27.07.2026

La loi RIPOST vient d’être adopté définitivement. Alors qu’elle vise en premier à interdire les Free Party, elle élargit aussi les dispositions des contrôles policiers aux frontières et au long du li…
Le 17 juillet le projet de loi RIPOST (« visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens ») été adopté définitivement à la suite de l’accord trouvé par la Commission Mixte Parlementaire. Ce texte renforce de nombreux pouvoirs de police et alourdit plusieurs sanctions pénales. Pour les personnes exilées et les associations intervenant à la frontière franco-britannique, plusieurs dispositions sont particulièrement préoccupantes.
Le projet modifie notamment l’article 78-2-6 du Code de procédure pénale, qui autorise déjà les contrôles d’identité sans réquisition du procureur dans un rayon de 20 kilomètres des frontières terrestres avec les États de l’espace Schengen et de 10 kilomètres autour des ports et aéroports.
La réforme prévoit :
– D’étendre ce rayon de 20 à 40 kilomètres le long des frontières terrestres ;
– D’autoriser les contrôles d’identité dans un rayon de 40 kilomètres de l’ensemble du littoral français ;
– D’étendre les possibilités de fouilles corporelles, de fouilles de véhicules et de bateaux dans ces mêmes zones ;
– D’élargir les pouvoirs de contrôle en mer jusqu’à douze milles marins (environ 22 kilomètres).
Si ces dispositions sont présentées comme destinées à lutter contre certaines infractions liées aux frontières, elles ouvrent en réalité la voie à une extension considérable des contrôles d’identité et des fouilles quel que soit le comportement de la personne dans une superficie de plus de 100 000 km2 sur le territoire métropolitain. Alors qu’aujourd’hui les contrôle d’identités arbitraires sont déjà autorisé mais encadré dans le temps par une réquisition du procureur, cette loi permettra d’élargir de façon considérable les zones géographiques où les contrôles sont possibles à tout moment, comme ça a déjà été fait à Mayotte.
Cette réforme démontre l’intention du gouvernement d’empirer les contrôles et harcèlement policier au niveau des frontières et du littoral et de généraliser de plus en plus le régime de contrôle arbitraire.
Les personnes exilées, déjà soumises à des contrôles constants, ainsi que les associations qui les accompagnent, risquent d’être encore davantage ciblées. L’élargissement des pouvoirs d’immobilisation des embarcations maritime pourrait également entraîner une augmentation des interceptions en mer des small boats.
Le Conseil Constitutionnel a depuis été saisi pour vérifier la constitutionnalité de cette loi. Malgré la violation sans ambiguïté du droit d’aller et venir qu’engendrerait cet article, il est très possible que le Conseil valide cette disposition comme il l’a fait lors de la loi pour autoriser les contrôles d’identités dans tout le territoire de Mayotte.

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27.07.2026

Près de Rouen, une vingtaine de personnes évacuées par la police lors d’une « free party »

(…)

Un rassemblement festif non autorisé a eu lieu dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet 2026, à Orival. La police est intervenue pour évacuer les participants.
La fête ne s’est pas terminée de la meilleure des manières pour les amateurs de « free party » réunis en forêt d’Orival (Seine-Maritime), dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet 2026.
Ils ont été évacués du site par la police, dans un contexte d’arrêté préfectoral interdisant les rassemblements festifs à caractère musical durant le week-end.

(…)

« L’auteur du rassemblement a été identifié, annonce la préfecture de la Seine-Maritime, Son matériel a fait l’objet d’une saisie et il fera l’objet d’une procédure judiciaire », informe-t-elle.
Les autorités étaient sur leurs gardes
La préfecture, qui, dans un arrêté datant du jeudi 23 juillet, avait prononcé l’interdiction de tout rassemblement festif à caractère musical, du vendredi 24 au lundi 27 juillet.
« L’identification par la région de gendarmerie de Normandie d’un risque sérieux » quant à l’organisation d’un tel évènement en Seine-Maritime sur cette période était évoquée dans cet arrêté.
Dans l’agglomération d’Elbeuf (Seine-Maritime), Orival n’est pas la seule commune appréciée par les amateurs de « free-party ». Il y a un an, en forêt de La Londe (Seine-Maritime), située à proximité, 200 personnes avaient été évacuées par la police.

