01.03.2026

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Pour la cour d’appel, toutes les pistes n’ont en effet pas été explorées jusqu’au bout, notamment celle d’une fiche attestant de l’usage d’un lanceur de balle de défense (LBD), remplie près de deux mois après les faits par un gardien de la paix d’une brigade territoriale de contact. Dans son rapport, celui-ci avait raconté avoir tiré sur une personne à une trentaine de mètres, qui avait ramassé un objet au sol et allait l’envoyer vers les CRS. Il a vu la victime du tir, peu après, avec une blessure « saignante » à la tête. Lieu, horaire et type de blessure concordent avec celle de d’Alexandre Frey, souligne la cour.

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25.02.2026

 

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Les images de cette femme aux cheveux gris entourée de policiers, d’abord debout avec un drapeau arc-en-ciel puis inanimée au sol après la charge, avaient fait des remous, tout comme les efforts des autorités pour tenter de disculper la police ou les propos du président Emmanuel Macron souhaitant « une forme de sagesse » à la septuagénaire.

Victime de multiples fractures, en particulier au crâne, Geneviève Legay était restée deux mois à l’hôpital. Elle en garde des séquelles : plus d’odorat, ouïe et goût perturbés, 45 séances de kiné pour retrouver un peu d’équilibre et un long suivi psychologique.

En mars 2024, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné Rabah Souchi à six mois de prison avec sursis pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique ».

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09.02.2026

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Aujourd’hui âgé de 66 ans, il attend beaucoup du procès qui s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon : l’un de ces agents est jugé pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».

(…) Selon son récit, la manifestation avait été interdite quelques minutes avant son départ, ce que les manifestants ignoraient. « À partir de 14h08, ça a été un carnage. Il y a eu 28 blessés, dont au moins huit au visage par des tirs de LBD. La police s’est déchaînée, comme elle le faisait tous les samedis à l’époque », assène-t-il.

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09.02.2026

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Les images avaient fait le tour du monde, démontrant la férocité de la répression subie par les Gilets Jaunes. Le 1er décembre 2018, pendant l’acte III du mouvement, une bande de CRS entrait dans une enseigne Burger King au cœur de Paris, après avoir inondé la rue de lacrymogènes, et avaient passé à tabac pendant de longues minutes les personnes qui s’y étaient réfugiées. Une scène de violence gratuite et d’une brutalité inouïe, envers des personnes désarmées et pour certaines en train de vomir, levant les mains en l’air à l’arrivée des policiers.

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17/10/2025

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Sans sommation avant le lancer, ni annonce à la radio de service, il avait jeté une grenade, qui avait grièvement blessé plusieurs personnes et arraché la main d’un manifestant, Gabriel Pontonnier.

(…) «Malgré la dangerosité de la GLI-F4, un engin classé comme une arme de guerre, vous avez une accumulation d’imprudences» de Jacky D, «qui a dit lui-même qu’il ne voyait rien»

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16/10/2025

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«Arrivés à environ 10 mètres, [un policier] nous tire dessus avec un LBD, sans aucune sommation ni cri de leur part. Ma mâchoire explose sous la puissance du tir». Un street médic présent sur place le voit s’effondrer au sol, face contre terre. Il est conduit à l’hôpital Pompidou. Streetpress évoque «plusieurs fractures à la mâchoire et au palais, avec la perte de substance osseuse, de quatre dents et de 2,5 cm de lèvre supérieure». Ces blessures gravissimes lui valent 90 jours d’ITT, auxquelles s’ajoutent 30 jours pour «le choc sur l’état de son visage, des troubles du sommeil persistants, une hyper-vigilance, un sentiment d’insécurité ‘dès qu’il voit un policier’ et des ruminations anxieuses». Deux ans de reconstruction faciale suivront. Un visage et une vie fracassés, pour rien.

Le tribunal le confirme, «la menace représentée par David D. [n’a pas été] démontrée». Et pourtant. Pourtant le policier n’est condamné qu’à 6 mois de prison avec sursis. La raison invoquée par le tribunal ? «Ne pas entraver la poursuite de sa carrière». Le tribunal évoque «l’insuffisance d’effectifs» et le «manque de munitions» pour se justifier. Un crachat à la figure de David.

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14/10/2025

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Mais en retournant vers leur voiture, sur la rue Paul Valéry peu après 16h, le couple tombe sur une unité de la 11ème compagnie d’intervention qui bloque la rue.

