28.02.2026
Le 17 février 2026, le tribunal correctionnel de Rennes condamnait quatre policiers à six mois de prison avec sursis.
28.02.2026
Le 17 février 2026, le tribunal correctionnel de Rennes condamnait quatre policiers à six mois de prison avec sursis.
27.02.2026
Lors des auditions réalisées peu après le décès de l’homme interpellé le 15 janvier à Paris, les policiers de la brigade territoriale de contact ont livré des versions divergentes sur les circonstances d’une fouille réalisée au commissariat du 20ᵉ arrondissement.
(…) Dans les heures qui suivent sa mort, une enquête en recherche des causes de celle-ci est ouverte. L’inspection générale de la police nationale (IGPN) en sera chargée le lendemain après-midi, mais les premiers actes d’enquête sont réalisés par des policiers du commissariat du centre (3e arrondissement), avant même la levée du jour. Ils auditionnent leurs collègues ayant interpellé El Hacen Diarra, qui ne sont pas placés en garde à vue mais entendus en qualité de témoins.
27.02.2026
Le fonctionnaire, en poste à Saint-Denis, employait sa victime au noir, dans l’Oise. Suite à un différend, il l’a menacée de mort avant d’être interpellé. Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis.
27.02.2026
Le 14 juin 2025, au départ d’une manifestation de soutien au peuple palestinien, place de la République à Paris, une action organisée par Extinction Rébellion (XR) a pris une tournure surréaliste. En l’espace de quelques heures, une pièce s’est jouée. Ses acteur·ices : sept activistes, un préfet de police adepte des réseaux sociaux, des centaines de policiers, des manifestant·es… et une statue.
Plusieurs mois après les faits, j’ai rencontré les activistes au cœur de cet événement singulier. Iels ont entre 25 et 53 ans et viennent pour la plupart de la région parisienne et de milieux sociaux et politiques très différents.
(…)
Au début de la manifestation du 14 juin, la branche francilienne d’XR choisit de réaliser une action symbolique : habiller la statue située place de la République d’un gilet aux couleurs du drapeau palestinien, portant l’inscription « Free Gaza ».
Le choix de cette statue n’est pas anodin. Haute de 9,5 mètres, cette Marianne debout est juchée sur un piédestal de pierre de 15,5 mètres. Dans sa main droite, un rameau d’olivier ; dans la gauche, une tablette gravée « Droits de l’Homme ». Le monument s’élève sur un large socle, relativement accessible, culminant à environ quatre mètres. C’est depuis ce socle que les grimpeurs, équipés de cordes et de harnais, entament l’ascension vers la partie supérieure de la statue.
Peu après le départ du cortège, les activistes se hissent sur le socle. Aussitôt, une dizaine de policiers se positionnent en contrebas et les encerclent. Malgré l’intervention d’un militant resté en bas et chargé d’expliquer le déroulement de l’action, la réponse des forces de l’ordre est immédiate : « Cela dégage ! »
Pris au piège
Le ton est donné. Les policiers leur ordonnent de descendre. Du fait de la hauteur du socle, ils ne peuvent pas intervenir directement, et aucune négociation ne semble possible, comme le résume l’un des grimpeur·ses :
« Au bout de trois secondes, ils ont compris ce qu’on faisait. On avait le matériel, ils [les policiers] ne voulaient pas ça. »
L’apparition de ce qu’iels décrivent comme une « nasse » les sidère. Aucun·e n’en comprend la raison. L’action est pourtant connue et maîtrisée. C’est la quatorzième fois sur cette statue qu’iels mènent ce type d’action, et la troisième fois de l’année.
En temps normal, montée et descente prennent environ une heure. Les grimpeur·ses sont aguerri·es à l’exercice et ne dégradent rien. Certain·es ont même prévu de rejoindre la manifestation ensuite.
(…)
La réponse policière face à la solidarité militante
En fin d’après-midi, le camion d’une unité habilitée à monter sur la statue arrive. Spontanément et contre toute attente, les soutiens encore présents se positionnent devant la statue et font barrage. Pour les activistes, ce moment est incroyable :
Voir les gens d’un coup qui se mettent à bloquer : c’est un de mes plus grands fantasmes. Des citoyen·nes qui font front et qui empêchent la police de mettre son échelle sur la statue.