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26.07.2026

Un coup d’état policier ? Cette loi qui fait basculer l’État de droit
Dans ce nouvel épisode de la VAR Politique, Nabil Touati décrypte un basculement historique de l’État de droit : l’adoption de la « présomption d’usage légitime des armes » pour la police. Une mesure, d’inspiration lepeniste, longtemps jugée « dangereuse » et « à l’américaine » par Gérald Darmanin, avant d’être votée en 2027 par la Macronie et la droite. La chronique remonte le fil d’une dérive de quarante ans. En confrontant les archives, la VAR montre le contraste saisissant entre 1983, où le pouvoir sanctionnait fermement les policiers factieux, et 2023, où le ministre de l’Intérieur félicite un directeur de la police réclamant un régime d’exception judiciaire pour ses troupes. La démonstration s’appuie sur des chiffres effrayants : depuis la loi de 2017, les tirs mortels sur véhicules en mouvement ont été multipliés par cinq. Malgré une pétition citoyenne massive de 700 000 signatures et l’avis défavorable de la Défenseure des droits, le pouvoir a cédé aux syndicats radicalisés. Au final, une police si influente qui ne se contente plus d’appliquer la loi, mais qui l’écrit, révélant une question troublante : qui gouverne réellement qui ?

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24.07.2026

Les étrangers, immigrés et descendants d’immigrés ont 9 fois plus de risques d’être tués par la police en France. Une étude explore les circonstances des homicides policiers et les facteurs d’un éventuel biais racial.
Bien que le ministère de l’Intérieur et les syndicats professionnels refusent de l’entendre, la police tue. Cela fait même partie de ses prérogatives. Et savoir comment la police emploie ses armes létales, mais aussi encadrer et limiter cet usage sont des impératifs démocratiques.
Le gouvernement a pourtant promu une présomption de légitime défense pour un policier ou un gendarme faisant usage de son arme à feu. Dénoncée comme un « permis de tuer », elle a été approuvée par l’Assemblée le 7 juillet, avec les voix du Rassemblement national, malgré une pétition à plus de 730 000 signatures.
L’insuffisance du contrôle de l’action des forces de l’ordre françaises, le manque d’indépendance des enquêtes sur les blessures et les morts qu’elles provoquent sont connus. Le travail des chercheurs est ainsi compliqué par la « faible qualité des données sur les homicides policiers », selon les termes du politologue Paul Le Derff.

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21.07.2026

Un gendarme vosgien a été reconnu coupable d’agressions sexuelles et corruption de mineure, mais aussi d’avoir consulté à 177 reprises les fichiers judiciaires à des fins personnelles. Il vient d’être condamné à un an de prison ferme et ne pourra plus exercer son métier. Son avocat a interjeté appel de la décision et crie à l’erreur judiciaire.
Vosges Coupable d’agressions sexuelles sur mineure, un gendarme condamné à un an de prison ferme et interdit d’exercer de manière définitive
« Il lui a demandé de se doucher nue devant lui, lui a dit que c’était une musique pour faire l’amour qu’ils entendaient… C’était un trop-plein. Le lendemain, elle a enfin réussi à parler. » Il a fallu deux ans avant que l’adolescente, victime du meilleur ami de ses parents, se confie à sa psychologue en septembre 2025, au lendemain de ce dernier épisode. L’auteur des faits, un gendarme vosgien, Julien Vermote, s’est également rendu coupable de consultations illégales de fichiers, à plus de 150 reprises… et ce à des fins personnelles.
Il a été condamné ce lundi à 42 mois de prison, dont 30 mois avec sursis probatoire. Il a également l’interdiction d’exercer son métier de manière définitive.
Il consultait les fichiers judiciaires à des fins privées

