16.05.2026

Encore plus de trente-deux ans à tenir. Avec une telle perspective, Rédoine Faïd, le braqueur de 51 ans originaire de Creil (Oise) écroué depuis le 1er juillet 2011 et dont la fin de peine est précisément prévue le 17 août 2057, aspire à des conditions de vie derrière les barreaux les plus normales possibles. Un vœu qui reste pieux malgré plusieurs décisions de justice déclarant ses conditions de détention « contraires à la dignité de la personne ». Elles se heurtent, en effet, à la position de l’administration pénitentiaire (AP), qui, en la matière, a le dernier mot. Et s’oppose le plus souvent aux décisions favorables à ce prisonnier, célèbre pour ses deux évasions, et donc surveillé de près.
Selon nos informations, Rédoine Faïd, détenu depuis octobre 2025 au centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), vient de remporter une nouvelle partie dans son désormais très long bras de fer avec l’AP. Par une ordonnance du 15 mai, une juge d’application des peines d’Alençon (Orne) a déclaré bien-fondée la dernière requête de Rédoine Faïd, déposée par son avocat, Me Benoît David, le 9 avril, quant à ses conditions de détention depuis son transfert à Condé.

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15.05.2026

Sept détenus du quartier de lutte contre la criminalité organisée de cet établissement ont déposé un recours pour «humaniser» le fonctionnement de cette prison.
Une fronde de détenus à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne), vitrine de la politique sécuritaire du garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Sept détenus du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de cet établissement, que Libération avait pu visiter en janvier, ont déposé mardi 12 mai des référés-liberté devant le tribunal administratif de Caen pour dénoncer leurs conditions de détention, rapportent Mediapart et France Inter. Leur avocat, Charly Salkazanov, réclame que le juge enjoigne l’administration pénitentiaire à «humaniser» le fonctionnement de la prison et s’inquiète d’un régime qui risque, selon lui, de «pousser à bout» les détenus.
Ouvert en octobre, le QLCO de Condé-sur-Sarthe est l’un des deux établissements de ce type actuellement en service en France, avec celui de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). Voulus par le ministre de la justice, Gérald Darmanin, ces quartiers ultrasécurisés accueillent chacun une quarantaine de détenus relevant, selon l’administration pénitentiaire, «du haut du spectre de la criminalité organisée». Ils seront bientôt quatre sur l’ensemble du territoire.
Migraines, fouilles, réveils nocturnes
Les conditions de détention décrites par les plaignants, et détaillées par Mediapart à partir des témoignages écrits joints aux requêtes, sont sévères. Les détenus passent vingt-deux à vingt-trois heures par jour seuls en cellule, dont les fenêtres sont en partie obstruées, contraignant à laisser la lumière électrique allumée en journée et provoquant fatigue visuelle et migraines. Ils sont soumis à des fouilles intégrales et des fouilles à nu régulières, avant et après chaque parloir, alors que les visites se déroulent derrière un hygiaphone et que les visiteurs subissent des contrôles de sécurité poussés. Les réveils nocturnes imposés par les surveillants – qui allument la lumière et tapent aux portes pour effectuer des vérifications – sont également dénoncés dans plusieurs témoignages.
L’accès aux communications est drastiquement encadré : deux fois deux heures de téléphone par semaine, à des créneaux fixés arbitrairement par l’administration. Ces créneaux coïncident parfois avec l’unique heure de promenade quotidienne, forçant les détenus à choisir entre appeler leurs proches, consulter leur avocat ou voir un médecin. Les parloirs, eux, peuvent être refusés pour des motifs dérisoires : une minute de retard après plusieurs centaines de kilomètres de trajet ou un soutien-gorge déclenchant un portique de sécurité. «Mes liens familiaux sont violés», écrit l’un des détenus dans son courrier joint à la requête.
La contestation monte
Depuis janvier, la contestation monte dans cette prison. Dix-sept des quarante détenus ont engagé un mouvement de protestation pacifique : restitution symbolique de leurs télévisions, réfrigérateurs et produits de cantine, grève de la parole avec les surveillants, grève des déplacements… Un mouvement quasi similaire avait déjà eu lieu en septembre à Vendin-le-Vieil, rappelle Mediapart. Les requêtes déposées mardi visent à obtenir, entre autres, un meilleur accès aux produits d’hygiène, une facilitation des parloirs et des communications téléphoniques, deux heures de promenade quotidienne et un accès effectif aux activités sportives, éducatives et culturelles.
La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, a effectué une visite d’inspection approfondie dans l’établissement la semaine passée, précise Mediapart, sans que ses conclusions aient encore filtré. Mais dans son dernier rapport sur cet établissement, publié en octobre 2025, son institution avait pourtant déjà critiqué le «fonctionnement déshumanisé» à Condé-sur-Sarthe, avant même l’ouverture du QLCO.

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13.05.2026

80 669 personnes étaient détenues dans les prisons françaises en 2024, soit un taux de 117 pour 100 000 habitants. AFP/JULIEN DE ROSA
Selon les données d’Eurostat, le nombre de personnes détenues en 2024 dans les prisons des 27 pays de l’Union européenne s’établissait à 508 746, en hausse de 2 % par rapport à 2023. Il avait atteint un pic en 2012 (552 954), avant de reculer jusqu’à un plus bas niveau en 2020 (463 376). Il a augmenté, depuis, de 9,8 %.
En 2024, la France était de loin le pays de l’UE à compter, en chiffre absolu, le plus grand nombre de détenus (80 669), devant la Pologne (69 850), l’Italie (63 524), l’Espagne (59 226) et l’Allemagne (58 798). À l’autre bout de l’échelle, le Luxembourg n’en recensait que 628, Malte 697 et Chypre 965.

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05.05.2026

Au moment de la conception de la prison de Riom, la population carcérale dans le département était de près de 400 détenus. Les plus optimistes étaient sans doute rassurés de penser qu’avec ses 566 places, cette prison flambant neuve avait les capacités de répondre à l’avenir. Las ! La réalité, une fois encore, s’est chargée de faire voler en éclats ces illusions.
À l’instar de ce qui est constaté au niveau national, le nombre des détenus à Riom a très rapidement augmenté. Et le centre pénitentiaire de Riom a dû prendre des dispositions pour y répondre. Les premières demandes de lits supplémentaires ont été faites dès 2017. Rebelote en 2022, où une soixantaine de lits sont encore ajoutés.
Les années 2023-2024 ont été celles d’une augmentation très importante des effectifs de détenus au sein des deux maisons d’arrêt (de 164 places théoriques chacune). Le maximum a été atteint en mai 2025, avec plus de 760 personnes incarcérées à Riom. Le reste de l’année a heureusement été plus calme. Depuis le début de 2026, le nombre de prisonniers repart fortement à la hausse pour flirter une fois encore avec les niveaux records.

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03.05.2026

Plongée au cœur d’un établissement pénitentiaire au bord de l’implosion. Pour des centaines d’hommes, la promiscuité est devenue la norme et un simple lit un luxe. Le personnel, dépassé, tire la sonnette d’alarme face à cette situation intenable.
Dès les premiers pas, le ton est donné. Cris étouffés derrière les portes, sifflets, bruits métalliques des clés… Une chaleur lourde s’accroche aux murs. Nous pénétrons dans le centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, un lieu sous haute surveillance où chaque mouvement est contrôlé et surveillé.
À l’intérieur, des murs jaunes et des barreaux gris s’étirent le long de couloirs interminables. Contrairement à l’image que l’on pourrait s’en faire, rien ici n’est délabré. Les locaux sont propres, entretenus. Mais derrière cette apparente normalité se cache une réalité bien plus dure : celle de la surpopulation.
Le taux d’occupation atteint 200 %.

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Un espace sans intimité
« On est trois par cellules, on n’est pas des chiens » , crient certains à travers les barreaux. « Libérez-nous ! », « Il y a des cafards ! ». Les voix résonnent dans les couloirs, mélange de colère et d’épuisement.
Les cellules mesurent entre 9 et 10 m². À l’intérieur, un bloc sanitaire, quelques livres, une télévision ou de la vaisselle. Des objets du quotidien qui tentent de recréer un semblant de vie normale. Mais l’espace manque cruellement. L’intimité, elle, a totalement disparu.
Dans l’une de ces cellules, un matelas est posé au sol, sur des journaux censés isoler de l’humidité. « Ça fait 14 mois que je dors par terre », confie un détenu. Près de 420 nuits dans ces conditions.

(…)

Lui travaille à la cantine. « Ça me permet de sortir de la cellule… Parce qu’être à trois, depuis plus d’un an, ce n’est pas très agréable. » Des mots presque trop faibles pour décrire la réalité.

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02.05.2026

Des taux d’occupation qui explosent : les chiffres (édifiants) de la surpopulation dans les prisons d’Occitanie
Les derniers chiffres officiels sont catastrophiques. La quasi-totalité des établissements pénitentiaires en région accueillent le double de détenus que leurs capacités ne leur permettraient.
Avec un taux d’occupation de 235,9 % au 1er avril 2029, la maison d’arrêt de Carcassonne est la plus engorgée de la région. Elle est suivie de très près par celle de Nîmes (225,8 %) et les centre pénitentiaire de Toulouse Seysses (225,5 %) et Perpignan (225 %). Globalement les établissements de la région (hormis celui de Mende) accueillent le double de détenus qu’ils ne le pourraient officiellement.
À Carcassonne qui bat tous les records, 151 prisonniers occupent les 64 places officielles.

(…)

86 700 détenus en France
Selon les chiffres publiés dernièrement par le service de la statistique des études et de la recherche, au 1er avril 2026, la France comptait globalement + 6,3 % de personnes détenues sur un an. « 86 700 personnes sont détenues en France. Parmi ces dernières, 63 900 sont condamnées et 22 700 sont prévenues. »
2 300 personnes sont condamnées à plus de dix ans de prison, 55 200 à cinq ans ou moins (en hausse de + 62 % en un an). Afin de lutter contre la surpopulation carcérale, les aménagements de peines ont également tendance à augmenter.  » Au 1er avril 2026, 19 200 personnes condamnées à une peine d’emprisonnement ferme sont non détenues. Celles-ci exécutent leur peine d’emprisonnement ferme en dehors d’un établissement pénitentiaire dans le cadre d’un aménagement de peine : à domicile sous surveillance électronique ou en placement à l’extérieur dans une structure habilitée. Leur nombre augmente de 7,4 % sur un an. »

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30.04.2026

Les prisons françaises comptaient 88 145 détenus au 1er avril, un nouveau record dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, selon les chiffres officiels de la chancellerie publiés jeudi 30 avril. Cela représente sur un an une augmentation de plus de 5 000 détenus (+ 6,3 %) pour une augmentation de moins d’un millier du nombre de places disponibles dans les centres pénitentiaires français (+ 1,6 %).
Particulièrement alarmante dans les maisons d’arrêt, où sont détenues les personnes purgeant une courte peine ou les personnes en attente de jugement et donc présumées innocentes (171,1 %), le taux de suroccupation globale atteint 139,1 %.
La France figure parmi les très mauvais élèves d’Europe en matière de densité carcérale, seules la Slovénie et Chypre faisant pire avec des populations de prisonniers bien inférieures. Fin janvier, le Conseil de l’Europe avait dénoncé l’état des prisons françaises, alertant dans un rapport sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain ». Surpopulation, insalubrité et violences y sont particulièrement relevées.
Symptôme spectaculaire de cette crise et de cette dégradation continue, les matelas qui doivent être posés au sol des cellules faute de places dans les lits : il y en avait 7 540 au 1er avril, soit une hausse spectaculaire de près de 60 % en un an (4 752). Deux détenus sont incarcérés pour une seule place (taux égal ou excédant 200 %) dans 30 établissements sur les 190 que compte le territoire. Un chiffre là encore en augmentation.

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La crise est particulièrement aiguë dans les régions parisienne (+ 162,9 %) et toulousaine (+ 156,3 %), ainsi qu’en outre-mer (+ 148,1 %).

 

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28.04.2026

Elle a beau être neuve, elle n’échappe pas au phénomène de surpopulation carcérale qui touche toute la France. En ce mois d’avril 2026, la prison de Caen-Ifs est déjà saturée.
Le chiffre officiel en dit long sur les difficultés du ministère de la Justice en France, à accueillir dans ses prisons, les personnes condamnées par les tribunaux. 137,5 % ! Tel est le taux d’occupation des centres pénitentiaires français, traduisant une impressionnante surpopulation carcérale. Le centre pénitentiaire de Caen-Ifs, inauguré en octobre 2023, n’échappe pas à la tendance. Bien au contraire. La surpopulation y est encore plus conséquente, et pour plusieurs raisons.
150 % d’occupation ? Le ministère ne répond pas !

(…)

Selon les chiffres que la rédaction de Liberté Actu.fr a pu obtenir, en date du 27 avril 2026, la prison de Caen-Ifs dispose d’une capacité théorique de 551 places, à raison d’un prisonnier par cellule. Pas moins de 724 détenus s’y trouvent, soit un taux d’occupation de 131,4 %. De nombreux lits superposés y ont finalement été installés depuis l’inauguration du site.

(…)

Le désencombrement du grand Ouest
Qu’il soit de 150, 131,4 ou 122,29 %, le taux d’occupation indique une saturation des capacités d’accueil. Comment est-ce possible alors que l’établissement caennais est récent, et qu’il a doublé ses capacités d’accueil : 269 places autrefois, contre 551 désormais ? Selon l’APIJ, l’Agence publique pour l’immobilier de la justice, l’ancienne maison d’arrêt de Caen avait accueilli jusqu’à 480 détenus, faisant grimper le taux d’occupation à 178,4 % !
La réponse est simple. Selon plusieurs sources, la nouvelle prison de Caen-Ifs sert au « désencombrement » d’autres centres pénitentiaires dans le grand ouest. C’est le cas par exemple de détenus en provenance des sites de Vannes, Rennes ou de La Roche-sur-Yon, saturés également.
Aussi, des personnes condamnées dans l’Orne, qui étaient auparavant orientées vers Le Mans, atterrissent désormais à Caen.

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23.04.2026

Les chiffres récents de la surpopulation carcérale restent très préoccupants : au 1er mars 2026, les prisons françaises comptaient 87 126 détenus, un record. Les établissements de Charente-Maritime ne font pas exception, notamment la maison d’arrêt de Saintes, que nous avons visité aux côtés du député Fabrice Barusseau.
Fleury-Mérogis, Les Baumettes ou encore Toulouse-Seysses, les plus grandes maisons d’arrêt de France sont surpeuplées. Celle de Saintes, en Charente-Maritime, ne déroge pas à cette règle, comme une grande majorité des établissements pénitentiaires de France. Construit au XIXe siècle, ce bâtiment, situé en plein centre-ville, devrait accueillir 81 détenus, mais la réalité est tout autre.
« 81 places pour 132 personnes détenues »

(…)

Dans cette cellule censée être pour deux, le nouveau venu est obligé de dormir sur un matelas, à même le sol. « Le soir, je dors par terre, il n’y a pas de place. La journée, je remets le matelas debout, au bout du lit », précise le condamné.
Des matelas au sol, y compris dans les cellules plus grandes.

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« Cela fait un petit moment que je suis là, depuis 2024. Il y a des choses qui sont un peu bafouées, notamment sur nos droits. C’est le cas dans les cantines : en tant que musulmane, je n’ai pas forcément de denrées alimentaires halal, conforme à ma religion », souligne l’une d’entre elles.
Dix femmes sont détenues dans cette maison d’arrêt pour seulement cinq places. Elles peuvent sortir quelques heures chaque jour dans une petite cour. Mais le quotidien, c’est la cellule et la promiscuité. Une surpopulation qui renforce les effets de l’enfermement. Au sein de l’unité sanitaire de cette maison d’arrêt se trouvent deux médecins et trois infirmières, sursollicités. « En moyenne, un détenu voit un médecin généraliste 14 fois par an.

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21.04.2026

Plus de 87 000 prisonniers ont été recensés en France le 1er mars dernier. Jamais ils n’ont été aussi nombreux, avec pour conséquence directe, une surpopulation carcérale. A la maison d’arrêt de Villepinte en Seine-Saint-Denis, 1200 détenus vivent dans des conditions déplorables.

(…)

Promiscuité et insalubrité, les images sont édifiantes.
Impossible de circuler dans cette cellule car comme dans presque toutes les autres de la maison d’arrêt de Villepinte, un matelas jonche le sol. Chaque cellule mesure 9 m² et devrait accueillir en temps normal deux détenus. Mais ils sont presque toujours trois.
Dans une cellule, un détenu dort par terre. Mais avant lui, un autre dormait déjà par terre.
Du linge pour colmater les trous
Les prisonniers en sont réduits à utiliser du linge pour colmater les trous et les fuites par lesquelles passent les rongeurs. Aucune intimité, une promiscuité étouffante, insalubrité des douches communes et des toilettes.

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« Ils sont à trois dans un espace insalubre. Le plus choquant, ce sont les toilettes. Il y a quelques années que je n’étais pas venue et je suis choquée. Je vois l’état de détérioration et je n’avais pas le souvenir de voir des choses aussi terribles et les conditions d’inhumanité lesquelles sont enfermés les prisonniers ».
Deux fois trop de détenus
Sur le papier, la maison d’arrêt de Villepinte compte 589 places. Au final, ils sont plus de 1200 détenus. Des chiffres qui impactent toute l’organisation de la prison et parfois même, la répartition des prisonniers. Ce détenu, condamné pour meurtre, doit par exemple sa cellule avec ce qu’il appelle « un primaire, jamais il est allé en prison, son affaire est simple ».
La surpopulation alourdit également toutes les procédures et augmente tous les délais d’attente. Cette conjointe d’un détenu témoigne que pour la cantine, « il faut attendre beaucoup de temps avant de recevoir ses bons. Il y a régulièrement des bagarres lors de la promenade car elle n’est pas forcément surveillée. Pour le linge, il y a des horaires à respecter. L’attente pour aller au parloir est assez longue, » témoigne-t-elle.

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L’exemple allemand
Il n’y a jamais eu autant de détenus en France. Et pourtant, d’après la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simmonot, le monde politique détourne les yeux alors que des solutions existent. « J’ai visité les prisons allemandes et la règle là-bas est un prisonnier par cellule. Et lorsque la prison arrive à un taux de remplissage de 90 %, vous allez voir la différence, elle se déclare ‘suroccupée’ et plus personne n’entre. Et ils ont des taux de récidive inférieurs de moitié. Pourquoi nous, on rate ça? »
Le cas de la maison d’arrêt de Villepinte n’est pas un cas isolé en Île-de-France. Des situations similaires ou encore plus graves ont été dénoncées à Fresnes, à Bois D’Arcy et à Nanterre.

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20.04.2026

Le centre pénitentiaire de Sainte-Clotilde est confronté à une surpopulation importante, avec près du double de détenus par rapport à sa capacité. Une situation qui pèse sur les conditions de détention.

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Presque 1 000 détenus pour 576 places
Conçu pour accueillir 576 détenus, le centre pénitentiaire de Domenjod héberge aujourd’hui près de 990 prisonniers.

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Jusqu’à 4 lits par cellule de 10m2
L’éloignement géographique de l’île limite en effet les transferts vers d’autres établissements.

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Dans des cellules d’environ 10 m², jusqu’à quatre lits sont installés. Les cellules adaptées aux personnes à mobilité réduite, d’une surface de 15 m², peuvent accueillir jusqu’à sept détenus. À l’ouverture de l’établissement en 2008, chaque cellule ne comptait pourtant qu’un seul lit. Faute de place, 123 matelas ont été ajoutés au sol, dont 90 dans le quartier des hommes et 33 chez les femmes.

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Dans ce contexte, la surpopulation carcérale apparaît comme un facteur aggravant des difficultés en détention.

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17.04.2026

Un détenu a été transféré contre son gré dans un centre pénitentiaire se trouvant à 522 km du domicile de sa femme et ses trois enfants en Eure-et-Loir, il fait appel à la justice.

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La cour administrative d’appel de Paris dans une décision venant d’être rendue publique, a désavoué le détenu transféré contre son gré du centre pénitentiaire d’Orléans-Saran (Loiret) à celui de Joux-la-Ville (Yonne). Un établissement qui se trouve à « 522 km » du domicile de sa femme et de ses trois enfants qui résident à Vernouillet (Eure-et-Loir), près de Dreux.

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Une décision qui « le prive définitivement de ses liens familiaux »
Il avait donc dans un premier temps formé un « recours gracieux » auprès du ministère de la Justice, en vain. Les services d’Eric Dupond-Moretti avaient rejeté sa demande le 30 janvier 2024. Le détenu avait donc porté l’affaire devant le tribunal administratif de Paris pour espérer rester à Orléans, mais il avait été désavoué le 8 juillet 2024.

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Désormais, le centre de détention de Joux-la-Ville se trouve à « 522 km », soit à « 5h32 » de route et avec un coût de trajet de « 76 € », calculait-il. Sa femme et ses trois enfants ne pourront donc plus « effectuer régulièrement » ces visites, expliquait-il au premier juge.
Son épouse reconnue travailleuse handicapée
Le détenu a donc porté l’affaire devant la cour administrative d’appel de Paris. Il persistait à soutenir que cette décision d’affectation portait « atteinte à son droit au maintien des liens familiaux », d’autant que sa femme est reconnue « travailleuse handicapée« .
Le motif de la prise en charge psychologique au centre de Joux-la-Ville ne pouvait plus être fondé. Un an après son transfert, il est toujours sur liste d’attente à la 131e place.

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17.04.2026

Avec un taux d’occupation de 209 %, la maison d’arrêt de Limoges fait face à une surpopulation record. Six détenus ont été transférés cette semaine, une vingtaine en quinze jours.

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Selon les chiffres de l’Observatoire international des prisons (OIP), le taux d’occupation atteignait 209 % en mars 2026 dans l’établissement limougeaud.

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Des chiffres confirmés par l’administration pénitentiaire de Nouvelle-Aquitaine. Contactée jeudi 16 avril, elle précise : « A ce jour, la maison d’arrêt de Limoges accueille 157 personnes détenues pour une capacité opérationnelle de 83 places, ce qui conduit à l’installation de 47 matelas au sol ».

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« Tout est impacté : les promenades, les douches, tout prend plus de temps. Le matin, on se retrouve avec trois détenus par cellule de 9 m², dont un qui dort au sol. Il y a des tensions, des sautes d’humeur. Maintenir une hygiène correcte devient compliqué. »

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Les fortes chaleurs printanières ont encore accentué les difficultés dans ces espaces exigus.

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Conditions de vie dégradées
Du côté des familles de détenus, les témoignages font état de conditions de vie dégradées. Plusieurs évoquent des proches contraints de dormir au sol, dans des cellules surchargées. Si l’accès aux parloirs reste globalement assuré, le quotidien est plus difficile : moins d’activités proposées, gestion du linge compliquée, promiscuité accrue.
Une situation qui pourrait rapidement se reproduire malgré les transferts en cours. Tous les acteurs s’accordent : sans solutions structurelles, la maison d’arrêt de Limoges risque de replonger dans les mêmes niveaux de surpopulation dans les mois à venir.
La direction régionale de l’administration pénitentiaire en a également conscience et tente de sensibiliser les magistrats des « cinq cours d’appel de Nouvelle-Aquitaine afin de les sensibiliser à l’évolution des taux d’occupation des établissements du ressort ».

