26.03.2026
Extraits
L’homme reconnaît qu’il était saoul après avoir absorbé « des bières 8’6» qui, comme leur nom l’indique, sont fortes en alcool. Mais pour le reste, sa version est totalement différente. « Je n’ai pas frappé le policier. Une fois dans leur véhicule, ils m’ont coincé la tête entre les sièges avant et je prenais une baffe à chaque fois qu’ils passaient une vitesse. À l’hôpital, ils m’ont traîné au sol. Au commissariat, ils m’ont claqué la tête contre une porte. »
« Moi aussi, je veux porter plainte »
(…)
L’avocat de la défense apporte alors quelques précisions décisives. « Mon client s’était auparavant rendu au commissariat pour porter plainte contre des squatteurs qui l’agressaient. Sa plainte a été refusée. Il est ensuite allé à la gare pour recharger son téléphone puis sur les lieux de l’incendie après avoir aperçu un nuage de fumée. C’est totalement fantaisiste mais il voulait filmer pour revendre les images à la presse !
C’est là qu’un voisin l’a aperçu et l’a accusé d’avoir mis le feu. Il a été plaqué au sol. Une fois arrivés sur les lieux, les policiers ont pris pour argent comptant la déclaration du voisin. Il aurait fallu consulter les vidéosurveillances du commissariat et de la gare ce qui aurait prouvé qu’il ne pouvait être, au même moment, à l’origine de l’incendie. Les vidéos de l’hôpital n’ont pas été vérifiées non plus. Enfin, pourquoi n’a-t-on pas auditionné l’infirmière qui se trouvait présente dans le box où il a censément donné un coup de pied dans les parties génitales du policier ? »










