08.04.2026

La surpopulation carcérale s’est considérablement aggravée à la maison d’arrêt du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand où le nombre de détenus a atteint un record. Les matelas au sol ont été doublés pour que les détenus soient à trois par cellule de 9 m2 prévue pour deux personnes.
« Quand on arrive en dernier dans la cellule, on n’a pas le choix. On dort sur le matelas au sol. » Cette phrase est revenue à plusieurs reprises à l’occasion de comparutions immédiates au tribunal de Chalon-sur-Saône, quand la présidente interrogeait les prévenus sur leurs conditions de détention à Varennes-le-Grand. Placés en détention provisoire avant d’être jugés, ils étaient plusieurs à s’en plaindre à la même audience.
Il faut dire que le taux d’occupation à la maison d’arrêt* de Varennes-le-Grand a explosé. De 164,7 % au 1er mars 2025, il a atteint 182,1 % au 1er mars 2026. Du jamais vu à la maison d’arrêt qui a une capacité opérationnelle de 207 détenus mais qui en accueillait pourtant 377 au 1er mars. Au centre de détention*, la situation est moins tendue avec 178 détenus pour 191 places opérationnelles.

(…)

* La maison d’arrêt accueille les prévenus et les accusés en détention provisoire en attendant leur jugement et les condamnés à une peine d’emprisonnement inférieure à deux ans. Le centre de détention accueille les condamnés à plus de deux ans de prison.

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17.02.2026

Le 6 février, Frédéric Grochain a été retrouvé mort dans une cellule de la prison de Varennes-le-Grand. L’autopsie a révélé une cause naturelle. Le Kanak, transféré en métropole en 2024, était par ailleurs atteint de tuberculose. Ce qui nécessitera une prise en charge médicale du personnel et de certains détenus.
Varennes-le-Grand Mort en prison, le détenu était atteint de la tuberculose
Pour la famille, c’est un choc. Et un cri de colère exprimé par la voix de Maître Julie Jarno, son avocate dans ce dossier. « Comment est-ce possible que quelqu’un de 31 ans meure seul dans sa cellule ? », s’étrangle la pénaliste marseillaise. Frédéric Grochain, qui allait prochainement souffler ses 32 bougies, s’est éteint le 6 février, en prison, à Varennes-le-Grand , établissement dans lequel il avait été transféré depuis sa Nouvelle-Calédonie natale, en 2024. Sur ses terres, il purgeait une peine qui, selon l’avocate, n’était pas en lien avec les événements ayant abouti aux transfèrements d’une petite centaine de Néo-Calédoniens dans les pénitenciers français.

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