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13.07.2026

La porte d’une famille défoncée «par erreur», la dernière d’une longue série de perquisitions râtées
Mercredi 8 juillet, il est 6 heures dans le 10ème arrondissement de la cité phocéenne. Une famille est brutalement réveillée par d’énormes coups qui fracassent son sommeil. Quelques secondes s’écoulent, et c’est sa porte qui s’effondre, mais aussi une partie du mur et le cadre qui la maintenait.
Derrière, des hommes cagoulés avec des boucliers foncent dans l’appartement tout en hurlant : «au sol !» devant les membres de la maisonnée interloqués. Il s’agit de gendarmes venus arrêter un suspect. Loupé : à la vue du mari, les assaillants se rendent compte que ce n’est pas l’homme qu’ils devaient interpeller. «Ils cherchaient un homme qui ne ressemblait pas du tout à mon mari, alors ils ont tout de suite compris» explique la mère de famille.
Effectivement, les militaires ont compté un étage de trop. Ce n’était donc pas la bonne porte. Paniqués, ils ressortent de l’appartement pour redescendre au bon étage.
Suite à cette intervention, un formulaire est remis à la famille pour «réparer» les dommages commis par erreur. Dans ce document, il est expliqué que la famille doit avancer les frais afin d’être remboursée ultérieurement. Dans le cas présent, cela se compte en milliers d’euros. L’habitante explique au journal La Provence qu’elle va devoir faire une croix sur les vacances de la famille, l’argent mis de côté sera sacrifié pour réparer la bêtise des gendarmes.
Rappelons que les notes d’admission au concours pour entrer au sein dans les «forces de l’ordre» se sont vues abaisser à 7/20, faute de candidats. À ce niveau-là, à quoi bon maintenir un examen avant de leur donner des armes à feu ? En tout cas, cela explique la difficulté de certains agents pour compter les étages avant de défoncer une porte.
Car ce cas n’est pas isolé. Beaucoup d’autres perquisitions ratées ont eu lieu, et certaines ont même tourné au drame. En 2023 à Saint-Denis, la porte d’une mère de famille et des ses enfants est enfoncée. Bon étage, bon pallier cette fois-ci, sauf que c’était la porte d’en face. À Toulouse, en 2021, le RAID interpelle au lit un couple de retraités sans histoire. Une nouvelle fois, l’étage n’était pas le bon.
À Nantes, en 2018, une étudiante se fait brutalement réveiller par une brigade d’intervention. Quelques instants plus tard, les policiers se rendent compte que les chiffres localisant l’appartement étaient inversés sur le mandat. À Lille, en 2022, la brigade antiterroriste intervient dans un appartement visé par les services de renseignement. Sauf que le suspect avait déménagé un an plus tôt, et c’est un couple de boulangers qui voit sa porte blindée sauter. À Rennes, en 2019, un homme se fait «soulever» au réveil par une brigade d’intervention. Il avait le malheur d’avoir le même prénom, nom et date de naissance que la cible des autorités. En 2019, à Nice, le RAID débarque harnaché de la tête aux pieds. La porte saute et blesse une fillette de 9 ans. Le père dit qu’il a cru voir son enfant mourir. Ce dernier n’était pas la personne recherchée puisque le bon appartement était à côté.
Dans un village du Gard en novembre 2015, 50 militaires cagoulés et armés investissent un logement en pleine nuit. Gérard entend sa fille crier : « papa, papa, on m’a tiré dessus ». Effectivement, le père remarque : « la fenêtre de la chambre de ma fille a reçu un impact ». Après avoir ravagé la maison, les gendarmes repartent en ne trouvant rien, et en s’excusant.
Pendant l’état d’urgence, nombre d’erreurs de ce type se sont produites.
Combien d’autres portes ont été détruites et de familles traumatisées par des forces de répression, qui sont autant toutes puissantes qu’incompétentes ? Et demain, en cas de tir «par erreur» sur la mauvaise personne, la loi sur la présomption de légitime défense leur assurera une impunité totale.
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03.07.2026

Jugé à huis clos jeudi 2 juillet devant le tribunal judiciaire d’Auch, un adjudant de gendarmerie de 38 ans de la compagnie d’Eauze (Gers) a été condamné pour des faits de harcèlement sexuel, harcèlement moral, agression sexuelle et injures discriminatoires. Le tribunal a prononcé huit mois de prison avec sursis et une interdiction définitive d’exercer dans la gendarmerie.
Arrivé dans le Gers à Eauze en 2025 après un parcours en Corrèze puis à La Réunion, affichant en posant ses valises son « sens du devoir », sa « loyauté » et « la bonne humeur qu’il partage au quotidien », un adjudant de gendarmerie de 38 ans comparaissait jeudi 2 juillet devant le tribunal judiciaire d’Auch. Il répondait de faits de harcèlement sexuel, harcèlement moral, agression sexuelle et injures à caractère discriminatoire, dénoncés par plusieurs collègues. Des faits qui auraient débuté très peu de temps après son arrivée dans le département.
Au total, cinq personnes figurent parmi les victimes. Elles décrivent des propos répétés à connotation sexiste et sexuelle, des comportements déplacés, mais aussi des remarques visant l’origine ou l’orientation sexuelle, pour certaines dans un contexte hiérarchique où le prévenu disposait de l’autorité sur elles.

(…)

Le prévenu dispose de dix jours pour faire appel de cette décision.