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16.04.2026

Le lundi 20 avril à 14h, une audience devant le juge des référés du tribunal administratif de Lille sera consacrée à l’examen des conditions de détention dégradantes de la maison d’arrêt de Béthune. Saisi par l’Observatoire international des prisons – section française (OIP-SF), avec le soutien de l’Association des avocats pour la défense des droits des détenus (A3D), du syndicat des avocat•es de France (SAF), du Conseil national des barreaux (CNB) et de l’ordre des avocats au barreau de Béthune, ce dernier est appelé à prononcer des mesures d’urgence pour protéger les droits fondamentaux des personnes incarcérées dans cet établissement.
Ouverte à la fin du 19e siècle, la maison d’arrêt de Béthune est conçue pour accueillir 180 personnes. Elle en accueille aujourd’hui plus du double avec un taux d’occupation qui dépasse 200 %. La surpopulation est massive, chronique, et ses conséquences se font sentir à tous les niveaux : conditions matérielles, accès aux soins, sécurité, relations humaines.
Sur place, les constats sont sans ambiguïté.
Dans des cellules prévues pour une ou deux personnes, trois détenus cohabitent souvent dans un espace réduit à quelques mètres carrés par personne. L’intimité y est inexistante. Les sanitaires, séparés par un simple muret, restent exposés au reste de la cellule, si bien que les gestes les plus élémentaires du quotidien se font sous le regard des autres.
Dans ce contexte déjà intenable, les conditions matérielles aggravent encore la situation. Les bâtiments sont vétustes, dégradés, marqués par l’humidité, les moisissures, les pannes et les infiltrations. L’absence d’eau chaude en cellule, pourtant signalée depuis des années, perdure. Les nuisibles — punaises de lit, rongeurs — s’ajoutent à un environnement devenu insalubre.
Les espaces collectifs ne constituent pas une alternative. Ils prolongent la même indignité. Les douches sont vétustes, sans cloisonnement, parfois sans eau chaude suffisante. Les personnes détenues s’y lavent sans intimité, dans des conditions qui peuvent porter atteinte à leur santé. Les parloirs se déroulent dans des conditions de promiscuité qui rendent toute confidentialité illusoire. Les salles d’attente, exigües et dépourvues d’équipement, imposent des temps d’attente dans des conditions indignes pour les proches des personnes détenues.
Ces constats ne sont ni isolés ni nouveaux et ont été récemment confirmés, notamment, par les observations du député Ugo Bernalicis qui s’est rendu sur place ainsi que par une visite du bâtonnier de Béthune, sur lesquelles l’OIP-SF s’appuie pour fonder son recours. Dès 2018, en effet, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté décrivait déjà une surpopulation « endémique » et des conditions matérielles dégradées. Six ans plus tard, la situation n’a donc pas changé et s’est même aggravée.
Face à cette situation, l’OIP-SF et ses partenaires demandent au juge des référés d’intervenir sans délai pour protéger les droits fondamentaux des personnes détenues dans ces conditions indignes.

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14.04.2026

Alors que la surpopulation carcérale atteint des records, une vague de souffrance psychique submerge les prisons françaises. Un psychiatre et une psychologue nantais alertent sur cet enjeu de droits humains et de santé publique.
David Sechter est psychiatre, Laura Tabet psychologue. Tous deux travaillent pour le service médico-psychologique régional de Nantes. Ils dépendent de l’hôpital public de la ville mais exercent leurs missions dans un lieu bien particulier, éloigné des regards : le centre pénitentiaire de Nantes.
Le premier au sein de la maison d’arrêt, laquelle est au bord de l’implosion, avec 200 % d’occupation, soit quelque 1007 détenus au 1er janvier 2026 pour… 508 places. La seconde assure ses consultations au sein du centre de détention, où sont incarcérés les détenus condamnés à une peine supérieure à deux ans, ainsi que dans l’établissement pénitentiaire pour mineurs. Tous les deux, comme l’ensemble des soignants du service médico-psychologique régional, affrontent quasi quotidiennement une vague de souffrance psychique et de dégradation de la santé mentale qui submerge les prisons françaises.
Les soignants, médecins ou infirmiers et infirmières, animent dans les prisons des groupes thérapeutiques, y assurent des rendez-vous avec psychologues ou psychiatres, ou dans le cadre de soins et de prévention en addictologie. La tâche est d’ampleur. Dans l’environnement clos du milieu carcéral, rixes, crises clastiques (où le patient devient violent) ou suicidaires, consommation de stupéfiants et décompensations sont monnaie courante.
« Le contexte anxiogène lié à la prison peut favoriser les décompensations, là où la personne aurait peut-être continué à être stable à l’extérieur, explique le psychiatre David Sechter. On peut aussi avoir du mal à délivrer un traitement car le patient craint d’être trop sédaté, là il a besoin de « rester sur ses gardes ». » Tant bien que mal, dans un contexte où les personnes sont d’une grande vulnérabilité, lui et ses collègues tentent de faire du soin une expérience positive.
Des troubles jusqu’à dix fois supérieurs en prison
Les patients nécessitant un accompagnement psy, et qui le souhaitent, sont reçus en consultation de trente minutes environ par le psychiatre dans son bureau, à raison d’une douzaine de personnes par jour. Troubles de la personnalité, maladies psychiatriques, troubles anxiodépressifs, addictions… Certains étaient déjà suivis avant et sont au fait de leur pathologie. « Mais pour d’autres, on découvre parfois un trouble non traité, ou bien des personnes qui se sont automédicamentées », précise le psychiatre.
Les soignants observent que l’immense majorité des détenus souffrent d’un ou plusieurs antécédents d’addictions. Quant aux troubles psychiatriques, ils sont quatre à dix fois supérieurs en prison que dans la population générale. Le nombre de détenus ayant été exposés, pendant l’enfance, à au moins un traumatisme (négligence ou abus) est énorme, selon l’étude « Santé mentale en population carcérale », publiée en février 2023. C’est le cas pour 98 % des hommes participants à l’étude et 99 % des femmes.
Cette surprésence des psychotraumas nécessite un accompagnement de qualité, aussi dans la perspective de la sortie de prison, de la réinsertion, de la protection des personnes elles-mêmes et de la sécurité d’autrui. La même étude révèle qu’un tiers des hommes détenus et près de six femmes sur dix « sont considérés comme modérément à gravement malades » en matière psychique lors de leur libération, avec notamment un risque suicidaire important.
La surpopulation engendre trafics et violences
Mais aujourd’hui, les psychiatres, psychologues, infirmiers et infirmières du service médico-psychologique régional n’arrivent plus à suivre. D’autant que les services publics de santé « à l’extérieur », à commencer par l’hôpital public et ses services de psychiatrie, sont eux aussi exsangues. Le suivi des patients-détenus se révèle de plus en plus compliqué. « La surpopulation engendre trafics et violences. Or, cette violence du milieu peut aussi favoriser les troubles psychiatriques, note David Sechter. Sans compter le parcours chaotique des personnes et l’omniprésence de psychotraumas. C’est pourtant ces derniers qu’il faut absolument traiter. »
Dans le contexte de surpopulation, « le fait d’avoir deux fois plus de patients espace évidemment les rendez-vous de suivi. À quel moment ne devient-on pas maltraitants nous-mêmes ? » s’interroge David Sechter. Quant aux groupes thérapeutiques, l’équipe de la maison d’arrêt de Nantes n’a plus le temps de les mettre en place.
On compte en France, au 1er janvier 2026, 86 229 détenus pour 63 613 places de prison : une surpopulation record, particulièrement alarmante dans les maisons d’arrêt (plus de 160 %) avec plus de deux détenus dans une cellule d’une place. Celle de Nantes peut parfois compter trois ou quatre détenus dans un même espace.
Cet établissement dispose d’un hôpital de jour permettant d’accueillir une vingtaine de patients dans une unité d’hébergement spécifique de la maison d’arrêt, pour une prise en charge soignante du lundi au vendredi. Les patients qui y sont suivis font face à une souffrance psychique aiguë, le but étant de permettre la stabilisation de la personne avant sa sortie. Ils restent en moyenne un mois et demi dans cet hébergement spécifique, plus sécurisant pour eux.
Davantage de consignes sécuritaires
La surpopulation en maison d’arrêt et la prévalence des troubles psychiques massifs rejaillissent sur le centre de détention, pour les détenus avec des peines de plus de deux ans, où travaille la psychologue Laura Tabet. Le centre de détention était jusqu’alors relativement épargné par la surpopulation, contrairement aux maisons d’arrêt. Le temps long de la peine, la plus grande liberté de mouvement à l’intérieur, l’emploi du temps rythmé, y permettaient jusqu’ici un suivi individualisé assez solide.
C’en est terminé. « Aujourd’hui, le turn-over des détenus commence ici aussi à nous poser problème. Avant, au centre de détention, il restait aux détenus au minimum trois années de peine à purger. Mais la surpopulation et le turn-over en maison d’arrêt sont tels que certains arrivent ici pour six mois, explique Laura Tabet. En prison, plus tu crées de turn-over, plus tu crées de la panique. Ce qui engendre davantage de consignes sécuritaires, et vient aggraver un environnement déjà anxiogène. Cela dégrade considérablement la santé mentale des personnes. »
Le centre compte 480 détenus. Normalement, entre ceux qui sortent après avoir purgé leur peine, et ceux qui y arrivent à la suite de leur condamnation, le renouvellement est d’un tiers par an. Désormais, la proportion de « nouveaux » atteint les deux tiers, témoigne la psychologue. Cette tentative de « désencombrement » de la maison d’arrêt a des conséquences sur le travail des soignants et la qualité des soins. « Des cellules solo ont été doublées. Les courtes peines sont inadaptées à la vie d’un centre de détention, ce qui crée davantage d’incidents, de bagarres, et donc plus de mesures sécuritaires », observe la psychologue.
« Normalement, le centre de détention est une sorte de village où les gens circulent, vont à l’atelier pour travailler, en promenade. Mais l’ambiance dégradée a davantage sectorisé et rigidifié les règles. Pour les longues peines, c’est très dur. Leurs besoins fondamentaux d’espace, de relative liberté, pour pouvoir tenir sur la durée, sont mis à mal. C’est un drame pour eux. Ils sont de plus en plus mal », énumère-t-elle. Signe d’une ambiance qui se tend, depuis le 1er mars, les surveillants du centre de détention nantais sont équipés de bombes lacrymogènes.
« Des sorties sans aucune solution »
Là encore, les projets de réinsertion et l’accompagnement vers la sortie en pâtissent. « On n’a plus le temps de penser le soin, ni la réinsertion d’ailleurs. Les projets de sortie ne peuvent pas suivre. Notre équipe n’est pas pensée pour ce temps court, et on se retrouve avec des sorties sans aucune solution », déplore Laura Tabet.
Les activités dont pouvaient bénéficier les détenus se réduisent comme peau de chagrin. « Avant, il y avait beaucoup d’ateliers d’artistes, de concerts à l’intérieur de la prison. On avait aussi un marathon, un tournoi de pétanque, de foot. Cela tend à disparaître, il n’y a plus de souplesse, de créativité. Tout ça est pourtant nécessaire à la réinsertion. Il ne faut pas oublier que ce qui répare le mieux, c’est le lien ! »
Les sorties collectives ont été réduites, voire ont quasiment disparu, sur décision du ministère de l’Intérieur. Ces activités, avec l’accès aux parloirs, sont pourtant considérées « comme facteur de protection de la santé mentale », rappelait l’étude « Santé mentale en population carcérale », qui relevait qu’un tiers des détenus hommes et plus de la moitié des femmes n’avaient pas accès, par exemple, aux activités sportives.
En tant que soignants en milieu carcéral, Laura Tabet et David Sechter, comme nombre de leurs collègues, sont là par choix, non par défaut. Ce qui ne les empêche pas de se demander : comment composer avec un milieu qui entasse sans considération, au mépris de la santé mentale des personnes ? Comment mettre en place un soin de qualité à effectif constant malgré des conditions de vie indignes et une surpopulation démentielle, qui sont autant de constats condamnés à de nombreuses reprises par la Cour européenne des droits humains (CEDH) ?
David Sechter est également membre de l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire, qui bataille pour défendre la qualité des espaces de soin en prison. « Il y a aussi un manque d’effectifs côté personnel pénitentiaire, un manque de moyens humains important, du personnel qui bouge beaucoup et donc ne connaît pas les détenus, et inversement, ce qui crée trop d’arbitraire, dit-il. On nous demande d’intervenir sur cette violence, mais elle est iatrogène, propre au système, et nous, soignants, on n’est pas là pour soigner le système, mais des gens. »
« Le soin c’est à nous de définir comment on le fait ! »
Ce cercle vicieux – surpopulation, violences, mesures sécuritaires, dégradation des conditions de détention, aggravation des problématiques de santé mentale – ne semble pas préoccuper les politiques, qui continuent de prôner la mise en détention comme seule solution, sans trop s’intéresser au sujet, pourtant crucial, de la réinsertion une fois la peine effectuée. En témoigne le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui a évoqué en janvier 2026 un projet de « prisons hôpitaux », qui, pour l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire, serait « une nouvelle attaque au modèle intégratif français de soin aux personnes détenues défini par la réforme de 1994 ».
« Aujourd’hui, le sécuritaire prime sur le programme de soin, dénonce David Sechter. La direction pénitentiaire en vient même à nous imposer parfois certains détenus pour l’hôpital de jour, alors même qu’ils vont venir perturber les autres, qui sont déjà en grande souffrance. On voit parfois des détenus qui ont encore les menottes aux poignets. Ce n’est pas ça faire du soin de qualité. Le soin c’est à nous, soignants, de définir ce que c’est et comment on le fait ! »
Pour autant, si les soignants de Nantes souhaiteraient réussir à débloquer quelques nouveaux postes pour les épauler, ils ne veulent pas en faire une priorité, au risque de normaliser une situation scandaleuse. « Le soin et les personnes à soigner sont mieux à l’extérieur », rappelle David Sechter. « C’est le principe même d’incarcérer de plus en plus qu’il faut traiter, analyse de son côté la psychologue Laura Tabet. Aujourd’hui c’est un pansement, mais il faut venir questionner les réponses sociétales et politiques qui sont uniquement répressives. Il faut se reposer la question : quelle est la fonction de l’incarcération ? La question de l’accompagnement doit se faire avant. C’est ça qui fait le lit du passage à l’acte. »
La situation actuelle des centres pénitentiaires français, que la CEDH qualifie d’« inhumaine et dégradante », devrait poser la question de l’attention accordée à la santé mentale des détenus et, plus largement, de l’intérêt de la détention tout court. Là se trouve sans doute le véritable débat de société à avoir.

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14.04.2026

Fin mars 2026, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a publié un rapport sur l’état de la prison de Besançon dans le Doubs. Le constat est sans appel. Les conditions de détention y sont indignes en raison de la vétusté des lieux et d’une surpopulation carcérale.
Derrière les murs de la prison de la Butte, une réalité qui fait froid dans le dos. Six contrôleurs de la CGLPL, une autorité indépendante chargée de vérifier que les droits fondamentaux des personnes détenues ou retenues sont respectés dans tous les lieux de privation de liberté ont effectué un contrôle de la maison d’arrêt de Besançon du 2 au 9 septembre 2024. La prison date de 1885, on y trouve 273 cellules. Des majeurs et des mineurs y sont placés en détention. La population pénale est composée d’un tiers de prévenus qui attendent d’être jugés et deux tiers de condamnés.
138 % de taux d’occupation à l’automne 2024
Au moment de la visite des contrôleurs en septembre 2024, 376 personnes étaient hébergées, soit un taux d’occupation de 138 %, sans matelas disposé au sol. La moitié des détenus étaient hébergés à deux dans une cellule individuelle de 9 m2. La surpopulation reste endémique, écrit le rapport et a même atteint le seuil de 450 détenus pendant l’été 2023, mettant en grande difficulté le fonctionnement global de l’établissement et ses infrastructures, note le rapport.

(…)

Le taux d’occupation sera actuellement de 166% dans le prison de Besançon.
Hygiène, cafards, nuisibles et des équipements qui ont atteint « un point de non-retour ».
La vétusté de la prison de Besançon est pointée du doigt par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Le vieillissement de l’infrastructure et des équipements atteint un point de non-retour, particulièrement dans les cellules du bâtiment C où la situation est jugée indigne : il manque du mobilier ou celui-ci est dégradé au point de ne plus être adapté, les sols sont trop abîmés pour que le nettoyage ait un impact positif, nombre de sanitaires sont vétustes et irrécupérables.
La présence de nuisibles type cafards est également un indicateur tangible des problèmes d’hygiène liés à la vétusté de l’infrastructure et des installations.
Extrait du rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL)
Les douches collectives sont pour la plupart abîmées : plafonds moisis, peinture qui tombe en lambeaux, carrelage cassé, presto et pommeaux encrassés de calcaire, cloisons chancelantes, l’ensemble nécessitant une réfection totale. La fréquence minimale de trois douches par semaine n’est pas respectée au bâtiment C pointe du doigt le rapport.

(…)

Sport, activités, parloirs, des manquements également présents
Le rapport des contrôleurs estime que l’accès au sport s’est amélioré depuis la dernière visite qui remontait à 2018, mais les conditions matérielles dans des salles étouffantes avec du matériel souvent vétuste ne sont pas acceptables, tant pour l’encadrement que pour les personnes détenues. D’autre part, les sports collectifs en extérieur sont trop souvent remis en question et l’accès est inéquitable selon le bâtiment.
Les activités socioculturelles ne sont pas suffisamment développées, l’absence de lieux dédiés aggrave la situation.
Comme en 2018, la configuration des parloirs ne permet pas l’intimité des échanges. De même, le tri et la distribution du courrier s’effectuent toujours dans des conditions qui n’en garantissent ni la confidentialité, ni l’intégrité, ni le bon acheminement. Depuis la visite précédente, les cabines téléphoniques ont été installées en cellule mais 51 d’entre elles étaient hors service.
Dans le fonctionnement courant, il est souvent fait recours à la palpation et aux portiques. Les gestes professionnels lors des fouilles intégrales semblent maîtrisés mais le nombre d’agents assistant à la fouille est parfois bien trop important et les fouilles intégrales ne sont pas toujours tracées.
La majorité des fouilles ont lieu dans des lieux non prévus ni équipés pour ce faire, notamment les douches et les cellules.
Extrait du rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL)
Du mieux côté santé, mais des personnels insuffisants
L’unité sanitaire bénéficie de nouveaux locaux depuis le dernier contrôle réalisé en 2018. Ils sont en parfait état. Cependant, les ressources médicales sont insuffisantes, particulièrement le dentiste générant un temps d’attente pour une consultation pouvant aller jusqu’à six mois. Par ailleurs, il n’y a aucun temps de kinésithérapeute prévu alors que les besoins de la population pénale sont conséquents, en lien avec la sédentarité et les violences entre détenus.
Les extractions médicales, réduites à deux jours par semaine, ne sont pas adaptées au temps de présence de certains spécialistes au CHU. Les annulations des extractions médicales sont bien trop nombreuses et parfois à l’initiative de l’administration pénitentiaire. La présence de l’escorte pendant les consultations ou les soins au CHU est attentatoire à la dignité des patients et enfreint le respect du secret médical.
Des mineurs parfois « 20 heures par jour en cellule »
Six mineurs étaient incarcérés au moment de la visite des contrôleurs.
La présence d’un seul surveillant au quartier pour mineurs n’est pas adaptée pour leur prise en charge, que ce soit pour la sécurité, les mouvements, la surveillance des promenades, les activités ou tout autre besoin quotidien des mineurs.
Extrait du rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL)
Si la présence de la PJJ est effective, son implication auprès des mineurs est insuffisante, à l’instar de l’offre d’enseignement, particulièrement en période de vacances scolaires, dénonce les contrôleurs.
Des travaux d’ampleur à venir ?
Le rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a fixé au total 51 recommandations sur la maison d’arrêt de Besançon, mais il n’a aucun pouvoir de contrainte sur l’administration pénitentiaire.

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10.04.2026

En mars, le taux d’occupation de la maison d’arrêt du Val-d’Oise frôlait les 200 %, obligeant notamment l’administration à faire dormir des personnes incarcérées sur des matelas à même le sol.
Jusqu’où ira le nombre de détenus de la Maison d’arrêt du Val-d’Oise (Mavo), à Osny ? Ce sujet était déjà évoqué en janvier, lors de l’audience solennelle du tribunal judiciaire. « Après une baisse, le taux de surpopulation est ainsi passé de 180 % au mois d’août à 192 % au début de ce mois », a rappelé le procureur, Guirec Le Bras, indiquant que « tous les acteurs locaux » se sont investis l’été dernier pour la juguler.
Malgré cela, plus deux mois plus tard, la députée (LFI) du Val-d’Oise, Gabrielle Cathala, n’a pu que constater lors d’une visite que la situation est inchangée. Elle était déjà venue fin 2024 sur le même sujet de la surpopulation carcérale. À l’époque, le taux d’occupation était de 162 %. Désormais, il oscille entre 192 % et 198 %. Une situation que connaissent la plupart des prisons franciliennes, comme Nanterre (Hauts-de-Seine) ou Bois-d’Arcy (Yvelines).

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09.04.2026

L’Observatoire international des prisons – section française (OIP-SF) a saisi le juge des référés afin d’obtenir des mesures immédiates pour mettre fin aux atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales des personnes détenues au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, en Guadeloupe. L’audience devant le juge des référés se tiendra le mercredi 15 avril.
Cette procédure d’urgence intervient après plus de dix ans d’alertes, de décisions de justice et de condamnations internationales restées partiellement inexécutées. Ce qui est aujourd’hui soumis au juge ne résulte pas d’une dégradation ponctuelle mais de l’installation durable d’un fonctionnement incompatible avec les exigences minimales de l’État de droit.
Lors de sa visite en octobre 2025, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a constaté un taux d’occupation de 251 % dans le quartier maison d’arrêt pour hommes. Des centaines de personnes vivent dans des cellules surpeuplées jusqu’à vingt-deux heures par jour. Dans certaines cellules, l’espace réellement disponible pour chaque personne détenue ne dépasse pas un mètre carré.
Surpopulation endémique, humidité, moisissures, installations sanitaires défaillantes, manque d’activités…, ces conditions ne relèvent plus de la seule insuffisance matérielle. Elles rendent impossible la préservation de l’intimité, exposent les personnes détenues à des tensions constantes et alimentent un climat de violence que l’administration pénitentiaire ne parvient plus à maîtriser.
Le CGLPL évoque également une situation particulièrement préoccupante concernant les mineurs détenus. Le quartier qui leur est réservé connaît lui aussi une suroccupation persistante, rendant impossible le respect de l’encellulement individuel. Les adolescents y sont maintenus dans des cellules dégradées, avec des toilettes insuffisamment cloisonnées et des conditions d’hygiène défaillantes. L’accès à l’éducation demeure très en deçà des obligations légales, certains jeunes ne bénéficiant que de quelques heures d’enseignement hebdomadaire, tandis que les activités éducatives et sportives restent limitées. Les contrôleurs du CGLPL signalent par ailleurs le recours à des fouilles intégrales systématiques, mises en œuvre dans des conditions soulevant de sérieuses questions quant au respect des garanties fondamentales applicables aux personnes mineures privées de liberté. Pour l’OIP-SF, ces constats révèlent l’impossibilité d’assurer la prise en charge spécifique et protectrice pourtant requise pour des adolescents incarcérés.
Des constats ni isolés, ni récents
Dès 2014, un rapport remis au ministère de la Justice dénonçait un « surencombrement chronique » générateur d’incidents et une insuffisance grave de la prise en charge sanitaire au centre pénitentiaire de Baie-Mahault. En 2015, le CGLPL décrivait déjà une prison où la violence dissuadait certaines personnes détenues de quitter leur cellule. En 2020, la Cour européenne des droits de l’homme condamnait la France dans l’arrêt J.M.B. c. France, jugeant que les conditions de détention notamment imposées à Baie-Mahault relevaient de traitements inhumains et dégradants.
En juin 2024, le tribunal administratif avait ordonné des mesures concrètes pour améliorer la situation. Plus d’un an après, certaines injonctions demeurent partiellement exécutées.
Par sa requête, l’OIP-SF demande au juge d’ordonner sans délai la réduction effective de la surpopulation carcérale, la suppression des matelas au sol, l’amélioration des conditions matérielles de détention, la prévention des violences et la garantie effective des droits fondamentaux, notamment pour les personnes mineures.
L’OIP-SF entend rappeler une nouvelle fois que la privation de liberté ne saurait en aucun cas justifier des conditions de vie contraires à la dignité humaine, et exiger du ministre de la Justice qu’il prenne les mesures d’urgence qui s’imposent pour assurer le respect des droits fondamentaux des personnes incarcérées.

