Sortant de ses gonds, il avait projeté l’un des hommes à terre, lui occasionnant une plaie à la tête et 7 jours d’incapacité totale de travail. Il avait aussi donné un coup de pied à un autre, qui venait d’être maîtrisé par ses collègues, et violenté le troisième.
Incroyable mais vrai : un homme ayant la double nationalité franco-algérienne s’est retrouvé visé par une OQTF – obligation de quitter le territoire français – et a fini au tribunal, accusé à tort par la police, après avoir été victime d’une agression raciste.
Elle préfère ne pas porter plainte, ne pas déposer ni témoigner auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Car pour Camille, «la peur continue à prédominer face à l’institution policière» , explique-t-elle à Libération, jointe par téléphone. «Malheureusement, même si je porte plainte, je n’ai pas de preuves de ce qui s’est passé.» Cette militante «de longue date» des causes «écologistes, antiracistes et anticoloniales» accuse un policier de violences physiques et verbales à son encontre lors de sa garde à vue le 15 novembre dans les locaux du commissariat de Guilherand-Granges, en Ardèche.
À La Rochelle, un homme a été placé en garde à vue pour «apologie du terrorisme» à cause d’un commentaire humoristique sur Macron. À Nîmes, deux femmes enfermées pendant 21 heures pour une banderole «Bardella casse-toi». La liberté d’expression clouée au pilori.
Affecté à sa demande en 2017 à la signalisation (service de prise d’empreinte et de photographie) — alors qu’il souffrait d’une addiction aux « photos de charme » —, il profitait de son statut pour photographier des femmes gardées à vue ou plaignantes. Il leur demandait de se déshabiller, presque entièrement, allant jusqu’à toucher la poitrine de deux d’entre elles : une mineure de 15 ans et une quinquagénaire sous curatelle renforcée.
Le tribunal a justifié la peine tant par la « gravité » et la « répétition » des faits — étalés sur dix mois — que par les « conséquences pour les personnes concernées » et la « difficulté à élaborer sur sa pleine responsabilité » de la part de l’ex-policier. La partie ferme de la peine a cependant été aménagée sous la forme d’un bracelet électronique pour lui « permettre de continuer ses activités et son travail ».
« On reste quelques minutes assis, à chanter des slogans antifascistes et de manifestation. Les CRS organisent alors une charge, et la violence commence, sous les yeux de l’administration », raconte un élève.
Poussées, coups de matraque, blessures : plusieurs élèves sont touchés. Un lycéen mineur est emmené de force, interrogé, puis placé en garde à vue pendant huit heures, avant d’être relâché sans explication.
Agressée par l’homme avec lequel elle avait rendez-vous, elle se rend au commissariat. Le cauchemar ne fait que commencer.
(…) Emilie arrive au commissariat un peu avant minuit, mais les policiers tardent à prendre sa plainte. Lassée après trois heures d’attente, elle décide de partir mais la situation dégénère inexplicablement. Les policiers l’empêchent de sortir et la maîtrisent violemment. Je me retrouve menottée alors que je venais porter plainte. Mise en garde à vue pour motif d’agression sur les policiers, elle passe la nuit en cellule ainsi qu’une partie de la journée.
(…) Émilie a porté plainte contre le commissariat et contre son agresseur, mais ces deux plaintes ont été classées sans suite. En revanche, la plainte qu’ont déposée les deux policiers contre elle pour violence contre personnels dépositaires de l’autorité publique a, elle, été entendue. Ce mercredi 10 septembre 2025, au tribunal de Nanterre, le procureur a requis quatre mois de sursis contre Émilie. Le délibéré sera prononcé le 8 octobre. Le jeune homme de Tinder a également déposé plainte et l’affaire suit son cours.
Jugé pour « faux dans un document administratif par personne dépositaire de l’autorité publique », ce policier âgé de 62 ans et depuis peu à la retraite a été relaxé ce mercredi par le tribunal correctionnel…
Du haut de ses 15 ans, ce lycéen sans histoire se demande bien pourquoi il a subi douze heures de garde à vue. Sa famille et lui s’indignent surtout des conditions de son interpellation. » On ne comprend pas cet excès de violence. C’est un abus d’autorité », » estime sa mère. « Je croyais que c’était des psychopathes »
Il avait été interpellé plus tôt dans la journée pour des violences commises contre un agent de sécurité privé. Les investigations devront désormais déterminer s’il s’agit d’un décès naturel, accidentel ou s’il implique une responsabilité extérieure.
L’automobiliste est placé en garde à vue dans la nuit. L’audition est tendue. L’agent porte la main au cou de l’homme qui est menotté dans le dos. La scène de 9 secondes est captée par des caméras.
