30.05.2026

Un jeune homme de 25 ans a été condamné par le tribunal judiciaire de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées pour outrage et rébellion sur les forces de l’ordre. L’homme a refusé de se soumettre à un contrôle d’identité.

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Les représentants des forces de l’ordre ont dû faire usage d’un taser avant de pouvoir de le maîtriser.

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Ce lundi 25 mai, ils ont poussé à bout les riverains. Près de vingt jeunes ont pris leurs quartiers sur les quais de l’Adour, vers 17 heures, près du pont de la Marne, à Tarbes, en cette chaude journée.
Mais les voisins ont appelé les policiers au secours, car les individus perturbent la tranquillité des passants avec leurs scooters.

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Les forces de l’ordre lui intiment de donner ses papiers d’identité.

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C’en est trop : un policier sort son taser et le brandit devant lui.

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Alors, le policier riposte et lui donne une décharge électrique à l’aide de son taser. Le jeune hurle, appelle le groupe à la rescousse et les invite à filmer la scène. De nouveau, un tir de taser. Des fonctionnaires sont appelés en renfort alors que l’un d’eux a été blessé dans l’altercation et souffre notamment de plusieurs plaies. Le policier est pris en charge aux urgences alors que le jeune individu est enfin maîtrisé.
« Je me suis vu mourir au moins trois fois »

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« J’ai été victime de violences et j’ai des vidéos qui le prouvent. Ils m’ont piétiné avec le genou, j’ai perdu connaissance à deux reprises. J’étais calme alors que l’un des agents s’est montré rapidement agressif avec moi. Je me suis fait tabasser, je me suis vu mourir au moins trois fois », relate encore le jeune homme à la barre du tribunal de Tarbes ce jeudi 28 mai. « Il se positionne en tant que victime, mais c’est lui qui est en tort », veut insister Me Soulié pour défendre les policiers.
Condamnation avec bracelet électronique
« La réaction des policiers est une conséquence de votre attitude. Nous n’avons aucune vidéo dont vous parlez pour attester vos propos », recadre la procureure qui demande un an ferme muni d’un bracelet électronique.

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30.05.2026

Jamais le pays n’avait enregistré un nombre si élevé de détenus, très au-delà des capacités des établissements pénitentiaires.
88 654 détenus dans les prisons françaises au 1er mai 2026, Cela représente, sur un an, une augmentation de près de 5 000 détenus (+5,9%) pour quelque 750 places disponibles supplémentaires (+1,2%) dans les centres pénitentiaires français, d’après les données du ministère de la Justice publiées vendredi soir. Et ce sont encore 509 détenus de plus par rapport à début avril dernier…
La densité carcérale est particulièrement alarmante dans les maisons d’arrêt (172,6%), où sont détenues les courtes peines ou les personnes en attente de jugement – et donc présumées innocentes. Le taux de sur-occupation globale atteint 140% au 1er mai.
La France, très mauvaise élève européen
La France figure parmi les très mauvais élèves d’Europe en matière de densité carcérale, seules la Slovénie et Chypre faisant pire avec des populations de prisonniers bien inférieures. Fin janvier, le Conseil de l’Europe avait dénoncé l’état des prisons françaises, alertant dans un rapport sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain ». Surpopulation, insalubrité et violences y sont particulièrement pointées du doigt.
Symptôme spectaculaire de cette crise et de cette dégradation continue, les matelas qui doivent être posés au sol des cellules faute de lits: il y en avait 7.693 au 1er mai, soit une forte hausse, +47%, en un an (5.234).
Deux détenus sont incarcérés pour une seule place (taux égal ou excédant 200%) dans 33 structures. Un chiffre là encore en augmentation. La crise est particulièrement aiguë dans les régions parisienne (163,7% de densité carcérale) et toulousaine (155,5%), ainsi qu’en outre-mer (150%).

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Un projet de loi en préparation a pour objectif de s’attaquer à la surpopulation carcérale et prévoit notamment de mettre un terme à la pratique des matelas posés au sol dans les cellules. Aucun calendrier sur son dépôt, son examen et son adoption n’a été rendu public.
Darmanin opposé à toute régulation carcérale
Mais le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a exprimé son hostilité à tout dispositif de régulation carcérale, dispositif qui prévoit, comme c’est le cas en Allemagne, qu’au-delà d’un certain seuil, une entrée en détention doit s’accompagner d’une sortie. Le ministère de la Justice compte ouvrir 3 000 places supplémentaires dans des prisons modulaires, dont la moitié dès 2027, alors que moins d’un tiers des 15 000 places de prison additionnelles prévues dans un plan national lancé en 2018 ont été livrées.

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