisie
Selon une source proche de l’enquête, les policiers du Sipj ont saisi les bandes de vidéosurveillance du commissariat, dont celle de la geôle, et les bandes de vidéoprotection de la ville d’Agde, les faits ayant été filmés. Une source syndicale assure que « l’interpellation du sexagénaire s’est faite dans les règles ». Pour l’heure, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) n’est pas saisie.

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04.05.2026

Mi-avril, des policiers débarquent dans les logements de plusieurs familles roms à Stains. L’un d’eux a tué le chien de Tatiana, un bichon maltais de trois ans, qui l’aurait mordu. D’autres habitants les accusent de plusieurs actes brutaux.
« C’était mon bébé », répète Tatiana, 47 ans. Dans un café de Stains, en Seine-Saint-Denis, la surveillante scolaire d’origine rom, arrivée en France en 2002, fait défiler sur son téléphone les photos de sa chienne « Pamela », un bichon maltais de trois ans qu’elle a recueillie à la naissance.

(…)

Sur la dernière image de son répertoire, la petite chienne à poil frisé blanc, à peine plus grosse qu’un chat, gît sur le dos à côté d’une large mare de sang, abattue d’une balle dans la tête par un fonctionnaire de police. Une enquête judiciaire a été ouverte, le policier est présumé innocent.
Le parquet a ouvert une enquête pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif ayant entraîné la mort ».

(…)

Le dimanche 19 avril, il est un peu plus de 19 heures quand une demi-douzaine d’agents de la brigade anti-criminalité (Bac) de Stains, des brassards fluo « police » aux bras, forcent le portail et pénètrent dans le bidonville de Roms installé dans les jardins ouvriers, à la recherche de deux jeunes hommes à interpeller dans le cadre d’une enquête pour « recel de vol » de câbles de cuivre. Tatiana, qui n’y habite plus depuis un an mais passe tous les week-ends pour apporter des provisions et aider aux démarches administratives, revient tout juste des courses. L’ambiance festive du dimanche soir, habituellement dévolu à un repas partagé entre les différentes familles du bidonville, qui incluent plusieurs enfants en bas âge , tourne immédiatement au chaos.
« Dès qu’ils sont rentrés, ils couraient. On a crié, on ne savait pas ce qui se passait, ils couraient vers les gens, les pourchassaient », raconte Geanina, une habitante du bidonville de 36 ans, agent de nettoyage au chômage, dans une alternance de français et de romani qu’Anina Ciuciu, l’avocate de Tatiana – également cofondatrice du collectif Romani et Voyageurs ZOR (1) – aide à traduire. Enceinte de sept mois, Geanina témoigne avoir été notamment poussée par les policiers , ainsi qu’une « autre dame qui est cardiaque, qui a fait un malaise ».

(…)

Une balle dans la tête de sa chienne
Selon Geanina, à ce moment-là, l’un des agents court en tenant son arme de service dans la main, « un pistolet » affirme-t-elle catégoriquement. Lorsque Nicolae, le mari de Tatiana âgé de 52 ans, sort « voir ce qui se passe » après avoir été interpellé par les cris, il voit le même policier « défoncer son portail à coups de pied ». À côté du quinquagénaire, Pamela, une des trois chiens du couple, s’échappe. Le policier fait feu , Nicolae dit n’avoir rien pu faire :
« Elle est morte tout de suite, la balle lui a transpercé le crâne. »

(…)

Le parquet a ouvert une enquête pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif ayant entraîné la mort », confiée au commissariat de Saint-Denis (93).

(…)

Nicolae, lui, soutient que le chien était à « environ 1m50 de distance » du fonctionnaire lorsque ce dernier a tiré. « Je vous informe que si l’agent de police prouve qu’il a été mordu par mon chien, je retirerais ma plainte », déclare de son côté Tatiana sur le procès-verbal en gage de bonne foi, assurant auprès de StreetPress que sa chienne « n’est pas agressive » :

(…)

La race du bichon maltais ne fait pas partie des catégories des chiens susceptibles d’être dangereux selon la réglementation , qui inclut les chiens dits d’attaque, de garde et de défense. Dans sa nomenclature, la fédération cynologique internationale décrit son comportement normal comme « vif, affectueux, très docile et très intelligent » .
Une fiche interne de « maîtrise des risques » de l’inspection générale de la police nationale ( IGPN ) concernant l’intervention face à des chiens agressifs, consultée par StreetPress, fait bien reposer la responsabilité de la sécurité de l’intervention sur les agents, à qui il est notamment recommandé « d’adopter une attitude la plus calme possible et éviter les gestes brusques » quitte à « différer l’intervention » si « l’environnement n’est pas favorable ».

(…)

Le coup de feu résonne dans tout le bidonville. « On a cru que quelqu’un de la famille était mort », se souvient Geanina. Nicolae soutient qu’il s’est alors « mis devant » ses deux autres chiens et demandé au policier, en romani, pourquoi il avait tiré. Là, le fonctionnaire l’aurait « mis en joue », l’arme pointée vers sa tête, et aurait « compté jusqu’à trois » . Arrivant tout juste sur la scène, Tatiana indique qu’elle se serait interposée à son tour entre le policier et son mari jusqu’à ce que le premier ne baisse son arme, avant qu’elle ne fasse un malaise . Le récit du couple, répété dans leur plainte enregistrée au nom de Tatiana au commissariat de Stains le lendemain des faits et consultée par StreetPress, est confirmé par Geanina. À ce stade, l’enquête ne vise pas le chef de menaces avec arme.
Tatiana et Geanina affirment par ailleurs que les femmes et enfants du bidonville auraient ensuite été retenus pendant près d’une heure par les policiers, alors que les deux jeunes recherchés par la police auraient déjà été interpellés. Nicolae, lui, aurait été repoussé en dehors du bidonville. Durant tout ce temps, les agents qui se relayent leur auraient interdit d’aller boire de l’eau, d’utiliser leurs téléphones ou d’appeler les secours pour Tatiana, indiquent-elles, à l’exception d’un seul agent qui « voulait appeler les pompiers, mais les autres ne l’ont pas laissé », se souvient Geanina.