Malheureusement les forces de l’ordre répondent à ce moment d’espoir par une première charge qui repousse les soutiens. Plusieurs charges similaires ont lieu par la suite, élargissant progressivement le périmètre policier et isolant peu à peu les activistes. Ce moment a été très éprouvant, comme le souligne l’une d’entre elleux :
Avec les camarades, on a fait front ensemble. Mais les gens en bas, c’était trop : j’étais au bout de ma vie.
J’avais l’impression d’être responsable parce que c’était l’action qu’on menait. Alors que ce n’est pas notre faute si on a des policiers qui tapent à tout bout de champ. J’ai vu des gens par terre, j’ai vu un camarade se faire martyriser par 6 policiers au sol. De voir tous les gens, de se dire qu’iels se sont fait massacré·es. Franchement, c’était vraiment dur.
J’en veux énormément à la police.
Iels sont unanimes : dans un cadre non violent et sans aucune provocation, les forces de l’ordre répondent de manière violente. L’un d’elleux résume les faits :
Il y a juste un ordre qui est donné, il y a des mouvements policiers, il y a des coups de matraque, il y a des gaz lacrymogènes. Il n’y a pas de facteur déclencheur autre qu’un ordre qui est reçu, qui descend et qui met en branle ce rouleau compresseur qui ratisse la place. Je ne sais pas comment dire cela mais c’était très sale ce qu’il s’est passé.
Violences et arrestations
Une fois la place vidée, après de nouvelles injonctions à descendre et une tentative infructueuse d’escalade des policiers spécialisés, l’arrivée d’un camion de pompiers équipé d’une nacelle précipite la fin de l’occupation.
Voyant la nacelle s’élever, les militant·es se rassemblent, assis·es, s’agrippant les un·es aux autres, formant ce qu’ils appellent une « tortue ». Ultime acte de résistance pour ralentir l’évacuation.
Arrivés sur la plateforme grâce à la nacelle, les policiers s’attaquent immédiatement à la tortue. L’un des militant·es résume :
Ce n’est pas possible de défaire une tortue ou alors cela prend beaucoup trop de temps si on ne veut pas faire souffrir les gens qui la font. Ils ont essayé pendant 10 minutes puis ont commencé à être violent, à étrangler les gens, à s’agenouiller sur la poitrine de certaines personnes, à faire des clés de bras et à menacer.
Ce sont un peu les limites de notre stratégie de désobéissance civile non violente. A un moment donné, quand ils n’ont plus de limites et qu’ils se disent qu’ils vont être violent à outrance, cela ne marche plus.
Tous·tes font état de violences à leur encontre et d’une volonté des policiers d’instaurer un sentiment durable de peur et d’insécurité. Iels évoquent des phrases telle que : “Toi je vais t’étrangler jusqu’à ce que tu t’endormes” et des menaces de tir de LBD à bout portant. Cette approche est contre-productive comme le souligne l’un des activistes :
On a refusé d’agir devant cette menace-là et cela nous a fermé encore plus dans notre position de rester là-haut.
Certain·es ont encore des séquelles physiques, tel qu’un coccyx déplacé ou des poignets abîmés.
Iels résument l’évacuation ainsi :
(…)
Tous les activistes arrêtés, la police charge les manifestants restés sur la place, faisant usage de gaz lacrymogènes. Elle a ensuite pris soin de faire disparaître toute trace de l’action.
(…)
Après l’intervention policière et l’évacuation de la place, les activistes sont conduit·es au commissariat. Sur place, iels sont regroupé·es dans une petite salle où iels attendent d’être interrogé·es, puis séparé·es et placé·es en cellule. Le sentiment d’injustice, mêlé à celui de l’angoisse, remplace désormais la peur ressentie durant l’interpellation. Iels le résument en ces termes :
(…)
Face à ce flou, les interrogatoires commencent. Selon les activistes, les officiers de police judiciaire (OPJ) cherchent à formuler des motifs d’inculpation. Les questions sont volontairement orientées : “Est-ce que vous pensez que le drapeau de la Palestine est compatible avec les valeurs de la République française ?” Questions auxquelles les activistes répondent par : « Je n’ai rien à déclarer. »
(…)
Encore aujourd’hui, pour l’activiste, cela reste incompréhensible :
« Ils sont partis hyper loin alors qu’on a juste mis un gilet. On a fait des vidéos de 2 minutes et on est descendu. Je ne comprends pas trop.