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08.04.2026

La surpopulation carcérale s’est considérablement aggravée à la maison d’arrêt du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand où le nombre de détenus a atteint un record. Les matelas au sol ont été doublés pour que les détenus soient à trois par cellule de 9 m2 prévue pour deux personnes.
« Quand on arrive en dernier dans la cellule, on n’a pas le choix. On dort sur le matelas au sol. » Cette phrase est revenue à plusieurs reprises à l’occasion de comparutions immédiates au tribunal de Chalon-sur-Saône, quand la présidente interrogeait les prévenus sur leurs conditions de détention à Varennes-le-Grand. Placés en détention provisoire avant d’être jugés, ils étaient plusieurs à s’en plaindre à la même audience.
Il faut dire que le taux d’occupation à la maison d’arrêt* de Varennes-le-Grand a explosé. De 164,7 % au 1er mars 2025, il a atteint 182,1 % au 1er mars 2026. Du jamais vu à la maison d’arrêt qui a une capacité opérationnelle de 207 détenus mais qui en accueillait pourtant 377 au 1er mars. Au centre de détention*, la situation est moins tendue avec 178 détenus pour 191 places opérationnelles.

(…)

* La maison d’arrêt accueille les prévenus et les accusés en détention provisoire en attendant leur jugement et les condamnés à une peine d’emprisonnement inférieure à deux ans. Le centre de détention accueille les condamnés à plus de deux ans de prison.

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01.04.2026

Prisons françaises : 87 126 détenus, un nouveau record de surpopulation carcérale

(…)

Au 1er mars 2026, les prisons françaises comptent un taux d’occupation de 137,5 % pour 87 126 détenus, un niveau inédit. une hausse inscrite dans un contexte de surpopulation carcérale persistante, déjà dénoncée par plusieurs instances européennes.

(…)

Le nombre de personnes incarcérées a progressé de près de 5 000 en un an, soit une augmentation de 6,1 %. Dans le même temps, le parc pénitentiaire n’a gagné qu’environ 1 000 places supplémentaires, soit une hausse de 1,5 %. Un véritable écart qui accentue mécaniquement la pression sur les établissements, déjà confrontés à un manque de place et de capacités.

(…)

Le taux d’occupation global atteint désormais 137,5 %, traduisant une surpopulation généralisée. La situation est particulièrement marquée dans les maisons d’arrêt, où le taux d’occupation s’élève à 168,4%. Ces établissements accueillent notamment des personnes en attente de jugement, présumées innocentes, ainsi que des condamnés à de courtes peines.
La saturation du système se traduit par une augmentation du nombre de matelas installés au sol dans les cellules, faute de lits disponibles. Au 1er mars, 6 875 matelas étaient recensés, contre 4 580 un an plus tôt, soit une progression de 50 %.
Par ailleurs, 29 établissements affichent un taux d’occupation égal ou supérieur à 200 %, ce qui signifie que deux détenus, voire davantage, partagent une place prévue pour une seule personne. Certaines zones apparaissent particulièrement touchées, notamment la région parisienne (+161,3%), la région toulousaine (+154,8%) et les territoires d’outre-mer (+147,6%).
Surpopulation, insalubrité, violences… un système carcéral « au bord de l’explosion »
Dans un rapport publié fin janvier, le Conseil de l’Europe a alerté sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain », pointant la surpopulation, l’insalubrité et les violences. La France figure parmi les pays européens les plus concernés par la densité carcérale.

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29.03.2026

Selon l’ordonnance du juge des référés rendue le 13 mars, des efforts ont été faits à la maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine), dont le taux de surpopulation atteint 213 %. Et nombre de mesures relèvent d’un « choix de politique publique ».
Trois semaines après la sanction disciplinaire infligée à un détenu parce qu’il a refusé l’arrivée d’un cinquième homme dans la cellule, un autre détenu de la maison d’arrêt de Nanterre se plaint des conditions de détention dans ce centre pénitentiaire surpeuplé des Hauts-de-Seine. Pas de procédure disciplinaire pour celui-ci, puisqu’il a attaqué l’État au tribunal administratif.
Par la voix de son avocat, Me Fabien Arakelian, cet homme incarcéré depuis juillet 2023 a demandé que soient ordonnées des mesures d’urgence censées améliorer les conditions de détention « alarmantes » dans cet établissement où le taux de surpopulation atteint 213 %, où 220 détenus dorment sur des matelas au sol, où les douches sont sales, les cafards à la fête, les cellules « vétustes et insalubres », ne comportant ni mobilier suffisant pour le nombre de détenus qu’elles hébergent ni cloisonnement des sanitaires, où le système électrique est « défectueux », l’aération dysfonctionnelle… Un tableau sinistre qui décrit « des conditions de détention indignes ».
« Circulez, y’a rien à voir »
Pour le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), aucune des mesures demandées par le détenu via son avocat ne peut être acceptée. Premier argument : le juge des référés ne peut ordonner des mesures d’urgence que si celles-ci lui « apparaissent de nature à sauvegarder, dans un délai de 48 heures, la liberté fondamentale à laquelle il est porté une atteinte grave », lit-on dans la décision. Deuxième argument : les demandes portent « sur les mesures structurelles et des choix de politique publique ».
En juin 2023 pourtant, le même tribunal administratif avait enjoint le ministère de la Justice de procéder à des travaux « sans délai », pour réparer les fenêtres cassées, les installations électriques… Sept mois plus tôt, le juge des référés avait rendu une ordonnance enjoignant le ministère de prendre huit mesures d’urgence.

(…)

Bref, « circulez, y’a rien à voir », s’étrangle Me Arakelian. « Le mandat de dépôt de mes clients ne mentionne pas qu’ils doivent purger leur peine dans des conditions indignes », grince l’avocat, promettant de « multiplier les saisines du tribunal administratif » pour le compte de ses clients. « C’est peut-être le moment de se reposer la question du mécanisme de régulation carcérale », exhorte le pénaliste.

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27.03.2026

Les affections dentaires sont particulièrement fréquentes en prison. Mais se faire soigner est souvent un parcours du combattant.
« Je demande depuis mai à être extrait à l’hôpital pour que l’on m’arrache six dents mortes. Mais à ce jour, rien. […] Ma santé dentaire se détériore de jour en jour, tout comme ma santé mentale. Je ne sais plus quoi faire. » Le témoignage de Monsieur T., incarcéré au centre de détention de Bapaume, est tout sauf isolé. De nombreuses personnes détenues font état de leur attente, de leur souffrance et de leur abattement face aux difficultés d’accès aux soins dentaires en prison. Cette situation, corroborée par les professionnel·les de santé, est d’autant plus alarmante que les personnes détenues sont particulièrement touchées par des problèmes de santé dentaire.
Saisies par l’OIP, plusieurs agences régionales de santé (ARS) et unités sanitaires en milieu pénitentiaire (USMP) confirment un accès aux soins particulièrement sinistré. Dans un contexte de surpopulation, les délais d’attente s’allongent et le nombre de consultations dentaires accessibles diminue.
Le rapport d’activité de l’USMP de la maison d’arrêt de Périgueux souligne ainsi qu’« un nombre important de reports ou d’annulations de consultations médicales est constaté tout au long de l’année » dernière. En 2024, 64% des rendez-vous pris ont dû être annulés. De son côté, l’USMP de la maison d’arrêt de Strasbourg fait état de six mois d’attente pour une consultation de médecine dentaire, en dehors des situations urgentes. Pour les nouveaux arrivant·es, l’ARS de Martinique évoque trois à quatre mois d’attente avant qu’un premier bilan dentaire soit effectué, alors même que chaque personne détenue devrait normalement « bénéficier d’un examen médical dans les plus brefs délais[1]».
Des moyens humains et matériels dégradés
Les longs délais, l’annulation et le report de consultations sont principalement dus au manque de personnel médical dans les USMP. Dans de nombreux établissements pénitentiaires, les postes de dentistes et d’assistant·es dentistes sont très peu pourvus, voire pas du tout. Au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, le poste de chirurgien-dentiste serait ainsi vacant depuis deux ans. L’ARS d’Auvergne-Rhône-Alpes parle d’« un sous-effectif quasi chronique et sur toutes les USMP du territoire en dentistes ».
Ce manque d’effectif s’explique, selon les ARS, par les difficultés de recrutement de praticien·nes, du fait d’« un manque d’attractivité spécifique au milieu carcéral » et de la localisation de certains centres pénitentiaires dans des déserts médicaux. De nombreux postes d’infirmier·ères sont également vacants, limitant les possibilités de prise en charge médicale des personnes détenues. Dans certains cas, des tensions entre les équipes médicales et les directions d’établissements pénitentiaires aggravent cette situation[2]. Le sous-effectif est encore exacerbé par la surpopulation carcérale : alors que les besoins ne cessent de croître, le nombre de soignant·es reste calculé sur la base du nombre de prisonnier·ères théorique et non effectif.
Le manque de moyens humains est couplé à un matériel parfois dégradé et insuffisant. C’est le cas du centre pénitentiaire de Fa’a’ā-Nu’utania, en Polynésie française, qui indique dans son rapport d’activité de 2024 devoir travailler dans des locaux « en sous-sol, sans aération ni issue de secours », ne « répondant pas aux normes de sécurité des personnels ». Le cabinet dentaire de la maison d’arrêt de Périgueux, quant à lui, a dû fermer trois semaines cette année pour « contamination dans le système d’eau ». L’ARS de Martinique, pour sa part, indique ne disposer « que d’un fauteuil [de dentiste], initialement prévu pour 500 détenus », alors que le centre pénitentiaire de Ducos, unique prison de l’île, enferme plus d’un millier de personnes.
Arracher plutôt que soigner
En réponse à cette situation, de nombreuses ARS et USMP ne peuvent avoir recours qu’à des solutions de court terme, insuffisantes au regard des besoins de la population pénale. Il est fait appel à des étudiant·es dentistes, à des dentistes libéraux ou intérimaires pour combler les postes non pourvus. Des journées de prévention sur l’hygiène buccale sont également organisées.
À défaut d’une intervention médicale adaptée, les personnes détenues se voient régulièrement administrer des antalgiques, dont certains présentent de forts risques de dépendance. Monsieur B., incarcéré au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et ne bénéficiant plus de soins depuis janvier 2025, explique ne pas avoir de prise en charge médicale « à part des bains de bouche et du Tramadol », malgré une santé bucco-dentaire catastrophique : « Il me reste deux dents. Je souffre, j’ai mal aux gencives, mon visage change tous les deux ou trois mois. »
Pour les personnes détenues parvenant à obtenir un rendez-vous avec l’unité sanitaire, l’opération dentaire pratiquée le plus souvent est l’arrachage de dents. En effet, l’impératif pour un personnel médical en sous-effectif de traiter un nombre trop élevé d’urgences dentaires ne permet pas d’envisager les traitements nécessitant un suivi régulier. L’arrachage de dents, peu coûteux en temps et en moyens humains, apparaît alors aux soignant·es comme la seule solution. Monsieur E., incarcéré au centre de détention de Joux-la-Ville, rapporte avoir eu « 19 dents arrachées sur 32 ». Ces interventions sont parfois questionnées par les personnes détenues, considérant que d’autres formes de soin auraient été possibles.
S’automutiler comme dernier recours
Face à la douleur et à l’impossibilité de se faire soigner dans un délai raisonnable, les automutilations sont courantes. C’est le cas de Monsieur T., qui rapporte avoir dû « intervenir deux ou trois fois pour crever un abcès avec une aiguille, [s]’arracher un bout de dent avec un coupe-ongle ou [s]’ouvrir la gencive ». Une autre personne détenue, incarcérée au centre pénitentiaire d’Orléans-Saran, raconte s’être ouvert la gencive « avec une lame de rasoir désinfectée au briquet ». Ces interventions improvisées dans la détresse, avec un matériel non conforme et dans un environnement non stérile, sont très dangereuses et présentent des risques d’infection.
Le problème structurel d’accès aux soins dentaires en milieu carcéral affecte lourdement la santé des personnes détenues concernées. Elles sont confrontées à d’intenses souffrances quotidiennes, les entravant dans des choses aussi élémentaires que la communication ou l’alimentation. Monsieur B. dit avoir « du mal à parler, à prononcer certaines syllabes et consonnes » et souhaiter un certificat médical pour qu’on lui donne du pain de mie plutôt que du pain classique, qui lui « fait mal aux gencives ». À ce jour, sa demande est restée lettre morte. Ces situations ont également un effet délétère sur la santé mentale des personnes détenues : « Ça joue sur mon mental, psychologiquement je ne suis pas bien. […] Elle est où, ma dignité ? »
Face à des problèmes que l’OIP observe depuis sa création dans les années 1990[3], et qui semblent empirer[4], il est urgent de prendre les mesures nécessaires pour assurer le respect de l’article L. 322-1 du code pénitentiaire, disposant que « la qualité et la continuité des soins sont garanties aux personnes détenues dans des conditions équivalentes à celles dont bénéficie l’ensemble de la population ».
par le groupe Collecte de l’OIP
Cet article est paru dans la revue de l’Observatoire international des prisons – DEDANS DEHORS n°128 – Préparation à la sortie de prison : le grand renoncement
[1] Article R. 212-16 du code pénitentiaire
[2] Voir par exemple : « Absence de médecin depuis plus de quatre mois au centre de détention de Joux-la-Ville : la santé d’une personne détenue en danger », OIP, 8 juillet 2025.
[3] Voir par exemple : « Édenté… », Dedans Dehors n° 4, novembre/décembre 1997.
[4] La santé incarcérée. Enquête sur l’accès aux soins spécialisés en prison, OIP, juillet 2022.

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02.03.2026

Cette surpopulation carcérale oblige 6 596 prisonniers à dormir sur un matelas au sol, contre 4 490 un an plus tôt. La densité carcérale dépasse même les 200% dans 25 établissements pénitentiaires français.

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17.02.2026

Le 6 février, Frédéric Grochain a été retrouvé mort dans une cellule de la prison de Varennes-le-Grand. L’autopsie a révélé une cause naturelle. Le Kanak, transféré en métropole en 2024, était par ailleurs atteint de tuberculose. Ce qui nécessitera une prise en charge médicale du personnel et de certains détenus.
Varennes-le-Grand Mort en prison, le détenu était atteint de la tuberculose
Pour la famille, c’est un choc. Et un cri de colère exprimé par la voix de Maître Julie Jarno, son avocate dans ce dossier. « Comment est-ce possible que quelqu’un de 31 ans meure seul dans sa cellule ? », s’étrangle la pénaliste marseillaise. Frédéric Grochain, qui allait prochainement souffler ses 32 bougies, s’est éteint le 6 février, en prison, à Varennes-le-Grand , établissement dans lequel il avait été transféré depuis sa Nouvelle-Calédonie natale, en 2024. Sur ses terres, il purgeait une peine qui, selon l’avocate, n’était pas en lien avec les événements ayant abouti aux transfèrements d’une petite centaine de Néo-Calédoniens dans les pénitenciers français.

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18.01.2026

Prisons saturées, psychiatrie en crise, rétention toujours plus carcérale : jamais autant de personnes n’ont été enfermées en France. Pour Dominique Simonnot, la situation se dégrade et l’humiliation est devenue la norme derrière les murs.

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15.01.2026

C’est la neuvième fois depuis 2013 que la France est condamnée par la CEDH pour les conditions de vie dans ses prisons, a précisé à l’AFP Patrice Spinosi, l’avocat qui a porté ces dossiers avec l’Observatoire international des prisons (OIP). Au total, ces arrêts concernaient 42 détenus, mais « ce n’est que la partie émergée de l’iceberg » car seule une minorité des personnes concernées ont « l’énergie et le temps » pour saisir la justice, jusqu’au Conseil d’Etat et à la CEDH, afin de dénoncer leurs conditions de détention, a souligné l’avocat.

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03.01.2026

La surpopulation carcérale est particulièrement forte en Île-de-France. La densité carcérale atteint 160,5%, le taux le plus élevé de France.

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02.01.2026

Au 1er décembre, 86 229 personnes étaient incarcérées, selon des données publiées ce vendredi 2 janvier 2026 par le ministère de la Justice.

(…) Au total, 104 380 personnes sont écrouées dans l’Hexagone, alors que 23 097 sont des « prévenus », c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas encore été condamnées mais qui sont placées en détention provisoire dans le cadre d’une mise en examen, par exemple.

(…) L’Hexagone figure parmi les mauvais élèves en Europe, en troisième position derrière la Slovénie et Chypre, selon une étude publiée en juillet par le Conseil de l’Europe.

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19/12/2025

Nous subissons ici deux fouilles intégrales par semaine, ainsi que des fouilles de cellule, alors même que nous ne voyons personne du fait de notre isolement. Les fenêtres sont quadruplement grillagées — barreaux, caillebotis, double maillage — ce qui rend l’air absolument irrespirable dans les cellules.

Mais ce qui me pèse le plus, au-delà des conditions matérielles, c’est la dérive arbitraire de l’administration pénitentiaire. Aujourd’hui, j’ai été entendu dans le cadre d’un « débat contradictoire » — qui n’a de contradictoire que le nom — à propos d’une proposition de la direction interrégionale visant à me placer au Quartier d’évaluation de la radicalisation (QER). La décision sera prise par eux, et le plus grave est que les documents cités pour motiver cette mesure, issus de la procédure, ne me sont pas accessibles, malgré mes demandes répétées.

Imagine-t-on un procès en cour d’assises où l’avocat général accuserait et jugerait sur la base d’éléments dont l’accusé et son avocat n’auraient même pas connaissance ? L’Ancien Régime n’est manifestement pas encore aboli dans le pays de l’administration pénitentiaire.

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13/12/2025

Dans tous les lieux de privation de liberté, il existe des espaces de « surenfermement » : quartiers d’isolement et quartiers disciplinaires en prison, chambres de mise à l’écart en centre de rétention administrative (CRA), chambres d’isolement à l’hôpital psychiatrique. Les conséquences néfastes de l’isolement sur la santé psychique ou physique sont connues.

(…) Si les mesures d’isolement sont réévaluées tous les trois mois par l’administration pénitentiaire, il n’y a, en France, pas de limite de durée.

(…) Stress, troubles de l’appétit, sursensibilité, insomnies, troubles de la concentration, perte du sens de la réalité, rumination, confusion, perte de contrôle, paranoïa, dépression, hallucinations, idées suicidaires, psychose… Les conséquences de l’isolement, listées par les contrôleuses, font froid dans le dos.

(…) L’association pour la prévention de la torture observe que lorsque l’isolement se prolonge au-delà de quinze jours, ces troubles psychologiques peuvent être irréversibles, même si la personne en sort. 

(…) Les suicides et les tentatives de suicide sont fréquents. Selon une étude de Santé publique France publiée en janvier 2025, à âge égal, le risque de suicide est dix fois plus élevé en prison qu’en population générale chez les hommes et quarante fois plus chez les femmes. En quartier disciplinaire, il est encore quinze fois plus élevé que dans une cellule ordinaire, selon un rapport de 2024 sur la discipline en prison, publié par l’Observatoire international des prisons (OIP).

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05/12/2025

Surpopulation carcérale. Nuits froides. Manque d’activité. Dépressions. Dans une lettre adressée à la rédaction d’Ouest-France, un prisonnier du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin (Ille-et-Vilaine) décrit ses conditions de détention. Un aperçu à travers les barreaux, alors que cette prison est frappée par une vague de décès sans précédent.

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29/11/2025

En 2025, la surpopulation dans les maisons d’arrêt, où sont incarcérés 70 % des détenus, a atteint des niveaux inégalés. Dans les cellules de 9 m² peuvent s’entasser jusqu’à quatre personnes, entre promiscuité, indignité et vulnérabilité.

(…) Pourtant, le droit à l’encellulement individuel est prévu par la loi depuis 1875, mais il n’est toujours pas appliqué, sans cesse repoussé par le jeu des moratoires.

(…) Une surpopulation qui « gangrène l’ensemble des droits fondamentaux, dénature le sens de la peine et est le berceau de violences de plus en plus fréquentes »

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27/11/2025

C’est un cri d’alarme récurrent, marquant, inquiétant. Il n’est pas fait que de chiffres froids et désincarnés, mais de témoignages précis. Les conditions de détention au sein de la maison d’arrêt d’Angers ne s’améliorent pas et Claire Demain, dermatologue de l’établissement depuis 27 ans, en est témoin.  » Ce séjour qu’on inflige aux détenus ne peut qu’attiser une haine sociétale chez eux. « 

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07/11/2025

C’est un document au vitriol. Publié jeudi 6 novembre, un rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) pointe de « nombreux dysfonctionnements entraînant des atteintes graves aux droits des personnes qui sont privées de liberté » dans les locaux de la police aux frontières (PAF) de Montgenèvre, entre la France et l’Italie.

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01/11/2025

Au 1er octobre 2025, le nombre de détenus dans les prisons françaises est de 84 862 pour 62 501 places opérationnelles, un chiffre en légère hausse par rapport à celui enregistré au 1er septembre (84 311), selon des données du ministère de la justice publiées vendredi 31 octobre. La densité carcérale est donc de 135,8 % et, en un an, le nombre de détenus a augmenté de 5 231.

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30/10/2025

Pas d’eau chaude, pas d’électricité le soir, des cabines téléphonique défaillantes parfois durant plusieurs jours…

(…) L’accès à la cabine téléphonique est très onéreux en prison : jusqu’à 120 euros par mois pour 20 minutes d’appel quotidien vers des portables.

(…)

« On envoie de l’argent pour pouvoir se parler et conserver un minimum de liens familiaux, mais ça ne marche qu’une fois sur deux. Il nous arrive de passer trois jours sans pouvoir se donner de nouvelles car la cabine est défectueuse, et personne n’intervient », déplore l’épouse d’un détenu.

Une situation d’autant plus délicate lorsque des enfants entrent dans l’équation. « Pour nous, c’est déjà dur à gérer en tant que mari et femme. Mais c’est tellement pire pour notre fils. Il n’a rien demandé et se retrouve privé plusieurs jours durant d’un contact vocal avec son père. Il attend un appel qui n’arrive pas. »

Si les détenus sont habitués à subir des fouilles, ils dénoncent en revanche des « opérations démesurées et récurrentes » de la part des équipes locales de sécurité pénitentiaire (ELSP).

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30/10/2025

 

Alors qu’au cours des douze derniers mois, six établissements pénitentiaires ont déjà été condamnés en référé pour leurs conditions de détention dégradantes, une nouvelle procédure de référé-liberté vise cette fois le centre pénitentiaire de Saint-Étienne-La Talaudière.