(…)

« Moi, je pleurais sur mon chien et eux riaient de moi. »
Pour son avocate, maître Ciuciu, « les règles de déontologie et de sécurité ont été manifestement violées par cet agent qui courait l’arme au poing dans un espace occupé par de nombreux enfants et femmes ». Elle dénonce la « brutalité » qui n’était « en aucun cas justifiée ni proportionnée » face à son client « non armé, non violent, obéissant à ses instructions et qui pour le surplus n’était pas concerné par cette interpellation » . Selon elle, « les agents de police se sont permis d’agir avec une telle violence parce que les victimes sont d’origine rom en situation d’extrême précarité ». En parallèle de l’enquête judiciaire, elle indique avoir fait un signalement administratif à l’ IGPN afin de « sonner un signal d’alarme face à ces abus anti-tsiganes systématiques ».

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24.04.2026

Un octogénaire qui sortait d’une mosquée de Sartrouville, dans les Yvelines, a été fauché par la voiture d’une brigade anticriminalité (BAC) à hauteur d’un passage piéton dans la soirée de mercredi. Une enquête pour « homicide involontaire par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur » a été confiée à l’IGPN. Le véhicule de police aurait été engagé dans une course-poursuite après un refus d’obtempérer au moment des faits.
Le drame s’est produit mercredi soir et la famille de la victime attend « de comprendre exactement ce qu’il s’est passé ». Un octogénaire qui sortait d’une mosquée de Sartrouville, dans les Yvelines, a été fauché par la voiture d’une brigade anticriminalité (BAC) à hauteur d’un passage piéton.
« J’ai découvert mon père qui était projeté à plusieurs mètres du passage piéton, nous ne comprenons pas…

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15.04.2026

Tribunal de Bobigny (93), 2 avril 2026 — Trois policiers jaillissent de la porte du fond, escortent un jeune homme menotté qui salue d’un mouvement de tête ses proches, son avocat, avant de s’asseoir sur le banc des parties civiles. Les policiers lui défont ses menottes et se positionnent, debout, à deux mètres de lui. Côté prévenu, un homme libre prend place : Mohamed M., 45 ans, chef de la brigade anti-criminalité (Bac) de Pantin (93).

(…)

Pour ces violences, le policier a été condamné ce 17 avril 2026 à dix mois de prison avec sursis et dix mois d’interdiction d’exercice, avec exécution provisoire.
Le 19 mai 2024, à 17h30, Rachid et un ami se font interpeller avec quelques grammes de shit dans leurs poches. Embarqués au commissariat de Pantin, qu’ils connaissent bien, ils se voient signifier leur placement en garde à vue. Le motif ? Vente ou cession de produits stupéfiants. Le mineur de 17 ans explose : ces quelques grammes étaient destinés à sa consommation, c’est l’évidence même. Ils n’étaient même pas postés à un point de deal et Mohamed le sait bien. Il connaît le garçon depuis ses 11 ans. En 21 ans de Bac à Pantin, Mohamed connaît tout le monde.

(…)

Il était menotté à un banc, assis, et certes il insultait tout le monde dont Mohamed, c’est exact, et surtout la mère de Mohamed. Ce dernier, à bout de nerfs, aurait répliqué : « Tu sais où elle est, ma mère », puis lui aurait asséné « quatre, cinq bonnes baffes ». L’ami de Rachid confirme. Les collègues du policier n’ont rien vu. L’une d’entre elles a rapporté en audition avoir entendu le son d’une claque, ce qui colle avec la version du mis en cause.
Une protection sur l’oreille deux ans plus tard
Deux jours après les faits, un médecin constate une ecchymose, un acouphène et prescrit un traitement antibiotique de sept jours. Un médecin ORL constate une perforation du tympan gauche. Près de deux ans plus tard, Rachid continue de se doucher avec une protection sur l’oreille. Il ne peut pas mettre la tête sous l’eau, et souffre encore.

(…)

« – Il a 17 ans. Il est mineur. Est-ce que c’est normal qu’un jeune de 17 ans entre dans un commissariat et en ressorte avec un tympan perforé ?
– J’ai jamais eu de problème en 24 ans de carrière. Je suis chef de la Bac de Pantin.
– Je ne pense pas que ce soit ma question. Quel danger il représente à partir du moment où il est menotté ? »

(…)

« – C’est un gamin qui réagit à des coups qu’il a reçus. Il est très virulent, mais il réagit, il vous interpelle.

(…)

Une audition du policier qui choque le juge
Ces violences interviennent dans un contexte. Rachid dit : « Il vient dans ma cité et contrôle les gens, tout le temps. Les policiers m’appellent “tête à claque”. Depuis les faits, il dit à tout le monde que “Rachid va sauter”. Il se fait passer pour un gentil, mais il en a frappé, des gens. » Le président le met en garde :
« – C’est important votre parole aujourd’hui, c’est important de dire la vérité.
– Monsieur, je me suis fait frapper par plein de policiers, mais lui, ce qu’il m’a fait… »

(…)

Cinq gifles, comme le prétend le plaignant, ou une seule, comme l’affirme le prévenu ? La procureure n’a pas besoin de trancher : un seul coup suffit à perforer un tympan.

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08.04.2026

Trois policiers de la BAC de nuit de Noisiel (Seine-et-Marne) seront jugés le 7 septembre devant le tribunal de Meaux pour violences et faux en écriture. Dans la soirée du 16 mars, ils ont violemment interpellé deux personnes, dont une mineure, lors d’une intervention faisant suite à des tirs de mortiers sur les locaux de la police municipale.