L’homme, aujourd’hui âgé de 33 ans, était alors en poste au commissariat du 10e arrondissement de Paris. Il s’était servi dans le coffre contenant les affaires des gardés à vue, et avait dépensé 541 euros sur des sites de paris sportifs – sans compter les transactions refusées. Soit 11 opérations au total. (…) Parallèlement, il effaçait les notifications de la banque directement sur le téléphone de la jeune femme.
Lors de la manifestation du comité Adama à Paris du 8 juillet 2023, quelques jours à peine après le meurtre de Nahel Merzouk par un policier à Nanterre le 27 juin, des policiers de la BRAV-M avaient violemment interpellé Yssoufou Traoré. Lors de cette scène d’une brutalité inouïe, Yssoufou avait subi un plaquage ventral, technique qui, comble de l’horreur, avait coûté la vie à son frère. Il avait alors été transféré à l’hôpital avec le nez cassé, un traumatisme crânien et de nombreuses contusions, avant d’être immédiatement placé en garde-à-vue.
Ce mercredi 28 mai à 22h30, cinq militant.e.s de la section niçoise de Greenpeace ont été mis en garde à vue pendant plus de 18 heures, tandis qu’ils collaient des affiches et dessinaient à la craie des dessins en faveur de la protection des aires marines protégées. Les gardes à vue ont été suivies de perquisitions aux domiciles de quatre d’entre eux.
« Ils soutiennent des valeurs de paix et on leur renvoie la violence », déplore la mère d’Aimé, élève du lycée international des Pontonniers au centre-ville de Strasbourg. Le jeune homme de 15 ans a été maintenu en garde à vue pendant 14 heures après sa participation au blocage de son établissement scolaire, « contre le génocide en cours à Gaza » jeudi 15 mai.
La garde à vue est une mesure privative de liberté prise lors d’une enquête judiciaire : les personnes suspectées d’avoir commis une infraction peuvent être détenues pendant 24 heures renouvelables dans les commissariats ou les gendarmeries, jusqu’à 96 heures en matière de trafic de stupéfiants. Cette phase policière qui précède l’audience est utilisée de manière massive : en 2023, plus de 800 000 gardes à vue ont eu lieu en France.
Un policier de 33 ans a été jugé à Toulouse pour avoir frappé et menacé de mort un suspect menotté. Relaxé pour les menaces, il a été reconnu coupable des violences et condamné à trois mois de prison avec sursis.
Extrait Depuis mardi 4 mars 2025, des étudiants occupaient la faculté de Lettres et sciences humaines Victor Segalen, à Brest (Finistère), pour protester contre la baisse du budget de l’enseignement supérieur. Ils ont été évacués ce jeudi matin à la demande du président de l’UBO. Quatre manifestants ont été placés en garde à vue.
Deux policiers ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel de Paris à des peines d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’à une interdiction définitive d’exercer pour avoir frappé un homme lors d’une garde à vue en juillet. (…) Dénonçant un jugement « particulièrement sévère », l’avocate de Maxime D., Me May Vogelhut, a annoncé à l’AFP qu’elle « fera appel ». (…) Un troisième policier, Clément B., chef de poste le soir des faits et qui avait appuyé le récit initial de Maxime D., a été condamné à un an d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction d’exercer dans la police pendant quatre mois pour dénonciation calomnieuse et non-assistance à personne en danger.
Selon nos informations, la victime souffrait effet d’une pathologie psychiatrique lourde et se trouvait sous curatelle renforcée. Selon une source proche du dossier, sa curatrice n’avait pas été informée de la mesure dont il faisait l’objet. « Notre client n’était pas en état de poursuivre sa garde à vue. C’est un homme particulièrement vulnérable et nous étions profondément inquiètes », insistent ses avocates Mes Marie-Alix Canu Bernard et Agnès Lowenstein. « Tous les éléments médicaux avaient été transmis aux enquêteurs, tant à l’oral qu’à l’écrit. Nous n’en resterons pas là. Nous avons d’ores et déjà saisi le contrôleur général des lieux de privation de liberté. Nous envisageons par ailleurs de demander le dépaysement de l’enquête, en dehors du ressort du tribunal judiciaire de Nanterre », insistent-elles. L’irresponsabilité pénale du défunt avait déjà été reconnue dans d’autres dossiers, compte tenu de son état de santé.
Un homme de 38 ans est décédé dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 2024, dans la salle d’accueil du commissariat de Rouen (Seine-Maritime). Il avait été interpellé quelques minutes plus tôt.
Au procès de trois policiers, ce mardi, devant le tribunal correctionnel de Paris, le procureur a réclamé des peines de six à 30 mois d’emprisonnement avec sursis contre trois fonctionnaires, après les graves violences infligées à un homme interpellé, en juillet 2024, à Paris. Avec, pour les auteurs présumés des faits les plus graves, des interdictions définitives d’exercer leur profession.