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29.06.2026

Selon nos informations, un major de la gendarmerie de l’Hérault avait pris des photos des parties intimes de sa fille de 11 ans et de l’une de ses copines. Il devait être jugé ce lundi 29 juin.
Selon nos informations, un major de gendarmerie de l’Hérault a été placé à la retraite d’office, à partir de ce mercredi 1er juillet, et ce, après avoir été surpris avec des images à caractère pédopornographique conduisant le parquet de Montpellier à engager des poursuites judiciaires à son encontre.

(…)

L’affaire, sensible, a éclaté fin avril, quand, lors d’une procédure de divorce, une mère de famille a découvert ces images dans l’ordinateur de son ex-mari, commandant en second d’un Psig (peloton de surveillance et d’investigation de la gendarmerie). Elle a donné l’alerte. Informée, la hiérarchie de la gendarmerie a aussitôt réagi et a désarmé le militaire qui a été entendu sous le régime de l’audition libre avant d’être placé en garde à vue et interrogé par une brigade de recherches.
Aucun passage à l’acte
Dans l’ordinateur des dizaines de photos ont été retrouvées, certaines mettant en scène des femmes nues, mais, surtout, des photos de très jeunes filles avec des gros plans sur leur sexe. Il s’agissait de sa fille âgée de 11 ans et d’une de ses copines, fille de gendarme également, « pendant qu’elles regardaient la télé ou lors de soirées pyjamas », indique un proche de l’enquête. Lors de son audition, le mis en cause, 57 ans, n’a pu que reconnaître la prise de ces clichés avec un appareil photo, et n’a pas eu trop d’explications, si ce n’est qu’il a évoqué « des pulsions » révèle encore le proche du dossier. Mais il n’y aurait eu aucun passage à l’acte.
Le parquet de Montpellier a décidé de le placer sous contrôle judiciaire et de le poursuivre pour « détention d’image de mineur à caractère pornographique » et « atteinte à l’intimité à caractère sexuel ».

(…)

« Sensible étant donné l’actualité »
Mais la date de renvoi fait grincer des dents à l’heure où l’institution judiciaire connaît des turbulences sur sa capacité à juger dans des délais raisonnables : le 23 février 2027. « C’est la première date que l’on m’a donnée, j’ai indiqué que c’était sensible étant donné l’actualité », s’est justifiée la présidente d’audience. De quoi laisser les parties civiles dans l’incompréhension : « c’est une histoire sensible avec des conséquences psychologiques importantes », déplore Me Marie-Laure Lapetina, aux intérêts de l’ex femme et de la fille du mis en cause.
« Mes clients regrettent que le dossier soit renvoyé aussi loin, il y a eu des photos licencieuses, on a volé l’intimité de leur enfant, il y a eu trahison, ils sont bouleversés », réagit Me Luc Abratkiewicz, avocat de la seconde plaignante.

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18.06.2026

La thèse de la famille est la suivante. Compte tenu des déclarations de la victime, des témoignages des voisins, de l’alcoolisation et de la présence d’armes, « la mise en sécurité de Malgorzata Splawska aurait dû passer, a minima, par le placement en garde à vue de Monsieur Pierre Quistrebert. »
Le 25 juillet 2022, deux gendarmes interviennent une demi-heure au domicile d’un couple après un signalement de violences. Ils repartent en laissant l’homme libre. À midi, il tue sa compagne de trente-deux coups de couteau. Aujourd’hui, l’État doit répondre de ces trente-quatre minutes : pouvait-il voir ce que les voisins jurent avoir signalé ?

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12.06.2026

L’opération n’a pas eu l’air de les déranger. Les élèves du collège George-Onslow, à Lezoux, ont dû ouvrir leur sac vendredi 12 juin avant d’aller en classe. Les gendarmes ont effectué une opération de contrôle. Ils recherchaient des couteaux.

(…)

Le gendarme plonge la main au fond du sac à dos. Inspecte le contenu : cahiers, livres, trousse, clefs… Rien à signaler. Ce n’est pas le cas du collégien suivant. « T’es sûr que c’est autorisé ? », questionne le militaire en tirant un téléphone miniature du cartable. L’élève : « Oui s’il est éteint dans le sac ».