(…)

Selon des documents consultés par l’Agence France Presse, et qui confirment une information du journal Le Monde, les trois agents sont poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 5 jours, avec pour circonstances aggravantes que les faits ont été commis par des personnes dépositaires de l’ordre public et en réunion. L’un des trois policiers est également poursuivi pour faux en écriture, la justice estimant qu’il aurait menti lors de la rédaction de son procès-verbal.

(…)

Munis de flash-balls, de matraques et de grenades, les policiers sortent de leur véhicule et vont ensuite s’avancer dans la rue avant de déchaîner leur violence sur Flavel, 35 ans. Alors qu’il s’apprête à rentrer dans le restaurant où il venait prendre son dîner, il entend un des fonctionnaires lui crier « cours ! » avant de le frapper.
L’homme se relève, tente de s’enfuir, mais se retrouve vite au sol les bras plaqués. Tandis que les coups de pied pleuvent, une grenade lacrymogène explose à quelques centimètres de son visage. « J’ai vu les étincelles, je ne pouvais plus respirer », raconte le père de famille et musicien à l’AFP qui par la suite porté plainte auprès de l’IGPN.
« Très satisfait de l’enquête et des mesures provisoires »
Les agents de la BAC de nuit de Noisiel, sont également poursuivis pour avoir commis des violences sur une autre personne, mineure. Ils lui auraient porté plusieurs coups directs au cours de son interpellation, notamment des coups de pied, ayant entraîné une incapacité totale de travail de 10 jours.

(…)

Quant au faux en écriture, l’agent poursuivi explique qu’il « n’y avait aucune mauvaise intention » de sa part, évoquant des « conditions apocalyptiques » lors de la rédaction du procès-verbal.

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26.03.2026

Le 1er janvier 2019, Brahim Moussa, 25 ans, décédait un mois après avoir été atteint par une balle de la police, à Lille. La juge d’instruction chargée du dossier a prononcé en non-lieu en faveur du fonctionnaire de la BAC. L’avocat des proches du défunt a fait appel.

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26.03.2026

L’ex-policier Laurent D. a été condamné à six mois avec sursis et interdit définitivement d’exercer, huit ans après des violences. Depuis dix ans, StreetPress avait relaté quatre autres accusations de violences de l’agent, toutes classées sans suite.

Mehdi B. est le cinquième habitant de la Seine-Saint-Denis à avoir déposé plainte en moins d’un an, entre octobre 2016 et août 2017, contre Laurent D., dit « Skoll », alors policier au sein de la brigade anti-criminalité (BAC) du Raincy. Ce 26 mars, après neuf ans d’une procédure passée entre les mains de plusieurs juges d’instruction, l’ancien policier de 45 ans a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal de Bobigny pour des violences volontaires sur Mehdi B. lors de son interpellation puis dans le commissariat de Raincy à l’été 2017, quelques mois avant d’être radié de la police nationale pour vol. La peine d‘« avertissement » est accompagnée de l’interdiction définitive d’exercer la fonction de policier et de détenir une arme pendant cinq ans, Il doit également verser 4.000 euros à la victime.
Les quatre autres affaires de violences le concernant, relatées par StreetPress dans deux articles, avaient été classées sans suite par le parquet.
(…)
L’un de ses deux amis indique que Mehdi B. aurait alors chuté, un geste qui a pu être « mal interprété » par les policiers. De leur côté, ces derniers l’accusent sur procès-verbal de s’être « levé avec brutalité » et d’avoir « tenté de [leur] porter un coup ». En tout cas, les secondes qui suivent, Laurent D. le frappe au visage puis lui fait une clé d’étranglement et le plaque au sol. Mehdi dit être ensuite roué de coups de pied et tazé à deux reprises par les autres membres de l’équipage, jusqu’à son menottage.
(…)
Là, Laurent D. lui aurait porté un coup de pied au visage et plusieurs coups aux côtes avec un autre fonctionnaire, avant d’être interrompu par l’irruption de l’officier de police judiciaire de permanence. Des lésions traumatiques sont constatées par un médecin le soir-même — la garde à vue toujours en cours — au cou et au thorax de Mehdi B., qui se plaint également de difficultés à respirer et de douleurs costales. Trois jours plus tard, une radio révèle qu’il a deux côtés cassées. Six jours d’incapacité de travail lui sont délivrés, dont deux pour le retentissement psychologique. Laurent D., de son côté, dépose plainte contre lui pour une douleur à la main droite.
(…)
À l’audience, il affirme que Mehdi B. était « alcoolisé et sous stupéfiants » — ce que rien dans les deux procédures ne vient corroborer — et assure n’avoir pas été présent dans la salle de fouille du commissariat, contre les déclarations de l’officier de police judiciaire, ou encore justifie son interprétation des gestes de Mehdi car « il faisait nuit ». Pour rappel, il était 18 heures en plein mois d’août. Lorsque l’avocate de la partie civile, Maître Dilane Aydin, l’interroge sur les décalages entre ses déclarations et le procès-verbal d’interpellation, il enchaîne les remarques sarcastiques, puis, rappelé à l’ordre par Youssef Badr, souffle bruyamment et « garde le silence » — c’est son droit.
(…)
Depuis son entrée dans la police nationale en 1998, à 18 ans, Laurent D. s’est constitué victime dans 40 procédures, la plupart entre 2008 et 2011, dont 21 pour outrage ou rébellion et 12 pour violences, pour lesquelles il ne se présentait « très rarement, pour ne pas dire jamais » aux procès, un palmarès qui étonne les juges.
(…)
Le dossier est également coloré par les autres accusations de violences relatées par StreetPress en 2017. En lisant à haute voix des extraits du témoignage de Maxen, 16 ans, frappé à l’arcade dans des conditions similaires à celles de Mehdi B, le président lève un sourcil : « Si un lycéen mineur vient vers vous et arme ses poings, on vous apprend à le frapper ? »
(…)
Sur le plan administratif, Laurent D. n’a pas non plus été inquiété. À la place, il est ballotté de service en service, jusqu’en octobre 2017 où il est viré de la police nationale pour avoir volé l’argent d’une personne décédée. Pour ces faits, il a été condamné le 4 octobre 2018 par le tribunal de Bobigny à neuf mois d’emprisonnement avec sursis avec une interdiction d’exercice de l’activité professionnelle pendant deux ans, qu’il n’a donc jamais reprise.
(…)
Pour Mehdi B., le délibéré signe peut-être la fin de l’épée de Damoclès qui le menace depuis huit ans. Depuis 2017, il doit répondre présent tous les trois puis six mois devant la 12e chambre du tribunal correctionnel, où son procès pour violences et rébellion est sans cesse repoussé.

