11.03.2026

Pour cette journée, aucun objet dangereux ou arme n’a été trouvé.
Une petite surprise aux abords du collège Christian-Poncelet (ex-Tertre), à Remiremont, ce mercredi matin. Huit agents de la police nationale de Remiremont ont procédé à des fouilles de sacs à l’entrée de l’établissement scolaire. Une opération qui a duré de 7 h 30 à 8 h, juste avant le début des cours, et qui s’est déroulée à l’extérieur du bâtiment. « On fait ça selon les instructions nationales. C’est une fouille de sacs en tous genres à titre préventif pour laquelle on a une réquisition du procureur », fait savoir une source policière.
Dans ce cadre, un magnétomètre est privilégié sur les élèves « pour éviter le contact physique ». Si l’outil détecte un objet métallique, les agents procèdent à une fouille au corps par palpation.
Pour cette journée, aucun objet dangereux ou arme n’a été trouvé. « On préfère, ça veut dire que ça va bien ».

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11.03.2026

« Les journalistes restent dehors », lui annonce la commandante Dubos. La raison : officiellement, les locaux seraient « assimilables à de la garde à vue (GAV) ».
À l’extérieur, l’observatrice associative échange avec nous un regard lassé : ce scénario se répète depuis des années, alors même qu’à l’exception de deux d’entre eux, les Algeco où sont quotidiennement enfermées des dizaines de personnes exilées ne relèvent pas du régime de GAV. « Ils jouent là‑dessus », glisse Agnès Lerolle, de la Coordination d’actions aux frontières intérieures (Cafi).

(…) Dans les préfabriqués, la température oscille, les matelas se posent à même le sol, et des hommes s’enroulent dans des couvertures de survie. « On traite comme des délinquants des gens qui n’ont commis ni crime ni délit »,

(…) Agnès Lerolle témoigne en outre d’une mécanique administrative qui fonctionne hors des radars : téléphones confisqués au mépris du droit, interprétariat expéditif, signatures de documents incompris, contrôles au faciès. En clair, la frontière franco‑italienne fonctionne comme un sas où les droits fondamentaux sont devenus optionnels. Un détail cristallise le fossé entre parole policière et réalité. La commandante assure qu’un représentant du Conseil départemental est « toujours présent » pour les mineurs isolés. Les bancs, pourtant, ce jour-là, sont bel et bien vides.

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11.03.2026

Mohamed Gabsi, 33 ans, est mort le 8 avril 2020 à Béziers lors d’une interpellation. En plein confinement, l’homme de 33 ans qui circule dans les rues de la cité biterroise avec une attestation de déplacement est contrôlé par une patrouille de trois policiers municipaux. Le contrôle dégénère. Selon plusieurs témoins, Mohamed Gabsi est plaqué au sol. Menottes dans le dos, il est transporté dans le véhicule de police.
Pendant sept minutes, Guillaume L., un des policiers restera seul avec lui à l’intérieur. Les mouvements de la voiture filmés par les caméras de surveillance laissent craindre une scène de violence dans l’habitacle. La voiture prendra ensuite la direction du commissariat, à 400 mètres de là. L’homme y décédera quelques minutes après son arrivée.

(…) Des témoignages mettent à mal la thèse de l’accident : le policier incriminé aurait à plusieurs reprises refermé la portière du véhicule sur la tête de Mohamed Gabsi en lui lançant : « Je vais te faire dormir ». L’agent serait ensuite sorti du véhicule en disant : « Putain, ça fait du bien. »

(…) Éléments troublants, lors de cette intervention pourtant décrite comme la plus difficile de leur carrière, aucun policier municipal n’a activé sa caméra piétonne. Quant aux enregistrements radio, ils sont inexploitables à la suite d’un problème technique.

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