(…)

Or, malgré la rénovation d’une partie des locaux, les personnes détenues demeurent soumises à des conditions de vie attentatoires à la dignité humaine

(…) Ils pointent la vétusté du quartier femmes, ainsi que d’une partie du quartier hommes (douches collectives insalubres, toilettes non suffisamment cloisonnées, fenêtres détériorées qui ne garantissent pas l’isolation thermique des cellules, murs rongés par l’humidité, etc.).
Ils dénoncent également un état d’insalubrité répugnant : des cours de promenade saturées de déchets, des espaces de circulation empestant l’urine de rats, des salles d’attente de l’unité sanitaire dont les murs sont souillés de traces d’urine et autres déjections séchées, ou encore des traces d’excréments dans les toilettes vétustes des cellules du quartier disciplinaire. L’état des équipements électriques dans certaines cellules fait courir des dangers supplémentaires, tout comme l’absence de système d’alarme dans les douches collectives, dans un contexte de violence alimenté par la suroccupation des locaux.
Car, dans cette prison, comme ailleurs, la surpopulation explose.
Au 1er septembre 2025, on comptait 425 personnes incarcérées pour 263 places – un taux d’occupation de 161,6%, nécessitant de faire dormir plusieurs dizaines de personnes incarcérées sur des matelas posés à même le sol, parfois à proximité immédiate des toilettes, dans des cellules exigües.

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25/10/2025

 

La Maison d’arrêt d’Angers est pleine à craquer. Au mois d’octobre 2025, le cap jamais franchi des plus de 500 détenus a été dépassé à plusieurs reprises. Une situation qui dégrade fortement les conditions de vie des détenus et génère des tensions. Au 24 octobre 2025, 58 cellules de 9 m² étaient triplées, avec un matelas au sol.

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24/10/2025

Incarcéré à la prison de Mulhouse-Lutterbach de 2022 à 2024 et atteint de la maladie de Charcot, Francis Grégoire a été contraint de vivre en fauteuil roulant manuel, contre l’avis des médecins. Le détenu a fait condamner l’État.

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19/10/2025

Cela faisait quarante-deux ans que l’association D’un livre l’autre (Dulla) intervenait au sein du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne en organisant des actions culturelles. Du jour au lendemain, l’administration pénitentiaire a décidé d’interdire son accès à la prison.

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17/10/2025

Dans l’établissement pénitentiaire Camp-Est, en Nouvelle-Calédonie, se mêlent un problème de surpopulation et l’incurie d’installations vétustes ou dégradées. Un référé-liberté a été déposé, vendredi 17 octobre, pour dénoncer un « traitement inhumain et dégradant ».

(…) Au Camp-Est, un surnom hérité du bagne, un agrégat de quelques bâtiments d’époque, mités, tient encore debout. Mais les aménagements les plus récents sont tout aussi problématiques : c’est dans d’anciens conteneurs maritimes que sont logés la plupart des détenus.

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15/10/2025

Surpopulation carcérale, prolifération de cafards, rats ou punaises de lits… Dans un avis publié mercredi, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, dénonce des conditions « indignes ».

(…) De nombreux établissements pénitentiaires sont d’une « vétusté préoccupante », qui concourt à maintenir un « très grand nombre de personnes détenues dans des conditions indignes, attentatoires à leurs droits fondamentaux », met en garde la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Dominique Simonnot, critiquant « l’inertie de l’Etat ».

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15/10/2025

Le taux d’occupation de la maison d’arrêt de Laval (Mayenne) est ce mercredi 15 octobre 2025 de 239 %, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis longtemps.

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01/10/2025

Connue pour être l’une des prisons les plus surpeuplées de France, la maison d’arrêt de Béthune vient de passer la barre des 400 détenus pour 180 places.

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12/09/2025

Extrait

C’est un nouveau record en France.

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10/09/2025

Extraits

(…) « parentalité empêchée », quand la honte et la culpabilité conduisent les détenus à s’éloigner de leur rôle parental.

(…) le risque de rupture du lien est encore accru par l’éloignement, la rareté des visites et le « manque de connaissance de ses droits ».

(…) « Je ne mettais jamais de photo de mes enfants sur les murs de la cellule. Les voir mais se rendre compte qu’ils ne sont pas là, c’est trop violent »

(…) Chez les femmes détenues, la situation est souvent plus difficile. Comme le souligne Mme Simonnot, il y a cette « injustice totale car chez les femmes, il y a très peu de visites », les pères de famille se rendant généralement moins volontiers au parloir que les mères. Ce qui provoque souvent une rupture du lien avec leurs enfants.

La possession- illégale- de téléphones portables est donc une alternative « logique », estime l’ancienne chroniqueuse judiciaire, compte tenu du coût des appels passé depuis les lignes fixes en prison, « 11 fois plus chers » qu’à l’extérieur.

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09/09/2025

Extraits

(…) cellules sales, aux peintures « tachées, noircies et en très mauvais état », avec du « salpêtre et autres traces d’humidité » présents en partie basse. Le carrelage est « vétuste », les joints « noircis ». Les toilettes, séparées par une simple « porte en bois de type saloon » n’offrant aucune intimité, sont dans un état « vétuste et encrassé », sans abattant ni brosse. Les lavabos sont sales, les robinets vétustes et l’eau chaude est absente.
Le mobilier n’est pas en reste. Les lits métalliques sont « oxydés, écaillés et en mauvais état », les matelas qualifiés de « sommaires ». Les réfrigérateurs, « en très mauvais état », sont sales à l’intérieur, et leurs parties congélateurs sont complètement gelées par le givre, les rendant inutilisables. Les ventilateurs, bien que fonctionnels, sont « recouverts de salissures et totalement rouillés ». Les branchements électriques sont « sommaires et à nu : ils sont dangereux et pendent dans le vide ». (suite…)

08/09/2025

Extrait

Ces derniers mois, trois prisons françaises – Saint-Martin de Ré, Seysses et Limoges – ont déjà été condamnées pour indignité des conditions de détention. Aujourd’hui, c’est au tour de la maison d’arrêt d’Angers d’être visée par deux référés-liberté*. Face à l’accumulation de constats accablants et à l’absence de réponses concrètes de la part de l’État, ce recours vise à contraindre les autorités à agir immédiatement pour faire cesser des atteintes manifestement illégales et graves aux droits fondamentaux des personnes détenues.

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08/09/2025

J’ai constaté des travaux effectués dans les parties extérieures de l’établissement en juillet, ce qui, à mon sens, n’est pas une priorité au vu de l’état déplorable des cellules.
L’insalubrité est liée à l’humidité, aux nuisibles, au froid ou à la chaleur, avec des fenêtres cassées jamais remplacées.
L’état de santé des détenus est déplorable, avec des virus qui circulent sans possibilité de soins, faute d’une véritable prise en charge médicale.
Il y a régulièrement des détenus qui meurent des violences subies, car aucune intervention du personnel n’a lieu : ils sont livrés à eux-mêmes et non protégés des risques encourus.

(…) On les change souvent de cellule, presque toutes les deux semaines, avec les arrivées et les sorties de détenus.
Le choc carcéral est difficile à vivre au quotidien ; cela rajoute à leurs conditions déjà indignes une instabilité constante.

(…) Il y a régulièrement de graves intoxications alimentaires avec la nourriture servie aux détenus ; les normes d’hygiène ne sont pas respectées.

(…) Mon mail témoigne de mon désarroi face au constat de tant de dysfonctionnements et de maltraitances envers des êtres humains !
Pendant encore combien d’années cela va-t-il durer malgré la condamnation de cette prison devant le tribunal administratif et les rapports de visite qui font déjà état de ce constat alarmant des conditions carcérales ?

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02/09/2025

Extrait

Une détenue atteinte d’une pathologie pulmonaire a demandé à pouvoir bénéficier d’eau en bouteilles. Demande rejetée par le juge.

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01/09/2025

Extrait

« Le premier problème important qui est souligné par tout le monde, c’est la rupture avec les liens familiaux », explique l’avocate. « On les a déplacés et parfois plusieurs centaines de kilomètres les séparent de chez eux. On leur interdit les parloirs et on leur coupe la possibilité d’appeler quand ils le souhaitent »

(…) « La prison ultra sécuritaire ne sert à rien »

(…) Les conventions internationales, « notamment la Convention européenne des droits de l’homme aujourd’hui ne sont pas respectées »

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29/08/25

Extrait

Hygiène à l’abandon, pratiques disciplinaires indignes, bâti dégradé, manque de personnel : les conditions de détention des mineurs à La Valentine, près de Marseille, sont si dramatiques que la Contrôleure générale des prisons en demande la fermeture urgente.

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24/08/2025

Extrait

Près de deux mois après la mort d’un détenu dans l’incendie de sa cellule, reportage à la maison d’arrêt de Strasbourg. Un lieu de détention vétuste où le taux d’occupation était de 179 % pour les hommes en 2024.

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13/08/2025

Extrait

Aucun souffle d’air ou presque dans cette cellule de 9 m 2 où deux détenus gèrent la chaleur caniculaire comme ils le peuvent.

 

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12/08/2025

Extrait

Le ministre avait ainsi demandé notamment l’arrêt de soins au visage donné à des détenus et des cours de danse country à la prison de Seysses en Haute-Garonne, et annulé début août un stage de « surf thérapeutique » à Saint-Malo.

Mais en mai 2025, le Conseil d’État, plus haute juridiction de l’ordre administratif, avait annulé l’interdiction des « activités ludiques » en prison, du moment qu’elles restaient « conformes au Code pénitentiaire ».

Ce qu’est aux yeux de la juridiction cette table de massage, que ne veut pas voir Gérald Darmanin, qui reviendra tout de même inaugurer l’extension de la prison de Nîmes la semaine prochaine.

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07/08/2025

Extrait

« les murs retiennent la chaleur, on étouffe. […] On ne sort presque plus en promenade, pas parce qu’on n’en a pas besoin, mais parce qu’on a peur de s’écrouler sous le soleil. » témoignait une personne détenue

 

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01/08/2025

Extrait

Cela représente un taux d’occupation carcéral global de 135,9 % qui dépassait même les 200 % dans 29 établissements ou quartiers pénitentiaires et 150 % dans 68 autres. La densité carcérale atteint 167 % en maison d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement, donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines.

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PRISON : DES DÉTENUS DE BOIS-D’ARCY SAISISSENT LA JUSTICE POUR DÉNONCER UN « CLIMAT DE VIOLENCE »

SUD OUEST


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Dans leur requête, ils pointent une réponse inadéquate voire inexistante aux violences entre codétenus, mais aussi à celles imputées à des surveillants. Les plaignants accusent également certains agents de « manquements graves à la déontologie » : réveils nocturnes, refus arbitraires de douche, jets de courriers, insultes et menaces.

(suite…)
« NOUS, ON A FAIT LES PIRES PRISONS, MAIS LÀ, ILS SONT FOUS ! » : À FRESNES, LA MUTINERIE DES « ISOLÉS »

Le Monde


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Dans le centre pénitentiaire du Val-de-Marne, le 13 mai, après leurs « promenades » dans d’étroites cours individuelles, cinq détenus mêlés à des affaires criminelles ont refusé de rejoindre leurs cellules. Au cœur de leurs doléances : leurs conditions de détention.

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PRISON DE TOULOUSE-SEYSSES : « L’INDIGNITÉ DES CONDITIONS DE DÉTENTION » RECONNUE PAR LA JUSTICE

actu.fr


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« Alors que cette alerte n’a suscité aucune réaction de la part du ministre de la Justice, la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP-SF) et l’A3D (association d’avocats pour la défense des droits des détenus, NDLR) ont saisi le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse », avaient indiqué ces organisations le 16 juillet, dénonçant des « conditions de détention inhumaines et dégradantes ».

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EAU PAYANTE ET PROMENADES EN PLEIN SOLEIL : L’ENFER ESTIVAL DANS LES PRISONS

Reporterre


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« des cafards et des rats omniprésents, des sanitaires cassés, remplacés parfois par des seaux ou dissimulés derrière des rideaux improvisés. Le mobilier est vétuste et insuffisant, forçant les personnes détenues à vivre, manger et dormir dans des conditions de promiscuité extrême ».

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« CONDITIONS DE DÉTENTIONS INHUMAINES » À LA PRISON DE TOULOUSE-SEYSSES : LE JUGE DES RÉFÉRÉS SAISI

franceinfo:


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La branche française de l’Observatoire international des prisons (OIP) annonce mercredi 16 juillet avoir saisi le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse pour faire cesser des « conditions de détention inhumaines et dégradantes » au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses.

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VIVRE LA CANICULE EN PRISON : ENTRE CHALEUR, INSALUBRITÉ ET ABANDON

OIP


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Les douches collectives ne sont accessibles que trois fois par semaine, et l’eau y est brûlante : impossible de régler la température.
(…) La chaleur est accablante.
(…) Dans la cellule, c’est pire : les murs retiennent la chaleur, on étouffe. Il y a des cafards partout. On ne sort presque plus en promenade, pas parce qu’on n’en a pas besoin, mais parce qu’on a peur de s’écrouler sous le soleil. Je n’ai pas vu de malaise grave, mais certains co-détenus restent allongés toute la journée, épuisés. »
(…) À Bois d’Arcy, la canicule transforme l’enfermement en supplice.

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«ISOLEMENT SENSORIEL ET SOCIAL» : LES CONDITIONS DE DÉTENTION DE REDOINE FAÏD JUGÉES «CONTRAIRES À LA DIGNITÉ HUMAINE»

Libération


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Placer un détenu à l’isolement pendant douze ans, sans perspective d’en sortir, est «contraire à la dignité de la personne humaine».
(…) Le braqueur multirécidiviste, détenu dans la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), «fait valoir que ses conditions de détention entraînent une détérioration de son état de santé physique et psychique causée par un isolement sensoriel et social», relève la juge. Les complications «réelles […] peuvent devenir irrémédiables», avait alerté un médecin en mai 2024

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CANICULE : « ILS SONT MIS À L’ÉPREUVE »… DANS LES PRISONS FRANÇAISES, LES DÉTENUS SUBISSENT EUX AUSSI LES FORTES CHALEURS

20 minutes


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Extrait

Coup de chaud dans les prisons françaises. Alors que la canicule plane sur le pays, les prisonniers suffoquent derrière les barreaux. à 135 %. Celle-ci a dépassé les 200 % dans 22 établissements ou quartiers pénitentiaires.

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PLUS DE 84 000 DÉTENUS AU 1ER JUIN : LA POPULATION CARCÉRALE ATTEINT UN NOUVEAU RECORD

ouest france


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La population carcérale atteint un nouveau record, avec 84 447 personnes détenues dans les prisons françaises au 1er juin 2025. Un chiffre supérieur à celui enregistré au 1er mai et qui constituait déjà un niveau inégalé, selon des données obtenues lundi 30 juin auprès du ministère de la Justice par l’Agence France-Presse (AFP).
Les prisons françaises comptaient 62 566 places au 1er juin, portant la densité carcérale au niveau national à 135 %. Celle-ci a dépassé les 200 % dans 22 établissements ou quartiers pénitentiaires.

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DÉJÀ DES MATELAS AU SOL DANS LES CELLULES : LA PRISON DE CAEN SURPEUPLÉE 18 MOIS APRÈS SON OUVERTURE

ouest france


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Il n’aura fallu qu’un an au nouveau centre pénitentiaire Caen – Ifs (Calvados) pour se retrouver à l’étroit. Mis en service en décembre 2023, l’établissement est surpeuplé depuis janvier 2025. Et le nombre de détenus ne fait que croître depuis. Le 1er mai, la prison comptait 640 personnes écrouées, pour 551 places.

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LA SITUATION DU CENTRE PÉNITENTIAIRE DE VARCES EST « SCANDALEUSE » : LA PRISON ÉTOUFFÉE PAR UN TAUX D’OCCUPATION HISTORIQUE

LE DAUPHINE


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Avec plus de 400 détenus pour 232 places théoriques et un taux d’occupation de 180 % (et jusqu’à 194 % pour le quartier des majeurs), le centre pénitentiaire de Grenoble-Varces a atteint son record de densité. Une situation que tous les acteurs du monde judiciaire s’accordent à trouver « scandaleuse ».

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SOINS EN PRISON : « PARTOUT, NOUS CONSTATONS DE MULTIPLES DÉRIVES », ALERTENT DES MÉDECINS

La Croix


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Des médecins en prison témoignent d’une inquiétante aggravation des conditions d’accès aux soins pour les personnes détenues en France, qui vont jusqu’à la privation de soins. Une situation derrière laquelle elles identifient une véritable volonté politique.

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« IL DORT ASSIS AVEC UNE SERVIETTE HUMIDE »: À LA PRISON D’ANGERS, LES DÉTENUS SUBISSENT LA CANICULE

ouest france


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« Il fait plus de 40 °C dans leur cellule, assure d’entrée Mélanie. Ils le savent car ils ont un petit thermomètre avec eux. »

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PLONGÉE DANS L’ENFER DE LA PRISON DE FRESNES : « ON EST ENCORE DANS LES ANNÉES 1800 »

Le Monde


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Très vite, Hatem a compris que Fresnes n’est pas une prison comme les autres, et que « la chose qui tape le plus sur le système », là-bas, ce n’est pas le bruit, mais l’insalubrité. L’invasion des punaises de lit lui était si insupportable qu’il essayait de dormir sur une chaise. Il respirait mal, à cause, croit-il, des moisissures maculant le mur de sa cellule. Les rats, vivants ou morts, étaient omniprésents dans les cours de promenade, ces « box à chevaux » de 45 mètres carrés, où peuvent s’entasser une vingtaine de détenus. A Fresnes, les rongeurs sont rois, repus des détritus jetés depuis les cellules. Fin 2023, un prisonnier a été hospitalisé dans un état grave après avoir contracté la leptospirose, la « maladie des rats », transmise par leurs urines.

Mots clés

 

« LA DIGNITÉ DES PERSONNES TRANSGENRES N’EST PAS RESPECTÉE EN PRISON »


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Extrait
« Je suis en cours de changement d’identité pour passer d’homme à femme. Je tenais à attirer votre attention sur le fait que la dignité des personnes dans mon cas n’est pas respectée. C’est ainsi que pendant trois semaines, on m’a placée en quartier “arrivants”, soi-disant pour me protéger. Or j’ai été constamment surveillée, réveillée et confrontée à des oublis de douches et de promenades. …

« FAIRE PREUVE DE BON SENS » : L’INDIGNE RÉPONSE DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE AUX PERSONNES DÉTENUES FACE À LA SURPOPULATION CARCÉRALE


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Extrait
« Il revient aux personnes détenues elles-mêmes de faire preuve de bon sens au sein de la cellule et ne pas laisser toujours le même dormir au sol », telle est la préconisation du directeur de la maison d’arrêt de Nanterre, en réponse à un courrier d’avocate du 6 mai au sujet des conditions indignes de détention de son client, jeune majeur dormant sur un matelas au sol dans une cellule partagée avec deux autres personnes détenues. Alors que la surpopulation carcérale atteint au 1er mai un nouveau record, avec un taux d’occupation de 163% en maison d’arrêt et 5 234 matelas au sol, il semble donc que l’administration pénitentiaire n’ait pas d’autre recours que d’invoquer la responsabilité des personnes détenues dans l’amélioration de leurs conditions de détention.

Mots clés
PRISON DE PERPIGNAN : AVEC 264 % DE SURPOPULATION, UN STOP ÉCROU DÉCLENCHÉ « POUR LA PREMIÈRE FOIS À LA MAISON D’ARRÊT DES FEMMES »

L’Indépendant


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Extrait

Au total, la maison d’arrêt des femmes (MAF) affiche 75 détenues pour 28 places, soit « 264 % de surpopulation, un record ! »

Mots clés
EN OUTRE-MER, LA DENSITÉ CARCÉRALE MOYENNE DÉPASSE LES 145%

franceinfo:


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Extrait

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère de la Justice, on compte 6 654 détenus pour 4 573 places dans les prisons ultramarines.

Mots clés

 

PRISON : PLUS DE 83.000 DÉTENUS AU 1ER MAI EN FRANCE POUR 62.000 PLACES, UN RECORD INÉGALÉ

France Bleu


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Extrait

Selon des données obtenues ce samedi auprès du ministère de la Justice, il y avait 83.681 détenus dans les prisons françaises au 1er mai 2025, pour seulement 62.570 places, un record jamais atteint qui met en lumière les problèmes de surpopulation carcérale. En un an, les prisons françaises ont accueilli 6.000 détenus de plus pour atteindre une densité carcérale globale de 133,7% contre 125,3% le 1er mai 2024.

Mots clés
RACKET PÉNITENTIAIRE : LES DÉTENUS PAYENT TOUT BIEN PLUS CHER QUE DARMANIN

reflets info


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Extrait

Le ministre de la Justice veut facturer aux personnes emprisonnées des « frais d’incarcération ». Mais la prison se paie déjà sur le dos des détenus, qui consomment à des tarifs prohibitifs et travaillent à des salaires au rabais.

Mots clés
SOLIDARITÉS AU SMPR, EXPERTISE PSY À CHARGE, GRÈVE DE MATON – AGRESSIONS ET PEINES INTERNES POUR UN ŒILLETON BOUCHÉ



Émission de radio

AU PROGRAMME :

  • Lettre de julien à qui on a encore refusé une conditionnelle. Il parle des petites solidarités qui s’organisent au sein du SMPR (service médico- psychologique régional) malgré l’interdiction des activités ludiques par le ministre, du sous-effectif des matons, et de la surpopulation avec un quartier arrivant devenu permanent et un service psy – l’UHSA – plein à craquer qui fait qu’il faut attendre trois mois après une tentative de suicide pour y avoir accès.
  • Lettre de Kémi depuis la centrale de Moulins qui nous raconte les galères que lui fait l’administration pénitentiaire pour le mettre sous pression et l’empêcher d’obtenir un aménagement de peine : courriers bloqués, expertise psy à charge …
(suite…)
PARUTION DE LA NOUVELLE ÉDITION DU GUIDE DU PRISONNIER : UN OUTIL POUR FAIRE VALOIR SES DROITS ET RÉSISTER À L’ARBITRAIRE CARCÉRAL


Communiqué

Extrait

Dans un contexte où la prison reste un espace opaque, souvent marqué par l’arbitraire, les atteintes à la dignité et les reculs en matière de droits fondamentaux, l’Observatoire international des prisons (OIP) publie, aux éditions La Découverte, une nouvelle édition entièrement revue et augmentée du Guide du prisonnier.

PRISON DE LA HONTE : ÉTAPE À NANTERRE

Observatoire Internationale des Prisons


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Extrait

Deux fois plus de personnes détenues que de places, une insalubrité persistante… Les conditions de détention à la maison d’arrêt de Nanterre sont tout simplement indignes.

Mots clés
HAUTE-CORSE : 13 DÉTENUS DE LA PRISON DE CASABIANDA DÉBOUTÉS DE LEUR DEMANDE D’INDEMNISATION POUR CONDITIONS DE DÉTENTION « INDIGNES »

corse matin


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Extrait

Ils dénonçaient des conditions d’incarcération qui sont selon eux « dégradées », notamment des cellules jugées trop petites, le manque d’eau chaude ou encore l’absence de toilettes dans les cellules.

Mots clés
« À SIX DANS DES CELLULES, ENFERMÉS 20 HEURES SUR 24, À DORMIR PARFOIS À MÊME LE SOL » : DES DÉTENUS DE LA PRISON D’AJACCIO DÉNONCENT LEURS CONDITIONS CARCÉRALES

franceinfo:


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Extrait

« Nous dénonçons solennellement les conditions de détention inhumaines et dégradantes auxquelles nous sommes soumis au quotidien. »
(…) « Au-delà de l’enfermement, ce sont les atteintes à notre dignité et à nos droits fondamentaux qui deviennent insupportables, écrivent-ils. Aujourd’hui, nous faisons face à une privation croissante de moyens élémentaires pour maintenir un minimum de décence. »
Parmi les exemples cités par les détenus, figurent notamment « un accès restreint aux douches, limité à des horaires fixes, portant atteinte à [leur] hygiène personnelle », ou encore « la suppression des trois heures de promenade journalière ».
(…) « Aujourd’hui, nous sommes nombreux à vivre à six dans des cellules exiguës, enfermés 20 heures sur 24, parfois même à dormir à même le sol. Une grande majorité d’entre nous est en attente de jugement, donc présumée innocente », rappellent les auteurs du communiqué.