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25.03.2026

La Cour de cassation a rejeté, ce mardi 24 mars, le pourvoi formé par Christophe Mercier, le fonctionnaire de police qui avait éborgné Maxime Beux, le supporter du SC Bastia, en 2016. Cette décision met un terme à dix années de contentieux et rend définitive la condamnation du policier à la peine de deux ans de prison avec sursis.

(…)

Un soulagement pour Me Benjamin Genuini, le conseil de Maxime Beux : « C’est une grande satisfaction que cette affaire se termine sur le plan pénal, se réjouit l’avocat. C’est une décision parfaitement logique sur un plan juridique puisque l’arrêt de la cour d’assises était incontestable. » En parallèle, l’affaire se poursuit sur le volet indemnitaire.

(…)

En octobre 2025, l’ancien membre de la brigade anticriminalité rémoise avait été reconnu coupable, en appel, de violences volontaires avec arme ayant entraîné une infirmité permanente par la cour d’assises de la Marne.
Il avait écopé de deux ans de prison avec sursis. Une peine à laquelle s’était ajoutée la confiscation de l’arme ayant servi lors des faits. En première instance, en octobre 2022, il avait été condamné à la même peine.

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21.03.2026

Au lycée Saint-Exupéry à Lyon, plus de 200 lycéens ont bloqué leur lycée mercredi et jeudi contre l’extrême-droite et les idées réactionnaires. Ils ont subi une répression brutale, avec un lycéen hospitalisé, 6 personnes placées en garde-à-vue dont une qui doit être déférée.

(…) Mais à partir de 10h, la police pénètre subitement dans la cour du lycée et gaze les lycéens du blocage, pris par surprise. Les policiers lancent aussi des grenades de désencerclement. Une répression très violente, qui se poursuit dans la rue Hénon où se trouve l’établissement.

(…) Le 18 mars, la police aurait interpellé 3 lycéens.
Le lendemain, les lycéens décident de reconduire le blocage dès 7h30. À peine un quart d’heure plus tard, la répression commence déjà, avec des policiers de la BAC en civils.

(…) C’est à ce moment-là que la police saisit l’opportunité pour gazer de nombreux lycéens à seulement quelques centimètres du visage !
Pour contrer la résistance des lycéens qui veulent tenir leur blocage, la violence de la police est déchaînée. Des lycéens sont plaqués très violemment au sol et matraqués. Un lycéen blessé est même évacué et part à l’hôpital, et trois personnes sont interpellées. Un épais brouillard de gaz lacrymogène s’étend sur la rue Hénon, ce qui gêne des passants et la crèche à proximité.

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21.03.2026

Dans la nuit du 17 octobre 2020, à Poissy, le jeune homme de 28 ans est abattu au volant d’un véhicule. Celui-ci avait été suivi pendant 30 kilomètres sur le périphérique puis l’autoroute, jusqu’à chez lui, par la BAC de nuit de Paris. Elle agissait hors de sa zone de compétence territoriale, sans même en avoir informé la salle de commandement. Une chasse à l’homme, manifestement sur la base de critères ethniques.
Contrairement aux premières déclarations mensongères des policiers, aucune infraction routière n’a été commise par la victime d’après la consultation des images de vidéo-surveillance.
Une fois arrivé dans une rue de Poissy le véhicule, talonné par la BAC, stationne. Le policier Gilles G. sort de la voiture en braquant le conducteur avec son arme à feu. Celui-ci redémarre, pour pouvoir ouvrir sa portière coincée par la voiture de police selon les proches du défunt. L’agent tire à trois reprises, alors qu’il se trouve à l’arrière du conducteur. Encore un mensonge : il n’était aucunement en danger, et les munitions sont arrivées dans le dos de la victime.
Le policier est mis en examen pour homicide volontaires quelques jours plus tard, mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Il continuera néanmoins d’exercer comme policier dans un bureau, sans arme de service.
Le procès du policier s’est ouvert ce vendredi devant la Cour d’Assises de Versailles et se tiendra jusqu’à vendredi prochain.

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12.03.2026

Il était tranquillement chez lui lorsque les policiers de la brigade anticriminalité, alertés pour une suspicion de cambriolage, sont tombés sur Evan de manière musclée. Le jeune Toulousain, âgé de 20 ans raconte cette soirée de cauchemar.

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13.01.2026

D’après nos informations, la brigade de nuit de la Police Nationale a croisé un véhicule feux éteint aux alentours de 3 heures du matin et lui a fait signe de s’arrêter.

(…) La CRS autoroute est en charge de l’enquête.

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13.01.2026

 

Un policier a blessé par balle un adolescent au thorax en plein centre-ville de Carcassonne, lundi 12 janvier, en après-midi. Un véhicule, avec plusieurs personnes à bord, aurait foncé sur les forces de l’ordre après un refus d’obtempérer. L’un des policiers a alors ouvert le feu.

