02.05.2026

Nantes : la police agresse l’hommage à un syndicaliste récemment décédé

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L’hommage à Oussama au Premier Mai interrompu par des agents casqués et armés à Nantes.

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En 1973 au Chili, des militaires d’extrême droite renversent le gouvernement de gauche de Salvador Allende et installent une dictature. Deux semaines après le putsch, le poète chilien de gauche Pablo Neruda meurt à Santiago. Le nouveau régime autorise les funérailles, qui se transforment en manifestation, au chant de l’Internationale.
Le 8 février 1921, le grand penseur anarchiste Pierre Kropotkine meurt à l’âge de 78 ans près de Moscou. La dictature bolchevique s’installe, et les révolutionnaires sont déjà pour la plupart arrêtés. Le corps de l’anarchiste est transféré dans un train orné de drapeaux noirs et de banderoles. Le régime a beau être répressif, il laisse faire : on ne profane pas la mémoire d’un mort. Lors des obsèques, le corps est suivi par une foule immense. Le cortège va s’arrêter devant la prison de Moscou, où s’entassent déjà nombre de prisonniers politiques. C’est la dernière grande manifestation anarchiste en Russie.
En France, en 2026, rendre hommage sur la place publique à un camarade récemment décédé est violemment réprimé, sous les coups de matraque et les lacrymogènes. Alors même que le Parlement a organisé une minute de silence pour un néo-nazi violent quelques semaines plus tôt. Autrement dit, la police française et sa hiérarchie sont plus autoritaires et fascistes que des militaires chiliens ou des autocrates soviétiques. Plus obscènes aussi.
Ce 1er mai, après la grande manifestation traditionnelle, environ 200 personnes se sont retrouvées à Nantes, sur la place du Bouffay, pour saluer la mémoire d’Oussama, militant syndicaliste, artiste, ouvrier, qui a marqué l’histoire des luttes en Bretagne. L’appel était public et clair : il invitait
C’était sans compter la fascisation presque complète du gouvernement français. À peine les premiers mots étaient prononcés, devant une banderole avec le slogan «Oussama présent», surmonté d’un accordéon, instrument cher au cœur du défunt, qu’une armada de policiers et de gendarmes cagoulés et lourdement armés ont débarqué. Malgré les appels au calme des militants, une première charge à lieu. Puis la banderole est arrachée par les forces de l’ordre, qui distribuent des coups de matraque.
Au mégaphone, un organisateur continue d’appeler au calme, rappelle qu’il s’agit d’une cérémonie, d’un recueillement pour un défunt, rien n’y fait. La milice cogne. L’ensemble des personnes présentes sur la place, même extérieures à l’hommage, sont outrées. Des grenades lacrymogènes sont tirées. Des personnes en deuil reçoivent du gaz en plein visage à bout portant. L’ignominie.
Un témoin raconte qu’il a demandé à un agent qui était le responsable de cette opération. Ce dernier a répondu «c’est Dieu», en pointant son doigt vers le ciel. Un autre rapporte qu’un des gendarmes lui a reconnu avoir demandé confirmation à sa hiérarchie, pour savoir s’il fallait empêcher l’hommage, et que l’ordre lui aurait été répété plusieurs fois. Nous avons donc dans les préfectures et les commissariat des individus plus lâches et fourbes que Pinochet.
La foule pleure, crie, mais elle refuse de quitter la place. Nous sommes dans l’espace public. On crie aux agents qu’ils devraient avoir honte. On scande aux policiers que, s’ils empêchent cet hommage, une manifestation monstre aura lieu le soir même, en direction du commissariat. Que leurs actes sont filmés, et seront massivement diffusés. Un début d’hésitation se faire sentir sous les casques, où remuent peut-être encore quelques neurones.
Finalement, une députée de la France Insoumise arrive sur place. Elle échange quelques mots avec un des chefs en uniforme. Et l’armada repart, après avoir semé le chaos et la violence. Sans rendre la banderole, comme si Oussama partait une dernière fois en garde à vue.
La foule réoccupe la place sous les applaudissements. Une suite d’interventions, ponctuées de récits de lutte, d’anecdotes amusantes, de témoignages poignants et de lectures sont finalement exprimées au mégaphone. Une nouvelle banderole est réalisée à la hâte, reprenant le slogan de celle qui venait d’être volée : «Oussama, présent». Les prises de parole se terminent avec le crépitement d’un fumigène et la promesse de se revoir. Le cœur noué, mais ensemble.
C’est finalement un bel hommage, qui ressemblait à Oussama : bordélique, visé par la brutalité d’État, résistant, tendre. Tout l’inverse de la noirceur stupide et violente de ceux qui prétendent maintenir l’ordre.

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08/10/2025

Il était poursuivi pour « violences avec arme sur mineur de moins de 15 ans ».

