18.06.2026

Avec 802 personnes écrouées pour une capacité théorique de 450 places, le centre pénitentiaire de Baie-Mahault fait face à une surpopulation sans précédent.

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18.06.2026

La thèse de la famille est la suivante. Compte tenu des déclarations de la victime, des témoignages des voisins, de l’alcoolisation et de la présence d’armes, « la mise en sécurité de Malgorzata Splawska aurait dû passer, a minima, par le placement en garde à vue de Monsieur Pierre Quistrebert. »
Le 25 juillet 2022, deux gendarmes interviennent une demi-heure au domicile d’un couple après un signalement de violences. Ils repartent en laissant l’homme libre. À midi, il tue sa compagne de trente-deux coups de couteau. Aujourd’hui, l’État doit répondre de ces trente-quatre minutes : pouvait-il voir ce que les voisins jurent avoir signalé ?

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18.06.2026

La défense déplore un dossier d’une « absurdité sans nom ». Un homme a été jugé le 10 juin dernier devant le tribunal judiciaire de Paris pour outrage, rébellion et violences à l’encontre de policiers, après avoir arrosé la jardinière de son balcon au-dessus de policiers, a indiqué mercredi l’avocate du prévenu au Parisien, confirmant une information du Canard Enchaîné.
Les faits remontent au 5 mai 2025. Ce jour-là, Hugo sort promener son chien, dans son quartier, à proximité de la Sorbonne, dans le Ve arrondissement de Paris. « Le temps qu’il fasse sa balade, un dispositif est mis en place par les forces de l’ordre pour sécuriser la visite du président Emmanuel Macron au sein de la faculté », rapporte Me Olivia Ronen, qui représente le prévenu.
Quand Hugo tente de regagner son domicile, les forces de l’ordre « lui demandent un justificatif de domicile et une pièce d’identité, ce qu’il n’avait pas sur lui », affirme l’avocate, selon qui son client a été « attrapé par le dos et jeté en arrière par les policiers ».
D’après les informations du Canard Enchaîné, les agents contestent cette version et affirment que le prévenu leur a demandé d’« arrêter de casser les co*illes » et de le laisser passer.
48 heures de garde à vue
Hugo parvient finalement à arriver chez lui en empruntant un autre chemin. Une fois dans son appartement, il en profite pour arroser ses plantes, avant de partir en vacances. Sans le vouloir, « il fait tomber quelques gouttes sur des policiers, et leur dit de faire attention », explique Olivia Ronen, précisant qu’il ne s’agissait pas des agents avec qui il avait interagi quelques minutes plus tôt.
De leur côté, les policiers affirment que le prévenu a menacé de « balancer d’autres choses » depuis le balcon.
Lorsqu’il sort de son immeuble, Hugo est interpellé et placé en garde à vue pendant 48 heures au commissariat du Ve et VIe arrondissement.
Pendant la garde à vue, trois policiers se plaignent d’irritation aux yeux et soupçonnent l’utilisation de produits corrosifs. Le lendemain de l’interpellation, le domicile d’Hugo est alors perquisitionné. La gourde avec laquelle il a arrosé ses plantes est notamment saisie pour des analyses. Les examens ont permis d’établir qu’elle ne contenait pas de substance toxique.
« Une telle mobilisation de moyens pour ce type de faits, c’est aberrant », estime l’avocate.
Le 10 juin, le procureur a requis 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, et 10 000 euros d’amende, estimant que le prévenu a cherché à se venger. Le délibéré sera rendu le 10 juillet prochain, précise au Parisien Me Olivia Ronen, déplorant un « dossier d’une absurdité sans nom ».

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19.06.2026

Des parents, dont le fils accusait son baby-sitter d’agression sexuelle, ont reçu un jugement de relaxe laissant apparaître des propos déplacés des magistrats du tribunal de Bobigny, estimant que la mère, «plus bohème que bourgeoise», avait entraîné «son fils dans un délire de victimisation de violences sexuelles».
Le ton est si inapproprié, l’erreur si grossière, la blague si choquante, qu’on pourrait croire, de prime abord, à un faux. Il y a quelques jours, Isabelle B., la mère d’un petit garçon de 10 ans, qui accuse son baby-sitter de l’avoir agressé sexuellement lorsqu’il avait 7 ans, a eu l’amère surprise de découvrir le jugement de relaxe, prononcé le 12 novembre 2025, par la 14e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny. Toutefois, ce n’est pas la relaxe – certes douloureuse, mais à laquelle elle s’était préparée avec son avocat – qui l’a profondément choquée, mais la rédaction de cette décision. Une décision qui pose la question du sérieux et de la considération avec lesquels les magistrats ont jugé cette affaire de violences sexuelles sur un mineur.