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13.01.2026

Manifestement, elle ne fuit pas les policiers qui la rattrapent rapidement. En arrivant à sa hauteur, un premier fonctionnaire en civil se jette sur elle, le coude en avant, et la fait brutalement chuter à terre. Lorsqu’il s’écarte, un second asperge à deux reprises avec du gaz lacrymogène la manifestante, recroquevillée au sol, avant de reprendre sa course. Ces deux policiers, respectivement major et brigadier de la Bac 11, ne sont pas poursuivis par le parquet de Paris.

(…) Alors qu’elle se relève difficilement, encore soutenue par un autre manifestant, le gardien de la paix la frappe avec son bouclier au niveau de la tête, la projetant à nouveau dans les sacs poubelle, puis reprend immédiatement sa course.

(…) Examinée aux urgences le 26 mars, elle souffre d’une commotion cérébrale et d’une fracture du nez. Retrouvée par StreetPress, elle témoigne deux ans après les faits d’une vie bouleversée, encore handicapée au quotidien par des migraines et crises d’anxiété laissées par la commotion cérébrale. Elle souffre notamment d’une vision floue et des vertiges qui nécessitent des soins de rééducation.

(…) « Il y avait un non-sens complet d’aller porter plainte à des policiers contre des policiers. Sur la vidéo, ils sont une dizaine à avoir vu ce qu’il s’est passé et sont partis en courant. Y’en a pas un qui s’est demandé comment j’allais. »

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05.01.2026

Sortant de ses gonds, il avait projeté l’un des hommes à terre, lui occasionnant une plaie à la tête et 7 jours d’incapacité totale de travail. Il avait aussi donné un coup de pied à un autre, qui venait d’être maîtrisé par ses collègues, et violenté le troisième.

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12/12/2025

Des agents de la police municipale à moto (GIR) ont aperçu le point fixe et se sont arrêtés pour le filmer, avant d’arracher les pancartes. Seulement quelques minutes plus tard, 11 agents supplémentaires, dont certains issus de la police nationale et de la BAC, viennent en renfort. Ils encerclent les militants du collectif, retirent les photos exposées sur le point fixe, contrôlent plusieurs militants et prennent en photo leurs pièces d’identité. La raison ? « Le problème, c’est que vous êtes contre nous » explique un policier, comme le rapporte le collectif. Les militants sont explicitement menacés : « on se revoit pour la perquisition chez vous », ainsi qu’un journaliste présent sur place : « si tu prends mes collègues en photo, j’éclate ton appareil par terre ».

 

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27/10/2025

Extraits

Quatre policiers avaient été placés en garde à vue jeudi 23 octobre après le décès d’un homme à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) lors de son interpellation. Ils sont ressortis libres le jour même, sans poursuite à ce stade.

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24/10/2025

Selon le parquet de Melun, l’un des hommes en fuite est déséquilibré et sa tête heurte un panneau de signalisation.

(…) L’enquête se poursuit pour tenter de lever les zones d’ombre sur ce qu’il s’est passé durant cette nuit du 22 au 23 octobre.

Mots clés

13/10/2025

Le corps d’Enzo Weiss, 17 ans, avait été retrouvé dans la rivière l’Ill à Strasbourg en avril 2023. L’adolescent aurait sauté dans le cours d’eau afin de fuir la police. La justice a décidé de rouvrir l’enquête pour « non-assistance à personne en danger », a appris l’« Agence France-Presse » ce lundi 13 octobre.

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19/09/2025

Dotés d’un drapeau français, ils sont rapidement identifiés comme appartenant à des mouvances d’extrême droite par les manifestants présents, alors que le cortège était en train de se disperser.
Le groupe, pris à partie par les slogans des manifestants, est finalement exfiltré par la police, toujours selon l’Observatoire des libertés de Montpellier.

(…) Alors que l’un des membres du groupe d’extrême droite discute avec la BAC, une membre de l’association de l’Observatoire des libertés de Montpellier filme la scène. Elle se fait alors arracher son téléphone par un individu, qui pousse violemment un autre manifestant quelques minutes plus tard, sous les yeux de la police.

(…) « C’est incompréhensible, réagit Sophie Mazas. Comment la hiérarchie de cette brigade peut acter de ne pas intervenir ? Ces personnes d’extrême droite ont pu circuler librement et agresser trois personnes, dont une aurait été hospitalisée, en toute impunité ». La personne conduite aux urgences aurait été agressée vers 16 h dans le quartier des Beaux-Arts, à la terrasse d’un café.

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06/08/2025

Extrait

Un tir a atteint la bête qui n’a pas survécu.

 

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ACCUSÉ DE VIOLENCES LORS D’UNE INTERPELLATION À ATHIS-MONS, UN POLICIER RELAXÉ AU BÉNÉFICE DU DOUTE

Le Parisien


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Extrait

Amené au commissariat, Le suspect est placé face à un mur pour une palpation. Selon le fonctionnaire, le trentenaire aurait alors pivoté pour tenter de lui mettre un coup de coude au visage, ce que conteste la victime. Le policier, un grand gaillard qui le domine d’une tête, le repousse très violemment. Résultat, la victime se retrouve avec le nez et le front en sang après avoir heurté de la tête une arête du mur. Mais aucun témoin n’a assisté à la scène.

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EN SAÔNE-ET-LOIRE, UN ADOLESCENT TUÉ ET 4 AUTRES BLESSÉS DANS L’ACCIDENT DE LEUR VOITURE « SUIVIE » PAR LA POLICE

HUFFPOST


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Extrait

Les circonstances de l’accident « restent à éclaircir » selon la préfecture, qui indique que les passagers du véhicule accidenté étaient âgés d’une quinzaine d’années.

