13.03.2026

Le militaire, parti dans un autre département, était absent de l’audience devant le tribunal correctionnel d’Agen, ce vendredi 13 mars

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« Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Je vais te massacrer. » À défaut d’entendre les explications de la bouche du prévenu, les juges du tribunal correctionnel d’Agen ont été contraints de se contenter de la retranscription d’un aperçu des messages, parmi les milliers recensés par la procédure.

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De leur relation amoureuse de quelques mois au début de l’année 2025, succédera une rupture inconcevable pour le trentenaire, en proie à une addiction à l’alcool.
Fausse alerte
Outre les insultes et propos dénigrants, le militaire tente par tous les moyens d’entrer en contact avec son ex, après que celle-ci a tenté de l’aider, puis bloqué son numéro de téléphone, jusqu’à se claquemurer dans son logement. Entre le 10 et le 17 juillet 2025, le gendarme lui adresse 359 messages, dont certains revêtent un caractère menaçant, notamment pour la carrière de la jeune femme. Un mois plus tard, le trentenaire, n’ayant aucune réponse téléphonique, ni physique lorsqu’il tambourine à sa porte ou tente d’escalader son balcon, contacte le Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie en prétextant une menace visant sa collègue, afin d’envoyer une patrouille sur les lieux.
« Ce dossier est celui d’une pression qui a progressivement envahi la vie de ma cliente, l’a complètement détruite », a illustré Me Sophie Lagarde, conseil de la partie civile.

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« Courageuse, elle tenait à être présente pour clore ce chapitre, contrairement à monsieur qui se retranche derrière une obligation professionnelle pour ne pas se déplacer », a déploré l’avocate, glissant que le militaire avait déjà fait l’objet d’une procédure disciplinaire pour des attitudes inconvenantes envers des gendarmes adjoints volontaires et utilisé un Taser sur la conjointe d’un collègue.

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13.03.2026

Des membres de la communauté dénoncent toutefois la brutalité qu’ils affirment subir au quotidien.

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La porte d’une caravane s’ouvre. Nous sommes jetés de partout ! , peste Jean-Paul Chevalier, bientôt 60 ans, quelques heures après l’opération de police menée ce jeudi matin 12 mars 2026 sur ordre de la préfecture.
Les policiers nationaux sont intervenus dans la zone commerciale Mendès-France pour expulser des citoyens français itinérants (CFI) installés de manière illégale, sur des parkings de magasin : derrière Aldi et devant l’ancienne boutique « 4murs ».

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13.03.2026

Le fonctionnaire était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, pour avoir donné un coup de bouclier à une femme qui « ne représentait à ce moment précis aucun danger pour les forces de l’ordre », selon le tribunal.

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« Une peine d’avertissement sur des faits considérés comme graves, d’autant plus dans le contexte de l’exercice de vos fonctions. » A la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, vendredi 13 mars, c’est ainsi que la présidente a présenté au gardien de la paix S. sa peine : huit mois de prison avec sursis.

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Le fonctionnaire de police était poursuivi pour des violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’interruption totale de travail (ITT), commises sur une jeune femme en marge d’une manifestation, le 23 mars 2023. La victime n’avait pas été identifiée à l’époque, il n’avait donc pas été possible d’évaluer les conséquences du coup porté.
Mais à l’audience, en janvier, la victime, Mme M., s’était finalement présentée à la barre, après avoir appris par un concours de circonstances, a-t-elle expliqué, la tenue de ce procès. Elle avait alors présenté un certificat médical faisant état de quinze jours d’ITT. Le tribunal a décidé de lui reconnaître sa qualité de victime, et pris en compte cette évaluation médicale. Il a donc condamné le policier S. pour des violences ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, des faits passibles de plus lourdes sanctions.
Le soir des faits, le gardien de la paix S. a été amené à poursuivre des cortèges sauvages avec des collègues de sa brigade territoriale de contact du 20e arrondissement de Paris et d’autres unités. Sur les images amateurs de la scène, sans raison apparente, deux agents poussent d’abord au sol puis aspergent de gaz lacrymogène Mme M. Alors qu’elle se relève péniblement, le policier S. arrive en courant et la propulse au sol d’un coup de bouclier.

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13.03.2026

Deux policiers étaient jugés ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des violences sur un jeune homme de 22 ans, en 2021 à Noisy-le-Grand. La vidéo d’un particulier a été décisive pour confondre les fonctionnaires.
Six mois de prison avec sursis et une interdiction d’exercer pendant deux ans ont été requis par la procureure Fanny Bussac, ce jeudi devant la 14e chambre correctionnelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour Raphaël L., 32 ans, ancien policier du commissariat de Noisy-le-Grand. La même sanction a été demandée pour son ex-collègue Anthony C., 29 ans. Ce dernier a déjà été radié de la police pour une autre affaire.
Les deux hommes étaient jugés jeudi pour des violences commises le 17 octobre 2021 à Noisy-le-Grand, envers Aboubacar S., 22 ans à l’époque. Les violences étaient aggravées car commises « en réunion », « par personnes dépositaires de l’autorité publique » et avec « usage d’une arme », une matraque télescopique.

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