Mots clés
À LA PRISON DE SAINT-MALO, UN DÉTENU S’AGACE APRÈS L’ARRIVÉE D’UN CINQUIÈME HOMME DANS UNE CELLULE : IL EST CONDAMNÉ POUR OUTRAGES

Le Télégramme


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Extrait

Le 29 mars 2023 alors en détention, il avait demandé au directeur l’autorisation de changer de cellule. En effet il ne supportait pas la présence d’un cinquième détenu récemment arrivé.
(…) Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et l’a condamné à deux mois de prison ferme.

Mots clés
DANS LA PRISON DE PLŒMEUR, LA SURPOPULATION CARCÉRALE « ENGENDRE DES TENSIONS ENTRE LES DÉTENUS »

ouest france


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Extrait

Ce lundi 7 avril 2025, quelque 364 détenus y sont hébergés, alors que l’établissement compte 227 places.

Mots clés
MOINS DE 3 M² PAR PERSONNE, MATELAS AU SOL… LA RÉALITÉ DERRIÈRE LA SURPOPULATION CARCÉRALE

ouest france


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Extrait

Chaque mois, depuis le début de l’année, le record français de densité carcérale est battu. Au 1er mars, elle atteint ainsi 131,7 %, soit 82 152 détenus pour 62 539 places.

Mots clés
PRISONS EN FRANCE : AVEC PLUS DE 82 000 DÉTENUS, LA DENSITÉ CARCÉRALE ATTEINT UN NOUVEAU PIC

Le Monde


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Extrait

Le nombre de détenus dans les prisons françaises était de 82 152 au 1er mars, un chiffre inégalé, selon des données obtenues, mardi 1er avril, auprès du ministère de la justice. Avec 62 539 places opérationnelles au 1er mars, la densité carcérale globale était de 131,7 % (contre 124,6 % au 1er mars 2024) et dépassait même les 200 % dans 15 établissements ou quartiers pénitentiaires.

Mots clés
DARMANIN DÉCLARE LA GUERRE AUX PRISONNIER·ES. CHAPITRE 2 : TOUT LE MONDE AU CACHOT !


Article gratuit disponible

(suite…)
DARMANIN DÉCLARE LA GUERRE AUX PRISONNIER·ES. CHAPITRE 1 : PRIVÉS D’ACTIVITÉS


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(suite…)
CONTRE LES VIOLENCES D’ÉTAT, LE RACISME, LES DÉPORTATIONS ET LES RÉGIMES D’ÉLIMINATION


Émission de radio

(suite…)
MARSEILLE. LA PRISON DES BAUMETTES EN SURCHAUFFE, UNE SURPOPULATION « RECORD »

actu.fr


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Extrait

Ce lundi, le centre pénitentiaire était plein à 203 % (…)
Ce qui signifie que le bâtiment, conçu pour 698 places, dont 174 réservées aux femmes, accueille actuellement 1417 détenus dans ses différents quartiers.

Mots clés
KANAKY – NOUVELLE-CALEDONIE : DANS L’OMBRE DE LA PRISON

OIP


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Extrait

Un taux d’incarcération record, des conditions de détention particulièrement indignes, une écrasante majorité de prisonniers mélanésiens… La prison en Kanaky-Nouvelle-Calédonie interroge les impasses de la politique carcérale française tout autant que les tensions de la société calédonienne. Du rôle central de l’enfermement dans l’histoire coloniale aux dizaines de prisonniers transférés dans l’Hexagone à la suite de l’insurrection de mai 2024, c’est un sujet brûlant qu’explore ce numéro de Dedans Dehors.

Mots clés
CONDÉ-SUR-SARTHE ET VENDIN-LE-VIEIL : COMMENT FERONT-ILS PLUS INVIVABLE QUE L’INVIVABLE ?


Émission de radio

AVEC PLUS DE 81 000 DÉTENUS, LA POPULATION CARCÉRALE BAT UN NOUVEAU RECORD EN FRANCE


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Extrait

Au 1er février, les prisons françaises comptaient 81 599 détenus pour seulement 62 363 places opérationnelles, a communiqué le ministère de la Justice, relayé par l’AFP. C’est un nouveau record, régulièrement battu.

Mots clés
OCCITANIE. PHOTOS À L’APPUI, UN RAPPORT ACCABLE CETTE PETITE PRISON OÙ « QUASIMENT AUCUNE FENÊTRE NE FERME »


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Extrait

… elle reste quand même l’une des maisons d’arrêt les plus petites du pays. L’une des plus vieilles et des plus vétustes aussi. C’est ce qui ressort d’un rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) après une visite à Mende, en Lozère. Et les photos parlent d’elles-mêmes…

Mots clés
À LA PRISON DE VIVONNE, LES « ACTIVITÉS LUDIQUES » SONT EN SURSIS SUITE À LA CIRCULAIRE DE GÉRALD DARMANIN


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Extrait

Une circulaire du ministre de la Justice vient d’ordonner l’arrêt de toutes les activités ludiques en prison, suite à une polémique à Toulouse. Comment cela va-t-il se passer à Vivonne ?

Mots clés
PAROLES DEPUIS LE « PARC D’ATTRACTION PÉNITENTIAIRE » – HARCÈLEMENT RACISTE – A BAS LES CRA ! ET RÉCITS D’ENFERMÉS


Émission de radio

(suite…)
CELLULES FRIGO, DOUCHES CRASSEUSES : UNE AVOCATE FAIT PLIER LA PRISON DE LA TALAUDIÈRE

LE PROGRÈS


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Extraits

Mais ils font également leurs besoins à deux mètres de la table où ils prennent leurs repas. Sans paravent.
(…) Il fait un froid glacial. Dehors, et dedans. Tout autour de la fenêtre, le mur est un gruyère. Un courant d’air gelé s’engouffre dans la cellule, à quelques centimètres des têtes de lit. Les détenus ont tenté de colmater avec des serviettes. Bricolage de fortune. Alors, certains sont allés plus loin. En saisissant la justice…
C’est inédit. Car les prisonniers ont longtemps craint de dénoncer officiellement leurs conditions de détention, par peur des conséquences.

Mots clés
EN MÉMOIRE D’ALASSANE, MORT EN PRISON


Émission de radio

Extrait

[…] Alassane Sangaré a 36 ans quand il est placé en détention provisoire à Fleury-Mérogis suite à un banal conflit de voisinage. Au bout de cinq jours, il décède. La direction de la taule parle immédiatement de « suicide ». La famille n’en croit pas un mot. Grâce à des témoignages obtenus de l’intérieur, elle suspecte plutôt un tabassage en règle.

Mots clés
« UN ACTE DE PURE DÉMAGOGIE » : 31 ORGANISATIONS S’INDIGNENT DE LA FIN ANNONCÉE DES « ACTIVITÉS LUDIQUES » DANS LES PRISONS PAR GÉRALD DARMANIN

Le Monde


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Extrait

Le texte accuse le ministre de « nourrir la désinformation, plutôt que de rappeler la mission d’insertion des personnes détenues confiée à son administration » et de défendre « à nouveau une approche exclusivement punitive de la prison ».

Mots clés
LETTRES DE JULIEN, AURÉLIE, PASCAL ET ANDRÉ / DISCUSSION AUTOUR DE LA « LOI NARCO-TRAFIC »


Émission de radio

AU PROGRAMME :

  • Lettres de Julien à Seysses, d’Aurélie à Fresnes, de Pascal à Fresnes, et d’André
  • Discussion autour de la « loi narco-trafic »
Mots clés
FOUILLES INTÉGRALES À LA PRISON DE SAINT-MARTIN-DE-RÉ : LE CONSEIL D’ÉTAT DONNE RAISON À LA PÉNITENTIAIRE

SUD OUEST


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Extrait

Saisi par 15 détenus et l’Observatoire international des prisons (OIP) en référé (procédure d’urgence), le tribunal administratif de Poitiers avait enjoint le 17 décembre dernier à l’administration de la prison de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime) de « faire cesser le caractère systématique des fouilles à corps pour les détenus de retour des parloirs familiaux ». Dans la foulée le ministre de la Justice avait fait appel. Le Conseil d’État lui a donné raison ce jeudi, jugeant que les fouilles corporelles intégrales des détenus n’avaient pas de caractère systématique.

(suite…)
DES CONDITIONS DE DÉTENTION DÉGRADANTES À LA PRISON D’ARGENTAN ? LE CONSEIL D’ÉTAT TRANCHERA

ouest france


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Extrait

Écroué depuis 2013, cet homme a été transféré une bonne dizaine de fois depuis le début de son incarcération. Et il garde visiblement un très mauvais souvenir de son passage au centre de détention d’Argentan (Orne) entre août 2019 et janvier 2020 : estimant y avoir été confronté à « des conditions de détention inhumaines et dégradantes », il a saisi la justice.

Mots clés

 

LE « TOUT DÉMAGO-SÉCURITAIRE » VU DEPUIS LE QI – COMITÉ JUSTICE POUR MOHAMED BENMOUNA – LES FRONTIÈRES TUENT !


Émission de radio

AU PROGRAMME :

Mots clés
PUNAISES DE LIT, CAFARDS, SURPOPULATION… L’INDIGNITÉ DES PRISONS PERDURE ET S’AGGRAVE


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Extrait

Cinq ans après la condamnation historique de la France par la Cour européenne des droits de l’homme concernant les traitements inhumains et dégradants en prison, la situation carcérale continue de se détériorer.

Mots clés
[PRISON DE TOUL] TROIS DÉTENUS ASSIGNENT L’ÉTAT POUR LEURS CONDITIONS DE DÉTENTION « INDIGNES »


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Plus de personnel soignant après 17 h 00, parloir en slip, nuisibles en cellule… Trois détenus à Toul (Meurthe-et-Moselle), dont deux handicapés, ont assigné l’État en justice, leur conseil dénonçant lundi des conditions de détention « indignes » devant le tribunal administratif de Nancy.

Mots clés
« 26 MOIS SANS DOUCHE », « SANS VOIR LA LUMIÈRE »… L’AVOCAT D’UN DÉTENU HANDICAPÉ PARTAGE LE QUOTIDIEN « RÉVOLTANT » DE SON CLIENT

LA DÉPÊCHE


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Extrait

Atteint d’une polypathologie orthopédique, ce quinquagénaire vivait un quotidien « effroyable », « révoltant », selon les mots de son avocat, Maxime Gouache.
Comme son fauteuil roulant ne pouvait pas franchir les seuils des bacs, il a passé « 26 mois sans douche ». Mais aussi « sans voir la lumière » parce qu’il était interdit de promenade à cause de « la boue, les racines et trous de rats ».

Mots clés
PRISONS EN FRANCE : AVEC 80 792 DÉTENUS AU 1ᵉʳ DÉCEMBRE, LA SURPOPULATION CARCÉRALE ATTEINT UN NOUVEAU PIC


Article de presse gratuit disponible

Extrait

La densité carcérale globale était de 129,5 % au 1ᵉʳ décembre. Elle dépasse 200 % dans une quinzaine d’établissements et contraint plus de 4 000 détenus à dormir sur des matelas posés au sol.

Mots clés
[LA TALAUDIERE] CELLULES SANS CHAUFFAGE NI EAU CHAUDE : DES DYSFONCTIONNEMENTS À LA PRISON ?


Article de presse gratuit disponible

Extrait

La mère d’un détenu, qui habite en Haute-Loire, dénonce « des conditions inadmissibles » au sein de la maison d’arrêt de La Talaudière depuis deux mois.

Mots clés
UN HOMME DE 49 ANS INTOXIQUÉ PAR DES FUMÉES LORS D’UN INCENDIE DANS UNE CELLULE D’UN CENTRE PÉNITENTIAIRE


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Un incendie s’est déclaré dimanche 29 décembre 2024 vers 1 h du matin dans une cellule de la prison de Seysses en Haute-Garonne. Un homme de 49 ans a été légèrement intoxiqué par les fumées et transporté jusqu’à un centre hospitalier.

Mots clés
EN VISITE SURPRISE AU CENTRE PÉNITENTIAIRE DE DUCOS, DES DÉPUTÉS POINTENT DES CONDITIONS DE DÉTENTION « PRÉOCCUPANTES »

RCI


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Extrait

Ils y ont rencontré des détenus qu’ils estiment incarcérés pour des raisons politiques et constaté des conditions de détention préoccupantes.

Mots clés
NOUVELLE-CALÉDONIE : LES ÉCRITS DÉSESPÉRÉS DES DÉTENUS DE LA PRISON DE NOUMÉA

Mediapart


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Extrait

Occupé à plus de 90 % par des Kanak, le Camp Est est un « reliquat du bagne », surpeuplé et indigne. Les détenus qui s’en plaignent sont souvent placés devant un choix impossible : subir ces conditions de vie dégradantes ou être transférés en métropole.

Mots clés
SOLIDARITÉ AVEC RÉDOINE FAÏD EN GRÈVE DE LA FAIM -PEINES À RALLONGE ET ARBITRAIRE PÉNITENTIAIRE – PAS DE CHAUFFAGE À LA TALAUD – MÉGA ZONZ’ONDES DE FIN D’ANNÉE !


Emission de radio

Extrait

– Lettre de Pascal à Troyes-Lavaux : des vieilles centrales aux maisons d’arrêt flambant neuves, en passant par les CNE : arbitraire des règles et de leur application […]
– Toujours pas de chauffage à la Talaud (MA Saint-Etienne) !
– Rédoine Faïd est en grève de la faim pour une amélioration des conditions inhumaines de détention
– Lecture d’une récente lettre de Rédoine qui réagit après avoir lu l’Envolée n°61
– Entretien avec Benoît David, avocat de Rédoine Faïd
– Présentation de l’émission Méga Zonz’ondes de fin d’année, le 24 décembre de 20h à minuit.

Mots clés
« MON CLIENT EST AU MITARD DEPUIS 60 JOURS »: LA PRISON DE TOULON-LA FARLÈDE DE NOUVEAU MISE EN CAUSE

var-matin


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Extrait

« On est à soixante jours de mitard, je ne sais plus quoi faire pour essayer de faire bouger les choses. » Depuis deux mois, le client de Me Bertrand Pin est cantonné dans un quartier disciplinaire de la prison de Toulon-La Farlède. « Nous avions pourtant reçu l’assurance qu’on allait être transféré dans un autre établissement… »

Mots clés
PRISON DE LIMOGES : FACE À LA JUSTICE, LE DIRECTEUR SOMME DE S’EXPLIQUER SUR LES CONDITIONS DE DÉTENTION DÉPLORABLES

20minutes


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Extrait

Le bilan du bâtonnier de Limoges, maître Richard Doudet, était alarmant. Durant ses sept heures d’inspection méticuleuse, il a relevé de nombreux problèmes. Prison insalubre, carreaux cassés, détenus dépourvus de kit d’hygiène, etc., la liste des manquements est grande. Encore plus grave, l’aile des hommes est infestée par les punaises de lit.

Mots clés
PRISON DE SAINT-MARTIN-DE-RÉ : CAFARDS, FROID, « FOUILLES À NU »… DES DÉTENUS DÉNONCENT DES CONDITIONS « INDIGNES »

SUD OUEST


Article de presse gratuit disponible

Extrait

Elles mettent en cause une « insalubrité chronique », selon un communiqué de l’OIP : fenêtres fendues, moisissure dans les douches, installations électriques défectueuses, poubelles sans couvercle placées devant les cellules, prolifération de cafards, etc. Les détenus dénoncent aussi des insuffisances en matière de nourriture et des températures trop froides, des « fouilles à nu systématiques » et le mauvais agencement de leurs cellules de six mètres carrés, avec des sanitaires « positionnés, parfois, à moins d’un mètre de l’espace » de préparation du repas.

Mots clés
À LA MAISON D’ARRÊT, LA SURPOPULATION, FACTEUR D’INDIGNITÉ, RESTE MASSIVE

LA DEPÊCHE


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Extrait

229,7% de densité carcérale

Mots clés
LE JOURNAL L’ENVOLÉE N°61 EST SORTI !


Journal en ligne

Sommaire :

  • Réductions de peine : l’éternelle carotte
  • Lettres de Troyes et des Baumettes
  • La BAC à la barre
  • « T’es personne et on te ferme la porte » Un message de Fleury
  • Mesnil-Amelot : encore un mort en CRA
  • Lettres de déportés kanak
  • Offensives législatives contre les étranger·es
  • CRA de Marseille : en réaction aux manipulations racistes
Mots clés
« EN MÉMOIRE D’ALASSANE SANGARÉ » – RÉPRESSION JUDICIAIRE DE LA SOUFFRANCE PSYCHIQUE


Emission de radio

(suite…)
PRISONS EN FRANCE : AVEC 80 130 DÉTENUS AU 1ᵉʳ NOVEMBRE, LA SURPOPULATION CARCÉRALE ATTEINT UN NOUVEAU PIC

Le Monde


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Extrait

La densité carcérale globale était de 128,5 % au 1er novembre. Cette densité carcérale, qui dépasse 200 % dans 13 établissements, contraint 3 962 détenus à dormir sur des matelas posés au sol. La densité carcérale atteint 155,1 % en maison d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement et donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines.
« C’est un record inégalé », a constaté une source jointe par l’Agence France-Presse (AFP) au ministère de la justice, en déplorant le franchissement du seuil de 80 000 détenus. Parmi les personnes incarcérées, 20 831 sont des prévenus, en détention dans l’attente de leur jugement définitif.
Au total, 96 569 personnes étaient placées sous écrou au 1er novembre. Parmi elles, on compte 16 439 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous bracelet électronique ou d’un placement à l’extérieur.

Mots clés
MAYOTTE : LE GOUVERNEMENT ALERTÉ SUR LES CONDITIONS CATASTROPHIQUES DE DÉTENTION DANS L’ARCHIPEL


Article de presse gratuit disponible

Extrait

La Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Dominique Simonnot, publie ce mercredi 27 novembre trois rapports accablants sur les conditions de détention dans les îles de l’océan Indien.

Mots clés

SÉRIE – PRISON, LA DOUBLE PEINE POUR LES FAMILLES


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Extrait

À l’occasion des journées nationales prison, un événement qui vise à sensibiliser les citoyens aux questions carcérales, le Bondy blog consacre une série de papiers à la question des familles des détenu.es. Victimes collatérales de l’incarcération de leur proche, mais aussi rouage essentiel du processus de réinsertion, leur sort reste bien souvent sous les radars.

Mots clés
PROBLÈMES DE CANTINE À CAEN – FLEURY : « Y A AUCUN RESPECT DE LA VIE HUMAINE » – REFUS DE SOINS AU CRA


Emission de radio

(suite…)
« Y A AUCUN RESPECT DE LA VIE HUMAINE » – MESSAGE DE FLEURY-MEROGIS

L’Envolée


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Extrait

Y a aucun respect de nous, y a aucun respect de la race humaine, y a aucun respect de la vie humaine, alors l’école du crime, bah tu l’apprends ici, tu l’apprends de la part du surveillant. Tu l’apprends de la part du surveillant quand il te dit « ferme ta gueule » quand il t’a volé tes cantines, quand il t’a fermé la porte… T’as appris une chose. T’as appris que l’autorité, elle garantit qu’une chose, la criminalité. Voilà ce que t’as appris.

Mots clés
DES NOUVELLES DE BAMBINA – MATONS VIOLENTS AU MITARD DE FLEURY – EDITO ET RECETTE DU DERNIER JOURNAL – DES NOUVELLES DU CRA DE MARSEILLE


Emission de radio

Extrait

Deux lettres de Bambina enfermées aux Baumettes qui raconte comment l’AP lui met la pression en retenant son courrier …
Un message du poto à Fleury-Mérogis dont on avait passé un vocal dans cette émission il y a quelques semaines. Il dénonce les violences des matons que viennent de subir ses voisins de cellule au mitard alors que l’eau leur a été coupée …
On lit et discute l’édito du dernier numéro du journal l’Envolée …
On essaie la recette de cuisine écrite par un prisonnier au quartier d’isolement et publié en 4 de couv’ du dernier numéro de notre journal …
On donne des nouvelles des personnes enfermées au centre de rétention de Marseille …

Mots clés
SURPOPULATION EN PRISON, FOUILLES INTÉGRALES… LA DÉFENSEURE DES DROITS DÉNONCE DES « ATTEINTES GRAVES ET RÉPÉTÉES »


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Extrait

Surpopulation, refus de soins, fouilles intégrales abusives : la défenseure des droits dresse « un constat alarmant » et alerte les pouvoirs publics sur « les atteintes aux droits graves et répétées » subies par les détenus, dans un communiqué publié ce jeudi. L’autorité administrative indépendante, chargée de veiller « au respect des droits et libertés », selon la Constitution, se dit « de plus en plus saisie » par des détenus. Ses 150 délégués présents dans les prisons françaises ont traité 7 878 dossiers en 2023.

Mots clés
PEINES DE MORT LENTE – GRÈVE DE LA FAIM AU CRA DE MARSEILLE CONTRE UNE VIDÉO D’EXTRÊME-DROITE


Emission de radio

Extrait

Lettre de Pascal : peine de mort lente dans les prisons « modernes ».
Lettre de Blanche : galère au quotidien et arbitraire pénitentiaire
Grèves de la faim au CRA (centre de rétention administrative) de Marseille : des prisonniers en grève de la faim pour protester contre une vidéo d’extrême-droite qui manipule leur image et leurs doléances. Présentation du journal L’Envolée n°60

Mots clés
L’ÉTAT CONDAMNÉ POUR SA LENTEUR À AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIE DES DÉTENUS DE LA PRISON DE NOUMÉA


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Extrait

Trois ans pour poser des moustiquaires, un an et demi pour changer des fenêtres… Le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a condamné l’Etat, dans un jugement daté du 24 octobre dernier, pour ses délais d’exécution particulièrement longs. La justice réclame des mesures rapides face aux conditions de vie catastrophiques pour les détenus de Nouvelle-Calédonie à la prison de Nouméa.

Mots clés
SURPOPULATION CARCÉRALE : LE NOMBRE DE DÉTENUS DANS LES PRISONS EN FRANCE A ATTEINT 79 631, UN NOUVEAU RECORD


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Extrait

Le nombre de détenus en France a atteint un nouveau record au 1er octobre, avec 79 631 personnes incarcérées contre 78 969 le mois précédent, selon des chiffres du ministère de la Justice consultés mercredi par l’AFP. En un an, ce sont près de 5 300 personnes supplémentaires qui ont été incarcérées dans les prisons françaises, malgré la surpopulation chronique.

Mots clés
LE JOURNAL L’ENVOLÉE N°60 EST SORTI !


Journal en ligne

Sommaire de l’Envolée n°60 :

  • « L’autre côté des choses » Lettres de Redoine Faïd
  • Kanaky : révoltes et déportations judiciaires
  • Lettres de Moulins et de Poitiers-Vivonne
  • Mai 2024 : blocage de toutes les prisons de France
  • Trimer pour des miettes : lettres de Blanche et d’Aurélie
  • Oppression carcérale des Palestinien-ne-s.
  • Médaille de plomb des JOP (Jeux olympiques et paralympiques)
« UNE INJECTION D’AIR PUR » : SUR L’ÉVASION – EMPRISONNER… POUR SOIGNER ?!