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03.06.2026

L’association HRO dénonce une intensification des expulsions de campements de migrants sur le littoral ces derniers jours, notamment à Calais et Loon-Plage.
95 personnes exilées expulsées au Virval à Calais selon les autorités, 167 personnes exilées expulsées au camp de Loon-Plage ce mardi 2 juin.
C’est le bilan dressé par l’association humanitaire Salam.
Selon elle, l’opération des policiers a duré plus de 4h avec pas moins de 22 fourgons de CRS, des voitures de la police nationale, 5 fourgons de la police aux frontières ou encore 4 engins de chantier.
Une vingtaine de tentes et des matelas ont également été saisis.
Un « harcèlement policier »
Ambre, responsable communication et plaidoyer de l’association, évoque un « harcèlement policier » envers les personnes exilées vivant sur le campement situé près de l’hôpital de Calais, surnommé « hospital » par ses occupants.
Selon elle, six expulsions ont eu lieu en seulement deux semaines.
L’association affirme que les forces de l’ordre interviennent régulièrement tôt le matin pour évacuer les lieux, tandis qu’une société mandatée par l’État procède ensuite à la saisie des tentes, sacs de couchage et effets personnels.
Human Rights Observers estime qu’entre 1 000 et 1 300 personnes vivent actuellement sur ce site.
L’association pointe également des interrogations sur la base légale de ces opérations.
Selon Ambre, certaines personnes vivant sur le campement se seraient officiellement déclarées habitantes auprès de la justice, sans avoir été prévenues des nouvelles expulsions.
Ambre, responsable communication et plaidoyer de l’association HRO
HRO affirme ne pas avoir obtenu les documents justifiant les opérations menées depuis le 11 mai malgré plusieurs demandes adressées aux autorités.
Autre critique formulée : le manque de solutions d’hébergement proposées
L’association explique que seules quelques personnes auraient été orientées vers des centres d’accueil lors des dernières opérations, un chiffre jugé largement insuffisant au regard du nombre de personnes présentes sur le campement.
Enfin, Human Rights Observers dénonce également les transformations du terrain autour du campement : arbres coupés, terre retournée ou blocs de pierre installés pour empêcher toute réinstallation.