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UN HOMME ARMÉ TUÉ À METZ LORS D’UN ÉCHANGE DE COUPS DE FEU AVEC LA POLICE

ouest france


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Extrait

Un homme gravement blessé lors d’une intervention des forces de l’ordre, à Metz (Moselle), dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 juin, est décédé.

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À NANTES ET TOURS, LA POLICE DE RETAILLEAU AU SERVICE DU MILLIARDAIRE RÉACTIONNAIRE PIERRE-ÉDOUARD STERIN

blast


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Après des tensions à Tours, une manifestation a été interdite à Nantes. Bruno Retailleau, via le préfet, a déployé des moyens policiers hors normes face au petit millier de manifestants qui a bravé l’interdiction. Protégeant ainsi son allié, mécène et partisan de « l’union des droites ».

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« IL S’EST PASSÉ QUELQUE CHOSE DE PAS NORMAL CE SOIR-LÀ » : UN POLICIER JUGÉ APRÈS DES VIOLENCES À ATHIS-MONS

Le Parisien


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Rattrapé par l’un des fonctionnaires, il est mis au sol, menotté et emmené au commissariat. Accusé d’outrage, rébellion et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, il comparaît devant le tribunal correctionnel.
Mais à l’audience, une vidéo de l’interpellation vient remettre en cause la version des policiers. À tel point que le prévenu est relaxé. Entre-temps, il a vu un médecin, qui a établi un certificat médical constatant une fracture du nez, une plaie au front et divers hématomes à la main, à la jambe… soit dix jours d’incapacité totale de travail (ITT).

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EN CORRÈZE, PRISON FERME POUR LE POLICIER COUPABLE DE VIOLENCES SUR SES PROCHES

LA MONTAGNE


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Ce policier de métier avait été jugé en avril dernier pour des faits violences intrafamiliales.

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SEINE-SAINT-DENIS : AU TRIBUNAL, DEUX POLICIERS VANTENT LE PROFESSIONNALISME DE LEUR TATOUEUR JUGÉ POUR VIOLS

Le Parisien


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« C’était un artiste », déclare un premier témoin, ce mercredi devant la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis. Policier de son état, il parle avec emphase de « la créativité » de Dorian S., 39 ans, de « sa personnalité passionnée » et du bourreau de travail qu’il était. Ce dernier est jugé pendant dix jours pour des viols et des agressions sexuelles sur neuf clientes, commis surtout en 2020 dans son salon à Neuilly-sur-Marne.

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« ILS ONT TABASSÉ NOS FILS, ILS LES ONT ENTRAINÉS DANS LES BLOCS POUR QU’ON NE PUISSE PAS FILMER DEPUIS LES ÉTAGES »: TENSIONS ENTRE DES HABITANTS ET LA POLICE DANS UNE CITÉ DE NICE

nice matin


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« Ils ont tapé nos enfants. Et c’est tout le quartier qui a été tapé, ils mélangent tout: les dealers, les habitants. C’était un lynchage… »
La dalle de Roquebillière est chauffée à blanc. Mardi 22 avril, lendemain de Pâques, la plateforme de ce quartier de Nice-Est est un brasier de colère. Des mères, des grands-mères, le poing levé.
Elles parlent de  » violences policières ». « Ils ont tabassé nos fils, ils les ont entraînés dans les blocs pour qu’on ne puisse pas filmer depuis les étages… »

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LES FANTASMES POLICIERS DE LA LUTTE ANTINUCLÉAIRE !

Trognon.info


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Depuis novembre 2024, la lutte antinucléaire dans la Manche et le Calvados fait l’objet d’une pression (à défaut d’une répression) dont nous avions quelque peu perdu l’habitude dans l’ouest.
(…) En novembre 2024, deux compagnons sont interpellés en plein centre-ville de Caen par plusieurs équipages de flics dont la BAC.
(…) Et il y a eu vent de contrôles de véhicules par le PSIG à l’issue d’une réunion anti-nucléaire publique.
Courant février aussi, quelques jours après une réunion publique anti-nucléaire à Caen, la présence d’un indic a été découverte.

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UN POLICIER DE VALENCIENNES ENCOURT DEUX ANS DE PRISON POUR DES VIOLENCES SUR UN INDIVIDU MENOTTÉ

LA VOIX DU NORD


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Un geste inacceptable selon la procureur

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UN POLICIER OUVRE LE FEU À SAINT-MARTIN-BOULOGNE ET BLESSE UN HOMME LORS D’UN CONTRÔLE : QUE S’EST-IL PASSÉ ?


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Selon le procureur, les policiers ont tenté d’utiliser le taser, puis un tir de LBD. Le projectile a atteint l’homme au niveau du torse, « sans effet ». L’homme est reparti. […] Un des fonctionnaires fait alors usage de son arme à feu, « à deux reprises ».

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AU TRIBUNAL, LE PROCÈS D’UN POLICIER DÉJÀ MIS EN EXAMEN POUR VIOLENCES DURANT LES ÉMEUTES


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Le tribunal juge ce vendredi un policier de la BAC centre de Marseille pour « violences volontaires » sur un jeune homme. L’agent est aussi mis en cause dans l’affaire Hedi, du nom du jeune homme grièvement blessé à la tête lors des émeutes de 2023.

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UN POLICIER DE LA BAC CONDAMNÉ EN APPEL À SIX MOIS DE PRISON AVEC SURSIS POUR VIOLENCES


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Si la juridiction confirme sa culpabilité, elle le sanctionne de deux mois de prison de moins qu’en première instance. Les faits remontent au couvre-feu de 2021, où un équipage de la BAC centre interpelle un couple, Eliott et Marion, pour “outrage et rébellion” près de Saint-Charles. Une vidéo de la scène, versée au dossier, avait révélé des violences.