Emission de radio

Extrait

« Mon évasion » de Pierre Kropotkine : présentation de ce petit livre édité récemment par les éditions du bout de la ville …
Lecture de la postface de ce livre, écrite par l’Envolée : « Une injection d’air pur : Sur l’évasion et sa criminalisation »…
« Emprisonner pour soigner, les troubles psychiques en audience » : rediffusion de l’émission radio Tapages d’octobre 2024.

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LA CELLULE 130, « ZONE DE NON-DROIT » OÙ SONT « PASSÉS À TABAC » DES DÉTENUS DE LA PRISON DE TARBES


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Extrait

Le 22 octobre, un surveillant de la prison de Tarbes a été condamné pour des violences commises sur un détenu dans la cellule 130. La pièce serait devenue un lieu d’exactions dans une prison où règne la culture de l’ordre.

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UN SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE CONDAMNÉ À DU SURSIS POUR DES VIOLENCES SUR UN DÉTENU À LA MAISON D’ARRÊT DE TARBES


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Extrait

Cette audience était surnommée à demi-mot : « Le procès des violences de la cellule 130« . L’affaire a été jugée ce mardi après-midi au tribunal de Tarbes, après avoir été révélée par le contrôleur général des lieux de privation de liberté qui avait dénoncé des conditions de détention indignes à la maison d’arrêt et des violences systémiques sur des détenus dans la cellule 130. Un surveillant pénitentiaire tarbais âgé de 40 ans a écopé d’une peine de quatre mois de prison avec sursis pour des violences sur un détenu à la mais d’arrêt de Tarbes. Les faits se sont déroulés le 2 mars 2024, dans la cellule 130 identifiée comme étant dédiée à des exactions sur les prisonniers.

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SURPOPULATION CARCÉRALE : À LA PRISON DE VILLEPINTE, LE TAUX D’OCCUPATION DÉPASSE LES 200 %


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Le taux d’occupation de la maison d’arrêt de Villepinte en Seine-Saint-Denis dépasse les 200 %, rendant le quotidien des détenus et du personnel complexe et surchargé. Des conditions d’incarcération qui pourraient être aggravées en cas de coupe budgétaire pour le secteur pénitentiaire.

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SURPOPULATION ET VIOLENCES À FLEURY-MEROGIS – HOMMAGE IDIR MEDERES MORT AU MITARD – MUTINERIE ET DÉMISSION À MAYOTTE – RÉVOLTES ET RÉPRESSION EN MARTINIQUE


Emission de radio

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Un message d’un prisonnier de Fleury-Merogis qui dénonce la surpopulation qui explose, l’abandon total que subissent les prisonniers, les violences pénitentiaires dès le quartier des arrivants, les camisoles chimiques, les personnes déclarées suicidaires et placées au mitard, et les conditions dégueulasses de détention.
On passe un enregistrement de la marche en qui s’est tenu le 8 septembre en hommage à Idir Mederess, mort au mitard de la prison de Lyon Corbas le 9 septembre 2020.
Le 28 septembre, une trentaine de prisonniers se sont révoltés à la prison de Majicavo à Mayotte avant de subir la répression du GIGN.
On revient sur le mouvement social en cours en Martinique contre la vie chère mais aussi contre les inégalités économiques héritées de la colonisation.

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CONDITIONS DE DÉTENTIONS AU COMMISSARIAT D’AUBERVILLIERS : LA PRÉFECTURE DE POLICE CONDAMNÉE


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Extrait

Dans une décision rendue le 4 octobre, le tribunal administratif de Montreuil condamne la préfecture de police et l’enjoint à remédier aux conditions de garde à vue dans le commissariat d’Aubervilliers. Une décision qui fait suite aux poursuites engagées par le barreau de Seine-Saint-Denis.

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L’EAU COUPÉE LA NUIT AU QUARTIER DISCIPLINAIRE DU CENTRE PÉNITENTIAIRE DE TOULON, DÉNONCE L’OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DES PRISONS


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Extrait

Une « mesure de rétorsion » prise par la direction « à la suite d’inondations provoquées par ‘un ou plusieurs détenus du quartier disciplinaire’ qui avaient volontairement bouché leurs robinets et toilettes ».

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GARDE À VUE : LES SYNDICATS DE POLICIERS EXIGENT UNE VIDÉOSURVEILLANCE TOTALE EN CELLULE


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Extrait

Le 1er octobre, un décret est venu encadrer la pratique déjà généralisée de la vidéosurveillance en garde à vue. La réforme qui entérine cette pratique suscite l’indignation des syndicats policiers qui exigent d’avoir les mains totalement libres pour réprimer.

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« 3.609 MATELAS AU SOL » : L’AUMÔNIER DES PRISONS S’ALARME D’UNE SURPOPULATION CARCÉRALE « RECORD »


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Extrait

L’aumônier national catholique des prisons Bruno Lachnitt s’alarme d’une surpopulation carcérale « record » et « contre-productive », alors que l’Église réunit, comme tous les six ans, ses aumôniers de prison du 10 au 13 octobre à Lourdes. « Au 1er septembre, 73 établissements avaient un taux d’occupation supérieur à 150 %, dont 17 à plus de 200 % », rappelle Bruno Lachnitt lors d’une rencontre avec des journalistes, en s’inquiétant d’une surpopulation carcérale qui « bat chaque mois de nouveaux records ».

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CRAQUAGE AUX BAUMETTES – REFUS DE SOINS À POITIERS-VIVONNE – LA CENSURE DE L’ENVOLÉE PAR L’AP AU TRIBUNAL – LA BAC À LA BARRE


Emission de radio

Extrait

Une lettre de Bambina du centre de détention pour femmes des Baumettes à Marseille où elle est arrivée après 8 transferts.
Des nouvelles d’Aurélie dont on lit une lettre à l’antenne. Elle annonce son départ pour le CNE en fin d’année et revient sur l’arbitraire des matons à Poitiers-Vivonne …
On parle de l’audience à venir au tribunal administratif de Paris le vendredi 11 octobre prochain dans le cadre des plaintes et des censures de l’administration pénitentiaire contre l’Envolée.
Retour sur le procès de deux flics de la BAC du 93 qui avaient tiré sur Nordine et Meryl, qui a perdu le bébé qu’elle portait.

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CONDITIONS INDIGNES DE DÉTENTION : « C’EST DE PIRE EN PIRE », SELON DOMINIQUE SIMONNOT, CONTRÔLEURE GÉNÉRALE DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉ


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Extrait

Les conditions de détention dans les prisons françaises sont « de pire en pire », s’indigne jeudi 3 octobre sur franceinfo Dominique Simonnot. La contrôleure générale des lieux de privation de liberté publie un rapport qui montre que les recours contre les conditions indignes de détention restent « limités et faiblement mobilisés » par les prisonniers malgré un nombre record de détenus dans les prisons françaises.

MAYOTTE : LE GIGN RÉPRIME UNE MUTINERIE DANS LA PRISON LA PLUS SURPEUPLÉE DES COLONIES FRANÇAISES


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À Mayotte, le GIGN a réprimé une mutinerie qui a éclaté samedi dernier dans la prison de Majicavo, la plus surpeuplée de France et de ses colonies. Une trentaine de détenus avaient pris en otage quatre surveillants. Alors que la majorité des détenus dans cette prison sont des personnes catégorisées comme « étrangers », cette séquence met en lumière la politique de criminalisation et de carcéralisation massive des migrants menée par l’Etat français dans sa colonie la plus touchée par la pauvreté.

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LE CONSEIL D’ÉTAT REJETTE LA DEMANDE DE STOP-ÉCROU DE L’OIP POUR LA PRISON DE TARBES

Actu-Juridique.fr


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Le juge administratif n’est pas compétent pour enjoindre à l’autorité judiciaire de prendre une mesure de stop-écrou vient de décider le Conseil d’État. Inspirée d’une décision prise au printemps 2023 dans l’établissement de Bordeaux-Gradignan, cette mesure consiste à suspendre pendant un certain délai les admissions dans un établissement surpeuplé.

 

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PRISONS : LES PRISONS FRANÇAISES ACCUEILLAIENT 78 969 DÉTENUS AU 1ER SEPTEMBRE, UN NOUVEAU RECORD

franceinfo:


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Au 1er septembre, 3 609 détenus étaient contraints de dormir sur un matelas posé au sol, contre 2 361 un an plus tôt, et les prisons françaises comptaient 62 014 places opérationnelles. La densité carcérale globale s’établit à 127,3% mais dans les maisons d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement et donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines, elle atteint 153,6%. Elle atteint ou dépasse même les 200% dans 17 établissements ou quartiers. Parmi les personnes incarcérées, 20 563 sont des prévenus, en détention dans l’attente de leur jugement définitif.
Au total, 94 906 personnes étaient placées sous écrou au 1er septembre.

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UNE DÉTENUE EN URGENCE ABSOLUE APRÈS UN INCENDIE DE CELLULE À LA PRISON DE SEYSSES

franceinfo:


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Extrait

L’une d’elles âgée de 21 ans était en urgence absolue après avoir inhalé des fumées. Les deux blessées ont été transportées vers les centres hospitaliers du département de Haute-Garonne.

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NÎMES : UNE CENTAINE DE DÉTENUS DE LA MAISON D’ARRÊT REFUSENT DE REGAGNER LEUR CELLULE POUR PROTESTER CONTRE LEURS CONDITIONS DE DÉTENTION

Le Parisien


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Plus d’une centaine d’entre eux, qui se trouvaient dans deux cours de promenades, refusaient depuis 15h30 de les réintégrer, selon le Midi Libre. Ils protestaient contre leurs conditions d’incarcération dans cette prison, qui compte 476 détenus pour 200 places, précise le quotidien régional.
(…) La surpopulation à la maison d’arrêt de Nîmes atteint 267 % dans le quartier hommes, et 270 % dans le quartier femmes, avait évalué le syndicat lundi dans le quotidien.

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LA RÉUNION : DEUX ADOLESCENTES DÉTENUES AVEC DES MAJEURES, DÉNONCE L’OBSERVATOIRE DES PRISONS


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Deux adolescentes sont détenues dans le centre pénitentiaire de Saint-Denis de La Réunion, censé n’accueillir que des adultes, a dénoncé, ce jeudi, l’Observatoire international des prisons (OIP), demandant la « fin immédiate de cette affectation illégale ».

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246,9 % DE DENSITÉ CARCÉRALE : UN TRISTE RECORD NATIONAL DE SURPOPULATION [PRISON DE CARCASSONNE]


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La direction de l’administration pénitentiaire publie chaque mois les statistiques des personnes écrouées. Au 1er août, Carcassonne, avec 158 écroués pour 64 places, faisait partie des 15 établissements à la densité supérieure à 200 %.

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PLUS DE 86 000 DÉTENUS EN FRANCE EN 2027 ? POURQUOI LA POPULATION CARCÉRALE NE CESSE D’AUGMENTER


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C’est une projection de l’Administration pénitentiaire, alors que les prisons débordent déjà avec 78 000 détenus. En Allemagne, à l’inverse, le nombre de détenus diminue.

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ENTRETIEN. « LA RÉPONSE PÉNALE À LA DÉLINQUANCE S’EST DURCIE », POINTE L’OBSERVATOIRE DES PRISONS


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Prune Missoffe, responsable analyses et plaidoyer à l’Observatoire international des prisons (OIP), dénonce une surincarcération. Selon elle, c’est la raison principale qui a engendré cette situation de surpopulation dans les prisons. Elle nous explique.

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À ANGERS, UNE TABLE RONDE POUR ALERTER SUR LA SURPOPULATION EN PRISON


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Une table ronde était organisée à Angers, samedi 21 septembre, pour parler de la surpopulation carcérale. La maison d’arrêt angevine compte 489 détenus pour seulement 266 places. La Ligue des droits de l’Homme sonne l’alerte.

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PRISON SURPEUPLÉE, CELLULES VÉTUSTES… ZOOM SUR LES CONDITIONS DE DÉTENTION DE LA PRISON D’ANGERS


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Une table ronde est organisée à Angers, ce samedi 21 septembre, de 10 h à 13 h, en présence de Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté. L’occasion de faire le point sur la situation angevine avec deux des intervenants : Jean Chevrollier, avocat, et Jean-Yves Dupont, de la Ligue des droits de l’Homme d’Angers. Regards croisés sur la surpopulation carcérale à la maison d’arrêt d’Angers.

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LES AVOCATS DU 93 POURSUIVENT LEUR COMBAT POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE DÉTENTION DANS LES COMMISSARIATS


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En 2023, le barreau de Seine-Saint-Denis avait contraint l’État à rénover les cellules du commissariat de Bondy. Alors que les avocats souhaitent prolonger ce travail, un récent texte interdit désormais aux visiteurs habilités de prendre des photos.

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PRISON DE BORDEAUX-GRADIGNAN : DÉJÀ 55 CELLULES À TROIS DANS LE NOUVEAU BÂTIMENT CENSÉ COMBATTRE LA SURPOPULATION


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Extrait

Vingt-quatre membres du Conseil de l’ordre du Barreau de Bordeaux ont visité 44 lieux de privation de liberté ce mardi 10 septembre. Ils ont été frappés par la surpopulation carcérale qui perdure malgré la construction d’une nouvelle prison

TRIMER POUR DES MIETTES ET FERMER SA GUEULE : À PROPOS DU TRAVAIL EN PRISON


Recueil de textes gratuit en ligne

Extrait

Aurélie et Blanche racontent dans leurs lettres les conditions de travail déplorables, les cadences parfois infernales et la pression au rendement – le tout soumis à l’arbitraire de l’administration.

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AU SUJET DU BLOCAGE DES PRISONS PAR LES SURVEILLANTS EN MAI 2024 : PAROLES DE PRISONNIER.E.S


Recueil de textes gratuit disponible

Extrait

L’évasion de Mohamed Amra le 14 mai 2024, au cours de laquelle deux surveillants ont été tués, a choqué par sa brutalité et fait la une de tous les médias. En réaction, les matons ont bloqué la totalité des prisons pendant cinq jours. Un mouvement de blocage « œil pour œil, dent pour dent » qui, comme rarement, a assumé d’être une vengeance : tous les prisonnier·e·s de France devaient payer. Certain.e.s ont alors pris la parole pour raconter ce qu’ils et elles vivaient : voici quelques extraits de lettres lues à l’émission de radio l’Envolée, et de messages trouvés sur les réseaux sociaux.

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PRISON DE TARBES : LE CONSEIL D’ÉTAT SAISI POUR FAIRE CESSER L’INDIGNITÉ


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Extrait

Le Conseil d’Etat doit se prononcer en urgence, mercredi 28 août, sur la trentaine de demandes d’injonctions formulées par l’Observatoire international des prisons (OIP) et cinq autres associations afin que cessent les atteintes aux droits fondamentaux des personnes détenues à la prison de Tarbes.

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PRISON D’ALBI : LE TRIBUNAL REJETTE DES DEMANDES D’AMÉLIORATIONS


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La juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté ce mercredi 14 août les requêtes de quatre associations qui demandaient des mesures d’urgence pour la prison d’Albi. Les associations, parmi lesquelles la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP) et la Ligue des droits de l’Homme, dénonçaient notamment la surpopulation carcérale et des locaux inadaptés. Elles réclamaient la mise en place immédiate de vingt mesures pour améliorer les conditions de détention.

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À REIMS, LES DÉTENUS ONT REFUSÉ DE REGAGNER LEUR CELLULE POUR OBTENIR UNE DOUCHE QUOTIDIENNE


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Jeudi 8 août, puis dimanche soir 11 août, des détenus ont refusé de réintégrer leur cellule après la promenade : leur demande principale consistait à bénéficier d’une douche quotidienne, revendication acceptée par la direction …
À la suite du premier blocage, la direction a accepté d’instaurer « des douches quotidiennes pendant trois semaines », une décision dénoncée par FO justice : « Cette concession a été faite (…) en réponse à une simple vague de chaleur passagère ». Surtout, l’organisation syndicale y voit « un recul » qui adresse « un message dangereux » susceptible d’« affaiblir l’autorité des surveillants » s’il est « possible d’obtenir ce que l’on veut par la force et l’intimidation »
Le syndicat demande donc à la direction de revenir sur cette décision …

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LES PRISONS DÉBORDENT, ET LES AUTORITÉS FONT TOUT POUR LES REMPLIR ENCORE PLUS !


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La délinquance n’explose pas et pourtant le gouvernement ne cesse de renforcer les peines passibles d’emprisonnement, ce qui a entraîné une augmentation d’un tiers du nombre de détenus depuis quatre ans. Une politique inhumaine, s’insurge Prune Missoffe, responsable du plaidoyer de l’Observatoire international des prisons.

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SURPOPULATION CARCÉRALE : UNE REQUÊTE D’ ASSOCIATIONS SUR LA PRISON DE CARCASSONNE REJETÉE


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Extrait

Après une audience tenue le 24 juillet, M.Besle, juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté dès le lendemain un recours présenté par plusieurs associations concernant les conditions de détention à la maison d’arrêt de Carcassonne, la plus surpeuplée de France.

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« SA SITUATION N’EST PAS ADAPTÉE »… MALGRÉ SON LOURD HANDICAP, IL EST ENVOYÉ EN PRISON EN ATTENDANT SON PROCÈS


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Alors que son procès a été renvoyé au 4 septembre, un homme de 44 ans lourdement handicapé a été placé en détention provisoire par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

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PRISON : AVEC 78 509 DÉTENUS AU 1ER JUILLET, LA POPULATION CARCÉRALE BAT UN NOUVEAU RECORD

ouest france


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78 509 personnes étaient incarcérées ans les prisons françaises au 1er juillet, d’après les chiffres diffusés par le ministère de la Justice. Le nombre le plus élevé jamais enregistré. Leur nombre était de 77 880 début juin. Après dix mois consécutifs de hausse, la surpopulation, qui a progressé de 5,4 % sur un an, bat donc un nouveau record !

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« PUNAISES DE LIT, TEMPÉRATURES EXTRÊMES EN CELLULE » À LA PRISON DE NÎMES : UN COLLECTIF DÉPOSE UN RÉFÉRÉ-LIBERTÉ ET ESPÈRE UNE AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE DÉTENTION

Midi Libre


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L’Association des avocats pour la défense des droits des détenus et la Ligue des droits de l’Homme notamment ont cette fois-ci saisi la justice administrative.
Leur requête était examinée ce mardi 23 juillet par le juge de l’urgence au tribunal administratif de Nîmes.
Ils estiment qu’il y a urgence à agir, parce que plusieurs libertés fondamentales des détenus de la maison d’arrêt de Nîmes sont menacées, précisément en raison de leurs conditions de détention.

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CONDITIONS DE VIE À LA PRISON DE BREST : LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF SAISI

ouest france


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La maison d’arrêt de Brest (Finistère) est l’une des plus surpeuplées de France. Plusieurs organisations, dont le Conseil national des barreaux et la Ligue des droits de l’Homme, ont déposé un référé pour « faire cesser les atteintes aux libertés fondamentales » des détenus.

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« LES CONDITIONS DE DÉTENTION SONT INDIGNES À LA PRISON DE TARBES »: SIX ORGANISATIONS SAISISSENT LE TRIBUNAL ET SOLLICITENT UN « STOP ÉCROU »

LA DÉPÊCHE


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Six organisations ont saisi le tribunal administratif de Pau en référé liberté, ce 17 juillet, suite au rapport accablant de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simmonot, qui a constaté de graves dysfonctionnements à la maison d’arrêt de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Elles demandent qu’un « stop écrou » soit provisoirement ordonné.

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« ON N’A PAS DE PLACE POUR CIRCULER, IL N’Y A PAS DE COURANT D’AIR » : À LA PRISON DE NANTERRE, LA CRAINTE D’UNE SURPOPULATION SUPPLÉMENTAIRE LORS DES JEUX OLYMPIQUES

franceinfo:


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« Regardez, monsieur, nos conditions de détention, il y a des rats de compagnie dans la cour et des cafards par terre ».

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EN OUTRE-MER, LA DOUBLE PEINE DES DÉTENUS FACE AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

franceinfo:


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Tempêtes, inondations, vagues de chaleur, feux de forêt, mais aussi pollution ou gonflement des sols, l’association Notre Affaire à Tous dresse dans un rapport paru le 11 juillet un état des lieux de l’exposition des prisons française aux risques. Le constat est sévère : aucun des 188 établissements du pays n’est épargné. « La crise climatique est un incubateur d’inégalités et ses impacts, de plus en plus extrêmes, vont conduire à des violations massives des droits humains »

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187 PERSONNES DÉTENUES, DES MATELAS AU SOL : LA SURPOPULATION CARCÉRALE EXPLOSE À SAINT-BRIEUC


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Depuis quelques semaines, la direction de la maison d’arrêt de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a été contrainte d’installer des matelas au sol dans certaines cellules, pour absorber l’afflux de nouvelles personnes détenues. Mardi 9 juillet 2024, elles étaient 187, soit un taux d’occupation de 220 %.

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UNE « DOUBLE PEINE » : L’ASSOCIATION NOTRE AFFAIRE À TOUS ALERTE SUR LA VULNÉRABILITÉ DES PRISONS FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE


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Canicules, dégradation des bâtiments et même risque de submersion… Les prisons françaises sont particulièrement vulnérables au changement climatique, dénonce Notre Affaire à tous, dans un rapport publié jeudi 11 juillet. « Le changement climatique redessine une carte des prisons en fonction de leur exposition aux risques climatiques qui doit nous alerter », alerte l’association. Notre Affaire à tous, qui dresse son constat sur la base de données publiques, estime qu’« aucune des 188 prisons françaises n’échappe aux risques climatiques et environnementaux ».

LA JUSTICE CONDAMNE LA PRISON DE BAIE-MAHAULT POUR SES CONDITIONS D’ENFERMEMENT INDIGNES

La Cimade


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Les requérants soulignaient notamment une surpopulation carcérale importante (taux d’occupation de 227 % à la maison d’arrêt des hommes avec 126 personnes dormant sur un matelas au sol) générant un manque d’espace vital, d’intimité et des violences ; la vétusté des locaux et le manque d’équipements mobiliers ; la présence de nombreux nuisibles ; la mauvaise qualité de la nourriture ; les odeurs nauséabondes ; l’intensité exceptionnelle de la chaleur au sein des cellules ; les comportements de certains agents pénitentiaire et l’entrave à l’accès aux droits des personnes détenues, notamment étrangères ; l’absence de prise en charge médicale correcte et notamment des pathologies psychiatriques ; et les atteintes à la vie privée et familiale avec un accès restreint aux parloirs.

Mots clés
SURPOPULATION CARCÉRALE : NOUVEAU RECORD DE DÉTENUS EN FRANCE AVEC 77 880 PERSONNES INCARCÉRÉES AU 1ER JUIN

franceinfo:


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Cette situation contraint ainsi 3 322 détenus à dormir sur un matelas posé au sol, contre 2 336 il y a un an. Au 1er juin, les prisons françaises comptaient 61 694 places opérationnelles.

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YVELINES : UNE DÉTENUE DE LA PRISON POUR FEMMES DANS UN ÉTAT GRAVE APRÈS UN INCENDIE

actu.fr


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Si les flammes ont rapidement été maîtrisées, une détenue, âgée de 30 ans, a dû être transportée en urgence absolue à l’hôpital après avoir inhalé « beaucoup de fumées ».
(…) Les parlementaires avaient relevé que les cellules étaient occupées par quatre à six détenues.

Mots clés
[BROCHURE] PETIT CARNET POUR FAIRE FACE À LA PRISON


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L’idée de ce carnet provient d’une réflexion collective contre l’enfermement, quel qu’il soit, même si nous parlons ici de la prison en particulier. On souhaite que cet outil soit une façon de faciliter le soutien de personnes incarcérées. Il est pensé pour être rempli individuellement tout en étant destiné à être lu par les personnes qui sont dehors et leur permettre de réagir au mieux, surtout dans les premiers moments d’incarcération où la communication peut être inexistante.