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18.06.2026

Les autorités parlent d’un «risque de trouble à l’ordre public» pour le concert antiraciste de la France Insoumise du 21 juin à Paris.
La fête de la musique une nouvelle fois attaquée. Les autorités parlent d’un «risque de trouble à l’ordre public» et inventent la présence d’artistes qui ne sont pas programmés pour justifier cette censure inédite.
Après les campagnes médiatiques diffamatoires, les poursuites contre des députés insoumis pour «apologie du terrorisme», l’ingérence d’officines israéliennes lors des élections municipales pour faire perdre les candidats insoumis, voilà l’interdiction d’un concert de la France Insoumise. En France, en 2026, le premier parti d’opposition subit des assauts répressifs inédits. Jamais sans doute un grand parti de gauche n’avait été autant attaqué depuis le Parti Communiste durant la guerre froide.
À présent, c’est la fête de la musique qui est visée. Le mouvement avait annoncé un grand concert antiraciste sur la Place de la République à Paris, le 21 juin. Une bonne idée, mais qui n’a rien de particulièrement exceptionnel. D’abord parce que la fête de la musique est en principe l’un des rares moments où l’on peut jouer des chansons, y compris engagées, dans l’espace public en toute liberté depuis plus de 40 ans. Un événement, on le sait, désormais menacé depuis la noyade de Steve à Nantes lors d’une charge policière le 21 juin 2019, les attaques de sound systems, ou encore la présence de forces de l’ordre toujours plus nombreuses chaque année, pour gâcher ce moment de joie.
Ce n’est pas tout : chaque année, des organisations politiques, associations, syndicats, et même entreprises organisent des concerts le soir de la fête de la musique. LFI aussi avait tenu un concert l’an dernier aux abords du Canal Saint-Martin à Paris, qui s’était parfaitement déroulé. Cette année, le parti avait d’ailleurs contacté la préfecture depuis le mois d’avril pour organiser son concert, et il n’y avait aucun problème. Jusque récemment.
Depuis une semaine, une véritable campagne s’est organisée pour censurer ce concert. Des tweets compulsifs de toutes les officines pro-israéliennes de France, en particulier le CRIF, des attaques d’éditorialistes et de la presse d’extrême droite, mais aussi et surtout un barrage venu du Parti Socialiste. Le maire de Paris a déclaré qu’il s’opposait au concert antiraciste, et l’adjoint au maire Ariel Weil, par ailleurs soutien inconditionnel d’Israël, a appuyé cette position. Des proches du maire déclarent même dans Le Monde : «Si Reconquête ! avait voulu organiser un concert de métal nazi au Trocadéro, tout le monde aurait hurlé». Pour les sionistes du PS, un concert antiraciste est la même chose qu’un événement nazi. La confusion est maximale. Résultat ? La préfecture vient de décider, au dernier moment, d’interdire le concert.
L’arrêté officiel de la préfecture est tout aussi scandaleux que stupide. Il justifie l’interdiction par la présence d’artistes et de personnalités «controversées», comme Médine, Assa Traoré et Soso Maness. Problème : ces personnes n’ont tout simplement pas été programmées à ce concert, c’est une invention pure et simple. Du reste, s’il fallait interdire chaque événement où se trouve une personne «controversée», il faudrait probablement vider toutes les rues du pays. Enfin, qualifier de «controversés» une militante et des artistes engagés contre le racisme et les violences policières est une preuve de plus que la préfecture est déjà aux mains de l’extrême droite.
Autre motif dans l’arrêté : une liste d’affrontements entre l’extrême droite et les antifascistes qui auraient eu lieu dans plusieurs villes, dont Nantes ou Rennes, sans aucun lien avec la fête de la musique ou la France Insoumise. Non seulement il s’agit de criminaliser l’antifascisme, comme on l’a vu lors de la mort de Quentin Deranque, mais aussi d’interdire préventivement tout événement culturel et parole qui s’opposerait à l’extrême droite, car cela constituerait un «risque de trouble». C’est tout simplement totalitaire, un tel arrêté aurait pu être rédigé directement par l’état major du RN.
L’arrêté parle aussi d’une «saturation» des forces de l’ordre ce jour-là, occupées par la coupe du monde et un concert de Bruno Mars. Là aussi, c’est une logique de dictature : n’importe quel événement pourrait être interdit avec ce prétexte. La France est déjà le pays le plus militarisé d’Europe, sa police est l’une des plus nombreuses et armées, mais il faudrait toujours plus d’agents. Et si l’État estime que l’occupation de l’espace par la police n’est pas encore suffisant : interdiction d’office. Où va-t-on ?
Tout cela est d’autant plus stupéfiant qu’un «concert de musique israélienne» est autorisé Place du Trocadéro le même soir pour «soutenir Israël». Sur la chaine génocidaire I24, l’organisateur parle d’une «grande célébration de la musique israélienne» avec des «artistes israéliens, chanteurs franco-israéliens et DJ», qui «bénéficiera d’un important dispositif de sécurité mis en place en coordination avec les autorités françaises». Cette fête est organisée pour la troisième année consécutive. D’un côté, le CRIF et les lobby israéliens exigent l’interdiction d’un concert de gauche, de l’autre, les autorités valident et protègent un rassemblement pro-Israël dans l’endroit le plus prestigieux de Paris.
Tout cela est malheureusement cohérent avec l’autorisation de défilés néo-nazis dans la capitale ou à Lyon par le gouvernement, alors que les manifestations antifascistes et pro-palestiniennes ont été implacablement interdites et réprimées. Jamais, depuis des décennies, les préfets n’ont interdit autant d’évènements publics que sous Macron.
Le 21 avril 2024, une grande manifestation «contre le racisme et l’islamophobie» organisée par de très nombreuses organisations avait déjà été interdite par le préfet de Paris. Ce dernier estimait que dénoncer les violences policières pouvait «attirer des éléments violents» et qu’évoquer les enfants de Gaza est une «provocation à l’antisémitisme». La justice avait annulé l’interdiction, mais Darmanin s’était acharné, et avait lancé un nouveau recours, pour tenter jusqu’au dernier moment d’interdire cette marche, qui avait finalement eu lieu dans le calme.
Concernant la fête de la musique, les Insoumis annoncent un recours en justice, qu’ils gagneront probablement, tant l’arrêté préfectoral est indigent. Mais le signal est envoyé : le dernier grand parti d’opposition est menacé même quand il veut passer de la musique.

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