(…)
Privation de liberté et poursuites judiciaires
(…)
Après avoir été incarcéré·es le maximum de temps permis à ce stade, nos sept activistes sont passé·es en comparution immédiate le mardi 17 juin 2025, en attendant leur audience prévue deux mois plus tard, le 19 août devant le tribunal judiciaire de Paris.
Iels ont été soumis à un contrôle judiciaire particulièrement strict, généralement réservé au grand banditisme : interdiction de contact entre elleux, interdiction de se rendre place de la République, obligation de se présenter toutes les deux semaines au commissariat et interdiction de manifester.
Les motifs finalement retenus contre elleux par la police sont : mise en danger de la vie d’autrui (celle des policiers…), rébellion en réunion contre des personnes dépositaires de l’autorité publique, refus de se soumettre à des relevés signalétiques (empreintes) et, pour l’un des activistes, refus de transmettre le code de son téléphone.
Dès l’audience du 19 août, la procureur a requis leur relaxe du chef de « mise en danger de la vie d’autrui », celui-ci considérant que, bien que périlleuse, l’intervention des policiers rentrait dans le cadre de leurs missions.
Le 10 septembre, jour de leur jugement, iels seront relaxé·es de l’ensemble des charges retenues contre elleux. Le tribunal a considéré que leur interpellation n’était pas fondé, notamment en l’absence de flagrant délit caractérisé. Cela a été un soulagement pour chacun d’eux, mais aussi une source de frustration :
Tu sors après le délibéré du jugement et on te dit “ben voilà nullité de l’interpellation”.
Ben voilà ciao, on passe à l’affaire suivante. Et du coup, on fait quoi des deux mois et demi qui viennent de passer où on n’a pas pu se voir, on n’a pas pu faire nos trucs, on n’a pas pu manifester, on n’a pas pu organiser les événements qui allaient arriver !
Tu sors sans un merci, sans un au revoir, sans rien. C’est vraiment très frustrant, un goût d’inachevé.
La Garde à Vue comme arme politique
L’illégalité de l’interpellation souligne une réalité décrite par l’un des militant·es : l’utilisation de la Garde à Vue (GAV) comme arme politique :
Ils n’avaient pas le droit, mais juste, ils font ce qu’ils veulent. Comme on gagne beaucoup de nos procès en ce moment, j’ai l’impression qu’ils utilisent la GAV comme un outil répressif.
Ils nous gardent le plus longtemps possible. Moi, je le vis vraiment comme ça, pour que ce soit décourageant, traumatisant.
Comme ils ne peuvent pas nous sanctionner au niveau juridique, au moins ils nous enferment un peu.
(…)
Que penser lorsque l’État fait usage de violence pour instiller la peur à l’encontre de citoyens non violents ?
Que penser des trois jours de privation de liberté, des deux mois de contrôle judiciaire strict imposés sans motif retenu par la justice ?
Enfin, que penser des moyens de l’État : police, secours, administration et justice mobilisés ce jour-là et pendant des mois, pour une affaire finalement jugée sans fondement, sous l’autorité d’un préfet de police qui deviendra quelques mois après ministre de l’Intérieur ?
Photoreportage de Julien Gate.
Article de presse gratuit disponible
27.02.2026
« Alors que l’IGPN avait conclu en une violation de la loi et que le parquet avait requis un procès à l’encontre du gardien de la paix, la chambre de l’instruction vient de donner un blanc seing au policier. La famille demande justice »
26.02.2026
Courtney, victime américaine de Jeffrey Epstein et de Jean-Luc Brunel, n’a jamais été contactée par les enquêteurs français ou américains. Elle a pourtant raconté dans les médias, en 2019 puis 2020, les agressions sexuelles qu’elle a subies à Paris.