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LES POLICIERS N’APPRÉCIENT PAS D’ÊTRE FILMÉS, L’AFFAIRE DÉGÉNÈRE

Streetpress


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Deux étudiantes néerlandaises qui sortent de boîte de nuit filment une interpellation. Les fonctionnaires n’apprécient pas et l’affaire dégénère. Les deux jeunes femmes accusées de violences passaient au tribunal ce vendredi 31 janvier.
(…) « Je criais, les yeux fermés, mes mains étaient menottées, je ne me rappelle que de ça. C’était traumatisant. » (suite…)

SEINE-ET-MARNE : DEUX POLICIERS LOURDEMENT CONDAMNÉS POUR AVOIR « GAZÉ » LE PILOTE D’UN DEUX-ROUES


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Deux policiers du commissariat de Montereau-Fault-Yonne ont été condamnés pour violences aggravées, commises lors d’un refus d’obtempérer.

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[ESSONNE] AFFAIRE ADNANE NASSIH : LE POLICIER AUTEUR DU TIR DE LBD MIS EN ACCUSATION À LA COUR CRIMINELLE


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En février 2020, Yann T., un policier d’une brigade anticriminalité, avait éborgné l’homme âgé de 19 ans, à Brunoy, dans l’Essonne. A l’issue de l’enquête menée sur ces faits, le juge d’instruction a ordonné la tenue d’un procès criminel contre l’agent.

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MONTEREAU : DEUX POLICIERS JUGÉS POUR AVOIR FAIT CHUTER EN LE GAZANT UN ADO À SCOOTER REFUSANT D’OBTEMPÉRER

Le Parisien


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Les deux fonctionnaires de la BAC de Montereau-Fault-Yonne affirment avoir effectué les trois jets de bombe lacrymogène vers le sol. La vidéo en montre un tiré à l’horizontale, faisant tomber l’ado avec son scooter.

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LYON : L’ETAT CONDAMNÉ POUR LES « MÉTHODES DE BARBOUZES » D’UN DE SES AGENTS


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En février 2020, [Flagrant Déni] publie un article mettant en cause l’impunité de policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) de Lyon. Dans les jours qui suivent, Lionel Perrin, à l’origine de l’article, et l’association sont submergés d’appels commerciaux et de courriels publicitaires. Coïncidence ? En quelques clics, ils découvrent que l’adresse IP à l’origine de ce démarchage indésirable provient de la Direction des services numériques de l’État (DINUM).

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NANTERRE : UN POLICIER DE LA BRIGADE ANTICRIMINALITÉ OUVRE LE FEU APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER

Le Parisien


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Un fonctionnaire de police a fait l’usage de son arme de service, sans faire de blessé, après un refus d’obtempérer, lundi soir. Deux enquêtes sont ouvertes. L’une est confiée à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, l’autre à l’IGPN.

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SOCIÉTÉ NUCLÉAIRE, SOCIÉTÉ POLICIÈRE.

Trognon.info


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Au poste, les compagnons comprennent que les flics sont en pleine construction d’une petite histoire : il s’agit de les impliquer dans une tentative de sabotage. Le moindre outil, le moindre tract présent dans la voiture deviennent des preuves à charge. Les flics scotchent sur de vieux morceaux de bois, puis sur du vinaigre blanc qu’ils pensent inflammable (si, si !), saisissent un vieux texte antinucléaire et un autre anarchiste. Des preuves infaillibles on vous dit.

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UN HOMME GRIÈVEMENT BLESSÉ PAR DES TIRS DE POLICIERS DANS LE VAL-DE-MARNE

franceinfo:


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Un homme de 22 ans a été grièvement blessé par trois tirs de policiers à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, dans la nuit de vendredi à samedi et son pronostic vital est engagé, a indiqué samedi le parquet de Créteil.

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L’EX-POLICIER D’AMIENS ACCUSÉ DE SEPT BRAQUAGES DANS LA SOMME ÉTAIT DANS LA SPIRALE DE L’ENDETTEMENT

Courrier picard


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Le policier de la Bac d’Amiens, au-dessus de tout soupçon au moment de son interpellation en mars 2023, est renvoyé devant la cour d’assises pour sept faits, à Chaulnes et Nesle. Il en reconnaît cinq.

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MANIFESTANT BLESSÉ À NANTES : DE LA PRISON AVEC SURSIS REQUISE CONTRE LE POLICIER DE LA BAC


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La victime avait reçu des coups dans un fourgon, le 11 février 2023, à Nantes, mais n’a pu reconnaître le policier mis en cause, lundi. Le tribunal rendra sa décision mardi 26 novembre.
Que s’est-il passé dans le fourgon de la police nationale, le 11 février 2023, à Nantes ? Comment le manifestant interpellé sans une égratignure a-t-il pu arriver à Waldeck-Rousseau avec un œil au beurre noir et des dermabrasions sur le visage ? Lundi, deux heures d’échanges n’ont pas permis de répondre …

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MORT DE JEAN-PAUL BENJAMIN : COMMENT LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR A SOUTENU LE POLICIER TIREUR


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Le puzzle judiciaire de l’enquête sur la mort de Jean-Paul Benjamin illustre le soutien sans faille dont peut bénéficier un policier quand il est mis en cause pour avoir tué un homme. Dans le détail de la procédure et du dossier administratif de l’agent, consultés par Libération, apparaissent plusieurs preuves de l’aide fournie par le ministère de l’Intérieur à Emmanuel N. Ce brigadier, ancien de la brigade anticriminalité (BAC) d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), est aujourd’hui mis en accusation devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour des «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Un crime pour lequel il encourt une peine de vingt ans de prison.

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TROIS ANS APRÈS LES FAITS, DEUX POLICIERS JUGÉS POUR AVOIR TIRÉ HUIT BALLES DANS LA VOITURE DE NORDINE


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En août 2021, à Stains, la police a tiré cinq balles dans le corps de Nordine après un refus d’obtempérer. Ce 3 octobre, trois ans après, les agents vont à leur tour être jugés pour « violences volontaires ».

