13/12/2025
Extraits
Dans tous les lieux de privation de liberté, il existe des espaces de « surenfermement » : quartiers d’isolement et quartiers disciplinaires en prison, chambres de mise à l’écart en centre de rétention administrative (CRA), chambres d’isolement à l’hôpital psychiatrique. Les conséquences néfastes de l’isolement sur la santé psychique ou physique sont connues.
(…) Si les mesures d’isolement sont réévaluées tous les trois mois par l’administration pénitentiaire, il n’y a, en France, pas de limite de durée.
(…) Stress, troubles de l’appétit, sursensibilité, insomnies, troubles de la concentration, perte du sens de la réalité, rumination, confusion, perte de contrôle, paranoïa, dépression, hallucinations, idées suicidaires, psychose… Les conséquences de l’isolement, listées par les contrôleuses, font froid dans le dos.
(…) L’association pour la prévention de la torture observe que lorsque l’isolement se prolonge au-delà de quinze jours, ces troubles psychologiques peuvent être irréversibles, même si la personne en sort.
(…) Les suicides et les tentatives de suicide sont fréquents. Selon une étude de Santé publique France publiée en janvier 2025, à âge égal, le risque de suicide est dix fois plus élevé en prison qu’en population générale chez les hommes et quarante fois plus chez les femmes. En quartier disciplinaire, il est encore quinze fois plus élevé que dans une cellule ordinaire, selon un rapport de 2024 sur la discipline en prison, publié par l’Observatoire international des prisons (OIP).