26.02.2026
Il y a un an, alors qu’il est tranquillement assis au pied d’un immeuble, il a le malheur de croiser un équipage de police. Un des agents lui hurle immédiatement «Eh babouin ! Eh macaque !» en courant dans sa direction. Dans un déferlement de violence gratuite, Ousmane va alors recevoir de ce même policier un torrent d’insultes ainsi que deux coups de poing au visage, avant d’être menotté. La scène, insoutenable, dure 16 longues minutes.
Lors de la rédaction du procès-verbal consécutif à l’interpellation, le policier écrira pourtant que l’adolescent a essayé de s’enfuir à plusieurs reprises et va même jusqu’à porter plainte pour «violences et rébellion sur personne dépositaire de l’autorité publique».
(…) Loin d’être anecdotique, ou le fruit d’une énième «brebis galeuse», cette violence d’État est bien le produit d’un système entier fondé sur la violence, l’impunité et l’omerta généralisée.
26.02.2026
Matthieu R., 34 ans, policier à l’époque au sein de la Brigade anticriminalité (BAC) et présent jeudi, a « sciemment rédigé un faux » et « ne pouvait ignorer les modalités du déroulement de l’interpellation »
26.02.2026
Après six ans d’instruction autour d’un accident de la mer qui avait coûté ses deux jambes à un jeune Comorien, la justice a mis hors de cause quatre policiers. Plusieurs éléments de l’enquête posent cependant question, à commencer par les méthodes utilisées pour intercepter les embarcations clandestines.
26.02.2026
Olivier, 34 ans, s’est donné la mort en détention provisoire le 17 février 2026. Incarcéré depuis 4 jours pour des faits présumés de violences conjugales, il a écrit une lettre à son ex-compagne et mère de son fils avant d’effectuer son geste fatal. Cette dernière, Janik, lui rend hommage. « C’était une belle personne mais l’alcool l’a détruit », confie-t-elle.
25.02.2026
Les images de cette femme aux cheveux gris entourée de policiers, d’abord debout avec un drapeau arc-en-ciel puis inanimée au sol après la charge, avaient fait des remous, tout comme les efforts des autorités pour tenter de disculper la police ou les propos du président Emmanuel Macron souhaitant « une forme de sagesse » à la septuagénaire.
Victime de multiples fractures, en particulier au crâne, Geneviève Legay était restée deux mois à l’hôpital. Elle en garde des séquelles : plus d’odorat, ouïe et goût perturbés, 45 séances de kiné pour retrouver un peu d’équilibre et un long suivi psychologique.
En mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné Rabah Souchi à six mois de prison avec sursis pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique ».
25.02.2026
D’après Yves Dupas, deux policiers de la nationale sont poursuivis pour « faux en écriture publique ou authentique » et « violence sans incapacité de travail par personne dépositaire de l’autorité ».
(…) Toujours selon le procureur, un des policiers est par ailleurs soupçonné d’avoir asséné plusieurs coups de poing au visage du jeune homme, « lorsque celui-ci était menotté et placé dans le véhicule de service ».
25.02.2026
Ce général dirigeait depuis quatre mois l’OCLCH. Ce service de la gendarmerie est chargé d’enquêter sur les « crimes ou délits motivés liés à l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une race, une nation, une religion ou à raison, réelle ou supposée, de son orientation sexuelle ou de son identité de genre ».
(…) Lors d’un pot, « un moment de convivialité », le général s’interroge : « Pourquoi les gendarmes noirs travaillent-ils tous à l’accueil ? » À une dizaine d’occasions, parfois lors d’entretiens individuels, il tient des propos, jugés sexistes, qui choquent ses interlocuteurs.
23.02.2026
Une source proche du dossier affirme que ce détenu âgé de 19 ans et qui suivait un lourd traitement médicamenteux a fait plusieurs crises d’épilepsie dans sa cellule, la première se déclenchant vers 1 h du matin.
Malgré des alertes d’un co-détenu, qui a hurlé pour prévenir les surveillants bientôt rejoints par les autres détenus de la section, le personnel pénitentiaire n’est pas venu, affirme cette source.