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06.03.2026

Plaintes refusées ou bâclées, biais sexistes et propos culpabilisants : aujourd’hui encore, les femmes qui ont le courage de porter plainte pour dénoncer les violences sexuelles et/ou conjugales qu’elles subissent se heurtent parfois à un traitement judiciaire source de victimisation secondaire. Pour la présidente du Collectif féministe contre le viol, Emmanuelle Piet, l’accueil des victimes par les forces de l’ordre en 2026 reste « une loterie ». Parallèlement, le nombre de victimes de violences conjugales enregistrées chaque année en France par les forces de l’ordre a doublé en l’espace de dix ans, pour dépasser la barre des 270 000 en 2024. Or seule une victime sur six franchit la porte d’un commissariat, selon le ministère de l’Intérieur. Le nombre de personnes se disant victimes de violences sexuelles (physiques et non-physiques) a lui augmenté de 16 % entre 2022 et 2023, d’après le SSMSI, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, et seulement 7% d’entre elles portent plainte.Ouverture dans un nouvel onglet Les raisons les plus fréquentes invoquées sont que « cela n’aurait servi à rien », ou encore que le témoignage n’aurait pas été « pris au sérieux » par la police ou la gendarmerie.
Depuis le Grenelle contre les violences conjugales fin 2019, la formation des policiers et gendarmes a pourtant été renforcée, des dispositifs ont été créés pour accueillir et protéger les victimes, à l’instar du Tableau d’accueil confidentialité dans les commissariats, de la grille d’évaluation du danger ou encore de la possibilité de déposer plainte à l’hôpital. Les bracelets anti-rapprochement et les téléphones grave danger ont été multipliés, les ordonnances de protection davantage déployées. Plus de 180 000 policiers et gendarmes ont été formés à la prise en charge des violences intrafamiliales depuis 2020 estime le gouvernement. Et si tous les policiers sont aujourd’hui formés sur les violences intra-familiales (VIF) et les violences sexuelles et sexistes (VSS) en formation initiale assure le ministère de l’Intérieur, cette formation d’une trentaine d’heures reste très limitée. Quant à la formation continue, elle se fait sur la base du volontariat et reste tributaire des manques d’effectifs mais aussi des impulsions départementales.
En Ile-de-France, le centre Hubertine Auclert centre de promotion de l’égalité femmes-hommes associé à la région Île-de-France,
qui coordonne depuis 2022 des formations destinées aux policiers nationaux et municipaux, ainsi qu’à la gendarmerie. Des formations assurées par des associations de terrain d’Ile-de-France dont l’expertise n’est plus à démontrer, comme les CIDFF, les centre d’informations sur les droits des femmes et des familles, dans l’objectif notamment de renforcer la coopération et le liens entre effectifs de police et associations. Sauf qu’en mai 2025, la Préfecture de police de Paris a arrêté ses subventions de l’ordre de 94 000 euros au Centre Hubertine Auclert sans donner d’explications officielles indique sa présidente, Charlotte Baelde, quand bien même la formation des forces de l’ordre fait partie des compétences de l’Etat. Désormais, seuls les policiers municipaux d’Ile-de-France continuent d’être formés via ce dispositif.
Est-ce parce que les policiers veulent désormais se former entre eux, entre fonctionnaires ? C’est ce qu’indiquent certains agents. L’un des policiers interrogés indique ces formations assurées par les associations de terrain « à la tradition féministe » n’étaient pas toujours appréciées par certains de « ses collègues » y compris les plus jeunes, « rentrés dans la police avec une logique d’affrontement et de combat et qui ne partagent pas la même vision de la société. Certains types de discours n’ont plus envie d’être entendus. »
Si certains agents sont davantage formés, comme ceux de la PNAV, la plateforme d’accompagnement des victimes, ou ceux des Brigades de protection de la famille, le rôle des policiers exerçant en police-secours est pourtant essentiel. En temps que primo-intervenants, ils sont « les yeux de l’officier de police-judiciaire » et doivent savoir analyser ce qui se joue dans leurs multiples interventions à domicile, alors que les forces ont réalisé 244 000 interventions à domicile pour violences conjugales en 2024, soit une toutes les deux minutes. Les premiers actes d’enquête, de la prise de la plainte au recueil des preuves sont également primordiaux pour faire aboutir des procédures judiciaires. Autant de points sur lesquels insistent les intervenants extérieurs, magistrats comme médecins-légistes, lors des formations aux violences conjugales dispensées aux policiers en exercice.
Téléphones grave danger, ordonnances de protection : des dispositifs insuffisamment déployés
Mais il arrive que le danger encouru par une victime de violences conjugales ne soit pas correctement évalué. Depuis 2024, le nombre de féminicides repart à la hausse. Or près de la moitié des 107 femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2024 (d’après les chiffres officiels) avaient pourtant signalé les violences et les menaces qu’elles subissaient à la police ou la gendarmerie. Des « défaillances » au sein de la chaine judiciaire, dont les policiers et gendarmes sont les premiers maillons, et à l’issue desquelles de plus en plus de familles de victimes de féminicides assignent l’Etat pour faute lourde.
L’invitée de ce Grand Reportage est Ernestine Ronai, engagée depuis quarante ans contre les violences faites aux femmes. Ancienne coordinatrice nationale de la lutte contre les violences faites aux femmes de janvier 2013 jusqu’à 2017 au sein de la MIPROFOuverture dans un nouvel onglet, la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, elle a créé le premier Observatoire départemental des violences faites aux femmes en Seine-Saint-Denis en 2002. Elle préside le Comité national de pilotage de l’ordonnance de protection et coordonne le Diplôme universitaire « Violences faites aux femmes » à l’Université Paris 8. Ernestine Ronai continue de former les gendarmes au centre national de la gendarmerie nationale.

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19/09/2025

 

«Casse toi», «ta gueule», coups de matraques lancés à pleine force sur des visages, balles en caoutchouc tirées sur des lycéens mineurs, femme terrifiée frappée au sol, grenades explosives potentiellement mortelles lancées dans la foule, sang sur les trottoirs, camions syndicaux chargés par la police et banderoles arrachées, piquets de grève attaqués à coups de matraque… C’est ce que nous avons vu en France, toute la journée du 18 septembre. Un journaliste a même failli être tué par un tir de grenade à Lyon.

Dans l’Italie et l’Allemagne des années 1920 et 1930, les groupes fascistes assuraient la répression des luttes sociales pour le compte des patrons, en utilisant des méthodes de terreur. Dans la France de Macron et Retailleau, ce sont des milices cagoulées et armées, qui ont exactement les mêmes pratiques, mais supervisées par l’État.

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VIOLENCE À L’ÉCOLE : LES POLICIERS ET LES GENDARMES FOUILLENT 2 500 SACS DE LYCÉENS DANS LA SARTHE

ouest france


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Dans un communiqué de presse diffusé ce vendredi 4 avril 2025, la préfecture de la Sarthe a indiqué que la police et la gendarmerie ont mené des opérations de contrôle de sacs aux portes de plusieurs établissements scolaires. Au total, 2 500 lycéens ont été contrôlés.

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