(…) « La bombe a explosé avec le choc sur ma bouche », a décrit le jeune homme, dont plusieurs dents ont été cassées. « Il a cassé la gueule d’un gamin de 14 ans », a accusé l’un des avocats du jeune homme, Olivier Foray. Sa consœur Agnès Bouquin a déploré l’absence d’une « enquête indépendante et approfondie », pointant des caméras non exploitées après la plainte de la famille, et dénoncé des « déclarations [de] policiers [qui] ne tiennent absolument pas la route ».

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« JE N’AVAIS JAMAIS VU ÇA DE LA PART DE LA POLICE » : PRÈS DE DUNKERQUE, DES MIGRANTS INTERCEPTÉS DANS L’EAU À COUPS DE BOMBES LACRYMOGÈNES

franceinfo:


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Spray au poivre à la main, de l’eau jusqu’à la taille, le policier asperge plusieurs migrants.
(…) « C’est vite devenu assez chaotique, avec les gens qui criaient et les enfants qui pleuraient »
(…) « On court vers des drames, les interceptions d’embarcations fragiles sont extrêmement dangereuses (…) encore plus si les personnes à bord ont reçu du gaz lacrymogène ou sont blessées au moment du départ », alerte un bénévole local de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM)

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VÉNISSIEUX : UNE INTERPELLATION POLICIÈRE FILMÉE PROVOQUE UNE POLÉMIQUE ET DES VIOLENCES URBAINES

LYON CAPITALE


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Sur les voies du tramway, un homme est au sol et encerclé par trois agents. Relevé, il est ensuite tenu par les cheveux par l’un d’entre eux jusqu’au véhicule de police pour être embarqué. À cet instant, une femme accourt en direction des fonctionnaires de police, téléphone en main, et semble crier sur les agents. En l’écartant, un policier fait tomber son téléphone. Ce après quoi un second fonctionnaire fait usage de sa bombe lacrymogène à hauteur de son visage.
(…) De son côté, le président de l’association locale France des banlieues Mokrane Kessi déplore « des policiers hyper violents » et exige la suspension de « ces voyous de la BST » ainsi que l’ouverture d’une enquête.

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ÉLÈVE AUX URGENCES, LACRYMO : LA POLICE RÉPRIME DES LYCÉENS MOBILISÉS POUR LA PALESTINE À STRASBOURG

Révolution Permanente


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Une démonstration de soutien violemment réprimée au lycée des Pontonniers où les élèves mobilisés ont été très violemment délogés par les forces de police qui n’ont pas hésité à leur asséner des coups de bouclier, à les plaquer brutalement au sol ou à leur projeter du gaz lacrymogène à bout portant. Une brutalité telle qu’un lycée a été transféré aux urgences par les pompiers après avoir été aspergé de gaz lacrymogène au visage.

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MONTEREAU : DEUX POLICIERS JUGÉS POUR AVOIR FAIT CHUTER EN LE GAZANT UN ADO À SCOOTER REFUSANT D’OBTEMPÉRER

Le Parisien


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Les deux fonctionnaires de la BAC de Montereau-Fault-Yonne affirment avoir effectué les trois jets de bombe lacrymogène vers le sol. La vidéo en montre un tiré à l’horizontale, faisant tomber l’ado avec son scooter.

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L’ENQUÊTE POUR VIOLENCES POLICIÈRES SUR UN JEUNE BURALISTE DE VÉNISSIEUX CLASSÉE SANS SUITE

LE PROGRES


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La scène, filmée, de l’interpellation d’un jeune homme aux moyens d’une matraque et d’un pistolet à impulsion électrique, survenue en juin 2024, avait créé un émoi et motivé une plainte. Mais la justice considère que les preuves d’un usage illégitime de la violence sont insuffisantes.

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DEUX POLICIERS EN PROCÈS POUR VIOLENCES ET FAUX EN ÉCRITURE

Streetpress


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Lors d’une interpellation en juillet 2022, des policiers racontent dans un procès-verbal signé par toute la brigade qu’un jeune homme les a violentés. La vidéosurveillance a tout contredit et pointe les coups d’un policier, condamné en novembre.

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1ER MAI : LA POLICE RÉPRIME VIOLEMMENT À LYON, TOULOUSE, PARIS, AU MOINS 45 PERSONNES INTERPELLÉES

Révolution Permanente


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Une nouvelle fois, la manifestation du 1er mai a été marquée par une importante répression policière, avec des charges contre le cortège à Paris, Toulouse ou Lyon, des manifestants matraqués à la tête et plusieurs dizaines d’interpellations.

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BUSSANG : PRISON AVEC SURSIS POUR LE GENDARME QUI AVAIT GAZÉ UN HOMME APRÈS UN CONTRÔLE ROUTIER

VOSGES matin


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Pour avoir gazé sans raison et au mépris de la loi un homme durant un contrôle routier à Bussang en 2023, un ex-gendarme vient d’être condamné à huit mois de prison avec sursis simple. Au moment des faits, il était gendarme et officier de police judiciaire.