Impuissant, le co-détenu a assisté à l’agonie du jeune homme pendant plusieurs heures, décrit-elle. Avant de finir par réussir à prévenir quelqu’un à l’extérieur, qui appelle à son tour les pompiers.
(…) il « n’était pas exact » qu’une enquête administrative avait été ouverte. « Tout semble avoir été fait dans les règles »
(…) Selon l’Observatoire international des prisons, en France, un décès survient en moyenne tous les deux ou trois jours en milieu carcéral, la plupart du temps par suicide.
23.02.2026
Au-delà de la justification (bien réelle) de l’adhésion du corps policier aux idées d’extrême-droite, il y a une raison très simple : il existe des liens directs entre les groupes d’extrême-droite et les services de police.
(…) Ne vous étonnez donc pas : l’impunité est organisée puisque la police protège tout simplement les siens. La proximité n’est pas qu’idéologique, elle est intrinsèque et filiale. Leur amour de la violence est également le même.
22.02.2026
Il est reproché à cet ancien gendarme d’avoir transmis frauduleusement ou détourné des données à caractère personnel, issues de plusieurs fichiers de la gendarmerie, du 13 mai 2024 au 28 mars 2025. Il lui est également reproché des dénonciations mensongères, la conduite d’un véhicule sans permis, et d’avoir eu recours à des prostituées, à 37 reprises, à La Loupe et dans plusieurs villes de France (Dijon, Alès) en mars et avril 2025. C’est le procureur de Chartres qui avait demandé une enquête pour corruption de gendarmes, après des soupçons liés à du trafic de stupéfiants. Son téléphone portable contenait notamment des captures d’écran de l’annuaire interne des gendarmes.
21.02.2026
Après la mort d’un homme à Valenciennes dans le Nord trois jours plus tôt, le policier municipal qui a ouvert le feu a été mis en examen pour homicide volontaire, écartant ainsi l’état de légitime défense a appris samedi 21 février dans la soirée ICI Nord(Nouvelle fenêtre), dans un communiqué du parquet de Valenciennes.
21.02.2026
Le policier auteur d’un tir ayant blessé un homme de 26 ans à Angers a été mis en examen pour « violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique », a annoncé ce samedi soir le procureur de la République, Eric Bouillard, dans un communiqué.
(…) De son côté, le jeune homme blessé a été hospitalisé puis placé en garde à vue.
(…) Une information judiciaire a également été ouverte à son encontre et il a été placé en détention provisoire.
21.02.2026
Soignée ce jour-là aux urgences de l’hôpital, la fonctionnaire de police a tenté de procéder à un contrôle d’identité, allant pour cela jusqu’à solliciter le soutien de ses collègues.
20.02.2026
Ce jour-là, des agents interpellent violemment une travailleuse sociale qui assiste à un contrôle, la plaquent au sol sur les rails du tramway et la placent garde à vue. Des images circulent. Un médecin constate les blessures. Malgré cela, la municipalité défend l’action de ses agents… et renvoie la faute sur la victime.
(…) Quand nous retrouvons Marie, lundi 2 février vers 20 heures, près de la gare RER D de Saint-Denis, les traces de l’agression sont encore bien visibles. Sa tempe est violette, une marque souligne son arcade, et sa lèvre supérieure reste gonflée. Elle nous montre aussi des griffures au cou et des éraflures sur les mains. Quelques jours plus tôt, le jeudi 29 janvier, la police municipale l’a violemment interpellée.
(…) « J’ai reçu un coup de matraque au visage. Je ne sais pas s’il était volontaire. Il m’a attrapée par les cheveux et a plaqué ma tête assez violemment contre les rails. »
(…) Ce sont eux qui contrôlent, poursuivent, interpellent. Et leurs pouvoirs pourraient bientôt s’élargir. Un projet de loi, examiné en ce moment au Parlement, prévoit d’autoriser les policiers municipaux à dresser des amendes forfaitaires délictuelles, des AFD, pour huit nouveaux délits, dont la vente à la sauvette. Concrètement, cela change la donne. Les agents pourraient sanctionner immédiatement, sur place, sans passer par la procédure judiciaire classique. Plus besoin d’attendre une décision du parquet. L’amende tomberait directement. Sur décision policière. Le Défenseur des droits met en garde.