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LE MITARD : « UN DISPOSITIF AUSSI INHUMAIN QUE CONTRE-PRODUCTIF »

LE BONDY BLOG


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Extrait

Un dispositif « inhumain », « dégradant », « vide de sens » où « tous les travers de la prison y sont poussés à leurs paroxysmes ». Voici la description du mitard livrée par les rédacteurs de l’Observatoire International des Prisons (OIP).

Mots clés
PRISONS MORTES, PRISONNIER.ÈR.E.S ENTERRÉ.E.S VIVANT.E.S

MARSEILLE INFOS AUTONOMES


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Extrait

24 heures sur 24 enfermé.e.s dans leurs cellules, pas de douche possible, activités annulées, libérations et permissions repoussées, promenades inexistantes, absence de cantines, distributions aléatoires de la gamelle et du pain, parloirs suspendus sans prévenir les proches y compris celleux arrivant d’autres villes, manque de soins médicaux, impossibilité de recharger le crédit du téléphone, audiences reportées pour éviter les transferts au tribunal, poubelles entassées dans les cellules, courrier bloqué.

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UN BLOCAGE QUI AGGRAVE LA SITUATION DÉJÀ ALARMANTE AU SEIN DES PRISONS


Communiqué disponible

Extrait

Depuis mardi 14 mai, le blocage de la plupart des établissements pénitentiaires a conduit de nombreuses personnes détenues à contacter l’Observatoire international des prisons (OIP). Elles témoignent de leur détresse et de leur vulnérabilité face à ce qui s’apparente à une punition collective pour un crime dont elles ne portent nullement la responsabilité.

Mots clés
« JOURNÉE PRISONS MORTES » : UN MOUVEMENT POUR EXIGER TOUJOURS PLUS DE RÉPRESSION


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Extrait

Ces « journées prison morte » signifient des prisons désertées par leurs agents pénitentiaires, et donc l’aggravation des conditions de détention déjà particulièrement indignes pour les 77 450 personnes détenues dans des prisons françaises au 1er avril 2024, selon le dernier rapport de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté.

Mots clés
 LA MACRONIE FAIT DÉBORDER LES PRISONS, LES DÉTENUS DÉSOBÉISSENT À NANTES


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Début Avril, l’Observatoire national des prisons (ONI) révélait que pour le 5ème mois consécutif, le record du nombre de personnes incarcérées était battu. 76.766 detenu-es au 1er mars 2024 quand le nombre de place disponible est de 61.629. Cherchez l’erreur.
Dans ce même communiqué, on apprend que ces derniers mois le nombre d’incarcération a fortement augmenté avec 4000 personnes sur un an. Ce chiffre est énorme mais non étonnant puisque, lors des révoltes pour Nahel la justice a prononcé des peines de prison ferme pour le vol d’une simple canette de Red Bull.

PRISON SURPEUPLÉE : UN ANCIEN DÉTENU DE LA ROCHE-SUR-YON DEMANDE RÉPARATION

ouest france


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Extrait

Il avait partagé une cellule de 13 m2 avec quatre autres détenus pendant 131 jours, entre 2016 et 2017.

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À ARGENTAN, UN SURVEILLANT DE LA PRISON À LA BARRE POUR DES FAITS DE VIOLENCE SUR UN DÉTENU


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C’est un cas rare, pour être souligné : un surveillant de la prison d’Argentan (Orne) est poursuivi pour des violences commises sur un détenu. Son avocat du barreau de Paris estime qu’elles relèvent de « la légitime défense. » La présidente a préféré se laisser du temps pour délibérer.

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SURPOPULATION CARCÉRALE : LE RECORD ENCORE BATTU, JUSQU’À 167 % D’OCCUPATION À CHAMBÉRY

Le Dauphiné


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C’est devenu une (mauvaise) habitude. Le record de personnes incarcérées a encore été battu. Au mois de février, un nouveau seuil a été établi à 76 258 personnes, soit 3 964 de plus que le mois précédent. Mais derrière, mars est venu, puis avril, et la tendance est restée la même. C’est sans surprise que le nombre de détenus a encore augmenté et atteint 77 450 personnes, selon les chiffres du ministère de la Justice.

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LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME CONDAMNE LA FRANCE POUR « LES CONDITIONS MATÉRIELLES DE DÉTENTION » DE DEUX DÉTENUS


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La France rappelée à l’ordre. Le pays a été condamné, jeudi 18 avril, par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour les conditions de détention dans la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne). L’affaire concerne « les conditions matérielles de détention » de deux détenus durant un mouvement social en mars 2019 dans ce centre pénitentiaire. La France devra verser 2 000 euros à chacun des requérants pour préjudice moral.

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PRISON DE PERPIGNAN : « IL Y A URGENCE » SELON LA CONTRÔLEUSE GÉNÉRALE DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉ


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Elle le dit. Et le redit encore. « La prison de Perpignan est le pire établissement que j’ai vu. Les membres des détenus rongés par les morsures de punaises de lit, les chats errants, la fiente de goéland… je me suis dit, j’ai touché le fond ». Une des raisons pour lesquelles Dominique Simmonot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, ne se satisfait pas des résultats de l’enquête interne qui ne confirme pas son rapport, rendu en juillet dernier, pointant « des comportements inadaptés » des surveillants.

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SURPOPULATION, HYGIÈNE, VIOLENCE : DANS LES CELLULES DE LA PRISON DU HAVRE AUX CÔTÉS D’AVOCATS


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Dans le cadre d’une opération nationale menée le mardi 2 avril 2024, des avocats du barreau du Havre ont procédé à des contrôles inopinés de plusieurs lieux de privation de liberté au Havre et à Bolbec. Maître Lemétais explique la démarche et son ressenti au sortir du centre pénitentiaire du Havre.

Mots clés
SURPOPULATION CARCÉRALE : LA FRANCE COMPTE PLUS DE 76 500 DÉTENUS, UN NOUVEAU RECORD

Libération


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Extrait

La densité carcérale globale s’établit à 124,6 % mais dans les maisons d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement, et donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines, elle atteint 148,7 %. Elle atteint ou dépasse même les 200 % dans douze établissements ou quartiers. Parmi les personnes incarcérées, 20 220 sont des prévenus, incarcérés dans l’attente de leur jugement. Au total, 93 708 personnes étaient placées sous écrou au 1er mars. Parmi elles, on compte 16 942 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous bracelet électronique ou d’un placement à l’extérieur.

Mots clés
LEVONS LE TABOU: EN PRISON AUSSI, LE VIH CIRCULE

Slate


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Extrait

De fait, selon les derniers chiffres disponibles et datant de 2010, la prévalence du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et des hépatites virales (notamment le virus de l’hépatite C ou VHC) est six à dix fois plus importante en prison qu’à l’extérieur. (suite…)

LE CONSEIL DE L’EUROPE PROFONDÉMENT PRÉOCCUPÉ PAR LA SURPOPULATION CARCÉRALE EN FRANCE


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Extrait

Le taux moyen d’occupation des prisons et maisons d’arrêt est de 147,6 %. Le Conseil de l’Europe demande à Paris de revoir sa stratégie de lutte contre la surpopulation carcérale.

« 451 PERSONNES DÉTENUES POUR 305 PLACES » : LA PRISON DE MONT-DE-MARSAN « AFFICHE PLUS QUE COMPLET »


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Extrait

« Les maisons d’arrêt montoises débordent »

(suite…)

SURPOPULATION : LA MAISON D’ARRÊT DE TOURS ARRIVE À SATURATION


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Extrait

Comme ailleurs en France, la maison d’arrêt de Tours arrive à saturation. Son taux d’occupation a frôlé 240 %, fin février 2024, menant à une campagne de transfert de certains détenus vers d’autres établissements pénitentiaires.

(suite…)
TROIS POUR CENT DE LA POPULATION CARCÉRALE OUBLIÉE

Observatoire Internationale des Prisons


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Au 1er février 2024, 2 380 femmes sont détenues dans les prisons françaises. Elles représentent ainsi 3,4 % des 76 258 personnes incarcérées1. Comme celles des hommes détenus, leurs conditions de détention sont indignes et aggravées par la surpopulation carcérale chronique des prisons françaises2. En minorité numéraire, les femmes détenues subissent en plus des discriminations en raison de leur genre ainsi que l’absence de mesures adaptées prises par l’État français face à leurs besoins spécifiques, autant de problématiques toujours invisibilisées en 2024.

Mots clés
DANS CETTE PRISON D’OCCITANIE, « PLUS AUCUN MATELAS AU SOL NE PEUT RENTRER ! »

Actu.fr


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Extrait

Le quartier des femmes dans la prison de Nîmes (Gard) bat un record de surpopulation : 60 détenues pour… 20 places seulement. Le sol ne peut même plus accueillir de matelas.

POLITIQUE PÉNITENTIAIRE : LA FUITE EN AVANT CONTINUE

Observatoire International des Prisons


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Extrait

La surpopulation des prisons françaises a explosé en 2023. Mais plutôt que de changer de cap, gouvernement et parlementaires ont reconduit les mêmes orientations politiques et budgétaires qui en sont à l’origine.

PRISONS : 76 258 PERSONNES ÉTAIENT DÉTENUES EN FRANCE AU 1ER FÉVRIER, UN NOUVEAU RECORD

francetvinfo


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Extrait

Une hausse de 5,5% en un an. Le nombre de détenus en France a atteint un nouveau record au 1er février, avec 76 258 personnes incarcérées, soit 3 964 de plus que l’année précédente, selon des chiffres publiés par le ministère de la Justice jeudi 29 février. Il s’agit du chiffre de détenus le plus élevé jamais enregistré, selon les statistiques de l’administration pénitentiaire. Au 1er février, les prisons françaises comptaient 61 737 places opérationnelles. La surpopulation carcérale s’établissait donc à 123,5%.

« À TROIS DANS 8,5 M2 » : LES PRISONS MALADES DE LA SURPOPULATION CARCÉRALE

L’Humanité


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Extrait

Avec un taux d’occupation de 190 %, soit 1 060 détenus au lieu des 582 prévus, la maison d’arrêt de Villepinte est l’établissement le plus encombré d’Île-de-France. (suite…)

UN DÉTENU DE FRESNES HOSPITALISÉ DANS UN ÉTAT GRAVE APRÈS QUE DES RATS ONT URINÉ SUR SA NOURRITURE

actu.fr


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Extrait

Nos confrères expliquent que le détenu de 32 ans a été transporté à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre en novembre 2023, après des signes montrant une leptospirose à atteinte hépatique. La bactérie responsable est généralement transmise à l’homme par le chien ou les urines de rat.
Après un mois d’hospitalisation et alors qu’il souffre de séquelles à la suite de sa maladie, il retourne dans une cellule située au premier étage de la maison d’arrêt, étage envahi par les rongeurs.

SURPOPULATION CARCÉRALE : 126 PERSONNES DORMENT AU SOL DANS LA MAISON D’ARRÊT DE BÉZIERS

Midi Libre


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Résumé

Avec 389 places pour 705 détenus, la surpopulation carcérale de Béziers est à l’image de celle de la France. Fréquemment pointé du doigt par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la France se situe parmi les pire pays pour la densité la plus élevé en Europe, derrière Chypre et la Roumanie.
Surpopulation carcérale résultat d’une répression judiciaire, à Béziers et ailleurs, et dont une des causes est le recours à la comparution immédiate.
Comparution immédiate qu’il faudrait réduire selon le dernier rapport de la Cour des Comptes, car le risque d’incarcération est 8 fois plus important du fait de cette procédure.

1200 PLACES POUR 2000 DÉTENUS, SURPOPULATION CARCÉRALE RECORD À LA PRISON D’AIX-LUYNES

MARSACTU


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Extrait

Un taux record.

À LA MAISON D’ARRÊT DE ROUEN, UNE CINQUANTAINE DE DÉTENUS ÉVACUÉS EN URGENCE

Le Poulpe


À LA MAISON D’ARRÊT DE ROUEN, UNE CINQUANTAINE DE DÉTENUS ÉVACUÉS EN URGENCE

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Extrait

Face au risque d’effondrement, une cinquantaine de détenus ont été transférés en urgence ce jeudi 8 février. En cause : un audit préventif évaluant les risques bâtimentaires et qui préconise la fermeture de plusieurs secteurs de la prison vétuste de Bonne-Nouvelle.

« UNE SITUATION CATASTROPHIQUE » : VÉTUSTE ET SURPEUPLÉE, LA PRISON DE GRADIGNAN DÉPASSE LES 200 % DE TAUX D’OCCUPATION

franceinfo


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Extrait

La surpopulation carcérale ne cesse de croître à Gradignan, en Gironde. Des détenus sont trois par cellule de 9 m² (130 triplettes au 8 février), alors que la loi prévoit une détention en cellule individuelle.

HÉRAULT : LE CENTRE PÉNITENTIAIRE DE BÉZIERS AU BORD DE LA RUPTURE

Infoccitanie


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Extrait

Le Centre Pénitentiaire de Béziers est au bord de l’implosion et a atteint un niveau critique. Avec une capacité théorique de 389 places, ce sont en réalité 710 détenus qui sont entassés au seins des murs de la prison.

LE CENTRE DE DÉTENTION DE NANTES ÉPINGLÉ PAR LE CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉS

Contre Attaque


UN DÉTENU RETROUVÉ MORT À LA PRISON DE LA SANTÉ À PARIS, UNE ENQUÊTE OUVERTE

Le Parisien


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Extrait

L’homme avait été placé dans une cellule individuelle après avoir tenu des propos suicidaires. Une enquête devra déterminer les causes du décès mais également les conditions de son incarcération.

BOIS D’ARCY, UNE PRISON RECONNUE POUR SA DIMENSION INHUMAINE ET DÉGRADANTE POUR LA VIE QUOTIDIENNE DES DÉTENUS

Actu-Juridique.fr


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Extrait

En avril dernier, les barreaux d’Île-de-France, plusieurs associations d’avocats alliées à l’Observatoire international des prisons saisissaient le tribunal administratif de Versailles concernant la situation des détenus à la maison d’arrêt de Bois d’Arcy. Qu’en est-il aujourd’hui ?

RÉVOLTE DANS UNE PRISON : 95 DÉTENUS REFUSENT DE REGAGNER LEURS CELLULES APRÈS UNE TENTATIVE DE SUICIDE

franceinfo


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Extrait

Le détenu serait en état de mort cérébrale. Les raisons de ce geste désespéré ne sont pas connues. La maison d’arrêt de Seysses compte désormais environ 1300 détenus pour environ 700 places. Des surveillants avaient d’ailleurs bloqué le site en septembre 2022 afin de réclamer plus de moyens. 

ÉPISODE DE FROID : DANS CERTAINES PRISONS FRANÇAISES, LES DÉTENUS CONTRAINTS AU SYSTÈME D POUR SE RÉCHAUFFER

france info


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Exrait

Dans certaines prisons, qu’elles soient vétustes ou plus modernes, les températures des cellules peuvent tomber sous les 15°C. Des détenus sont obligés d’allumer des plaques de cuisson pour se réchauffer.

« TROIS PAR CELLULE » : LA MAISON D’ARRÊT DE LA ROCHE-SUR-YON, PRISON LA PLUS SURPEUPLÉE DE FRANCE

Ouest-France


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Extrait

Elle est la prison la plus surpeuplée de France au 5 janvier 2024 avec 241 % de taux d’occupation. La maison d’arrêt de La Roche-sur-Yon déborde et les agents fatiguent. Un phénomène qui s’explique par la hausse de l’activité judiciaire en Vendée.

L’ÉTAT CONDAMNÉ À VERSER 20 540 EUROS À UN EX-DÉTENU DE RÉMIRE-MONTJOLY POUR SES CONDITIONS DE DÉTENTION

La 1ère


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Extrait

Moins de trois mètres carrés d’espace vital, des nuisibles et des moisissures. Un ancien détenu du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly a poursuivi l’État en Justice, dénonçant ses conditions de détention. L’homme a obtenu gain de cause en décembre 2023.

PRISONS : NOUVEAU RECORD DE DÉTENUS EN DÉCEMBRE, AVEC 75.677 PERSONNES INCARCÉRÉES

France Bleu


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Extrait
C’est le chiffre de détenus le plus élevé jamais enregistré, selon les statistiques de l’administration pénitentiaire. Le nombre de détenus en France a atteint un nouveau record au 1er décembre, avec 75.677 personnes incarcérées contre 75.130 le mois précédent, selon des chiffres publiés vendredi par le ministère de la Justice. Si le nombre de prisonniers est toujours plus haut, les prisons françaises comptaient 61.359 places opérationnelles début décembre, soit une surpopulation de 123,3%.

UN PRISONNIER ÉVACUÉ APRÈS UN INCENDIE DANS LA CELLULE D’UNE PRISON

france info


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Extrait
Un incendie s’est déclaré, hier soir, vendredi 22 décembre 2023, dans une cellule de la prison de Seysses, au sud de Toulouse en Haute-Garonne. Un homme de 30 ans a été évacué après avoir inhalé des fumées.

PRISON DE GRENOBLE-VARCES : LE JUGE DES RÉFÉRÉS CONFIRME L’INDIGNITÉ DES CONDITIONS DE DÉTENTION ET ORDONNE DES MESURES URGENTES

OIP


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Extrait

Dans une décision du 15 décembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a confirmé le caractère indigne des conditions de détention au centre pénitentiaire de Varces et ordonné au ministre de la Justice d’engager plusieurs mesures urgentes pour préserver les droits des personnes détenues.

MOISISSURE, EFFONDREMENT… DES AGENTS ALERTENT SUR L’ÉTAT DE LA PRISON DE ROUEN

76actu


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Extrait
Moisissures dans les cellules, toitures en mauvais état, plafond effondré… Dans une lettre ouverte adressée le 6 décembre 2023 au directeur de l’administration pénitentiaire, plusieurs syndicats de la maison d’arrêt de Rouen, dont FO, la CFDT, la CGT et le SPS (syndicat pénitentiaire des surveillants) ont voulu « attirer l’attention sur la situation désastreuse des infrastructures pénitentiaires ».

« TRAITEMENTS INHUMAINS » À LA PRISON DE BEDENAC : QU’EST-CE QUI A ÉTÉ FAIT DEPUIS LA PUBLICATION DU RAPPORT ?

SUD OUEST


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Extrait

Ainsi, il avait été constaté, entre autres, que les détenus se trouvaient « en total abandon », dans un état d’impotence, qu’ils ne pouvaient pas se hisser sur leur chaise roulante ou sur leur lit médicalisé.

APRÈS LA CANICULE, LES PRISONS FRANÇAISES EN PROIE AU FROID HIVERNAL

Observatoire International des Prisons


Article de presse gratuit disponible

Extrait
Depuis l’arrivée des premiers froids, plusieurs personnes détenues ont contacté l’Observatoire international des prisons (OIP) pour signaler des températures très basses dans leur cellule. Loin d’être réservé aux établissements anciens et vétustes, le problème concerne également des prisons « nouvelle génération », qui viennent de voir le jour dans le cadre du dernier plan de construction du ministère de la Justice.

UNE AVOCATE DEMANDE AU CONTRÔLEUR DES PRISONS DE VENIR À PAU CONSTATER DES CONDITIONS DE VIE « INDIGNES »

France bleu


article gratuit disponible

Extrait
Me Ilazki Ortego Sampedro a déposé début novembre une requête en conditions de vie indignes après qu’un client lui a parlé de rats et cafards à la maison d’arrêt de Pau

À LA PRISON DE ROUEN, LES CONDITIONS DE VIE DES FEMMES DÉTENUES « SE DÉGRADENT CONSIDÉRABLEMENT »

Médiapart


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Extrait
Faute de moyens, les conditions de détention des femmes dans la maison d’arrêt rouennaise deviennent de plus en plus dures. Dans des lettres envoyées à leurs avocats, auxquelles Le Poulpe a eu accès, les détenues dénoncent la vétusté de l’établissement.

NOUVELLES PRISONS : FINI LA RÉINSERTION, BONJOUR LE TOUT-SÉCURITAIRE

StreetPress


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Extrait

Depuis 2018, un projet de 14 nouvelles prisons françaises axées sur la réinsertion et l’autonomie est en cours. Si certaines ont déjà ouvert, le résultat est loin du projet de base. Le ministère de la Justice a préféré prendre un virage sécuritaire.

DES DÉTENUS PRIVÉS DE SOINS DANS LA PRISON SURPEUPLÉE DE LYON-CORBAS

Mediapart


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Extrait

Depuis plusieurs mois, l’établissement pénitentiaire ne compte plus aucun médecin dans son unité sanitaire, révèle notre partenaire Rue89 Lyon. Une situation inédite d’autant plus alarmante que la maison d’arrêt fait face à une surpopulation record.

PRISONS : AVEC 75 130 PERSONNES EMPRISONNÉES POUR 60 975 PLACES, LA SURPOPULATION CARCÉRALE BAT UN NOUVEAU RECORD

Libération


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Extrait
Dans le détail, 26,5 % des personnes placées derrière les barreaux sont des prévenus, incarcérés dans l’attente de leur jugement donc présumés innocents. Ces 19 885 détenus sont incarcérés dans les maisons d’arrêt qui ont les taux d’occupation parmi les plus hauts. Et dans ces établissements abritant les prévenus en détention et les personnes condamnées à de courtes peines, le taux d’occupation est de 147,6 %.

(suite…)
SURPOPULATION, ÉTAT DES CELLULES… LA SITUATION DE LA PRISON DE RIOM EST « UNE CATASTROPHE ABSOLUE »

La Montagne


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Extrait
Vus de l’extérieur, les bâtiments du centre pénitentiaire de Riom semblent aussi neufs que lorsque l’établissement a été ouvert, en janvier 2016. À l’intérieur, la situation est tout autre. Entre surpopulation, problèmes récurrents de fenêtres et cellules inutilisables, le fonctionnement de la prison laisse fortement à désirer.

« DES CONDITIONS DE DÉTENTION INDIGNES » À LA PRISON DE SAINT-MALO, SELON UN RAPPORT

Ouest france


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Extrait
Surpopulation, vétusté, manque de personnels… Un rapport du contrôleur général des lieux de privation des libertés (CGLPL), publié en novembre 2023, dénonce des conditions indignes pour les détenus de la maison d’arrêt de Saint-Malo.

LA PRISON DE PAU SOMMÉE D’AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIE DES DÉTENUS

La République des Pyrénnées


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Extrait :

Saisi par l’avocate d’un détenu qui dénonçait la présence de rats et de cafards dans les cellules, le juge d’application des peines a donné un mois à l’administration pénitentiaire pour agir.

SURPOPULATION CARCÉRALE : À FOIX, LA MAISON D’ARRÊT À SATURATION

La Gazette Ariégeoise


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Extrait :

Enfin, le Parquet a fait ses comptes : la maison d’arrêt de Foix compte aujourd’hui “plus de personnes placées en détention provisoire et en attente d’être jugées (souvent, par des juridictions extérieures) que de personnes jugées, condamnées, et qui sont en train d’exécuter leurs peines”.

RETOUR DANS LE « TROU À RATS » DE LA PRISON DE SEYSSES

Le Point


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Extrait :

Près de deux ans après un rapport accablant du contrôleur général, nous avons suivi un député lors d’une visite impromptue du centre pénitentiaire, un temps présenté comme « modèle. »
Les rats sont toujours là. Dans l’une des cours de promenade du centre pénitentiaire de Seysses, les rongeurs filent en plein jour derrière le grillage tendu devant les cellules du rez-de-chaussée du quartier des hommes.