Dans une décision rendue le 4 octobre, le tribunal administratif de Montreuil condamne la préfecture de police et l’enjoint à remédier aux conditions de garde à vue dans le commissariat d’Aubervilliers. Une décision qui fait suite aux poursuites engagées par le barreau de Seine-Saint-Denis.
FIN DE LA VIDÉOSURVEILLANCE SYSTÉMATIQUE EN GARDE À VUE : « EN L’ABSENCE DE CAMÉRAS DE SURVEILLANCE, QUI NOUS CROIRA », S’INQUIÈTE UN SYNDICAT DE POLICE
Pas assez de personnel Autre problème soulevé par Bruno Mengibar : le « manque de confiance » envers les policiers. « Si un détenu est agressif, en l’absence de caméras de surveillance, qui nous croira ? », interroge-t-il.
Un policier du commissariat de Saintes (Charente-Maritime) a tiré sur un homme en garde à vue qui tentait de l’agresser avec un couteau, mardi 1er octobre 2024. Ce jour-là, le retrait de la vidéosurveillance dans les cellules entrait en vigueur.
Ce jeudi 19 septembre, Libération a révélé des vidéos de caméras de surveillance montrant des violences perpétrées dans un commissariat parisien. Les images montrent des policiers frappant violemment un homme en garde à vue pour outrage le 24 juillet. Les agents seront jugés pour violences volontaires le 29 octobre prochain.
Les deux agents ont écopé mardi de 30 et 24 mois de prison avec sursis pour avoir frappé un homme qui se trouvait en garde à vue dans un commissariat parisien, en octobre 2023.
Un homme de 47 ans est décédé d’un arrêt cardiaque au nouveau commissariat de Wattignies (Nord), le 16 août 2024, après avoir été placé en rétention. Contactée par la police après plusieurs jours, sa famille estime avoir été prévenue trop tard.
Le parquet de Nice confirme à France Bleu Azur une information révélée par Nice-Matin : un homme a été découvert mort dimanche 25 août dans la cellule où il avait été placé en garde à vue. Aucune autre précision n’a été apportée par le procureur.
Un homme qui avait été interpellé quelques heures plus tôt a été retrouvé sans vie dans sa cellule de garde à vue dans un commissariat de la police nationale de Nice (Alpes-Maritimes), révèlent nos confrères de Nice-Matin. Le drame s’est produit dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 août.
Un homme de 51 ans placé en garde à vue est retrouvé mort dans sa cellule au commissariat de Saint-Nazaire. Les circonstances du décès restent à éclaircir. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de cette mort mystérieuse qui soulève de nombreuses interrogations…
Huit policiers du commissariat du Ve arrondissement sont dans la tourmente. En particulier l’un d’eux, poursuivi pour avoir commis des violences sur un homme placé en garde à vue, dans la nuit du 24 au 25 juillet au sein même du commissariat.
Deux journalistes, qui s’apprêtaient à suivre une quarantaine d’activistes écologistes en Seine-Saint-Denis, ont subi, avec eux, une garde à vue ayant abouti à un classement sans suite.
En août 2022, Jérôme est interpellé à Auch suite à une dispute avec sa compagne. Placé en cellule de dégrisement, il a été roué de coups par un policier. Deux ans plus tard, il revient sur les faits et le traumatisme qui le marque aujourd’hui encore.
Le jeune homme a signalé l’entré de gaz lacrymogène dans le commerce qui asphyxiait ses clients, ce qui a provoqué un déferlement de violence raciste des agents de la tristement célèbre BST, une unité qui sème la terreur dans les quartiers. Jet de grenade, menace de LBD, coups de taser, de poing, de matraque, Iheb est sérieusement blessé, mais il est emmené en garde à vue.
L’une des militantes étant actuellement à l’étranger, ce sont finalement 10 opposants à l’autoroute A69 qui ont passé une bonne partie de la journée en garde à vue avant de ressortir aux alentours de 17h, sans que des poursuites judiciaires soient engagées à leur encontre. Ce qui fait dire au collectif La Voie est Libre, que « ces convocations étaient vraiment sans fondement ».
Qui n’a jamais entendu parler de la garde à vue ? Aujourd’hui connu de toustes, et complètement banalisé, le dispositif n’est entré dans le droit qu’en 1957. La GAV, qui permet à la police une privation de liberté, est loin de n’être qu’un “moment policier” de la procédure pénale, mais comme une mesure de contrôle social. La GAV, qu’est-ce que c’est, et quels sont vos droits lorsque vous êtes enfermé·e dans ce cadre ?
Un homme de 51 ans était jugé ce mardi 23 janvier 2024, devant le tribunal correctionnel d’Angers. Il est soupçonné d’avoir commis des violences avec son taser sur un homme en garde à vue.