20.02.2026
Le fonctionnaire avait pris la fuite après avoir heurté avec une violence inouïe les deux jeunes gens qui circulaient à trottinette. L’interdiction d’exercer sa profession, qui avait été requise, a été écartée par le tribunal.
(…) Fortement alcoolisé – son taux serait mesuré une heure et demie plus tard à 0,83 mg/L d’air expiré, soit presque 2 g/L de sang – il avait percuté deux frères de 16 et 23 ans qui circulaient à trottinette sur l’avenue de Hambourg à Marseille (8e), roulant sur l’un et traînant l’autre, coincé sous sa voiture, sur près de 200 m. Il avait ensuite pris la fuite, roulant dangereusement sur plus de 6 km et heurtant une voiture avant d’être arrêté par un mur et interpellé.
(…) Une position qui avait frustré le père des deux jeunes gens grièvement blessés, « brisés dans leur jeunesse et handicapés à vie »
20.02.2026
L’Inspection générale de la Justice vient de publier un rapport sur les différences défaillances de la police et du parquet poitevins, dans l’affaire de la mort d’Inès Mecellem. La jeune femme avait été poignardée à son domicile le 8 septembre dernier après avoir déposé plusieurs plaintes.
20.02.26
Un homme de 26 ans qui avait percuté un père et sa fille à moto, provoquant l’amputation d’une jambe et d’un pied, répondait de ses actes ce jeudi 19 février 2026 au tribunal de Lisieux (Calvados).
(…) « pour l’expert, la vitesse était excessive »
(…) Il plaide pour éviter la suspension du permis et l’inscription au casier judiciaire de son client, qui pourrait donc perdre son emploi.
19.02.26
Des images captées par un interphone vidéo montrent un agent en uniforme de la police municipale déposer des tracts de campagne de François Bernardini dans des boîtes aux lettres d’Entressen. De quoi interroger sur le respect du devoir de neutralité des agents publics en période préélectorale.
18.02.2026
La policière avait filmé les images de vidéosurveillance montrant les violences commises par une de ses collègues dans les sous-sols du tribunal judiciaire.
(…) De fait, la scène a été filmée. Sur les images de vidéosurveillance, qu’Amandine G. enregistre dans la foulée avec son téléphone, la gardienne de la paix Mathilde C., équipée de gants coqués, enchaîne plusieurs coups de poing sur le déféré, toujours tenu au sol.
(…) Pendant neuf mois, la vidéo enregistrée par Amandine G. aurait circulé dans le service sans que personne ne la transmette à l’autorité judiciaire, installée quelques étages au-dessus.
(…) La machine judiciaire s’enclenche également contre Amandine G., lorsque l’autrice des coups porte plainte contre elle pour diffamation et « diffusion d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ». En interne, les syndicats s’en mêlent et un groupe composé du compagnon policier de Mathilde C., de son supérieur hiérarchique et de « deux-trois » collègues de cette dernière met la pression à Amandine G. pour connaître l’identité de la taupe auprès de StreetPress. Il n’a pourtant « été trouvé aucune trace de transmission à d’autres personnes », relève la juge assesseure. La policière, « mise de côté toutes les nuits » par ses collègues, doit demander à changer de service, avant d’être mutée au commissariat de Vincennes (94).
18.02.26
Le préfet de la Gironde a saisi le procureur après la destruction d’une voiture de police factice aux Beaux-Arts de Bordeaux
(…) De son côté, le directeur de l’école, Audry Liseron-Monfils, maintient une ligne de défense axée sur les principes fondamentaux de l’institution. Contacté mardi 17 février, il a réaffirmé que les Beaux-Arts demeurent, avant tout, un « lieu de création artistique et de liberté d’expression ».
17.02.26
Le tribunal correctionnel de Rennes a reconnu coupables d’homicide involontaire les quatre policiers du commissariat de Saint-Malo qui surveillaient la cellule d’Allan Lambin en février 2019, lorsqu’il a été retrouvé mort. Ils ont été condamnés ce mardi à six mois de prison avec sursis.