DES QHS À LA SURPOPULATION CARCÉRALE, «LIBÉ» AVEC LES PRISONNIERS

Libération


Article de presse gratuit disponible

Extrait :

«Libé, journal des taulards» : l’envers des barreaux a, dès les débuts, été une préoccupation centrale. Conditions d’enfermement, petites annonces, longues peines… Le quotidien n’a jamais cessé de dénoncer un univers pénitentiaire que la société préférait ne pas voir.

UN DÉTENU QUI DEVAIT ÊTRE TRANSFÉRÉ À TOULOUSE OUBLIÉ PENDANT PLUS DE 48 HEURES DANS LES GEÔLES DU PALAIS DE JUSTICE DE BOBIGNY

La Dépêche


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Titre modifié en OUBLIÉ DANS LES GEÔLES DU PALAIS DE JUSTICE DE BOBIGNY

Note de lecture

Un homme âgé de 24 ans s’était évadé, en juillet 2023, alors qu’il était en garde à vue dans une gendarmerie. Un mandat de recherche européen a été lancé et il a été arrêté à Barcelone. Pour le transférer vers Toulouse où il doit être jugé on l’envoie en France en passant pas Roissy ? De Roissy on l’amène au tribunal de Bobigny. Là, on lui dit qu’il sera placé à la prison de fleury-Mérogis, en attendant son transfert à Toulouse et… on l’oublie dans une geôle du tribunal de Bobigny.

(suite…)
SURPOPULATION CARCÉRALE : LA PRISON DE DOMENJOD MANQUE DE LITS, « ILS DORMENT À 3 SUR UN LIT »

L’info.re


Article de presse gratuit

Extrait : Des matelas au sol, des chambres bondées. 743 détenus pour 575 places réelles, c’est le constat de la prison de Domenjod. On ne parle pas de surpopulation carcérale car cela ne concerne pas l’ensemble du bâtiment.

IL AVAIT INSTALLÉ UNE PISCINE DANS SA CELLULE DE PRISON : LE DÉTENU DEVRA EN RÉPONDRE DEVANT LE TRIBUNAL

Le Dauphiné


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Note de lecture :

En août 2023, on a pu voir sur les réseaux sociaux un détenu se baigner dans une petite baignoire gonflable, dans sa cellule. Et, en fait, cette piscine circulait de cellule en cellule. Il s’agissait d’un trentenaire qui purgeait une longue peine en prison centrale à Valence. Une enquête interne a immédiatement été ouverte.

(suite…)
PRISON. DES DÉTENUS REFUSENT DE RÉINTÉGRER LEURS CELLULES PRÈS DE TOULOUSE, ILS NE VEULENT PAS DES BROUILLEURS DE TÉLÉPHONIE

france info


Article de presse gratuit disponible

Extrait
Près d’une centaine de détenus du centre pénitentiaire de Seysses protestent ce mardi 10 octobre après-midi contre les brouilleurs de téléphonie installés par la direction de la prison. Ils refusent de retourner dans leurs cellules.

LES FEMMES DE LA PRISON DE RENNES N’ONT PAS EU D’EAU POTABLE PENDANT SIX SEMAINES

Street press


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Extrait : Les détenues de la prison des femmes de Rennes ne pouvaient plus boire l’eau de leur cellule cet été. L’administration pénitentiaire assure que tout est rentré dans l’ordre. Il aura fallu un mois et demi.

SURPOPULATION, CONDITIONS INDIGNES, MANQUE DE PERSONNEL… LA PRISON DE GRENOBLE-VARCES ÉPINGLÉE PAR UN RAPPORT ÉDIFIANT

France Info


Article de presse gratuit disponible

Extrait : Un rapport alarmant de la contrôleuse générale des lieux de privations de liberté (CGLPL) a été publié vendredi 29 septembre au Journal Officiel. Il alerte sur les conditions de détention « indignes », la surpopulation et le manque de personnel au sein du centre pénitentiaire de Grenoble-Varces.

DEUXIÈME MORT EN 3 MOIS AU CRA DE VINCENNES

Paris Luttes Info


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Extrait : Après la mort de M. au CRA de Vincennes en mai dernier, nous avons appris il y a quelques jours qu’une autre personne était décédée au CRA. Il s’agit d’une personne qui, apparemment après une tentative de suicide, a été envoyée à l’hôpital, et y est morte 10 jours plus tard, le 21 août.

UN HOMME MEURT CARBONISÉ DANS SA CELLULE À LA PRISON À NANTERRE. «LES CRIS DE CE DÉTENU EN TRAIN DE BRÛLER DANS SA CELLULE SONT INDESCRIPTIBLES»

Streetpress


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Extrait : Des hurlements glaçants s’échappent des bâtiments de la prison de Nanterre (92), ce vendredi 25 août 2023. Les détenus frappent contre la porte de leurs cellules. « Y’a le feu ! ». Ils crient de toutes leurs forces. « Appelez le samu ! » Une fumée noire épaisse s’échappe d’une fenêtre. La silhouette sombre est prise au piège. Des flammes rouges vives virevoltent et occupent désormais la quasi-totalité de la cellule de 9m2. Derrière leurs barreaux, les prisonniers assistent impuissants au drame.

(suite…)
PRISONS EN FRANCE : DOUBLE ALERTE SUR LA SURPOPULATION CARCÉRALE

Le Point


Article de presse gratuit disponible

Extrait : Dans deux « avis » concomitants, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté et le Cese appellent les pouvoirs publics à en finir avec le « tout prison ».

CANICULE DANS UNE PRISON SURPEUPLÉE : « ICI, ON CRÈVE ! »

Streetpress


Article de presse gratuit disponible

Extrait : Les détenus et les surveillants suffoquent. Fortes chaleurs, promiscuité, cour en béton… Les prisons, vétustes et surpeuplées, ne sont pas adaptées à la canicule. Reportage à la maison d’arrêt du Val d’Oise à Osny.

TENSIONS AU CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE VINCENNES

Radiofrance


Article de presse et audio gratuits disponibles

Extrait : Les retenus et l’association qui leur apporte une aide juridique dénoncent une hausse des violences policières et des insultes racistes, sur fond d’allongement de la durée moyenne de rétention. France Culture a accompagné une délégation de parlementaires venue visiter inopinément le centre.

LES PRISONS DE PICARDIE AU BORD DE L’IMPLOSION

Aisne Nouvelle


Article de presse gratuit disponible

Extrait : Partout en France, les maisons d’arrêt sont surchargées et les conditions de détention empirent. En Picardie, la situation est si préoccupante que Dominique Simonnot, contrôleure générale des lieux de privation de liberté, tire la sonnette d’alarme dans un avis qui sera rendu public début septembre.

«POLITIQUE PÉNITENTIAIRE, À QUAND LE COURAGE DES AMBITIONS ?»

Mediabask


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Extrait : Les parlementaires ont pourtant pris soin de joindre à leur rapport un tableau dont l’analyse est aussi aisée qu’édifiante : depuis 1990, les deux seuls moments de l’histoire des prisons françaises où le taux d’occupation s’est significativement rapproché des 100 % correspondent à des baisses du nombre de détenus hébergés… et jamais à des hausses de la capacité opérationnelle.

CANICULE : DES AVOCATS DÉNONCENT « LES CONDITIONS DE VIE INDIGNES À LA PRISON DE SEYSSES » ET S’INQUIÈTENT POUR LES DÉTENUS

La Dépêche


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Extrait : Un cabinet d’avocats toulousains a sollicité le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Toulouse. Ils s’inquiètent du peu de mesures prises pour les prisonniers pendant la canicule. Une centaine de requêtes a été envoyée au juge.

TENTATIVE DE MUTINERIE À LA PRISON DU PONTET, DES DÉTENUS PROTESTENT CONTRE LES CONDITIONS DE DÉTENTION

France bleu


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Extrait : Des détenus ont refusé de rejoindre leur cellule après la promenade à deux reprises en une semaine à la prison du Pontet, selon les syndicats. Ils dénoncent leurs conditions de détention. L’équipe régionale d’intervention et de sécurité est intervenue ce mercredi, selon les sources syndicales.

LA CANICULE EN PRISON, « L’ÉLÉMENT SUPPLÉMENTAIRE DANS UNE SITUATION CATASTROPHIQUE »

Le Monde


Extrait : Dans des établissements souvent surpeuplés et inadaptés, les fortes chaleurs sont particulièrement difficiles à supporter, pour les détenus comme pour les surveillants.

INSECTES, INSALUBRITÉ, SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE… L’ÉTAT CONDAMNÉ POUR LES CONDITIONS DE DÉTENTION INDIGNES À LA PRISON DE PERPIGNAN

France info


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Extrait : Saisi par deux associations, le tribunal administratif de Montpellier a ordonné au ministre de la Justice d’agir au plus vite, mais refuse de suspendre les incarcérations, affirmant que la décision n’est pas de son ressort.

« POLITIQUE PÉNITENTIAIRE, UN DIAGNOSTIC ACCABLANT »

Mediabask


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Extrait : Le secrétaire général du Syndicat national des directeurs pénitentiaires pointe les carences de la politique pénitentiaire depuis plusieurs années.

LES PRISONS FRANÇAISES SONT SURPEUPLÉES

Statista


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Extrait : Le 6 juillet 2023, la France était une nouvelle fois condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour la vétusté de ses prisons, trois ans après un jugement historique l’épinglant pour de sévères problèmes de surpopulation carcérale.

L’ÉTERNEL SCANDALE DE LA SURPOPULATION CARCÉRALE SURVIENT AUSSI DANS NOS DÉPARTEMENTS

L’Union


Extrait : Prisons toujours plus peuplées, établissements parfois vétustes, conditions de travail pénibles pour les personnels, la France condamnée par l’Europe… Dans la Marne, l’Aisne et les Ardennes, des témoins de ce fléau persistant livrent leurs analyses.

PRISON DE LUTTERBACH : UN RAPPORT DU CONTRÔLEUR DES LIEUX DE LIBERTÉ ACCABLE LE CENTRE PÉNITENTIAIRE

France bleu


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Extrait : Le rapport du contrôleur des lieux de privation de liberté dénonce surtout la surpopulation du centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach. Le centre théoriquement conçu pour un peu plus de 500 personnes en accueille en réalité entre 600 et 700. Le directeur de la prison n’a pas souhaité s’exprimer.

MEAUX-CHAUCONIN : NEUF JOURS DE « MITARD » POUR AVOIR REFUSÉ « DE FAIRE LA MOTO »

Actu juridique


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Extrait : Lors d’une fouille à nu au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, en Seine-et-Marne, Jean* s’est rebellé. Devant la commission disciplinaire, jeudi 17 août, il a expliqué pourquoi dans un langage imagé : « J’ai pas voulu faire la moto. » Soit se pencher comme sur un guidon, en écartant ses fesses. Il a été puni de neuf jours d’isolement total.

LE CENTRE PÉNITENTIAIRE DE PERPIGNAN ASSIGNÉ DEVANT LA JUSTICE

Made in Perpignan


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Extrait : Après le rapport accablant des services du Contrôleur des prisons publié le 5 juillet 2023, l’Observatoire international des prisons (OIP) et l’association des Avocats pour la défense des droits des détenus (A3D) assignent le centre pénitentiaire de Perpignan devant le tribunal administratif de Montpellier. L’objectif est de faire cesser «les atteintes graves et illégales portées aux libertés fondamentales des personnes détenues au sein du centre pénitentiaire de Perpignan.» Devant le juge des libertés, les associations listent 35 injonctions afin de mettre fin, entre autres, à la surpopulation carcérale, la prolifération de nuisibles, ou aux fouilles intégrales systématiques.

PRISON DE PERPIGNAN SURPEUPLÉE : DES ASSOCIATIONS DEMANDENT LA SUSPENSION DES INCARCÉRATIONS

France 3 Occitanie


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Extrait : L’Observatoire international des prisons (OIP) et l’Association des avocats pour la défense des droits des détenus (A3D) ont saisi en référé le tribunal administratif de Montpellier, dont la décision est attendue en début de semaine prochaine.
Deux associations ont demandé mercredi à la justice administrative d’ordonner la « suspension » des nouvelles incarcérations au centre pénitentiaire « surpeuplé » de Perpignan, ainsi qu’une amélioration des conditions de détention, jugées « indignes » par la Contrôleure des prisons.

MULHOUSE-LUTTERBACH : DYSFONCTIONNEMENTS, CARENCES ET SURPOPULATION POINTÉS DANS UN RAPPORT

L’Alsace


Extrait : Présenté comme un établissement pilote lors de son ouverture en novembre 2021, le Centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach (CPML) est pointé du doigt par un récent rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) : surpopulation, sous-effectif, cantinage défaillant ou encore accès au travail aléatoire. Depuis, les choses ont évolué.

SURPOPULATION CARCÉRALE : « IL FAUT ARRÊTER DE FAIRE UN FAIT DIVERS, UNE LOI. C’EST DÉMAGOGIQUE », ESTIME DOMINIQUE SIMONNOT

Public Sénat


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Extrait : Au 1er juillet 2023, les prisons françaises n’ont jamais été aussi remplies avec 74 513 détenus pour 60 666 places. Une surpopulation carcérale sur laquelle Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, tire la sonnette d’alarme. Selon elle, la solution n’est pas de construire de nouvelles places de prisons mais d’inscrire la régulation carcérale dans la loi. Entretien.

ENTRETIEN. RECORD DE DÉTENUS DANS LES PRISONS : « LA POLITIQUE PÉNALE EST UN ÉCHEC »

Ouest France


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Extrait : Dominique Simonnot, contrôleure générale des lieux de privation de liberté, dénonce des conditions de vie en prison qui favorisent la récidive et non la réinsertion. Un nouveau record du nombre de détenus vient d’être atteint.
Le nombre de détenus a atteint un nouveau record en France, avec 74 513 personnes incarcérées au 1er juillet, selon les chiffres officiels du ministère de la Justice publiés lundi. Avec ce pic inédit, la France bat pour la sixième fois en quelques mois son nombre record de détenus, et dépasse pour la première fois la barre des 74 000 prisonniers. Les prisons françaises comptabilisent près de 2 500 détenus de plus qu’il y a un an. La France, qui fait figure de mauvaise élève en Europe, avait été sévèrement épinglée en janvier 2020 par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour le surpeuplement  » structurel  » de ses prisons. Elle a de nouveau été condamnée le 6 juillet.

ANALYSE. LA SURPOPULATION CARCÉRALE NOURRIT LA RÉCIDIVE

La Voix du Nord


Extrait : Le nombre de détenus en France bat des records, qui aggravent les déplorables et indignes conditions de détention.

PRISONS : LA POPULATION CARCÉRALE ATTEINT UN NOUVEAU RECORD DE 74 513 DÉTENUS AU 1e JUILLET

France info


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Extrait : Au total, 16 643 personnes détenues sont actuellement en surnombre par rapport aux places disponibles dans les prisons françaises.

ENTRETIEN. « 625 DÉTENUS POUR 399 PLACES » : SURPOPULATION RECORD À LA MAISON D’ARRÊT DU MANS

Ouest france


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Extrait : Delphine Cloarec, qui dirige la maison d’arrêt du Mans depuis le 2 mai 2023, évoque la surpopulation carcérale, le nouveau bâtiment où les détenus prépareront leur sortie ou encore les projections de colis par-dessus les murs de la prison.

ENCORE UN NOUVEAU RECORD DU NOMBRE DE DÉTENUS DANS LES PRISONS ULTRAMARINES

France info


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Extrait : 5960 personnes étaient détenues dans les territoires ultramarins au début du mois de juillet 2023. En moyenne, la densité carcérale frôle les 130% Outre-mer, contre 122% au niveau national.

DES CONDITIONS DE DÉTENTION INDIGNES À LA PRISON DE NÎMES, LA BÂTONNIÈRE SAISIT LA JUSTICE

France bleu


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Extrait : Malgré une condamnation de l’État français par la Cour européenne des droits de l’homme en 2020, rien n’a changé à la maison d’arrêt de Nîmes. Me Khadija Aoudia, la bâtonnière, va cette fois saisir le tribunal administratif pour faire constater le caractère indigne des conditions de détention.

LE COMBAT SANS FIN POUR DE MEILLEURES CONDITIONS DE DÉTENTION À LA PRISON NANTERRE

Streetpress


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Extrait : À deux reprises, des associations de défense des droits des détenus ont dénoncé les conditions de détention indignes à la prison de Nanterre. Malgré les injonctions judiciaires, rien ne change ou presque, et la surpopulation n’arrange rien.

CANICULE : INCIDENTS, VIOLENCES, MALAISES… LES FORTES CHALEURS AGGRAVENT LES CONDITIONS DE VIE EN PRISON, RACONTENT DES SURVEILLANTS

France info


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Extrait : Des températures allant jusqu’à 50°C ont été relevées au centre pénitentiaire d’Aix-Luynes, fin juin. Au point de causer des malaises de détenus et d’intervenants extérieurs.

POLICE, JUSTICE, PRISON/CRA… ASSASSINS !

Mars info


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Extrait : Dans la nuit du vendredi 30 juin au samedi 1er juillet 2023, les retenus du CRA de Marseille se sont révoltés face à leurs conditions de vie indignes. Cette émeute a été déclenchée suite au refus de soin de A., en détresse médicale.

« SURPOPULATION DE 145 % » : LA PRISON DE VILLENEUVE-LES-MAGUELONE « AU BORD DE L’IMPLOSION », ALERTE LE SYNDICAT MAJORITAIRE DE L’ÉTABLISSEMENT

Midi libre


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Extrait : « Effectifs au plus bas », « agents épuisés » : Dans un communiqué, le syndicat Ufap Unsa Justice du centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier, dénonce une situation « entraînant des problèmes sécuritaires importants ».

L’ÉTAT CONDAMNÉ POUR AVOIR OUVERT LE COURRIER D’UN DÉTENU D’ORLÉANS À SON AVOCAT

Actu.fr


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Extrait : Le centre pénitentiaire d’Orléans-Saran (Loiret) vient d’être condamné pour avoir ouvert le courrier d’un détenu adressé à son avocat.

La juge des référés du tribunal administratif d’Orléans (Loiret) vient de condamner l’administration pénitentiaire à verser 150 € à un ancien détenu du centre pénitentiaire d’Orléans-Saran.

LA FRANCE DE NOUVEAU CONDAMNÉE PAR LA JUSTICE EUROPÉENNE POUR DES CONDITIONS INDIGNES DE DÉTENTION

Le Monde


Extrait : Paris avait déjà été épinglée en 2020 pour la surpopulation de ses prisons, la Cour européenne des droits de l’homme considère « ne voir aucune raison de parvenir à une conclusion différente », jeudi.

« NE VOUS ASSEYEZ PAS, VOUS ALLEZ ATTRAPER DES PUNAISES » : DOMINIQUE SIMONNOT CHOQUÉE APRÈS SA VISITE DE LA PRISON DE PERPIGNAN, « LA PIRE DE FRANCE »

France 3 Occitanie


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Extrait : La contrôleuse des lieux de privations de liberté est sortie choquée de sa visite du centre pénitentiaire de Perpignan. Moisissures, sols arrachés, punaises… Un état de délabrement et de saleté qui est « un enfer pour les surveillants comme pour les détenus ». Et une surpopulation qui engendre de la peur, de la violence et des brutalités. Entretien.

PRISON : LA POPULATION CARCÉRALE ATTEINT UN NOUVEAU RECORD HISTORIQUE AVEC 73 699 DÉTENUS EN FRANCE

Sud Ouest


Extrait : Un nouveau record historique : avec 73 699 personnes incarcérées dans les prisons françaises, le nombre de détenus a atteint au 1er juin et pour la cinquième fois en quelques mois un nouveau pic inédit.

LE TAUX D’OCCUPATION DE LA PRISON DE NÎMES ATTEINT 226%

France bleu


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Extrait : Le nombre de détenus a atteint un nouveau record historique en France, avec un total de 73.699 personnes incarcérées au 1er juin contre 73.162 le mois précédent, selon les données officielles du ministère de la Justice publiées ce vendredi.

LA CONTRÔLEURE DES PRISONS DÉNONCE DES « ATTEINTES GRAVES À LA DIGNITÉ » DANS LES CENTRES DE RÉTENTION

L’Humanité


Extrait : Dans un rapport publié jeudi 22 juin, la contrôleure des prisons, Dominique Simonnot, dénonce la persistance des atteintes graves à la dignité des immigrés sans papiers dans les Centres de rétention administrative (CRA).

« QUAND IL FAIT 40 DEHORS, IL FAIT 50 DEDANS » : À LA MAISON D’ARRÊT D’AMIENS, LA CHALEUR S’AJOUTE AUX PROBLÈMES DES PRISONS

France info Article de presse gratuit   Extrait À l’heure du réchauffement climatique, les fortes chaleurs…

116 DÉTENUS POUR 52 PLACES : LA MAISON D’ARRÊT DE ROCHEFORT AU BORD DE L’EXPLOSION

Le personnel pénitentiaire tire la sonnette d’alarme. La maison d’arrêt de Rochefort a atteint un niveau…

SURPOPULATION CARCÉRALE : « AVEC UN TAUX D’OCCUPATION DE 235 %, LA PRISON DE NIMES EST AU BORD DE L’EXPLOSION »

Midi Libre Article payant / Extrait : Représentants syndicaux et détenus lancent ce lundi 12 juin…

« LA PRISON DES BAUMETTES EST EN TRAIN DE LE DÉTRUIRE », CHRISTOPHE GUAZZELLI EN GRÈVE DE LA FAIM ET DE LA SOIF DEPUIS SIX JOURS, SON AVOCATE ALERTE SUR SON ÉTAT DE SANTÉ

France 3 Extrait : Placé en détention provisoire dans l’affaire du double assassinat de l’aéroport Bastia-Poretta,…

PRISON D’ANGERS : UN RAPPORT DÉNONCE DES « CONDITIONS DE DÉTENTION INDIGNES »

Ouest-France

SURPOPULATION CARCÉRALE : LES NATIONS UNIES APPELLENT LA FRANCE À AGIR

Le Courrier de l’Atlas Article de presse gratuit disponible

PRISONS : NOUVEAU RECORD DANS LES OUTRE-MER AVEC 5.852 DÉTENUS

La 1ère Article de presse gratuit disponible

SURPOPULATION CARCÉRALE : LES ADMISSIONS À LA PRISON DE GRADIGNAN SONT SUSPENDUES, LE TAUX D’OCCUPATION ATTEINT 206,6 %

Libération Article de presse gratuit   Extrait La contrôleuse des lieux de privation de liberté avait…

SURPOPULATION CARCÉRALE À TOURS, « ON ENFERME TROP » DÉNONCE L’ASSOCIATION DES VISITEURS DE PRISON

France bleu Article de presse gratuit   Extrait Le rapport annuel de la Contrôleuse générale des…

PRISONS : LE NOMBRE DE DÉTENUS ATTEINT UN NOUVEAU RECORD, AVEC 73 080 PERSONNES INCARCÉRÉES

France info Article de presse gratuit disponible

LOIRE : LE CONSEIL D’ÉTAT SAISI DE LA SITUATION SUR LES CONDITIONS DE DÉTENTION À LA PRISON DE LA TALAUDIÈRE

20 minutes Article de presse gratuit disoponible

INDIGNITÉ DES CONDITIONS DE DÉTENTION À LA PRISON DE BOIS D’ARCY : LA JUSTICE SAISIE EN URGENCE

Observatoire International des Prisons Article de presse gratuite disponible

« NON, EN PRISON TU NE PEUX PAS AMENER D’ORANGES ». EN PRISON LES DÉTENUS ONT FAIM ET LES INÉGALITÉS PERSISTENT

Streetpress Article de presse gratuit disponible Extrait : Comment mange-t-on derrière les barreaux ? Dans son…