28.04.2026

Elle a beau être neuve, elle n’échappe pas au phénomène de surpopulation carcérale qui touche toute la France. En ce mois d’avril 2026, la prison de Caen-Ifs est déjà saturée.
Le chiffre officiel en dit long sur les difficultés du ministère de la Justice en France, à accueillir dans ses prisons, les personnes condamnées par les tribunaux. 137,5 % ! Tel est le taux d’occupation des centres pénitentiaires français, traduisant une impressionnante surpopulation carcérale. Le centre pénitentiaire de Caen-Ifs, inauguré en octobre 2023, n’échappe pas à la tendance. Bien au contraire. La surpopulation y est encore plus conséquente, et pour plusieurs raisons.
150 % d’occupation ? Le ministère ne répond pas !

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Selon les chiffres que la rédaction de Liberté Actu.fr a pu obtenir, en date du 27 avril 2026, la prison de Caen-Ifs dispose d’une capacité théorique de 551 places, à raison d’un prisonnier par cellule. Pas moins de 724 détenus s’y trouvent, soit un taux d’occupation de 131,4 %. De nombreux lits superposés y ont finalement été installés depuis l’inauguration du site.

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Le désencombrement du grand Ouest
Qu’il soit de 150, 131,4 ou 122,29 %, le taux d’occupation indique une saturation des capacités d’accueil. Comment est-ce possible alors que l’établissement caennais est récent, et qu’il a doublé ses capacités d’accueil : 269 places autrefois, contre 551 désormais ? Selon l’APIJ, l’Agence publique pour l’immobilier de la justice, l’ancienne maison d’arrêt de Caen avait accueilli jusqu’à 480 détenus, faisant grimper le taux d’occupation à 178,4 % !
La réponse est simple. Selon plusieurs sources, la nouvelle prison de Caen-Ifs sert au « désencombrement » d’autres centres pénitentiaires dans le grand ouest. C’est le cas par exemple de détenus en provenance des sites de Vannes, Rennes ou de La Roche-sur-Yon, saturés également.
Aussi, des personnes condamnées dans l’Orne, qui étaient auparavant orientées vers Le Mans, atterrissent désormais à Caen.

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28.04.2026

La vidéo dure une trentaine de secondes. Elle montre une collision violente entre le Titan, une vedette d’interception rapide de la police aux frontières de Mayotte, et une embarcation transportant une vingtaine de migrants, dont sept femmes et trois enfants en bas âge.
Ce document, obtenu par Le Monde et ses partenaires (Lighthouse Reports, Der Spiegel, Komune), interroge la version de la police, qui a affirmé que les passeurs avaient « volontairement percuté » leur bateau.
Quelques jours après les faits, le 24 février, les deux pilotes de l’embarcation ont été condamnés à trois ans de prison ferme en comparution immédiate. Ils ont fait appel.

 

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28.04.2026

La famille a porté plainte avec constitution de partie civile et demande l’ouverture d’une information judiciaire. L’avocate de la famille de Mehdi, l’homme de 26 ans abattu par un policier municipal dans le 11e arrondissement de Marseille, a communiqué de nouvelles informations concernant les circonstances de la mort.
Ce mardi 28 avril, l’avocate de la famille de Mehdi, Maître Kedjar, a communiqué de nouvelles informations concernant les circonstances entourant la mort de l’homme de 26 ans abattu de trois balles, dans le 11e arrondissement de Marseille, jeudi 23 avril vers 17h45. « La famille de Mehdi exige qu’une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l’accès au rapport d’autopsie du défunt et l’exploitation des caméras municipales et caméras-piétons », écrivent Me Kayna Kadjar et Me Nicolas Chambardon.
En ce qui concerne les caméras piétons des policiers, « elles n’ont pas fonctionné », indique le parquet de Marseille à France 3 Paca ajoutant que celles présentes « aux abords de la déchetterie ne pointaient pas sur les lieux des faits ».
Des témoins auraient une autre version que celle donnée par les policiers
Quatre jours après la mort de Mehdi, la famille continue de se poser des questions. Après l’autopsie, qui devait être réalisée vendredi dernier, le corps leur a été rendu ce lundi. Selon elle, les impacts de balles montrent que Mehdi aurait été touché par un impact de balle dans le dos.

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C’est pourquoi, elle réclame l’ouverture d' »une information judiciaire pour avoir accès au dossier d’instruction » en précisant « qu’un juge d’instruction » impartial soit « saisi ».
Selon le parquet,  » l’enquête de flagrance se poursuit », et confirme « la plainte déposée par la famille et la constitution de partie civile ».
Selon l’avocate : « des témoins qui n’ont pas été entendus par les enquêteurs ont donné une version qui diffère grandement de celle des tireurs. »
Ces témoins affirment que « Mehdi n’aurait pas été abattu à proximité de son véhicule », il « aurait été menotté et maintenu au sol alors qu’il était agonisant et se vidait de son sang ».
Toujours selon ces témoignages, « avant l’arrivée des secours, les policiers auraient déplacé leur voiture à plusieurs reprises, pour adopter finalement la position photographiée lors des premiers constats », reprend le communiqué de l’avocate de la famille.
« Toute information qui peut aider à la manifestation de la vérité est la bienvenue », souligne le parquet, invitant ces témoins à se présenter à la police pour apporter leurs témoignages.

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28.04.2026

Une action a été menée lundi matin par la police devant un établissement chartrain.
Des policiers étaient présents à l’entrée du collège Victor Hugo de Chartres lundi matin. Ils ont mené une nouvelle opération de contrôle et fouille des sacs de 300 élèves. Aucun objet dangereux ou illicite n’a été découvert par les policiers.
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28.04.2026

L’affaire provoque un malaise grandissant et une colère sourde dans les rangs des 1 400 policiers de La Réunion. Le directeur territorial adjoint de la police nationale (DTPN), un commissaire divisionnaire de 54 ans, est mis en cause par une attachée administrative, une cadre qui travaillait sous ses ordres, pour des faits présumés de harcèlement sexuel.

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Les faits présumés remontent à la période entre juillet et septembre 2025.

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