(…) Par la voix de l’un de leurs avocats, les policiers n’excluent pas de faire appel de la décision
17.02.2026
Frédéric Grochain, militant indépendantiste Kanak, avait été emprisonné après les soulèvements populaires de juin 2024 en Kanaky. Comme 80 autres personnes, il avait été déporté dans une prison en métropole, loin des siens. Il n’avait pas vu sa famille depuis 2 ans. Dans un dernier élan d’irrespect à sa mémoire, l’État français n’a même pas daigné en informer ses proches, qui ont appris sa mort par hasard le 9 février, soit 3 jours après son décès.
17.02.2026
Le 6 février, Frédéric Grochain a été retrouvé mort dans une cellule de la prison de Varennes-le-Grand. L’autopsie a révélé une cause naturelle. Le Kanak, transféré en métropole en 2024, était par ailleurs atteint de tuberculose. Ce qui nécessitera une prise en charge médicale du personnel et de certains détenus.
Varennes-le-Grand Mort en prison, le détenu était atteint de la tuberculose
Pour la famille, c’est un choc. Et un cri de colère exprimé par la voix de Maître Julie Jarno, son avocate dans ce dossier. « Comment est-ce possible que quelqu’un de 31 ans meure seul dans sa cellule ? », s’étrangle la pénaliste marseillaise. Frédéric Grochain, qui allait prochainement souffler ses 32 bougies, s’est éteint le 6 février, en prison, à Varennes-le-Grand , établissement dans lequel il avait été transféré depuis sa Nouvelle-Calédonie natale, en 2024. Sur ses terres, il purgeait une peine qui, selon l’avocate, n’était pas en lien avec les événements ayant abouti aux transfèrements d’une petite centaine de Néo-Calédoniens dans les pénitenciers français.
Article de presse réservé aux abonné.e.s
14.02.26
L’homme grièvement blessé mercredi par un tir d’un policier après avoir menacé d’un couteau un chauffeur de bus à Paris est décédé samedi des suites de ses blessures, a-t-on appris de source proche du dossier. L’homme avait été transporté à l’hôpital avec un pronostic engagé.
14.02.2026
En novembre 2024, neuf mois après son incarcération, un détenu de 24 ans se pendait dans sa cellule à la prison de Fresnes, l’une des plus insalubres de France. Sa mère, qui accuse l’administration pénitentiaire de « dysfonctionnements majeurs », a décidé de porter plainte.
Morgan A. avait été placé en détention provisoire pour des faits de nature sexuelle, le 20 février 2024. Le jeune homme, jusque-là inconnu de la justice, a subi un choc carcéral « très violent », selon Valérie, sa maman. « Il n’avait aucun antécédent psychiatrique à son entrée en prison. Pourtant, j’ai vu son état se dégrader très vite. Il se grattait partout à cause des punaises de lit. Comme il ne mangeait plus, il a commencé à beaucoup maigrir. Et il tremblait tout le temps », se souvient-elle, des larmes dans la voix.
Selon Antoine Ory, l’avocat de Valérie, le détenu aurait « déclaré, douze jours à peine après son incarcération, avoir des pensées tournées vers le suicide ».
« Détresse psychologique »
Le pénaliste décrit une « détresse psychologique » grandissante au fil des mois, au point que Morgan commette « deux tentatives de suicide par absorption massive de médicaments, en mars et en avril » – des faits que l’administration pénitentiaire aurait « ignoré » jusqu’à un « signalement » effectué par le juge d’instruction qui avait mis le jeune homme en examen.
« Après ces deux TS, Morgan aurait dû faire l’objet d’une attention particulière et d’un suivi médical renforcé. Il n’en a rien été », dénonce Me Ory. Il faudra attendre le mois d’août, et des « menaces proférées par des codétenus », pour qu’un placement au quartier spécialement adapté (QSA), réservé aux prisonniers fragiles, soit décidé.
Un traitement lourd, mêlant « antipsychotiques, anxiolytiques, antidépresseurs et antiépileptiques », est mis en place fin octobre. Quelques jours avant un retour en détention ordinaire, « sans l’attention particulière ni la surveillance que son état exigeait pourtant ».
