09/09/2025

Extraits

(…) cellules sales, aux peintures « tachées, noircies et en très mauvais état », avec du « salpêtre et autres traces d’humidité » présents en partie basse. Le carrelage est « vétuste », les joints « noircis ». Les toilettes, séparées par une simple « porte en bois de type saloon » n’offrant aucune intimité, sont dans un état « vétuste et encrassé », sans abattant ni brosse. Les lavabos sont sales, les robinets vétustes et l’eau chaude est absente.
Le mobilier n’est pas en reste. Les lits métalliques sont « oxydés, écaillés et en mauvais état », les matelas qualifiés de « sommaires ». Les réfrigérateurs, « en très mauvais état », sont sales à l’intérieur, et leurs parties congélateurs sont complètement gelées par le givre, les rendant inutilisables. Les ventilateurs, bien que fonctionnels, sont « recouverts de salissures et totalement rouillés ». Les branchements électriques sont « sommaires et à nu : ils sont dangereux et pendent dans le vide ».

(…)L’humidité et le manque d’aération favorisent les moisissures, un problème récurrent souligné par les détenus dans leurs courriers, qui se plaignent de problèmes respiratoires.
Ce rapport officiel vient confirmer les nombreux courriers écrits par les détenus au juge des libertés et à l’administration pénitentiaire. Dans l’un d’eux, un détenu décrit une cellule « infestée », une « alimentation insuffisante » et un « impact psychologique » profond. Un autre évoque des cellules surpeuplées où il est « très difficile de circuler en étant six détenus », avec des douches qui « sentent l’urine et la peste ». Tous pointent l’insalubrité et le manque d’intimité.

(…) Le juge avait estimé que ses allégations, exiguïté, insalubrité, présence de nuisibles, mauvaise alimentation, constituaient un « commencement de preuve » suffisant pour déclarer la requête recevable et diligenter une expertise.

Mots clés