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SEVRAN : LE POLICIER QUI A TUÉ JEAN-PAUL BENJAMIN AU VOLANT D’UNE CAMIONNETTE EN 2022 RENVOYÉ EN PROCÈS


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Pas de légitime défense. La thèse est exclue dans l’ordonnance de mise en accusation des juges, ont fait savoir des sources judiciaires ce vendredi 6 septembre. Le policier ne se trouvait pas sur la trajectoire du fourgon conduit par Jean-Paul Benjamin lorsqu’il a redémarré, en mars 2022 à Sevran (Seine-Saint-Denis), comme l’avait affirmé Libération dès les jours suivants. «En l’absence d’élément de danger immédiat, l’usage d’une arme en direction du conducteur n’est pas absolument nécessaire et est surtout disproportionné face au simple risque de fuite d’une personne soupçonnée du vol d’un bien», précisent les juges.

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LYON : UN POLICIER OUVRE LE FEU SUR UN AUTOMOBILISTE QUI REFUSE D’OBTEMPÉRER


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Dans la nuit de samedi à dimanche, un policier de la BAC a ouvert le feu à Lyon.

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BORDEAUX : OÙ EN EST L’ENQUÊTE APRÈS LA MORT D’UN HOMME MENAÇANT, ABATTU DE TROIS BALLES PAR UN POLICIER ?


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Alors que les investigations se poursuivent, après qu’un policier a ouvert le feu sur un individu armé d’un couteau, vendredi soir à Bordeaux, l’autopsie de la victime doit être pratiquée ce lundi.

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SUSPICIONS DE VIOLENCES POLICIÈRES À LILLE : UNE ENQUÊTE CONFIÉE À L’IGPN

franceinfo:


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Extraits

Au moins trois personnes ont été blessées, dont une jeune femme à l’arrière de la tête. Ces trois personnes ont été hospitalisées, selon la LDH.
(…) La LDH dénonce également l’attitude des policiers à l’encontre de ces membres présents sur place en tant qu’observateurs.

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LE CRÂNE D’HEDI AURAIT ÉTÉ FRACASSÉ À COUPS DE MATRAQUE

Contre Attaque


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Le 1er juillet 2023, Nahel a été tué trois jours plus tôt par un policier, et la révolte gronde dans toute la France contre les violences d’État.
À Marseille, une bande de 4 policiers de la BAC croise Hedi et un ami dans une rue. Ils lui tirent dessus : une balle en caoutchouc en pleine tête. Hedi s’effondre, gravement blessé. Les policiers le traînent au sol pour aller le tabasser dans une ruelle et l’abandonnent là. Laissé pour mort.

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LA POLICE TIRE DES COUPS DE FEU SUR UNE VOITURE

LE JOURNAL de Saône et Loire


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Ce lundi, en début d’après-midi, un équipage de la brigade anticriminalité est intervenu rue Colbert à Chalon-sur-Saône. Plusieurs témoins indiquent que la police a tiré à trois reprises sur une voiture en fuite.

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TASER, COUPS DE POING… SURSIS REQUIS CONTRE DES POLICIERS APRÈS UN CONTRÔLE QUI TOURNE MAL À CORMEILLES-EN-PARISIS

Le Parisien


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Cinq fonctionnaires d’Argenteuil sont soupçonnés d’avoir violenté un jeune. Sur son téléphone, ce dernier était en possession d’une photo d’un de leurs collègues… en bas résilles.

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LA POLICE OUVRE LE FEU SUR UN HOMME ARMÉ, LE SUSPECT LÉGÈREMENT BLESSÉ PAR DES ÉCLATS DE VERRE

franceinfo:


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La police intervenait après un différend sur fond d’alcool entre deux personnes. Le suspect n’a pas été atteint par le tir, mais il a été légèrement blessé par des éclats de verre.

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SCANDALE DU FICHIER « TAJ » : UNE GENDARME CONDAMNÉE À 3 MOIS DE PRISON AVEC SURSIS POUR AVOIR CONSULTÉ ILLÉGALEMENT DES ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES

franceinfo:


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Christophe L., chef de la police municipale, est poursuivi pour avoir commandité les informations sur le traitement des antécédents judiciaires de plusieurs agents. Son adjointe, Laetitia B. est soupçonnée d’avoir fait appel à la gendarme pour avoir eu accès aux informations et s’en être servi.
(…) C’est la troisième personne de cette affaire : un policier de la BAC nationale, Serge B., qui aurait, lui, fouillé dans le fichier et divulgué des informations aux deux premiers.

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PARIS : UN POLICIER DE LA BAC DU 18E ARRONDISSEMENT BANNI DE LA FONCTION PUBLIQUE APRÈS SA CONDAMNATION


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La cour administrative d’appel de Paris a rejeté le recours d’un policier de la Brigade anti-criminalité (BAC) du 18e arrondissement de Paris qui voulait être réintégré dans la fonction publique malgré sa condamnation pénale pour « faux », « détention de stupéfiants » et « violences » policières.

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UN COUP DE FEU TIRÉ LORS D’UNE INTERPELLATION À ANTIBES CE LUNDI SOIR, UN POLICIER BLESSÉ

Nice Matin


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D’après nos informations, la manœuvre aurait fait chuter le policier qui aurait fait feu à une reprise, sans toucher l’auteur qui finira par être interpellé.

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CHERBOURG-EN-COTENTIN : UN POLICIER OUVRE LE FEU SUR UN VÉHICULE APRÈS UN REFUS D’OBTEMPÉRER

actu.fr


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J’ai d’abord vu l’homme faire usage du taser à travers la vitre baissée du conducteur. Le véhicule est reparti et le second homme a alors fait usage de son arme à feu, tirant sur le véhicule.

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