« J’ai tout fait pour le raccrocher à la vie »
Article de presse gratuit disponible
13.02.26
L’homme, armé d’un couteau, avait été touché de plusieurs balles par l’un des gendarmes.
11.02.2026
La police française brutalise, traque, harcèle et mutile déjà les migrant·es aux frontières quotidiennement. L’agence Frontex, le pendant de l’ICE en Europe, est complice de naufrages d’embarcations en mer Méditerranée. Au moins 32.000 personnes sont mortes noyées en tentant la traversée depuis 2014. Des victimes sans sépulture, condamnées à l’oubli. Des arrestations de masse d’exilé·es sont organisées dans toute la France.
(…) Ce mardi 10 février 2026, c’est à Nantes que le préfet a organisé une grande opération policière à grand coup de projecteurs médiatiques, et avec la complicité de la mairie PS. La presse locale, ou plutôt le torchon Ouest-France, titrait avec un certain enthousiasme dans ses colonnes : «Mobilisation policière XXL et interpellations en série en centre-ville de Nantes ce mardi».
09.02.2026

Aujourd’hui âgé de 66 ans, il attend beaucoup du procès qui s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon : l’un de ces agents est jugé pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».
(…) Selon son récit, la manifestation avait été interdite quelques minutes avant son départ, ce que les manifestants ignoraient. « À partir de 14h08, ça a été un carnage. Il y a eu 28 blessés, dont au moins huit au visage par des tirs de LBD. La police s’est déchaînée, comme elle le faisait tous les samedis à l’époque », assène-t-il.
09.02.2026
Il était accusé des faits de viol et d’agression sexuelle sur une ancienne gendarme volontaire.
S’il avait été placé en détention provisoire, en avril 2024, c’est libre que le jeune homme a comparu aux côtés de son avocat, Me Antoine Fourcade. Et c’est également libre qu’il est ressorti de la salle d’audience.
09.02.2026
Les images avaient fait le tour du monde, démontrant la férocité de la répression subie par les Gilets Jaunes. Le 1er décembre 2018, pendant l’acte III du mouvement, une bande de CRS entrait dans une enseigne Burger King au cœur de Paris, après avoir inondé la rue de lacrymogènes, et avaient passé à tabac pendant de longues minutes les personnes qui s’y étaient réfugiées. Une scène de violence gratuite et d’une brutalité inouïe, envers des personnes désarmées et pour certaines en train de vomir, levant les mains en l’air à l’arrivée des policiers.
07.02.2026
En réalité ces jeunes, incarcérés alors qu’ils étaient parfois mineurs, étaient accusés à tort d’avoir attaqué une voiture de police au cocktail Molotov, sur la base de faux procès-verbaux, d’intimidations et de mensonges policiers. Ils avaient été arrêtés au hasard, des policiers leur avaient extorqué des aveux trafiqués avec la complicité d’avocats véreux. Ils sont ainsi condamnés et emprisonnés à tort pendant plusieurs années, avant d’être enfin innocentés et libérés en 2021. «Certains avaient à peine 15 ans quand ils ont été incarcérés, restant jusqu’à quatre années en détention provisoire».
(…) Pourtant, la falsification d’un document officiel pour un agent assermenté est, en principe, passible de la Cour d’Assises : c’est un crime considéré comme très grave dans le droit.
01.02.2026
Le début de la discussion est coupée, mais on entend le syndicaliste policier dire «une grosse partie». Il parle des personnes favorables à la police. Knafo répond : «70% des français. Les autres, c’est ceux qu’on doit abattre hein». Et le chef d’Alliance de s’exclamer : «exactement» !
30% des français, c’est tout de même 20 millions de personnes. En gros, ce qu’il reste de la gauche en France, ainsi que les minorités ethniques et religieuses. Voilà ce que l’extrême droite et le premier syndicat policier de France veulent «abattre». Rien d’étonnant puisqu’en 2023, Alliance appelait déjà à la «guerre» contre les «hordes barbares» et les «nuisibles» dans les quartiers populaires. C’est aussi ce syndicat qui réclame la présomption de légitime défense, qui est un permis de tuer et de tirer à vue.