(…) « Arrivés à environ 10m, [un policier] nous tire dessus avec un LBD, sans aucune sommation ni cri de leur part. Ma mâchoire explose sous la puissance du tir. »

(…) Conduit à l’hôpital Pompidou, les médecins constatent à David plusieurs fractures à la mâchoire et au palais, avec la perte de substance osseuse, de quatre dents et de 2,5 cm de lèvre supérieure.

(…) alors que c’était la première fois qu’il l’utilisait l’arme en situation, Romain P. a tiré 55 fois.

(…) L’avocate du fonctionnaire, Maître Anne-Laure Compoint, ne s’embarrasse elle d’aucune prudence :
Pendant près d’une demi-heure, l’avocate spécialiste des dossiers des forces de l’ordre, surnommé « Notre-Dame-des-Poulets » par Les Jours, enchaine à un rythme effréné les attaques et les moqueries contre les manifestants et les victimes de violences policières.

(…) Puis s’attaque à David D., cette « pauvre victime » qu’elle accuse de mentir, et marche en canard pour imiter — et tourner en ridicule — le manifestant qui s’avançait bras en l’air en direction des policiers. Devant les juges silencieux, elle continue en se frappant la mâchoire

(…) Si la parole de l’avocate est libre, le spectacle est abject. Dans le public, une femme mutilée venue assister aux débats « a envie de vomir ».

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02/10/2025

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Ils sont poursuivis du chef de «non assistance à personne en danger».

(…) Maria, une vendeuse de 19 ans, avait été atteinte à la cuisse par un tir de LBD alors qu’elle sortait de son lieu de travail, une boutique située dans une ruelle du cœur commerçant de la ville. Elle avait ensuite été frappée au sol par une quinzaine de policiers, à coups de pied et de matraques. Une photo prise à l’hôpital témoignait de la violence des coups : la tête partiellement rasée, elle affichait deux énormes cicatrices, symptôme de la fracture du crâne qui lui avait été diagnostiquée. La jeune femme souffre encore aujourd’hui de graves séquelles physiques et psychologiques.

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11/09/2025

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Réponse légitime et proportionnée ou succession d’imprudences ? Un CRS a comparu jeudi à Paris pour le jet d’une grenade qui avait arraché la main d’un manifestant lors de l’acte 2 des « gilets jaunes » en 2018.

(…) A l’époque, il avait 21 ans, avait validé sa formation de chaudronnier chez les compagnons du devoir et voulait monter son entreprise. « Tous mes projets sont tombés à l’eau », déclare-t-il, racontant avoir subi 25 interventions chirurgicales et être en dépression.

« On est une famille fracturée, cette grenade nous a détruit », déclare sa mère, qui relate les sept ans d' »enfer » qui se sont écoulés.

« Les policiers, ils ont le monopole de la violence légitime mais le revers de la médaille c’est qu’ils doivent être exemplaires », plaide Me Ainoha Pascual, une des conseils des parties civiles.

Or, « malgré la dangerosité » de la GLIF4, un engin classé comme une arme de guerre, « vous avez une accumulation d’imprudences » de la part de Jackie D, estime sa consoeur Me Emma Eliakim. « Il l’a dit lui-même, il ne voyait rien », poursuit l’avocate, pour qui ce tir a été fait « à l’aveugle ».

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VIOLENCES POLICIÈRES : PROCÈS REQUIS CONTRE UN POLICIER LYONNAIS QUI AVAIT FRAPPÉ UN GILET JAUNE

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Le policier avait porté des coups de matraque puis un coup de pied à la tête d’un manifestant à terre, lui causant une blessure occasionnant deux jours d’ITT.

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AFFAIRE LOGNONNE : LA CONTRE-EXPERTISE QUI DÉTRUIT LA VERSION POLICIÈRE

Le Media TV


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Francesco Sebregondi, fondateur d’Index, revient sur la contre-enquête menée par son ONG sur l’incident de la Bastille, où Jérôme Rodriguez a perdu un œil. En utilisant des technologies avancées, Index remet en question la version policière.
(…) L’enquête vidéo complète est à retrouver sur la chaîne YouTube d’Index : https://youtu.be/SyYX9E-Ax9c

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MUTILATIONS LORS D’UNE MANIFESTATION DE « GILETS JAUNES » : NON-LIEU POUR UN POLICIER

Brut.


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Le 24 novembre 2018, alors qu’une manifestation de « gilets jaunes » avait lieu à Paris, Maxime W., 29 ans, avait été mutilé dans l’explosion d’une grenade lancée par un CRS, se voyant prescrire 21 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Une information judiciaire avait été ouverte à Paris en mai 2019 pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique suivie d’incapacité supérieure à 8 jours.

(suite…)